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Canaux logiques du GSM expliqués

Cours sur le GSM mobile

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Canaux logiques du GSM expliqués

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Le fabuleux monde du GSM


Part II

IV - Canaux logiques

L’interface radio est le maillon faible de la chaîne transmission. Il faut prévoir un certain
nombre de fonctions de contrôle de nature variée pour que le mobile se rattache à une station de
base favorable, pour établir une communication, pour surveiller son déroulement et assurer des
commutations de cellules en cours de communication (handover).
Ces fonctions engendrent des transferts de données: informations système, relevés de
mesures, messages de contrôles. Plusieurs canaux logiques ont été définis pour les différents types
de fonction.
L’interface radio permet d’offrir un certain nombre de tuyaux numériques:

D’une manière plus générale, il faut prévoir une multitude de fonctions de contrôle, en
particulier :
diffuser des informations système (cf. Broadcoast Control CHannels)
prévenir les mobiles des appels rentrant et faciliter leur accès au système (cf.
Common Control Channel)
contrôler les paramètres physiques avant et pendant les phases actives de
:
transmission (cf. FACCH, SCH et SACCH)
fournir des supports pour la transmission de signalisation téléphonique (cf. SDCCH).

TYPE NOM FONCTION DEBIT


Frequency Correction Calage sur fréquence 148 bits toutes les 50
CHannel : FCCH (↓) porteuse ms
Broadcoast CHannel : Synchronisation (en
Synchronisation 148 bits toutes les 50
BCH temps) +
CHannel : SCH (↓) ms
(↓) Identification
Broadcoast Control
Information système 782 bit/s
Channel : BCCH (↓)
Paging CHannel : 456 bits par
Appel du mobile
PCH (↓) communication
Accès aléatoire du
Random Access
mobile
Channel : RACH 36 bits par messages
Common Control pour effectuer une
(↑)
Channel : opération sur le réseau
CCCH Access Grant Allocation de 456 bits par message
(↓) (↑) Channel : AGCH (↓) ressources d’allocation
Messages courts
Cell Broadcoast
(SMS) diffusés
Channel : CBCH Débit variable
(informations
(↓)
routières, météo…)
Stand-Alone
Dedicated Control
Signalisation 782 bit/s
CHannel : SDCCH
(↓)
Dedicated Control
382bit/s pour de la
Channel Slow Associated
Supervision de la parole
DCCH Control CHannel :
ligne 391 bit/s pour la
(↓) SACCH (↓)
signalisation
Fast Associated
Exécution du
Contol CHannel : 9.2 kbit/s ou 4.6 kbit/s
handover
FACCH (↓)
Trafic CHannel for 13 kbit/s (plein débit)
Trafic CHannel coded speech : Voix plein/demi débit 5.6 kbit/s (demi-
TCH TCH (↓) débit)
(↓)
:
Trafic CHannel for Données utilisateur 9.6kbit/s, 4.8 kbit/s
data (↓) ou 2.4 kbit/s

IV.a – Fréquence balise (beacon channel)

Le réseau GSM s’appui sur le concept de la voie balise qui est choisie parmi les porteuses
attribuées à l’opérateur :
1. Elle est propre à la station de base.
2. Elle est émise en permanence.
3. Le MS mesure périodiquement sur cette voie le niveau de signal qu’il reçoit
4. Le MS mesure son éloignement de la station.
5. La voie balise comprend essentiellement des signaux de forme spécifique et des
infos systèmes qui permettent de savoir :
a. Identité du réseau
b. Calage en fréquence
c. Calage en temps
6. Scrustation en permanence
7. Fréquence descendante
a. Emission en permanence d’un signal modulé en puissance
b. Ensemble de canaux logiques BCH (Broadcast Channel)

IV.b – Les canaux logiques non dédiés

Canaux simplex, partagés par un ensemble de mobiles.


Sur la voie descendante (en générale la voie balise) les Ms sont à l’écoute du canal.
Sur la voie montante, on retrouve la fonction d’accès multiple. L’Aloha slotté est utilisé. Le
slot supportant la fonction d’accès aléatoire (Random Access) est à priori disponible à un ensemble
de mobiles. Chacun peut émettre et les collisions sont résolues par les méthodes classiques de
résolution de contentieux.
Sur la voie balise Slot 0, on y retrouve FCCH, SCH, BCCH, AGCH, PCH,CBCH.

IV.b.1 - FCCH (Frequency Correction Channel)

Consiste en 1 burst particulier émis environ toutes les 50 ms. Le message est 148 bits à 0
(67.7 kHz). Règle le décalage en fréquence du à la modulation GMSK (Gaussian minimum-shift
keying) (F0 +1625/24 kHz).
La phase varie linéairement pendant un temps bit :
Ø Si bit = 0 +Π/2 à la fin du bit
Ø Si bit = 1 -Π/2 à la fin du bit
Cela crée un déplacement de fréquence qui occasionne un décalage de 67.7 kHz.
:
IV.b.2 - SCH (Synchronisation Channel)

Il a pour objet de fournir aux mobiles tous les éléments nécessaires à une synchronisation
complète ; il caractérise la voie balise par un marquage spécial (séquence d’apprentissage) :
ü Synchronisation fine : aide à la détermination du TA
ü Synchronisation logique : détermination du FN (Frame Number). Il s’agit de
mettre le compteur de trame FN mobile avec celui de la BS.
Il est possible que l’on arrive à chopper le signal sur 2 balises éloignées (même fréquence).
Il faut donc le différencier par le BSIC (3bits d’identification de la BTS, 3 bits d’identification du
réseau).

