0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
25 vues19 pages

Fièvres éruptives : classification et traitement

Transféré par

Cherif Ndam
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
25 vues19 pages

Fièvres éruptives : classification et traitement

Transféré par

Cherif Ndam
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON

******* *******
Paix Travail Patrie Peace-Work-Fatherland

Institut des Sciences et Technologies de la Santé

MALADIES INFECTIEUSES ET PARASITAIRES

THEME : FIEVRES ERUPTIVES

Supervisé par : Dr. EMESSOUKOU JUSTINE YOLANDE

Ecrit par :

BISSA KONTCHOU Salomé Angela (TEK ; Chef)


ABONGO MBASSI Françoise (TEK)

Année Académique 2023/2024


TABLE DES MATIERES

INTRODUCTION

I- CLASSIFICATION DES FIEVRES ERUPTIVES


1- FIEVRES ERUPTIVES VIRALES
2- FIEVRES ERUPTIVES BACTERIENNES
II- SYMPTOMATOLOGIE
1- DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
2- DIAGNOSTIC BIOLOGIQUE
III- TRAITEMENT ET PREVENTION
1- TRAITEMENT
2- PREVENTION
IV- COMPLICATIONS POSSIBLES

CONCLUSION

REFERENCES
INTRODUCTION

Le terme fièvres éruptives désigne les maladies infectieuses, contagieuses et épidémiques


caractérisées par des éruptions cutanées et une évolution cyclique. Elles sont dues aux agents
infectieux viraux ou bactériens dont elles constituent la primo infection, elles peuvent être aussi
révélatrices d’affections beaucoup plus sévères. Leur diagnostic relève essentiellement d’une
analyse sémiologique soigneuse aisée pour des éruptions a l’évolution stéréotypée parfois plus
difficile, l’important étant de ne pas méconnaitre les affections nécessitant une prise en charge
urgente ou spécifique. L’objectif de cette étude est tout d’abord, de présenter les différentes formes
de fièvres éruptives, tout en ressortant leurs étiologies, leurs symptômes, ensuite, de proposer leurs
différentes prises en charge et leurs méthodes de prévention et enfin de souligner leurs
complications.

1
I- CLASSIFICATION DES FIEVRES ERUPTIVES
1- FIEVRES ERUPTIVES VIRALES

Les infections virales à l’origine d’une éruption cutanée sont très nombreuses parmi lesquelles :

• La rougeole : Elle est due à un virus qui se propage par les gouttelettes de salive qu’une
personne infectée produit en toussant ou en éternuant. Ces gouttelettes peuvent contaminer
directement les personnes non immunisées ou indirectement par le biais des mains, des
objets, des mouchoirs souillés. Après la guérison de la maladie, le malade est immunisé à
vie. Un malade est contagieux environ cinq jours avant l’apparition de l’éruption cutanée.
Après une période d’incubation de 10 à 12 jours, la rougeole se manifeste par une forte
fièvre supérieure à 38.5 °C, une toux avec une rhinite et une conjonctivite, accompagnées
d’une grande fatigue. Des petits points blancs dans la gorge sont aussi caractéristiques de
la maladie. Ensuite survient l’éruption cutanée constituée de petites tâches très rouges un
peu surélevées à côté des zones de peau normale. Les boutons apparaissent d’abord sur le
visage, derrière les oreilles, sur le front pour atteindre ensuite le cou et l’ensemble du corps
au bout du troisième jour.

• La rubéole : est une maladie principalement infantile touchant les enfants, les adolescents
et parfois les adultes. La cause principale de cette maladie, qu’il soit question de la rubéole
adulte, de la rubéole congénitale comme de la rubéole du bébé, c’est le virus de la rubéole.

2
La transmission du virus est assez rapide d’un individu à un autre. Cela peut se faire par
des échanges de fluides corporels comme la salive, par contact avec des objets contaminés,
ou en étant près d’une personne elle-même atteinte du virus. Ses symptômes peuvent passer
inaperçus chez certains patients, notamment en cas d’absence d’éruptions cutanées. Chez
d’autres patients, des boutons vont apparaître. Les symptômes de la rubéole sont :

• Les éruptions cutanées : elles peuvent apparaître sur le thorax comme partout ailleurs sur
le corps, et sont de couleur rosée ;
• La fièvre : certaines personnes ont de la fièvre pendant quelques jours ;
• Le gonflement des ganglions au niveau du cou et vers les oreilles ;
• Les maux de gorge ;
• La conjonctivite.

