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Méthodes de Sélection Végétale

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Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 1

Sommaire
Titres Pages
INTRODUCTION………………………………………………………………………. 3
Historique de la sélection végétale………………………………………………………. 3
Objectifs de la sélection végétale…………………………………………………………. 4
Importance économique de la sélection végétale………………………………………… 4

CHAPITRE I……………………………………………………………………………. 6

LES BASES SCIENTIFIQUES DE LA SELECTION……………………………… 6


1- RAPPEL DE BIOLOGIE FLORALE………………………………………………. 6
1-1-Organisation schématique d'une fleur (structure)……………………………………. 6
1-2-Modifications ou variations anatomiques pouvant affecter les fleurs……………….. 6
2- Les modes de reproduction des plantes cultivées…….. 7
2-1- La reproduction sexuée………………………………………………………………
7
2-1-1-Les mécanismes assurant l'autogamie (autofécondation)………………………….
7
2-1-2-Les mécanismes de la fécondation croisée…………………………………………
7
2-1-3-Les causes de l'allogamie chez les végétaux……………………………………….
7
2-1-3-1-Les anomalies morphologiques ou physiologiques………………………………
7
2-1-3-2-Les causes d'origine génétique……………………………………………………
8
2-2- La reproduction asexuée……………………………………………………………..
8
3- La connaissance du patrimoine héréditaire de l'espèce…………………………………
9
3-1-Les différents types de mutations…………………………………………………….
9
3-2-Essai de synthèse: Origine génétique des plantes cultivées………………………….
11
4- La variabilité comme matériel pour sélection………………………………………. …
13
4-1- Nature des variations héréditaires……………………………………………………
13
4-1-1- Les variations qualitatives…………………………………………………………
13
4-1-2- Les variations quantitatives……………………………………………………….
13
4-2- Origine des variations héréditaires……………………………………………. ……
14
4-2-1-Les recombinaisons génétiques…………………………………………………….
14
4-2-2-Les mutations……………………………………………………………………….
14
5- L'héritabilité…………………………………………………………………………….
14
CHAPITRE II…………………………………………………………………………
17
LE MATERIEL GENETIQUE………………………………………………………
17
1- Les espèces de matériel végétal et les procédés de leur obtention…………………..
17
I-I- La systématique éco– géographique des plantes cultivées :…………………………
17
1-2- Notion de caractères et propriétés des plantes………………………………………
19
1-3- Notion de variété …………………………………………………………………..
19
4-Les centres d’origine et de diversification des plantes cultivées …………………..
20
3- La loi des séries homologues ou variations parallèles de Vavilov :…………………..
23
4- La conservation des ressources génétiques des plantes ………………………………
23
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 2

CHAPITRE III………………………………………………………………………… 27

LES METHODES DE SELECTION…………………………………………………. 27


I - Les méthodes………………………………………………………………………… 27
1- Sélection (choix)……………………………………………………………………….. 27
2- L'hybridation (croiser)…………………………………………………………………. 27
3- La mutagenèse…………………………………………………………………………. 27
4 – la biotechnologie. ………………………………………………………………… ….. 27
1-1-La sélection massale ………………………………………………………………….. 27
1-2-La sélection individuelle……………………………………………………………… 27
1-3-La sélection généalogique ou pedigree………………………………………………. 28
1-4-La sélection clonale…………………………………………………………………… 28
2-L'hybridation et l'hétérosis …………………………………………………………. 28

2-1-Le choix des forme parentales pour l'hybridation…………………………………… 28


2-1-1-Les principes éco - géographiques de choix des formes parentales………………. 29
2-1-2-Choix des formes parentales par les éléments de la structure du rendement…….. 29
2-1-3-Choix des formes parentales par la structure de la période de végétation……….. 29
2-1-4-Choix des formes parentales sur la base des différences de résistance aux maladies
…………………………………………………………………………………………... 30
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 3

INTRODUCTION

Historique de la sélection végétale

Les origines de la sélection végétale se confondent avec celles de l’agriculture. Le choix des
reproducteurs a toujours été pratiqué d’une manière plus au moins intuitive et empirique. Tout
commença à partir de ce jour historique, quand l’homme à la recherche de sources
d’alimentation plus sûres et plus abondantes, dégagea pour la première fois un lopin de terre et y
sema les graines des plantes sauvages qu’il devait utiliser comme aliment. L’introduction des
plantes par la suite s’accompagna par la sélection des formes (types) nécessaires de plantes. Entre
autre l’agriculteur remarqua que la descendance (progéniture) de bonnes plantes ne pouvait être
meilleure que celle des mauvaises et c’est pourquoi il commença à pratiquer la sélection des
graines à partir des meilleures plantes pour le semis.
Dans l’histoire de la sélection on distingue quatre (4) étapes : la sélection primitive, populaire,
industrielle et scientifique.
- la sélection primitive : chez les peuples antiques, l’homme primitif lors de ses tournées ou
promenades ramassait les meilleures plantes qu’il rencontrait et les utilisant dans son
alimentation sans se soucier de leur conservation. Avec l’apparition de l’agriculture, l’homme
choisit les meilleures plantes, les reproduisit et commença à les conserver. Ainsi naquit la
sélection primitive. Il est établi qu'à l'époque du néolithique (âge de la pierre polie, l’homme
primitif pratiquait la sélection des plantes cultivées et des animaux domestiques.
- la sélection populaire : Avec le développement de la phytotechnie petit à petit les méthodes
de la sélection artificielle s’améliorèrent et permirent d’obtenir des résultats substantiels. Si
la sélection primitive avait un caractère spontané, alors la sélection populaire, au contraire
devient méthodique et acquiert un caractère massal, embrassant ainsi un grand nombre de
populations agricoles. Ainsi apparut la sélection populaire.
Grâce à la sélection populaire de bons résultats ont été obtenus dans beaucoup de pays. Les
variétés ainsi créées furent appelées variétés locales ou anciennes. Elles se formèrent au cours
d’une période très longue dans la plupart des cas sous l’action conjuguée de la sélection naturelle
et artificielle.
En Russie furent créées pendant cette période de remarquables variétés de blé d’hiver et d’été ;
en Inde de nombreuses variétés de riz et d’autres plantes cultivées.
Bien que des résultats positifs fussent obtenus, la sélection populaire était privée de base
scientifique.
- la sélection industrielle : le développement des forces productives dans la société capitaliste à
la fin du 18è et au 19è siècle en Europe occidentale donna une impulsion à l’organisation de
la production des semences sélectionnées comme source de profit pour l’économie
capitaliste. Ainsi pendant la période donnée, pour la prière fois furent consciencieusement
commencés des travaux de sélection et organisés les premières pépinières de collection de
matériel végétal. On assista à la création des firmes de production de semences sélectionnées
et des stations de recherche en Europe occidentale et aux Etats-Unis. La période se
caractérisa par l’utilisation de la sélection industrielle, généalogique, l’hybridation.
- la sélection scientifique : le père de la sélection scientifique fut Charles Darwin, qui dans ses
œuvres « l’origine des espèces par voie de sélection naturelle » et « le changement des
animaux et plantes cultivées à l’état domestique » montra comment avec la sélection on peut
créer de nouvelles espèces et variétés. La génétique eut un apport capital pour le
développement de la sélection scientifique.
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Avec l’apparition de la sélection scientifique, l’homme armé des données de la génétique ne se


contente plus de la sélection des caractères positifs existants dans les espèces naturelles ou
cultivées, mais cherche à élaborer un modèle sur lequel sera calqué la variété à synthétiser grâce à
l’utilisation des méthodes les plus variées (recombinaison génétique, mutagenèse expérimentale,
génie génétique etc.).
A l'heure actuelle la sélection demeure l’un des principaux moyens de l’intensification de la
production agricole et son importance ne cesse de s’accroître parmi les sciences agronomiques.

La sélection végétale

Objectifs de la sélection végétale


La sélection est une science qui a pour but l’amélioration des espèces et variétés existantes et la
création de nouvelles espèces et variétés plus productives. Du latin « Sélectio » - signifie choix,
tri. Autrefois, le tri ou choix des meilleures plantes parmi les populations des plantes sauvages ou
cultivées était la seule méthode de sélection. C’est pourquoi la sélection signifiait choix des
meilleures plantes et leur reproduction continue (répétée).
Avec le développement des autres sciences biologiques en particulier avec celui de la génétique,
la sélection va dépasser le simple cadre du choix. Ainsi, la sélection est une science, qui élabore
ses propres théories et méthodes d’amélioration et de création des variétés qui correspondent au
niveau de développement des forces productrices de la société.
La sélection en rapport étroit avec les autres sciences agronomiques se charge de l’augmentation
du rendement des plantes à l’unité de surface cultivée. La sélection a pour but de créer des
variétés adaptées aux nouvelles conditions culturales permettant d’obtenir de bons rendements à
l’hectare tout en diminuant le coût de production.
Les nouvelles variétés sélectionnées doivent se caractériser par une bonne adaptation aux
nouvelles techniques culturales, aux aléas climatiques, aux conditions du sol, une bonne
résistance aux maladies et aux insectes, une meilleure utilisation des engrais organiques et
minéraux, en somme une bonne productivité.
Tous les objectifs de la sélection végétale peuvent être regroupés en trois volets :
- l’accroissement de la productivité et du rendement : la création de variétés plus productives à
caractères stables au cours des générations successives (notion de fixité génétique,
d’homozygotie, d’homogénéité).
- une bonne adaptation aux conditions culturales : les variétés sélectionnées doivent mieux
résister aux adversités climatiques (sécheresse, fluctuation de température, aux maladies,
aux insectes). Elles doivent répondre mieux que les variétés non sélectionnées ou anciennes,
répondre aux nouvelles techniques culturales (labour, apport de fertilisants, etc.).
- les variétés sélectionnées doivent maintenir ou améliorer les qualités nutritives ou
technologiques (modification de la teneur en éléments nutritifs, les caractéristiques
culinaires, boulangères, etc..).
En bref, il s’agit de rassembler (réunir) dans une variété « idéale » l’ensemble des gènes connus,
susceptibles de lui procurer une parfaite adaptation à un milieu donné.