IV.b.3 - BCCH (Broadcast Control Channel)

Diffuse les données caractéristiques de la cellule ;


Diffusion régulières d’informations systèmes de plusieurs types ;
Contient les règles d’accès à la cellule. Permet au mobile s’il peut se mettre en veille sur la
cellule, après une mise sous tension ou après y être entrer (Niveau minimal de signal exigé, niveau
maximal de puissance autorisé, hystérésis nécessaire pour la re-sélection de cellules (2
dif/seconde) ;
Le numéro de zone de localisation permet au mobile de savoir si une inscription est
nécessaire. (2 dif/seconde).
Les paramètres RACH donnent les règles d’accès aléatoire. De plus, ils permettent
d’interdire une cellule à tous les mobiles et de la réserver par exemple uniquement à l’accueil de
handover (4 dif/seconde).
D’autres informations diffusées chaque seconde, permettent aux mobiles de se mettre en
conformité avec l’organisation de la cellule :
ü Description de l’organisation des canaux de contrôle commun indique aux MS
les slots à écouter pour détecter les appels diffusés.
ü La description de l’organisation du canal CBCH permet au MS de recevoir les
messages utilisateurs diffusés.
ü La description des cellules voisines donne les fréquences des voies balises des
cellules voisines.
ü La liste des porteuses allouées à la BS est nécessaire au MS lorsqu’il est en
communication et que le saut de fréquence est activé.
ü De plus, un ensemble de paramètres nécessaire à différentes fonctions liées au
déroulement des communications est diffusé : Contrôle de puissance, valeur de
hors temp.
ü Chaque BS diffuse également son identité complète (CI, Cell Identity) au sein de
la zone de localisation.

IV.b.4 - RACH (Random Access Channel)

Si le mobile veut effectuer une opération sur le réseau (localisation, envoi de messages
courts, appel d’urgence, appel normal…), ils doivent le signaler au réseau. Pour cela, ils envoient
:
une requête très courte codée sur un seul burst vers la BS. Cette requête est envoyée sur des slots
particuliers en accès aléatoire de type ALOHA synchronisé, l’ensemble de ces slots constitue le
RACH. Le burst utilisé est plus court que le normal pour tenir compte du délai de propagation.

IV.b.5 - AGCH (Access Grant Channel)

Lorsque l’infrastructure reçoit une requête de la part d’un mobile, il faut allouer un canal de
signalisation dédié pour identifier le mobile. Le message d’allocation contient la description
complète du canal de signalisation utilisé : N° de porteuse et N° de slot.

IV.b.6 - PCH (Paging Channel)

Lorsque l’infrastructure désire communiquer avec un mobile (pour un appel, un message


court, une authentification), elle diffuse l’identité du mobile, sur un ensemble de cellules. Le
mobile répond par un RACH sur la cellule où elle est.

IV.b.7 - CBCH (Cell Broadcast Channel)

Permet de diffuser aux usagers présents dans la cellule des informations spécifiques (info
routière, météo…). Utilisation marginale.

IV.c - Les canaux de contrôle logiques dédiés

Ces canaux fournissent une ressource réservée à un mobile. Sur une paire de fréquence, un
slot parmi 8 est alloué à une communication avec un mobile donné. Cette paire de slots forme un
canal physique duplex.
Le mobile se voit attribuer dans une structure multitrame une paire de slots (↑↓) dans lequel
il est le seul à transmettre et à recevoir.
Dans la même cellule, aucun autre mobile ne peut transmettre, ni recevoir dans le même
slot et à la même fréquence.
Ce dernier forme la base de deux canaux logiques ; d’abord le TCH (Trafic CHannel) qui
porte la voie numérisée, mais aussi un petit canal de contrôle, le SACCH ( Slow Associated
Control Channel) qui permet principalement le contrôle des paramètres physiques de la liaison.
Sur un canal physique on peut placer soit :
ü TCH avec son SACCH associé (multitrame 26 (12 ->S, 25->i))
ü SDCCH avec SACCH associé. (multitrame 51)

IV.c.1 - TCH (Trafic Channel)

La parole est transportée par le TCH :


:
1. 13 kbit/s (TCH/FS) Plein débit.
2. 5.6 kbit/s (TCH/HS) Demi débit.
3. Données 12 kbit/s.

IV.c.2 – SDCCH (Stand Alone Dedicated Control Channel)

Canal de signalisation, avec un débit plus faible 800 bit/s. On a un environ un SDCCH pour
8 TCH.

IV.c.3 – SACCH (Slow Associated Control Channel)

Une liaison radio est fluctuante, il n’est pas possible de dédier un canal à un MS sans le
contrôler en permanence. Il faut constamment ajuster les paramètres pour conserver une qualité de
service acceptable. Enfin le réseau doit vérifier que le mobile est toujours actif sur le canal. Son
débit est faible et le délai important (½ seconde). On y retrouve :
1. TA.
2. Contrôle de puissance d’émission du mobile.
3. Contrôle de la qualité du lien radio.
4. Rapatriement des mesures effectuées sur les stations voisines

IV.c.4 – FACCH (Fast Associated Control Channel)

Le SACCH est trop lent en cas d’urgence sur un TCH (par exemple handover), donc on
suspend l’émission de la TCH et on envoie le FACCH à la place. Le SDCCH est
suffisamment rapide, donc pas besoin FACCH.

IV.d – Scrutation

Pendant une communication, le mobile ne se contente pas de recevoir et d’émettre une


trame TDMA à la suivante. Il met à profit la durée disponible entre l’émission et la réception d’un
burst, pour scruter la fréquence balise des cellules avoisinantes. Il ne peut faire, pendant cette phase
appelée Monitoring que des mesures de puissance qui ne nécessitent pas de démodulation complète.

IV.e – Groupes de trames

Les trames TDMA sont groupées en trame dite multitrame :


Multitrame26 : 26 trames TDMA d’une durée de 120ms. Cette mulitrame
supporte le TCH avec leur SACCH et FACCH.
Multitrame51 : 51 trames TDMA d’une durée de 235.4ms. Cette multitrame
supportent les canaux SDCCH et les canaux communs.
:
Les supertrames contiennent 26*51 =1326 trames TDMA et dure 6.12s (26 trames de 51 ou
51 trames de 26).
Une hypertrame contient 2048 supertrames (soit 2175 648 TDMA). Elle dure 3h 28min 53s
760ms.
Chaque trame TDMA à l’intérieur d’une hypertrame est identifié bijectivement par un
numéro appelé FN (Frame Number, de 0 à 2 715 647)

IV.f – Spectres caractéristiques

A l’analyseur de spectre, nous pouvons visualiser les différents signaux échangés.


