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Fêtes de Tishri : Perspective messianique

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LES ÉDITIONS DE «LA VOIX DE L’ISRAEL MESSIANIQUE»

Votre guide des ...


Fêtes de Tishri
... dans une perspective messianique
Dernière mise à jour 23 septembre 2021

Yom Hashofarim Yom Hakippourim

« Si nous confessons nos péchés, il est


fidèle et juste pour nous les pardonner,
et pour nous purifier de toute iniquité.
Si nous disons que nous n’avons pas
péché, nous le faisons menteur, et sa
parole n’est point en nous» (1 Jean 1:9)

Soukkot Hashemini Atseret


LES ÉDITIONS DE «LA VOIX DE L’ISRAEL MESSIANIQUE»

Votre guide des ...

Fêtes de Tishri
... dans une perspective messianique

Table des matières


Rosh Hashana : fête talmudique ou fête biblique ? Yom HaShofarim « Lieu » 3
de révélation d’une nouvelle alliance
De Rosh Hashana à Yom Kippour 17
Pourquoi des pommes et du miel à Rosh Hashana ? 23
Kol Nidré 36
Yom Kippour – Yom Hakippourim, la fête des expiations 45
Kippour et Pessah où les contradictions inévitables de la Bible 58
Hag Souccot, la fête des cabanes 66
Shemini Atseret et Simhat Torah 78
Simhat Torah, fête de la joie de la Torah, la joie de Yeshoua 85
De Ramsès à Souccot 94
Souccot dans le texte (un peu d’hébreu) 99

2
Rosh Hashana : Fête talmudique ou fête
révélée ?
Yom HaShofarim « Lieu » de révélation d’une nouvelle alliance
Lorsqu’il y a eu transformations de la Parole de Dieu au cours des siècles, il
est toujours bon d’en rechercher l’origine
non pas pour dénigrer ou mépriser les
traditions qui sont arrivées jusqu’à nos
jours et les hommes qui en sont à l’origine,
mais d’en comprendre le pourquoi et le sens
typologique car si Dieu a tout fait pour un
but et qu’Il maîtrise toutes choses, certaines
transformations sont là aussi pour nous
révéler des raisons, des buts. Romains 8 :28
nous dit à juste titre que « que toutes choses
concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son
dessein ». En effet, si rien, dans le peuple de Dieu, ne distingue de manière claire
le « peuple racine » cet olivier franc, du peuple nouveau-né, l’olivier sauvage qui
lui est greffé, à quoi bon alors tenter de respecter toutes ces fêtes ? Un passage
sujet à controverse de la nouvelle alliance nous dit « qu’il n’y a plus ni juif ni
grec, il n’y a plus ni homme ni femme ». De là à mettre tout le monde dans un
même sac il n’y a qu’un pas. S’il est vrai que dans le Seigneur tous sont égaux,
chacun à pourtant un rôle particulier à jouer dans le plan de Dieu. Il en est de
même dans la Maison d’Israël : ceux qui ne croient pas en Yeshoua et ceux qui
croient en Lui.

Comme on va le voir, dans la célébration des 7 fêtes de l’Eternel, ce n’est ni


Pessah ni Shavouot ni encore Yom Kippour ou Souccot qui va distinguer les juifs
traditionnels des juifs messianiques. Une fête marque nettement la frontière
entre le judaïsme traditionnel et la Parole de Dieu : la fête de Rosh Hashana.
Mais pourquoi justement cette fête là ? Pourquoi pas Pessah ou Shavouot ou
Souccot ?

La Bible nous donne, dans le calendrier biblique, des dates claires et précises
pour la célébration des 7 fêtes de l’Eternel appelées aussi des «grands shabbats»,
« shabbat hagadol ». Ces 7 jours répartis dans l’année sont séparés des autres
jours. Chaque semaine, le septième jour, est shabbat hebdomadaire où nous

3
nous reposons en Dieu afin de Lui rendre toute la gloire, tout l’honneur et toute
l’adoration qui lui sont dues. Le chiffre 7, symbole de la marque divine est aussi
mis en évidence dans ces 7 fêtes comme des shabbat mais différents de tous les
autres. La célébration de ces grands shabbat a été instaurée par Dieu selon un
calendrier divin. Sa périodicité dans l’année possède une durée, un début et une
fin.

Bref rappel des 7 fêtes de l’Eternel


Sans revenir sur chacune des fêtes, retenons que Pessah, la première de ces 7
fêtes à Nissan en mars-avril, célèbre la libération du peuple de Dieu de 400 ans
d’esclavage en Egypte, symbole de l’esclavage du péché d’où le Seigneur Yeshoua
est venu nous délivrer. Pour nous, Pessah représente notre nouvelle naissance
qui a suivi la libération de nos péchés. C’est là que notre vie d’enfants de Dieu
a commencé. S’ensuivent alors typologiquement, les différentes périodes dans
notre vie avec Dieu avec, comme des étapes successives, l’une après l’autre et
dans un ordre précis : ces 7 fêtes de l’Eternel représentent notre vie de croyants
nés de nouveau et lavés dans le sang de Yeshoua.

Ces fêtes sont :


1. à Pessah, (Lévitique 23:5) le pardon de nos péchés nous a été accordé par
le sang versé de l’Agneau de Dieu … notre pâque, Mashiah, a été sacrifiée… (1
Corinthiens 5:7). La fête de Pessah (la Pâque): représente la sortie de l’Égypte
du péché en se mettant sous « le sang de l’Agneau » qui purifie de tout péché.
C’est le salut accordé par la foi à celui qui croit en Yeshoua le Messie.

2. à la fête des pains sans levain, (Lévitique 23:6) notre sanctification


symbolisée par la fête de ces pains où le levain du péché est ôté « Ôtez le vieux
levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain. Car
aussi notre pâque, le Messie, a été sacrifiée : c’est pourquoi célébrons la fête, non
avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec
des pains sans levain de sincérité et de vérité. (1 Corinthiens 5 :7-8). La fête des
Pains sans Levain représente les hommes et les femmes sauvés par grâce par le
sang de Yeshoua, des corps, âme et esprit devenus comme les pains sans levain,
une trinité sanctifiée, des matzot libres de levain signe du péché.

3. Le don de la vie éternelle et de la résurrection symbolisée par cette gerbe,


prémices de la moisson (Lévitique 23:10), élevée devant Dieu représentant
la résurrection de Celui qui est le deuxième Adam « Mais maintenant
Mashiah a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont morts.

4
(1 Corinthiens 15:20). La fête des Gerbes des Prémices: représente la nouvelle
naissance où l’on devient une « nouvelle créature », une « gerbe nouvelle » au
service du Seigneur, c’est la Puissance de la Résurrection.

4) La fête de Shavouot: la Parole est descendue jusqu’aux hommes. Shavouot


représente aussi la Pentecôte où les croyants nouveaux nés, reçoivent et sont
remplis de l’Esprit-Saint dans la plénitude de la force divine. Le don, à Shavouot,
(Lévitique 23:16) de la Parole, liée au don de l’Esprit où deux pains avec du
levain sont agités devant Dieu. Le sacrifice de l’Agneau de Dieu a été agréé et
il n’est plus nécessaire d’effectuer encore de nouveaux sacrifices pour le pardon
des péchés. Nous sommes des pécheurs et nous restons des pécheurs. Mais
nous sommes des pécheurs graciés à cause du DON de Dieu. « Et comme le jour
de la Pentecôte s’accomplissait, ils étaient tous ensemble dans un même lieu.
Et il se fit tout à coup du ciel un son, comme d’un souffle violent et impétueux,
et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Et il leur apparut des langues
divisées, comme de feu ; et elles se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous
remplis de l’Esprit Saint, et commencèrent à parler d’autres langues, selon que
l’Esprit leur donnait de s’énoncer ». (Actes des Apôtres 2:1-4).
Et il faut considérer un fait particulier, deux pains avec du levain sont présentés
devant le SEIGNEUR ! Ils ne sont pas offerts en sacrifice, mais sont présentés
comme l’avait été la gerbe des prémices… Pains avec du levain, car le croyant
né de nouveau peut s’y reconnaître, et au nombre de deux, comme nous lisons :
« Mais maintenant, dans le Messie Yeshoua, vous qui étiez autrefois loin, vous
avez été approchés par le sang du Messie. Car c’est lui qui est notre paix, qui des
deux en a fait un et a détruit le mur de séparation, ayant aboli dans sa chair
l’inimitié, la loi des commandements qui consiste en ordonnances, afin qu’il
créât les deux en lui-même pour être un seul homme nouveau, en faisant la
paix… » (Éphésiens 2:13-15).

5) La fête des shofarim (Trompettes): Yom Terouah, le jour de la sonnerie


représente notre appel à être un « témoin » capable d’employer la « trompette »
(la Bible) et la faire retentir dans sa vie.

6) La fête des expiations (Yom haKippourim) : nous donne l’occasion de nous


repentir et de nous humilier afin que le Seigneur « pose ses pieds » dans nos
cœurs et y installe son règne.

7) La fête de Souccot (des Tabernacles): représente une vie de joie et de paix,


apportant la bénédiction et la grâce Divine partout où le Seigneur nous place
comme «Témoin « pour faire respirer autour de nous «le parfum du Messie « !

5
«Nous sommes en effet pour Dieu, la bonne odeur de Christ (le Messie) parmi
ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent.../ …odeur de vie donnant la
vie!...» (2 Corinth. 2: 15 à 16).

Une transformation flagrante des lois bibliques


Nous en arrivons aujourd’hui à cette 5ième fête : la fête des trompettes ou fête des
Shofarim qui sera suivie de Yom Kippour et de Souccot.

Pourquoi la fête des Shofarim instituée par l’Eternel, a-t-elle été transformée en
« Rosh Hashana », tête de l’année, jour de jugement ?
Pourquoi les religieux juifs, pourtant si respectueux de la Torah ont modifié la fête
des trompettes? Eux dont les scribes se lavaient et se rhabillaient des pieds à la tête
après avoir retranscrit le Nom Sacré de l’Eternel, eux qui mettent en application
jusqu’à nos jours, certaines des traditions bibliques millénaires transmises par
les patriarches, eux qui sont si soucieux
de rejeter loin d’eux tout ce qui - à tort ou
à raison - pourrait remettre en question
leur identité juive ? Pourquoi ont-ils osé
ainsi transformer la Parole de Dieu au
cours des siècles au point même d’aller
changer l’une des choses sacrées de la
bible : les célébrations du calendrier des
fêtes bibliques souverainement établies
par l’Eternel ? Cette transformation a eu
d’abord lieu au niveau du temps puisque
la nouvelle année biblique, qui commence au printemps à Pessah lors de la
renaissance très symbolique de toute la nature, est devenue une nouvelle année
civile qui commence lors du déclin symbolique de la nature avec l’automne.
Cette transformation a eu lieu aussi dans un changement symbolique important,
le nom de la fête.

