Introduction à la Sylviculture au Mali
Introduction à la Sylviculture au Mali
ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE
Un Peuple- Un But- Une Foi
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INSTITUT POLYTECHNIQUE RURAL DE FORMATION ET DE RECHERHE
APPLIQUEE (IPR/IFRA) DE KATIBOUGOU
BP : 06 ; TEL : (223) 21 26 20 12 ; FAX : (223) 21 26 25 04
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Département d’Enseignement et Recherche du Génie Rural et des Eaux & Forêts (DER/GREF)
SUPPORT DE COURS
SYLVICULTURE
Chargé du cours
Janvier 2019
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Sylviculture LAE, LAB, LAD-LAHA-LMA-LZ, Modibo SOGOBA, Ing. Eaux & Forêts, Master of Sciences en agroforesterie
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SOMMAIRE
I. GENERALITES
1.1. Historique
1.2. Définition des termes
1.3. Typologie des arbres
II. TYPOLOGIE DES FORETS ET LEUR UTILITE
III. ROLES DE LA FORET
3.1. Rôle de production
3.2. Rôle de protection
IV. LES PEUPLEMENTS FORESTIERS
4.1. Définition
4.2. Régimes de traitement
4.3. Typologie des peuplements
4.3.1. Suivant les différents étages (écran de végétation)
4.3.2. Suivant la composition
4.3.3. Suivant l’origine
4.4. Régimes de traitement
4.5. Stades d’évolution d’un peuplement
V. METHODE DE REGENERATION ARTIFICIELLE
5.1. Pépinière forestière
5.1.1. Typologie des pépinières
5.1.2. Conditions d’installation d’une pépinière
5.1.3. Aménagement d’une pépinière
5.2. Méthodes de prétraitement
5.3. Techniques de production de plants
5.3.1. Production de plants à racines nues
5.3.2. Production de plants en pots
5.4. Reboisement d’une parcelle
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SYLVICULTURE GENERALE
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1.1. Historique
L’homme n’a pas toujours eu les mêmes raisons de s’intéresser à la forêt. Pendant les temps
préhistoriques, l’homme recherche en forêt un abri et une nourriture (chasse, cueillette).
L’homme devient ensuite pasteur. La forêt lui sert comme un terrain de parcours pour ses
animaux, les boisements sont alors systématiquement détruits ou en tout cas très éprouvés par un
pâturage non réglementé (l’ébranchage répété de certains arbres et l’incendie considéré comme moyen
de rajeunir les ressources fourragères).
Puis l’homme devient agriculteur, mais ses procédés rudimentaires de cultures épuisent très vite
les terrains qu’il utilise. La forêt est alors le réservoir tout indiqué où il trouvera les nouvelles terres de
culture dont il a besoin. Avant la mise en culture, la végétation forestière est détruite par incendie ou
défrichement. Cette pratique fournissant des terrains qui sont utilisés pendant quelques temps puis
abandonnés.
Enfin apparaît l’industrie qui prend une place de plus en plus large dans l’économie et dont
l’approvisionnement en énergie et en matières premières devient une nécessité vitale, en reconnaissant
que les forêts sont chargées de fournir les seuls combustibles connus (bois de chauffage et charbon de
bois) .
Puis la houille vient au milieu du XIXème siècle comme source d’énergie et en même temps le
bois prend une place importante accrue comme matériau (construction, ameublement, etc…).
1.2. Définitions
L’arbre
L’arbre est un végétal de grande taille et de longue durée de vie, de consistance dure et ligneuse
pérenne de grandes dimensions (plus de 7m de haut à l’âge adulte), un tronc unique supportant une
cime de forme et de dimensions variables.
Selon le dictionnaire forestier l’arbre est une plante ligneuse pérenne de grandes dimensions (plus de
7m de haut à l’état adulte) avec un tronc unique supportant une cime de forme et de dimensions
variables.
La foresterie
La foresterie est la pratique de la gestion des forêts et des ressources naturelles associées dans un
but précis et en s’appuyant sur les règles de l’écologie.
C’est aussi une profession scientifique et commerciale qui nécessite de savoir gérer, créer et
conserver les forêts ainsi que les ressources naturelles annexes pour que l’homme puisse bénéficier de
leur richesse de façon continue.
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Ecologie
L’écologie est l’étude des plantes, des animaux et des hommes en tant qu’individus, populations
et communautés dans leurs relations avec le milieu biologique et physique où ils vivent.
Environnement
C’est l’ensemble des milieux naturels ou artificiels qui entourent le développement des plantes,
des animaux et des hommes. Il comprend aussi tous les aspects culturels, socio-économiques et légaux.
Ecosystème
C’est un système complexe qui comprend l’ensemble des êtres vivants animaux, végétaux et
humains, en relation entre eux et leur environnement. C’est l’unité de base en écologie.
Sylviculture
La sylviculture est la science et l’art de cultiver les peuplements forestiers, de les créer et de les
faire pousser selon des modalités choisies à l’avance.
C’est aussi l’ensemble des règles qui régissent la culture des peuplements forestiers.
Ecologie forestière
C’est l’étude dans le temps des rapports entre les arbres ou forêts et tous les autres facteurs du
milieu à la création duquel ils participent. Cette science forestière est essentiellement destinée à servir
de base à la pratique de la sylviculture et emprunte les méthodes, les techniques et les résultats de
nombreuses disciplines scientifiques (Climatologie, pédologie, physiologie, phytosociologie,
agronomie, etc…).
Arboriculture
L’arboriculture est l’ensemble des sciences et des techniques appliquées à la culture des arbres,
arbustes et arbrisseaux, considérés individuellement ou en petits groupes et voire dans les vergers. Par
opposition à la sylviculture qui les prend en considération lorsqu’ils constituent des forêts ou tout au
moins des groupes de végétaux importants.
La forêt
La forêt est un écosystème (un sol, un climat, une végétation, une faune) où tous les éléments
dépendent les uns des autres et leur environnement.
La forêt est un groupement de végétaux et animaux vivant en équilibre avec le milieu qui
l’entoure. Cette définition tient compte :
- des végétaux ligneux (arbres, arbustes, arbrisseaux ;
- du milieu (la couverture vivante et la couverture morte avec leur microfaune, microflore, le sol,
le climat, les animaux et l’homme).
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Des actions exercées les unes sur les autres et qui doivent être en équilibre chacune contribuant
inconsciemment à la vie de l’ensemble.
Mais cette association animale et végétale forme un équilibre matériel fragile.
Exemple : le manque de renard ou de rapaces, multiplie la population des petits rongeurs et cela
contribue à la destruction des graines et des semis. D’où la citation « l’arbre ne doit pas cacher la
forêt ».
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Classification des formations végétales en zone tropicale sèche
Forêts denses sèches
C’est un peuplement dense, sans ouverture majeure du couvert (supérieur à 80%) les arbres ont
une hauteur de l’ordre de 15-20m et, sauf exception, perdant leurs feuilles une partie de l’année.
Les sous-bois sont formés d’arbustes sempervirents ou décidus et peu abondants.
Les Fourrés
Ce sont des formations fermées, denses, de couvert supérieur à 80% formées uniquement
d’arbustes et de plantes basses, à feuilles sempervirent ou décidu généralement difficiles à pénétrer,
dont la hauteur ne dépasse pas 8m. Le tapis graminéen est absent ou réduit.
Les Forêts claires
Ce sont des peuplements ouverts avec des arbres de petite et moyenne taille, dont les cimes sont
plus ou moins pointues, l’ensemble du couvert laissant largement filtrer la lumière. Ils sont pourvus
d’un tapis graminéen couvrant partiellement le sol et d’une strate arborescente pratiquement continue
(10m-20m et 40-60% de couvert)
Les savanes
Les savanes sont formées d’un tapis graminéen continu, composé essentiellement de graminées
vivaces et parsemé plus ou moins densément d’arbres ou d’arbustes à port fréquemment tortueux.
Dans certaines dépressions, les arbres sont suffisamment rapprochés et peuvent alors formés une forêt
claire. Il existe un gradient entre la forêt claire, la savane boisée, la savane arborée. De façon plus
quantifiés, on parlera de forêt claire lorsque le rapport R1/n entre la biomasse ligneuse 1 et la biomasse
herbacée (n) est supérieur à 3, de savane arborée si 1 < R 1 /n < 2 et de savane arbustive pour 0,5 <
R 1 /n < 1
Les Steppes
Ce sont des formations herbeuses ouvertes, comportant un tapis herbacé discontinu et composé
principalement d’espèces annuelles, avec parfois la présence de plantes ligneuses. La strate ligneuse
est de densité faible et de hauteur inférieur à 10 mètres. On distingue des steppes arborées, arbustives,
herbacées et ou graminéennes.
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III. ROLES DE LA FORET
Les rôles que la forêt joue pour l’homme sont généralement classés sous deux ordres :
- rôle de production ;
- rôle de protection.
3.1. Rôle de production
La forêt fournit à l’homme beaucoup de biens qui lui sont indispensables, à savoir :
3.1.1. Production de bois
• le bois d’œuvre : ce sont des bois de grosse dimensions soumis à des débits plus ou moins
poussés avant livraison (bois utilisé pour les meubles) ;
• le bois d’industrie : ce sont des bois de plus petites dimensions qui sont livrés à l’état brut
(poteaux, bois de tincturation).
