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Prise en charge de l'acidocétose diabétique

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21.

CAT DEVANT UNE CETO- 2 – Paraclinique :


- Bandelettes réactives :
ACIDOSE DIABETIQUE DE o → Glycosurie +++
o → Acétonurie +++
L’ADULTE ET L’ENFANT : - Glycémie capillaire > 2g/l (en général entre 3 et 4g/l).
- pH : acide.
INTRODUCTION : - Phosphatase alcaline basse.
- Complication majeur du diabète en particulier - Ionogramme :
insulinodépendant, d’installation lente et progressive, la o Kaliémie variable, mais souvent basse.
DAC est liée à une carence en insuline. o Natrémie variable.
- La PEC adaptée des diabétiques, leur éducation et o Bicarbonates basses (<15mmol/l).
l’autocontrôle glycémique sont à la base de la réduction de o Créatinine et urée tendent à augmenter en faveur
l’incidence de cette complication. d’une IRA fonctionnelle.
- Hémogramme :
o Hyperleucocytose en cas d’infection.
o  de l'hématocrite hémoconcentration.
- ECG :
o Signes de dyskaliémie, trouble de rythme, trouble
de l’excitabilité.
- Recherche de pathologie associée :
o Radio poumons
I – CAT DIAGNOSTIQUE : o ASP
o ECBU
A – Diagnostic positif : o Hémoculture…

1 – Clinique : B – Diagnostic de gravité :


a Phase de pré-coma diabétique : → Les éléments de gravité :
- Installation en plusieurs jours :  Age, terrain, tares associées.
o Syndrome polyuro-polydypsique.  Délai avant la prise en charge.
o Perte de poids.  Importance de la déshydratation.
o Crampes nocturnes, troubles visuels.  Trouble de la conscience.
o Dyspnée et troubles digestifs.  Convulsion.
 Arrêt cardio-circulatoire.
b Acidocétose sévère :
1- Signes neuropsychiques : C – Diagnostic différentiel :
 Trouble du comportement : agitation, somnolence.
- Urgence chirurgicale abdominale.
 Trouble de la conscience : obnubilation ou coma.
- Intoxication médicamenteuse.
2- Signes respiratoires :
- Infarctus du myocarde.
 Dyspnée de Kusmul.
- Autres désordres métaboliques chez les diabétiques :
 FR > 20 (jusqu'à 30 à 40).
 Hypoglycémie, hypoosmolarité, acidose lactique…
 Odeur acétonique de l’haleine.
- Coma d’origine neurologique ou autre.
3- Signes cardio-vasculaires :
 Tachycardie sinusale.
4- Signes digestifs :
D – Diagnostic étiologique :
- Erreur thérapeutique ou du régime chez les diabétiques
 Fréquents et précoces.
(surtout type I).
 Nausées, vomissement.
- Infection.
 Douleur abdominale pseudo-chirurgicale.
- Accident cardio-vasculaire.
5- Signes généraux :
- Chirurgie.
 Déshydratation intra-cellulaire : soif, sécheresse
- Grossesse.
des muqueuses, cerne.
 Déshydratation extra-cellulaire : plis cutanés, yeux
excavés, hypotension.
 Au plus un collapsus cardio-vasculaire.
II – CAT THERAPEUTIQUE :
 Hypothermie fréquente.
A – Curatif :
 L’examen physique confirme l’absence d’atteinte
viscérale ou neurologique et recherche une éventuelle 1 – Mise en condition :
cause déclenchant en particulier l’intestin. - Hospitalisation en réanimation.
- VVP de bon calibre.
2 – Traitement de la cétose : CONCLUSION :
 Insulinothérapie : - La DAC est une complication majeure chez le diabétiques en particulier
 10 UI / h en IV (actrapid) jusqu'à disparition de la le type I.
- La PEC adaptée, l'éducation et l'autocontrôle de la glycémie constituent
cétose urinaire.
la base de la réduction de l'incidence de cette complication.
 Lorsque la glycémie devient normal  Passage à la
voie sous-cutanée (toutes les 3 à 4heures en
fonction de la glycémie capillaire).

3 – Réanimation hydro-
électrolytique :
- Administration de sérum salé iso tonique : 1 à 2L/h
pendant les 2 ou 3 premières heures, puis 1L toutes les
2h selon le degré de réhydratation.
- En cas de collapsus : administration de macromolécules.
- En cas d’acidose trop prononcée : sérum bicarbonaté 14‰
500cc.
- Apport de potassium : 4 à 12g de KCl.
- A adapter en fonction des paramètres de surveillance.

4 – Soins usuels du coma :


 Pose aseptique d’une sonde urétrale.
 Evacuation systématique du liquide gastrique par
sondage chez un malade inconscient intubé.
 Mise sur matelas anti escarres.
 Héparinothérapie préventive chez les sujets avec
mauvais état veineux des membres inférieurs.

5 – Recherche et traitement du
facteur déclenchant :
- En particularité des infections.

6 – Paramètres de surveillance :
- Etat de conscience.
- Pouls, TA, FR, liquide d'aspiration gastrique.
- Diurèse, glycémie capillaire, glycosurie, cétonurie.
- Ionogramme sanguin et ECG / 4heures (tant que la cétose
persiste).
- Température /8heures.

B – Préventif :
 Eduquer le patient diabétique à :
 Surveiller quotidiennement sa glycémie capillaire
avec adaptation du traitement.
 Rechercher l’acétonurie en cas de glycémie
capillaire ≥3g/l.
 Multiplier les contrôles en cas d’une : infection,
extraction dentaire, longs voyages, erreur dans le
traitement habituel.
 En cas d’hyperglycémie ou d’une cétose, le malade
doit s’administrer une dose supplémentaire
d’insuline rapide à raison de 5 à 10 UI toutes les 2 à
3h en fonction de la recherche du sucre et acétones
dans les urines.
 Hospitalisation en cas de signes de pré-coma ou
persistance de la cétose.

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