CHAPITRE PREMIER : SYSTEME D’INFORMATION
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La conception d'un système d'information n'est pas évidente car il faut réfléchir
à l'ensemble de l'organisation que l'on doit mettre en place. La phase de
conception nécessite des méthodes permettant de mettre en place un modèle sur
lequel on va s'appuyer. La modélisation consiste à créer une représentation
virtuelle d'une réalité de telle façon à faire ressortir les points auxquels on
s'intéresse.
La conception du système d'information se fait par étapes, afin d'aboutir à un
système d'information fonctionnel reflétant une réalité physique. Il s'agit
donc de valider chacune des étapes en prenant compte des résultats de la
phase précédente. D'autre part, les données étant séparées des traitements, il
faut vérifier la concordance entre données et traitements afin de vérifier que
toutes les données nécessaires aux traitements sont présentes et qu'il n'y a pas
de données superflues.
MERISE est une méthode de conception, de développement et de
réalisation de projets informatiques. Le but de cette méthode est d'arriver
à concevoir un système d'information. La méthode MERISE est basée sur
la séparation des données et des traitements à effectuer en plusieurs
modèles conceptuels et physiques. La séparation des données et des
traitements assure une longévité au modèle.
1. LE SYSTEME D’INFORMATION DANS L’ENTREPRISE
L’entreprise est un système complexe dans lequel transitent de très
nombreux flux d’informations sans un dispositif de maitrise de ces flux,
L’entreprise peut très vite être dépassée et ne plus fonctionner avec
qualité de service satisfaisante.
Une entreprise est une organisation économique intégrée dans
un environnement, dotée d’une autonomie juridique et
Jean Bruno 1
combinant des facteurs de production pour produire des biens
et services destinés à être vendus sur un marché. De ce fait,
elle possède clairement toutes les caractéristiques des
systèmes tels qu’ils ont été définis dans la théorie générale
des systèmes. Comme tout système elle est composée de
plusieurs sous-systèmes interagissant entre eux. En
l’occurrence, il y en a trois :
– Le système opérant : il est également nommé système
opératoire ou système de production et réalise la production
physique des biens et des services. Son activité est contrôlée par le
système de décision. Il est relié à l’environnement par des flux
physiques externes et aux autres sous- systèmes par des flux internes
d’information.
– Le système de décision (également appelé système de
pilotage ou système de management) finalise l’entreprise en lui
assignant ses objectifs. Il analyse l’environnement et le
fonctionnement interne de l’entreprise. Il assure le contrôle des
tâches et assure la régulation du système. Il est relié aux autres sous-
systèmes par des flux internes d’information.
– Le système d’information a un rôle central puisqu’il
alimente l’entreprise en informations. Pour cela, il mémorise les
informations, les traite et les communiques aux deux autres sous-
systèmes auxquels il est relié. Toutes les informations de
l’entreprise, d’origine externe ou interne, passe donc par le Système
d’Information.1
La figure ci- après montre de quelle manière les différents
La figure ci- après montre de quelle manière les
différents sous-systèmes sont interdépendants.
1
Fréderic DIGALLO, méthodologie des système d’informations, NAM,2001, 2001.P6
Jean Bruno 2
L’analyse systémique de l’entreprise correspond à
une approche en termes de flux visant
À mettre en évidence les interactions à l’intérieur de
l’entreprise entre le système d’information, le système de décision et
le système opérant et les échanges entre l’entreprise et son
environnement extérieur.
On distingue deux types de flux :
Les flux physiques qui correspondent soit à des flux
logistiques (matière 1re, en- cours de production, produits finis,
etc.), soit à des flux financiers.
Les flux d’information qui traduisent les divers échanges
d’information entre l’entreprise et son environnement extérieur
ou des transferts d’information au sein de 7 l’organisation.
Jean Bruno 3
I.2. LE SYSTEME D’INFORMATION
a. Définition
Le système d’information (SI) peut être défini
comme un ensemble organisé de ressources (matériel, logiciel,
personnel, données, procédures…) permettant d’acquérir, de
stocker, de traiter, de communiquer des informations de toutes
formes dans une organisation.
Il y a donc tout d’abord des individus : ce sont toutes
les personnes qui utilisent le système, qu’elles soient simples
employés ou cadres. Elles sont concernées soit en utilisant de
l’information pour réaliser leurs tâches, soit en participant aux
tâches liées à l’acquisition, au stockage, au traitement ou à la
communication d’informations. Ce sont aussi les spécialistes des
Systèmes d’Information dont le rôle est la conception, la mise en
œuvre et la gestion quotidienne du Système d’Information.