• Le bois de feu : ce sont des bois non utilisables ou non utilisés comme bois d’œuvre ou bois
d’industrie. On utilise le bois pour la cuisson des aliments, au fumage du poisson (70 kg de
bois pour 100 kg de poisson frais).
3.1.2. Les produits de cueillette
La majorité des sous-produits forestiers n’est pas englobée par les statistiques, car leur
production locale, auto-consommée est très peu commercialisée.
Cependant certains produits donnent lieu à un trafic intense (les nattes, les amandes de karité et
de néné, la gomme arabique). La production malienne d’amande de karité est estimée à 80 000 tonnes.
En plus de ces produits, la forêt offre des fruits, des feuilles, des noix, des racines, de la sève,
etc…).
Les feuilles sauvages, fraîches ou séchées, sont l’un des produits forestiers les plus largement
consommés. La valeur nutritionnelle des feuilles varie de fortes proportions. Certaines parmi les plus
nutritives, comme celles du baobab, contiennent jusqu’à 13% de protéines, d’autres sont source de
vitamines A, C, PP et de fer.
Les noix de coco occupent une place centrale dans beaucoup de cultures et productrices de
lipides. Les racines et les tubercules apportent des hydrates et quelques sels minéraux.
La sève de certains arbres peut être recueillie pour préparer des boissons (Raphia sudanica,
Borassus aethiopium).
La faune sauvage est la deuxième grande source d’aliments forestiers. Elle apporte une quantité
importante de protéines d’origine animale.
En milieu rural, les populations consomment environ 10 kg, tandis que dans les villes 1 à 2
kg/hbt.
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La production de fourrage : la plupart des espèces forestières peuvent servir de fourrage, surtout
les feuilles, les fruits etc…
Ce pâturage prend surtout de l’importance en saison sèche. Des études ont montré qu’une savane
arborée peut nourrir 10 bovins sur 100 ha. Une des espèces très appréciées comme fourrage dans nos
zones est Faidherbia albida.
Les produits d’apiculture : le miel et la cire d’abeille constituent les l’essentiel des produits
apicoles utilisés. Avec la technologie, cette activité prend de plus en plus de l’essor au grand bénéfice
de nos braves paysans dont la production céréalière ne parvient pas à couvrir leurs besoins.
3.2. Rôle de protection
Le rôle de protection de la forêt n’est plus à démontrer depuis que l’on assiste à l’avancée du
dessert en zone sahélienne et même soudano-sahélienne. Dans certains cas, les bienfaits écologiques
de la forêt sont immédiatement apparents, les ravages de l’érosion sont caractéristiques lorsqu’une
pente abrupte a été déboisée.
• La forêt : température et humidité
Le couvert des arbres peut avoir une influence considérable en modérant la température de l’air et du
sol, et en accroissant l’humidité relative. Ces deux effets sont en général bénéfiques à la croissance des
cultures.
• La forêt : moyen de lutte contre l’érosion
L’érosion, c'est-à-dire l’entraînement par les eaux et le vent des parties superficielles du sol,
conduit rapidement à la stérilisation définitive des versants les plus exposés. La présence d’un
boisement même pauvre réduit dans des proportions considérables la quantité d’eau de pluie qui
ruisselle sur une pente.
Les arbres constituent par ailleurs une barrière qui, si elle est perpendiculaire à la direction du
vent, ralentie la vitesse de celui-ci de 5 à 10 fois la hauteur du rideau du côté du vent et 30 – 35 fois
cette hauteur du côté sous le vent.
• La forêt : moyen de lutte contre les avalanches
Les dégâts des avalanches dans les zones montagneuses sont très connus pour les énumérer.
Aucune forêt ne saurait arrêter une avalanche déclenchée, mais une végétation même maigre peut
stabiliser la masse de neige.
• La forêt : moyen de fixation des dunes.
La progression des dunes provient du déplacement des grains de sables par l’influence du vent.
Elle peut provoquer l’ensablement des cultures ou même des villages, la destruction des routes etc….
Pour arrêter cette progression il faut établir des clôtures et des pare feu, le reboisement aussi contribue
à fixer les dunes.
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IV. LES PEUPLEMENTS FORESTIERS
4.1. Définition
On appelle peuplement forestier, l’ensemble des végétaux occupant une portion déterminée de sol
forestier. Il est caractérisé par sa forme, sa consistance, sa composition et son état végétation.
• La forme du peuplement est l’aspect général que ce peuplement présente. Elle est fonction de
son origine, son régime et de son mode de traitement.
• La consistance d’un peuplement s’explique par le couvert constitué par leur cime. Elle dépend
du nombre de tige, de l’espèce, de la densité des feuilles et de la composition des arbres
(étages).
• La composition d’un peuplement peut se reconnaitre par la présence d’arbres appartenant à une
ou plusieurs essences. Il est dit pur dans le 1er cas et mélangé dans le second.
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4.3. Régimes de traitement
4.3.1. Régimes
C’est la manière de traiter les peuplements forestiers en fonction de leurs modes de
reproduction. Il sert à caractériser le mode régénération d’un peuplement.
Il existe trois types de régime:
- le régime de futaie : lorsque tous les arbres qui composent le peuplement proviennent du
développement de jeunes semis issus de graines. La forme peut être naturelle ou artificielle ;
- le régime de taillis : lorsque la forêt est perpétuée par des rejets de souches et de drageons. Les
produits ont une utilisation limitée au bois de feu ou tout au plus au bois de service ;
- le régime mixte taillis sous futaie : lorsque la régénération à lieu à fois par les graines et par les
rejets de souches et de drageons. Dans ce régime, nous distinguons 2 groupes :
• des arbres issus de graines constituant l’étage dominant et qui donnent du bois
d’œuvre ;
• des brins issus de rejets ou drageons constituant le sous-étage et qui donnent du bois de
feu et du bois de service.
4.3.2. Mode de traitement
On appelle traitement, l’ensemble des opérations culturales appliquées à un peuplement en vue
d’obtenir le maximum de service.
Le mode de traitement peut être régulier, irrégulier ou mixte. Dans un mode de traitement
régulier, nous avons un peuplement équienne c'est-à-dire un peuplement dans lequel on a côte à côte
des arbres de même âge; dans ce cas, on parle de futaie régulière ou équienne. Le contraire s’appelle
futaie irrégulière.
4.4. Stades d’évolution d’un peuplement
De sa naissance à sa disparition, le peuplement traverse divers stades d’évolution :
- le stade semis : comprend les plantules et les semis jusqu’à une hauteur de 20-30 cm. Cet état
représente la phase d’installation de la jeune forêt pendant laquelle les arbres consacrent leur
force à développer leur système racinaire. Elle se caractérise par la forte concurrence entre les
jeunes arbres et la végétation adventice ;
- le stade fourré : les jeunes arbres ont un diamètre compris entre 0 et 10 cm et la hauteur est
comprise entre 1 et 2 m). C’est le début de la fermeture du couvert et on distingue dans les
rapports entre les arbres, la concurrence vitale (lutte entre les jeunes arbres et la végétation non
arborescente) et la compétition (lutte entre les arbres du peuplement) ;
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- le stade gaulis : les arbres ont un diamètre compris entre 10 et 15 cm et la hauteur est comprise
entre 2 et 3 m. Le couvert se ferme de plus en plus et la compétition entraînent l’apparition des
étages de végétation ;
- le stade perchis : à ce stade, le diamètre des arbres varie entre 10 et 30 cm. On distingue le bas
perchis (10 à 20 cm) et le haut perchis (20 à 30 cm) ; la hauteur varie entre 3 et 4 m. C’est la
phase de la plus forte élongation des arbres et donc de la compétition. Comme conséquence, on
observe une hiérarchisation sociale plus marquée et le dessèchement des branches basses
(début de l’élagage naturel). Pour les éléments socialement inférieurs, la compétition aboutit à
leur disparition naturelle.
- le stade futaie : se distingue à partir du diamètre 30 cm. Selon l’état de développement, on
distingue la jeune futaie (30 à 40 cm), la futaie moyenne (40 à 50 cm) et la vieille futaie ou
futaie pleine (d >50 cm). A ce stade, la stature des arbres augmentant, apparaissent les risques
de dégâts sous l’effet des tempêtes (bris de tiges ou renversement).
4.5. Travaux d’amélioration
5.5.1. Dégagement des semis
Cette opération culturale consiste à éliminer de la végétation concurrentielle des semis. Elle
s’effectue en même temps que le dépressage de semis, qui est la suppression des brins de semis trop
serrés.
Ces deux opérations constituent une technique de sélection globale qui ne tient pas compte de
la valeur individuelle des brins.
4.5.2. Nettoiements
Les nettoiements contribuent à parachever l’action des dégagements de semis. Il porte sur le sol
et le peuplement lui-même.
Au niveau du peuplement, les nettoiements intéressent les espèces indésirables et l’excédent de
l’espèce principale.
Les nettoiements constituent une transition entre les dégagements de semis et les éclaircies. Ils
correspondent au début de la sélection individuelle.
