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La Nature du Temps et de la Conscience

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Le Temps

Temps :
• dimension du réel qui rend possible et compréhensible le changement.
• milieu indéfini et homogène où se déroulent les évènements naturels et l’existence humaine.
Le temps est irré[Link] nous fait prendre conscience de notre finitude (âge de la
raison=mortels=angoisse) car la mort est inéluctable. On se le représente par des changements.

Saint Augustin
Les Confessions. Le temps est une réalité évidente mais qui n’existe pas vraiment. Il n’y a pas trois
temps : le passé (n’est plus=néant), le présent (tend à n’être plus, fugace/évanescent), le futur (n’est
pas encore=néant). Mais trois modalités du présent : le présent du passé (mémoire), le présent de
l’avenir (attente) et le présent du présent (attention actuelle). Le temps existe grâce à la conscience
car elle met en relation les souvenirs et anticipation pour recréer un présent. Notre âme n’est pas
fixée au présent et peut se distancer pour prendre en compte le passé et anticiper l’avenir.
Temps : succession de changements perçus par la conscience, durée continue.

Bergson
Le temps physique schématise et déforme la réalité, le temps c’est de la durée.
Temps physique : mesure objective du déroulement des évènements. Il permet de nous synchroniser.
Temps mathématique : Manière de mesurer le temps avec des chiffres (heures, minutes, secondes)
sur une horloge (en réalité=ininterrompu). Cela peut donner l'impression qu’il avance régulièrement,
même si dans la vie quotidienne, il peut sembler varié, stressant.
Durée (=temps psychologique) : Sentiment vécu de la continuité des évènements successifs
(=ininterrompu) que perçoit une conscience par sa mémoire (=perception subjective). Lorsqu’on veut
définir/saisir le temps, on le dénature. Le temps est : irrémédiable (impossible de le saisir/fixer),
irréversible (pas de retour en arrière) et inéluctable (on ne peut l’empêcher/l’éviter)

Héraclite
Tout change, rien ne demeure. Tous n’est qu’un flux perpétuel et le changement est la seule
constante. Cit : « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve »

Heidegger :
Être : tout ce qui a une présence est. Exister : tout ce qui a une conscience [Link] somme des
êtres qui existons. Les hommes, car ils sont conscients, se posent ces deux questions : Pourquoi ?
(=cause) Pour quoi ? (=fixe). C’est l’expérience de la contingence (=peut être autrement) qui fait que
notre être n’est pas nécessaire (essentiel), mais une série de hasard qui a fait que nous sommes là.
Parce qu’on est conscients, on éprouve de la déréliction (=sentiment d’être jeté dans le monde pour y
mourir) = angoisse.

Pascal
Les Pensées. La cause unique à notre malheur est intérieure car naturelle incapacité au repos
(physique et psycho). Les humains ne cessent de s’agiter ds des domaines po ou sociaux et cette
agitation cause le malheur. Il y a des conflits ds tous les domaines. Ex : code civil = relations de
pouvoir mais aussi sociales. Nous avons besoin d’occuper notre esprit pour éviter de penser à nous-
mêmes sinon => conscience de notre condition faible (de nature, vulnérables, dépendants) et
mortelle. La cause de notre malheur provient de nous-même, de notre nature et de notre propre
existence = cause ontologique (qui concerne notre être). Divertissement : capacité à se détourner de
soi-même pour oublier que nous somme mortels et faibles dans la nature (=illusion, pharmakon car
remède mais poison). Il faut s’immerger dans les occupations pour oublier qui on est, passer du soi
misérable au soi désirable (dépendant société). Pb : on se prive de comprendre l’excès car la scène du
monde primordiale est + importante que la société.

Hartmut Rosa
Phénomène contemporain : l’accélération. Avancées du progrès technique = moins de temps
contraint et plus de temps libre mais ressenti de manque de temps. On favoriser l’intensité
( +d’actions par unité de temps) mais divertissement démesuré et contre-productif. Maximisation =
stress = dépendance = urgence/vulnérabilité. Phénomène d’aliénation : devenir étranger à soi-
même), impression de ne plus ressentir ce qu’on vit. On passe à côté du monde, des autres et de soi-
même. Notre existence se vide de saveur, la quantité remplace la qualité, les individus subissent le
temps à travers l’intensité.

Carpe Diem
Profite de l’instant présent, cueille le jour/ne pense pas à demain => Injonction
Conditions : ne pas être envahi par le passé, ne pas être inquiété par le futur. « Nous ne vivons
jamais, nous espérons ». Rappel : Schopenhauer avec la jeunesse/liberté/santé qui passent
inaperçues.
• Épicure
Évacuer l’angoisse de la mort : « Je suis là, la mort n’est pas. La mort est là, je ne suis plus » =
exclusion mutuelle. La mort = disparition des sensations, cela pousse à en profiter un max.
• Les stoïciens ou Épictète
Obj : Réussir à ne pas souffrir de ce qui ne dépend pas de nous (évènements tragiques, maladies).
Nous = mental, jugement, pensées, représentations…
Bilan : Carpe Diem = apprentissage nécessite le développement d’une sagesse afin de sortir des
inquiétudes légitimes (mort, futur, à ce qui nous échappe) = beaucoup de réflexion.

Hannah Arendt
Elle répond au désir d’immortalité chez les humains sous la pérennité de l’art = les œuvres
transcendent l’existence de l’artiste (≠ éternité atemporelle). Les objets naturels sont soumis à un
temps cyclique (cycles répétitifs sans fin) qui peut donner un sentiment d’engloutissement (absurde).
L’œuvre d’art crée un temps linéaire (=progresse sans fin) car elle se veut immortelle. Elle est
contemplée, non utilisée. But : Les objets artificiels témoigner du monde et des hommes, l’humanité
conserve et immortalise les œuvres d’art dans des musées et des livres.

Sartre, 20e siècle


Temporalité : le fait que nous soyons conscients du temps fait que nous voyons notre existence dans
une succession. Les 3 temps s’excluent mutuellement mais pour un être conscient, le passé est dans le
corps (traces/automatismes) et l’esprit (souvenirs/mémoires). La conscience ne se contente pas de
réactiver le passé ou d’anticiper le futur, elle synthétise ces 3 temps. La conscience du temps nous
rend libre car elle permet de se projeter selon le sens qu’on donne au passé/aux souvenirs. Donc, la
portée du passé est modifiée par les choix présents pour le futur. La conscience peut ne pas adhérer
totalement au présent (=néantisation). On a le choix de la manière dont on appréhende ce qui nous
arrive.

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