Il y a également des moyens matériels : ce sont tous
les dispositifs physiques permettant de recevoir, manipuler et
émettre l’information ainsi que les supports de l’information, qu’ils
soient papiers, magnétiques, optiques ou encore électroniques.
Il y a ensuite des logiciels et des procédures : les
logiciels correspondent à l’ensemble des programmes qui sont
nécessaires au fonctionnement du Système d’Information (lorsqu’il
est informatisé bien évidemment). Comme un système
d’Information n’est que très rarement entièrement automatisé, les
procédures décrivent comment sont articulés les traitements manuels
et les traitements automatisés.
Il y a enfin les données qui constituent la matière
première des traitements. Elles sont soit saisies et dans cette
Jean Bruno 4
hypothèse, correspondent à des événements nouveaux pour le
Système d’Information, soit calculées et sont alors des résultats de
traitement.2
Le système d’information intègre au système opérant ne décrit plus
le fonctionnement du système opérant. les décisions de pilotage sont
directement traduites en des décisions d’exécution.
Le système d’information intégré au système opérant doit permettre
d’engranger les décisions prises lors des diverses situations afin de
rendre le pilotage plus intelligent. Ces systèmes interactifs d’aide à
la décision ont une architecture proche de celle des systèmes experts
et font donc largement appel pour leur conception aux techniques de
l’intelligence artificielle.3
2
Charley Mortey, Management d’un projet du système d’information, 6émè, Dunod, Paris,
2008, P5.
3
Fréderic DIGALLO, méthodologie des système d’informations, NAM,2001, P6.
Jean Bruno 5
Le système d’information se décompose en cinq grand métiers
complémentaires :
Le pilotage du département du SI pour définir la stratégie,
la veille les schémas directeur et tableaux de bord de la
fonction.
La gestion de relation avec les utilisateurs qui s’intéresse à
toutes les présentations à réaliser pour assurer un niveau
de service maximum à l’utilisateur.
Le développement applicatif pour ce qui concerne les
projets d’informatisation.
La maintenance applicative pour traiter de toutes les
actions de suivi et de contrôle du parc informatique
existant.
La gestion des infrastructures technique pour la mise à
disposition de l’équipement machine en réseau.4
b. Typologie des systèmes d’information
En fonction de leurs objectifs, on distingue deux types de
systèmes d’information :
– Les Système d’information supports d’opérations :
Ils ont pour objectif d’assister le traitement des
opérations quotidiennes liées à l’exercice de l’activité de
l’entreprise. Il s’agit des systèmes de traitement des transactions
(ventes, achats, règlements, encaissements, etc.), des systèmes
permettant de supporter et de contrôler les processus industriels et
des systèmes support des opérations de bureau et de communication
(systèmes de messagerie internes et externes ou collecticiels par
exemple).
4
David AUTISSIER, Mesurer la performance su système d’information, Eyrolles, Paris,
2008 ; P73.
Jean Bruno 6
– Les Systèmes d’Information supports de gestion
Qui ont pour objectif la fourniture d’information
pour les décideurs dans le but de les assister dans leurs processus de
décisions.
Dans la pratique, les entreprises disposent
d’applications informatiques qui couvrent différents domaines et qui
incluent donc, de fait, un support pour les transactions, et/ou des
possibilités en termes de bureautique et de communication et/ou une
assistance pour la prise de décision, etc.
c. Les fonctions du Systèmes d’Information On Attribue quatre
fonctions principales au SI :
– L’acquisition de l’information. Cette fonction
correspond en réalité à différents types de tâches : dans un premier
temps, il s’agit de collecter les informations (tâche dite d’écoute).
Dans un deuxième temps, il faut retenir, parmi les informations
collectées, celles qui sont pertinentes en regard des activités de
l’entreprise (tâche d’analyse). Enfin, dans un dernier temps, il faut
entrer les informations retenues dans le Système d’Information
(tâche de saisie). Le recueil des informations est réalisé auprès de
sources externes qui correspondent à toutes les composantes de
l’environnement qui génèrent de l’information (organismes
professionnels par exemple) et de sources internes qui
correspondent à toutes les composantes de l’entreprise qui
produisent de l’information (ex : service comptable)
– La mémorisation de l’information. Il met en œuvre des
moyens techniques et organisationnels (méthodes d’archivage par
exemple) pour stocker les informations de manière durable et
stable (sous forme de bases de données principalement).
Jean Bruno 7
L’exploitation de l’information. Cela signifie qu’il doit
–
pouvoir effectuer un certain nombre d’opérations de traitement sur
les informations mémorisées : recherche, consultation,
organisation, mise à jour et production (à partir de règles de
calcul).
