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Cours de Mécanique des Sols - Génie Civil

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Cours de Mécanique des Sols Gros Œuvres 1ère Année ISTA AL-WAHDA LAAYOUNE

Office de la Formation Professionnelle et de la Promotion du Travail

MODULE 09 ETUDE GENIE CIVIL-


MECANIQUE DES SOLS

SECTEUR : BTP
SPECIALITE : GROS OEUVRES
NIVEAU : TECHNICIEN SPECIALISE
Cours de Mécanique des Sols Gros Œuvres 1 ère Année ISTA AL-WAHDA LAAYOUNE

Introduction

 Le Génie civil : représente l'ensemble des techniques concernant les constructions


civiles. Il s’occupe de la conception, de la réalisation, de l’exploitation et de la réhabilitation
d’ouvrages de construction et d’infrastructures urbaines dont il assure la gestion afin de
répondre aux besoins de la société, tout en assurant la sécurité du public et la protection de
l’environnement. Très variées, leurs réalisations se répartissent principalement dans cinq
grands domaines d’intervention: structures, géotechnique, hydraulique, transport, et
environnement.

Le Génie civil est une expression désignant l'art de la construction en général.

o Domaine d'application

Le domaine d'application du génie civil est très vaste ; il englobe les travaux publics et le Bâtiment. Il
comprend notamment :

 le gros œuvre en général, quel que soit le type de construction ou de bâtiment, comme les
gratte-ciel,
 les constructions industrielles : usines, entrepôts, réservoirs, etc.
 les infrastructures de transport : routes, voies ferrées, ouvrages d'art, ports, tunnels, etc.
 les constructions hydrauliques : barrages, digues, etc...
 les infrastructures urbaines : aqueducs, égouts, etc...

o Phases d'un projet

Un projet de génie civil peut être scindé en plusieurs phases, souvent confiées à des organismes
différents :

 la planification qui consiste à intégrer le projet dans un ensemble de plans directeurs,


 la conception, qui inclut la réalisation des études détaillées d'avant-projet,
 le dimensionnement, qui consiste à déterminer les dimensions des éléments constitutifs de la
future réalisation,
 l'appel d'offres qui permet de planifier la réalisation, notamment le coût de celle-ci, et de
choisir l'entreprise qui en aura la charge,
 l'exécution de la construction, qui inclut l'élaboration du projet définitif. Différents corps de
métiers interviennent dans la réalisation d'un ouvrage :

1. les études techniques (Techniques de génie civil) entrent dans le détail de la phase de
dimensionnement et établissent les plans de construction. Ensuite, interviennent les méthodes
qui valident la faisabilité des plans de construction et définissent le mode et les outils de
construction.
2. le département de production : Fondation (construction), terrassements, gros œuvre, corps
d'états secondaires, corps d'états techniques, corps d'états architecturaux, équipements.

 l'exploitation et l'entretien de l'ouvrage

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o Intervenants

Un projet de génie civil est réparti entre plusieurs intervenants :

 le maître d'ouvrage est celui (personne ou organisme) qui déclenche une entreprise de
construction et sera celui qui réceptionnera l'ouvrage.
 le maître d'œuvre élabore un projet (l'œuvre) à la demande du maître d'ouvrage.
 le bureau de contrôle est chargé par le maître d'ouvrage de donner un avis sur l'œuvre ainsi que
les travaux.
 les entreprises réalisent les études puis les travaux. Le maître d'œuvre valide les études et
vérifie les travaux. Il présente mensuellement au maître d'ouvrage une situation des travaux
réalisés. Le maître d'ouvrage se doit de payer aux entreprises les travaux réalisés dans le mois.

 La mécanique des sols est une partie de génie civil qui consiste à étudier les
propriétés mécaniques, physiques, hydrauliques et structures des sols, suivant leurs applications
à la construction (travaux publics et bâtiments).

La mécanique des sols fait ces premiers pas par Mr. Coulomb en (1773), par contre Mr. Terzaghi a
initié la mécanique des sols moderne en (1936).
o Domaines d’application :
On peut appliquer aussi la mécanique des sols dans les différents domaines tel que :

 Milieux naturels
On peut appliquer aussi la mécanique des sols aux milieux naturels tels que les versants (problèmes de
glissement de terrain) et les bords des cours d'eau ou de retenues.

Ouvrages en sol
Les remblais (routes, voies ferrées, barrages, plates-formes maritimes...) ; Les déblais (talus).