4.5.3. Eclaircies
Les éclaircies sont des coupes effectuées dans les peuplements jeunes ayant atteint l’âge de la
fermeture du couvert pour réguler la composition et améliorer les conditions de croissance et la
disposition sur le territoire des arbres de l’essence principale. Ce sont des coupes très dépensières en
main-d’œuvre et la production est composée de tiges de faible diamètre ayant très peu de valeur
économique, mais, de leur exécution correcte va dépendre l’avenir du peuplement hautement
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productif, de composition souhaitée. Le bois de faible valeur produit doit être réuni en tas pour
décomposition ou éparpillé sur la surface en qualité d’engrais vert.
Elles constituent une opération culturale qui a un caractère économique. Les éclaircies consistent à
donner de l’espace aux arbres pour favoriser leur développement en grosseur.
Elles visent un triple but :
- amener le peuplement à sa composition idéale ;
- sélectionner les meilleurs individus ;
- les placer dans les meilleures conditions de développement.
Elles contribuent ainsi à modifier la composition du peuplement et sa consistance (état de santé,
répartition en étage, densité).
Les premières éclaircies poursuivent toujours la sélection globale en dosant la composition du
peuplement, c’est l’éclaircie dosage.
Les éclaircies suivantes constituent une véritable sélection individuelle. Elles interviennent soit
pour supprimer les sujets sans valeur (espèces accessoires, individus mal formés ou malades), c’est
l’éclaircie négative ou éclaircie-sélection ; soit pour favoriser les beaux arbres, c’est l’éclaircie-
production ou éclaircie positive.
Les éclaircies sont effectuées selon une rotation variable avec les espèces. Dans tous les cas, elles
doivent respecter les consignes suivantes :
- elles doivent être plus rapprochées et proportionnellement plus fortes (50 à 75%) dans les
peuplements en pleine croissance et placés dans les bonnes conditions ;
- par contre elles seront espacées et proportionnellement plus faibles (environ 25%) dans les
vieux peuplements ou ceux placés dans les mauvaises conditions de développement.
En tout état de cause, les éclaircies bien faites augmentent considérablement la production en
qualité (arbre de meilleure forme, diamètre plus important), protège le peuplement contre certains
dangers (chablis, invasion d’insectes ou de champignons) et livrent des peuplements en parfait état au
moment de la régénération.
Les types d’éclaircies
♦ éclaircie dosage: les premières éclaircies ont pour but de doser la composition du peuplement.
L’intensité de la coupe est définie en pourcentage du nombre total d’arbres en croissance. Elle
dépend de la composition, de la densité, de la richesse des conditions de croissance, de l’âge et des
objectifs de la production donnée. Dans les peuplements mélangés, l’intensité de la coupe est plus
élevée que dans les peuplements purs, elle est plus élevée dans les peuplements très productifs en
comparaison de ceux moins productifs. Elle est également plus élevée dans les peuplements
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composés d’essences de lumière par comparaison à ceux composés d’espèces ombrophiles.
L’intensité de la coupe peut-être:
- faible : si la coupe concerne jusqu’à 15% du nombre d’arbres;
- modérée : de 16 à 25%;
- forte : de 26 à 35%;
- très forte : plus de 35%.
♦ éclaircie systématique : consiste à éliminer systématiquement une ligne sur 1,2,3,4 ou 5. Se
pratique surtout dans les peuplements jeunes (fourré, bas perchis) lorsqu’il est encore difficile de
faire des différences de qualité entre les arbres du peuplement.
♦ éclaircie sélective : cette éclaircie sélectionne les arbres d’avenir et élimine les arbres gênants.
L’étage dominé reste pratiquement intact. C’est la méthode la plus utilisée dans la futaie.
♦ éclaircie sanitaire: consiste à enlever les arbres mal formés, malades, cassés, etc.
Les méthodes d’éclaircies
♦ éclaircie par le bas: elle enlève tous les sujet dominés et laisse intact l’étage dominant.
♦ éclaircie par le haut : dans l’étage dominant on enlève les espèces non souhaitables, les arbres
fourchus.
♦ éclaircie mixte : est la combinaison des deux méthodes précédentes. On intervient à la fois dans
l’étage dominant et dans le sous-étage par sélection progressive des arbres dominés. C’est une
méthode surtout pratiquée en zone tropicale sèche.
En effectuant les éclaircies, le forestier régule la composition de sa forêt dans la direction voulue et
crée les meilleures conditions pour la croissance des meilleurs arbres des espèces de valeurs. Par
l’éclaircie, on modifie la densité du peuplement. Dans l’idéal, il faut créer la densité optimale qui varie
suivant l’âge, les conditions de croissance et les espèces en présence.
La coupe doit s’effectuer avec le maximum de précautions car une coupe excessive ralentie l’élagage
naturel des troncs, provoque l’apparition massive à la surface du sol des graminées (sur sols secs) et
des marécages (sur sols humides).
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V. METHODE DE REGENERATION ARTIFICIELLE
La réussite d’un programme de reboisement dépend de la disponibilité en qualité et en quantité
suffisante de plants. Pour ce faire il est indispensable de disposer de semences de bonne qualité et à
temps.
Les différentes phases d’un reboisement sont : la fixation de l’objectif, le choix de l’espèce, la
production des plants en pépinière, préparation du terrain, plantation et entretien des plants.
5.1. Pépinière forestière
La création d’une pépinière nécessite des préalables suivant le type de pépinière. Il est
cependant évident que cette création vise à répondre à un besoin en plants avec des objectifs bien
précis. Ainsi la pépinière doit viser une production de plants de qualité, en quantité suffisante et à
moindre coût ce qui nécessite la maîtrise de techniques appropriées.
5.1.1. Typologie des pépinières
On appelle pépinière, un terrain privilégié consacré à la multiplication et à l’élevage des plants
jusqu’au moment où elles sont suffisamment fortes pour être plantées ou être livrées au commerce.
Le but de la pépinière est de créer des conditions favorables à la germination des graines et du
développement des plantules afin de disposer de suffisamment de plants en bonne santé.
Il existe deux grands types de pépinières :
- pépinière volante (temporaire)
- pépinière permanente
Chaque type de pépinière peut, selon sa production, être caractérisée de petite ou grande.
Les pépinières permanentes peuvent avoir des productions de 30 000 à 500 000 plants et même plus ;
tandis que les pépinières volantes (temporaires) ont une production inférieure.
Il est également important de prendre en compte les possibilités d’approvisionnement à
proximité du site en sable, terre, fumier.
5.1.2. Conditions d’installation d’une pépinière
Plusieurs facteurs doivent être pris en compte :
- Facteurs édaphiques (sol riche)
- Terrain plat ou faiblement en pente (2%)
- Accessibilité en toutes saisons
- Source d’eau permanente et suffisante
- Proximité des chantiers
- Abri des vents violents
- Disponibilité de la main d’œuvre
- Etc.
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Les facteurs édaphiques sont d’une importance capitale car les plants qui seront produits ont certaines
exigences. Le sol idéal doit présenter les caractéristiques suivantes :
- Perméable ;
- Pas compact ;
- Pas trop argileux ni trop sableux ;
- Profond.
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l’engrais et autres produits, il faut prendre soin de mettre les mettre séparément. Sur le plan
organisationnel, il faut faire l’inventaire du magasin et l’afficher.
Les blocs de production sont des unités où les plants sont élevés dans les mêmes conditions avec les
mêmes techniques. Ils sont limités par des allées dites principales et sont divisés en sections
Une section regroupe plusieurs planches d’une ou de plusieurs espèces dont le semis s’est fait à la
même période et avec la même technique de production et le même traitement (arrosage, binage,
sarclage, etc.).
La planche est l’unité de base de production. Elle comprend le plus souvent une seule espèce, dans une
pépinière forestière. Les dimensions d’une planche varient de 5 à 10 m2 (longueur 5 à 10 m, largeur =
1 m).
Remarque : tous les blocs et sections sont marqués par des plaques d’identification comprenant : le
nom scientifique de l’espèce, la date de semis, la quantité produite, etc. au niveau de la planche, il faut
mentionner (sur plaque, étiquette) : le bloc (exple : production en pot), la section (exple : espèce
locale) et la planche (exple : Acacia nilotica var adansonii).
Parmi les autres installations, on peut citer: les compostières, les aires de stockage et de remplissage,
les aires de germoirs, les systèmes d’irrigation (motopompe, pompe éolienne, les bassins, la tuyauterie,
etc.).
5.2. Méthodes de prétraitement
La dormance
La dormance désigne un état dans lequel une graine viable ne germe pas même mise dansles
conditions favorables à la germination.
Il est essentiel pour le responsable de la pépinière d’avoir une idée assez précise de la faculté
germinative du lot de semences dont il dispose, c'est-à-dire le maximum de germination qu’il doit
attendre des graines placées dans de conditions optimales.
En effet, il ne suffit pas de semer une graine pour qu’elle germe. Les graines de certaines
espèces peuvent germer tout de suite après le semis "sans traitement spécial (Neem, Eucalyptus).
Cependant, la quasi-totalité des graines forestières sont en état de dormance c'est-à-dire en état
de vie ralentie (parfois soumises à plusieurs types de dormance) qu’il est indispensable de lever si l’on
vent tirer le meilleur parti de la faculté favorisant l’obtention de plants vigoureux et bien calibrés
d’autre part.
En effet la germination des graines peut s’étaler dans le temps (de quelques jours à plusieurs
semaines) entraînant des semis très hétérogènes (OUEDRAGO, 1983).