Ce que Dieu fait est parfait


Comme nous allons le voir, ce n’est nullement un hasard s’il y a eu
transformation. Nous savons que toutes les difficultés, maladies, tous les
problèmes que vit le peuple de Dieu sont permis par l’Eternel afin que se révèle
la Gloire de Dieu car tout appartient à Dieu et tout a été fait par Lui et pour Lui.
Plutôt que de rejeter d’emblée tout ce qui vient du judaïsme intéressons-
nous de plus près à ces différences qu’il y a entre le judaïsme orthodoxe et le

6
messianisme. Dieu maîtrise toute chose et révèle aux yeux de tous, qui lui obéit.
Beaucoup de personnes aiment Israël sans intelligence et croient plaire à Dieu
en reproduisant toutes les traditions et célébrations juives telles qu’elles nous
viennent du Talmud et dont une partie n’est pas biblique comme la Cabbale ou
d’autres mouvements de pensée.

Essayons d’entrer dans ce calendrier biblique. Si nous avons reçu l’Esprit Saint,
la Rouah HaKodesh, nous avons reçu avec Lui, la Parole de Dieu à Shavouot,
indissociable de l’Esprit Saint à la Pentecôte selon Lévitique 23, notre vie
devient alors une vie de témoignage : nous sommes témoins de la grâce divine
en donnant à notre tour à notre prochain ce que nous avons reçu : le Pain de la
Parole de Dieu et l’huile de l’Esprit. Après cette vie de témoignage dans laquelle
nous marchons et où il nous arrive de salir nos pieds, nous remettons chaque
année à Yom Kippour notre vie en règle devant Dieu et, comme Yeshoua l’a fait à
ses disciples en leur lavant les pieds, nous jeûnons et remettons notre vie en règle
devant Dieu et devant notre prochain pour nous pardonner réciproquement.
Après cette fête qui nous rappelle que nous devons toujours revenir vers Dieu,
nous pouvons nous réjouir ensemble du pardon de Dieu par le Sang du sacrifice
puisque sans le Sang, la Bible dit qu’il n’y a pas de pardon. Souccot est alors la
fête de réjouissance finale qui clôture le cycle des 7 fêtes de l’Eternel.

Cette 5ème fête de l’Eternel appelée Yom HaShofarim symbolise l’annonce de la


Bonne Nouvelle du salut à toutes les nations par la proclamation de l’Evangile.
Cette proclamation à haute voix nous dit que « Elohim a tant aimé le monde
qu’Il a donné son Fils, (Ben Elohim), afin que quiconque croie en Lui, ne périsse
point mais qu’Il ait la Vie éternelle ». (Jean 3 :16).

Le Fils de Dieu, est cité de nombreuses fois dans le Tenakh1 comme cet « enfant »
en Isaïe 9 :5 que l’on a appelé « Dieu Puissant » et « Père Eternel ». Cette fête des
Shofarim annonce que Dieu a un Fils comme le confirme le livre des Proverbes :
« Qui est monté au ciel ? Qui en est descendu ? Qui a recueilli le vent dans le
creux de ses mains ? Qui a serré les eaux dans un manteau ? Qui a mis en place
toutes les extrémités de la terre ? Quel est son nom, et quel est le nom de son fils,
si tu le sais ? » (Proverbes 30 :4)

Elohim en Personne confirme par la bouche du Roi David « 7 Ton trône, ô Dieu,
est à toujours ; le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité. 8 Tu aimes la
justice, et tu hais la méchanceté : c’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint d’une
huile de joie, par privilège sur tes collègues » (Psaumes 45:7- 8)

1 Tenakh : Torah (La loi de Moïse), Neviim (les prophètes), Kétouvim (les autres écrits)

7
Le chapitre 2 du livre des Psaumes nous cite aussi quelque chose de similaire :
« 1 Pourquoi ce tumulte parmi les nations, ces vaines pensées parmi les peuples ?
2
Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils et les princes se liguent-ils avec
eux contre l’Éternel et contre son oint? - 3 Brisons leurs liens, délivrons-nous de
leurs chaînes! -4 Celui qui siège dans les cieux rit, le Seigneur se moque d’eux. 5
Puis il leur parle dans sa colère, Il les épouvante dans sa fureur : 6 c’est Moi qui
ai oint mon roi Sur Sion, ma montagne sainte! 7 Je publierai le décret ; L’Éternel
m’a dit : Tu es mon fils! Je t’ai engendré aujourd’hui. 8 Demande-moi et je te
donnerai les nations pour héritage, les extrémités de la terre pour possession;
9
Tu les briseras avec une verge de fer, Tu les briseras comme le vase d’un potier.
10
Et maintenant, rois, conduisez-vous avec sagesse! Juges de la terre, recevez
instruction! 11 Servez l’Éternel avec crainte, et réjouissez-vous avec tremblement.
12
Baisez le fils, de peur qu’il ne s’irrite, et que vous ne périssiez dans votre voie,
Car sa colère est prompte à s’enflammer. Heureux tous ceux qui se confient en
lui! » (Psaumes 2 :1-12).

La Parole de Dieu est claire et l’Esprit de Dieu confirme. Même si certains


réfute ce «fils» du verset 12 en donnant une interprétation différente2, il n’y a
aucun doute possible quant à la personne citée au verset 12. Un passage de la
Bible nous rappelle : « Ainsi parle l’Éternel: Maudit soit l’homme qui se confie
dans l’homme, qui prend la chair pour son appui, et qui détourne son cœur de
l’Éternel! » (Jérémie 17:5). Ce Fils, en qui il nous faut mettre notre confiance
n’est certes pas un homme faute de quoi nous serions malheureux. Il s’agit bien
du Fils de Dieu, l’Éternel est son Nom. Les tumultes parmi les nations sont
d’ordre spirituel ; Satan veut soulever les peuples contre le peuple juif d’où est
sorti le Fils de Dieu car son temps est compté. Le retour à Yeroushalaïm du Fils
de Dieu en tant que Messie, Roi des rois et Seigneur des seigneurs sur toute la
terre sera pour Lui la fin de son activité rédemptrice. Le peuple juif paie alors
le prix de son caractère de peuple témoin, et ce bien malgré lui. Si les dictateurs
fous montent les peuples contre Israël comme l’ont fait depuis la nuit des temps
les rois successifs de Babylone (qui signifie « confusion »), c’est non par une
haine d’un peuple iranien et arabe contre un peuple juif. Le combat est spirituel :
les puissances infernales, les esprits méchants dans les lieux célestes manipulent
les pensées des hommes impies pour les pousser contre Israël et empêcher ainsi
le retour de Elohim sur terre par son Mashiah Yeshoua, ressuscité et qui vit aux
siècles des siècles (Zacharie 14 :5).
2 Le terme «bar» est de l’araméen et correspond au «ben» (fils) hébreu. Selon les exégètes juifs,
aucun psaume n’a jamais été écrit en araméen. Cela leur fait dire que le «bar» en question ‫ ָבר‬ou ‫ ַבר‬si-
gnifie en réalité : blé, froment, grenier, plein air, grain, épi et proviendrait plutôt de la racine «barar»
‫ ָב ַרר‬une racine primaire : éprouver, purifier, nettoyer, aiguiser, séparer. Cela nous conforte encore
plus dans l’idée que notre Messie est le blé, le Pain de Vie.

8
Rosh Hashana dans la Bible et le Talmud
L’expression « Rosh Ha-Shana » telle quelle, n’apparaît qu’une seule fois dans la
Bible en Ezéchiel 40 : 1 pour introduire une vision qui est située temporellement,
mais qui ne parle pas d’un jour de fête le 1er Tishri. « La vingt cinquième année
de notre captivité, ‫ ְברֹאׁש ַה ָשנָ ה‬au commencement (Rosh) de l’année (Shana),
le dixième jour du mois, quatorze ans après la ruine de la ville, en ce même jour,
la main de l’Éternel fut sur moi, et il me transporta… ».

Par ailleurs Néhémie décrit une grande fête le 1er jour du 7ème mois
(Néhémie 8 : 1-10). Ce texte permet de supposer que l’origine de Rosh Hashana
est une célébration particulièrement solennisée de la néoménie (la nouvelle
lune qui marque le début du mois). Il montre en tout cas que cette fête était
observée à l’époque du second Temple.
Les rabbins ont repris l’appellation de Rosh Hashana et un traité du Talmud
porte même ce nom (le traité Rosh Hashana) dans le chapitre Moed (fêtes/
rencontres). La liturgie juive, quant à elle, parle de cette fête sous les vocables
Yom Hadin « Le jour du jugement » et Yom Hazikaron « Le jour du souvenir »
qui sont les deux grands thèmes de la fête de Rosh Hashana. Pour la tradition
talmudique, Rosh Hashana revêt un caractère d’universalité puisque selon
le Talmud, cette fête commémore la création du monde, qui s’est faite pour
l’humanité tout entière. La conception du Nouvel An en tant que Yom Hadin
(Jour du Jugement) est d’origine rabbinique. Elle considère qu’en ce jour toute
l’humanité est jugée par son Créateur, et que le sort de chaque individu est
inscrit dans le Livre de la Vie.
Rosh veut dire « tête » ‫ רֹאׁש‬dans le sens de secouer : tête, sommet, chef, bras,
chevet, premier, meilleur, chapiteau, surmonté, coin, faîte, entrée, chevelure,
nouvelle lune, dénombrement, commencement.
Shanah veut dire « année » et veut dire aussi « ancien ». Shanah ‫ ָשנָ ה‬est une
racine primaire qui parle de répétition : chaque année on répète toujours les
mêmes fêtes : se répéter, se montrer, y revenir, porter un second (coup), faire
encore, différentes espèces, placer, différentes (lois), répliquer, contrefaire, changer,
rappeler, hommes remuants, revenir, méconnaître.

Le premier jour de l’année civile juive est alors considérée autant comme une
naissance que la répétition d’un nouveau cycle annuel, que comme le premier
jour du jugement où Dieu juge l’humanité sur sa capacité de faire du bien. La
tradition dit qu’à partir du moment où on vient sur terre on sera jugé un jour.
Le judaïsme traditionnel affirme ainsi que tous les juifs seront jugés par Dieu

9
ce qui, en soit n’a rien d’exceptionnel sinon que si cette affirmation concerne les
juifs traditionnels, elle ne peut donc plus concerner les juifs messianiques qui
ont accepté Yeshoua le Fils de Dieu, le Sauveur de l’humanité.