Importance économique de la sélection végétale


Dans les pays à agriculture avancée (moderne), pratiquant systématiquement la sélection des
espèces végétales cultivées, on a réalisé d’énormes résultats positifs en matière de production
agricole.
Par exemple en France, le rendement du blé pour la période allant de 1904 – 1913 à 1965 passa
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de 12 q/ha à 36 q/ha. De même, aux Etats – Unis pour la période s’étalant de 1935 – 1939 à 1960
la production du maïs doubla et passa de 56 millions à 116 millions de tonnes pour une superficie
à peu près égale. Dans ce dernier exemple, les techniques culturales ayant peu évolué pendant la
dite période, l’accroissement du rendement serait imputable à l’introduction de nouvelles variétés
hybrides plus productives.
En URSS, grâce à la vulgarisation de la variété « Bizostaïa 1 » du blé en 1968 seulement on a
obtenu à l’échelle du pays 273 millions de roubles de bénéfice. Chaque rouble dépensé (investi)
pour la création de la variété rapporta 2027 roubles de bénéfice (Tarassova, 1972). Ainsi, le
rendement du blé d’hiver passa de 25 q/ha à 65 q/ha, c’est à dire qu’elle se multiplia de 2,5 fois
(Loukianenko, 1972).
Un groupe de sélectionneurs soviétiques (parmi lesquels M. J. Hadjinov et G. S. Galeév), élabora
des méthodes de production de semences hybrides de maïs sur la base de l’utilisation de la
stérilité mâle cytoplasmique (S. M. C) ; ce qui a permis de se passer de la castration manuelle
des plantes femelles. Ces méthodes ont permis de réaliser à l’échelle du pays une économie de la
main d’œuvre estimée à 2 – 2 ,5 millions de journée – ouvrières.
Il faut souligner également que les progrès réalisés par la sélection n’ont pas seulement une
importance économique mais aussi sociale. L’introduction dans la production de nouvelles
variétés plus productives avec une légère amélioration des techniques culturales permet de
doubler et dans certains cas de tripler le rendement de la plupart des cultures céréalières dans les
pays en voie de développement. L’accroissement de la production agricole dans ces pays peut
être la clef pour la résolution de beaucoup de leurs maux. Elle pourra palier au problème de la
famine, de la malnutrition et même servir de point d’appui pour le bond économique de ces pays.
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CHAPITRE I

LES BASES SCIENTIFIQUES DE LA SELECTION

A l'heure actuelle, la sélection analytique cède de plus en plus la place à la sélection synthétique
dont la recombinaison génétique demeure la principale base de sélection.
Lors du choix de la méthode la plus efficace de la sélection, il est nécessaire de tenir compte
d'une série de particularités biologiques des plantes dont:
- le mode de reproduction (reproduction sexuée, asexuée ou combinaison des deux),
- les particularités structurales des fleurs et du nombre de grains de pollens pouvant être émis ou
fournis par les plantes,
- le degré de d'auto- stérilité et de ses causes,
- l'influence de l'imbreeding (la consanguinité) sur la vigueur et la productivité des plantes,
- la connaissance du patrimoine héréditaire de l'espèce.

1- RAPPEL DE BIOLOGIE FLORALE

1-1-Organisation schématique d'une fleur (structure)


Une fleur idéale comprend trois(3) parties ou catégories d'organes:
les organes accessoires, protecteurs et reproducteurs.
- Les organes accessoires: la fleur est reliée à la tige principale par un pédoncule floral, qui à son
extrémité, s'élargit en réceptacle floral à l'aisselle duquel on a souvent une bractée.
- Les organes protecteurs: enveloppent les organes reproducteurs et se composent du calice
(ensemble des sépales) et de la corolle (ensemble des pétales). L'ensemble des pétales et sépales
prend le nom de périanthe
- Les organes reproducteurs:
a) L'appareil reproducteur mâle (androcée) est constitué d'étamines comprenant deux (2)
parties le filet et l'anthère, qui à maturité libère les grains de pollen.
b) L'appareil reproducteur femelle (gynécée) ou pistil est constitué d'une ou de plusieurs
carpelles. Chaque carpelle comprend un ovaire (contenant des ovules), surmonté d'un style,
terminé d'un stigmate muni de papilles (soie, duvet).

1-2-Modifications ou variations anatomiques pouvant affecter les fleurs


On distingue:
- des fleurs hermaphrodites: rassemblant sur le même réceptacle les organes mâles et femelles,
- des fleurs unisexuées: comprenant un seul type d'organe mâle ou femelle. Si les fleurs
unisexuées mâle et femelle sont sur une même plante, la plante est dite monoïque (maïs) et si par
contre elles sont sur différents pieds, la plante est dite dioïque (chanvre indien, dattier).
Une fleur est dite dialysépale quand ses sépales sont complètement séparés les uns des autres et
dialypétale quand les pétales le sont également. Elle est dite gamosépale, gamopétale quand les
sépales, les pétales sont soudés. Elle est dite asépale ou apétale quand elle est dépourvue de
sépales ou de pétales.
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2- Les modes de reproduction des plantes cultivées


Chez tous les végétaux ,on distingue deux (2) modes de reproduction: la reproduction sexuée et
la reproduction asexuée.
- la reproduction asexuée se fait par les différentes parties ou d'organes végétatifs de la plante ;
- la reproduction sexuée est le mode le plus perfectionné et est caractéristique comme des plantes
inférieures et comme des plantes supérieures.

2-1- La reproduction sexuée


L'essence de la reproduction sexuée consiste en l'union de deux cellules sexuelles femelles et
mâles, appelées gamètes. La cellule obtenue par fusion est appelée zygote. Le zygote se
développe pour donner un nouvel organisme.
Selon le type de pollinisation ou de fécondation on distingue des plantes allogames et des
plantes autogames.

2-1-1-Les mécanismes assurant l'autogamie (autofécondation)


L'autogamie est favorisée par différentes modalités de la biologie florale qui supposent la
proximité et la maturité simultanée des organes mâles et femelles. Les mécanismes assurant
l'autogamie sont peu nombreux. Le mécanisme le plus radical est la cleistogamie, au cours de
laquelle la fécondation a lieu quand encore les fleurs ne sont pas épanouies (fermées). Un autre
mécanisme favorisant l'autofécondation est la formation par des étamines une sorte de couronne
autour du pistil, dans laquelle celui-ci doit croître (se développer) ; ce mécanisme est répandu
chez les malvacées, chez la tomate.

2-1-2-Les mécanismes de la fécondation croisée (l’allogamie)


Les mécanismes assurant l'allogamie sont très nombreux:
- le dimorphisme sexuel chez certains végétaux (plantes mâles et plantes femelles séparées) :
Plantes dioïques. Ex : dattier,
- le décalage de maturité entre l'organe mâle et l'organe femelle (dichogamie),
- les variations dans l'organisation structurale des fleurs (apétale, asépale, différence de longueur
des organes floraux etc.)
- l'auto- stérilité ou incompatibilité,
- l'androstérilité.

2.1.3. Les causes de l'allogamie chez les végétaux


Elles peuvent être rassemblées en deux (2) catégories:
- les anomalies morphologiques ou physiologiques nettement visibles,
- les causes d'origine génétique entraînant l'auto- stérilité.

[Link]. Les anomalies morphologiques ou physiologiques


La disposition des organes reproducteurs mâles et femelles permet l'autofécondation
(homogamie, hétérostylie) ou empêche (hétérogamie). Chez certaines plantes, les étamines et les
pistils ont différentes longueurs (hétérostylie). Dans certains cas les pistils sont plus longs et dans
d'autres cas, ce sont les étamines qui sont plus longues. Chez la plupart des plantes anémophiles,
les fleurs sont dépourvues de calice et de corolle, favorisant ainsi une pollinisation libre par le
vent. Chez la plus part des entomophiles, souvent la couleur vive, l'odeur intense de la corolle et
la présence du nectar sont des atouts très favorables pour attirer les insectes.
- La dichogamie est un phénomène au cours duquel les organes mâles et femelles n'arrivent pas à
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maturité en même temps, le décalage de maturité n'excédant pas le plus souvent 2 à 6 jours :
- La protandrie est la maturité plus précoce des étamines (seigle, maïs, betterave, laitue) ;
- La protogynie est la maturité plus précoce des pistils "stigmate" (chou, mil, avocatier, pomme
de terre).