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Des traitements appropriés sont donc nécessaires pour ramener la graine à une vie plus active. Le
présent chapitre technique a pour objectif de préciser l’état actuel des connaissances en la matière et
qui peuvent être utilisées par les responsables de pépinière. Elle traitera des aspects suivants :
- Quelles sont les principales contraintes à la germination ?
- Quels sont les différents types de prétraitements ?
- Comment choisir un prétraitement approprié ?
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Les méthodes chimiques : la scarification par trempage des graines dans l’acide. On utilise
généralement l’acide sulfurique.
A côté de ces méthodes présentées, il faut mentionner les méthodes biologiques qui consistent à faire
transiter les graines par le tube digestif des ruminants (moutons, chèvres, vaches….)
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On a obtenu avec des graines de Acacia senegal un pourcentage de 79,5% après une cuisson d’une
minute. Ces graines germent à 32,5% et 11,5% après des temps de cuisson de 5 minutes et 10 minutes
(Essais du CNSF, Ouagadougou).
On parlera d’ébouillantage quand la source d’énergie est coupée une fois que les graines sont
introduites dans l’eau chaude. La température va baisser, 78,5% pour Bauhinia rufescens, 83% pour
Leucaena leucocephala (Essais du CNSF, Ouagadougou).
Le trempage dans l’eau froide
Il s’applique dans deux cas ; d’abord pour les graines dont l’embryon n’est pas protégé par un
tégument dur et pour lequel la température et l’acide sont rapidement nocifs. Ainsi par exemple des
essais comparatifs de prétraitements menés en CNSF de Ouagadougou montrent qu’avec un même lot
de graines de Khaya senegalensis, on obtient 48,5% après un trempage dans l’acide pendant seulement
1mn.
On l’applique ensuite pour de graines contenant des inhibiteurs de germination. En renouvelant
l’eau, on favorise ainsi la germination. Les exemples les plus courants sont ceux de Tectona grandis et
Terminalia ivorensis dont le jus est riche en inhibiteurs localisés au niveau du péricarpe.
La stratification
La stratification, méthode de conservation de graines en couches alternées avec un milieu qui peut être
le sable, la tourbe permet d’une part la transformation des substances nutritives complexes des graines
en substances utilisables par l’embryon et d’autre part l’imbibition des graines en eau. Les semences
sont ainsi soumises à une température basse et une humidité permanente. Ce prétraitement humide
s’applique pour lever certaines dormances physiologiques. Il est surtout appliqué dans les pays
tempérés mais peut être adapté pour lever la dormance des graines tropicales (Tectona grandis P.e).
[Link]. Méthodes chimiques
Les méthodes chimiques utilisées pour lever la dormance des graines font appel surtout à des
[Link] nombre de ces oxydants, l’acide sulfurique est de loin le plus employé.
Il est communément utilisé pour lever les dormances tégumentaires. L’acide s’attaque aux
téguments durs, les rendent plus perméables à l’eau. L’efficacité de ce traitement dépend de la
connaissance de temps optimal de trempage pour ne pas altérer l’embryon mais aussi pour rendre les
téguments suffisamment perméables.
Certaines étapes sont à respecter pour obtenir l’efficacité :
- introduire des graines sèches dans l’acide
- remuer uniformément les graines
- respecter le temps de trempage conseillé
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- quelques instants (3mn – 30mn) avant la fin du traitement, ajouter un peu d’eau et continuer à
remuer, une réaction exothermique se produit (on verse quelques gouttes d’eau lentement le
long des parois du bocal)
- rincer abondamment les graines à l’eau
- si les graines ne doivent pas être conservées après séchage, laisser séjourner les graines dans
l’eau jusqu’à ce qu’elles soient gonflées.
Les avantages du traitement à l’acide sulfurique sont certains. Ce prétraitement permet d’améliorer
en un temps relativement court la perméabilité des téguments à l’eau ; il permet en outre de traiter de
grandes quantités de graines que l’on peut conserver sans détérioration. Les résultats sont très probants
pour de nombreuses espèces : Acacia nilotica, A. albida, Parkia biglobosa, Prosopis africana, P.
juliflora, Acacia raddiana.
D’autres oxydants être aussi utilisés mais à une échelle moindre. Il s’agit de l’éther, de l’acide
chlorhydrique, de l’acide nitrique. Le temps de trempage dans l’acide va dépendre de la constitution
des graines, de la température de travail et de la concentration de l’acide. D’autres stimulateurs
chimiques peuvent être utilisés notamment le nitrate de potassium, le permanganate de potassium, le
nitrate d’argent, etc.…
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- les quantités à produire : un pépiniériste qui veut produire une quantité importante de plants
préfèrera un prétraitement permettant de traiter rapidement une grande quantité par rapport à
un prétraitement plus lent (SOME et SARY, 1987).
Dans tous les cas, compte tenu de l’objectif principal du prétraitement, rendre la germination
rapide et homogène, la connaissance du ou des prétraitements à appliquer aux graines d’une espèce
doit être précédée d’essais comparatifs de prétraitements. Ces essais sont réalisés dans les structures
spécialisées en semences forestières.
De tels essais ont permis au Centre National de Semences Forestières de Ouagadougou (Burkina-
Faso) de mettre au point les prétraitements à appliquer aux graines de plusieurs espèces des zones
sahéliennes et soudaniennes.
Le tableau suivant présente les prétraitements les plus efficients pour les graines de chaque espèce
ou groupe d’espèces. Ces prétraitements ont été déterminés à la suite de nombreux essais comparatifs
de prétraitements des graines des espèces sahéliennes et soudaniennes les plus importants. Treize (13)
prétraitements ont été chaque fois testés de manière systématique.
• Le semis
Afin d’obtenir une germination rapide et homogène, nous conseillons vivement pour tous les
prétraitements décrits ci-dessus, de ne semer que les graines gonflées. Les graines qui n’auront pas
gonflé devront subir un deuxième pré[Link] garantir un succès total à vos semis, nous
conseillons également de semer deux graines par pot.
• La germination
La germination est la reprise du développement et du métabolisme (absorption d'eau
(imbibition), respiration, activité enzymatique, etc.) d'un embryon de spermatophyte, jusqu'à ce qu'il
devienne une plante adulte.
On considère que la germination commence lorsque la graine est mise en contact avec de l'eau, (si les
conditions extérieures sont favorables) et se termine lorsque la radicule a percé la cuticule.
Elle ne se produit que si les conditions extérieures (humidité, température, oxygène.) sont favorables;
de même que les facteurs internes (maturité, viabilité, dormance, effet de la lumière.). Certaines
graines ne peuvent germer qu'après avoir subi un froid intense qui lève les dormances, c'est la
vernalisation (aussi appelée « stratification »).
Le « pouvoir germinatif » varie selon les espèces, de quelques jours à plusieurs siècles.
À la fin de la germination, les cotylédons ayant rempli leur rôle, se flétrissent et laissent la place aux
vraies feuilles qui prennent leur relais pour alimenter la plante grâce à la photosynthèse.
Nous distinguons 2 types de germination :
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- la germination épigée : comme chez le haricot par exemple. La graine est soulevée hors du sol
par accroissement rapide de la tigelle qui donne l’axe hypocotyle qui soulève les deux
cotylédons hors du sol. La gemmule se développe (après la radicule) et donne une tige feuillée
au-dessus des deux cotylédons. Le premier entre-nœud donne l’épicotyle. Les premières
feuilles, au-dessus des cotylédons sont les feuilles primordiales (elles sont plus simples que les
futures feuilles).
- la germination hypogée: comme chez le maïs et la plupart des essences ligneuses. La graine
reste dans le sol, la tigelle ne se développe pas et les cotylédons restent dans le sol.
Technique de germination
Mettre la graine dans l'eau jusqu'à ce qu'elle coule. À ce moment-là, elle est hydratée. Ensuite,
la placer entre deux morceaux de papier absorbant ou coton imbibés d'eau pour démaquiller, le tout
entre deux assiettes (face creuse contre face creuse). Conserver dans le noir à une température se
situant autour de 20⁰C. Après une période ne dépassant généralement pas les 72 heures, les graines
vont germer.
Les paramètres de germination
- la durée de vie latente : c’est le temps s’écoule entre la date de semis et la première germination
observée. Elle peut être très rapide, rapide, lente et très lente ;
- l’échelonnement de la levée : c’est le temps qui s’écoule entre la première germination et la
dernière germination observée. Il peut être très groupé, groupé, étalé et très étalé ;
- le taux de germination : c’est le rapport entre le nombre de graines germées et le nombre de
graines semées multiplié par 100. Ex : NG/NS x 1000. Il peut être très élevé, élevé, faible et
très faible.
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et sont préjudiciables à l’obtention de plants en quantité et en qualité suffisante et au moindre coût
(qualité médiocre des sols de pépinière, défaut de nivellement des planches, semis trop profonds ou
denses, absence de démariage, négligence des opérations d’endurcissement et de binage, préparation
inappropriée des plants en stumps ou en strippings, etc.…)
L’objet de ce chapitre est donc donner des conseils pratiques aux responsables de pépinière
pour qu’ils puissant à l’avenir produire des plants à racines nues avec le minimum d’erreurs techniques
et le maximum d’efficacité (coût de production moindre).