« Ainsi donc, comme par une seule faute la condamnation s’étend à tous les
humains, de même, par un seul accomplissement de la justice (celui de Yeshoua),
la justification qui donne la vie s’étend à tous les humains ». (Romains 5:18)

« Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Yeshoua-
HaMashiah. » (Romains 8:1)

C’est donc au niveau du jugement, que Dieu permet qu’une distinction


apparaisse nettement dans ses fêtes entre ceux des juifs qui pratiquent ces fêtes
mais qui ne croient pas en Yeshoua et ceux qui les pratiquent tout en croyant que
Yeshoua est le Fils de Dieu. L’hébreu tendrait à aller dans le sens des croyants en
Yeshoua puisque l’on ne parle pas de jugement au niveau de la racine hébraïque
ni dans le mot «Rosh» (tête), ni dans «Shanah» (l’année) ni dans les «shofarim»
(trompettes) dont la racine shaphar est «délicieux», «héritage délicieux», «être
plaisant», «beau», «agréable». Nul part on ne trouve d’explication rationnelle
sur le jugement. La seule explication rationnelle serait une expiation refusée à
cause des péchés du souverain sacrificateur.
Cette distinction entre juifs orthodoxes et juifs messianiques se prolonge la
veille de la fête de Yom Kippour pendant lequel, par certaines prières, les juifs
orthodoxes peuvent encore annuler les vœux faits inintelligemment au cours
de l’année civile passée. L’on sait que Dieu n’accepte pas cela : « Si tu fais un vœu
à l’Éternel, ton Dieu, tu ne tarderas point à l’accomplir : car l’Éternel, ton Dieu,
t’en demanderait compte, et tu te chargerais d’un péché. Si tu t’abstiens de faire
un vœu, tu ne commettras pas un péché. Mais tu observeras et tu accompliras ce
qui sortira de tes lèvres, par conséquent les vœux que tu feras volontairement à
l’Éternel, ton Dieu, et que ta bouche aura prononcés. » (Deutéronome 23:21- 23).

On voit une fois de plus que la religion adapte la Parole de Dieu selon ses bonnes
convenances.
Selon la tradition, plusieurs grands événements ont eu lieu à Rosh Hashana :
• la création du monde
• la naissance des patriarches (Abraham, Isaac, Jacob)
• les femmes stériles ont connu un enfant : Sara, Rachel et Hana (la mère
du prophète Samuel)
• Joseph a été libéré de prison en Egypte
• le travail forcé des Hébreux en Egypte a pris fin

10
La fête des Shofarim dans la bible
En revanche, il y a une réelle description de la fête des « trompettes » dans
la Torah : en Lévitique 23 : 23-27 : « Adonaï parla à Moïse et dit : Parle aux
Israélites, dis-leur : Le septième mois, le premier jour du mois, il y aura pour vous
jour de repos, souvenir d’acclamation, convocation sainte. Vous ne ferez aucune
œuvre servile et vous offrirez un mets à Adonaï. » ; et en Nombres « Le septième
mois, le premier du mois, vous aurez une sainte assemblée ; vous ne ferez aucune
œuvre servile. Ce sera pour vous le jour des Acclamations. » (Nombres 29 :1)

Jour des acclamations


Le mot « acclamation » zikron terouah ‫זִ כְ רֹון ְתרּועָ ה‬ (Lévitique 23 : 24,
Nombres 29 : 1 ‫ יֹום ְתרּועָ ה‬yom terouah) renvoie à une manière de sonner
le shophar, la corne de bélier que les juifs utilisent comme instrument à
vent. Pour les juifs traditionnels, entendre le shofar est une mitsva (une
prescription) importante à Rosh Ha-Shana (sauf si la fête tombe un shabbat) ;
c’est normalement à la synagogue au cours des offices que quelqu’un sonne
après avoir dit les bénédictions appropriées. Le mot terouah signifie clameur,
cris, sanglots. Chaque sonnerie terouah (son saccadé évoquant les pleurs) ou
shevarim (sons brisés) est encadrée par une teqiah (son long et prolongé).
Depuis l’époque talmudique le nombre de sonneries est de trente. Il s’agit de
briser les cœurs, les remuer pour provoquer le repentir. La corne de bélier nous
rappelle qu’un bélier a été offert en sacrifice à la place d’Isaac. Cette corne de
bélier est donc la représentation typologique de Yeshoua qui s’est donné pour
nous. Ce shofar est destiné à réveiller la conscience des fidèles. Le shofar ne
peut fonctionner qu’avec le souffle de celui qui l’utilise, symbole de l’Esprit de
Dieu qui agit. La tradition quant à elle, explique que c’est en fonction du souffle,
c’est-à-dire de nos capacités que nous serons tous jugés, que ce souffle qui est en
nous est un souffle divin qui sort du temple et se répercute en chacun de nous.
On ajoute à cela que la Parole est impossible sans le souffle. En hébreu « âme »
se dit neshama et respiration, souffle se dit « neshiva ».
Lorsqu’on analyse cela à la lumière de Yeshoua, ce n’est sûrement pas nos
capacités qui changeront le jugement mais c’est vrai que si nous croyons en
Yeshoua, l’Esprit est en chacun de nous.

Rosh Hashana est évoqué dans la Bible en ces termes : « ...au septième mois, le
premier jour du mois, aura lieu pour vous un repos solennel : commémoration
par une fanfare, convocation sainte... » (Lévitique 23:24).

11
OBSERVANCE DE ROSH HASHANAH
Roch Hashanah de l’hébreu : ‫ראש השנה‬, littéralement « tête de l’année », est la
célébration marquant le Nouvel An du calendrier hébraïque, c’est-à-dire l’année
civile juive débutant le 1er Tichri, de la même façon que le 1er janvier marque la
nouvelle année du calendrier grégorien.
Yom Terouah : Jour de la Sonnerie (du shofar) -- c’est ainsi que la Torah
(Lévitique 23:24 et Nombres 29:1) fait référence à ce qu’elle appelle le « 1er jour
du septième mois », l’année biblique commençant le 1er Nissan.
La sonnerie du shofar reste de nos jours encore la tradition la plus caractéristique
de Rosh Hashanah.
Cette fête est la première des 10 jours de repentance appelés Yamim Noraïm
« Jours redoutables », les jours les plus solennels de l’année juive, s’achevant à
Yom Kippour ; les Yamim Noraïm sont précédés par le mois d’Eloul, durant
lequel chaque Juif est supposé commencer un processus d’introspection et de
repentance, ce procédé culminant lors des Jours Redoutables.
Yom Hazikaron : le Jour de la Remémoration d’après Lévitique 23:24,
remémoration de la Terouah, de l’épisode dit de la Ligature d’Isaac, où le son
d’un shofar retentit pour la première fois. On commémore également les
disparus, ainsi que la Création du Monde.

Tout au long du mois d’Eloul (qui précède Rosh Hashana), les Juifs s’affairent aux
préparatifs des fêtes. Les sépharades disent les Selihoth (prières de pénitence)
tous les matins pendant ce mois, tandis que les ashkénazes commencent à les
dire une semaine environ avant la fête. On souffle le shofar aux offices du matin,
les jours de semaine, afin d’amener les fidèles à se recueillir.
On envoie des cartes de vœux de Nouvel An aux parents et aux amis. Les fidèles
ont également l’habitude d’échanger leurs vœux à la veille du Nouvel An, à
la fin de l’office, en employant l’expression hébraïque leshana tova tikatevou
vetehatemou littéral. : « soyez inscrits et confirmés pour une bonne année »
Le repas de fête qui suit l’office du soir est inauguré par la récitation du Kidoush
(prière de sanctification) et l’allumage de bougies. Chacun trempe un morceau
de pomme dans le miel en disant : « Puisse Dieu nous accorder une année bonne
et douce ». Le pain est lui aussi trempé dans le miel, symbolisant ainsi l’espoir
que l’année à venir soit douce comme ce pain. Le second soir, on goûte un fruit
qui n’a pas encore été consommé durant l’année, et l’on récite la bénédiction
appropriée. Dans certaines communautés sépharades, on apporte sur la table
toute une série d’aliments sur lesquels on prononce des bénédictions, de façon
à composer un véritable Seder, semblable à celui de Pessah.
A Rosh Hashana, la plupart des Juifs se rendent à la synagogue, et prient pour

12
la vie et le bonheur des individus, et pour la paix de toute l’humanité. La prière
Ounetan Tokef « Nous célébrerons la sainteté de ce jour » est l’une des plus
importantes de la liturgie de cette fête : elle décrit le Jour du Jugement et se
termine ainsi : « mais le repentir, la prière et la charité détournent le funeste
décret ». Les prières Malkioth, Zihronoth et Shofroth concernent l’acceptation
du royaume de Dieu (Malkhouth), l’imploration de la miséricorde divine, en
rappelant (Zihronoth) les mérites de nos ancêtres, et l’espoir que la vie et la paix
adviendront dans le monde entier, comme le proclame la sonnerie du shofar
(Shofroth).

Les sonneries du shofar


Ces sonneries du shofar, qui visent à provoquer le repentir des fidèles, ont lieu
avant, pendant et après le service additionnel (Moussaf), sauf quand Rosh
Hashana tombe un Shabath. Le shofar, fait d’une corne de bélier, se fait entendre
une centaine de fois, par quatre sortes de sonneries :

• Tekia - une note prolongée et profonde, qui se termine abruptement


• Shevarim - trois notes courtes
• Teroua - neuf notes courtes
• La dernière sonnerie, appelée la Tekiah guedola, est prolongée.

L’après-midi du premier jour de Rosh Hashana, les Juifs se rendent au bord des
rivières pour y réciter des versets des prophètes et les prières appropriées. Cette
cérémonie symbolise le fait de lancer (tashlih) nos péchés dans les profondeurs
des eaux.

Extrait du texte « la fête des trompettes » de Paul Ghennassia


Le Son de la trompette « térouah » signifie, d’après sa racine hébraïque, « le
réveil » : un signal qui doit provoquer l’attention et réveiller celui qui l’entend !...
Le « Shofar », qui est employé comme trompette jusqu’à ce jour par le peuple
d’Israël, est une corne de bélier dont le son puissant profondément POIGNANT
garde une portée prophétique, tout en « marquant » des événements graves
et importants. Le « Shofar » retentit pour certaines fêtes ou convocations
exceptionnelles ou encore dans de graves dangers, etc. (Nombres 10 : 9 à 10).
La prophétie parle beaucoup de la trompette, surtout en ce qui concerne «
les temps de la fin ». Le rétablissement d’Israël en 1948 est la conséquence de
ce grand coup de trompette dont Isaïe le prophète a parlé: « En ce temps-là,
l’Eternel secouera des fruits depuis le cours du fleuve jusqu’au torrent d’Egypte

13
et vous serez ramassés un à un, enfants d’Israël !... En ce jour, on sonnera de
la grande trompette « Shofar Gadol » et reviendront ceux qui étaient exilés…
(Isaïe 27: 12 à 13).

