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Mine 96 e

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96 MATH.

I
ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES,
ÉCOLES NATIONALES SUPÉRIEURES DE L'AÉRONAUTIQUE ET DE L'ESPACE,
DE TECHNIQUES AVANCÉES, DES TÉLÉCOMMUNICATIONS,
DES MINES DE PARIS, DES MINES DE SAINT-ETIENNE, DES MINES DE NANCY,
DES TÉLÉCOMMUNICATIONS DE BRETAGNE
ECOLE POLYTECHNIQUE
(OPTION TA)

CONCOURS D'ADMISSION 1996

MATHÉMATIQUES

PREMIÈRE ÉPREUVE
OPTIONS M ET P'
(Durée de l'épreuve : 4 heures)

Les candidats sont priés de mentionner de façon apparente sur la première page de la copie : MATHÉMATIQUES I.
L'énoncé de cette épreuve, commune aux candidats des options M et P', comporte 4 pages.


Soit ζ la fonction définie par la relation : ζ(x) = ∑ n1x . Il est admis que cette fonction ζ
n=1
est définie et continue sur la demi-droite ouverte ]1, ∞[.
L'objet de ce problème est de caractériser, sur l'intervalle I = ]–1, 1], la somme F(x) de la série
(–1)k
entière de terme général k ζ(k) xk, k ≥ 2 ; elle est définie par la relation :

∑ (–1) k
F(x) = ζ(k) x k .
k
k=2
Dans la première partie un calcul explicite donne la valeur de F(1) en fonction de la constante
d'Euler γ. L'objet de la deuxième partie est d'exprimer la somme F(x) lorsque le réel x appartient à
l'intervalle I en fonction de la constante d'Euler et d'une fonction G dont une propriété fonction-
nelle est établie à la troisième partie.

Dans tout le texte nous usons des notations suivantes :


• pour tout entier naturel k, ϕk désigne la fonction définie sur la demi-droite fermée [0, ∞[ par la
[x]
relation : ϕk(x) = k+1 .
x
L'expression [x] désigne la partie entière du réel positif x ; c'est l'entier naturel vérifiant la
double inégalité : [x] ≤ x < [x] + 1.
• pour tout entier k, supérieur ou égal à 2, Sk et Tk désignent les intégrales impropes ci-dessous :
∞ ∞
Sk = ∫1ϕ k (x) dx ; Tk = ∫2ϕ k (x) dx .

TOURNEZ LA PAGE S'IL VOUS PLAÎT


-2-

Première partie

I-1°) Convergence et calcul de l'intégrale généralisée Sk :


a. Étudier la convergence des intégrales impropres Sk et Tk.

b. Exprimer le réel Sk à l'aide de ζ(k) en considérant, par exemple, la série de terme général
fn(k), n = 1,2,…, défini par la relation ci-dessous :
n+1
pour tous entiers n et k, n ≥ 1 , k ≥ 2 : fn(k) = ∫
n
ϕ k (x) dx .

I-2°) Convergence des séries de termes généraux (–1)k Sk, k≥2, et (–1)k Tk, k≥2 :
a. Démontrer que la série de terme général (–1)k Tk, k ≥ 2 , est absolument convergente.

b. Démontrer que la série de terme général (–1)k Sk, k ≥ 2 , est convergente.


∞ ∞
Soient S et T les sommes de ces séries : S= ∑ (–1) k
Sk ; T = ∑ (–1) k Tk .
k=2 k=2

∑ (–1) p+1
c. Déterminer la relation qui lie S et T ; la relation ln2 = est admise.
p
p=1

I-3°) Expression de T à l'aide d'une intégrale :


Soit ϕ la fonction définie sur la demi-droite [2, ∞[ par la relation :
[x]
ϕ(x) = 2 .
x (1+x)
Démontrer que l'intégrale impropre de la fonction ϕ étendue à la demi-droite [2, ∞[ est
convergente. Exprimer le réel T en fonction de l'intégrale de ϕ sur cette demi-droite.

I-4°) Calcul de S :
Soit (hn)n≥1 la suite des réels définis par la relation :
1 1
pour tout entier n strictement positif, hn = – ln(1+ ).
n n
a. Établir la convergence de la série de terme général h n, n≥1. La somme H de la série est

donnée par la relation : H= ∑ hn .
n=1

b. Déduire des résultats des questions I-2°.c et I-3° l'égalité entre les deux réels H et S.
n
Soit (cn)n≥1 la suite de réels définis par la relation : cn = ∑ 1p – ln(n) . Il est admis que cette
p=1
suite est convergente et que sa limite est la constante d'Euler γ.
-3-

c. En exprimant, par exemple, hn à l'aide de l'expression cn+1 – c n, calculer H à l'aide de la


constante d'Euler γ. En déduire la valeur de F(1) où F est la fonction définie dans le
préambule.