Ouvrages mixtes
On peut intervenir, le sol en relation avec un autre matériau tel que, le béton ou l'acier par exemple :
 Les murs de soutènements (béton, terre armée,….) ;

Fondations d’ouvrages ou de bâtiments


On distingue :
 Les fondations superficielles (semelles ou radiers) ;
 Les fondations profondes (pieux, puits,…).

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Chapitre N°1 : Identification des Sols


L’identification a pour objet de caractériser un sol du point de vue physique. Après les opérations
d’échantillonnage, on détermine les poids spécifiques apparents et absolus, la teneur en eau pondérale,
la distribution des grains et particules, la réactivité des argiles, les états de l’argile en relation avec la
teneur en eau et leurs limites, etc…
 Masse volumique apparente ;C’est la masse d’un corps par unité de volume apparent en état
naturel,
 Masse volumique absolue ; C'est la masse d’un corps par unité de volume absolu de matière
pleine (volume de matière seule, pores à l'intérieur des grains exclus)

INTRODUCTION

Les matériaux constituants l'écorce terrestre peuvent être classés en trois catégories :
 Les ROCHES ERUPTIVES constituées à partir du magma profond;
 Les ROCHES SEDIMENTAIRES formées, après transport et dépôt, de débris d'altération
physico-chimique et mécanique de roches préexistantes;
 Les ROCHES METAMORPHIQUES qui proviennent de la transformation en place de roches
préexistantes.
Un sol est un agglomérat naturel de particules minérales ou organiques, d’eau, de gaz pouvant être
séparées par des actions mécaniques légères.
Un sol est un matériau meuble, poreux, non homogène et souvent non isotrope situé à la proximité
de la surface de la terre. L’ensemble pouvant être facilement désagrégé.
On distinguera donc les Sols des Roches
 sols : Agrégats minéraux qui peuvent se désagréger en éléments de dimensions plus ou moins
grandes sans nécessiter un effort considérable. Ils résultent de l'altération :
 Physique (oxydation par exemple)
 Chimique (variation de température, gel, ...)
 Mécanique (érosion, vagues,...)
 Roches : Matériaux durs qui ne peuvent être fragmentés qu'au prix de très gros efforts
mécaniques. (agglomérats de grains minéraux (Silice, calcaire, feldspath, ...) liés par des forces
de cohésion fortes et permanentes)
Les propriétés des sols sont donc très variées et dépendent d’un grand nombre de paramètres.
Pour caractériser les sols, on distinguera les paramètres d’état et les propriétés mécaniques.

1 – LES PRINCIPALES CATHEGORIES DES SOLS :

L’étude des sols permet d’autre part de distinguer trois catégories :


o Les sols autochtones :
Qui n’ont pas subi de transport, ils résultent directement de l’altération du substratum rocheux
qu’ils recouvrent. Exemple typique : arène granitique ou (sable argileux grossier)
o Les sols résiduels :
Résultant de dégradation de la roche sous jacente et de roches ayant plus ou moins disparu par
suite d’une décomposition intérieure. Ces sols présentent donc une parenté totale avec le substratum
actuel. Ce sont essentiellement des sols à dominante argileuse.
o Les sols transportés :
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Le transport peut résulter de différents processus :


 Transport, limite dans l’espace, de formations résiduelles par glissement ou écoulement
visqueux.
 Transport par le vent : lœss, limon et sables éoliens.
 Transport par les cours d’eau.

2 - LES DIFFERENTES PHASES CONSTITUTIVES D’UN SOL :

CONSTITUANTS D’UN SOL


Un sol est constitué de particules ou grains solides formant le squelette solide séparés par des vides
ou interstices occupés par des liquides ou des gaz.
On dit qu’un sol est constitué de 3 Phases : SOLIDE + LIQUIDE + GAZ

Air 𝑽𝒂

Eau 𝑽𝒘

Grains 𝑽𝑺

 La phase solide : Elle est matérialisée par les grains solides qui constituent le squelette du
sol. Ces grains résultent de l’altération physico-chimique de la roche mère.
 La phase liquide : Elle représente l’eau contenant dans le sol. Cette eau peut être libre,
capillaire ou adsorbée.
 La phase gazeuse : Dans le cas où le sol n’est pas saturé, cette phase est constituée par un
mélange d’air et de vapeur d’eau.

