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TP RDM : Flexion Pure et Déviée

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1

Travaux Pratiques de RDM

TP N° 1 : Flexion pure

TP N° 2 : Flexion déviée

TP N° 3 : le flambage

Niveau : 3ième année cycle d’ingénieurs


Année :2020-2021

Préparé par : Mohammed Lamrhari

TP RDM ENSAM Meknès


2

TP N° 1 : Flexion pure

1. Introduction et objectifs :

La flexion est la déformation d’un objet qui se traduit par une courbure. La flexion
génère des contraintes ainsi que des déformations de la poutre. Il est important
d’analyser ces contraintes/déformations ainsi que leurs répartitions afin de mieux
dimensionner les poutres sollicitées en flexion.

L’objectif de ce TP est de :

• Déterminer l’évolution de la déformation dans une section de la poutre en


fonction du moment fléchissant appliqué ;
• Déterminer l’évolution de la déformation dans la une section en fonction de
la position verticale « y » ;
• Identifier la position verticale de la fibre neutre (centroïde) ;
• Déterminer le niveau de déformation maximal (traction maximale) et
déformation minimale (compression maximale) ;

2. Etude théorique

2.1 Les hypothèses générales de la flexion pure :

• La section droite de la poutre est constante ;


• La ligne moyenne de la poutre est rectiligne ;
• La poutre admet un plan de symétrie longitudinal
• Les forces extérieures sont appliquées perpendiculairement à la ligne
moyenne et elles sont situées dans le plan de symétrie longitudinale ou répar-
ties symétriquement par rapport à celui-ci
• L’application des hypothèses de la théorie des poutres de Bernoulli (cas de
petites déformations, loi de Hooke, les sections droites restent planes et per-
pendiculaires à la ligne moyenne) ;

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3

2.2 La loi de Hooke


𝜎𝑥 = 𝐸. 𝜀𝑥
𝜀𝑦 = −𝜗. 𝜀𝑥
Avec :
• 𝜎𝑥 : contrainte normale principale en N/m2
• 𝜀𝑥 : allongement relatif suivant 𝑥⃗ sans unité
• 𝐸 : module d’Young en N/m2, dans notre cas E=69.109 N/m2
• 𝜀𝑦 : raccourcissement suivant 𝑦⃗ sans unité
• 𝜗 : coefficient de Poisson sans unité suivant les matériaux
0.1 ≤ 𝜗 ≤ 0.5, pour les aciers 𝜗 = 0.3
2.3 Relation de la contrainte et du moment fléchissant

𝑀𝑓𝑧
𝜎𝑥 = − .𝑦
𝐼(𝐺, 𝑧⃗)
Avec :
• 𝜎𝑥 : valeur algébrique de la contrainte normale principale en MPA
• 𝑀𝑓𝑧 : valeur algébrique du moment de flexion par rapport à l’axe
(𝐺, 𝑧⃗) en ([Link])
• 𝑦: ordonnée par rapport à la fibre neutre dans le plan (𝐺, 𝑦, 𝑧⃗) en
(mm)
• 𝐼(𝐺, 𝑧⃗) : moment quadratique de la section droite par rapport à
l’axe principale (𝐺, 𝑧⃗) en (mm4).

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4

3. Etude expérimentale

3.1 Présentation du banc expérimentale :

Le banc de flexion est constitué d’une poutre en « T » et de jauges de déformation


fixées sur la section de la poutre. Ces jauges permettent de mesurer la déforma-
tion dans la position où ils sont situés.

Poutre en T
Jauge de dé-
formation

Appui ponctuel

Remise à zéro
de la force

Affichage numé-
rique de force

Affichage nu-
Dynamomètre de mérique de la
mise en charge déformation

Figure 1 : Banc de flexion avec ses différents constituants.

3.2 Mode opératoire :

Avant de commencer la manipulation :

• Vérifier que l’affichage numérique de déformation est à la position « ON


» et qu’il est fixé à la configuration « 1 » des jauges ;
• Faire tourner le bouton de réglage de la cellule de charge pour fixer la
lecture à la valeur initiale zéro.