* Définition
Les plants à racines nues sont ceux que l’on élève dans les planches en pleine terre. Ils en sont
extraits au moment de la [Link] plants peuvent être préparés en Stumps ou en Rosette
(Strippings).
On désigne sous le terme de "Stumps", souche d’un arbre en anglais, des plants de grandes
tailles dont une partie de la tige et des racines a été coupée.
La tige est sectionnée au sécateur bien tranchant à 10 ou 15 cmau-dessus du collet et la racine
principale à 20 ou 30 cm en dessous du collet.
Le diamètre minimum des tiges est important car en dessous d’une certaine grosseur, variable selon les
espèces (1 cm environ pour le Gmelina), le taux de survie et la croissance ultérieure sont affectés.
La plantation en Stump convient particulièrement aux essences à pivot racinaire développé pour
provoquer la formation de racine latérale. Elle est fréquemment employée pour Cassia siamea,
Gmelina arborea, expérimentalement l’Eucalyptus, etc.…
Les plants effeuillés à haute tige ou "en rosette" sont ceux pour lesquels on laisse la totalité de
leur tige. Celle-ci est dépourvue de feuilles à l’exception du bouquet de feuilles terminales qui est
conservé en [Link] essences plantées sont le Neem (Azadirachta indica), et Gmelina arborea.
a) Préparation des planches
- Nettoyage du terrain
Toute la superficie réservée à la confection des planches sera désherbée par un sarclage manuel
soigné
Les herbes seront mises en tas et transportées sur l’aire des composteurs. Elles peuvent être
enfouies dans les blocs en jachère par un labour mais jamais dans les planches qui seront ensemencées
à cause des inconvénients suivants :les herbes enfouies peuvent favoriser par la germination de leurs
graines, l’envahissement des planches ;la décomposition de la matière végétale engendre des
températures élevées préjudiciables à la germination des graines et à la survie des planches.
- Tracé des planches
Il convient de déterminer dans quel sens, les planches seront orientées.
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En terrain plat, celles-ci seront orientées en fonction de l’exposition au soleil, généralement Est-ouest
de manière à ce que les plants puissent bénéficier d’un ensoleillement dosé, aussi bien dans la matinée
que l’après-midi.
Sur un terrain légèrement en pente, le tracé se fait surtout perpendiculairement à la pente pour
mieux retentir l’eau.
Il faut ensuite décider des dimensions à donner aux planches et aux allées de circulation qui les
bordent ; il est conseillé de confectionner de planches régulières ayant 1 mètre de large et une longueur
variant entre 5 et 10 m. Les allées de circulation entre les planches mesurent généralement 0,5 m de
[Link] planches devront être bien alignées les unes par rapport aux autres.
- Creusage des planches
C’est une opération qui nécessite des efforts physiques, important surtout lorsque le sol n’est pas
humide. C’est pourquoi, la période de creusage des planches se situe pendant la saison des pluies.
Pour le creusage, on utilise des pioches ou des bêches, toute la planche sera correctement ameublie sur
une profondeur d’au moins 30 cm.
- Traitement contre les termites
Des termites peuvent être observés dans les planches et il faut alors s’en débarrasser (insecticide).
- Finition des planches
C’est à cette étape de la confection de la planche que celle-ci reçoit sa forme et son niveau
définitif, ce qui est très important pour la croissance ultérieure des semis.
Les mottes de terre sont soigneusement cassées pour rendre la terre fine afin de favoriser l’émergence
des semis du sol.
Selon la nature du sol, il est possible de donner à la planche des formes suivantes :
- dans le cas d’un sol très perméable de nature sableuse, les planches seront creusées de manière
à retenir toute l’eau qui y est déversée ;
- pour un sol sablo argileux, la surface de la planche peut être au même niveau que celle des
allées, tout en prenant soin de surélever les bords pour retenir l’eau dans la planche ;
- pour les sols argileux, les planches seront exondées pour éviter l’inondation et la stagnation
d’eau d’arrosage.
Il est également possible d’améliorer la structure des sols argileux par un sablage. On y apporte 1 à
2 brouettes de sable que l’on mélange uniformément à la terre de la planche de 7m².
Enfin, la surface de la planche sera nivelée soit a vue d’œil, soit à l’aide du niveau d’eau. Moins la
planche est longue et plus son nivellement est aisé.
Le nivellement est une opération importante car il influence non seulement la germination mais
aussi la croissance ultérieure des plants. En effet, dans une planche, les plants peuvent avoir des tailles
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différentes et l’une des causes possibles peut être un défaut de nivellement, l’eau n’étant pas
uniformément répartie sur toute la surface de la planche.
- Arrosage des planches avant le semis
Il est conseillé d’arroser les planches avant le semis de minière à corriger éventuellement les
erreurs de nivellement d’une part et de provoquer la pousse des mauvaises herbes qui seront détruites
avant les semis.
Dans le cas contraire, il faut envisager un désherbage progressif après la levée pour éliminer toute
forme de concurrence herbacée.
- Le Semis
* Période de semis : Les semis des plants à racines nues se font pendant la saison
pluvieuse, en août-septembre, de manière à ce que les plants puissent profiter des eaux de pluies
pour croître convenablement.
Ces semis pourront être étalés jusqu’en octobre – novembre pour le Neem. Au cas où l’on manquerait
de graines de Gmelina arborea par exemple, les semis pourront être réalisés en mars – avril mais il faut
forcer la croissance des plants par un apport de fumier ou de compost complété d’engrais minéral
comme l’engrais coton.
* Exécution du semis : les principales causes d’échec total ou partiel d’un semis sont
les suivantes :
Sillon trop profond
Terre de couverture constituée de fragments très grossiers
Graines non traitées ou ayant subi des prétraitements inappropriés entraînant
une germination irrégulière ou étalée et dans certains cas aucune germination.
Les lignes suivantes donnent des indications relatives au semis et apportent des solutions aux
différents problèmes rencontrés dans les pépinières forestières.
* Différents types de semis
Ce sont :
• Semis serré sur la ligne ;
• Semis en planche à écartement définitif ;
• Semis en germoir suivi d’un repiquage.
Les deux premiers types de semis se font en ligne, de même que le repiquage, ce qui facilite les
entretiens. Il faut pour cela, ouvrir tout d’abord un sillon à l’intérieur duquel les graines seront
déposées.
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Comment trace-t-on les sillons ?
Pour tracer des sillons parallèles et rectilignes, bien répartis sur la planche, les ouvriers doivent utiliser
un cordeau muni à l’extrémité d’une poignée de bois.
Ce cordeau est placé à l’équidistance voulue, par exemple tous les 20 ou 25 cm pour 4 lignes de semis.
Le sillon est ensuite ouvert à l’aide d’un morceau de bois et non pas à la daba ou à la pioche. La
profondeur du sillon dépend de la grosseur des graines.
Dans tous les cas, elle ne doit pas dépasser une fois et demie la plus grande dimension de la graine.
a) semis serré sur la ligne
C’est la méthode traditionnelle qui est d’un usage répandu dans nos pépinières pour la
production de la plupart des plants à racines nues.
Les graines sont déposées dans le sillon à un intervalle très serré (1à 3 graines tous les 1 ou 2 cm).
Celles-ci sont recouvertes ensuite d’une fine couche de terre sablonneuse, meuble, de manière à éviter
la formation d’une croûte superficielle préjudiciable à la germination et à l’émergence des plantules du
sol.
Le plus souvent, aucun démariage n’est effectué pour sélectionner les plants vigoureux afin
d’augmenter l’espace vital nécessaire à la croissance des plants.
C’est à ce niveau que le semis serré sur la ligne présente des inconvénients majeurs.
En effet par cette méthode, il est pratiquement impossible d’utiliser tous les plants d’une
planche au moment de la plantation. Seuls les plus vigoureux sont extraits, les plus petits restant pour
un séjour supplémentaire.
Pour que le maximum de plants soit utilisable courant juillet, il est impératif d’effectuer un
dépressage ou démariage. Cela revient à effectuer une sélection de manière à offrir aux plants l’espace
vital optimum pour leur croissance, les plants excédentaires issus du démariage sont, si possibles,
repiqués dans des plantes préparées à cet effet.
Le semis serré sur la ligne est donc une méthode pouvant donner est fréquemment utilisée
lorsqu’on n’est pas sûr de la qualité des graines. (Cas de Azadirachta indica dont les grainesconservées
pendant 2 à 3 mois, ont un pourcentage de germination presque nul).
b) Semis en germoir suivi d’un repiquage en planche
Ce mode de semis permet d’obtenir des plants mieux équilibrés que ceux issus du semis direct
dans la planche ; en effet, les plants sont élevés dans des conditions presque identiques de sorte qu’il
existe moins de différence dans leur taille au moment de la plantation.
Malheureusement, de bons résultats n’ont été obtenus qu’avec le Gmelina, des pertes au
repiquage du Cassia et du Neem ayant été constatées, surtout lorsque la racine principale est déjà
développée.
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Il serait dont envisageable de semer le Gmelina d’abord en germoir et de procéder ensuite à un
repiquage en planche.
c) Semis à écartement définitif
C’est un type de semis qui donne de bons résultats lorsqu’on dispose de bonnes graines ou qui,
le plus souvent, ont reçu un prétraitement approprié, de manière à obtenir une germination maximale.
Une fois l’écartement choisi, on dépose tout simplement une ou deux graines à l’endroit convenu.