PARAMETRES DEFINISSANT L’ETAT D’UN SOL

Représentation schématique des 3 phases d’un sol

POIDS VOLUME

Wa = 0 AIR Va
Vv
W Ww = VW x W EAU Vw V

Ws = VS x S SOLIDE
Vs

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W: Poids de l’échantillon V: volume de l’échantillon

Ww : Poids de l’eau libre Va : volume de l’air

Ws : Poids des grains solides Vw : volume de l’eau

Vs : volume du solide

Vv = Vw + Va = V - Vs

W = Ws + Ww (avec Wa = 0)

LES PARAMETRES D’ETAT DES SOLS

Les paramètres d’état expriment la proportion relative de chaque phase constitutive d’un sol.

A. Paramètres dimensionnels :

En se reportant à la représentation conventionnelle classique d’un volume V de sol dans lequel


les trois phases seraient séparées, on définit successivement les différents poids volumique. :

Paramètres Dimensionnels ou poids volumiques (kN/m3)


 le poids volumique total du sol : 
W WS  WW
Poids de sol (3 Phases) par unité de volume du sol   
V V
 le poids volumique du sol sec (ou Densité sèche):  d
WS
Poids des grains du sol (3° phase seulement) par unité de volume du sol  d 
V
 le poids volumique des grains solides :  S
WS
Poids des grains du sol (3° phase seulement) par unité de volume des grains du sol.  S 
VS
 le poids volumique de l’eau :  W
WW
Poids d’eau par unité de volume  W 
VW
 le poids volumique « déjaugé » :  '

Poids volumique du sol diminué du poids volumique de l’eau.  '     W


Ce poids volumique intervient lorsque le sol est saturé et subit la poussée d’Archimède.
Pour un même sol on a toujours :  d   h   s
Que le sol soit saturé ou non on aura toujours les mêmes valeurs pour  s et  d

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Ordre de grandeur de ces paramètres


L’unité employée est le N/m3 ou mieux le kN/m3
WW
On prend g = 10 m/s2 d’où :  W   10. kN / m 3
VW

= 15 à 18 kN/m3 pour les Argiles

= 18 à 21 kN/m3 pour les sables

= 21 à 23 kN/m3 pour les graves

s = 27 kN/m3 sans autre précision

B- Paramètres adimensionnels
Ils indiquent dans quelle proportion les différentes phases sont présentes dans le sol.

Teneur en eau (W) WW


w x100
Poids d’eau rapporté au poids de sol sec exprimé en WS
pourcentage

Degré de saturation (Sr) VW W


Sr  x100 ou x100
Rapport de la teneur en eau du sol à sa teneur en eau VV WSAT
de saturation dans le même état

Indice des vides (e) VV


e
Volume des vides (phases liquide et gazeuse) par unité VS
de volume des grains du sol

Degré de porosité (n) VV


n (n < 1)
Volume des vides (phases liquide et gazeuse) par unité V
de volume du sol

Pour les besoins de la mécanique des sols on admettra les valeurs suivantes :
 W  10. kN / m 3
 S  27. kN / m 3

(Hormis les sols d’origine végétale,  S varie peu avec la nature minéralogique ou chimique
des grains du sol).
On s’intéressera essentiellement dans la suite soit aux sols grenus non saturés, soit aux sols fins
(Sr = 1 ; W = Ws) ou voisins de la saturation ( Sr  1) , ce qui correspond aux situations existant le
plus fréquemment dans la nature.

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L’état d’un sol peut être défini par :


 3 paramètres (e, s, W) pour un sol non saturé
 2 paramètres (e, s) pour un sol saturé.

Indice de densité :
Pour donner une meilleure idée de l’état de compacité d’un sol grenu, on définit également un nouveau
paramètre sans dimensions, l’indice de densité ou densité relative :
emax  e
Id =
emax  emin
emax et emin sont les deux états de compacité extrêmes que l’on peut obtenir expérimentalement pour un
sol donné. Ils sont déterminés par des essais de laboratoire strictement normalisés.
Remarques :
 Pour un sol lâche : Id est voisin de 0
 Pour un sol serré : Id est voisin de 1
 Dans le cas des sables, on a toujours : 0.40 ≤ e ≤ 1
 le poids volumique des grains solides varie dans les environs de: 26 KN / m3 On peut le
considérer pratiquement comme constant (on prend en général γs = 26,5 KN / m3),
 le poids volumique de l’eau considéré aussi comme constant (   = 10 KN / m3
 L’indice des vides : e et la teneur en eau :  donnent deux catégories des sols :
Les sols grenus ou pulvérulents dont le type est le sable, ont un comportement
mécanique qui dépend presque uniquement de leur état de compacité (lâche ou
serré).
Les sols fins ou cohérents dont le type est l’argile, qui présentent de la cohésion,
ont un comportement qui dépend en premier lieu de leur teneur en eau.