Nous passons une communication GSM, avec une voie balise (BCH) sur le canal 21 (939.2
MHz), qui nous autorise un dialogue sur le canal TCH 62 (902.4 MHz ↑, 947.4 MHz ↓).
Ainsi sur la bande descendante, nous visualisons les 2 raies :
Une d’amplitude constante (en temporelle puissance constante) la BCH.
Une d’amplitude intermittente (en temporelle nous retrouvons la trame
TDMA donc bursté), la TCH.
Dans la bande montante, nous visualisons de même la raie burstée sur le slot 0.

[Link]énario

V.a – Veille

Une MS sous tension doit pouvoir recevoir des appels. Le mobile est alors en état de veille
(idle). Elle doit se caler sur une cellule, écouter une voie balise et surveiller son environnement.

V.b – Sélection de cellules

Le mobile n’a pas de renseignement :


v Elle doit écouter l’ensemble des porteuses du système (124 pour GSM) et mesurer le
champ reçu en réalisant une moyenne sur plusieurs mesures. (5 mesures sur 3
secondes).
v Sélection sur liste en mémoire des voies balises (BCCH) du PLMN sélectionné.

V.c – Etudes des voies balises candidates

Le mobile choppe la voie la plus forte puis :


:
v Vérifie le PLMN.
v Regarde si la cellule est autorisée (Pas de surcharge)
v Affaiblissement correcte entre MS et BTS

Si la cellule est convenable, la MS lit l’identité de la zone de localisation et s’inscrit si


nécessaire. Une fois l’inscription acceptée, elle se cale sur la voie balise en attente d’un appel
éventuel et en surveillance constante pour détecter une sortie de cellules

V.d – Calage sur une cellule

v La MS reçoit les informations systèmes sur BCCH.


v Elle peut établir la communication via RACH.
v Elle écoute PCH pour surveiller les messages d’appel.
v BCCH indique les porteuses BCCH à étudier (liste établie par l’opérateur).
v Mobile mesure le champ de chaque BCCH (5 mesures pour 5 secondes). Et liste les 6
cellules les plus puissantes ;
v Le mobile doit essayer de décrypter les informations système toutes les 30 secondes sur le
cellule en service et toutes les 5minutes sur les 6 les plus puissantes.

V.e – Processus de resélection de cellules

La sélection de la cellule est faite si le MS détecte une puissance sur une BCCH :

A =Pr –Pé >0

La cellule sélectionnée est celle qui possède le A le plus élevé.


Toutes les 5 secondes, le mobile voit :
Si C1 (+ forte puissance) est trop faible.
MS ne reçoit plus de messages de signalisation sur la voie descendante.
La cellule sélectionnée est passée dans l’état interdit.
Il existe une meilleure cellule.
Une tentative d’accès aléatoire est infructueuse après le nombre maximal de
transmission autorisée.

V.f – Perte de signalisation descendante

Parfois C1 ne suffit pas car il n’a pas la qualité suffisante (C/I), la MS doit écouter le canal
PCH et donc décoder les messages émis sur ce canal. Pour avoir une idée de la qualité de la
communication, elle fait une analyse de messages non décelables. Lorsque ce nombre atteint un
certain seuil (paramétrable, diffusé sur BCCH), la MS tente une resélection de cellules.
:
V.g – Contrôle de puissance

Le BCCH donne l’indication au mobile de la première puissance d’émission.


C’est le réseau qui indique la puissance Max (la même pour tous les canaux).
L’information est donné via SACCH -> MS s’adapte à raison de 2dbm/60ms -> MS
retourne puissance via SACCH.

V.h – DTX

Au niveau CODEC, le DTX permet au MS d’être inactif pendant les silences de parole. Le
but est de réduire le débit de codage à 500bit/s quand l’usager n’est pas en train de parler (débit
suffisant pour le bruit de fond).
On passe de 260 bits/20ms à 260bits/480ms.
Il faut un détecteur d’activité locale, une évaluation du bruit de fond côté émetteur et la
génération d’un bruit de confort pendant les périodes où la transmission radio est interrompue (Au
lieu de TCH, on SID qui trament les bruits de fond.

[Link] de la sécurite du réseau et des appels

L’introduction de la mobilité dans les réseaux GSM a nécessité la création de nouvelles


fonctions par rapport aux réseaux fixes classiques.
Le système doit pouvoir connaître à tout moment la localisation d’un abonné de façon plus
ou moins précise. En effet, dans un réseau fixe, à un numéro correspond une adresse physique fixe
(une prise de téléphone), alors que pour le réseau GSM, le numéro d’un terminal mobile est une
adresse logique constante à laquelle il faut associer une adresse physique qui varie au gré des
déplacements de l’usager du terminal.
La gestion de cette itinérance nécessite la mise en œuvre d’une identification spécifique de
l'utilisateur.
De plus, l'emploi d’un canal radio rend les communications vulnérables aux écoutes et aux
utilisations frauduleuses.
Le système GSM a donc recours aux procédés suivants :
v authentification de chaque abonné avant de lui autoriser l’accès à un service,
v utilisation d’une identité temporaire,
v chiffrement (ou cryptage) des communications.

VI.a - Numérotation liée à la mobilité

Le système GSM utilise quatre types d’adressage liés à l’abonné :


v L’IMSI (identité invariante de l’abonné) n’est connu qu’à l’intérieur du réseau
:
GSM ; cette identité doit rester secrète autant que possible, aussi, GSM a recours
au TMSI,
v Le TMSI est une identité temporaire utilisée pour identifier le mobile lors des
interactions Station Mobile / Réseau. A l’intérieur d’une zone gérée par un VLR,
un abonné dispose d’une identité temporaire. Le TMSI, codé sur 4 octets, est
attribué au mobile de façon locale, c’est-à-dire uniquement pour la zone gérée
par le VLR courant du mobile. Le TMSI est utilisé pour identifier le mobile
appelé ou appelant lors de l’établissement d’une communication.
v Le MSISDN est le numéro de l’abonné; c’est le seul identifiant de l’abonné
mobile connu à l’extérieur du réseau GSM,
v Le MSRN est un numéro attribué lors de l’établissement d’un appel. Sa
principale fonction est de permettre l’acheminement des appels par les
commutateurs (MSC et GMSC).

