Module 2 Coaching de Vie
Module 2 Coaching de Vie
Sommaire
Introduction ................................................................................................................ 3
L’art du questionnement .............................................................................................. 4
Les différents types de questions ..............................................................................................5
La reformulation ........................................................................................................................ 24
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Module 2
Conclusion ................................................................................................................ 45
Testez vos connaissances ......................................................................................... 47
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Introduction
« Ce que je recherche dans la vie, c’est la bienveillance, un échange avec autrui motivé par
un élan du cœur réciproque. »
Marshall Rosenberg
Le rapport du coach et de son client est avant tout verbal, ce dernier vient avec une
problématique souvent situationnelle et le coach doit, à partir de celle-ci, creuser
jusqu’à en trouver la source. Souvent en situation de sensibilité, le client doit pouvoir
faire confiance à son coach pour atteindre ses objectifs. Il est donc nécessaire que
celui-ci possède des outils de communication non violente afin que son
accompagnement soit vécu comme le plus bienveillant possible.
En plus de servir au coach dans son rapport aux autres, les outils de ce module
pourront également être transmis au client si ses problématiques sont d’ordre
relationnel. Ces outils seront aussi très utiles à tous ceux qui veulent mieux
communiquer, qu’ils souhaitent devenir coachs ou pas. Sans plus attendre, lançons-
nous dans ce nouveau module et intéressons-nous à l’art du questionnement.
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Module 2
L’art du questionnement
En effet, le rôle du coach est d’amener son client à trouver ses propres solutions
en lui posant des questions.
Globalement, le questionnement permet d’accéder aux faits vécus par le client, aux
émotions ressenties et aux options dont il dispose. La distance du coach permettra
au client de faire le tri entre les faits et l’interprétation qu’il en a.
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Module 2
Pour comprendre ce que vit son client, le coach doit d’abord l’écouter activement, cela
va sans dire, mais cela implique également de prendre garde à son langage verbal et
non verbal.
Les questions ouvertes sont importantes, car elles laissent la possibilité au client de
développer ce qui lui semble important, de prendre le temps de s’exprimer en toute
liberté. Grâce aux réponses, le coach va aussi pouvoir cerner la personnalité de son
client.
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Module 2
Les questions fermées doivent être utilisées lorsque le coach sent que le client doit
restreindre le champ de sa recherche. Évidemment, les options que le coach choisira
de mettre en exergue devront dans l’idéal avoir été formulées par le client lors d’une
séance. Ces questions doivent être posées quand le client semble prêt à faire un
choix.
Il faut donc faire attention à ne pas les proposer trop tôt, sans
quoi il est possible que le client ne soit pas encore prêt à
prendre une décision.
Il vaut mieux aussi éviter d’enchaîner un trop grand nombre de questions fermées qui
peuvent rapidement donner un effet « interrogatoire » qui pourrait mettre le client mal
à l’aise.
Comment ?
Ces questions présupposent que le client a déjà décidé de passer à l’action par rapport
à sa problématique. Elles indiquent qu’il est désormais temps de décider de la
stratégie à adopter. Il faut donc prendre garde à ne pas la poser de manière
prématurée, car elle pourrait être perçue comme dirigiste. Le coach peut mettre la
question au conditionnel afin de ne pas risquer de sous-entendre que le client est prêt
et a pris la décision d’agir.
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Module 2
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Module 2
Pour commencer votre session de coaching vous pouvez poser les questions
suivantes :
Comment s’est passée
cette semaine ?
Sur quoi voulez-vous que
nous nous concentrions
aujourd’hui ?
Parmi les choses que nous
avons vues la semaine
dernière, qu’est-ce qui a
marché pour vous ? Et
qu’est-ce qui n’a pas
marché ?
Maintenant que nous avons vu l’importance des questions et leur bonne utilisation,
nous allons aborder un autre outil essentiel que tout coach bienveillant se doit d’avoir
à sa disposition : la communication non violente.