Relation entre les paramètres :


Les paramètres que l’on vient de définir ne sont par indépendants. Il est courant que l’on ait besoin de
calculer certains d’entre eux à partir de la mesure des autre. Les relations les plus importantes sont les
suivantes :
e (1)
n
1 e
w (2)
  e  Sr 
s
n (3)
e
1 n
s (4)
Pour les sols saturés e   
w
1  (5)
h    s  (1  n)   s  n  S r     (1   ) d
1 e

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s (6)
 d  (1  n)   s  (1  n)   s 

1  sat  s

d (7)
Pour les sols saturés  sat   d  n     d  (1  ) 
s
 s   (8)
 '   sat     (1  n)( s    ) 
1 e

Quelques exemples de paramètres de sols :


Le tableau suivant donne les caractéristiques de différents sols en place.
Indice Teneur Teneur
Période ou Teneur
sol étage
γs des Porosité
en eau γh en
en
3 vides 3 matière
géologique (KN/m ) n  (KN/m ) CaCO3
e organique
Sable de
Stampien 27.0 0.75 0.43 6% 16.3 === ===
fontainebleau
limon d’Orly quaternaire 26.2 0.6 0.38 23% 19.3 === ===
Limon de la Crétacé
26.7 1.4 0.58 50% === === ===
perche supérieur
Argile verte Sa
de sannoisien 26.7 0.80 0.44 30% 19.7 === 0.2
Romainville (oligocène)
Argile des Ypresien 27.4 1.01 0.50 35% 18.5 === 0.2
Flandres (éocène)
Argile de Callovo-
26.6 0.50 0.33 19% 21.2 === ===
Dozulé oxfordien
Vase de
quaternaire 26.3 1.73 0.63 66% 16.2 5% ===
pallavas
Tourbe de
quaternaire === 9 0.90 580% === 55% ===
Bourgoin
Argile de Origine 3.38 à 0.77 à
=== === === === ===
mexico volcanique 13.50 0.93

C – Mesures de Laboratoire :
D’après ce que l’on vient de voir, il suffit de déterminer les valeurs des trois paramètres indépendants
γs, e et  , où l’on tire ensuite les autres caractéristiques à l’aide des relations précédentes.
Compte tenu de la disposition inévitable, due notamment à l’hétérogénéité du matériau, on prendra la
moyenne de plusieurs essais. Les mesures se font en général au laboratoire.

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o Détermination du poids volumique des grains solides γs :


Cette mesure se fait à l’aide d’un pycnomètre. Un poids connu de sol Ws, sèche par passage à l’étuve à
105° C jusqu’a poids constant (W  = 0) est introduit dans un flacon (pycnomètre) contenant de l’eau
distillée. On en déduit par pesée le volume d’eau déplacée par le sol Vs. d’où l’on tire :
W
 s  s en kN/m3.
Vs

Remarques : On a vu que l’on obtient en général 26 KN / m3 < γs < 28 KN / m3.


Toutefois, si le sol a une teneur élevée en matières organique on peut obtenir des valeurs plus faibles
pour γs exemple γs = 18 KN / m3.

o Détermination de la teneur en eau :


Elle se fait par deux pesées. L’une à la teneur en eau naturelle qui donne le poids W de l’échantillon
humide, l’autre à état sec après passage à l’étuve à 105° C. jusqu'à poids constant qui donne le poids
sec Ws de l’échantillon.
W  Ws
On en tire  
Ws
o Détermination de l’indice des vides e :
C’est une mesure délicate. Elle nécessite la détermination du poids du poids Ws du sol séché à l’étuve,
et du volume total V de l’échantillon. Ce dernier se détermine généralement en mesurant la longueur
d’une carotte de diamètre connu. On peut aussi opérer par déplacement de liquide à la balance
hydrostatique après avoir paraffine l’échantillon. On en tire : e = [V / (Ws / γs ) ]-1.

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Exercices d’application :
 Exercice (1) :

Vérifier les relations du paragraphe « Relation entre les paramètres ».