[Link]. Les causes d'origine génétique de l’allogamie


Ce sont les plus fréquentes et les plus complexes. Elles sont entre autres :
- La stérilité due à l'état polyploides: actuellement il est démontré que certaines de nos plantes
cultivées sont des polyploides naturels, ayant très souvent des irrégularités dans la méiose
conduisant à une stérilité plus ou moins complète du pollen.
- La stérilité due à l’état hybride: on sait également que diverses plantes cultivées sont des
hybrides interspécifiques, dont la méiose est souvent accompagnée d'anomalies entraînant la
stérilité du pollen.
- La stérilité mâle ou androstérilité: les causes sont multiples et se manifestes par l'avortement
des étamines et peut-être due:

a) Par la seule présence d'un gène ou de plusieurs gènes de stérilité (stérilité mâle génique), qui se
caractérise par l'absence ou la présence d’anthères vides, de pollens déformés etc. Il s’agit de
l’androstérilité (stérilité du grain de pollen à.

b) Par l’effet conjugué des facteurs des facteurs du noyau et du cytoplasme qui se manifeste par :
- La stérilité mâle cytoplasmique: le phénomène de stérilité mâle géno-cytoplasmique ou nucléo-
cytoplasmique se traduit en général par l'avortement des étamines et l'absence de grains de
pollen fertiles. Le comportement génétique de ce caractère est variable et complexe. Il s'exprime
lorsqu'un gène de stérilité "MS" se trouve à l’état récessif homozygote dans un cytoplasme
dénommé (S) stérile, par opposition au cytoplasme normal (N). L'individu mâle stérile est alors
Srfrf, toute autre forme Nrfrf, NRfrf,SRfrf etc. est fertile. La stérilité mâle cytoplasmique est
utilisée chez le maïs, le sorgho, le ricin, l'oignon.
- L’auto stérilité ou l'auto – incompatibilité : ce type de stérilité résulte de l'action de substances
inhibitrices, présentes dans les tissus du style et du stigmate, ou de la présence des gènes d'auto
stérilité (d'auto - incompatibilité) dans les grains de pollen et dans les tissus du pistil, stoppant la
croissance du tube pollinique des grains de pollen issus du même individu ou des individus ayant
le même génotype. On distingue l'auto incompatibilité gamètophytique et sporophytique.
Dans le cas de l'auto - stérilité gamètophytique, aucun allèle ne peut exprimer une dominance.
Elle est déterminée par la nature génétique du grain de pollen (seigle, betterave).
Dans le cas de l'auto - stérilité sporophytique on observe une relation de dominance entre les
séries alléliques, et le pouvoir fécondant du grain de pollen est déterminé non seulement par la
nature génétique du grain de pollen (gamètophyte) mais par le génotype de la plante réceptrice du
grain de pollen c'est à dire par le génotype du sporophyte (chou, radis).

2.2. La reproduction asexuée


Elle est la reproduction des organismes à partir des organes, des tissus, des parties, des cellules
autres que les cellules germinales (gamètes). Elle peut se faire à partir des tiges, des bulbes, des
tubercules, des stolons, marcottes, rejets, etc. La descendance ainsi obtenue à partir d'une plante
initiale est appelée clone.
La reproduction asexuée permet:
- d'augmenter rapidement le nombre de plantes élites, favorisant l’installation des essais de
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comportement, de rendement multilocal ou écologique,


- de conserver la stabilité des formes, qui par voie sexuée donneraient des disjonctions ou ne
donneraient pas du tout de descendances, comme dans le cas de l'hybridation éloignée.
En particulier la multiplication végétative joue un rôle important pour la conservation :

a) des plantes hétérozygotes,

b) des plantes ne se reproduisant pas par voie sexuée par suite du dérangement du mécanisme
chromosomique: triploïdes, aneuploïdes, beaucoup d'hybrides obtenus à partir des formes à
garniture chromosomique variée,

c) des plantes à grains de pollen stériles,

d) des plantes à ovules dégénératifs (à ovules non fécondes), par exemple lors de la
parthénocarpie (certaines variétés de vigne).

3. La connaissance du patrimoine héréditaire de l'espèce

Il est admis, actuellement, que chaque espèce végétale possède un stock chromosomique
caractéristique, représenté par le nombre fixe de chromosomes de ses cellules sexuelles: n
(nombre haploïde), les cellules diploïdes ou somatiques en renferment 2n (nombre diploïde).
Cette notion comporte cependant certaines restrictions. On observe, en effet, chez diverses
espèces, l’existence de type dont les nombres chromosomiques sont des multiples d'un nombre
de base (génome).
- Fléole des prés (Phleum pratense) 2n = 14, 42
- Chiendents (Agropyrum elongatum) 2n = 14, 42, 56, 70
Si on examine, maintenant, comment se présente à l'intérieur d'un même genre, les différentes
espèces du point de vue de leur stock chromosomique.

a) Espèces à stocks chromosomiques multiples apparents d'un nombre de base x


- Triticum sp (blés) 2n = 14, 28, 42 7
- Prunus sp (Pruniers cerisiers) 2n = 16, 32, 48 8

b) Espèces à stocks chromosomiques sans liaison apparente


- Brassica sp (chou, Colza, Navet, Moutarde) 2n = 16, 18, 20, 34, 36, 38
- Iris sp 2n = 24, 28, 32, 34, 40.
Cette situation (ce phénomène) peut-être soit le fait du hasard, soit la manifestation de liaison
génétique entre espèces d'un même genre ou de genres voisins. Elle pose en particulier le
problème de l'origine génétique des plantes cultivées. Mais ne pourra trouver une explication
valable (pour certains cas précis) qu'après une étude plus complète du patrimoine héréditaire,
d'une analyse du génome.
Celle-ci peut-être envisagée sous deux (2) aspects:
- tenter de localiser sur les divers chromosomes les principaux gènes de l'espèce, en particulier
ceux qui déterminent les caractères agronomiques essentiels ;
- rechercher les liaisons susceptibles d'exister entre génomes des diverses espèces, afin de
pouvoir préciser leur filiation éventuelle et leurs origines génétiques respectives.
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3.1. Les différents types de mutations


La mutation est " une variation brusque, d'amplitude quelconque, totale d'emblée et
immédiatement héréditaire; elle peut apparaître spontanément ou résulter d'une action
expérimentale".
En se plaçant d'un point de vue plus pratique que théorique, on peut subdiviser les mutations en
plusieurs groupes:
- les mutations géniques, affectant un seul gène ou un petit groupe de gènes,
- les mutations chromosomiques, d'ampleur très variable et affectant soit:
* un fragment de chromosome;
* 1, 2 ou plusieurs chromosomes du génome (mutation, aneuploïdie);
* la totalité du génome (mutations polyploides et haploïdes).

a) mutations géniques
Il est vraisemblable que ces mutations résultent de modifications de structures des molécules
d'acide désoxyribonucléique (ADN) constitutives des gènes.
Les causes de ces mutations sont de deux (2) ordres:
- les causes d'origine interne: mouvement moléculaire et vieillissement des semences. Les
semences âgées donnent fréquemment naissance à des plantules présentant dans leurs cellules des
anomalies chromosomiques,
- les causes d’origines externes: température (chaleur ou froid), radiations ionisantes (ultraviolet),
blessures.
La mutagenèse expérimentale a donné à la génétique des armes plus efficaces qui sont:
- les radiations ionisantes de faibles longueurs d'onde,
- les particules élémentaires (neutrons),
- les agents mutagènes chimiques (ypérite, nébularine).
Les radiations ionisantes sont d'autant plus actives que leur longueur d'onde est plus faible et que
l'effet obtenu (% total de mutations) est en général, proportionnel à la dose du rayonnement,
exprimé en "roentgens" ou rad (r). Un roentgen (r) est la quantité de radiation susceptible de
produire dans un cm3 d'aire (o°c et 760mm de mercure), une unité électrostatique de chaque
signe, c'est à dire 2,08.109 paires d'ions.

b) les mutations chromosomiques


b-1) aberrations chromosomiques:
- délétion: perte d'un fragment de chromosomes qui s’élimine,
- inversion: rupture d'un segment suivie de sa soudure, à l'envers, au chromosome dont il s'est
détaché,
- translocation: transfert d'un fragment de chromosome sur un autre chromosome, avec ou sans
inversion; la translocation peut-être réciproque.

b.2) les mutations polysomiques:


Ces types de mutations conduisent à l'obtention des individus aneuploïdes, dont leurs formules
génomiques sont 2n-1, 2n-2, 2n+1, 2n+2;
- nullisomique.......2n-2
- monosomique......2n-1
- trisomique...........2n+1
- tetrasomique......2n+2, etc.
Lorsque ces chromosomes demeurent viables et que les chromosomes de l'espèce peuvent être
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individualisés cytologiquement, il devient alors possible au moyen des mutants nullisomiques ou


monosomiques, de connaître l'assortiment global des gènes portés par chacun des chromosomes,
son absence permettant d'identifier ces gènes par différence.

b.3) les mutations polyploides:


La multiplication du génome de base se rencontre comme nous l'avons vu dans de nombreuses
espèces végétales. L'expérience montre qu'elle est due à une anomalie de la méiose, au cours de
laquelle la totalité des chromosomes passe dans l'une des cellules filles (gamète non réduit).