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Module 2
Aujourd’hui, plusieurs de nos interactions sociales sont basées sur les rapports de
force. Vous avez sûrement remarqué que dans la plupart des débats animés, les
participants cherchent plus à convaincre qu’à écouter les arguments de la partie
« adverse » et en arrivent vite aux jugements de valeur. Or, il est difficile de trouver un
terrain d’entente lorsque chaque individu vocifère dans son coin.
Le but de la CNV est de sortir des jeux de pouvoir, du sempiternel : « qui a raison » ou
« qui a tort » et du processus correctif qui en découle.
Le chacal et la girafe
Nous allons vous présenter les deux mascottes
de la CNV : le chacal et la girafe.
Le chacal s’exprime avec beaucoup de violence.
Il est plein de jugements ancrés par rapport à
des valeurs morales strictes et possède une
vision très polarisée des rapports humains.
Pour lui, chaque désaccord suppose un
gagnant, un perdant et une sanction. Il veut en
effet entendre vos excuses s’il considère que vous avez tort dans un conflit qui vous
oppose. Il aime la routine et se méfie de l’imprévu. Son langage non verbal revient à
lever les yeux au ciel ou à faire des grimaces.
La girafe est devenue le symbole de la
communication non violente, car il s’agit de
l’animal terrestre ayant le plus grand cœur.
Elle favorise les échanges naturels et
positifs, considère que tout le monde a le
choix, dans toute situation, de faire ce qu’il
souhaite et entend qu’il n’y a pas qu’une
seule vérité.
La girafe nous apprend à :
Observer (plutôt que juger),
Raisonner en termes d’émotions et de besoins insatisfaits (plutôt que d’accuser
ou encore de juger l’autre),
Formuler des demandes non impératives (plutôt qu’exiger),
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Faire preuve d’empathie, reconnaître les émotions et les besoins des autres,
chercher des solutions « gagnant-gagnant » (plutôt que d’imposer son point de
vue aux autres).
Ainsi, plutôt que d’accuser l’autre de tous les maux, la girafe s’exprime de la façon
suivante : « Quand tu fais… (telle chose), je me sens… (citer l’émotion qui entre en jeu)
parce que j’ai besoin de… (préciser) ».
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Si l’émotion est « positive », c’est qu’un besoin a été satisfait ; inversement, si l’émotion
vous semble « négative », c’est que l’un de vos besoins n’a pas été satisfait ou que la
manière d’y accéder est mise en péril.
Nous avons vu précédemment un exemple de construction de langage girafe avec la
phrase suivante : « Quand tu ris à la fin de ma phrase, je me sens ridicule et ça me met en
colère parce que j’ai besoin d’être pris au sérieux ».
Au travers cet exemple, nous voyons ici l’identification claire de l’émotion — la colère
— le sentiment — ridicule — et le besoin non satisfait — être pris au sérieux.
La dernière partie de la phrase « parce que j’ai besoin… » permet d’attirer l’attention sur
ce qui n’est pas comblé. Ici, la personne se sent en colère, car elle n’a pas l’impression
d’être prise au sérieux.
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Module 2
En tant que coach, il est très important d’inculquer le plus tôt possible à votre client la
notion de responsabilité et de pouvoir créateur. Ainsi lorsqu’un client pense que
l’autre détient la clé de son besoin non satisfait, il est essentiel de lui montrer qu’avec
cette croyance il perd son pouvoir créateur.
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Pour illustrer ceci, il n’y a qu’à écouter le nombre de personnes qui disent :
« J’attends le prince charmant » ou « j’attends de trouver la perle rare ».
Un comportement est une façon, une manière d’agir, dans des conditions
données.
Le comportement passif
Il s’agit d’une attitude de fuite, d’évitement, de repli face aux personnes, aux
événements et aux difficultés.