 Exercice (2) :

On considère un échantillon d’un sol fin de 40 g de masse, et de 25 cm3 de volume. On cherche à


déterminer la masse volumique sèche de ce sol. L’échantillon a été donc mis à l’intérieur d’une étuve
dont la température est réglée à 105°C, ainsi sa masse devient 38 g. Ensuite, l’échantillon du sol sec est
introduit dans un pycnomètre rempli d’eau.
La masse du pycnomètre rempli d’eau est égale à 95 g, et la masse de
l’ensemble {eau+pycnomètre+sol} est égale à 115 g.
1. Que représentent les valeurs écrites en gras ?
2. Déterminer la masse volumique du sol, la masse volumique des grains solides, sa teneur en eau
et son indice des vides.
3. Calculer sa porosité totale.
4. Quel est son degré de saturation ?

LES PARAMETRES CARACTERISTIQUES DES SOLS


Les paramètres caractéristiques expriment la structure granulaire d’un sol.
1- La granulométrie d’un sol
Il s’agit de la mesure de ses grains solides. L’étude granulométrique consiste à déterminer les
proportions relatives pondérales des différentes fractions granulométriques. Elles sont représentées sur
une courbe appelée « courbe granulométrique.
Le tamisât est le pourcentage en poids des grains qui passe au tamis considéré.
Le refus est le pourcentage en poids des grains qui sont retenus au tamis considéré.
Pour catégoriser une courbe granulométrique et identifier le sol on défini deux caractéristiques.
Dx = y :Signifie que la maille laissant passer un tamisât cumulé de x% a une dimension égale à y
Ex : D60 = 4 signifie qu’au tamis de 4 mm, le tamisât cumulé vaut 60%
A partir de la courbe on définit un certain nombre de paramètres
L’essai de granulométrie se réalise sur les particules ayant une grosseur supérieure à 80
micromètres. Il consiste à verser, après étuvage, un échantillon du sol sur une colonne de tamis
d’ouvertures différentes (précisées par la norme utilisée) triés en croissance de bas vers le haut, et à
peser à chaque fois la quantité retenue par un tamis.

Figure 1 : Colonne de tamis

A partir de ces refus, on calcule pour chaque tamis le pourcentage massique du passant :

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2- Le diamètre efficace :
C’est le diamètre correspondant à 10 % de passant. Il est noté .

3- Coefficient d’uniformité (ou coefficient de hazen) Cu


d 60
Cu  Où dp est l’ouverture du tamis au travers duquel passe P% (en poids) des grains
d10
Lorsque Cu est inférieur à 4, le sol présente une granulométrie non uniforme, on dit qu’il est mal
gradué. Ce qui lui confère en général une plus grande porosité et une plus forte perméabilité.

4- Module de finesse des sables Mf


Mf  102  r où r représente le refus mesuré sur les tamis de modules 23 (0,16 mm), 26 (0,315 mm),
29 (0,63 mm), 32 (1,25 mm), 35 (2,5 mm), et 38 (5 mm) exprimé en % .
Le module de finesse Mf est exprimé en pourcentage.
Conventionnellement :
 Si Mf < 2,2 % le sable est dit fin
 Si Mf > 2,8 % le sable est dit grossier.

5- Coefficient de courbure Cc

d 2 30
Cc 
d10 xd 60
Un sol de granulométrie étalée qui présentera une faible porosité a un coefficient de courbure Cc
compris entre 1 et 3.

Exercice d’application :
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(1) Pour les courbes granulaires du paragraphe « 2 », déterminer :

a. Le diamètre efficace ;

b. Le coefficient d’uniformité ;

c. Le coefficient de courbure.
(2) Tracer la courbe granulaire correspondant au tableau suivant :

% tamisat % tamisat % tamisat


0.08 6 3.15 55 12.5 90
0.16 10 4 63 16 93
0.315 23 5 67 20 95
0.63 27 6.3 76 25 99
1.25 32 8 84 31.5 100
2.5 45 10 89 50 --

(3) Commenter vos résultats.

6- LIMITES D’ATTERBERG
1. Définitions :
Ce sont les teneurs en eau particulières permettant de distinguer les divers états des sols fins,
comme le montre le graphe suivant :

Etat solide Etat plastique Etat liquide


𝝎
𝜔𝑠 𝝎𝒑 𝝎𝒍
Avec retrait Sans retrait

Avec :
 : limite de retrait ;

 : limite de plasticité ;

 : limite de liquidité.

2. Modes opératoires :
Concernant les modes opératoires pour la détermination de ces paramètres, il existe des normes qui
précisent les procédures et les conditions à respecter pour chaque essai.

a. Détermination de la limite de liquidité :


Deux méthodes différentes peuvent être utilisées : la méthode utilisant l’appareil de Casagrande et
la méthode utilisant le cône de pénétration.

 Première méthode :
L’appareil de Casagrande est constitué principalement d’une coupelle pouvant recevoir des chocs
et d’un outil à rainurer.