Exemple de mise en œuvre des différentes identités d’abonné dans GSM lors d’un appel
entrant:

VI.b - Authentification et chiffrement

A cause de l’utilisation du canal radioélectrique pour transporter les informations, les


abonnés sont particulièrement vulnérables :
v à la possibilité d’utilisation frauduleuse de leur compte par des personnes
disposant de mobiles "pirates", qui se présentent avec l’identité d’abonnés
autorisés,
v à la possibilité de voir leurs communications écoutées lors du transit des
:
informations sur le canal radio. Le système GSM intègre donc des fonctions de
sécurité visant à protéger à la fois les abonnés et les opérateurs
v confidentialité de l’IMSI,
v authentification d’un abonné pour protéger l’accès aux services,
v confidentialité des données usager,
v confidentialité des informations de signalisation.

VI.C - Confidentialité de l’identité de l’abonné

Il s’agit d’éviter l’interception de l’IMSI lors de son transfert sur la voie radio par des
entités non autorisées. Ainsi, il devient difficile de suivre un abonné mobile en interceptant les
messages de signalisations échangés.
Le meilleur moyen d’éviter l’interception de l’IMSI est de la transmettre le plus rarement
possible. C’est pourquoi le système GSM a recours au TMSI et c’est le réseau qui gère des bases
de données et établit la correspondance entre IMSI et TMSI.
En général, l’IMSI est transmise lors de la mise sous tension du mobile et ensuite les TMSIs
successives du mobile seront transmises. Ce n’est qu’en cas de perte du TMSI ou lorsque le VLR
courant ne la reconnaît pas (par exemple après une panne) que l’IMSI peut être transmise.
L’allocation d’une nouvelle TMSI est faite au minimum à chaque changement de VLR, et
suivant le choix de l’opérateur, à chaque intervention du mobile. Son envoi à la station mobile a
lieu en mode chiffré.

VI.d - Principes généraux d’authentification et de chiffrement

Pour mettre en œuvre les fonctions d’authentification et de chiffrement des informations


transmises sur la voie radio, GSM utilise les éléments suivants :
v des nombres aléatoires RAND,
v une clé Ki pour l’authentification et la détermination de la clé Kc
v un algorithme A3 fournissant un nombre SRES à partir des arguments d’entrée
RAND et de la clé Ki,
v un algorithme A8 pour la détermination de la clé Kc à partir des arguments d’entrée
RAND et Ki,
v un algorithme A5 pour le chiffrement / déchiffrement des données à partir de la clé
Kc.A chaque abonné est attribué une clé Ki propre. Les algorithmes A3, A5 et A8
sont quant à eux les mêmes pour tous les abonnés d’un même réseau.

L’utilisation de ces différents éléments pour la mise en œuvre des fonctions de sécurité peut
être schématisée par la figure suivante:
:
VI.e - Authentification de l’identité de l’abonné

L’authentification de l’identité de l’abonné peut être exigée du mobile par le réseau à


chaque mise à jour de localisation, à chaque établissement d’appel et avant d’activer ou de
désactiver certains services supplémentaires.
Dans le cas où la procédure d’authentification de l’abonné échouerait, l’accès au réseau est
refusé au mobile. Le déroulement global de la procédure est le suivant : -
v le réseau transmet un nombre aléatoire RAND au mobile 0;
v la carte SIM du mobile calcule la signature de RAND grâce à l’algorithme A3 et la
clé Ki. Le résultat calculé, noté SRES, est envoyé par le mobile au réseau;
v le réseau compare SRES au résultat calculé de son coté. Si les deux résultats sont
identiques, l’abonné est identifié.

Ce déroulement peut être schématisé par la figure suivante :


:
La confidentialité des données permet d’interdire l’interception et le décodage des
informations par des entités non autorisées; elle sert plus particulièrement à protéger les éléments
suivants :
o IMEI (identité du terminal),
o IMSI (identité de l’abonné) et numéro appelant ou appelé. Cette confidentialité est
obtenue grâce au chiffrement des données. Elle ne concerne que les informations
circulant sur l’interface MS / BTS.

La procédure de chiffrement fait intervenir les éléments suivants : l’algorithme de


chiffrement, le mode d’établissement de la clé de chiffrement et le déclenchement des processus de
chiffrement / déchiffrement à chaque bout de la liaison.

Etablissement de la clé
Les informations transmises sur les canaux dédiés sont chiffrées grâce à la clé Kc calculée à
partir du nombre aléatoire RAND et de l’algorithme A8 selon la figure suivante :
:
Activation du chiffrement
L’algorithme A5 est implanté dans la BTS. L’activation se fait sur demande du MSC mais le
dialogue est géré par la BTS.
On peut noter que ce chiffrement ne peut être activé dès les premiers messages mais se fait
après une procédure d’authentification puisqu’il nécessite la connaissance de la clé Kc par le
mobile.

Gestion des données de sécurité au sein du réseau

Gestion de la clé d’authentification Ki


La clé Ki est attribuée à l’usager, lors de l’abonnement, avec l’IMSI. Elle est stockée dans
la carte SIM de l’abonné et dans l’AUC au niveau du réseau. Afin de limiter les possibilités de
lecture de la clé Ki, celle-ci n’est jamais transmise à travers le réseau, ni sur l’interface radio, ni
entre les équipements fixes.