La diffusion de l’information. Il s’agit de la mise à
–
disposition de l’information pour ceux
Qui en ont besoin au moment où c’est nécessaire, sous une forme
directement exploitable.
d. Les objectifs des projets système d’information
Il est parfois utile de distinguer un système
information et un système informatique
Le système d’information : est la partie du réel
constitué d’informations organisées, d’évènements ayant un effet
sur ces informations et d’acteurs qui agissent sur ces informations
ou à partir de ces informations, selon des processus visant une
finalité de gestion et utilisant les technologies de l’information.
Un système informatique est un ensemble organisé
d’objets techniques, matériels et logiciels dont la mise en œuvre
réalise l’infrastructures d’un système d’information.5
I.3 SURVEILLER LE SYSTÈME D’INFORMATION
Cette surveillance s’effectue à partir des bases
précédemment décrites.
Au niveau de l’efficacité
L’efficacité se situe dans le côté raisonnable des
demandes et des services proposés pour répondre aux demandes de
5
Chantal Morley, Management d’un projet système d’information, Dunod, Paris, 6émé, 2008.
Jean Bruno 8
la communauté des utilisateurs ; éviter d’avoir des demandes, et
bien faire la part entre ce qui est important et critique, et ce qui ne
l’est pas. Il faut donc contenir raisonnablement les demandes, et
proposer en réponse un service impeccable. Celui-ci ne sera jamais
entièrement gratuit pour responsabiliser les différents groupes et
organisations clientes.
Au niveau de l’utilisation
L’utilisation des systèmes d’information n’a pas à
être dévoyée.
Un premier cas provient de ce que nous pourrions
appeler « la matière noire », c’est-à-dire l’ensemble des applications
qui ont été développées plus ou moins ouvertement, ou
insidieusement au clair de lune, en réaction aux manques réels et
supposés du SI : application, à bases de tableurs, sur des serveurs
non connus de l’infrastructure, voire sur de simples postes de
travail. Ces applications se greffent pour leurs données sur les
applications légitimes, et bien souvent sont présentées par certains
utilisateurs comme bien meilleures et répondant nettement mieux
que les applications classiques.
Au niveau des différentiels technologiques (vieillissement
des versions)
Un des problèmes qui peut apparaître, et qui est
souvent ignoré, concerne la mise à niveau des différents composants
du système d’information.
Pour les matériels et les logiciels systèmes, un
problème est l’obsolescence. Elle peut prendre la forme d’une
obsolescence provoquée par les éditeurs et les fournisseurs. Ceux-ci
se trouvent maîtres d’un jeu qui peut se faire au détriment de leurs
clients. En effet, par rapport à la maintenance, ils demandent une
Jean Bruno 9
constante remise à jour des versions. Ils décrètent des obsolescences
et, de ce fait, imposent une montée en version supérieure…
moyennant deux inconvénients : d’abord souvent un surcoût, et
ensuite une charge supplémentaire pour la mise en place d’une
nouvelle version.
Au niveau du déséquilibre de tuning avec les nouveaux
systèmes
Il s’agit ici des conséquences de l’implantation d’une
nouvelle application « moderne » dans un système d’information
composé d’éléments de différentes époques et technologies.
En effet, toute nouvelle application entraîne des
conséquences en termes de développements d’interfaces
(permanents ou transitoires), de changements dans les applications
existantes. Mais on oublie souvent que la bascule d’une nouvelle
application dans le SI existant entraîne de nouvelles exigences, cette
fois-ci pour l’exploitation : les ordonnancements évoluent, ainsi que
de nouveaux chronogrammes. Les contrats de service doivent aussi
évoluer, et par conséquent les éléments de supervision.
La gestion de configuration doit également prendre
en compte les nouveaux composants certes, mais aussi les
changements dans la nomenclature de configuration des composants
présents avant la bascule de la nouvelle application, ou plus
généralement du nouveau changement.
Un autre point important est que tout nouveau
changement dans le SI doit être placé sous surveillance. Les
performances ne sont pas forcément au rendez-vous. Bien souvent,
les personnels d’exploitation se trouvent confrontés à des risques de
Jean Bruno 10
dégradation des performances, de diminution de disponibilité,
lorsque les tests en amont des changements n’ont pas été suffisants.
Tout système d’information possède :
Une activité humaine nécessitant de l’information ;
Des données stockées ;
Un ensemble de processus qui transforment les
données ;
Des données en sortie avec un moyen pour les
représenter.