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5

3.3 Travail demandé :

1. Initialiser la cellule de charge à zéro en utilisant le contrôle ;


2. Remplir le tableau 1, en prenant les valeurs de déformation pour chaque jauge
et cela en variant la charge de 0 à 500N ;

Charge en N
Jauges
0 100 200 300 400 500
1
2
3
4
5
6
7
8
9

Tableau 1 : Valeurs de déformation lues sur l’afficheur

Moment fléchissant en 𝑵. 𝒎
Jauges
0 17,5 35 52,5 70 87,5
1
2
3
4
5
6
7
8
9

Tableau 2 : Valeurs de déformation réelles


3. Tracer la courbe de déformation en fonction du moment fléchissant pour toutes
les jauges (dans le même graphe) ;
4. Quelle est la relation entre le moment fléchissant et la déformation dans les
différentes positions.

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6

5. Qu’est-ce que vous remarquez à propos des valeurs indiquées par les jauges
de déformation qui se situent dans deux côtés opposés de la section ? Doi-
vent-elles être identiques ?
6. Si les valeurs ne sont pas identiques, donner deux causes de cette différence.
7. Calculer la déformation moyennes de chaque pair de jauges dans le tableau 3
(négliger la valeur zéro) ;

Moment fléchissant en 𝑵. 𝒎
Jauges

0 17,5 35 52,5 70 87,5


1

2,3
4,5

6,7
8,9

Tableau 3 : Résultats des déformations moyennes

8. Tracer la courbe de déformation en fonction de la position verticale nominale


des pairs de jauges dans le même graphe. Prendre la partie supérieure de la
poutre comme référence ;
9. Calculer ( théoriquement) le moment quadratique et la position de la fibre
neutre centroïde de la section et ajouter la position de celle-ci sur le graphe
10. Quelle est la valeur de déformation (réelle) sur le centroïde trouvé dans la
question précédente ? Interpréter !
11. Calculer la contrainte maximale de la section (pour la charge maximale).
Comparer ce résultat avec la valeur théorique. Interpréter !
12. Est-ce que l’équation de la flexion donne la contrainte dans la poutre avec
précision ?

Dans le cas contraire, comment vous expliquez les écarts constatés ?

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7

TP N° 2 : Flexion déviée

1. Introduction et descriptif :
Une poutre de section constante dont la ligne moyenne est droite et porté par (𝐴, 𝑧⃗)
est sollicité à la flexion déviée lorsque :
• Cette poutre supporte des forces concentrées ou réparties perpendiculaires à
(𝐴, 𝑧⃗) et disposées symétriquement par rapport au plan (𝐴, 𝑥⃗, 𝑧⃗)
• Dans le plan de la section droite du centre G les axes (𝐺, 𝑥⃗) et (𝐺, 𝑦⃗) ne sont
pas des axes principaux de la section. Il existe toujours au moins deux axes
principaux du moment quadratique quel que soit la section de la poutre.
La flexion déviée est un mode de sollicitation dont lequel la poutre est soumise à un
effort de flexion dirigé vers un axe différent des deux axes principaux de la poutre.
L’objectifs de ce TP est de :

• Construire le cercle le Mohr ;


• Etablir les valeurs du moment quadratique principal de la section à partir du
cercle de Mohr ;
• Comparer les valeurs expérimentales aux valeurs théoriques.

2. Etude théorique :
La figure 1 montre le schéma d’une poutre en porte à faux, avec un chargement appli-
qué dans l’extrémité libre. La poutre a deux axes principaux x et y. La flexion pure se
passe à travers le centroïde de la section, mais ne coïncide pas nécessairement avec les
axes géométriques arbitraires de cette section.
Si on applique un moment autour de l’un des axes principaux, la poutre dévie seule-
ment selon cette direction, et la formule de flexion simple peut prévoir la déviation.
Cependant, si l’axe du moment appliqué est à un angle avec l’un des axes principaux,
alors la poutre fléchit selon les deux axes. La déviation de l’extrémité libre de la poutre
aura deux composantes : la première est dans la direction de traction (U), tandis que
la deuxième est dans la direction perpendiculaire (V).
Pour trouver l’amplitude des déflexions, il faut trouver les composantes du moment
dans les directions principales. Celles-ci sont données par les équations (1) et (2).