Exemple type de pensée : « Excuse-moi d’être là. Ne t’occupe pas de moi. Je ne suis
pas important. »
Le comportement agressif
C’est une attitude d’attaque qui a pour but de prendre le pouvoir, de prouver que la
personne a raison, de soumettre les autres.
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Module 2
Le comportement de manipulation
Manipuler, c’est utiliser des méthodes de communication pour faire en sorte que votre
interlocuteur réponde à ses propres besoins sans être clair sur ses objectifs.
Exemple type de pensée : « Je souffre à cause de toi. Ce n’est pas ma faute. Après
tout ce que j’ai fait pour toi… C’est bien, dommage que… »
La personne qui manipule tente de déstabiliser l’autre. Elle change de discours selon
l’interlocuteur qu’elle a en face. Elle s’exprime de façon ambigüe, fait du chantage
affectif et fait culpabiliser l’autre. Elle fait porter la responsabilité aux autres sans les
accuser franchement. Elle peut aussi se servir des informations données par l’autre
pour atteindre un objectif personnel, lancer des rumeurs, élaborer des mises en
scène…
Problématique : Ce type de personnalité va engendrer beaucoup de méfiance chez
autrui. Peu à peu, elle souffrira de la perte de sa crédibilité et de l’éloignement des
autres. De plus, manipuler est un comportement très énergivore qui provoque
énormément de stress puisqu’il faut toujours songer à ce que l’on a dit aux autres.
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Module 2
Maintenant que nous avons identifié les comportements du chacal, comment faire
pour devenir une girafe ? C’est ce que nous verrons dans la section suivante.
Prenons l’exemple d’une femme dont la meilleure amie a oublié l’anniversaire. Dans
son échelle de valeurs, les anniversaires sont importants et elle vit cet oubli comme
une profonde blessure, comme si elle ne « comptait pas ».
Le chacal accuserait sa meilleure amie en lui disant : « Je ne compte pas pour toi, tu
es égoïste, tu as oublié mon anniversaire ! »
La girafe va passer par 4 étapes :
1. Observer les faits : « Mon amie a oublié mon anniversaire ».
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Module 2
Ainsi, en ne formulant pas une accusation directe liée à ses propres valeurs, la girafe
laisse le champ libre à son amie pour s’exprimer.
Peut-être, qu’elle avouera que dans sa famille, les anniversaires n’ont jamais été très
importants et qu’elle n’imaginait pas que cela pouvait être si déterminant pour la
girafe. Ou encore peut-être a-t-elle fait face à un gros problème ce jour-là, à une
situation particulièrement stressante, qui lui a fait oublier le reste.
La différence, c’est qu’en s’exprimant avec le mode de communication de la girafe et
non celui du chacal, la porte s’ouvre à la discussion. Or, en portant des accusations
directes, il y a de fortes chances pour que cela aboutisse un conflit.
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Module 2
« S’affirmer, c’est savoir, sans émotion trop importante, demander ou refuser, savoir
engager une conversation, verbaliser ses idées et ses sentiments lorsque c’est nécessaire,
tout en gardant ou en améliorant une bonne relation avec l’interlocuteur. »
Charly Cungi
On confond souvent le fait de s’affirmer et l’agressivité. Or, une personne qui s’affirme
n’est pas une personne qui impose son opinion. Elle sait écouter, respecter l’opinion
de l’autre et accepte les éventuels refus. Elle garde à l’esprit que ce n’est pas parce
qu’elle s’affirme, qu’elle ose demander, que l’on va nécessairement lui répondre « oui ».
Le but de vous affirmer est de prendre votre place et de vous exprimer avec aisance.
Le mot « assertivité » vient de l’anglais « to assert » qui veut dire : s’affirmer, défendre
ses droits.
L’assertivité est une façon d’exprimer ses besoins et ses sentiments, sa valeur et ses
limites tout en tenant compte de ceux d’autrui. C’est avoir l’objectif de développer des
relations harmonieuses et authentiques tout en étant soi-même.