Ce « grand son de trompette » qui a produit un tel « mouvement sur les os »,


selon la prophétie d’Ezéchiel (37: 1 à 14), cette résurrection prophétique et ce
retour au Pays Promis, s’appelle : le « Sionisme », lequel a été voulu et préparé
par Dieu !...

En 1967, éclata « la guerre des 6 jours » ; le 7 juin au matin, les armées


israéliennes, dans un élan irrésistible, reconquirent Jérusalem après plus de 20
siècles de dispersion. Devant le « Mur des Lamentations », vestige de l’esplanade
sur laquelle était bâti le Temple, un aumônier militaire saisissait le « Shofar »
et soufflait de tous ses poumons, tandis que ces mêmes soldats se mettaient à
danser et chanter des cantiques d’allégresse : du même coup, ce « Mur » devenait
le « Mur des Jubilations » ! Israël venait de retrouver sa ville et sa capitale, « la
ville du Grand Roi », réveillant chez tous les Juifs l’attente du Messie qui sera le
Roi de Jérusalem et du monde entier, à son retour ! Le son du « Shofar » qui
retentit ce matin du 7 juin 1967 est certainement un signal prophétique et le
monde entier l’a senti!...
Un journaliste écrivait à ce sujet: « La semaine dernière, pendant la crise du golf
d’Akaba (détroit de Tiran), nous écrivions que le «peuple Juif ne peut compter
sur un miracle, mais ce qui s’est passé depuis ne «peut être décrit en d’autres
termes : c’est un miracle !. .. Au «moment où nous allons mettre sous presse,
« nous apprenons «que la trompe de bélier (le « Shoffar») a sonné au pied des
ruines de «ce que fût le fier Temple d’Israël. Au cours de l’Histoire Juive, le
«son du «Shoffar» a toujours retenti à l’occasion d’événements «solennels! Son
message ne peut s’exprimer en paroles ordinaires : il «va droit au cœur! Cette
fois, il aura une signification toute spéciale et «il sera entendu du monde entier
« (fin de citation. L’Observateur du «Moyen Orient» du 9-6-67).

- En effet, ce coup de trompette a un sens prophétique et, dès que cela s’est
produit, beaucoup de personnes habituées à la lecture de la Bible se sont
rappelées tout à coup ces paroles du Seigneur Yeshoua: « Jérusalem sera foulée
au pied par les nations jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis »
(Luc 21 : 24). Il semble bien que ce «jusqu’à» indique le changement d’un état de
chose et cette reconquête de Jérusalem est certainement un grand événement
prophétique ! L’Histoire, quand elle rejoint la prophétie, nous donne d’excellents
sujets de réflexions et encourage notre foi!...

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Ce fait étonnant que depuis le Grand Congrès Sioniste de Bâle, en 1897, date
historique, jusqu’en 1967, date de la réunification de Jérusalem, devenue Capitale
d’Israël, cela fait exactement... 70 ANS!... signifie sur le plan prophétique quelque
chose d’important. Surtout quand on se souvient des paroles du prophète
Jérémie:

« Ainsi parle l’Eternel des Armées, le Dieu d’Israël, à tous les captifs que
j’ai emmenés de Jérusalem à Babylone (symbole de la dispersion parmi les
nations)... dès que 70 ans seront écoulés pour Babylone (Babel « confusion »), je
me souviendrai de vous et J’accomplirai à votre égard ma bonne Parole en vous
ramenant dans ce lieu » (c’est-à-dire Jérusalem)... (Jérémie 29 :4 et 10).

- Sous les yeux étonnés du monde, des passages entiers de l’Ecriture


s’accomplissent littéralement pour Israël : sur tous les plans et dans tous
les domaines, les signes nombreux de l’intervention Divine sont en train
de révolutionner ce peuple! De plus en plus, les rabbins parlent des «temps
messianiques» et de la «venue du Messie» !... La vraie «révolution», cependant,
se produit particulièrement en ceux de notre génération, qui ont été «rachetés»
par le «précieux sang de l’Agneau»!... Beaucoup de Juifs sont «éveillés» à la
connaissance de leur «Messie» et reviennent aux «Écritures», étudiant la Bible
avec ardeur et se joignant à leurs frères chrétiens de différentes communautés...,
car ils sentent que le Seigneur revient!...

- C’est actuellement un temps de préparation et d’attente, bientôt résonnera


le son de trompette dont parle l’Écriture : «Le Seigneur lui-même, à un signal
donné, à la voix d’un archange étau son de la trompette de Dieu, descendra
du ciel et les morts en Christ (le Messie) ressusciteront premièrement, ensuite
nous les vivants qui seront restés, nous serons tous ensembles enlevés avec eux
sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs» (I Thessal 4: 16 à17)...
Tous nous seront changés en un instant; en un clin d’œil à la dernière trompette
(c’est-à-dire la 7e trompette dont parle Apocalypse 11 : 15)... la trompette
sonnera et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous, ,nous serons changés
(I Corinth. 15 : 52).

- Parlant de son propre retour, le Seigneur Jésus a dit: «Le Fils de l’homme
paraîtra..., il enverra ses anges avec la trompette retentissante et ils rassembleront
ses élus des quatre vents... « (Matth.24: 30, 31).

- Mais avant cette 7e trompette qui sonnera la délivrance de beaucoup..., il y en


a 6 autres qui sonneront les heures graves d’un monde sous le jugement!... Les

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chapitres 8 et 9 de l’Apocalypse décrivent ces coups de trompettes, successifs,
lesquels, traduits dans un langage moderne, prennent un relief étonnant et
bouleversant:
danger atomique, et cosmique, pollution des mers et de la nature, fléaux
démoniaques, recrudescence de souffrances et de tourments douloureux !...
Combien il serait bon de réfléchir à tout cela et nous repentir d’avoir, par nos
péchés nombreux, provoqué le juste courroux de Dieu !... Savez-vous que
la repentance avec l’acceptation du « Sang de l’Agneau «suffit pour ôter la
condamnation de celui qui se reconnaît pêcheur !... Faire la Paix avec Dieu,
maintenant, est une nécessité urgente car les événements se succèdent à une
cadence très rapide!

- Nous sommes, prophétiquement et historiquement à l’époque des trompettes,


car le retour du Messie est proche et, c’est en prévision de ces temps-là que le
prophète Amos disait très justement ; «Prépare-toi à la rencontre de ton Dieu
O Israël !» (Amos 4: 12).

Assereth Yemei Teshouva


Rosh Hashana ouvre les « dix jours de Repentir
» (Assereth Yemei Teshouva3) ou « Jours
redoutables » (Yamim noraim) qui sépare Yom
HaShofarim de Yom HaKipourim. On continue
à dire les Selihoth tous les matins. Le Shabbat qui
tombe durant ces dix jours est appelé « Shabbat
du repentir » (Shabath shouva); pendant l’office
du matin on y lit la section des Prophètes (Haftara), dans le Livre d’Osée qui
commence par le mot shouva (Osée ch.14) « retour », dans laquelle Israël est
exhorté à revenir vers Dieu.

Ces dix jours qui séparent Rosh Hashana de Yom HaKipourim constituent
une période de retour sur soi, un examen de conscience qui nous amène à
reconsidérer notre façon de vivre. Une occasion nous est offerte d’envisager
des changements constructifs dans notre vie quotidienne. Considérant la fin de
l’année écoulée et de début d’une année nouvelle, nous prenons conscience de
la nature fluctuante et éphémère de l’existence, et nous commençons à réaliser
que nous dépendons de la Miséricorde divine.

3 Assereth vient du chiffre 10 (esser-assara), Yemei vient de «yom» (jour yamim-les jours et
«yemei» pluriel pour un groupe de mots composés) et teshouva signifie repentir (shouv)

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De Rosh Ha’Shanah à Yom Kippour
TMPI4 134 - 3e TRIMESTRE 1998 PAUL GHENNASSIA

« Une fois chaque année, Aaron fera des expiations (Ha’Kippourim) sur les
cornes de l’Autel avec le SANG DE LA VICTIME EXPIATOIRE. Il y sera fait
des expiations une fois chaque année parmi vos descendants... ce sera une chose
très sainte devant l’Eternel ». (Exode 30 :10)
« Presque tout, d’après la Loi est purifié AVEC LE SANG, et SANS EFFUSION
DE SANG IL N’Y A PAS DE PARDON… » (Hébreux 9 :22)

• Dans le vocabulaire religieux, deux mots


sont souvent prononcés : la « pénitence » ou
la « repentance ». Contrairement à ce que l’on
peut penser, ces deux mots ne signifient pas la
même chose. C’est seulement dans la tradition
que l’on parle de « pénitence » avec le sens de
faire des œuvres méritoires ou de se punir et
se mortifier afin de mériter le pardon de Dieu.
Mais, pas une fois la Bible n’emploie ce mot.
Bien au contraire, de multiples fois, c’est le mot « repentance » qui est employé
... et la différence est grande, car se repentir en hébreux, TESHOUVAH
(repentance), c’est réaliser son état de pécheur et demander pardon en espérant
la grâce divine, sachant qu’on ne mérite absolument rien !

• Dans la période qui précède « YOM KIPPOUR », espace de dix jours


sépare « LA FETE DES TROMPETTES » , appelée « ROSH HA’SHANAH » de
« YOM KIPPOUR ». Cette période est appelée par la tradition juive « les dix
jours de pénitence » avec l’idée d’un effort particulier de chaque membre du
peuple en vue de son pardon : efforts de mortification et toutes sortes d’actes
méritoires sont tentés en vue d’obtenir, de mériter son pardon à l’occasion de
YOM KIPPOUR, et être ainsi inscrit dans le « LIVRE DE VIE ». Pendant ces
dix jours on récite les « SELIHOT » qui sont des prières de contritions écrites
par des rabbis d’autrefois.