Entités du réseau où sont enregistrées les données de sécurité


Le centre d’authentification AUC stocke l’algorithme d’authentification A3, l’algorithme
de génération de la clé de chiffrement A8 et les clés Ki des différents abonnés du réseau GSM.
Le HLR peut stocker plusieurs triplets (Kc, RAND, SRES) pour chaque IMSI. Dans le VLR
plusieurs triplets (Kc, RAND, SRES) sont enregistrés pour chaque IMSI. Les couples TMSI (ou
IMSI) et la clé de chiffrement Kc le sont aussi.
La BTS peut stocker l’algorithme de chiffrement A5 pour les données usager et pour les
:
données de signalisation.
La station mobile contient dans la carte SIM de l’abonné : l’algorithme d’authentification
A3, l’algorithme de chiffrement A5, l’algorithme de génération des clés de chiffrements A8, la clé
d’authentification individuelle de l’utilisateur Ki, la clé de chiffrement Kc, le numéro de séquence
de la clé de chiffrement et le TMSI.

Les mécanismes de sécurité mis en œuvre dans GSM permettent d’obtenir des niveaux de
protection très élevés pour le système et pour les abonnés. En effet il faudrait par exemple plusieurs
milliards de couples (RAND, SRES) afin de déterminer l’algorithme A3.
Mais aucun système de sécurité n'est fiable à 100%. On a donc recours à des systèmes de
sécurité internes propres aux terminaux mobiles.
L’opérateur du réseau GSM peut vérifier l’identité IMEI d’un terminal. Si celle-ci n’est pas
reconnue par le réseau ou si elle fait partie d’une liste de terminaux dérobés ou pirates, l’accès du
mobile au réseau est alors refusé. Le réseau peut aussi mémoriser l’identité IMSI de l’abonné
utilisant le terminal douteux.
Il est intéressant de noter que la carte SIM contient également des codes personnalisables
par l’usager et utilisés pour identifier l’abonné, tel le code PIN, Personnal Identity Number,
demandé à l’utilisateur à chaque mise sous tension du terminal.
La carte peut aussi contenir d’autres codes selon la volonté de l’utilisateur, afin d’interdire
l’accès à certains services.

VI.f - Alimentation

VI.f.1 - La batterie nickel-cadmium (NiCd)

C'est la première technologie apparue sur le marché; ses points faibles : le poids et "l'effet
mémoire". En effet, pour une utilisation optimale de votre batterie, il faut la décharger
complètement avant de la recharger. Si vous ne respectez pas cette procédure, votre batterie va
perdre en capacité. Sa durée de vie est d'environ 1000 cycles (charges).

VI.f.2 - La batterie nickel- métal hydrure (NiMH)

C'est actuellement la batterie la plus vendue avec les téléphones portables, cette technologie
permet une capacité et un rendement supérieurs au nickel cadmium, son point fort : elle ne possède
pas "d'effet mémoire". Sa durée de vie est d'environ 700 cycles.

VI.f.3 - La batterie au Lithium

Elle offre le meilleur rapport énergie/poids avec une autonomie très importante, son prix est
assez élevé par rapport aux autres. Sa durée de vie est d'environ 400 cycles.
:
VII Autres applications

VII.a – GPRS

Le GPRS (General Packet Radio Service) est un service non vocal qui permet d’envoyer
des informations à travers le réseau GSM. On transmet des paquets (plus de débit, en utilisant
moins de fréquence).
A terme l’usager payera le nombre de paquet (service utilisé, nombre de bits…) et non plus
la durée de communication. Cela n’a rien avoir avec le GPS. Ce système permet un développement
plus important du GSM mais reste limité pour des raisons de coût (ce n’est rien comparé à
l’UMTS)

VII.a.1 – Utilisateur
Vitesse
La vitesse théorique en utilisant les 8 slots en même temps est de 171.2 kilobits/s. C’est
trois fois plus rapide que sur les réseaux téléphoniques actuelles et 10 fois plus rapides que
le GSM. Comme il est plus rapide, il revient moins cher que le SMS.

Facilité
Les informations arrivent sans avoir besoin de composer un numéro (modem). On peut
l’associer à l’idée de “toujours connecté”. En plus, on introduit la notion de communication
machine à machine, ce qui nous ouvre tout grand les portes de l’internet.

Accès aux services


Nous avons besoin :
· Une MS ou un terminal qui gère le GPRS (ce qui n’est pas le cas actuellement)
· S’inscrire chez un fournisseur.
· Avoir les logiciels associés.

VII.a.2 – Réseau

Il faut adapter les réseaux existants au GPRS (analogie à internet)

Spectre Hertzien
On utilise les ressources radio quand on émet ou on reçoit des données. Donc c’est mieu et
en plus on ne modifie rien.

Réseau local
Grand chambardement car on complète le dispositif actuel, en particulier pour accéder à
d’autres réseaux. On introduit 3 éléments nouveaux dans l’infrastructure :
1. SGSN (Serving GPRS Support Node). IL pilote les paquets de données entre les 2
:
abonnés, la gestion de la mobilité, l’identification et le codage. Le trafic entre la
SGSN et le MS suit ensuite la voie normale du GSM (BSC+BTS).
2. GGSN (Gateway GPRS Support Node). C’est un accès aux réseaux extérieurs
(gestion des adresses IP) sur une base de données dynamiques.
3. PTM-SC (Point-to Multipoint Service Centre). Traite le trafic entre le réseau GPRS
principal et le HLR.
Tous les nœuds sont liés par un IP au réseau principal.

VII.a.3 - limites

Le GPRS sera un nouvel outil nécessaire pour le future, mais sa mise en oeuvre doit
respecter certaines limitations :

Ø Les cellules ont une capacité limitée


Le GPRS doit s’inclure dans le dispositif actuel. Les ressources radio sont limitées. Il est
souhaitable de réserver des slots au GPRS et donc de gérer dynamiquement les allocations
de canaux. On a donc besoin du SMS pour avoir d’autres ressources radio.

Ø On est plus lent en pratique


Car il faut gérer les erreurs de transmission.. au lieu des 8 time slots théoriques, on en
utilisera que 2 ou 3..

Ø Une modulation optimale


GPRS est basé sur la modulation GMSK. EDGE est base sur une nouvelle modulation qui
permet d’augmenter le nombre de bits sur l’interface radio (eight-phase-shift keying
modulation (8 PSK)). L’UMTS utilise cette technique donc les opérateurs devront inclure
cette nouvelle modulation..