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Module 2
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Module 2
Voici un tableau qui résume les différents rapports aux autres possibles. Le plus
équilibré étant bien sûr l’assertivité.
DOMINANCE
SOUMISSION
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Module 2
Vous êtes vrai. Vous êtes vous-même. Vous ne dissimulez pas vos sentiments
et osez exprimer vos propres goûts.
Vous utilisez « je » quand vous communiquez. Vous écoutez activement,
définissez vos attentes, vos objectifs…
Vous êtes responsable de vos émotions et de vos besoins.
Vous connaissez et exprimez vos limites.
Vous accueillez les opinions, sentiments et réactions des autres sans essayer
de les convaincre et sans juger.
Vous écoutez réellement et activement l’autre.
Vous acceptez que l’autre soit en désaccord. Vous ne cherchez pas
l’approbation.
Vous êtes orienté vers l’action. Vous proposez des solutions, prenez des
initiatives.
Vous cherchez dans vos communications un rapport « gagnant-gagnant ».
Vous êtes capable de résoudre vos problèmes en vous remettant vous-même
en question et en vous interrogeant sur votre part de responsabilité dans les
situations
Vous considérez que l’autre est autant digne de confiance que vous.
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Module 2
Si le non verbal contredit les mots, votre interlocuteur sentira cette incohérence à un
niveau plus ou moins conscient. Pour éviter cela, voici quelques conseils :
Adopter une bonne distance. C’est-à-dire : se tenir ni trop près ni trop loin de
l’interlocuteur ;
Économiser les gestes : ni immobilité ni gesticulation ;
Économiser la parole : dire le bon mot au bon moment, ne pas noyer son
interlocuteur dans un débit ininterrompu ;
Maintenir un bon contact visuel, regarder l’interlocuteur dans les yeux sans le
fixer constamment ;
Avoir une posture détendue et ouverte ;
Montrer une expression qui reflète ses vrais sentiments ;
Parler d’une voix claire et avec un volume approprié au contexte.
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Module 2
L’empathie
L’empathie est une des branches qui
compose naturellement les qualités
d’une personne assertive. Il s’agit de
comprendre son interlocuteur en
essayant de se mettre à sa place, ce qui
ne signifie pas pour autant être d’accord
avec lui. Mais en acceptant ses
sentiments, vous limitez grandement la
possibilité d’un conflit.
Travailler son empathie, c’est apprendre
à lire dans le cœur et dans la tête des autres et à réagir de manière appropriée à leurs
humeurs, leurs motivations, leurs émotions… C’est donc être totalement présent
lorsque l’autre vous parle.
Pour cela, il est important d’être à l’écoute aussi bien des mots employés que du
langage non verbal de son interlocuteur.
Par exemple, si votre amie vous assure que tout va bien alors qu’elle a les yeux
légèrement larmoyants, le regard fuyant et les épaules basses, il sera possible de
lui dire : « Je comprends que tu n’aies pas envie d’en parler maintenant. Sache que je
suis là si tu changes d’avis ».
Interrogez-vous sur les sentiments et les besoins de la personne en face et posez des
questions ouvertes plutôt que de vous lancer dans une analyse personnelle :
« Comment as-tu vécu cette situation ? » ;
« Qu’est-ce qui est important pour toi ? » ;
« Que ressens-tu dans cette situation ? ».
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Module 2
La reformulation
Le langage est riche et chaque personne ne met pas tout à fait les mêmes
significations derrière les mots. Cette divergence d’expression est la source de
nombreux conflits qui pourraient être évités grâce à la reformulation.
Reformuler, c’est répéter l’essentiel de ce que l’autre a dit jusqu’à ce que l’autre soit
d’accord sur l’exactitude de la reformulation : « Si j’ai bien compris… », « Sommes-
nous bien d’accord que… ? »
Ce que vous ne reformulez pas, votre interlocuteur le dira plusieurs fois pour être sûr
d’avoir été entendu.