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Figure 2 : Appareillage de Casagrande

Après avoir préparé l’échantillon, l’essai s’effectue de la manière suivante :


 On met en place l’échantillon de sol dans la coupelle ;

 On trace un sillon avec l'outil à rainurer ;

 On tourne la manivelle de l’appareil pour donner des chocs à la coupelle jusqu’à la


fermeture de la rainure ;

 On enregistre le nombre de chocs, et on détermine la teneur en eau qui correspond à la


fermeture de la rainure.

Par convention, la limite de liquidité est la teneur en eau du matériau qui correspond à une
fermeture de 1 cm des lèvres de la rainure après 25 chocs !

La limite de liquidité est donnée, en fonction du nombre de coups N pour obtenir cette fermeture,
par la formule :

; N  [15,35]

Il est également possible de réaliser plusieurs tentatives de l’essai et déterminer graphiquement la


limite de liquidité sur la droite !

 Deuxième méthode :
Cette méthode consiste à mesurer, après un temps précis, l’enfoncement d’un cône sous son
poids dans un échantillon de sol remanié.

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Figure 3 : Pénétromètre

La limite de liquidité correspond, conventionnellement, à un enfoncement de du cône ;


déterminée à partir de la droite moyenne ajusté sur les couples et
arrondie au nombre entier le plus proche.

b. Détermination de la limite de plasticité :


On cherche la teneur en eau pour laquelle un rouleau de sol, de dimensions fixées (voir figure
ci-dessous) et confectionné manuellement, se fissure.
Pour ce faire, à partir d'une boulette d'échantillon que l'on roule sur un marbre à la main ou avec
une plaque, on forme un rouleau aminci progressivement jusqu'à 3 mm de diamètre sur une longueur
de 10 à 15 cm.

𝟏𝟎 à 𝟏𝟓 𝒄𝒎
𝟑 𝒎𝒎

𝟏𝟓 à 𝟐𝟎 𝒎𝒎

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Par convention, la limite de plasticité est atteinte lorsque le rouleau, soulevé par le milieu de 1 à 2
cm se fissure.

c. Détermination de la limite de retrait :


Une pâte homogène est réalisé à partir du passant au tamis de avec une teneur en eau prise
proche de la limite de liquidité.
L’essai consiste à déterminer pour une prise d’essai :
 : La masse initiale ;

 : Le volume initial ;

 : La masse après dessiccation complète par étuvage ;

 : Le volume après dessiccation complète par étuvage.

Par convention, la perte de volume de la prise d’essai entre sont état saturé et son état sec est égale
au volume d’eau perdu jusqu’à la limite de retrait. Donc :

Cet essai est réalisé sur trois prises d’essai, la limite de retrait définitive est prise égale à la
moyenne des trois valeurs déterminées.

Exploitation des résultats :

A partir des paramètres définis précédemment, on définit l’indice de plasticité par :

L’indice de consistance par :

Et l’indice de liquidité par :

La classification des sols fins (Voir chapitre suivant) est faite sur la base de ces paramètres. Quant
aux sols grenus, la classification dépend également de la granulométrie.

3. Exercice d’application :
Sur deux échantillons de sols provenant de deux sites différents, des essais de détermination de la
teneur en eau et des limites d’Atterberg ont été réalisés.

Les résultats de ces essais sont donnés par le tableau suivant :

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Cours de Mécanique des Sols Gros Œuvres 1 ère Année ISTA AL-WAHDA LAAYOUNE

Sol

Sol (1) 20 13 34

Sol (2) 10 16 30

(1) Calculer les indices de plasticité, de consistance et de liquidité.

(2) Commenter vos résultats.

Pour sols fins ou cohérents. Elles sont mesurées sur le Mortier du sol. (fraction inférieure à 0,42
mm). On défini :
 la limite de liquidité w l : est la teneur en eau au-dessus de laquelle le sol se comporte comme
un semi-liquide et s’écoule sous son propre poids ;
 la limite de plasticité w p : est la teneur en eau en-dessous de laquelle le sol perd sa plasticité et
devient friable ;

INDICE DE PLASTICITE DEGRE DE PLASTICITE


0 < Ip < 5 Non plastique (l’essai perd sa signification dans cette
zone de valeurs)
5  Ip < 15 Moyennement plastique
15  Ip < 40 Plastique
Ip  40 très plastique