• Chaque année, entre septembre et octobre, revient le 10 Tishri, la Fête


du « Grand Pardon » ou plus exactement « Yom Ha’Kippourim » (Jour des
Expiations), l’une des grandes fêtes du peuple d’Israël. Mais la Bible affirme que
4 Le périodique créé par Paul Ghennassia «Témoignage Messianique au Peuple d’Israël» continue
à être diffusé à Paris sous la responsabilité de l’Assemblée Messianique El Bethel

17
le pardon n’était réellement accordé que lorsque LE SANG des boucs était placé
sur le « propitiatoire » dans « Le Lieu Très Saint » du Temple, par le Souverain
Sacrificateur (Cohen Ha’gadol), une seule fois par an, le jour du Yom Kippour.
LE SANG, c’est la vie et tout au long de la Bible revient sans cesse le principe de
la « Substitution » : le SANG d’un animal devait être offert sur l’Autel à la place
d’un individu, ou du peuple, le jour des expiations, le SANG faisant l’expiation
des péchés commis. La vie de l’animal à la place de celle de l’individu, en vertu
du fait biblique que ... « Sans effusion de SANG, il n’y a pas de pardon ! ».
Dans la Bible, 472 fois il est question du « SANG », et les mots « SACRIFICES »
ou « SACRIFIER », sous-entendant presque toujours la pensée du SACRIFICE
SANGLANT, y reviennent un peu plus de 500 fois.

Quant au mot « EXPIATION » (signifiant payer ou réparer ... avec le SANG DU


SACRIFICE offert) le terme hébreu est «Kapparah» 5, qui a donné l’expression
« Kippour », et dont la racine signifie : pardonner, expier, faire l’expiation,
obtenir le pardon, couvrir le péché, purifier, etc ... (Dict. Hébreu-Français A.
Elmaieh, 5 ème édition, page 427).

• Est-ce que tout cela ne montre pas toute l’importance et la valeur du


SANG dans la Bible ? Dieu voulait faire comprendre à ses créatures que ... « la
conséquence du péché c’est la mort »... en attendant de leur révéler la suite de
ce verset bien plus tard ... « mais le don gratuit de Dieu c’est la vie éternelle en
Yéshoua le Messie et Seigneur » (Romains 6 : 23).

• En attendant la venue du Messie, une solution provisoire avait été indiquée


par le Tout-Puissant : il fallait qu’un animal innocent serve de victime expiatoire
et remplace dans la mort l’individu coupable ! Chacun des SACRIFICES
du Lévitique préfigurait le SACRIFICE UNIQUE de « CELUI » qui serait
l’AGNEAU DE DIEU pour l’expiation des péchés, donnant SA PROPRE VIE,
le « MASHIAH » (Messie), L’ENVOYE DIVIN annoncé par les Prophètes.

Depuis la destruction du Temple de Jérusalem, il y a près de vingt siècles, le


peuple d’Israël n’a plus de sacrifices pour les péchés, comme l’avait d’ailleurs
prophétisé le prophète Osée (chapitre 3, verset 4).
Le Talmud, cette compilation très ancienne de commentaires rabbiniques sur
les « Écritures », rapporte ce cri si poignant qui traduit le vide créé dans la
théologie du Judaïsme depuis la destruction du Temple ...

5 Kapparah signifie «pardon» exemple : ‫« כפרה על חטאים‬le pardon des péchés». Ce mot
vient de la racine kaphar ‫ כָ ַפר‬expier, enduire, apaiser, racheter, pardonner, imputer, conjurer

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« Malheur aux peuples, grande est leur perte, mais ils ne savent pas ce qu’ils
ont perdu : tant que subsista le Temple, l’Autel faisait l’expiation, qui l’a fait
désormais ? » (Talmud, Soucca 55 B, Exposé Talmud de A. Cohen, page 109).
Même le Rituel des Prières de Yom Kippour reprend cette interrogation
angoissée et chaque année des millions de Fils d’Israël adressent à Dieu cette
question ... qui pourtant a reçu depuis longtemps sa réponse, comme nous
allons l’examiner.

• La Bible, Parole de Dieu, montre d’une manière évidente que, pour que
le « Yom Kippour » prenne sa vraie valeur de rachat et de pardon, il fallait deux
choses qui sont malheureusement absentes de l’enseignement et de la recherche
du peuple d’Israël... LA REPENTANCE ET LE SANG !
LA REPENTANCE est un sentiment de culpabilité devant l’état de
péché où l’individu se trouve ; sa conscience éveillée par l’Esprit de Dieu
(Rouah Hakodesh= Esprit Saint) reconnaît sa misère et son incapacité à s’en
délivrer par des moyens humains. Dans notre peuple, les chefs religieux ne
prêchent pas, hélas, LA REPENTANCE, c’est-à-dire, se repentir de ses péchés
en les abandonnant, regretter amèrement les fautes commises, mais on parle
volontiers, surtout aux alentours de « Yom Kippour », de PENITENCE, c’est-
à-dire de se punir soi-même en se mortifiant, se contraignant volontairement
à une punition, une obligation ou en se privant de nourriture, etc ... tout cela
pour « mériter » de Dieu son pardon !

• Les Prophètes de l’Ancienne et Nouvelle Alliance ne parlent jamais de


PENITENCE, mais constamment de REPENTANCE « TESHOUVAH » en
hébreu; c’est cette manière d’envisager la REPENTANCE qui faisait dire à
l’Eternel par la bouche d’Ezéchiel :
« Revenez, détachez-vous de tous vos péchés (l’expression hébraïque «Shouvou ...
Véhashivou»6, correspond à REPENTANCE, REVENIR à Dieu, CONVERTIR)
... Rejetez loin de vous tous les péchés que vous avez commis, faites-vous un coeur
nouveau et une âme nouvelle, et pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ?
Car je ne désire pas la mort du pécheur dit le Seigneur Dieu, REVENEZ
(vehashivou» ... «teshouvah», se repentir en revenant à Dieu), REVENEZ et
VIVEZ» (Ezechiel 18 : 30 à 32).

La même expression sera employée plus tard par Jean-le-baptiseur (Yohanan


Ha’Matbil) ou par le Messie Yéshoua ... « REPENTEZ-VOUS et CONVERTISSEZ-
VOUS pour que vos péchés soient effacés, afin que des temps de rafraîchissement
viennent de la part du Seigneur ... » (Actes 3 : 19 à 20) ou SAÙL de Tarse appelé

6 shouvou vehashivou : ‫וְ ָה ִשיבּו‬ ‫ׁשּובּו‬


19
PAUL ... « Dieu ... annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu’ils
aient à SE REPENTIR » ... (Actes 17 : 30 à 31). Ainsi, c’est après une vraie
REPENTANCE, que le SANG va prendre toute sa valeur ... mais pas celui d’un
animal, celui du MESSIE ! Nous allons voir pourquoi et comment ?

• LE SANG, c’est la vie, et déjà Moïse sous l’inspiration de l’Esprit Saint


et parlant de la part de Dieu, en précisait toute la valeur lorsqu’il disait : «Le
principe vital de la chair est dans le SANG et MOI JE VOUS L’AI ACCORDE SUR
L’AUTEL, pour procurer l’expiation à vos personnes, car c’est le SANG QUI FAIT
EXPIATION (Kapparah = Kippour) POUR LA PERSONNE» (Lévitique 17 : 11
- Version Zadok Kahn). LA REPENTANCE la plus sincère n’a d’efficacité pour
obtenir le pardon que quand le sang a été versé, la vie de quelqu’un offerte
à notre place comme substitut. Puisque le Temple a été détruit et que nous
n’avons plus de SACRIFICES, faut-il tuer une volaille comme c’est devenu la
coutume dans bien des familles juives ?

Non, cela n’a aucun sens et n’est pas du tout conforme à la volonté divine exprimée
dans sa Parole ! La triste réalité est là ! Toutes les prières sincères et ardentes, les
supplications profondes de tout un Peuple, restent hélas sans effet, car... « SANS
EFFUSION DE SANG IL N’Y A PAS DE PARDON » ! Quelle triste tragédie
pour notre Peuple ... Et cela depuis près de 20 siècles ! Quelques-uns penseront
que nous exagérons; d’ailleurs, diront-ils, puisque le Temple est détruit et qu’il
est impossible de faire des SACRIFICES, l’Eternel a probablement remplacé ces
SACRIFICES par NOS PRIERES ! A cela nous répondons: Lisez bien la Bible et
vous verrez que nous n’exagérons rien ... Même pour la sortie d’Egypte, il a fallu
que Moïse mette le SANG D’UN AGNEAU sur le linteau et les deux poteaux
de chaque porte des maisons, sinon le destructeur aurait frappé aussi Israël !
(Exode 12 : 21 à 23). Si Dieu a laissé détruire le Temple, c’est tout simplement
parce qu’il avait pourvu lui-même au SACRIFICE PARFAIT ET EXCELLENT,
UNE FOIS POUR TOUTES !

Avant de mettre en évidence les citations bibliques qui confirment cela, sachez
que le Talmud nous rapporte cette citation qu’il attribue à Moïse : « Moïse dit
au Saint-Unique, Béni soit-Il : Ne viendra-t-il pas un temps où Israël n’aura
ni Tabernacle, ni Temple ? Quel sera son sort en ce temps-là ? (Sous-entendu
en ce qui concerne l’expiation). Alors Dieu répondit : «Je prendrai un «Juste»
parmi le peuple, je ferai de lui un otage pour tous, et j’effacerai l’iniquité de
tous » (Exode R 35.4 Talmud A. Cohen page 168). Bien que le Talmud ne soit
composé que de commentaires de Rabbis, il n’en demeure pas moins vrai que
souvent ces commentaires sont le reflet de citations bibliques.

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Or la Bible, seul livre inspiré, dit justement à propos d’un Juste qui est le Messie,
par la bouche du prophète Isaïe : « Mon Serviteur Juste justifiera beaucoup
d’hommes et se chargera de leurs iniquités ... Il s’est livré lui-même à la mort... Il
a été mis au nombre des malfaiteurs parce qu’il a porté les péchés de beaucoup
d’hommes, et il a intercédé pour les coupables » (Isaïe 53 : 11 à 12).

Lisez donc tout le contexte du chapitre 53, vous verrez qu’il s’agit de quelqu’un
qui, comme un agneau, a connu la souffrance et une mort violente, afin
d’accomplir le vrai «SACRIFICE» du Yom Kippour !

• Certains ont prétendu qu’il s’agissait non d’un homme juste, mais du
peuple d’Israël, c’est absolument faux, d’abord parce qu’Israël, comme tous les
peuples, ne peut être juste. La Bible dit que nous sommes tous pécheurs et
ensuite le verset 8 dit : «II a été enlevé par l’angoisse et le châtiment, et parmi
ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et
frappé pour les péchés de mon peuple»? (Esaïe 53:8) L’évidence de ces mots se
passe de commentaires et la dernière phrase montre bien qu’Israël ne peut être
frappé pour Israël (son peuple) etc ... Tout le chapitre montre une personne et
les mots employés ne peuvent en aucun cas concerner le peuple : «II s’est élevé
comme une faible plante ... Il n’avait ni beauté, ni éclat (verset 2) ... Méprisé,
abandonné, homme de douleur (verset 3) ... Il a porté nos souffrances (verset 4)
... l’Eternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous» (verset 6) etc ...