Celles-ci sont recouvertes d’une terre meuble par la suite. Cette méthode revêt de nombreux
avantages :
• les quantités de graines à utiliser sont moins importantes,
• elle permet de faire bénéficier les plants de la totalité de la lumière, de l’aération et des
substances nutritives disponibles sur leur espace vital. Par conséquent, il est possible
d’extraire un maximum de plants plan tables,
• l’inventaire des plants dans la planche est plus aisé.
Elle peut être pour les semis de Gmelina, de Neem et de Cassia, lorsque les graines sont de
bonne qualité. Dans le cas contraire, il faut se référer à la technique décrite en (a), tout en envisageant
de faire un démariage et un repiquage par la suite (surtout pour les graines de Neem conservées sur 1
ou 2 mois).
Notons pour terminer que le repiquage du Neem doit être effectué alors que les feuilles
cotylédonaires sont toujours présentes. Cela correspond à 1 à 2 semaines après le semis alors que la
couleur des feuilles est encore vert pâle.
Pour le Cassia, il faut repiquer au stade de 4 feuilles. Le Gmelina quant à lui, supporte très bien
le repiquage même un mois et demi après le semis.
Densité du Semis
Le nombre de semis par unité de surface joue un rôle important dans la qualité des plants
produits.
La densité du semis à adopter tient compte des éléments suivants :
• de l’essence (rapidité de croissance, morphologie du système aérien),
• de la fertilité du sol (sol enrichi ou non),
• des entretiens prévus (démariage, arrosage….),
• de la résistance contre les maladies, la concurrence.
D’une manière générale, le choix d’une densité donnée tient compte d’un compromis entre le
nombre de plants et la croissance désirée.
Pour les trois principales essences élevées à racines nues, les densités les plus souvent adoptées
sont les suivantes :
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o Azadirachta indica : jusqu’à 100 plants /m²
o Cassia siamea: 75 plants /m²
o Gmelina arborea: 50 plants /m².
Entretiens des semis
L’arrosage, le paillage, l’ombrage et le binage sont les principales opérations d’entretien des plants
élevés en pleine terre, celles-ci sont complémentaires et visent à favoriser la croissance convenable des
semis.
• L’arrosage
Le but de l’arrosage est de maintenir une humidité suffisante, constante mais pas excessive dans la
planche de manière à favoriser la germination des graines et la croissance des semis.
Pour des jeunes semis, il est nécessaire d’apporter l’eau à la planche assez fréquemment mais pas
de façon excessive. Généralement, il faut maintenir une humidité dans les 2 premiers centimètres.
Cela représente environ 40 litres d’eau à appliquer dans une planche de 7m x 1m, répartis en deux
arrosages par jour soit 1 litre pour 5 à 10 plants pour une densité de 50 à 100 plants/m2.
Si la structure du sol est telle que la capacité de rétention d’eau est suffisante, ce volume d’eau
peut être diminué, si des précautions telles que le paillage est pris pour réduire l’évaporation.
Le volume des arrosages sera augmenté progressivement en fonction de la rigueur de la saison
sèche et de la croissance des plants. En effet, une partie de l’eau absorbée par les racines des plants est
éliminée par évapotranspiration ; il faut apporter plus d’eau pour compenser les pertes.
En outre, il est conseillé d’endurcir les plants quelques mois avant la plantation en réduisant le
rythme et le volume d’arrosage.
Notons que le volume d’eau à apporter de même que la fréquence des arrosages dépend de
plusieurs facteurs tels que la nature du sol, l’état végétatif des plants, les conditions ambiantes
(températures, humidité de l’air, la densité, etc.…). C’est pour cette raison qu’il est difficile de donner
des valeurs précises. Il est cependant conseillé à chaque pépiniériste d’effectuer des observations en
vue de déterminer exactement les quantités d’eau nécessaires et de trouver les moyens appropriés pour
conserver l’humidité dans les planches.
• Le paillage
Il a pour but de réduire l’évaporation tout en protégeant les semis contre un ensoleillement
excessif ; il amortit également le choc des gouttes d’eau au contact des [Link] paillis est mis en
place immédiatement après le semis puis est enlevé à la levée des semis.
Un paillage prolongé aura pour effet d’étouffer et de déformer les plantules dont les tiges ne
sont pas encore lignifiées.
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En outre, le paillis doit être fin. Il faut éviter d’utiliser les herbes portant des épis car cela peut
favoriser la dissémination des graines dans les planches.
• L’ombrage
Certains pépiniéristes perdent trop de temps à confectionner des ombrières pour les planches afin
de protéger les plants contre un ensoleillement excessif ou pour limiter l’évaporation.
De toute façon, le Neem, le Cassia et le Gmelina n’exigent aucun ombrage sauf éventuellement en
cas de repiquage (Neem, Cassia).
Par contre, les plants sont très sensibles à un excès d’ombrage et c’est pourquoi, il est fortement
déconseillé de conserver des arbres au milieu des planches.
• Désherbage-binage
+ Le désherbage doit éliminer de la surface de la planche toutes les mauvaises herbes. Sur de
nouvelles planches, il faut prévoir des désherbages assidus pendant les premiers mois, alors que les
jeunes semis sont très sensibles à la concurrence herbacée.
+ Le binage permet de briser la croûte superficielle du sol, limitant l’évaporation, favorisant
l’aération du sol et l’infiltration de l’eau. Il permet en outre de supprimer les mauvaises herbes qui ont
repoussé après les opérations de désherbage.
• Enrichissement
Le sol des planches doit permettre une nutrition convenable des plants en substances minérales et
organiques.
Des amendements surtout organiques sont nécessaires et consistent en un apport de fumier ou de
compost.
Pour le semis tarifs ou effectués sur un sol d’un niveau de fertilité faible, on peut recourir à
l’utilisation d’engrais complets N.P.K. (azote, phosphore, potassium).
Cette possibilité ne doit cependant pas être comprise comme étant la meilleure les amendements
organiques pouvant donner des résultats très satisfaisants s’ils sont bien effectués.
• Endurcissement
Il consiste en une réduction progressive des arrosages quelques semaines avant la sortie des plants
de la pépinière. Son but est de préparer les plants aux conditions de croissance futures, en fortifiant
leurs tissus ou en ralentissant leur croissance.
Généralement, on passe d’un arrosage biquotidien à un seul arrosage par jour puis à un arrosage
tous les deux jours surtout si les plants sont arrosés de temps en temps par les eaux de pluie.
• Inventaire des plants
Le comptage des plants en pépinière a pour but de déterminer la quantité de plants dont on dispose
conformément aux prévisions qui ont été faites en début de campagne.
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L’inventaire des plants doit se faire au moment où les pertes sont les moindres. Deux inventaires
sont nécessaires :
- l’un après le démariage ou la reprise effective des plants après un repiquage ;
- l’autre, un mois avant la mise en place des plants. Ce dernier comptage doit permettre de
déterminer exactement la quantité des plants qui sera ultérieurement utilisée.
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Sur les tiges non ramifiées, l’effeuillage peut se faire à la main, de haut en bas, et non le contraire, afin
de ne pas emporter le bourgeon terminal.
Dans tous les cas, il faut éviter de préparer des stumps ou des hautes tiges au coupe-coupe.
Cette pratique contribue à augmenter les risques de traumatismes des plants. Par ailleurs, les
racines des plants doivent être correctement habillées au sécateur.
• Pralinage et emballage
Il faut éviter d’exposer les plants longtemps à l’air libre ou au soleil. La pratique qui consiste en un
trempage des racines dans la boue liquide permet d’éviter leur dessèchement.
Les racines sont ensuite enveloppées dans des feuilles issues des plants préparés. Elles peuvent
également être protégées dans des feuilles plastiques.
• Transport des plants
Le transport des plants à racines nues est très aisé par rapport à ceux en pots. Ils occupent un
espace réduit et la manutention est facile.
Lors du transport, il faut veiller à ce que les plants ne soient pas exposés au dessèchement (soleil,
vent) ou aux vibrations (transport des plants dans des bennes métalliques).
Dans tous les cas, les véhicules doivent porter une bâche et des consignes précises doivent être
données aux chauffeurs en ce qui concerne la limitation de la vitesse à 40 km/heure.
En effet, c’est lors du transport que le plant est le plus exposé aux aléas climatiques ; il est mis
dans des conditions défavorables. Le pépiniériste doit alors organiser avec soin cette opération afin
d’assurer aux plants de meilleures chances de reprise.
• Mise en jauge des plants
Pour les plants à "racines nues" dont la mise en place est différée da quelques heures, voir même
d’un jour ou deux, par rapport du transport, il convient de procéder à une mise en jauge.
Pour ce faire, on choisira un endroit bien ombragé et on y creusera une tranchée dont un des côtés
possèdera une pente faible. Les plants seront déposés en rang de ce côté, l’extrémité de la partie
aérienne reposant hors de la tranchée. On recouvrira ensuite de terre les plants ainsi disposés. Plusieurs
rangées de plants pourront se succéder et seront recouvertes de terre comme précédemment.
On procédera ensuite à un arrosage abondant pour bien humidifier et tasser la terre.
On recouvrira ensuite l’aire de stockage de feuillage pour réduire l’évaporation en prenant soin
de ne pas endommager la partie aérienne des plants.