La reformulation permet de :
Montrer que vous avez écouté et compris,
Rassurer votre interlocuteur,
Comprendre ses émotions.
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Module 2
L’art de la conversation
Maintenant que nous avons mentionné les outils pour bien écouter, apprenons à bien
nous exprimer.
Dans notre société de plus en plus accaparée
par les réseaux sociaux, il est plus facile de
reprendre une conversation distancielle
entamée avec un ami sur Messenger ou
WhatsApp, plutôt que d’engager la
conversation avec un inconnu ou des gens
qui ne font pas encore partie de notre cercle
proche.
La difficulté à engager la conversation repose
en général sur le fait de ne pas savoir comment faire, ou tout simplement de ne pas
oser.
Parfois, certaines croyances limitantes nous empêchent de démarrer une
conversation.
« Je n’ai rien de très intéressant à dire — si je ne dis rien, au moins je ne serai pas mal
jugé — tout le monde va voir que je suis mal à l’aise. »
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Module 2
Laissez ensuite à l’autre la liberté de donner ou pas des informations sur lui. Si vous
êtes trop insistant à lui poser des questions, cela pourrait le mettre dans l’embarras,
mais évitez aussi de monopoliser la conversation.
Faites des pauses pour que la personne ait le temps de prendre la parole.
Progressivement, vous
pouvez parler de sujets
plus personnels, comme
vos goûts, vos intérêts ou
votre travail ; recherchez
des centres d’intérêt
commun. Il est toujours
plus facile de créer un lien
en trouvant un sujet qui
passionne les deux
individus plutôt qu’en
tergiversant sur un sujet
qui ne concernerait qu’un
seul des deux. Cela
favorisera le ping-pong émetteur-récepteur, puisque les deux personnes auront des
choses à exprimer sur leur passion.
Posez des questions ouvertes plutôt que des questions fermées. Une question
ouverte invite votre interlocuteur à parler. Exemple : « Que pensez-vous de ce
restaurant ? » plutôt que « Est-ce que vous appréciez ce restaurant ? »
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Module 2
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Module 2
Exemple : « Je suis désolé, mais je suis très fatigué. Pourrions-nous remettre cette
discussion à plus tard ? »
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Module 2
Une erreur relationnelle très fréquente, notamment dans les couples, est de
considérer que l’autre doit deviner ce que l’on désire sans en avoir fait clairement la
demande.
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Module 2
Exemple : Une femme est en colère parce qu’elle fait la vaisselle seule alors qu’elle
s’est déjà occupée de préparer le repas, alors que son conjoint regardait la
télévision.
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Module 2
Le passage à l’action
Fixez-vous de petits objectifs afin d’oser faire différentes demandes.
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Module 2
influence directement notre état émotionnel, notre confiance en nous et bien sûr la
qualité de nos relations.
Faire un compliment sincère à une
personne, c’est non seulement lui montrer
l’intérêt que vous lui portez, mais aussi la
reconnaître et contribuer à améliorer son
estime. Et comme cela vous permet de
vous sentir bien, vous améliorez en même
temps votre propre estime. C’est un cercle
vertueux et donc, une formule gagnant-
gagnant dont la girafe est friande.
Mais là encore, à cause de certaines croyances limitantes, vous pourriez être rebuté
à l’idée de faire des compliments. Certaines personnes ont peur que cela soit assimilé
à de la flatterie, à une tentative de manipulation ou craignent tout simplement d’être
ridicules.
Gardez à l’esprit qu’un compliment sincère n’a aucune raison d’être mal pris.
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Module 2
Notez que les compliments qui concernent ce que la personne est sont, en général,
les plus chargés en émotions chez la personne qui les reçoit et chez la personne qui
les fait.
Formuler un compliment
Formulez un compliment précis. En effet, plus il sera précis, plus il sera plausible et
l’autre verra que vous faites sincèrement attention à lui.