Deuxième partie.

II-1°) Fonction Un, n ≥ 1 :


a. Considérons pour un entier naturel n donné, n ≥ 1 , la série entière de terme général
k
1  –x 
un,k (x) = , k ≥ 2 . Déterminer le rayon de convergence Rn de cette série. Préciser
k  n
la convergence de la série aux extrémités –Rn et Rn de l'intervalle de convergence. Soit Jn
l'ensemble des réels x pour lesquels la série de terme général un,k (x), k ≥ 2 , est convergente
; soit Un la fonction définie dans l'intervalle Jn par la relation :

Un(x) = ∑ u n,k (x) .
k=2

b. Exprimer Un(x) au moyen de fonctions élémentaires.

c. Soit x un réel donné ; vérifier qu'il existe un entier N tel que le réel x appartienne à l'inter-
valle Jn pour tout entier n supérieur ou égal à N. Déterminer deux réels A et α tels que
A
Un(x) soit équivalent à α lorsque n croît vers l'infini .
n

II-2°) Étude de la fonction F :


1
a. Démontrer l'encadrement : pour tout réel x > 1, 1 < ζ(x) ≤ 1 + .
x –1

(–1)k
b. Déterminer le rayon de convergence de la série entière de terme général k ζ(k) xk,
k≥2. Étudier la convergence aux extrémités de l'intervalle de convergence. Préciser
l'ensemble de définition de la somme F(x) de cette série définie dans le préambule.

II-3°) Convergence de la série de fonctions Un, n≥1, vers la fonction F :


a. Soit A un réel appartenant à l'intervalle ouvert ]0, 1[. Démontrer que la série des fonctions
Un, n≥1, définies à la question II-1°.a, converge uniformément sur l'intervalle [–A, 1].

b. Démontrer que pour tout réel x de l'intervalle I = ]–1, 1], la fonction F, définie au
préambule, est la somme de la série de fonctions Un, n≥1, et qu'elle est continue.

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-4-

Pour tout entier n strictement positif soit Gn la fonction définie sur la demi-droite ouverte
n! n x
]–1, ∞[ par la relation : Gn(x) = .
(x +1)(x+2)…( x + n )

II-4°) Limite G de la suite Gn, n ≥ 1 :


En utilisant les résultats des questions I-4° et II-3°.b, démontrer que, pour tout réel x apparte-
nant à l'intervalle I = ]–1, 1], la suite de fonctions x-ln(Gn(x)), n≥1, est convergente et que sa
limite est la fonction x-F(x) – γ x. En déduire que la limite de la suite des restrictions des
fonctions Gn à l'intervalle I est une fonction G continue.

Troisième partie.

Soit x un réel différent d'un entier relatif (x∈R\Z). Soit f la fonction périodique, de période
2π, définie par la relation : pour tout réel t appartenant à [–π, π] , f(t) = cos(xt) .

III-1°) Expression de cotg(πx) comme somme d'une série :


a. Déterminer le développement en série de Fourier réel de la fonction f définie ci-dessus.
Préciser la convergence de la série trigonométrique obtenue et sa somme.
2x
b. Soit la série de fonctions de terme général vn(x) = , n ≥ 1 ; démontrer que cette
x – n2
2

série est convergente et en déduire, pour x réel différent d'un entier relatif, l'expression de

∑ vn (x) en fonction de cos(πx)


1
la quantité + .
x sin(πx)
n=1

III-2°. Relation fonctionnelle vérifiée par la fonction G :


a. Démontrer que la série de fonctions de terme général vn, n ≥ 1 , est uniformément conver-
gente sur tout intervalle fermé Ka = [–a, a] où a est un réel compris strictement entre 0 et 1
(0 < a < 1). En déduire la relation :


sin(π x) x2
pour tout réel x appartenant à l'intervalle ]0, 1[, ln( )= ln (1– 2 ) .
πx n
n=1

b. La lettre G désignant la fonction définie à la question II-3°, démontrer que la fonction, défi-
nie sur l'intervalle [0, 1], par la relation x-G(x) G(1–x) sin(πx), s'exprime de manière
simple à l'aide de la fonction x-x (1–x).
1
c. Déduire du résultat précédent la valeur de F( ).
2

FIN DU PROBLÈME

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