5.3.2. Production de plants en pots
Plus de la moitié des plants produits dans les pépinières forestières gérées par les services
forestiers dans les zones sahéliennes et soudaniennes sont élevés dans des pots. Il s’agit des
Eucalyptus, de la plupart des essences locales, des essences fruitières (manguiers, agrumes….) des
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plantes ornementales et des autres espèces exotiques (Azadirachta indica, Cassia siamea, Gmelina
arborea…..) qui traditionnellement étaient produites à racines nues et qui, aujourd’hui doivent être
produites en pots à cause des taux de reprise faibles enregistrés dans les zones sèches.
En effet, dans les zones sahéliennes, il est maintenant indispensable de produire la plupart des espèces
en pots car de tels plants permettent d’enregistrer de meilleures reprises qu’avec des plants à racines
nues, surtout lorsque les conditions climatiques et de sol sont difficiles.
D’une manière générale, les pépiniéristes produisent des plants avec plus ou moins de réussite.
Cependant ce sont les lacunes qui sont à la base de nombreuses erreurs techniques constatées dans les
pépinières. Celles-ci sont d’ailleurs préjudiciables à l’obtention de plants conformes aux besoins
exprimés en début de campagne (prévisions), aux exigences de la plantation (plants vigoureux, calibrés
et sains) et non à la portée des populations rurales (plants produits à moindre coût).
Ce chapitre pourra servir de guide pratique où ils pourront trouver des réponses à leurs questions et
faire des choix de techniques appropriés à leurs besoins.
Les types de pots utilisés
Il existe plusieurs types de pots dont certains peuvent être fabriqués par les villageoises eux-
mêmes : pots en feuilles de rônier, canaris, pot en paille, en métal ou en plastique.
Dans la plupart des pépinières, on n’utilise que les sachets plastiques de couleur noire.
Les dimensions des pots sont variables ; le choix du format se fait en fonction de l’espèce, de
l’espace vital optimum et du séjour en pépinière.
Actuellement trois (3) types de pots sont le plus couramment utilisés :
Type Espèce Hauteur Diamètre Epaisseur Nombre de trous
(cm) (cm) (microns)
• Mélange de terre
Pour le remplissage des pots on utilise un mélange composé de terre, sable, fumier ou compost.
Un bon mélange doit être léger avec une bonne cohésion et rétention d’eau, et doit être riche en
éléments nutritifs, lesquels sont fournis par un apport de compost ou de fumier bien décomposé. Il y a
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lieu de noter que les fumiers mal préparés sont des fertilisants médiocres, qui on un effet dépressif sur
la croissance des plants et qui provoquent des attaques de parasites et de termites.
Les proportions du mélange d’un endroit à l’autre et le pépiniériste modifie les proportions de chaque
élément suivant les conditions locales.
Ainsi donc si la terre disponible est sableuse, on réduira l’apport de sable dans le mélange.
Et si la terre est argileuse, la proportion de sable utilisée doit être augmentés.
Si elle ne contient pas assez d’éléments nutritifs, on augmentera la proportion de compost ou de
fumier.
Avant de mélanger les différentes proportions, il est important de casser les mottes de terre, et de
tamiser le sable et le fumier (ou compost).
Lorsque le mélange est très sec, on l’arrose légèrement, ce qui facilitera les travaux de remplissage des
pots.
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Les pots doivent être protégés latéralement par de la paille ou des bourrelets de terre contre les rayons
de soleil sur les parois des pots situés en périphérie.
Une négligence d’une telle protection provoque une perte de production de 20 % environ, à cause des
pots vides aux bords des planches.
Un paillage latéral a en temps l’avantage de maintenir des pots de manières qu’ils ne tombent
pas après une pluie ou un arrosage abondant. De plus le déplacement des pots en est facilité.
Après le classement, les pots sont arrosés abondamment pendant 2 jours environ, le temps que le
substrat se tasse. Après le tassement il est conseillé de compléter le volume de substrat en ajoutant un
peu de mélange jusqu’à un demi centimètre au-dessous du bord de pot
• Semis
On distingue deux (2) techniques de semis à savoir les semis directs en pots et les semis en germoir
(ou en planche) suivi d’un repiquage dans les pots.
Le semis en germoir des graines de petites tailles exemple Eucalyptus camaldulensis aussi bien que
celles de moyenne taille (exemple : Acacia Bauhinia) a plusieurs avantages. Le semis en germoirs
permet d’éviter un gaspillage des semences, d’apporter plus de soins aux plantules et d’effectuer une
sélection au moment du repiquage. On obtiendra, ainsi des planches bien homogènes, ce qui facilite la
planification du travail (notamment le déplacement des pots).
A cause de la particularité de la technique de production des plants d’Eucalyptus camaldulensis,
elle fait l’objet d’un chapitre séparé intitulée« production des plants d’Eucalyptus spp. (Notamment
Eucalyptus camaldulensis ».
Dans le présent chapitre nous nous consacrons aux autres espèces exotiques et locales.
Les périodes de semis, prétraitement des graines est souvent indispensable, afin d’enlever l’état de
dormance (voir chapitre dormances et prétraitement des graines).
+ Semis directs en pots
Il est important de semer à une profondeur optimale pour éviter les pertes de graines, de
mauvaises germinations et donc un gaspillage de graines, d’efforts et de temps.
Un semis superficiel entraîne un déterrement des graines lors de l’arrosage et les expose au
dessèchement.
Par contre, les pépiniéristes ont plutôt la tendance de semer trop profondément ce qui favorise la
pourriture des graines ou des germinations étalées.
La position des graines lors de semis joue également sur les taux de germination. Il est conseillé
aux pépiniéristes de semer les graines en position latérale (c. à d.), sauf les graines d’Anacardium
occidentale, que l’on sème en position verticale.
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Pour les graines de moyenne taille (telles que Acacia sp, Prosopis juliflora, Parkinsonia aculeata
etc.…). Il suffit d’enfoncer l’index ou le pouce horizontalement dans le mélange de terre, de créer ainsi
un nid de semis et d’y mettre la graine à plat. La graine est ensuite recouverte avec le mélange meuble,
et le semis est bien humidifié à l’aide d’un arrosoir.
Des ombrières sont mises en place jusqu'à la levée des plantules. Le nombre des graines semées
par pot dépend du taux de germination du lot de semences.
Taux de germination Nombre de graine conseillé/ pot
%
50 3
70 2
90 1
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Après le semis et le repiquage, il convient de protéger les graines et les plantules contre les
températures extrêmes et les fluctuations de l’humidité de l’air généralement assez sec.
A cet effet, il est conseillé d’installer au-dessus des pots des ombrières mi-basses d’une hauteur
de 50 à 80 cm, qui sont confectionnés à partir de fourches, de perches et de seccos.
De telles ombrières permettant un dosage progressif de l’ensoleillement, en déroulant tout simplement
les seccos.
Dans tous les cas, il faut éviter de stocker les pots sous la cime d’un arbre qui donne un
ombrage permanent. Le contrôle de l’ensoleillement est difficile et les plants y filent surtout en hauteur
et pas en épaisseur, à la recherche de la lumière.
De tels plants sont grêler et peu lignifié et impropres à la plantation. Dans ce cas, le pépiniériste
est obligé de transporter une deuxième fois les pots au soleil, ce qui est un travail supplémentaire et
inutile. L’idéal est donc de prévoir le rangement des pots au soleil sur l’aire de repiquage et d’installer
les ombrières en conséquence pour sevrer progressivement les plants au soleil.
+ Entretien des plants
L’entretien des plants en pots consiste aux opérations suivantes : arrosage désherbage et binage
et déplacement des pots.
* Arrosage
Les arrosages se font deux fois par jour à l’aide d’un arrosoir. Le mode et la quantité d’arrosage
varient d’une pépinière à l’autre, dépendant des conditions climatiques et microclimatiques (présence
des haies vives et brises vents), du substrat utilisé, et des espèces utilisées.
En général on utilise 4 à 6 arrosoirs le matin et le soir par planche de 1.000 pots.
Au cours de la germination, la consommation d’eau est généralement moindre qu’après la levée des
plantules.
Il convient de noter que les pépiniéristes ont tendance à moins arroser les bordures des planches, et les
plants en souffrent.
En fin de séjour en pépinière, il est nécessaire d’endurcir les plants par une diminution de la
dose et du rythme des arrosages, les plants seront ainsi préparés à mieux supporter les conditions
difficiles du site de plantation.
* Désherbage et binage
Il est conseillé de procéder à un désherbage, toutes les semaines, ce qui favorisera la croissance
des plants grâce à l’élimination des mauvaises herbes.
Le binage est une opération très importante qu’il convient également d’exécuter toutes les deux
semaines. Il consiste à briser la croûte superficielle du substrat, qui s’est formé à la suite des arrosages
répétés et de l’exposition au soleil.
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Pour briser cette croûte, il suffit de gratter la surface du substrat à l’aide d’un bâton.
Le binage favorise ainsi l’aération du substrat ainsi que l’infiltration de l’eau d’arrosage et
réduit l’évaporation de l’eau du sol.
Un adage bien connu des pépiniéristes ne dit-il pas que "UN BINAGE VAUT MIEUX QUE
DEUX ARROSAGES".