Évitez : « C’est génial ce que tu fais » et dites ce que vous trouvez vraiment génial.
Exemple : « J’admire la façon dont tu as aidé la cliente ce matin. Elle avait vraiment
le sourire après ton intervention. »
Savoir faire des compliments quand ceux-ci sont mérités améliore grandement les
rapports aux autres. Ces derniers seront alors plus réceptifs quand vous vous
permettrez de leur formuler une critique, toujours en passant par le tamis de la girafe.
Recevoir un compliment
Si faire des compliments peut être difficile, en
recevoir l’est parfois encore plus. Nous avons
souvent tendance à rester trop modestes et à les
refuser, ce qui peut être vexant pour notre
interlocuteur.
De plus, il est important pour votre estime que
vous puissiez reconnaître et apprécier vos points
positifs.
Quand vous recevez un compliment, essayez de distinguer :
Les « vrais » compliments ;
Les « faux » compliments, qui portent sur des faits qui ne vous concernent pas.
Exemples :
o Sur un travail que vous n’avez pas effectué vous-même ;
o Les compliments vagues que vous ne comprenez pas exactement.
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Module 2
Ensuite, demandez-vous quelles sont les croyances qui vous empêchent de recevoir
sereinement un compliment ?
Exemple :
« C’est super ce que tu fais ! »
« Merci, mais que trouves-tu de super exactement ? »
« Ton implication professionnelle est admirable,
j’admire ta patience avec les clients »
« Merci beaucoup, ça me touche que tu me dises ça.
Le relationnel est très important pour moi. »
Maintenant que vous avez appris à formuler des demandes de manière dépassionnée,
mais avez également compris l’importance des compliments, intéressons-nous à la
manière de livrer une critique, mais aussi d’y réagir.
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Module 2
En communication non violente, il existe bien sûr des techniques pour faire en sorte
de rendre nos critiques plus douces pour qu’elles soient considérées comme elles
doivent l’être : un feedback proposant d’améliorer un travail/un comportement/une
relation.
Voyons dès à présent le modèle « DESC » qui permet d’exprimer une critique en la
scindant en 4 étapes.
Le modèle DESC
Le modèle « DESC » est l’abréviation de : « Décrire, Exprimer, Spécifier, Conclure ».
Avant même d’exprimer votre critique selon ces 4 étapes, réfléchissez à ce que vous voulez
obtenir.
Si vous souhaitez qu’une personne change d’attitude, posez-vous la question suivante : « À
quoi verrais-je ou entendrais-je qu’elle a le comportement que j’attends ? » C’est important pour
exprimer votre demande clairement. Si vous ne savez pas exactement ce que vous voulez,
comment l’autre personne pourrait-elle le savoir ?
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Module 2
Exemple : « Dans ta chambre, j’ai remarqué que tes vêtements étaient par terre et qu’il
y a 5 emballages vides sur ton bureau. »
Solution proposée
Pour pouvoir formuler une demande : demandez-vous ce que vous attendez de la
personne. Proposez quelque chose de concret et si possible, d’intéressant pour
l’autre.
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Module 2
Exemple : « Cela me permettra d’être plus détendu et tu auras une chambre plus
agréable ».
Lorsque vous formulez votre critique en suivant le modèle DESC, vous prenez votre
part de responsabilité en parlant des émotions qu’une situation décrite de façon
neutre provoque chez vous. La décision de l’autre personne n’est plus de votre
responsabilité.
Quel est son besoin ? Comment pouvez-vous l’aider ? Écoutez, posez des questions
pour trouver un arrangement qui satisfasse les deux parties. Vous pouvez également
proposer d’en reparler plus tard si ce n’est pas le bon moment.
La technique du sandwich
Steve Abdelkarim, coach en développement personnel,
parle dans ses podcasts de la technique du sandwich.
C’est une technique très utile si vous devez donner un
feedback constitué de critiques pas uniquement
positives à quelqu’un de votre entourage.