SOL PLASTIQUE  PEU SENSIBLE AUX CONDITIONS METEO


Technique routière  REEMPLOI DOUTEUX
4 < Ip < 10
SOL PEU PLASTIQUE  REEMPLOI FACILE
 SENSIBLE AUX CONDITIONS METEO

ORDRE DE GRANDEUR DE WL ET IP POUR SOLS COURANTS


SOL WL IP
SABLE 10 à 20 5 à 10
SABLE LIMONEUX 10 à 30 5 à 15
SABLE ARGILEUX 15 à 40 10 à 20
LIMON 50 à 80 15 à 25
ARGILE LIMONEUX 60 à 100 20 à 30
ARGILE PLASTIQUE 80 à 150 > 30
ARGILE TRES PLASTIQUE > 150 > 50

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7- EQUIVALENT DE SABLE
ESSAI SPECIFIQUE DES SOLS GRENUS
Sols fins Sols Grenus

Ultrargile Argile Limon Sable fin Gros sable Graves Cailloux Enrochement

0.2 𝜇𝑚 2 𝜇𝑚 𝟎.𝟎𝟐 𝒎𝒎 0.2 𝑚𝑚 2 𝑚𝑚 20 𝑚𝑚 200 𝑚𝑚

Cet essai caractérise la propreté du sol ou par opposition le degré de pollution du sol par la phase
argileuse ou limoneuse présente.
PRINCIPE :
On place dans une éprouvette graduée un volume donné d’un échantillon de sol, puis un
mélange d’eau et de solution floculant destinée à mettre en suspension les fines argileuses.
Après agitation et repos, on mesure h1, h’2 et h2.

Eau

Fines
Sable après
repos
h1
h’2 Piston
h2
ES ( PISTON )  x100 h2
h1

VALEURS DE ES :
ES OBSERVATIONS
 100 Sable de laboratoire - inexistant à l’état naturel
70 à 80 Sable exceptionnel et très propre - apte à la confection des bétons
60 à 70 Sable légèrement argileux - excellent en technique routière
50 Limite inférieure d’emploi en couche de base
20 à 25 Sable très argileux - impropre aux couches de chaussées.

EN CONSTRUCTION ES > 70 - 80
On retiendra :
EN TECHNIQUE ROUTIERE ES > 30 - 40

 Exemple :
On donne et , calculer l’équivalent de sable et commenter le résultat.

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Chapitre N°2 : Classification des Sols

1°/ Intérêt d’une classification

L’intérêt d’une classification est de donner une première idée du comportement mécanique du sol
étudié elle permet ainsi d’éveiller l’attention des études préliminaires ou les avant-projets et d’utiliser
ensuite judiciairement les crédits affectes a la reconnaissance de cause le type le nombre et
l’emplacement des essais plus complexes de laboratoire ou in situ qui seront ensuite exécutés.
Enfin dans le cas des ouvrages où l’expérience pratique s’impose encore sur le calcul (choix des
structures en géotechnique routière par exemple)
L’utilisation d’une classification est indispensable. On définit également l’indice de liquidité :
IL = (  – WP) / (WL – WP) = (W – WP) / IP.
Pour une argile donnée, plus cet indice est grand, plus l’argile voisine de l’état liquide, donc plus elle
est dangereuse. On notera que si  > WL, ce qui arrive parfois, IL est supérieur à 1.

2°/ La classification LCPC : Laboratoire Central des Ponts et Chaussées :

Cette classification utilise les résultats fournis par la granulométrie et les limites d’ATTERBERG,
ainsi quelques essais complémentaires.
Sols à granulométrie uniforme
Lorsque les dimensions des grains sont peu différentes, on adopte la classification déjà donnée
Sols pulvérulents dmoy > 20 µ (cailloux; Graves gros; sable; sable fin)
Sols cohérents dmoy < 20 µ (limon, argile)
En fait les limons ne se différencient des argiles que par les valeurs des limites d’ATTERBERG
comme indiqué ci-après.
Sols à granulométrie non uniforme
Sols grenus dont 50 % des éléments en poids ont un diamètre > 80 µ.
Sols fins dont 50 % des éléments en poids en un diamètre < 80 µ.
Sols organiques dont la teneur en matière organique est élevée.
Elle utilise les résultats des essais d’ATTERBERG par intermédiaire de l’abaque de plasticité de
CASAGRANDE
La classification LPC est résumée dans les tableaux suivants :

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CALSSIFICATION DES SOLS GRENUS


définitions sym conditions Appellations
Gb
Cu = D60 / D10 > 4 Grave propre
-5 % < 0.08 mm