2n = 14

n=7 n = 14
(gamète réduit) (gamète non réduit)

autofécondation inter fécondation autofécondation


2n = 14 2n = 21 2n = 28

Individu diploïde triploïde tétraploïde

De ce schéma, on distingue 2 types de polyploides:


- les multiples paires du génome de base (artioploïdes), dotés d'une méiose à peu près régulière et
en général fertile,
- les multiples impairs du génome de base (perissoploïdes) dont la méiose est irrégulière et le
plus souvent stériles.
Seule l'autopolyploïdie mérite d'être rangée dans les mutations tandis que l'allopolyploïdie ne
peut intervenir qu'à la suite d'hybridation interspécifique.
L'autopolyploïdie présente un intérêt pratique car conduit à l'augmentation de la taille, de la
dimension des fleurs, des graines, des racines; etc., à un changement de réaction au
photopériodisme, de précocité, etc. Mais il semblerait qu'il existe un optimum du rapport volume
du noyau / volume cellulaire (rapport nucléoplasmique, coïncidant avec la taille maximum de la
plante). Chez les blés, l'optimum est atteint avec 2n = 42 (blé tendre), chez la betterave 2n = 18,
l'optimum se situe à 3n (2n = 27).
La colchicine est très largement utilisée pour l'obtention des polyploides.

b.4) les mutations haploïdes:


Elles résultent du développement parthénogénétique d'une cellule œuf. Les individus haploïdes
sont en général stériles puis qu'il y a impossibilité de réduction chromosomique, sauf si l'organe
muté est lui même d'origine polyploïde. Les mutations haploïdes ont été observées dans la nature
(maïs, blé, solanacée, etc.).

3.2. Essai de synthèse : Origine génétique des plantes cultivées


Grâce à l'étude des mutations, aux recherches cytologiques, à l'hybridation (intra, inter spécifique,
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inter générique), on a pu dans certains cas avoir une idée approximative de l'origine génétique de
divers végétaux. L'hypothèse se réalise en certitude lorsque la synthèse artificielle a pu être
réalisée.
Il est très important pour le sélectionneur de connaître les processus par lesquels la nature a
produit nos plantes cultivées.
Les facteurs ayant contribués à l'apparition des plantes cultivées:
- la sélection empirique aidée par les mutations naturelles, accompagnée de semis successifs,
avec isolement des formes présentant des gènes récessifs intéressants comme yeux superficiels,
peau jaune, stolon courts chez les variétés modernes de pomme de terre ;
- les mutations naturelles (génique, chromosomique, polyploïde) ont données naissance à de
nombreuses variétés et même espèces ;
- les mutations somatiques et de bourgeons chez les végétaux multipliés par voie végétative sont
à l'origine de nombreuses variétés de pommiers, poivrier, agrumes, etc. ;
- l'hybridation inter spécifique ou inter générique est souvent à l'origine de nombreuses espèces
cultivées. La résynthèse de plusieurs plantes cultivées a été réalisée.

Triticum monococcum * Aegilops speltoides


2n = 14 2n = 14
AA BB

F1 AB
2n = 14

duplication du nombre de chromosome

AABB * Triticum tauschii


2n =28 2n =14
DD

F1 ABD
2n =21
duplication du nombre de chromosome

AABBDD * Triticum aestivum (blé tendre)


2n =42
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Les espèces du genre Brassica (chou, moutard noire, navet, colza, etc.) sont génétiquement
réalisées grâce aux synthèses réalisées par Frandsen et Olsson

B
[Link]
n=8

BC AB
B carinata B. juncea
n = 17 n = 18

C AC A
[Link] B. napus B. campestris
n=9 n = 19 n = 10

Relations génétiques entre les espèces du genre Brassica (d'après Frandsen, 1943)
B. nigra: moutarde noire B. carinata: moutarde d'Abyssinée
B. oleracea: chou B. juncea: moutarde brune
B. campestris: navet B. napus: colza

4. La variabilité comme matériel pour sélection


Le progrès en sélection ne peut-être réalisé que si le matériel végétal disponible présente une
variabilité génétique, c'est- à- dire que la sélection s'arrête devant l'homogénéité du matériel.

4.1. Nature des variations héréditaires


Les variations dans l'expression d'un même caractère chez différents individus constituant une
population peuvent- être qualitatives (variation discontinue) et quantitatives (variation continue).
Ces variations concernent deux catégories de caractères se distinguant par leur nature héréditaire
et par le nombre de facteurs héréditaires impliqués dans leur transmission. Ce sont les caractères
qualitatifs et les caractères quantitatifs.

4.1.1. Les variations qualitatives


Ce type de variation concerne les caractères qualitatifs, gouvernés généralement par un seul gène
ou un nombre limité de gène et moins influencés par le milieu ambiant, donc à hérédité simple.
Ces caractères sont également appelés caractères mendéliens ou encore alternatifs (exemple:
forme des grains, couleur des grains).

4.1.2. Les variations quantitatives


Elles concernent les caractères dits quantitatifs, contrôlés le plus souvent par plusieurs gènes,
dont les actions peuvent- être influencées par l’environnement. L'expression phénotypique de tels
caractères est le résultat non seulement de l'interaction des gènes entre eux, mais aussi de
l'interaction de ceux-ci avec le milieu ambiant.
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L'expression phénotypique d'un caractère est définie par trois catégories d'effets génétiques, qui
sont modelés par le milieu extérieur. Parmi ces effets on distingue:
- les effets d'additivité: sont crées par la somme des effets individuels des gènes mis en jeu.
L'effet individuel d'un gène est la part constante de son action dans le déterminisme d'un
caractère, c'est-à-dire celle qui n'est pas influencée par les autres gènes;
- les effets de dominances: se rapportent à l'interaction entre les allèles d'un même gène. Cette
interaction peut produire un effet particulier qui s'ajoute aux effets individuels de ces allèles pris
séparément;
- les effets d’épistasie: ce sont des effets génétiques résultant de l'interaction entre les allèles
localisés dans différents loci.

4.2. Origine des variations héréditaires (variabilité ou polymorphisme génétique)


Les sources des variations héréditaires sont des mutations et les recombinaisons génétiques.

4.2.1. Les recombinaisons génétiques


Sont l'apanage de la reproduction sexuée. Les recombinaisons génétiques aboutissent à la
formation des gamètes de type nouveau, qui résultent de la distribution aléatoire des
chromosomes d'origine maternelle et paternelle ou d’échange de matériels génétiques entre les
chromosomes homologues lors de la méiose. La combinaison des gamètes de type nouveau entre
eux et avec les gamètes de type parental contribue à la création du polymorphisme génétique.

4.2.2. Les mutations


Sont des transformations ou modifications qui affectent le matériel héréditaire donc
transmissibles d'une génération à une autre génération.

5. L'héritabilité

Les variations phénotypiques des individus d'une population pour un caractère donné sont dues à
la diversité génétique et du milieu ambiant. Ainsi la variance phénotypique 2 ph d'une
population hétérogène se décompose en variance génotypique 2g et en variance
environnementale (modificatrice) 2e.
2
ph = 2g + e2 ; 2
g = 2A + 2D + 2N
Par conséquent, la variabilité phénotypique d'un caractère dépend de la variabilité génotypique et
du milieu ambiant. Pour l'évaluation de la variance génotypique en matière de sélection on utilise
le coefficient d'héritabilité. On entend par héritabilité, la part de la variance dans la variance
générale due aux différences génétiques héréditaires. L'héritabilité des caractères quantitatifs est
évaluée par le coefficient, qui s'exprime en pourcentage ou en unité décimale. On distingue le
coefficient d'héritabilité au sens large et au sens étroit.
2
g
2
- au sens large: H = ------------
2
ph

2
A
2
- au sens étroit: h = -------------
2
ph
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L'héritabilité d'un caractère est une estimation du progrès auquel on pourrait s'attendre par
sélection pour ce caractère. Sur le plan pratique, lors du choix ou au cours de la sélection, les
méthodes liées à la détermination du coefficient d'héritabilité H2, de la différentielle de sélection
(S), de l'intensité de sélection et la réponse à la sélection (R), ont une grande importance.
- différentielle de sélection (S) ; S =X1 -X0
X1- valeur moyenne des individus choisis
X0- valeur moyenne des individus de la population initiale
- intensité de sélection (i) est la différentielle de sélection ramenée à l'unité de la déviation
standard.
i = S / ph

- la réponse à la sélection (R); R = S * H2 ;


- R = ph * H2 * i
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EXERCICES

I- Si toute la variance phénotypique d'un caractère a une nature génétique, alors quel sera le
coefficient d'héritabilité de ce caractère dans la population étudiée ?

2- Si toute la variance phénotypique d'un caractère a une nature environnementale, alors quel sera
le coefficient d’héritabilité de ce caractère ?

3- Si la moitié de la variance phénotypique est due aux effets génétiques, alors quel sera le
coefficient d'héritabilité de ce caractère ?

4- Si la composante environnementale de la variance phénotypique est trois fois supérieure à la


composante génétique alors quel sera le coefficient d'héritabilité ?

5- Soient X0 la moyenne d'un caractère dans la population d'origine et X1 la moyenne du même


caractère des individus choisis de la population d'origine.
Soient X0 = 167,1 g et X1 = 271,3 g les valeurs mesurées de ces caractères.
a) Quel sera le progrès auquel on pourra s'attendre dans la descendance des individus choisis si le
coefficient d'héritabilité est 0,17 ?
b) Si dans cette population le coefficient d'héritabilité est égal à celui calculé dans l'exercice 4.