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Module 2
Observez donc notre sandwich. Il est composé d’une tranche de pain en bas, d’une
garniture au milieu et de nouveau une tranche de pain.
Maintenant, imaginez que les tranches de pain sont des compliments et que la
garniture représente les critiques plus négatives que vous devez apporter.
Le but est donc, lorsque l’on doit faire un retour à un ami ou à un collaborateur, de
commencer par mentionner un aspect positif de son travail/de sa personnalité, de
placer au centre de votre démonstration ce qui pourrait être perçu comme plus sévère
et de terminer en reprenant une autre qualité que vous avez appréciée.
À l’avenir, vous pouvez être sûr que ce stagiaire fera de son mieux pour vous rendre
un travail plus abouti. Nous tirons tous de la satisfaction à voir nos qualités
reconnues. Et nous sommes bien plus motivés par des personnes sachant les mettre
en valeur, tout en nous faisant des remarques constructives pour nous améliorer, que
par celles qui ne louent jamais nos efforts. Encore faut-il oser faire des compliments.
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Module 2
Exemple :
- « Ton travail n’est pas correct ! »
- « Sur quels points précisément
trouvez-vous mon travail
incorrect ? Qu’attendez-vous de
moi ? »
Laissez la personne s’exprimer et
écoutez ses arguments.
Ensuite, reformulez « Si j’ai bien
compris… » et proposez une solution.
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Module 2
Exemple :
- « Tu es moche ! »
- « C’est ton avis, moi je me trouve bien comme
ça. »
Enfin, il est possible que vous perdiez votre assertivité dans certains cas. Interrogez-
vous alors :
Face à quels genres de critiques, d’événements, de personnes la perdez-vous ?
Comment pourriez-vous faire pour réagir autrement ?
Quel engagement prenez-vous pour l’avenir ?
Vous avez désormais toutes les compétences pour accueillir une critique. Maintenant,
voyons comment oser dire l’un des mots les plus difficiles de la langue française :
« Non ».
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Module 2
L’enfant va alors associer le fait de dire non au fait de ne plus être aimé.
Il va donc peu à peu se conformer pour prouver qu’il aime ses parents et pour
continuer à être aimé d’eux. Contrairement à une idée largement répandue,
l’obéissance crée rarement des êtres responsables, mais des automates. Derrière la
peur de dire non se cache celle de ne plus être aimé ou d’entrer en conflit.
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Module 2
Quand vous souhaitez dire « non », il est important que vous fassiez la différence entre
la demande et la personne. En effet, vous ne dites pas « non » à la personne, vous
refusez simplement sa proposition. Dire non ce n’est pas rompre la relation, mais aller
vers une relation plus authentique en exprimant ses besoins.
Ne pas chercher à se justifier est important, car nous n’avons pas de comptes à
rendre aux autres. Si vous vous perdez dans des explications, vous affaiblissez
votre propos et donnez des « prises » pour rebondir à votre interlocuteur.
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Module 2
« Je suis désolé, j’ai accepté trop vite. En fait, je ne pourrai pas… », « Je suis désolé de
revenir sur ce que je t’ai dit, mais… »
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Module 2
Ensuite, faites la liste des choses que vous avez du mal à refuser.
Par exemple : refuser de prêter de l’argent à un ami, refuser de faire des heures
supplémentaires…
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Module 2
Conclusion
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Module 2
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2. Définissez la maïeutique.
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Module 2
10. Pour qu’une conversation soit agréable et vous mette en valeur, vous devez tenir
le rôle de l’émetteur.
Vrai □ Faux □
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Module 2
2. Définissez la maïeutique.
C’est l’art d’accoucher les esprits. C’est une méthode par le questionnement qui
provient de Socrate.
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Module 2
10. Pour qu’une conversation soit agréable et vous mette en valeur, vous devez tenir
le rôle de l’émetteur.
Vrai □ Faux ■
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