• Oui, le «Juste» qui fera l’expiation ; dont le Talmud parle et encore plus les
«Ecritures inspirées» des prophètes, c’est Yéshoua, appelé Jésus par les nations,
le «SACRIFICE ET l’HOLOCAUSTE» préparé par Dieu Lui-même, mis à mort
sur le Golgotha pour les péchés d’Israël et du monde entier ! Au moment, où
le Messie Yéshoua s’écriait en mourant : «tout est accompli», c’était le véritable
«Kapparah», la vraie expiation de Yom Kippour qui venait de se faire «une fois
pour toutes»!

• C’était si vrai qu’à partir de la destruction du Temple en l’an 70, il n’y eut
plus de sacrifices : ce n’était plus nécessaire puisque «le Juste offert en otage
pour tous» selon la littérature talmudique avait trouvé son accomplissement, de
même que les multiples prophéties de la Bible qui annonçaient un médiateur
et substitut s’interposant entre Dieu et l’homme pour prendre la place de ce
dernier devant la justice divine, et aussi un «Goël» ou «Rédempteur», celui qui
rachète en payant le prix. La fonction du Messie annoncée par les Ecritures est
double : II doit d’abord racheter et ce fut la tâche douloureuse du «serviteur
souffrant», mais II doit aussi venir régner et ce temps approche. Les signes

21
des temps et le retour d’Israël dans son pays en sont les preuves formelles :
Yéshoua le Messie (que les nations appellent Jésus) va bientôt venir régner à
Jérusalem Devant l’évidence des faits, que préférez-vous, amis lecteurs ? Un
«Yom Kippour» selon la tradition de l’homme, où le pécheur crie, supplie,
pratique des œuvres, mais n’obtient rien et ne peut être pardonné, car il manque
le «SANG DU JUSTE» seul capable d’expier et d’effacer les péchés ; ou bien
un «vrai Yom Kippour» où le pécheur, après s’être repenti sincèrement, reçoit
«une fois pour toutes» le pardon de ses péchés, puisque le prix en a été payé par
Dieu Lui-même en la personne de Yéshoua le Messie, dont la Bible affirme «que
par SON SACRIFICE», II a ôté les péchés et par cette offrande. II a amené à la
perfection pour toujours ceux qui sont ainsi sanctifiés» (Hébreux 10 :12 à 14).

«Or, là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché, ainsi
donc, frères, nous avons au moyen du SANG de Yéshoua (Jésus) une libre entrée
dans le sanctuaire par la route nouvelle et vivante qu’il a inaugurée pour nous
au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair» (Hébreux 10 : 18 à 21).

• Pour nous Juifs messianiques, notre choix est fait : il vaut mieux obéir à
Dieu plutôt qu’à des traditions d’hommes, mortes et inutiles où, hélas Dieu n’a
plus le dernier mot! Nous avons conscience que, comme dit l’Écriture, «nous
étions morts par nos offenses et nos péchés dans lesquels nous marchions autrefois
... vivant hélas selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de
la chair et de nos pensées et nous étions par nature des enfants de colère, comme
les autres ... mais Dieu, qui est riche en miséricorde ... nous a rendus a la vie
avec Yéshoua le Messie et en Lui nous a sauvés par grâce» (Eph.2: 1 à 5).

• Par la foi, vous aussi, amis lecteurs, acceptez le pardon total et complet
et vous en sentirez vite, si vous êtes sincères, les effets bénéfiques dans une vie
transformée, enrichie, pleine d’ardeur et de joie ; une vie vivifiante au service
de Dieu au lieu d’habitudes traditionnelles mortes qui n’apportent aucune
assurance de salut.

Paul GHENNASSIA7

7 Paul Ghennassia est l’un des premiers pionniers à la base du mouvement messianique
francophone européen. Avec son épouse Rolande, il a fondé l’œuvre «La Voix de l’Israël Messianique».
Il a lancé la diffusion du TMPI (Témoignage Messianique au Peuple d’Israël) et après le décès de
Rolande, à l’aide d’Anya Nopari, missionnaire venue de Finlande, il a fondé Beth Yeshoua.

22
Pourquoi des pommes et du miel à Rosh
Hashana ?
A Rosh Hashana nous avons la coutume dans nos assemblées messianiques de
partager des pommes avec du miel « Tapouah Bedvash » ou encore « Tapouah
Im Dvash ».
Comme nous l’avons déjà vu maintes fois dans plusieurs commentaires bibliques,
la cinquième fête de l’Eternel est la fête de Yom HaShofarim que l’on retrouve
dans Lévitique 23 et que l’on célèbre maintenant précisément. Cette cinquième
fête nous rappelle que le début de l’année biblique est à Pessah et non à Rosh
Hashana dans la période de septembre ou octobre.

Mais où se trouve notre Messie dans Rosh Hashana?


Pour garder «l’église au milieu du village» et la Vérité Biblique dans le
mouvement messianique, nous avons pris le pli d’analyser les traditions et d’y
rechercher Yeshoua : le Messie, notre Sauveur. S’il s’y trouvait alors la tradition
était acceptable. S’il n’y trouvait pas, alors on pourrait considérer la tradition
comme secondaire, sinon peu utile.
Qu’en est-il donc réellement du point de vue de Dieu sur la question de la
tradition de Rosh Hashana ? Quelle est la limite entre la tradition des hommes
et la volonté de Dieu dans cette fête ? Quel secret tout-à-fait incroyable et
prodigieux découvrons-nous dans cette fête?
Quand on se donne la peine de chercher «par tâtonnement»8 comme nous le dit
l’apôtre Paul, on peut alors écarquiller grandement nos yeux devant la révélation
des mystères de certaines traditions juives rejetées par le christianisme mais
révélée aujourd’hui même par Dieu pour notre plus grande Joie. Un but à tout
ceci : glorifier et bénir le Saint d’Israël.

La bible associe couramment trois éléments alimentaires naturels : le miel, le


lait et le levain.
Les deux premiers éléments représentent l’accomplissement des promesses de
Dieu à l’égard de son peuple, elles sont signes d’abondance, de prospérité et de
reconnaissance que le peuple doit avoir envers son Dieu.
Le levain quant à lui, représente souvent le péché, l’orgueil, la paresse et l’arrêt
du combat spirituel.

8 Actes 17:27 «il a voulu qu’ils cherchassent le Seigneur, et qu’ils s’efforçassent de le trouver en
tâtonnant, bien qu’il ne soit pas loin de chacun de nous»

23
Le levain fait monter la pâte et nous donne du pain bien croustillant pendant
360 jours par an. Les 5 autres jours de l’année sont réservés à la consommation
de matzot (pain sans levain) à Pessah.

Le lait
Le lait halav ‫ ָחלָ ב‬lait, fromages, graisse. Ce mot vient de heleb ‫ ֶחלֶ ב‬vient d’une
racine du sens d’être gras : graisse, graisses, meilleur, entrailles, succulent.
Ce mot veut dire aussi sevrage, blanc (comme du lait), métaphoriquement il
représente l’abondance de la terre et vient d’une racine du sens d’être gras, graisse,
meilleur, entrailles, succulent, morceau de choix, meilleur part, abondance (des
produits de la terre), huile, vin, moût. (Nombres 18:12)
La fonction première du lait est de nourrir la progéniture jusqu’à ce qu’elle
soit sevrée, c’est-à-dire capable de digérer d’autres aliments puis est délaissé
progressivement au profit d’une alimentation plus solide.
Le lait qui contient une bonne dose de calcium est, parmi les liquides biologiques
animaux, un de ceux qui contiennent la plus grande concentration d’acide
citrique, c’est un anticoagulant et il s’oppose à la précipitation des protéines.

Le miel

Le miel ‫ ְד ַבׁש‬dvash nous apporte la douceur lorsque nous en avons besoin


dans des temps rudes et difficiles. Souvent même un manque d’affection ou
la sécheresse de la vie nous créait en nous le besoin de sucre et de douceur
alimentaire.
Les bienfaits du miel sont multiples, et différents selon le type de miel.
Le miel renferme moins de calories que le sucre. Son index glycémique varie
d’une espèce à l’autre (32 pour le miel d’acacia et 80 pour le miel mille fleurs)
tout en ayant une incidence plus faible sur le taux de sucre sanguin que le sucre
ou le saccharose. Son efficacité sur certains types de brûlures est attestée : il
accélère la cicatrisation des tissus. Il est également utilisé sur d’autres types de
plaie, avec une certaine efficacité, plus spécialement avec le miel de thym. Face
à l’intérêt thérapeutique du miel, certains laboratoires l’incorporent dans leurs
produits.

« Un pays qui produit (…), l’olive huileuse et le miel », il s’agit du miel de dattes.
Le miel ne provient pas du corps des abeilles, mais est un produit qu’elles
absorbent de différentes plantes, pour ensuite le dégurgiter. C’est la raison pour
laquelle le judaïsme considère le miel comme casher. De récentes découvertes

24
révèlent d’ailleurs que l’abeille possède deux estomacs, dont l‘un ne sert qu’à la
formation du miel, et ne contient aucun liquide secrété par le corps de l’abeille
(contrairement au second estomac destiné à la digestion propre de l’abeille).
L’enzyme responsable de la décomposition des molécules de nectar (dans
l’estomac de l’abeille, responsable du miel) se re-décompose en fin de processus
et n’est nullement sécrété par l’abeille !!!

Toxicité du miel
Tous les miels ne sont pas bons. Les miels de certaines régions du monde
peuvent selon la flore butinée par les abeilles se révéler toxiques lors de leurs
ingestions par l’homme. Des accidents très rares, liés à leurs consommations,
sont rapportés depuis l’Antiquité. Ils sont dus à la présence d’andrométoxine,
toxine issue du nectar de certaines variétés d’azalées, de kalmias.

Le levain
Les céréales ainsi que les légumineuses contiennent de l’acide phytique situé dans
l’ensemble du grain mais plus principalement dans leur enveloppe (péricarpe).
Cet acide s’associe à certains minéraux présents dans l’intestin pour former
des phytates insolubles. Il empêche l’assimilation des minéraux dans notre
organisme (l’on parle de déminéralisation).
Heureusement, sous l’action de la phytase (une enzyme mieux activée dans le
levain), l’acide phytique est détruit. Plus le taux d’extraction d’une farine est
élevé, plus sa teneur en acide phytique est importante.
Plus un pâton fermente, plus la phytase du levain a le temps de libérer les
minéraux de cette association avec l’acide phytique. En outre, la pâte qui lève
par l’action du levain est un début de fermentation : le processus de digestion a
déjà démarré en dehors de l’estomac.