6- Soient deux populations P1 et P2. Les coefficients d'héritabilité au sens large sont
respectivement 0,8 et 0,6 et les coefficients d'héritabilité au sens étroit sont respectivement 0,4 et
0,5. Dans laquelle des deux populations, la sélection apportera un gain constant d'année en
année ?
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CHAPITRE II

LE MATERIEL GENETIQUE INITIAL

Le travail du sélectionneur commence par la collecte du matériel végétal de départ, de quoi


comme le pensait [Link] dépendra avant tout la réussite du travail ultérieur du
sélectionneur.
La possession et la connaissance parfaite d’un matériel végétal de départ permettent au
sélectionneur de savoir quelles sortes de caractères et propriétés peut – on réunir dans les variétés
à synthétiser. Pour le sélectionneur il est très important de connaître où peut – on trouver telles ou
telles sortes de matériel végétal nécessaire pour la création de variétés pour des conditions
climatiques appropriées.

2- Les espèces de matériel végétal et les procédés de leur obtention


On appelle matériel végétal de départ en sélection, les formes culturales et sauvages des plantes
qu'on utilise pour la création de nouvelles variétés.
Actuellement en sélection on utilise les principales espèces suivantes et procédés suivants
d’obtention de matériel végétal.
- les populations naturelles : elles comprennent les formes sauvages, les variétés locales et les
échantillons de collections mondiales des plantes cultivées ;
- les populations hybrides : inter- variétales, inter- spécifiques et inter- génériques ;
- les lignées auto –fécondées : (lignées pures) ;
- les formes (induites) mutées : artificielles et naturelles et les formes polyploides.
L’étude et l’utilisation rationnelle du matériel végétal de départ s’appuient sur la connaissance de
la systématique des plantes, des centres d’origine et de diversification des plantes, la loi des
séries homologues ou variation parallèles de [Link].

I.I. La systématique éco– géographique des plantes cultivées :


La principale unité systématique est l’espèce. Les descendances d’une espèce possèdent une
ressemblance morpho – génétique, se croisent facilement et donnent une progéniture fertile. Ils
sont adaptés à la vie dans des conditions bien déterminées et par la suite occupent une aire
d’expansion appropriée. La systématique botanique donne des informations à propos des
ressemblances, des différences et de l’origine de différentes unités taxinomiques, mais qui sont
insuffisantes pour la sélection pratique. Pour cela il faut nécessairement connaître non seulement
la composition spécifique et sous – spécifique de la culture, mais aussi son polymorphisme
biologique, auquel est liée l’adaptation des plantes aux différentes conditions d’existence. Des
plantes appartenant à une même sous – espèce botanique, mais d’origine géographique
différente, peuvent différer nettement par la résistance à la sécheresse, aux basses températures,
aux maladies, aux insectes et ainsi par les propriétés biologiques. Des plantes de deux formes
différentes peuvent appartenir à différentes sous – espèces mais se caractériser par des
particularités biologiques semblables.
Ainsi dans la nature il existe des différences biologiques entre les formes des plantes au sein
d’une même espèce, liées aux conditions d’existence qui en sélection révèlent une notion
importante : écotype. Un écotype est une forme d’existence d’une espèce qui sur le plan
génétique est relativement constante, caractéristique des conditions
pédo - climatiques déterminées et adaptée à la sélection dans ces conditions.
La science qui étudie les interactions entre la plante et son milieu environnant est appelée
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écologie. L’écologie a établi trois (3) principaux écotypes de plantes :


xérophytes, hydrophytes et mésophytes.
Pour une bonne conduite de la sélection il faut nécessairement avoir les caractéristiques des
mêmes et différentes plantes cultivées dans des conditions pédo – climatiques variées. Pour cela
il est nécessaire de connaître :
- les différences dans la durée du cycle de végétation ;
- les différences dans le déroulement des différences phases de développement, la structure du
cycle végétatif ;
- les caractéristiques des caractères quantitatifs déterminant le rendement, la structure du
rendement ;
- les caractères végétatifs : longueur de la tige, le nombre et la disposition des feuilles, le taux de
croissance après différents endommagements, etc.
- la résistance aux différentes formes de manifestations de la sécheresse (aridité du sol,
atmosphérique ou combinée, de printemps ou d’été) ;
- le comportement des plantes à l’action des basses températures ;
- les particularités de la floraison (ouverte, fermée, le changement du type de floraison dans
différentes conditions de température et d’humidité) ;
- la résistance aux différentes espèces de maladies, compte- tenu de la composition raciale des
parasites ;
- la résistance à l’action des insectes ;
- les différences par la résistance à la verse, à l’égrenage et d’autres caractères, déterminant
l’adaption à la récolte mécanisée ;
- les différences du point de vue de la composition biochimique de la récolte (variabilité de la
teneur en protéine, sucre, amidon, lipide, etc.)
- le comportement aux conditions d’humidification (plantes xérophytes, hydrophytes ou
mésophytes).
La systématique éco – géographique donne au sélectionneur la possibilité de s’orienter sur la
grande diversité des plantes cultivées et l’aider à trouver les formes et variétés nécessaires.
Le fondateur de la systématique éco – géographique, l’académicien [Link] proposa le
schéma suivant de la systématique intra – spécifique des plantes cultivées basée sur les principes
éco – géographiques.

Espèce

Types éco – géographiques (écotypes)

sous – espèces botaniques

Formes et variétés
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1.2. Notion de caractères et propriétés des plantes


Le processus de la variabilité se basant constamment sur les mutations, croisement des plantes,
crée entre elles des différences morphologiques, physiologiques et biochimiques, qui sont
utilisées et sont intensifiées pendant le processus de la sélection lors de la création de nouvelles
variétés. Les variétés différentes entre elles qualitativement. La qualité des variétés se manifeste
dans leurs caractères et propriétés. Toue forme ou variété de plante se caractérise par un
ensemble de caractères et de propriétés. Un caractère ou propriété est une unité morphologique,
physiologique ou biochimique discrète de l’organisme. Les particularités morphologiques de la
constitution des plantes sont appelées caractères.
Les caractères des plantes sont évaluées par mesure, pesée et visuellement : ce sont la taille de la
plante, le nombre et les dimensions des feuilles, la grosseur de la tige, le nombre des nœuds,
d’entre – nœuds, de talles chez les graminées, les dimensions de l’épi ou de la panicule, la forme
et la couleur des fruits, etc. Les particularités physiologiques, biochimiques et technologiques des
plantes sont appelées propriétés.
Les caractères des plantes sont conventionnellement divisés en deux groupes : qualitatifs, dont
les différences entre plantes peuvent être établies visuellement (des épis barbus, couleur bleu ou
blanche des fleurs, graine nue ou couverte) et quantitatifs qui ne peuvent être évalués
visuellement. Ce sont le nombre de grains sur l’épi ou la panicule, la masse des tubercules, le
diamètre, la longueur de la tige, etc.
Sous l’influence du milieu ambiant le degré de variabilité des caractères qualitatifs comme des
caractères quantitatifs est divers, certains caractères sont plus variables et d’autres moins. Lors de
l’étude de la diversité intra – spécifique des écotypes des formes et variétés, le sélectionneur doit
nécessairement connaître et tenir compte :
- du degré de variabilité héréditaire de tel ou tel caractère ou propriété des différentes formes et
variétés ;
- du degré de variabilité d’un caractère donné d’une variété (norme de réaction) sous l’influence
de différentes conditions de culture.

1.3. Notion de variété :


Pour une conduite de la production contrôlée des semences et une utilisation rationnelle des
variétés dans la production agricole, il faut nécessairement savoir qu’est- ce que c’est une
variété ; en quoi consiste les ressemblances comme les différences entre variétés.
On appelle variété un groupe de plantes cultivées se ressemblant par leurs propriétés économico
– biologiques et caractères morphologiques, choisies et reproduites pour être cultivées dans les
conditions climatiques et de production correspondantes dans le but d’augmenter le rendement et
la qualité du produit.
Il sera important de retenir les principes suivants concernant la définition d’une variété :
- le groupe de plantes constituant la variété à une origine commune, il est le résultat de la
reproduction (multiplication) d’une ou de quelques plantes ;
- la ressemblance des propriétés économico – biologiques, des caractères morphologiques est
obtenue par sélection, le degré de ressemblance dépend du matériel initial, de la méthode de
sélection et peut varier ;
- une variété est créée pour être cultivée dans des conditions déterminées, elle peut – être
productive dans une zone et ne pas avoir d’avantages dans d’autres zones ;
- une variété est créée pour être cultivée dans des conditions de production déterminées, elle
doit correspondre au niveau de mécanisation et de technicité atteint par les fermes ;
- dans des conditions climatiques et de production correspondantes, elle doit permettre
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 20

l’obtention de constants rendements de produit de haute qualité.


Les variétés sont classées selon leur origine et les procédés de leur obtention :
- selon leur origine, on distingue les variétés locales et les variétés sélectionnées
- selon les procédés d’obtention on divise les variétés en variétés – populations, variétés –
lignées, variétés – clones, variétés – hybrides et les variétés – mutants.