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𝐹𝐿3 1 1 1 1
𝑈= 〈[ + ] + 𝑐𝑜𝑠2𝜃 [ − ]〉 (1)
6𝐸 𝐼𝑥 𝐼𝑦 𝐼𝑦 𝐼𝑥

𝐹𝐿3 1 1
𝑉= 〈𝑠𝑖𝑛2𝜃 [ − ]〉 (2)
6𝐸 𝐼 𝐼
𝑥 𝑦

Où :

• L : La longueur effective de la poutre (m) ;


• E : Module de Young (GPa ;
• F : Force (N) ;
• U : Déflection dans la direction de traction (m) ;
• V : Déflection dans la direction perpendiculaire à la direction de traction
(m) ;
• 𝜃 : Angle de traction (°) ;
• 𝐼𝑥 , 𝐼𝑦 : les moments principaux de la section (m4) ;

Figure 1 : Banc expérimental de la flexion déviée.

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3. Etude expérimentale :

L’étude expérimentale se base sur une méthode inverse de lecture des déflections de la
poutre, pour différents angles, puis on construit le cercle de Mohr. Afin de contrôler le
réglage des angles sur la machine. On se référer aux figures (2) et (3), la figure 2 donne
l’orientation et localisation de chaque type de poutre sur le mandrin (angle de 0°) et la
figure 3 indique orientation et localisation de chaque type de poutre (U et L) sur le
mandrin pour les différents angles.

Figure 2 : Orientation et localisation de chaque type de poutre sur le mandrin (angle


de 0°)

Figure 3 : Orientation et localisation de chaque type de poutre sur le mandrin.

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Travail demandé :

Pour différentes valeurs d’angle allant de 0° jusqu'à 180° (avec un pas de 22,5°), faite
l’essai de flexion avec différentes valeurs de charge appliquée (1N jusqu'à 5N). A chaque
fois, relever les valeurs de déplacement sur les deux comparateurs gauche et droite.
Puis remplir les tableaux suivants en utilisant les équations (3) et (4) avec les valeurs
lues sur le comparateur gauche et droite,
Faite attention dans la lecture des résultats, les valeurs peuvent être négatives.
gauche+droite
U= (3)
√2
gauche−droite
V= (4)
√2

Les valeurs “gauche” et “droite” sont en 𝑚𝑚.


Angle 0° Angle 22,5°
Charge Gauche Droite U V Charge Gauche Droite U V
(N) (mm) (mm) (mm) (mm) (N) (mm) (mm) (mm) (mm)
0 0
1 1
2 2
3 3
4 4
5 5

Angle 45° Angle67,5°


Charge Gauche Droite U V Charge Gauche Droite U V
(N) (mm) (mm) (mm) (mm) (N) (mm) (mm) (mm) (mm)
0 0
1 1
2 2
3 3
4 4
5 5

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Angle 90° Angle 112,5°


Charge Gauche Droite U V Charge Gauche Droite U V
(N) (mm) (mm) (mm) (mm) (N) (mm) (mm) (mm) (mm)
0 0
1 1
2 2
3 3
4 4
5 5

Angle 135° Angle 157.5°


Charge Gauche Droite U V Charge Gauche Droite U V
(N) (mm) (mm) (mm) (mm) (N) (mm) (mm) (mm) (mm)
0 0
1 1
2 2
3 3
4 4
5 5

Angle 180°
Charge Gauche Droite U V
(N) (mm) (mm) (mm) (mm)
0
1
2
3
4
5

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1. Pour chaque valeur d’angle, tracer sur un graphe l’évolution de U et V en fonc-


tion de la charge d’extraction (les deux courbes sur le même graphe).
𝑑𝑈 𝑑𝑉
2. Trouver le gradient et pour chaque graphe. Remplir ensuite le tableau
𝑑𝑃 𝑑𝑃

suivant.