Un sacrifice qui coûte


Dieu nous a donné chacun de ces trois éléments : lait, miel et levain pour un but :
« L’Eternel a tout fait pour un but, même le méchant pour le jour du malheur. »
(Proverbes 16:4)
Le levain, le miel et le lait, chacun avec ses caractéristiques propres, ne sont
évidemment pas mauvais en soi comme on vient de le voir.
Par contre ce qu’il nous faut savoir aussi c’est que les offrandes à Dieu ne peuvent
jamais comporter des choses qui facilitent ou adoucissent notre vie terrestre ou
qui satisfont notre corps et notre âme.
25
Le roi David disait « Mais le roi David dit à Ornan: Non! je veux l’acheter contre
sa valeur en argent, car je ne présenterai point à l’Eternel ce qui est à toi, et je
n’offrirai point un holocauste qui ne me coûte rien. » (1 Chroniques 21:24).

La nouvelle alliance nous dit « Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de
louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom. » (Hébreux 13:15)

Un choix à faire
Les sacrifices agréables à Dieu doivent obligatoirement nous coûter quelque
chose et c’est la raison par exemple de nos jeûnes fréquents :
« Aucune des offrandes que vous présenterez à l’Eternel ne sera faite avec du
levain; car vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les
offrandes consumées par le feu devant l’Eternel. » (Lévitique 2:11)

Sans le discernement de la volonté de Dieu, c’est le péché de Caïn qui se révèle


ici :
- Soit le lait représente la bénédiction soit il symbolise le désir de ne pas grandir
spirituellement et de vouloir rester un enfant sans responsabilité ;
- Soit le miel représente la douceur soit la satisfaction de la chair ;
- Soit le levain protège notre santé soit il révèle l’orgueil.

Nous avons vu dans la première partie de notre commentaire sur la fête de Rosh
Hashana, les éléments naturels que nous consommons et que l’on retrouve dans
le texte biblique : le lait, le miel et le levain et aussi le choix que nous avons à
faire par rapport à ces trois éléments.

Devons-nous continuer à nous faire allaiter spirituellement ou avons-nous


décidé une bonne fois pour toutes de prendre une nourriture solide ?
Pouvons-nous accepter un enseignement difficile sur les juifs, sur la Shoah, sur
le Millénium et le Royaume d’Israël, sur le salut des juifs ou avons-nous encore
besoin d’apprendre sur le salut et la croix ?
Avons-nous encore besoin de levain pour nous sentir bien et satisfaire notre
ego ou pouvons-nous nous satisfaire de la Parole de Dieu ?

Nous allons découvrir des choses étonnantes dans la tradition juive que d’aucuns
considèrent comme méprisables.
Pour commencer voyons un petit rappel sur ce qu’est cette fête en réalité.
La tradition juive propose la consommation de miel au début de l’année juive.
Il nous est rapporté de consommer, le soir de Rosh Hashana des pommes

26
trempées dans du miel, signe d’une année douce.
Cette tradition qui n’est en apparence pas vraiment biblique, nous rend solidaires
avec le peuple juif pour espérer l’intervention de Dieu dans l’année civile juive
qui arrive. Cette espérance biblique tient compte des promesses divines.

Parmi les fêtes bibliques « obligatoires » il en est une, la cinquième qui est
célébrée à Rosh Hashana : la fête des shofarim (trompettes).

« 24 Parle aux enfants d’Israël, et dis: le septième mois, le premier jour du mois,
vous aurez un jour de repos, publié au son des shofarim, et une sainte convocation.
25 Vous ne ferez aucune œuvre servile, et vous offrirez à l’Eternel des sacrifices
consumés par le feu. 26 L’Eternel parla à Moïse, et dit: 27 Le dixième jour de
ce septième mois, ce sera le jour des expiations (yom hakippourim) : vous aurez
une sainte convocation, vous humilierez vos âmes, et vous offrirez à l’Eternel des
sacrifices consumés par le feu. » (Lévitique 23 :24-27)

Le miel de la Parole de Dieu


Dans le Tanah9, le mot masculin miel Devash ‫ ְד ַבׁש‬vient d’une racine du sens
d’être gommeux, miel et signifie « miel », « rayon de miel », « prémices du miel »
c-à-d. des « fruits doux », des « dattes »; « miel des raisins », c-à-d. du moût
qu’on épaissit en faisant cuire une partie Genèse 43:11 Ezéchiel 27:17

« Mon fils, mange du miel, car il est bon; Un rayon de miel


sera doux à ton palais. » (Proverbes 24 :13)

Le miel doux symbolise la Parole de Dieu. Le miel se


dit devash et est obtenu grâce à l’abeille : selon certaines
sources grammaticales, grâce aux fait qu’elles ont deux
lettres en commun, le dalet et le veth, devash serait dérivé
de la même racine que devorah ‫בֹורה‬
ָ ‫ ְד‬abeille.
A partir de la même racine hébraïque qu’abeille vient la
Parole de Dieu davar ‫ ָד ַבר‬, elle est douce comme du miel à
notre âme.

Quelle Merveille que la Parole de Dieu !


« Il me dit : Humain, nourris ton ventre et remplis tes entrailles de ce rouleau
9 Tanah est l’acronyme de Torah (loi), Neviim (prophètes), Ketouvim (agiographes)

27
que je te donne ! Je le mangeai, et il fut dans ma bouche doux comme du miel. »
(Ezékiel 3:3)

Ezéchiel confirme cela : le rouleau de la Parole de Dieu est doux comme du


miel dans la bouche mais amer dans les entrailles, elle est douce pour nous; elle
goûte la douceur mais elle est toutefois amère dans nos entrailles. Elle ne nous
est pas seulement donnée pour grandir spirituellement pour accroître notre
connaissance biblique mais elle est là aussi pour nous sanctifier et changer notre
vie, pour circoncire notre cœur, ce qui pour nous est amer à nos entrailles et fait
mal à notre for intérieur, à notre ego.

Trop de miel nous rend malade, trop de Parole de Dieu sans mise en pratique
de la Foi par les œuvres peut être mortel.

« Si tu trouves du miel, n’en mange que ce qui te suffit, de peur que tu n’en sois
rassasié et que tu ne le vomisses. » (Proverbes 25 :16)

Il n’est pas bon d’être trop spirituel au détriment du cœur et de l’amour du


prochain.
Comme on l’a vu plus haut, le miel avec le levain font lever la pâte de l’orgueil
humain, de l’orgueil spirituel de ceux qui recherchent leur propre gloire.
« Il n’est pas bon de manger beaucoup de miel, mais rechercher la gloire des
autres est un honneur. » (Proverbes 25 :27)

Si Dieu veut notre sanctification et un sacrifice de notre part, nous devons lui
demander qu’Il nous accorde pour l’année qui vient :
- des révélations concernant les secrets de ce trésor caché de sa Parole qu’Il veut
révéler à ses enfants
- une douce année de paix pour Israël et pour les juifs de Belgique, pour notre
pays la Belgique, pour notre ville, pour notre assemblée et nos familles
- d’avoir une soif de compassion envers son prochain plutôt qu’être replet

Les «pommes trempées dans le miel», ou la respiration de l’âme


dans la Parole de Dieu
La présence de pommes dans la tradition n’est pas un hasard. Ce que nous
pourrions considérer ici dans la tradition juive comme étant de la pure perte de
temps méprisable révèle, si on se donne un temps soi peu la peine de regarder
plus profondément, une relation étonnante avec notre âme.
La pomme se dit tappouah ‫ּפּוח‬
ַ ‫ ַת‬et vient d’une racine primaire naphah ‫נָ ַפח‬
28
« souffler, allumer, attrister, dédaigner, rendre (l’âme), respirer, renifler,
bouillir, perdre (la vie).

Naphah possède comme lettre finale la lettre het qui signifie «péché», «barrière»
et ce mot possède une relation avec nephesh (âme).
La pomme représente l’homme sans racine, il souffle, il attriste, il dédaigne, il
rend l’âme, il perd la vie. Par contre dès le moment où l’homme retrouve ses
racines, alors reprend son souffle, il respire : son âme prend sa racine dans
naphash ‫( נָ ַפׁש‬racine primaire) se reposer, relâche ; reprendre son souffle,
respirer (après le travail), se rafraîchir, se reposer.
A l’image de Dieu, Père, Fils, Esprit Saint, 3 occurrences10 apparaissent dans
toute la Bible. Avec Dieu, l’être humain régénéré reprend vie, il reprend «souffle».
Ce mot donne un dérivé nephesh ‫ נֶ ֶפׁש‬un nom féminin : âme, souffle, animaux
vivants, un être, serviteur, esclave, une personne, la vie, le cœur, vengeance,
éprouver, celui, quelqu’un, quiconque, homme, tout, un mort, cadavre.
Nephesh signifie dans la Bible :
Une âme, c’est une personne, c’est la vie, c’est une créature de Dieu. L’âme c’est
aussi l’appétit, un esprit, un être vivant, du désir, de l’émotion, de la passion.

Cela signifie donc que c’est ce qui respire, le souffle, l’âme, l’être intérieur, ce qui
a une vie par le sang, c’est le siège des appétits, des émotions et des passions.
L’âme c’est l’activité de l’esprit et de la volonté.

Rosh Hashana est l’une de ces traditions juives qui semble parfois, aux yeux des
chrétiens, obscurcir la véritable fête de l’Eternel : la fête des trompettes «Yom
Hashofarim», célébration ordonnée par Dieu dans Lévitique 23. Il est vrai que
si notre foi est vivante, on doit être comme les chrétiens de Bérée qui vérifiaient
tout ce qu’on leur disait. On est en droit de se poser des questions. Dieu donne des
fêtes : Il en donne 7 à célébrer. Et voilà que le peuple juif s’amuse à transformer
à sa guise ce qui a été ordonné par Dieu. La fête de Yom Hashofarim qui devrait
être célébrée en ce jour ne s’y trouve plus. Pourquoi?
Dieu est au-dessus de toutes choses et sa Souveraineté domine de surcroit même
la tradition. Preuve en est ces différents commentaires données par l’hébreu et
qui ajoutent la note finale prophétique annonçant le Messie Yeshoua.

La tradition juive propose que nous plongions des morceaux de pommes dans
du miel et que nous souhaitions à notre prochain «que ton année soit douce».
10 Une occurrence est le nombre d’apparition d’un fait linguistique (nombre de fois que se pré-
sente un mot), phonologique, grammatical ou lexical) dans un corpus. Dans la Bible c’est le nombre
de fois qu’apparaît un mot : «naphash» apparaît 3 fois : Exode 23:12, Exode 31:17, 2 Samuel 16:14

29
Cela signifie que si notre âme est assoiffée et voudrait reprendre un souffle,
nous disons «plongeons notre âme dans le miel de la Parole de Dieu».