3- Les centres d’origine et de diversification des plantes cultivées :

Une étude minutieuse de la systématique, de la morphologie, de la génétique, de la cytologie et


l’immunologie des plantes cultivées permit à Vavilov de dresser des cartes de diversification de
ces plantes. Les renseignements historiques se montrèrent particulièrement précieux, en indiquant
l’aire qu’elles occupaient avant les brassages commerciaux et agricole, liés au développement des
voies de communication.
Vavilov partit de l’hypothèse que la différenciation des plantes cultivées s’est faite à partir des
centres géographiques déterminés où les conditions du milieu sont telles que l’effet de sélection à
l’égard de ces formes est faible. Une faible sélection signifie une faible compétition, donc un
nombre faible d’individus ; elle signifie d’autre part une élimination des gènes les moins
favorables, donc une grande richesse en gènes, une grande souplesse évolutive. Il s’ensuit que la
richesse en gènes des populations d’une espèce est d’autant plus grande si hypothèse est exacte,
que le centre de diversification est proche, en s’éloignant de ce centre, l’espèce se spécialise
sous l’effet de telle ou telle forme de sélection ; le nombre d’individus des espèces migrantes
augmente tandis que le nombre de leurs gènes diminue.
Vavilov distingua à l’échelle du globe terrestre huit(8) centres d’origine et de diversification des
plantes cultivées. Sur la base de la théorie de Vavilov, les savants de l’institut fédéral
d’agriculture de l’URSS effectuèrent de grands travaux pour l’étude et la mobilisation du fonds
génétique mondial des plantes cultivées pour la sélection. Cela permit à Joukovskii de développer
la théorie de Vavilov et de déceler quatre(4) nouveaux centres d’origine et de diversification des
plantes cultivées. Ainsi à l’époque on distinguait douze(12) centres d’origine et de
diversification des plantes cultivées.
Selon l’ordre chronologique d’apparition, N.I. Vavilov divisa les centres d’origines et de
diversifications des plantes cultivées en centres primaires et secondaires. Les centres primaires
sont plus anciens, les secondaires apparurent plus tard, leur formation est liée au développement
de l’échange et de la communication entre les régions agricoles.
A la suite de l’apparition des mutations, de croisements entre les espèces dans les centres
secondaires se déroulent en particulier des processus intenses de diversification.
Les centres primaires correspondent souvent (généralement) avec les centres de diversités des
formes spécifiques et sous – spécifiques des plantes cultivées, mais une telle correspondance
(coïncidence) peut ne pas avoir lieu.
Par exemple le centre primaire d’origine du blé est le Transcaucase. Ici se trouve concentré le
plus grand nombre d’espèces et de sous – espèces de ce genre. Ainsi dans ce cas le centre
d’origine correspond au centre de diversité, par contre en Ethiopie se trouve concentré une grande
diversité de formes et sous – espèces du blé. Cependant l’absence d’Aegilops, ayant participé à la
synthèse des hexaploides et des tétraploïdes ne permet pas de considérer l’Ethiopie comme centre
primaire d’origine.
En dehors des macros - centres, Joukovskii établit des micros – centres. Ce sont des restes
(vestiges) des centres primaires ou des centres génétiques réapparus. Leur aire est très petite et
parfois endémique.
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 21

La théorie des centres d’origine et de diversification, la loi des séries homologues dans les
variabilités héréditaires et les principes éco – géographiques de la systématique des plantes
cultivées de Vavilov eurent une importance capitale pour l’étude et la decélation du matériel
végétal de départ nécessaire au sélectionneur. A ce propos [Link] écrivait : « nous savons
actuellement plus ou moins où chercher les propriétés précieuses, dans quelles zones (régions) on
peut trouver les formes productives, où trouver des formes à tige remplie, résistantes à la
sécheresse, aux maladies cryptogamiques ».
A l’heure actuelle il existe des thèses sur la possibilité de decelation (dégagement) des autres
tertiaires de diversification des plantes cultivées. Ce sont les grands centres de sélection où
expérimentalement on obtient et on utilise dans l’hybridation des milliers de nouvelles mutations,
créant par sélection artificielle de nouvelles variétés et formes de différentes plantes agricoles.
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 22

Centres d’origine et de diversification des plantes cultivées

Désignation du centre Aire géographique Plantes ayant pris leur Plantes s’étant
recouverte origine dans le centre secondairement
diversifiées dans le centre
1 2 3 4
1- Sino - japonais Chine centrale et en tout plus 140 espèces avoine, maïs, orange,
occidentale mil, soja, riz, chanvre, les haricot, etc.
montagneuses légumineuses, les
agrumes, bambacc, thé

4- Indenosio – Indochine, Indonésie, arbre à pain, palmier,


indochinois l’archipel malaisien cocotier, manguier

5- Australien Australie 9 espèces de cotons Trèfle


australiens, eucalyptus
500 (605 de la nature)
acacia, 21 espèces de
tabac, citronniers.

6- Hindoustan Inde du sud – ouest riz, sésame, chanvre sorgho

7- D’Asie centrale Inde du Nord- Ouest, blé tendre, pois, pois seigle
Afghanistan, chiche, sésame, radis,
Tadgistan, oignon
Ouzbékistan

8- D’Asie frontale Asie mineure, Arabie, blé 18 /23, seigle, luzerne,


Caucase, partie lupin, melon, arbres
montagneuse de fruitiers, vignier
Turkménie, Arménie

9- Méditerranéen avoine, betterave, vicia blé, légumineuses, orge,


pois
8- Africain Abyssinie avoine, orge, lin, pois,
lupinces

autres parties sorgho, riz et coton arachide


9- Euro – Seberien africain, pastèque,
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 23

palmier, ricin, seigle (sud


africain), betterave, trèfle,
luzerne, vignier, pomme
10- Amérique centrale Mexique, Guatemala, sauvage, lin, tournesol
Costa-Rica, maïs, tripracum, haricot,
Hondouras, Panama courge, espèces sauvage
de pomme de terre, coton
11- Sud - américain Cordelière des Andes perouvien, cacao
pomme de terre,
tournesol, [Link]

12- Nord- américain tournesol, pomme de


terre, tabac, lupin, coton,
vignier.

3. La loi des séries homologues ou variations parallèles de Vavilov :

« Les espèces et les genres génétiquement proche se caractérisent par des séries semblables de
variations héréditaires avec une telle régularité que connaissant une série de formes au sein d’une
espèce, on peut prévoir l’existence de formes parallèles chez d’autres espèces. Plus
génétiquement sont proches dans le système commun les genres et les linnéons, plus la
ressemblance est totale dans les variations parallèles » ;
« Des familles entières de plantes en général se caractérisent par un cycle déterminé de
variabilité, affectant tous les genres, les espèces constituants la famille » ;
« Les espèces et les genres différent par une nature complexe morphologique, physiologique,
génétique spécifique ».
Cette loi peut être écrite sous la forme suivante :
L1 (a + b + c + d + …..) ;
L2 (a + b + c + d + …..) ;
L3 (a + b + c + d +…...).
L1, L2, L3, …… radicaux différant les espèces entre elles.
a, b, c, d, ……les caractères variants, leurs différentes expressions seront a1, a2, a3, ……..etc.

4. La conservation des ressources génétiques des plantes :

Les facteurs nécessitant l’organisation des collections de ressources génétiques végétales


mondiales :
- l’intensification de l’agriculture (monoculture, remplacement de beaucoup de variétés locales
par une variété sélectionnée) contribue à la diminution des zones naturelles d’expansion de ces
variétés locales et par là même à un appauvrissement du patrimoine héréditaire des espèces
locales (des écotypes) ;
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 24

- l’évolution rapide des milieux (construction des grands ouvrages hydroélectriques,


aménagement de vastes territoires pour des fins agricoles comme industrielles) conduit à
l’appauvrissement en ressources génétiques végétales dans ces zones ;
- le processus incessant de la sélection des plantes s’accompagne obligatoirement de la restriction
de leur base génétique. Cela s’expliquent par la création de lignées et variétés qui remplacent par
tout les variétés et populations locales, possédant une grande diversité de matériel génétique
précieux ;
- les réorientations périodiques des objectifs de l’amélioration des plantes, exigeant un matériel
abondant de plus en diversifie ;
- le renouvellement méthodologique profond de l’amélioration des plantes lié au progrès
technologique de la génétique et de la biologie cellulaire et également à la prise de conscience de
l’étroitesse de certaines conceptions découlant de l’origine géographique (zones biologiquement
marginales) et socio – économique de cette science;
- considérant que les ressources génétiques constituent un patrimoine international dont
dépendent tous les progrès agronomiques et même la survie de l'humanité;
- considérant la menace permanente qui pèse sur un nombre de plantes utiles insuffisamment
valorisées sous l’influence des facteurs climatiques et anthropiques, il est urgent de mettre au
point des politiques nationales et internationales de sauvegarde et de gestions des ressources
génétiques végétales.
Ces politiques doivent – être concrétisées notamment par des programmes d’inventaire de
prospection et mise en collection de ces plantes. Ainsi furent créées des institutions nationales et
internationales chargées de la collecte et la conservation des ressources génétiques végétales
telles que les centres internationaux de recherche agricole (CIRA), le conseil international des
ressources phytogénétique (CIRPG) comité international sur les ressources génétiques végétales.
Le terme de collection de matériel végétal couvre les catégories suivantes :

Collection de base : consiste en un ensemble d’entrées génétiquement différentes d’un ensemble


génétique donné conservé à long terme, idéalement dans des conditions d’entreposage de longue
durée. Une collection de base internationale d’un ensemble génétique peut être considérée
comme le total de toutes les entrées génétiquement différentes conservées ex situ dans des
banques de gènes à travers le monde. Les collections de base ne sont normalement pas utilisées
comme source de distribution ordinaire ;