𝒅𝑼 𝒅𝑽
Angle de chargement (°) × 𝟏𝟎−𝟔 𝒎𝑵−𝟏 × 𝟏𝟎−𝟔 𝒎𝑵−𝟏
𝒅𝑷 𝒅𝑷

22,5

45

67,5

90

112,5

135

156,5

180

➢ Détermination du moment d’inertie principal à partir des résultats

Pour trouver le moment d’inertie à partir des résultats obtenus, il faut tracer le cercle
𝑑𝑉
de Mohr. Pour faire ceci, tracer les valeurs fondamentales de 𝑑𝑃 (𝑚𝑁 −1 ) en axe vertical
𝑑𝑈
en fonction de 𝑑𝑃 (axe horizontal). Les points doivent former un cercle. S’il est déformé,

tracer un autre cercle passant par le maximum des points

3. Trouver le centre du cercle (C) et son rayon (R). L’exemple suivant montre com-
ment votre cercle de Mohr doit apparaitre.

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Figure 4 : Exemple du tracé du cercle de Mohr

Pour trouver la valeur théorique du moment d’inertie de la section, la figure 5 donne


les cas des différentes sections. Pour le cas de la section en 𝑈 et la section rectangulaire,
les axes principaux sont parallèles et perpendiculaires aux axes arbitraires 𝐴 et 𝐵 que
nous allons utiliser pour trouver les moments d’inertie 𝐼A et 𝐼B.

Figure 5 : Orientation des axes arbitraires et principaux pour les trois types de sec-
tions

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Cela signifie que les moments 𝐼A et 𝐼B sont égaux aux moments principaux 𝐼x et 𝐼y pour
une section en 𝑈 et une section rectangulaire.
4. Calculer le moment d’inertie principale en utilisant le cercle de Mohr et les
équations (5) et (6).

𝐿3
𝐼𝑥 = 3.𝐸(𝑂𝐶+𝑅) (5)

𝐿3
𝐼𝑦 = 3.𝐸(𝑂𝐶−𝑅) (6)

Où :
• L : Longueur effective de la poutre (mm)
• E : Module de Young (69 GPa pour l’Aluminium)
• OC : Distance entre le cercle de Mohr et l’origine O (𝑚𝑁−1)
• R : Rayon du cercle de Mohr (𝑚𝑁−1)

5. Comparer les résultats théoriques avec les résultats pratiques. Interpréter la


précision des résultats ;
6. Interpréter les écarts constatés entre les résultats théoriques et pratiques ; est-
ce que la méthode graphique de Mohr est précise. Sinon, comment la rendre
plus précise ?

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TP N° 3 : le flambage
1. Introduction et descriptif :
Le flambage est une sollicitation composée de compression et flexion, lorsqu’une
poutre rectiligne suffisamment longue subit un effort axial croissant, on observe suc-
cessivement deux types de sollicitation
• Pour une charge axiale F inferieure à une limite noté Fc (charge critique) la
poutre est comprimée elle reste rectiligne et se raccourcit
• Lorsque la charge axiale atteint la charge critique Fc la poutre fléchit brusque-
ment (flambage)
L’objectif de ce TP est de :
• Déterminer expérimentalement les charges critiques d’Euler pour différentes
conditions de flambement.

2. Etude du flambage théorique d’Euler :


2.1 Les hypothèses :

• La poutre est de longueur 𝑙 ;


• La poutre a une section constante et une ligne moyenne rigoureusement droite
avant déformation ;
• Le poids propre de la poutre est négligeable ;
• Le matériau est homogène ;
• Le raccourcissement de la barre est négligeable vis-à-vis de la déformation à la
flexion ;

2.2 Etude de la déformation de flambage, La charge critique d’Euler

Le torseur des forces de cohésion figure1 s’écrit :


𝑅⃗⃗ = −𝐹𝑥⃗
{𝜏𝑐𝑜ℎ }𝐺 = { }
⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑀𝐺 = −𝐹 𝑦. 𝑧⃗
La déformation de la poutre sous l’effet du moment de flexion 𝑀𝑓𝑧 = −𝐹 𝑦 sécrit :
𝐸 𝐼(𝐺,𝑧) 𝑦 ′′ = 𝑀𝑓𝑧
𝐸 𝐼(𝐺,𝑧) 𝑦 ′′ + 𝐹 𝑦 = 0