VII.b – WAP (Wireless Application Protocol)

Wireless Application Protocol. Dans le domaine des transferts de données, le WAP est un
protocole dont le but est de faciliter la communication entre le système informatique et un GSM. Il
concerne notamment les liens entre Internet et les mobiles.
Il s’agit d’une approche de type Client/ Serveur. On introduit un browser dans le MS adapté
à celui ci. Il réside en fait sur le serveur de manière temporaire. L ‘idée générale est d’utiliser le
moins de ressources possible du MS.
C’est pourquoi, on a remplacé le HTML (HyperText Markup Language) d’internet, par le
HDML (Handheld Device Markup Language) et la gestion téléphonique HDTP (Handheld Device
Transport Protocol). Le serveur fera le lien et l’adaptation avec l’internet ou l’intranet :
o On fait une requête en WML (Wireless Markup Language), un langage dérivé du
HTML.
o Cette requête transite par une passerelle Wap et est mis au format HTML.
o L’architecture de WAP est la suivante :
:
Interface [Link] le MS :Supporte le WML,
Wireless Application Environment (WAE) WMLScript (analogue a javaScript) et WTA (Wireless
Telephony Application)

Wireless Session Protocol (WSP)

Wireless Transaction Protocol (WTP)

Wireless Transport Layer Security (WTLS)

Wireless Datagram Protocol (WDP)

Bearers e.g. Data, SMS, USSD

VII.c – SMS (Short Message Service)

Le SMS fait partie des premiers standards de la norme GSM et permet d’envoyer des
messages courts (~160 caractères) d’un ordinateur vers un mobile.
Il s’est échangé en Europe en avril 99 environ 1 milliard de SMS (200 millions pour les
fritzs, 75 pour les rosbeefs et 60 millions pour nous).
Le marché est boosté par la communication d’entreprise (25%) et la possibilité d’avoir un
Email sans ordinateur (idéal pour les pays peu équipés) (20%), sans compter sur les messages à
caractère informatif (météo..) 20%.
Mais 90% des messages restent de mobile vers mobile (bonjour, ça va…) et il reste plus
pratique que le mail. Via le LAN (Local Area Networks), on peut être joint a tout moment et
partout.
L’opérateur utilise ce moyen pour prévenir la présence de message sur le répondeur, le fax
ou autre.
Son successeur direct est le GPRS qui est nettement plus rapide bien que la taille des
messages pour l’instant envoyé rend ce service un peu gadget. Sa mort est programmée pour 2005.
Et puis avec le WAP on fera beaucoup mieux (message plus long, possibilité de stockage
sur le réseau...).

VII.d – UMTS

VII.d.1 - Introduction
L’UMTS est présenté comme la troisième révolution de l’information après la télévision
(spectateur passif), l’internet qui permet de chercher l’information mais qui la contrainte des
terminaux fixes, et les portables où l’on peut accéder aux informations n’importe où sur la planète.
Les mobiles de la troisième génération seront des terminaux aux débits de loin supérieurs à
ceux de nos portables actuels, avoisinant au maximum de leurs possibilités à peu près 2Mbit/sec.
Ils ne se limiteront pas au transfert de la voix : ils pourront également offrir une gamme presque
infinie de services multimédias. Enfin ils ont pour ambition de proposer au consommateur un
service accessible depuis n’importe quel pays, abstraction faite de toute norme et particularisme
régional.
:
VII.d.2 - Contraintes sur l’interface radio
Conçu pour accueillir une large gamme de services (Transfert à des taux 2MB/sec pour
100kb/sec pour le GSM).

Gestion de la multicouche : Interaction entre des macrocellules (de 0,5 à 10 km de rayon)


pour la couverture globale, des microcellules (de 50 à 500 mètres) pour les fortes densités de
trafic en ville et des picocellules (de 5 à 50 mètres), pour la couverture à l'intérieure des
bâtiments. Le changement de cellules (handover) devra se faire de façon transparente, c'est-à-
dire sans coupure perceptibles pour l'utilisateur, ni pertes de données.

Coexistance avec la deuxième génération (transopérabilité). Financièrement ça coûte une


fortune et il faut déjà amortir les installations de la 2ième génération (GSM). La nécessité de
réaliser des terminaux bimodes (GSM-UMTS) à bas coût impose quelques contraintes sur le
choix des paramètres , notamment la largeur des porteuses, qui doivent être multiples de 200
kHz (on l’a déjà vu plus haut), et sur les débits utilisés, qui doivent pouvoir être dérivés d'une
horloge commune avec celle du GSM (13 ou 26 MHz.

Bandes de fréquence : Une première tranche se situe entre 1885 Mhz et 2025 Mhz et une
seconde entre 2110 MHz et 2200 MHz. Dans la bande terrestre; 2x60 mhz sont appariés pour
une opération en mode FDD principalement , tandis que 50 MHz sont non-appariés et devront
être traités en mode TDD.

La enième comission de normalisation a proposé le concept UTRA UTRA (UMTS Terrestrial