Collection active : c’est une collection de matériel génétique utilisée pour la régénération, la
multiplication, la distribution, la caractérisation et l’évaluation. Idéalement le matériel génétique
d’une collection active devrait être conservé en quantité suffisante pour être disponible à la
demande. Le matériel génétique d’une collection active est souvent double d’une collection de
base, et il est le plus souvent entreposé dans des conditions de conservation de moyenne à longue
durée ;

Collection de travail : généralement destinée à une utilisation à court terme par son possesseur.
De telles collections sont communément utilisées par les sélectionneurs et les chercheurs. La
conservation de longue durée n’est pas une priorité pour les collections de travail ;

Collection de terrain : ou banque de gène de terrain : c’est une collection de plantes vivantes
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 25

(par exemple arbres fruitiers, plantes de serre, plantes agricoles pluriannuelles). Les collections
de terrain permettent de conserver du matériel génétique qu’il serait difficile de conserver sous
forme de graines ;

Collection in vitro : c’est une collection de matériel génétique conservé sous la forme de tissu
végétal. Dans certains cas ce tissu est entreposé à très basse température, par exemple dans
l’azote liquide (cryoconservation) ;

Collection fondamentale (core collection) : elle a pour objet de combiner le maximum de


variation génétique d’une espèce dans un nombre d’échantillon. Les collections fondamentales
permettent d’améliorer l’accessibilité et d’accroître l’utilité des collections. Elles ne sont pas un
substitut aux collections de base et aux collections actives.
La notion de collection fondamentale est relativement nouvelle. Elle a été introduite pour la
première fois par Frankel en 1984, et plus tard affinée par Brown pour désigner un groupe
représentatif d’entrée qui, avec un minimum de redondance, inclut un maximum de diversité
génétique d’une espèce et de ses parents sauvages(Frankel, 1984 ; Frankel et Brown, 1984). Elle
avait pour but à l’origine d’aider les sélectionneurs de plantes cultivées à s’y retrouver dans la
profusion de collections des banques de gènes.

En ce qui concerne les céréales, il existe des méthodes de conservation des graines ou des
semences par le froid pour le très long terme (-10°c pour 10 à 30 ans, 20% d’hygrométrie) et pour
le moyen terme (4°c, 30% d’hygrométrie pour 5à 7 ans).
Pour les espèces autres que les céréales, les problèmes de conservation s’avèrent plus ardus. La
diminution rapide du pouvoir germinatif nécessite des collections de plantes vivantes
(multiplication végétative) qui sont plus encombrantes que les semences mais plus facile à
évaluer parce que plus expressives. A cet égard, les méthodes de culture de meristémes ou
des suspensions cellulaires se révèlent très efficace tant pour les plantes reproduites
végétativement que pour les plantes reproduites sexuellement pour la conservation à long terme.
Pour tous les cas la méthode à retenir doit assurer une dérivée minimum
La stratégie doit être celle de collections décentralisées aux différents points géographiques,
d’une part pour faciliter l’expression génétique et phénotypique et d’autre part pour limiter les
risques de perte accidentelle irréparable (fait de guerre, incendie, etc.).
Les collections de base de ressources génétique ont pour vocation et fonction de :
- promouvoir les campagnes de prospections et de collectes et identifier les besoins en matériel
végétal tant pour les objectifs d’utilisation que d’évaluation ;
- assurer la pérennité ou maintenance des CBRG et une multiplication minimum pour rendre la
collection disponible sous réserve des demandes raisonnables ne perturbant pas la bonne gestion
de la CBRG ;
- réaliser et programmer l’évaluation génétique des ressources constituées avec diverses
collaborations ;
- ficher et gérer les données correspondantes et définir les moyens d’accès aux informations ainsi
consignées.
Les principales collections de ressources génétiques végétales à travers le monde.
La conservation des ressources génétiques végétales se situe tant au niveau individuel c’est à dire
au niveau d’une culture donnée comme tant au niveau de toutes les espèces cultivées et
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 26

parfois même des espèces sauvages pouvant être utiles dans le futur. Actuellement dans
beaucoup de pays sont organisés des centres de collection de ressources génétiques végétales. Les
principaux sont en URSS et aux Etats – Unis. A l’heure actuelle la collection mondiale de
l’Institut Fédéral d’Agriculture de l’URSS compte plus de 400000 espèces et variétés de plantes
cultivées. Aux Philippines à l’IRRI se trouve la plus grande collection mondiale de riz, estimée
actuellement à plus de 100 000 échantillons de cette importante culture
Avec l’augmentation de la quantité d’échantillons dans les collections mondiales des plantes
cultivées, apparurent des difficultés à propos de leur conservation, surtout les plantes allogames.
C’est pourquoi apparut la nécessité urgente dans la construction des « dépositoires » spécialement
équipés où on peut maintenir la viabilité des graines pendant des dizaines d’années. De tels
dépositoires de germplasme, banques de gènes sont déjà construits aux Etats – Unis, au Japon, en
Italie et en URSS.
La composition en ressources végétales de la collection mondiale de l’Institut Fédéral
d’Agriculture de URSS (Institut [Link])
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CHAPITRE III

LES METHODES DE SELECTION

La sélection est la science de l'amélioration et de la création de variétés en rapport étroite avec les
conditions socio-économiques d'une part et les conditions pédo- climatiques d'autre part.
- La sélection conservatrice;
- La sélection analysatrice;
- La sélection créatrice.

I. Les méthodes:
1- Sélection (choix);
2- L'hybridation (croiser);
3- La mutagenèse.
4 – la biotechnologie.
La sélection comme méthode consiste à choisir les meilleures plantes d'une population ou d’un
cultivar ou variété du point de vue morphologique, physiologique ou biochimique, etc.
- La sélection positive;
- La sélection négative.
La sélection (selon que les plantes choisies sont regroupées ou non d'une part et selon que
l'origine des plantes choisies est connue ou non ou bien selon leur mode de reproduction) se
subdivise en:
- la sélection massale;
- la sélection individuelle;
- la sélection généalogique ou pedigree;
- la sélection clonale.

1-1-La sélection massale


Elle consiste à choisir les meilleures plantes et de les grouper; puis les reproduire ensemble. Elle
peut-être unique, répété ou continue.

1.2. La sélection individuelle


Dans ce cas les meilleures plantes sont gardées séparément et multipliées sur des parcelles
isolées. Elle se subdivise à son tour en sélection individuelle par famille et par groupe de famille.
Dans le cas de la sélection individuelle par famille, les descendants provenant d'une plante mère
choisie constitue une famille et sont reconduites ensemble en multiplication sur une même
parcelle.
Dans le cas de la sélection individuelle par groupe de famille les meilleures plantes choisies sont
regroupées selon des critères définis constituant ainsi différents groupes de famille. Dans chaque
groupe les plantes sont multipliées sur des parcelles côte à côte et à la récolte les descendants des
meilleures familles sont regroupés.
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 28

1.3. La sélection généalogique ou pedigree


Le travail avec la population hybride des plantes autogames s'effectue souvent par la sélection
individuelle (continue) répétée avec une constante vérification des plantes sélectionnées par leur
descendance connaissant leur généalogie pendant un certain nombre de génération. Lors de la
sélection pedigree, la sélection des plantes élites commence généralement à partir de la F2 et on
procède à une élimination systématique des mauvaises lignées. Parmi les lignées retenues, on
effectue une nouvelle sélection individuelle, avec
vérification de la descendance des meilleures plantes sélectionnées.
Quand certaines lignées atteignent une haute constance (homogénéité) des caractères
morphologiques et propriétés économiquement importantes (généralement en F5, F6), les plantes
à l'intérieur de ces lignées sont groupées et les meilleures lignées choisies sont semées pour un
essai comparatif dans les parcelles (pépinières) de sélection et de contrôle.

1.4. La sélection clonale


La sélection individuelle des plantes se multipliant végétativement est appelée sélection clonale.
Un clone est la descendance d’une plante se multipliant végétativement (tubercules, boutures,
racines, bulbes).
Par exemple, les tubercules d'un pied de pomme de terre, forment un clone.
La sélection clonale est utilisée dans la création de nouvelles variétés et aussi bien que dans le
travail de la production semencière.

2. L'hybridation et l'hétérosis
L'analyse (le repérage) des formes existantes dans les populations fut longtemps l'une des
principales méthodes de sélection. Les variétés ainsi obtenues étaient meilleures que les individus
de la population d'origine, mais ces formes culturales ne contenaient pas tous les caractères et
propriétés importants tel s que la productivité, la qualité du produit, la résistance à la verse, aux
maladies, etc. Les exigences de la production agricole sont telles que, les nouvelles variétés
doivent contenir le maximum de caractères économiquement intéressants. Ainsi on passa de la
sélection analysatrice à la sélection synthétique ou créatrice qui consiste à réunir chez une
nouvelle variété tous les gènes précieux des variétés existantes. Ainsi on fait appel à
l'hybridation.

Définition: on appelle hybridation, le croisement entre deux ou plus de différentes formes


parentales, à la suite on obtient de nouveaux organismes appelés hybrides.