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𝑥⃗

B −𝐹⃗

𝑦
𝑥
𝑦⃗

A 𝐹⃗

Figure1 : poutre en flambage (Euler)

La solution de l’équation différentielle du second ordre linéaire à coefficients


constantes est donné sous la forme :
𝐹
𝑦 = 𝐴 𝑐𝑜𝑠(𝜔𝑥) + 𝐵 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑥) Avec : 𝜔2 = 𝐸 𝐼
(𝐺,𝑧)

Les constantes A et B sont déterminées en fonction des liaisons en A et B par les con-
ditions aux limites

• Exemple :Barre bi-articulée :


𝑥=0
❖ En A : { ce qui donne A=0
𝑦=0
𝑥=𝑙
❖ En B : { ce qui donne 𝐵 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑙) = 0 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝜔𝑙 = 𝑘𝜋
𝑦=0

La plus faible valeur de F qui satisfait cette relation est obtenue pour k=1, on désigne
cette valeur de F par Fc charge critique d’Euler

𝜋 2 𝐸𝐼(𝐺𝑧)
𝐹𝑐 =
𝑙𝑓2

La charge critique d’Euler 𝐹𝑐𝑟𝑖𝑡 représente une limite qui ne doit être atteinte en au-
cun cas.
Où :
𝐼(𝐺𝑧) : Moment quadratique de la section (𝑚4 )
𝐸 : Module d’Young (𝑁𝑚−2). Egale à 210 × 109 𝑁𝑚−2 (ou 210 𝐺𝑃𝑎) pour l’acier
𝑙𝑓 : Longueur libre de flambement donnée par : 𝑙𝑓 = 𝐾𝑓 × 𝑙 ; avec 𝐾𝑓 le coefficient
de réduction de la longueur

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Coefficient de réduction de la longueur

Barre bi-articulée 1

Barre simplement encastrée 2

Barre articulée et encastrée 0,7

Barre doublement encastrée 0,5

L’équation de la déformée s’écrit :


𝑦 = 𝐵𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑥)

𝜋 𝑙
Le maximum de la flèche est obtenu pour 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑥) = 1 𝑑𝑜𝑛𝑐 𝜔𝑥 = 𝑥=2
2

𝐵 est la flèche maximale au milieu de la poutre


2.3 Etude de cas réels : poutre possédant une déformation initiale
On admet qu’avant déformation, la poutre possède une déformation initiale figure2
𝜋𝑥
𝑦0 = 𝑎 sin ( ), avec 𝑎 = Flèche maximale à l’état initiale.
𝑙

−𝐹⃗ 𝑥⃗

𝑦0 𝑥
𝑦⃗ 𝑦

A
𝐹⃗

Figure2 : poutre en flambage (cas réel)

Le moment de flexion suivant z s’écrit :


𝜋𝑥
𝑀𝑓𝑧 = −𝐹 (𝑦 + 𝑎 sin ( ))
𝑙

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L’équation de la déformation de flexion est donné par :


𝑑2𝑦
+ 𝜔2 𝑦 = −𝜔2 𝑦0
𝑑2𝑥
La solution complète de l’équation différentielle est exprimée comme suit :
𝑎 𝜋𝑥
𝑦(𝑥) = 𝐴 cos 𝜔𝑥 + 𝐵 sin 𝜔𝑥 + 2 sin
𝜋 𝑙
( ) −1
𝜔𝑙
Les constantes A et B sont déterminées en fonction des liaisons en A et B par les con-
ditions aux limites

• Exemple : Barre bi-articulée :


𝑥=0
❖ En A : { ce qui donne A=0
𝑦=0
𝑥=𝑙
❖ En B : { ce qui donne 𝐵 𝑠𝑖𝑛(𝜔𝑙) = 0 𝐵 = 0
𝑦=0

Donc :
𝑎 𝜋𝑥
𝑦(𝑥) = 2 sin
𝜋 𝑙
( ) −1
𝜔𝑙

3. Etude expérimentale :
La figure 3 représente le banc de flambement qui est constitué de :
1. Colonnes de guidage 9. Support vertical du comparateur
2. Traverse droite 10. Support couteau
3. Traverse droite mobile 11. Support couteau
4. Traverse centrale 12. Comparateur
5. Traverse dynamomètre 13. Poutres d’essai
6. Dynamomètre 14. Clavettes de positionnement
7. Pieds support 15. Accroche-poids
8. Cordelette