Radio Interface). Celui-ci est un compromis entre deux modes:
1. le mode W-CDMA, utilisé en FDD (Frequency Domain Duplex, c'est-à-dire une
fréquence par sens de transmission). Le concept W-CDMA utilise une technique
d'étalement de spectre par séquence directe. Tous les utilisateurs émettent sur un même
canal radioélectrique à large bande, mais ils sont distingués par une séquence d'étalement
pseudo-aléatoire, appelée code et connue du récepteur (technique mise au point pour le
GPS). Le débit maximal supporté par un seul code est de 384 kbit/sec. Pour les services à
plus haut débit, plusieurs codes sont alloués à un même utilisateur et transmis
simultanément sur le même canal radio (par exemple, cinq codes sont nécessaires pour
supporter un débit de 2 Mbit/sec).
2. Le mode TD/CDMA, utilisé en TDD (Time domain Duplex, c'est-à-dire multiplexage
temporel des deux sens de transmission sur une même fréquence). Le concept
TD/CDMA utilise une technique d'accès multiple mixte, comprenant une composante
AMRT (accès multiple à répartition dans le temps) fondée sur la trame GSM et une
composante d'étalement de spectre à l'intérieur des intervalles de temps (time slot en
anglais) avec séparation par code (CDMA)., Ainsi une fréquence de trafic est définie par
une fréquence (porteuse), un intervalle de temps et un code. Ce concept offre une large
gamme de débits de service en allouant plusieurs codes ou plusieurs intervalles de temps
à un même utilisateur. Le débit de 2 Mbit/s peut également être obtenu mais des raisons
hautement techniques et complexes semblent limiter le bon fonctionnement de ce
système aux bâtiments et aux petites cellules urbaines.
Le mode FDD est utilisé en priorité dans les bandes appariés (1920-1980 MHz/ 2110-2170
:
MHz) et le mode TDD (1920-1980 MHz) dans les bandes non appariées (au choix coordination ou
non entre utilisateurs).

VII.d.3 - Services.
Le domaine est archi flou. Le succès de la deuxième génération est plus lié à la normalisation
de la première génération qu’à autre chose (le débit et le service offert ayant peu évolués).

1. Les prévisions montrent qu’en 2010, la moitié des appels se feront par le filaire. Le mobile
devra donc gérer cette augmentation de trafic.
2. Le visiophone permettra de se voir tout en s’appelant. Il faudra changer les habitudes du
consommateur (par exemple le lieu où va se trouver le bonhomme sera identifiable).
Possibilité de visio-conférence et autres raffineries de ce genre.
3. L’agenda offert par le palm pilot par exemple.
4. E mel et fax rapide.
5. Intranet : Rester connecté au réseau de son entreprise. Très utile cela a le défaut de multiplier
les points d’accès donc les risques de piratages.
6. Internet : Déjà disponible pour les téléphones de la deuxième génération (Wap mis au point
par Nokia ou le GPRS a 300kbits/sec et EDGE a 500kbit/sec), le débit sera très largement
augmenté (de l’ordre de 2 Mbits/sec dans le cas idéal : déplacement de moins de 10 KM/H
dans des zones limitées ; raté pour les transports).
7. Les ressources Hard seront une besoin d’un ajout de processeur de gestion d’écran couleur
haute résolution, le stockage et la lecture de fichier MP3 (carte son).

8. Les jeux en réseau : mais déjà possible avec un PC, alors…


…Est ce que le public est prêt à raquer pour les nouveaux services multimédia ?

Enfin l'ouverture commerciale en France de réseaux UMTS lui semble difficilement


envisageable avant 2002, en particulier en raison de l'état actuel de l'occupation de spectre des
fréquences et des délais pour la disponibilité des équipements liés notamment au calendrier de
normalisation.

VIII Exemples concrets


:
VIII.a - Commandes AT

Actions Commandes
Etablir la communication atd112 ; (N° d’urgence, pas besoin de carte Sim)
Décrocher ata
Raccrocher ath
Reset soft reset (le reset Hard sur la Demo Board est plus efficace)

VIII.c – GPS

VIII.c.1 - Théorie

Emission :
On a 24 satellites qui tournent autour de la planète, qui délivrent chacun un message de
navigation.
Ce message comprend principalement comme information sa position, son almanach, les
éphémérides…
Le signal délivré par les satellites est un multiplexage CDMA (Code Division Multiple
Access) à une fréquence L1 de 1,57542MHz (L2 est réservé aux militaires).
La porteuse module le message de navigation (NAV) lent (50 bits/s) additionné à un PRN
plus rapide (1023 bits/ms) et le tout constitue le message émis.

Chaque satellite possède son PRN, ce qui permet de personnaliser le message et de


l’authentifier.

Réception :
Le module STB 5600 couplé au GP6 réalise la solution soft, Wavecom se charge de
la solution radio.
1. Calage en fréquence et en phase par le kernel (GP6).
2. Sur 12 réceptions en parallèle, corrélations entre le signal reçu et un PRN. Si la
puissance du signal en sortie est cohérente, on a identifié le Nav d’un satellite
connu. On peut donc analyser 12 satellites en parallèles.
Modulation BSK (Binary shift Keying).

VIII.c.2 - Solution ST Microelectronics

La solution ST Microelectronics se présente en deux composants distincts. Le premier


(STB5600) se charge de mettre en forme le signal descendant afin de fournir au deuxième
(ST20GP6) un signal prêt à être traité.
:
Construit dans la technologie HSB2 high speed bipolaire, le STB5600 fournit l’interface
complète entre l’antenne active et le ST20GP6.
Utilisant une conversion dual qui nécessite seulement un simple filtre passif externe IF le
STB5600 fournit la conversion à partir du signal L1 (1575.42 MHz) du GPS et d’ un oscillateur
local de 81.84 MHz.
Ainsi un premier soustracteur (on soustrait L1 à l’harmonique 19 de l’oscillateur) inclus
dans le composant permet de transformer le signal L1 en un signal de 20.46 MHz.
Un deuxième soustracteur associé à un diviseur de fréquence par 5 permet d’obtenir le
résultat de 4 MHz nécessaire au deuxième composant.

19 x 81,84.106 = 1554,96 MHz


1575,42.106 – 1554,96.106 = 20,46 MHz
81.84.106 /5 = 16.368 MHz
20.46.106 – 16.368.106 = 4.092 MHz

Un avantage important est que le couple STB5600/ST20GP6 tolère plus de +/-132kHz


d’erreur de fréquence.
Ceci permet l’utilisation d’un Quartz (81.84 MHz) peu chère à la place d’un dispositif
complexe nécessitant la gestion en température sans dégrader la performance TTFF (Time to First
Fix).