• La roséole également appelée exanthème subit ou sixième maladie, est une infection
commune de l'enfance qui est causée par un virus de la même famille que les virus
responsables de la varicelle et du zona. Ce virus peut se propager par de minuscules
gouttelettes propulsées dans l'air lorsqu'une personne infectée parle, tousse, rit ou éternue.
Cela se produit avant que les personnes affectées ne subissent des symptômes. L'infection
est propagée lorsque d'autres personnes inhalent les gouttelettes ou les touchent pour
ensuite toucher leur bouche ou leur nez. Les enfants développeront une fièvre soudaine qui
peut monter jusqu'à 39,5 C à 40,5°C et qui durera de 3 à 5 jours. Malgré la fièvre, les
enfants sont habituellement alertes et ne semblent pas malades. Il se peut également,
toutefois, que certains enfants contractent un léger mal de gorge, des écoulements nasaux,

3
de la toux, une enflure des ganglions et une légère diarrhée pendant que la fièvre est
présente ou avant l'apparition de celle-ci. Certains enfants présentent également de la
fatigue, une enflure des paupières et une diminution de l'appétit.

• Le mégalérythème épidémique ou cinquième maladie lié au parvovirus B19. Le symptôme


le plus typique est représenté par ce qu'on appelle le visage giflé : les joues sont rouges et
chaudes, comme si l'enfant avait été giflé. Après quelques jours, l'éruption s'étend sur les
bras, les jambes et, dans une moindre mesure, sur le tronc, avec des plaques d'environ 1 cm
de diamètre, de couleur rouge-rose, généralement isolées et non détectées, qui peuvent
avoir un aspect clair au centre et rougi sur le bord. Parfois, ils démangent. Chez certains
enfants, des symptômes pseudo-grippaux tels qu'une faible fièvre, un léger malaise général,
des douleurs musculaires, un écoulement nasal, des maux de tête peuvent survenir 7 à 10
jours avant l'apparition de la « gifle ».

4
• La varicelle :est due au virus varicelle-zona, un virus de la famille de l’herpès. Elle est
certainement la maladie infantile virale la plus contagieuse et la plus fréquente. Elle se
transmet par voie respiratoire, par inhalation de gouttelettes de salives émises par le malade
et par contact avec les lésions de la peau ou avec du matériel contaminé. Une personne est
contagieuse deux à quatre jours avant l’apparition des vésicules (période d’incubation) et
jusqu’à ce que la dernière croûte soit formée.

Il existe également un risque de transmission du virus de la varicelle à partir d’un malade ayant
un zona, car le liquide présent dans les vésicules du zona contient du virus. Dans ce cas, la
transmission se fait uniquement par contact avec les lésions cutanées. Les symptômes de la
varicelle sont une : une fièvre modérée, des maux de tête, une toux légère et le nez qui coule. Les
lésions de la peau, typiques, apparaissent un peu plus tard : on observe de petites taches rouges sur
le visage et le tronc, accompagnées de démangeaisons. Elles s’étendent à l’ensemble du corps et
deviennent des petits boutons contenant un liquide clair extrêmement contagieux. Au bout de 2
jours, ces vésicules sèchent pour former une croûte qui finit par tomber, laissant une cicatrice rouge
et blanche qui disparaîtra en quelques mois.

5
• La maladie de Kawasaki:, aussi appelée syndrome de Kawasaki ,débute par une fièvre,
habituellement au-dessus 38,5 C. Un enfant porteur de la maladie est irritable et a sommeil.
Il éprouve quelquefois des douleurs abdominales. Quelques jours plus tard, une éruption
cutanée apparaît n'importe où sur le corps. L'éruption n'a pas de forme spécifique et ne dure
souvent qu'un court laps de temps. Le blanc des yeux devient rouge (conjonctivite), mais
sans écoulement. Les lèvres sont parfois sèches, craquelées et rouges ; la langue rougit et
les papilles augmentent de volume. Les mains et les pieds sont souvent enflés et deviennent
rouge violacées. Parfois un rash survient, notamment aux doigts et aux orteils, suivi d'une
desquamation (surtout au bout des ongles). Souvent quelques ganglions enflent,
particulièrement dans le cou.

• Gianotti-crosti : affection cutanée virale qui touche essentiellement les jeunes enfants (de
2 à 6 ans). Elle peut être due à différents virus (hépatite A, B, echovirus 8, entre autres).
Elle se traduit par une éruption subite de petites papules roses, d'abord sur les membres,
puis sur le visage et le tronc.