L’afficheur numérique de la charge a une capacité de 0 à 2000 N et le comparateur


numérique se déplaçant le long du châssis permet la mesure de la déformation de la
poutre avec une capacité de 0 à 25 mm, précision de 0,01 mm ;

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Figure 3 : banc expérimental de flexion


Travail demandé :
1. Détermination de la déformation initiale de la poutre
Pour cette partie, on choisit la poutre barre en acier (L=750mm, S=20x3 mm2)
Les étapes suivantes vont être faites sans appliquer une charge, pour déterminer la
forme d’origine de la poutre et tenir compte des défauts d’alignement
❖ Positionner la poutre en liaison articulée/articulée, à l‘aide d’une règle, déter-
miner le milieu de la poutre et positionner le comparateur perpendiculaire-
ment à la poutre
❖ Desserrer les fixations sur la traverse 4 et faire glisser vers les extrémités avec
un incrément de 2 cm, lire le comparateur pour chaque position Tableau1
❖ Refaire les étapes précédentes pour les deux autres types de liaison articulé/
encastré Tableau 2, encastré/ encastrée tableau 3
Liaison articulée/ articulée

Position …………. Position2 Position1 Milieu Position1 Position2 ...

Indication du
comparateur

Tableau1 : Liaison articulée/ articulée

Liaison articulé/encastré

Position …………. Position2 Position1 Milieu Position1 Position2 ...

Indication du
comparateur

Tableau2 : Liaison articulée/encastrée

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Liaison encastrée/ encastrée

Position …………. Position2 Position1 Milieu Position1 Position2 ...

Indication du
comparateur

Tableau3 : Liaison encastrée/encastrée


2. Détermination des courbes de flambement en fonction de la charge
Influence des liaisons
Pour cette partie, on choisit la poutre barre en acier (L=750mm, S=20x3 mm2)
❖ Mettre la poutre en place et la fixer avec une liaison articulée/articulée, posi-
tionner le comparateur au milieu de la poutre
❖ Après avoir ramené la charge à zéro, régler le cadran du comparateur à zéro,
charger par incréments et relever l’indication du comparateur pour chaque in-
crément tableau 4
❖ Refaire les étapes précédentes pour les deux autres types de liaison articulée/
encastrée Tableau 5, encastrée/ encastrée tableau 6
Liaison articulée/ articulée
Charge en (N) Déformée en (mm)

Tableau4 : Liaison articulée/ articulée


Liaison articulé/encastré
Charge en (N) Déformée en (mm)

Tableau5 : Liaison articulée/encastrée

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Liaison encastrée/ encastrée


Charge en (N) Déformée en (mm)

Tableau6 : Liaison encastrée/encastrée


❖ Tracer l’évolution de la déformée en fonction de la charge appliquée
❖ Comparer les résultats théoriques et pratiques, interpréter les résultats ob-
tenus
❖ Déterminer la charge critique pour les différents cas étudiés
Influence de la longueur de la poutre
Pour cette partie, on choisit deux poutres de longueurs différentes barre en acier
(L=550mm, S=20x3 mm2) et (L=750mm, S=20x3 mm2) avec une liaison articulée/ar-
ticulée
❖ Mettre la première poutre (L=550mm, S=20x3 mm2) en place et la fixer, posi-
tionner le comparateur au milieu de la poutre
❖ Après avoir ramené la charge à zéro, régler le cadran du comparateur à zéro,
charger par incréments et relever l’indication du comparateur pour chaque in-
crément tableau 7
❖ Refaire les étapes précédentes pour la deuxième poutre (L=750mm, S=20x3
mm2) tableau 8
❖ Représenter graphiquement la flèche en fonction de la charge appliquée
❖ Analyser les résultats
Barre1: (L=550mm, S=20x3 mm2) Barre2: (L=750mm, S=20x3 mm2)
Charge en (N) Déformée en Charge en (N) Déformée en
(mm) (mm)

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