* Le déplacement des pots
Le déplacement évite aux racines du plant qui ont traversé le fond du pot de s’implanter dans le
sol. Certains pépiniéristes attendent le jour de la plantation, pour "arracher" les pots de la planche,
parce que les racines ont pris trop d’importance dans le sol. De telles pratiques brutales causent des
traumatismes graves aux plants se traduisant par un dessèchement rapide à cause du déséquilibre entre
la partie aérienne et racinaire du plant.
Le déplacement permet en même temps de procéder à une sélection des plus beaux plants. Les
plants chétifs et mal venants ainsi que les pots vides sont ainsi éliminés.
Les plants sélectionnés sont regroupés selon leur taille et conditionnés pour la plantation.
Au moment du déplacement, les racines sont sectionnées à l’aide d’un bon sécateur. Cette opération
est appelée cernage des racines.
A partir d’un séjour d’un mois en pépinière les plants doivent être régulièrement déplacés et
cernés, toutes les deux ou trois semaines.
Afin d’éviter les dessèchements d’une partie des feuilles ou des plants entiers, il est conseillé de
bien arroser les plants après le cernage et de poser les ombrières pendant 2 à 3 jours.
* Livraison et transport des plants
Le transport des plants est une opération délicate car il en dépend que ceux-ci soient placés dans
des conditions difficiles favorisant des traumatismes physiques tels que les expositions au soleil, les
coups de vent etc.…
Au niveau de la pépinière
- bien arroser les plants la veille de la sortie de la pépinière ;
- vérifier une dernière fois qu’il n’existe pas plus de 2 ou 3 plants par pots, surtout ceux qui sont
issus du semis direct ; des cas déplorables ont été constatés où plusieurs plants cohabitaient
dans le même trou en plantation ;
- une voiture doit pouvoir accéder à proximité du bloc ou de la section ; le transport des plants
dans les brouettes sur une longue distance favorise le désagrégement de la motte de terre ou
l’éclatement du sachet pastique ;
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- en aucun cas, les pots ne doivent être superposés sous prétexte d’augmenter la capacité du
véhicule. De telles pratiques contribuent à mettre les plants dans des conditions encore plus
défavorables (chaleur, manque d’aération, éclatement et perte de la terre des pots) ;
- un dernier tri est réalisé afin d’éliminer les plants chétifs et mal venants, n’ayant pas la forme et
la taille voulue.
Au cours du transport
Il faut éviter de transporter les plants dans des véhicules dépourvus de bâche, les plants
transportés dans des bennes métalliques sont traumatisés par suite des coups de vents violents et des
vibrations très sensibles dues aux secousses
Même si on dispose de véhicules bâchés (camions SAVIEM, militaires, 404 ou TOYOTA), il
faut donner des consignes strictes au conducteur pour qu’il n’excède pas la vitesse de 50 km/heure.
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- en carré : la distance est la même entre les lignes et sur la ligne ;
- en ligne (en rectangle): la distance sur la ligne et entre les lignes est différente (les plants
occupent les 4 coins d’un rectangle).
- en quinconce : il y a quinconce quand dans deux alignements contigus, les sujets sont décalés
d’une demi-longueur et sont disposés en triangle sur trois lignes, 4 sujets forment un rectangle
avec un cinquième sujet au centre, celui de la ligne intermédiaire.
Facilite le calcul du nombre des plants nécessaires, les travaux mécanisés sont facilités
(débardage).
• Période de plantation
La période de plantation est fonction des régions et des conditions du climat (surtout la saison
des pluies).
Dans une zone où la saison des pluies s’étale de mai-juin à septembre-octobre, la mise en place
définitive se fait en 2ème quinzaine juillet à début août. On évite le début d’hivernage car on risque
plusieurs jours sans pluie.
On évitera également la fin d’hivernage car les plants n’auront pas le temps de s’adapter avant la
saison sèche.
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ANNEXES
PRETRAITEMENT CONSEILLE PAR ESPECE PAR LE CENTRE NATIONAL DES
SEMENCES DE OUAGADOUGOU
(Résultats provisoires)
ESPECES PRETRAITEMENTS
Acacia albida TA 5 mn + TE 24 H
Eb + TE 48 H
Acacia gourmaensis TA 3 Lb + TE 24 H
Acacia dudgeoni
Acacia nilotica variété adansonii TA 30 mn + TE 24 H
Acacia nilotica var. tomentosa TA 30 mn + TE 24 H
Acacia senegal Eb + TE 24 H
Acacia machrostachya TA 1 mn + TE 24 H
Acacia seyal Eb + TE 24 H
TA 3 mn + TE 24 H
Acacia sieberiana TA 5 mn + TE 24 H
Adansonia digitata TA 60 mn + TE 24 H
Afzelia africana TA 10 mn + TE 24 H
Albizzia lebbeck TE 24 H
TA 5 mn
Anacardium occidentale TE 24 H ; Scarification + TE 24 H
Anogeissus leiocarpus TE 48 H
Azadirachta indica TE 24 H
Néant
Balanites aegyptiaca TE 72 H
Néant
Bauhinia rufescens Eb + TE 24 H
TA 5 mn + TE 24 H
Cassia siamea Eb + TE 24 H
Néant
Cassia siberiana TA 5 mn + TE 24 H
Ceiba pentandra Eb + TE 24 H
Combretum acculeatum TE 24 H
Néant
Dalbergia sissoo TE 24 H
Danielia oliveri Néant
Delonix regia Eb + TE 24 H
TA 30 mn + TE 24 H
Detarium microcarpum TA 30 mn + TE 24 H
Dichrostachys glomerata TA 15 mn + TE 24 H
Diospyros mespiliformis TA 10 mn + TE 24 H
Eucalyptus sp Néant
Entada africana TE 24 H ; Eb + TE 24 H
Erythrina senegalensis TA 5 mn + TE 24 H
Gmelina arborea TI 48 H ; TA 5 mn ; TE 24 H
Jatropha curcas Néant
TE 24 H
Khaya senegalensis TE 48 H
Néant
Lannea acida TA 1mn + TE 24 H
Lannea microcarpa TE 24 H
TA 1mn + TE 24 H
Leucaena leucocephala Eb + 24h
TA 5 mn + TE 24 H
Moringa oleifera Neant
TE 24 H
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Parkia biglobosa TA 10 mn + TE 24 h
Parkinsonia aculeata Eb + TE 24 H
Prosopis juliflora Eb + TE 48 H
TA 5 mn + TE 24 H
Piliostigma reticulatum TA 30 mn + TE 24 H
Pterocarpus erinaceus Néant
TE 24 H
Tamarindus indica Eb + TE 24 H
TA 10 mn + TE 24 H
Terminalia mantaly TA 30 mn + TE 24 H
TE 72 H
Ziziphus mauritiana TA 30 mn + TE 24 H
Scarification + TE 24 H
ANNEXE 1
Liste des prétraitements testés au Centre National des Semences Forestières
TO = aucun prétraitement = néant
T1 = TE 24 H
T2 = TE 48 H
T3 = Eb + TE 24 H
T4 = Eb + TE 48 H
T5 = C1 + TE 24 H
T6 = C5 + TE 24 H
T7 = C10 + TE 24 H
T8 = TA1 + Ec + L3x + TE 24 H
T9 = TA5 + Ec + L3x + TE 24 H
T10 = TA10 + Ec + L3 + TE 24 H
T11 = TA30 + Ec + L3 + TE 24 H
T12 = TA60 + Ec + L3 + TE 24 H
Explication des symboles
TE = Trempage dans l’eau
Eb = Ebouillantage
C1 = Cuisson pendant 1 mn
EC = Echauffement
L3x = Lavage à l’eau 3 fois
REMARQUE
Les prétraitements testés sont au nombre de treize (13). Douze (12) sont des prétraitements humides, le 13ème consiste à ne
faire aucun prétraitement. De ces douze (12), sept (7) font appel à des procédés physiques, les cinq (5) autres à des
procédés chimiques.
• Prétraitement par des procédés physiques
- Trempage dans l’eau de robinet pendant 24 H, 48 H
- Ebouillantage suivi de trempage dans l’eau pendant 24 H, ou 48 H
- Cuisson des graines pendant 1 mn, 5 mn, 10mn.
• Prétraitements par des procédés chimiques
Trempage dans l’acide sulfurique pendant 1 mn, 5 mn, 10 mn, 30 mn, 60 mn.
TECHNIQUES DE PRETRAITEMENTS
- Trempage dans l’eau (TE) pendant (x) heures (x h) :
Tremper les graines dans l’eau de robinet ou de puits pendant (x) heures.
- Ebouillantage (Eb) :
Faire bouillir l’eau jusqu’à ébullition ; couper la source de chaleur ou descendre le récipient du feu, verser rapidement les
graines et laisser tremper les graines pendant (x) heures.
- Cuisson (c) pendant (x) minutes :
Faire bouillir l’eau jusqu’à ébullition, y jeter les graines, maintenir en action la source de chaleur pendant (x) minutes ;
descendre le récipient du feu et laisser tremper les graines pendant (y) heures.
- Trempage dans l’acide (TA) pendant (x) minutes :
Jeter les graines dans de l’acide, mélanger pendant (x) minutes ; ajouter progressivement une petite quantité d’eau pour
provoquer un échauffement. Lavage abondamment les graines à l’eau (3 fois). Déverser les graines dans un récipient
contenant de l’eau et laisser tremper pendant (") heures.
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