6
• La maladie mains-pieds-bouche : est une infection virale qui touche habituellement les
bébés et les enfants. Elle peut engendrer une fièvre, une éruption cutanée accompagnée de
cloques sur les mains et les pieds, de lésions dans la bouche, de maux de gorge et d'un
appétit médiocre. Cette maladie est contagieuse et elle se déclare souvent 3 à 7 jours après
un contact avec une personne infectée. Elle est causée par un groupe de virus appelés entéro
virus précisément coxsackie A16 et entérovirus 71. Elle se transmet aisément et peut se
propager d'une personne à l'autre par contact direct avec les sécrétions du nez et de la gorge,
avec la salive, les selles infectées ou le liquide d'une cloque. Une fois que le virus a été
transmis à 'une personne, toute une semaine peut s'écouler avant l'apparition des premiers
symptômes, bien que toutes les personnes infectées n'observent pas la manifestation de
symptômes.

La mains-pieds-bouche débute habituellement par une légère élévation de la température


et une fatigue généralisée. Une éruption cutanée constituée de minuscules points rouges
douloureux apparaîtra au bout de 2 ou 3 jours, et commencera à former des cloques. Ces
taches sont susceptibles de siéger :

• A l'intérieur de la bouche (sur la langue, les gencives ou sur la face interne des joues) ;
• Sur la paume des mains ou sur les doigts ;
• Sur la plante des pieds ou sur les doigts de pied ; sur les fesses et les organes génitaux.

7
2- Fièvres éruptives bactériennes

• La méningococcie : La bactérie en cause est Neisseria meningitidis. Une personne


atteinte de cette infection peut transmettre la bactérie par la toux et les éternuements. Les
symptômes précoces les plus fréquents sont les suivants :

• Fièvre
• Eruption cutanée constituée de petites taches
• Nausées
• Irritabilité
• Inquiétude
Au fur et à mesure que la maladie progresse, le malade peut développer des symptômes plus
graves, notamment :

• Caillots de sang
• Des taches de saignement sous la peau
• Léthargie
• Bouleversement

Environ la moitié des cas de méningococcie surviennent chez les enfants de moins de 4 ans.

8
• La scarlatine: La bactérie responsable est un streptocoque du groupe A(streptococcus). La
maladie survient surtout en période froide, touchant de façon épidémique les
collectivités(école).

La transmission de l'infection se fait par l'air le plus souvent à partir d'un enfant atteint. La
contamination d’une personne à l’autre se fait par voie aérienne (toux, éternuements, postillons
projetés en parlant), ou de façon indirecte, en touchant des objets récemment souillés par des
sécrétions.

Ses symptômes sont

- Au début, la maladie est brutale se manifestant par une forte fièvre, des frissons, des
douleurs pharyngées (gorge) et abdominales, vomissements. Ces premiers symptômes sont
comparables à une angine.
- L’exanthème débute sous les aisselles, aux plis du coude et de l’aine et peut ensuite toucher
d’autres parties du corps comme le haut du thorax, le bas de l'abdomen, le visage (sauf le
pourtour de la bouche),et extrémités (sauf les paumes des mains et les plantes des pieds).

9
II- SYMPTOMATOLOGIE
1- Diagnostic différentiel

Les symptômes peuvent varier en fonction de la cause sous jacente de l’infection. Cependant, il
existe des signes communs a toutes les formes de fièvres éruptives

• Eruption cutanée elle peut se présenter sous la forme des taches rouges, de petites ampoules
ou vésicules remplies de liquide. Elle peut se présenter sur tout le corps ou se limiter a
certaines zones spécifiques
• La fièvre qui ’s’accompagne d’une augmentation de la température corporelle. Elle peut
être légère mais peu parfois atteindre des niveaux élevés provoquant malaises et inconfort.
• Prurits ils peuvent varier en intensité et peuvent être très inconfortables pour la victime
• Fatigue les personnes atteintes de fièvre éruptive peuvent présenter des symptômes de
fatigue ou de faiblesse générale.