Le ST20GP6 est un microcontrôleur dédié au GPS basé sur le ST20GP1 solution depuis
1996. Axé sur la technologie 0.35µ HCMOS le ST20GP6 est rapide et inclus les 128kbyte mask
ROM et autres 64kbyte SRAM éliminant l’utilisation de mémoires externes.
Le 32-bit RISC-like CPU est accompagné par un DSP dédié qui réalise la corrélation des 12
canaux GPS.
Sont intégrés aussi dans le ST20GP6, les ports parallèles et séries I/O, gestion
d’interruption et les contrôleurs de diagnostiques, le watch dog, l’horloge temps réel et l’alarme.
Une nouvelle évolution du logiciel embarqué est attendu qui a pour but de minimiser
l’influence des satellites présentant une mauvaise résolution de position.
:
VIII.c.3- Tests
Via le port NMEA :
Via l’interface VisualGps ou HyperTerminal (COM1, 19200Bds pour le côté ST et COM1
4800 bauds (par défaut, 19200 si le cavalier est placé sur la démo-board) pour le côté RF, nous
visualisons les données NMEA suivantes :

Horaire mesure Position Altitude


$GPGGA,091426.000,4849.547,N,00216.197,E,1,07,1.1,48.7,M,47.3,M,,,*49
$GPVTG,49.2,T,,M,0.2,N,0.3,K*5E
$GPGSA,A,3,25,09,30,05,06,24,04,,,,,,2.0,1.1,1.7*3A
$GPGSV,2,1,07,04,18,045,45,05,61,073,50,06,42,199,47,09,24,135,47*7A
$GPGSV,2,2,07,24,27,087,45,25,22,307,44,30,74,290,49,,,,*46

Position 3D
Numéro du satellite
Nombre de satellites reconnus.
Puissance des satellites en réception (2digits après le numéro du satellite)
Position latitude 48"49.547 Nord longitude 2"16.197 Est
Horaire Temps universel 9h 14mn 26 s
· GPGGA - Global Positioning System Fix Data
· GPGSA - GNSS DOP and Active Satellites
· GPGSV - GNSS Satellites in View

Le positionnement 3D permet au système de se positionner dans l’espace. (Minimun 3


satellites reconnus).

Informations complémentaires :

NCO –86505 Fréquence d’erreur du signal H19 / attendu en Hz.


hd 3 sat 6 tow 200928 health 0 Satellite identifié
Week 1063 Semaine lors de la mesure
Candidate Time Set
hd 3 sat 17 tow 200928 health 0
Week 1063
Candidate 2 matches found
hd 3 sat 25 tow 200928 health 0
Week 1063
Candidate 3 matches found Les satellites 6, 17, 25 ont été identifiés
GPS time error 0.000484
Posn Status : POS_3D Diff Status DIFF_OFF
Calculated DOPs p 1.79, h 0.96, v 1.51

POSITION SHIFT: 0.28 -0.81 0.83, dt : 0.67 résolution de la position


P Res : 0.5 5.6 0.9 -6.8 -3.8 -0.2 4.7 -0.8
V Res : -0.03 0.03 -0.03 0.01 -0.00 0.01 -0.02 0.02

Lat : 48:49.546 N coordonnees


Long : 002:16.199 E
Height : 124
Vel : N -0.021 E 0.030 V -0.044
:
GPS Week 1063 Time 200925.51
07:48:45 on 23/05/2000

Sat State timer Freq Pred PhErr SnrI cn0 cn0log type Azimth Elev
6 9 1270 -88612 9 9346 34500 41014 46.1 E(70) 67 47
17 9 1270 -85122 9 9304 40500 67416 48.3 E(149) 132 59
25 9 1270 -88869 10 8965 41000 49705 47.0 E(228) 218 39
22 9 1270 -84152 9 8974 36500 52980 47.2 E(130) 299 43
30 9 1270 -89900 9 9137 30500 34828 45.4 E(208) 123 21
10 9 1270 -87073 9 9237 21500 18553 42.7 E(153) 41 13
1 9 1270 -87713 9 9193 16500 10560 40.2 E(206) 305 7
3 9 1270 -83288 10 9147 21500 17118 42.3 E(160) 258 14
channel idle
channel idle
channel idle
channel idle
Azimuth 0 -> 90 NE, 90 ->180 SE, 180 -> 270 SW, 270 ->0 NW
Cn0log =SNR attendu = ~50

IX Conclusion

Le réseau GSM est considéré par les spécialistes comme une révolution dans le domaine
des télécommunications. Cette deuxième révolution, après celle du réseau analogique Radiocom
2000, a su se faire apprécier du grand public en proposant une bonne qualité de service à un tarif
accessible.
Actuellement l'extension de la norme dans la bande spectrale des 1800 MHz qui se
surajoute à la bande des 900 MHz augmente les performances de ce système.
Les réseaux de 3ème génération peuvent concilier les avantages de deux nouvelles
techniques:
les nano-cellules couvrant la superficie d'un immeuble et bien entendu localisées
dans des zones très fortement peuplées,
la couverture satellite en basse orbite pour les zones très faiblement peuplées ou
désertiques.

On peut par exemple citer le projet Iridium financé par un consortium dirigé par Motorola
qui projette de mettre environ 70 satellites en orbite pour assurer une couverture de téléphonie
portative au niveau mondial (dépôt de bilan en mars 2000).
La téléphonie mobile sera alors réellement devenue universelle, au point que certains
pensent déjà que les jours du téléphone fixe sont comptés…
Quelques chiffres du marché Français au 30 avril 1999
:
Evolution du nombre d'abonnés en France par opérateur en France

Chiffres au 30 avril 1999

Source ART

Mais la France n’a beau être le centre du monde, le marché européen est leader dans ce
domaine et seul l’Asie semble devoir assurer dans le future le leadership. Logique vu que l’objectif
est un taux de pénétration de 100% et que l’Asie est nettement plus peuplé.
:
Enfin pour finir, le classement des plus gros fournisseurs de téléphones mobiles, je crois que je vais
me mettre au finlandais

Je voudrais remercier tous les auteurs, éditeurs, ouvriers, techniciens, employés, ingénieurs,
commerciaux qui ont permis l’élaboration de ce document.

BigRem – L’artificier Inc 2000.


:

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