Les ordinateurs ont remplacé l’homme ou d’autres
technologies dans la prise en charge de certaines tâches :
• Le stockage : mémoire humaine/ disques
• L’affichage : états sur papier/les écrans
• Le calcul : calcul mental/ les programmes
• La communication : téléphone/ réseaux d’entreprise
L’avantages des ordinateurs :
• Tout système utile transforme des entrées en sorties
• Pour un système d’information les entrées et sorties sont
des informations
• Cette transformation constitue la raison pour laquelle les
systèmes d’informations sont construits
• Un système de gestion de commande peut avoir :
– Des informations à propos des commandes, du stock des
produits, des clients
Les systèmes d’information sont sensés aider les
utilisateurs dans leurs activités
Jean Bruno 11
Le système opérationnel assistant et ou contrôlent
l’exécution des opérations de gestion.
– Le système comptable corrige les erreurs commises par le
facturier ou le comptable.
Le système de pilotage aide les décideurs dans leurs
prises des décisions
Un système décisionnel de gestion de places de
marché aide les décideurs dans le choix de l’ouverture d’une
nouvelle place de marché6
[Link] DE DONNEES
Une base de données est un ensemble structuré de
données enregistrées sur les supports accessibles sur l’ordinateur,
représentant les informations du monde réel et pouvant être
interrogées par différents utilisateurs
La notion de base de données est relative aux
systèmes d’informations d’une entreprise. Une base de données
renferme des informations de nature différentes (clients, fournisseurs,
produits,) répondant aux besoins de gestion des utilisateurs
concernés.
Système de gestion de base de données
6
Jean Francois, Mettre en œuvre la direction des systèmes d’informations 2.O, Eryrolles,
Paris, 2009,P117.
Jean Bruno 12
Un Système de gestion de base de données est un
ensemble de programme permettant la création et l’exploitation d’une
base de données.7
P1
S Base de
G
P2
B données
D
P3
Le SGBD assure entre la base de données physique el les
programmes d’applications (P1, P2, P3) qui réalisent des
accès.
[Link] TYPES DE SGBD
SGBD hiérarchique : description du schéma sous forme
d’arborescences.
SGBD réseau : description du schéma en structure de graphe
généralisé. Conformes aux normes fixés par le groupe CODASYL
en 1971.
7
[Link]-SAID CHERFI, Méthodologie de conception des systèmes d’information, CNAM,
Paris, 2001. P13.
Jean Bruno 13
SGBD relationnelle : la représentation des données introduit la notion
ensembliste de relation. Les relations sont définies comme de tableaux de
données à deux dimensions permettant de se prêter à des manipulations
formelles.8
Les niveaux d’abstraction d’un système d’information
Le réel de l’organisation est la description des données et des
traitements pour un domaine déterminé est représenté selon
trois niveaux
ABSTRAIT
QUOI ?
Niveau conceptuel
QUI ?
Où
Niveau organisationnel
QUAND ?
COMMENT ? Niveau physique
CONCRET
Il a pour objet de décrire le système de gestion
pour le domaine concerné
Il est indépendant des choix d’organisation et des
choix techniques
8
J. AKOKA, [Link]- Wattiau, Conception des bases de données relationnelle :concepts,
méthodes, CNAM, Paris,2001
Jean Bruno 14
I.6 FONCTIONS DES SYSTEME DE GESTION DE BASE DE
DONNEES
Cette section présente les fonctions essentielles d’un, SGBD
permet de décrire les bases de données, les interroger, de leurs
mettre à jour, de transformer des représentations de données,
d’assurer le contrôle d’intégrité de concurrence et sécurité. Il
supporte de plus en plus fréquemment des fonctions avancées
pour la gestion de procédures d’évènement.
I.7 DESCRIPTION DES DONNES
Dans un SGBD ou un environnement de développement de base
de données supportant trois niveaux : des schémas, les
administrations de données ont trois rôles :
Administration de la base de données : exécution de ce rôle
est chargé de la définition du schéma interne et de règles de
correspondance entre le schéma interne et conceptuel
Administrateur d’entreprise : le porteur de ce rôle est
chargé de la définition du schéma conceptuel ;
Administration d’application : cet attributaire est chargé de
la définition des schémas externes et des règles de
correspondance entre le schéma externe et conceptuel9.
[Link] DU PREMIER CHAPITRE
Avant de mettre fin à ce premier chapitre, nous tenons à expliquer
en bref son contenu, pour ce faire nous avons eu à donner
quelques petits détails sur le système d’information avec les idées
des auteurs que nous avons eu à consulter. Et nous avons expliqué
les notions sur la base de données qui serons bien détaillées dans
le parcours de ce présent travail.
9
George GARDARIN, base de données, Eyrolles, 2003.
Jean Bruno 15