2- Diagnostic biologique

Cas 1 La rougeole

Le diagnostic biologique repose notamment sur la mise en évidence d’IgM spécifiques sur
un premier prélèvement ou sur l’élévation d’au moins quatre fois du titre des IgG sur deux
prélèvements espacés de 10 à 20 jours, en s’assurant toutefois qu’il n’y a pas eu de vaccination
dans les deux mois précédant le prélèvement

Cas 2 La rubéole

Il repose sur le dosage sanguin qui constitue le diagnostic de base : Celui-ci s’effectue sur
un prélèvement veineux, en général au pli du coude. Ce dosage consiste à rechercher dans le sang
la présence d’anticorps anti-rubéole signe que l’infection a déjà été contractée et que la personne
est protégée.

10
Cas 3 La roséole

Le médecin réalise un examen physique et observe les différents symptômes ressentis par l’enfant.
Il pose également des questions à l’enfant ou aux parents. Si le diagnostic de la roséole n’est pas sûr ou que
des complications sont suspectées, des examens complémentaires peuvent être prescrits. Une prise de sang
permet par exemple de vérifier la présence du virus de la roséole dans le corps.

Cas 4 La cinquième maladie

La présence des symptômes suffit en général à poser le diagnostic de mégalérythème.


"Lorsque les signes sont plus atypiques, et que l'on doit confirmer un diagnostic, deux tests peuvent
être réalisés : un test diagnostique PCR (polymérase chain reaction) qui consiste en la recherche
d'ADN dans les sécrétions oropharyngées, ou une sérologie qui recherche des anticorps

Cas 5 La varicelle

En cas de diagnostic incertain, des examens de laboratoire de confirmation peuvent être


effectués ; cela nécessite l'un des éléments suivants :

• « Polymerase Chain Reaction » (PCR) pour l'ADN viral

• Détection par immunofluorescence de l'antigène viral dans les lésions

• Tests sérologiques

• Culture virale

• Frottis de Tzanck

Dans les tests sérologiques, la détection des anticorps IgM contre le virus varicelle-zona
ou la séroconversion du négatif au positif pour les anticorps virus varicelle zona indiquent une
infection aiguë.

Les prélèvements sont généralement effectués par scarification de la base des lésions et
sont transportés au laboratoire dans un milieu pour virus. Un frottis de Tzanck d'un grattage
superficiel de la base d'une vésicule fraîchement rompue colorée au Wright-Giemsa ou au bleu
de toluidine montre des cellules géantes multinucléées et des cellules épithéliales avec des corps

11
d'inclusion intranucléaires éosinophiles en cas d'herpès simplex et d'herpès zoster. La culture
peut être utilisée, mais a une sensibilité inférieure à celle de la PCR et prend du temps (1 à 2
semaines).

Cas 6 Kawasaki

Tous les patients atteints d’une maladie de Kawasaki, doivent faire l’objet d’une surveillance
régulière par électrocardiogramme (ECG) et échocardiographie. Le ECG peut révéler des troubles du
rythme, des signes de dysfonctionnement ventriculaire et des ischémies myocardiques.

Cas 7 Gianotti crosti

L’aspect clinique de crosti est assez caractéristique, et de nombreux enfants ne nécessitent pas
de tests spécifiques. Cependant, les tests sanguins peuvent inclure :

• Numération globulaire
• Fonction hépatique
• Sérologie virale ou PCR.

Cas 8 La maladie mains pieds bouche

Les médecins peuvent envoyer des échantillons de matière prélevés dans la gorge ou les
selles à un laboratoire où ils seront mis en culture et analysés.

Cas 9 La scarlatine

Il est possible de réaliser un prélèvement de gorge a la recherche de la bactérie, le


streptocoque beta hémolytique pour certifier le diagnostic en cas de doute, un test de diagnostic
rapide

12
Cas 10 Méningococcie

Numération Formule Sanguine (NFS), un ionogramme sanguin,

III- TRAITEMENT ET PREVENTION


1- Traitement

Le traitement de la fièvre éruptive dépend de la cause sous-jacente de l’infection. Dans de


nombreux cas, la maladie disparaît d’elle-même sans nécessiter de traitement spécifique.
Cependant, certains traitements peuvent être recommandés pour soulager les symptômes et
prévenir les complications.

• Médicaments contre la fièvre : Pour réduire la fièvre et soulager l’inconfort, votre médecin
peut vous recommander de prendre des médicaments antipyrétiques tels que le paracétamol
ou l’ibuprofène. Il est important de suivre les instructions du médecin et de respecter les
doses recommandées.
• Antihistaminiques : Les médicaments antihistaminiques peuvent être prescrits pour
soulager les démangeaisons associées à la fièvre éruptive. Ils aident à réduire les
symptômes allergiques et à calmer les irritations cutanées.
• Crèmes topiques : Dans certains cas, l’application de crèmes topiques peut aider à soulager
les démangeaisons et à favoriser la guérison de l’éruption cutanée. Votre médecin peut
vous recommander une crème à base de corticostéroïdes ou d’antihistaminiques pour
soulager les symptômes.
• Hydratation et repos : Lorsque vous souffrez de fièvre éruptive, il est important de vous
reposer et de vous hydrater suffisamment. Boire beaucoup d’eau et de liquides hydratants
peut aider à prévenir la déshydratation et à favoriser la guérison.