GW
Et Cc = (D30)² / (D10 x D60) compris entre 1 et 3 Bien graduée

Gm Grave propre
+ 50 % : D >2mm

Gp Une des conditions de Gb Mal graduée


Non satisfaire
graves

+ 12 % : <0.08

GL
Limite d’ATTERBERG au-dessous de A Grave limoneux
GM
mm

GA
Limite d’ATTERBERG au-dessus de A Grave argileux
GC

CALSSIFICATION DES SOLS GRENUS


définitions sym conditions Appellations
Sb Cu = D60 / D10 > 6 Sable propre
0.08mm

SW Et Cc = (D30)² / (D10 x D60) compris entre 1 et 3 Bien gradué


-5 % <
+ 50 % : D < 2mm

Sm Une des conditions de Sb sable propre


Sp Non satisfaire Mal gradué
sables

SL
<0.08mm

Limite d’ATTERBERG au-dessous de A


+ 12 % :

Sable limoneux
SM

SA
Limite d’ATTERBERG au-dessus de A Sable argileux
SC
Lorsque 5 % < % inférieur à 0.08 mm <12 on utilise un double symbole
Pour les graves : Gb – GL, Gb – GA, Gm – GL et Gm – GA
Pour les sables : Sb – SL, Sb – SA, Sm – SL et Sm - SA

3°/ Procédure d’identification des sols


La procédure de l’identification se fait comme suit :
 On commencera toujours par une observation préalable de l’échantillon :
(couleur, odeur, homogénéité, présence de coquilles, de débris végétaux,
etc...).
 On passera ensuite à la mesure des paramètres physiques : γs (au
pycnomètre), teneur en eau  , indice des vides e (par mesure directe ou
à l’aide d’une balance hydrostatique ). On pourra en déduire les autres
caractéristiques physiques.
 On procédera ensuite à la détermination de la granulométrie : Par
tamisage à sec s’il (n’y a pas d’éléments fins) : Par voie humide
(tamisage sous l’eau) dans le cas contraire.
 On comptera l’essai par la sédimentométrie sur la fraction < 100 µm. En
précisant bien le mode de dispersion et la nature du floculant.
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On en tirera :
 Le coefficient d’uniformité de HAZEN : Cu = d60 / d10 Eventuellement le coefficient de courbure :
Cc = (d30)² / (d10 x d60). Le diamètre efficace d10.
 Le pourcentage des éléments inférieurs à 2 µm (teneur en argile) par rapport au poids total du
mortier (éléments <0.40mm).
 On terminera en déterminant sur le mortier les limites de liquidité et de plasticité, d’où l’on déduira
IP, et on reportera le résultat sur l’abaque de plasticité de CASAGRANDE. On pourra également
en déduire l’activité du mortier.
 Essai d’équivalent de sable particulièrement utilisé en géotechnique routière : On a donc
théoriquement : ES = 0 argile pure - ES = 20 sol plastique
ES = 40 sol non plastique - ES = 100 sable pur et propre
En pratique, cet essai n’est réalisé que sur des sols grenus pour lesquels la détermination des limites
d’ATTERBERG est difficile et imprécise. On a donc en général : ES >30.
Pour la ligne A, il s’agit de l’abaque de plasticité de Casagrande permettant de classifier les sols
fins en fonction de la limite de liquidité et de l’indice de plasticité. La ligne A est définie par
l’équation :

La classification LPC des sols fins utilise les résultats des essais de détermination des limites
d’Atterberg. Cette classification est résumée par l’abaque suivant :

Ligne A

1 3

4
5

 Zone (1) : Argiles peu plastiques (Ap) ;

 Zone (2) : Argiles très plastiques (At) ;

 Zone (3) : Limons très plastiques (Lt) ;

 Zone (4) : Sols organiques très plastiques ;


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 Zone (5) : Limons (Lp) et sols organiques peu plastiques (Op).

Exercices d’application :
 Exercice (1) :
(1) La classification LPC des sols exploitent les résultats de deux essais d’identification.
Lesquels ?

(2) La méthode LPC classifie les sols en combien de types ?

 Exercice (2) :

Déterminer la classification LPC des sols suivants :


Sol
Sol (1) 4 12 1.7 3 10.5 -- --
Sol (2) 14 52 -- -- -- 20 37
Sol (3) 3 58 0.7 1 3 -- --
Sol (4) 23 63 -- -- -- 16 32
Sol (5) 6 11 2 3 10 19 37
Sol (6) 7 59 1 1.2 3 16 32
Justifier vos réponses !

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