Si les individus à croiser appartenant à une même espèce, l'hybridation est appelée intra
spécifique (ou inter variétale); s'ils appartiennent à différents espèces et genres, elle est appelée
hybridation éloignée (inter spécifique et inter générique). L'hybridation est divisée en hybridation
artificielle et naturelle ou spontanée.

2.1. Le choix des formes parentales pour l'hybridation


La réussite de l'hybridation en grande partie est déterminée par la justesse du choix des formes
parentales à croiser.
Le choix judicieux des couples parentaux est l'une des plus complexes questions de la sélection
pratique. La difficulté est due au fait que tout caractère et propriété des formes parentales ne se
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transmet pas obligatoirement à la descendance, c'est pourquoi il faut nécessairement connaître


comment s'hérite tels ou tels caractères ou propriétés dans les conditions du développement des
plantes.
Les expériences acquises en matière de sélection ont permis d'établir certaines lois des processus
de la diversification et d'élaborer des méthodes de choix des formes parentales pour l'hybridation.
Les formes parentales pour l'hybridation sont choisies sur la base des principes
éco - géographique, par les éléments de la structure (constitutifs) du rendement, par la durée des
différentes phases de la végétation, sur la base des différences dans la résistance aux maladies,
etc.

[Link] principes éco - géographiques de choix des formes parentales


Les variétés et les formes des parents se forment et s'adaptent au cours de la sélection naturelle et
artificielle aux conditions pédo-climatiques données. Dans différentes conditions pédo-
climatiques se forment des écotypes de plantes correspondantes. Ainsi dans une zone où les
précipitations sont déficitaires au moment de la montaison - épiaison se forment des plantes qui
lui sont adaptées et par contre des précipitations déficitaires au moment de la maturation se
forment dans cette zone des formes résistantes à telle période de sécheresse.
L'essence du principe éco - géographique consiste à réunir (rassembler) sur une variété dans la
combinaison désirée, les caractères et propriétés des variétés et des formes de plantes séparées
géographiquement et écologiquement.
La transgression et la diversification qui apparaissent souvent lors de l'utilisation de cette
méthode sont liées non pas à l'éloignement géographique des formes croiser, mais aux
différences et l'aptitude la combinaison de leur génotype ( la possibilité de combinaison des
caractères et propriétés chez les formes hybrides obtenues)
Le succès de l'utilisation en sélection du principe éco - géographique de l'hybridation dépend
d'une série de conditions parmi lesquelles les plus importantes sont :la diversité (nombre) des
écotypes, la justesse du choix des formes parentales croiser, du nombre de croisements et la
minutie de la sélection individuelle parmi les combinaisons hybrides.

[Link] des formes parentales par les éléments de la structure du rendement


(productivité)
Le principal caractère par le quel sont évaluées les variétés est le rendement. Le rendement est un
caractère complexe, qui est la résultante de deux composantes:
- le nombre moyen de plantes par unité de surface;
- la productivité moyenne d'une plante.
Cette dernière composante (grandeur) est appelée productivité de la plante. La productivité à son
tour se compose d'éléments distincts. Par exemple chez les cultures céréalières, elle est
déterminée par le nombre moyen de talles productives, le nombre de grains par talle et le poids de
1000grains. Ces éléments de la productivité varient d'une variété une autre.

[Link] des formes parentales par la structure de la période de végétation


(Ou cycle végétatif)
L'une des principes tâches de la sélection est la création des variétés combinant la productivité
à la précocité. La période de végétation est un caractère génétiquement complexe et est constituée
de différentes phases. Le croisement de variétés ayant différentes phases de végétation peut
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 30

donner des formes très différentes des formes parentales. Dans un tel croisement si chez l'une des
formes parentales certaines sont courtes, chez l'autre seront courtes d'autres phases.

[Link] des formes parentales sur la base des différences de résistance aux maladies
Une même maladie est provoquée non pas par une seule race mais par plusieurs races. Par
exemple on compte 12 races de Phytophtora de la pomme de terre, plus de 200 races de la rouille
foliaire du blé, etc. Ainsi une variété peut-être résistante à une race physiologique d'une maladie
et ne pas l'être pour d'autres races de la même maladie. D'où la nécessité de réunir chez une
nouvelle variété hybride les propriétés de résistance à ces différentes races physiologiques.
Sur le plan pratique, deux formes de résistances sont utilisables: la résistance verticale et la
résistance horizontale.
- La résistance verticale se caractérise par la supersensibilité ou par une sensibilité accrue de la
plante la race du pathogène. La réaction de la plante se caractérise par la mort des cellules du
lieu d'infection appelée nécroses Pour cette espèce de résistance, à chaque race du pathogène
correspond un gène de résistance. Cette forme de résistance a un caractère instable, car
l'apparition de nouvelles races conduit la sensibilité ou réceptivité ou perte de résistance.
- La résistance horizontale est plus stable et possède une nature polygénique complexe et est liée
une série de particularité défensive de la variété limitant ou retardant l'infection. La résistance
horizontale chez de telles variétés s'est formée pendant le processus de la sélection naturelle ou
artificielle au cours d'une longue période.
Dans certains cas, cette forme de résistance peut atteindre l'immunité totale, ce qui se rencontre
chez certaines variétés d'orge résistantes toutes les races de charbon nu car ayant un type ferme
de floraison.
Les variétés ayant la résistance horizontale peuvent résister au champ à toutes les races du
pathogène et sont capables de la conserver longtemps malgré les changements (intervenus) dans
la composition raciale du pathogène dans le temps.

Les théories de l’hétérosis

Il existe plusieurs théories pour expliquer la performance accrue des hybrides de la 1ère génération
par rapport à leurs formes parentales. Parmi toutes ces théories, les plus importantes sont la
théorie de la dominance et la théorie de la superdominance.

La théorie de la dominance

G. Davenport (1908) ; Jones. D. (1907)


Selon cette théorie, la dominance apparut au cours de l’évolution. Les gènes favorables à la
croissance et au développement deviennent dominants et codominants tandis que les gènes non
favorables deviennent récessifs.

Primo : ils oppriment l’action néfaste de leurs allèles récessifs. Supposons qu’on croise deux
lignées pures : aaBBccDD et AabbCCdd. La faible valeur sélective de la 1ère lignée peut être liée
aux actions néfastes des gènes a et c et de la 2è lignée – des gènes b et d. Chez l’hybride issu du
croisement : AaBbCcDd, les allèles dominants vont opprimer les actions néfastes de leurs allèles
récessifs.
Dr Abdou MALLE-Cours de sélection-IPR/IFRA de Katibougou 31

Secundo : les gènes dominants ont des effets additifs au cumulatifs par rapport à beaucoup de
caractères quantitatifs, pour lesquels on observe le phénomène d’hétérosis. Si le développement
d’un caractère quelconque est contrôlé non pas par un seul gène dominant, mais par deux gènes
A et B, alors chez l’hybride l’expression du caractère sera plus forte.

Les gènes dominants expriment des effets additifs pour des caractères quantitatifs complexes. Le
poids des graines d’un épi de maïs, qui dépend du nombre de graines et le poids (de mille) 1 000
graines.

Tertio : les gènes dominants localisés dans les différents loci, à la suite de l’interaction
complémentaire, peuvent provoquer une forte influence sur le développement d’un nouveau
caractère.

Ainsi, la théorie de la dominance affirme que l’hétérosis est lié à trois (3) effets des actions des
gènes dominants : l’oppression par eux des actions néfastes (nuisible) de leurs allèles récessifs,
des effets additifs et des interactions complémentaires non alléliques.

Théorie de la superdominance : explique l’effet d’hétérosis par l’interaction allélique des gènes
à l’état hétérozygote. Selon cette théorie à la suite de l’interaction de la paire d’allèles à l’état
hétérozygote, l’hybride doit avoir une plus grande vigueur par comparaison aux formes
homozygotes tant pour les allèles dominants que pour les allèles récessifs – (AA< AA> aa). On
suppose que les allèles dominants et récessifs à l’état hétérozygote accomplissent des fonctions
différentes et c’est pourquoi peuvent se compléter mutuellement. Selon la théorie de la
superdominance, on ne peut obtenir un homozygote aussi vigoureux (bien développé) qu’un
hétérozygote.
Exemple : anémie à hématie falciforme. (Résistance à la malaria).
Exemple de l’hétérosis monohybride ; xantha chez la tomate (mutation chlorophyllienne).
L’hétérosis est un phénomène biologique très complexe qu’on ne pourra expliquer totalement
soit par la théorie de la dominance ou soit par la théorie de la superdominance.

Il est évident qu’il serait plus juste de considérer les principales positions de ces théories comme
les parties constitutives de la théorie génétique unique de l’hétérosis, tout en tenant compte que
l’hétérosis est lié aux différentes espèces des interactions alléliques et non alléliques des gènes.
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DEMARCHE DE L’AMELIORATION DU SORGHO AU LABORATOIRE D’AGRO-


PHYSIO GENETIQUE

PROSPECTION DES ECOTYPES

ELARGISSEMENT DE LA BASE GENETIQUE

MUTAGENESE HYBRIDATION

SELECTOION GENEALOGIQUE DANS LES DESCENDENCES DES MUTANTS ET


DES HYBRIDES

CREATION DE NOUVELLES VARIETES

EVALUATION AGRONOMIQUE ET PHYSIOLOGIQUE EN STATION

DIFFUSION DES MEILLEURES VARIETES

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