2 Prevention

La prévention de la fièvre éruptive dépend de sa cause sous-jacente. Voici quelques mesures


générales pour réduire le risque d’infection :

13
• Vaccination : La vaccination est l’un des moyens les plus efficaces de prévenir les
infections virales telles que la varicelle et la rougeole.
• Pratiquer une bonne hygiène : Se laver les mains régulièrement avec du savon et de
l’eau tiède peut aider à prévenir la propagation des infections. Éviter de toucher son
visage sans s’être lavé les mains au préalable, surtout s’il y a eu contact avec des
personnes malades.
• Éviter les contacts étroits : en essayant de les limiter avec des personnes infectées, en
particulier pendant les épidémies de maladies telles que la rougeole ou la varicelle.
• Couvrir la bouche et le nez : Lorsqu’on tousse ou qu’on éternue, se couvrir la bouche
et le nez avec un mouchoir en papier ou son coude pour éviter la propagation des
germes.

IV- COMPLICATIONS
• Varicelle : Les surinfections cutanées bactériennes : elles sont fréquentes, du fait de gratter,
et de l’absence de soins locaux, surtout chez l’enfant, les complications neurologiques,
telles que l’ataxie cérébelleuse, les convulsions et plus rarement l’encéphalite, la myélite,
la méningite, les complications pulmonaires : on note des surinfections bactériennes
(pneumocoque, streptocoque) et des pneumopathies varicelleuses. Ces dernières sont plus
fréquentes chez les adultes mais restent rares.
• Scarlatine : rhumatisme articulaire aigu, Glomérulonéphrite aiguë

• Rougeole : pneumopathie, encéphalite rougeoleuse, leuco-encéphalite sclérosante


subaiguë

• Kawasaki : Une péricardite (inflammation de l’enveloppe externe du cœur) ;Une


myocardite (inflammation du muscle cardiaque); Une atteinte des valves cardiaques.
• Mains pieds bouche : myocardite, méningoencéphalite, méningite aseptique
• 5eme maladie : crise aplastique, anémie chronique, méningoencéphalite, myocardite,
purpura thrombopénique, neutropénie transitoire

14
• La roséole : méningite, hépatite, pneumopathie, syndrome mononucléosique
• Gianotti crosti: hepatomegalie, splenomegalie, hepatite
• Rubéole Si elle n’est pas traitée pendant une période prolongée, elle peut entraîner,
Problèmes de saignement, gonflement des testicules et inflammation des nerfs. Certaines
femmes atteintes de rubéole souffrent d’arthrite. La rubéole : peut causer une infection de
l’oreille et une encéphalite. Les femmes enceintes qui contractent la rubéole peuvent
donner naissance à un enfant atteint du syndrome de rubéole congénitale qui peut entraîner
un retard de croissance, des cataractes, une surdité, des malformations cardiaques
congénitales et un retard mental.

• Méningococcie : Les bactéries qui causent la méningococcie endommagent les


vaisseaux sanguins, bloquant le flux d’oxygène vers les principaux organes et tissus,
ce qui peut entraîner : les lésions cutanées et tissulaire, la défaillance d’un organe, la
perte d’un membre, la mort.

15
CONCLUSION

Au terme de ce travail, nous pouvons conclure que les fièvres éruptives faisant l’objet de
cette étude, sont plus fréquentes chez les enfants que chez les adultes mais pas absentes chez ces
derniers. A cet effet, les mesures de prévention et les traitements tels que présentes sont toutes
aussi valables pour les enfants que pour les adultes. La protection effective des enfants passe par
la protection des parents, ne dit-on pas qu’un bon parent doit protéger son enfant ? C’est pourquoi
les méthodes préventives telles que les vaccins et l’hygiène sont a prioritiser dans le cadre d’une
vie saine.

1
REFERENCES
Manuel MSD
Médecine et sante
Esculape
ELSAN
Dermato pratique

Vous aimerez peut-être aussi