Ce qui correspond d’ailleurs aux deux passages suivants :


« Soutenez-moi avec des gâteaux de raisins, fortifiez-moi (rafraîchissez moi)
avec des pommes; car je suis malade d’amour. » (Cantique 2:5)

« J’ai dit : Je vais monter au palmier, j’en saisirai les fruits (rameaux)! Que tes
seins soient comme des grappes de raisin (vigne), la senteur (Le parfum) de ton
souffle comme celle des pommes » (Cantique 7:8)

Les pommes dans le miel sont comme une âme attristée, bouillante qui va se
rafraîchir, se reposer en se plongeant dans la Parole de Dieu. Ces pommes ont
une odeur, un parfum : celui de la prière (Le parfum de ton souffle) !

Les pommes dans le miel sont donc comme une âme attristée (Naphah) par le
péché (la lettre het), bouillante qui va se rafraîchir, se reposer en se plongeant
dans la Parole de Dieu (Devar - Devorah -Devash).
Ces pommes ont une odeur, un parfum : celui de la prière (Le parfum de ton
souffle) !

Les pommes
Les pommes kaphtor ‫ כַ ְפתֹר‬se retrouvent sur la Menorah en tant que bulbes
décoratifs, le chandelier dans le Temple. Alors que kaphtor ne représente que
les pommes placées sur le chandelier, les pommes des arbres sont quant à elles
des tappouah ‫ּפּוח‬
ַ ‫ ַת‬. Pourquoi était-il nécessaire d’y faire des pommes et que
représentent-t-elles ? Les pommes ont souvent dans la Bible un signe de l’amour
de Dieu pour son peuple. Les pommes représentent d’abord les yeux de Dieu et
aussi les 12 tribus d’Israël qui en sont les 12 témoins. Le mot kaphtor se trouve
comme par hasard 12 fois dans toute la Bible.

Les pommes kaphtor ‫ כַ ְפתֹר‬ou ‫כַ ְפֹּתור‬

Le chandelier représente le Messie : « A la tige du chandelier il y avait quatre


calices en forme d’amande, avec leurs pommes (kaphtor) et leurs fleurs. »
(Exode 37:20)
« Les pommes (kaphtor) et les branches du chandelier étaient d’une même pièce;
il était tout entier d’or battu, d’or pur. » (Exode 37:22)

30
Les pommes du chandelier : « Tu feras un chandelier d’or pur; ce chandelier
sera fait d’or battu; son pied, sa tige, ses calices, ses pommes (kaphtor) et ses
fleurs seront d’une même pièce ». (Exode 25:31)

Les pommes tappouah ‫ּפּוח‬


ַ ‫ַת‬
Les pommes tappouah se retrouvent 6 fois seulement dans toute la Bible. Elles
représentent l’homme, l’arbre qui est planté près des courants d’eau du Psaume 1.
Elles représentent le parfum du souffle de l’homme.

« Des pommes d’or (tappouah) sur des ciselures d’argent, telle est une parole dite
à propos. » (Proverbes 25:11)
Cantiques 2. 3 - 4. « Comme un pommier (tappouah) au milieu des arbres de la
forêt, tel est mon bien-aimé parmi les jeunes hommes. J’ai désiré m’asseoir à son
ombre, et son fruit est doux à mon palais. Il m’a fait entrer dans la maison du
vin ; Et la bannière qu’il déploie sur moi, c’est l’amour.»

Cantiques 8: 5. « Qui est celle qui monte du désert appuyée sur son bien-aimé ?
Je t’ai réveillée sous le pommier (tappouah); Là ta mère t’a enfantée ; C’est là
qu’elle t’a enfantée, qu’elle t’a donnée le jour.»

La prunelle de l’œil
La prunelle de l’œil, ou pupille, se dit iyshon ‫ ִאיֹׁשון‬prunelle, milieu, ténèbres
C’est la pupille de l’œil, c’est aussi un «petit homme».
Le mot signifie aussi milieu de la nuit (la plus
profonde obscurité). Iyshon vient de Iysh : homme.
On associe donc la prunelle de l’œil de l’homme à
une personne à part entière, un petit homme qui a
une âme nephesh. Et il est bien vrai que l’œil de l’homme est le gardien de l’âme.
On trouve une relation entre la prunelle de l’œil et la pomme.

Nous savons qu’Israël est la prunelle de l’œil de Dieu : Deutéronome 32.10;


Ps 17.8; Lamentations 2.18; Zach 2.1

« Car le partage de l’Éternel, c’est son peuple, Jacob est sa part d’héritage. Il l’a
trouvé dans un pays désert, Dans un chaos hurlant et aride; Il l’entourait, il en
prenait soin, Il le gardait comme la prunelle de son œil » (Deutéronome 32:9 -10)

31
Les pommes font penser aux yeux, aux pupilles de Dieu. Elles sont représentées
sur les sept branches du chandelier à côté des sept flammes qui représentent
aussi les sept esprits de Dieu et à côté des sept yeux de l’Agneau : Yeshoua, la
lumière.
« Et je vis au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des anciens,
un Agneau debout, qui semblait immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui
sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre ». (Apocalypse 5:6)

La Ménorah typifie le Messie.


Dans la Ménorah se retrouvent :

1) Les pommes signifiant les yeux de Dieu : Le Père


2) Les sept flammes ou sept lumières : Le Fils Yeshoua
3) Les sept esprits de Dieu : Le Saint-Esprit

Puisque Israël est la prunelle de Dieu (la pomme) il est


comparé à un pommier : « comme un pommier parmi
les arbres de la forêt... » (Cantique des Cantiques, 2-3)

Dans le Cantique des cantiques, le souffle de la bien-aimée du Seigneur a aussi


un parfum, c’est celui des pommes. « Je me dis: Je monterai sur le palmier, j’en
saisirai les rameaux! Que tes seins soient comme les grappes de la vigne, Le
parfum de ton souffle comme celui des pommes » (Cantique 7:8)
La Parole est comparée au parfum de pomme du souffle de l’Épouse du Messie !

Les pommes dans le miel sont aussi cette prunelle de l’œil de Dieu plongé dans
Sa Parole. Israël est assimilée à cette prunelle de l’œil de Dieu qui plonge ses
regards dans la Torah.

Les pommes sont des fruits portés qui nourrissent :


« … ranimez-moi avec des pommes » (Cantique des
Cantiques 2 v.5).
Les pommes figurent les bénédictions données par
le bien-aimé ainsi que les fruits délicieux produits
par le bien-aimé dans les siens et qui réjouissent
son cœur. Notons qu’il n’y a qu’une pomme sous
chaque branche latérale, alors qu’il y en a quatre
sur la branche centrale.
32
Les souhaits à ROSH HASHANA
A cette fête on se souhaite ces mots « Que cette année te soit douce comme le
miel, que ton nom soit inscrit et scellé dans le livre de vie ». Mais si on y réfléchit
bien, un vrai souhait ne peut «fonctionner» que par Yeshoua. Ce souhait ne
peut-il venir que par Yeshoua puisque sans passer par l’Agneau immolé, le Fils
de Dieu Yeshoua HaMashiah, il est impossible d’avoir son nom inscrit et scellé
dans le livre de vie ? Dieu est Seul Juge et Maître de son peuple.
Le miel vient de Yeshoua.
Non seulement c’est de Yeshoua que nous avons le miel de la Parole mais en
plus Yeshoua EST la Parole incarnée : le miel est Yeshoua Lui-même :
« Ah ! Si mon peuple m’écoutait [dit le Seigneur] (…), je le rassasierai avec le
miel du rocher » (Psaume 81, 14-17)
Le miel est assimilé à l’huile de l’Esprit Saint qu’Israël reçoit à sa nouvelle
naissance:
« Il l’a fait monter sur les hauteurs du pays, et Israël a mangé les fruits des
champs; Il lui a fait allaiter (donner à sucer)le miel du rocher, l’huile (huile
d’olives pures broyées concassées) qui sort du rocher (le Messie est le Rocher de
notre Salut) le plus dur » (Deutéronome 32:13)

Quelques relations intéressantes


Si le miel est considéré comme la Parole de Dieu on retrouve quelques relations
intéressantes :

« L’arbre » est sorti de la terre


« La pomme » (prunelle de Dieu) est le fruit de l’arbre sorti de la terre
« La femme » est sortie de l’homme
« Le Fils » est sorti du Père
« La femme » (isha) et le « miel » (devash) ont la même valeur numérique

La pomme plongée dans le miel peut donc symboliser :


- l’homme qui plonge dans la femme et ne forment plus qu’un
- le Fils de Dieu qui vient habiter en plongeant « en » nous, sa Kehila (son église »
- Notre âme qui plonge dans la Parole de Dieu jusqu’à ne faire plus qu’un avec elle : ehad
- Le Fils de Dieu en tant que « prunelle de Dieu », plonge dans le Père : le Davar.

Alors? Cette tradition juive de Rosh Hashana, est-elle de Dieu ou est-elle


des hommes ?
33
Parenthèse intéressante : Les propriétés salutaires du miel
La raison du goût sucré du miel, la première caractéristique qui vient à l’esprit, est les trois
différents sucres dans le miel : dextrose (34%), sucrose (2%) et lévulose ou fructose (40%),
de plus, 17% du miel est de l’eau.
Le 7% restant est composé de fer, chaux, sodium, soufre, magnésium, phosphore, pollen,
manganèse, aluminium, calcium, cuivre, albumen, dextrine, azote, et des traces d’autres
substances à part des protéines et des acides. C’est ce 7% du mélange qui détermine la
qualité du miel.
Il y a une différence très importante entre le miel et le sucre de canne ordinaire avec lequel
nous sommes tous familiers.
Le sucre entre dans le système sanguin seulement après avoir subi des modifications dans
le système digestif.
Le miel entre immédiatement, sans avoir besoin d’être premièrement digéré
Le miel est un aliment qui a été spécialement créé par le Dieu d’Israël de manière à ce que
les êtres humains puissent en bénéficier au maximum et de la façon la plus rapide.
Le miel mélangé avec de l’eau chaude fournit de l’énergie au corps en seulement quelques
minutes.

• Le miel n’héberge aucune bactérie


• La teneur élevée en sucre du miel est excellente pour absorber l’humidité, ce qui
rend difficile à une bactérie de survivre. Un autre coup dur pour les micro-organismes
est la propolis que l’on trouve dans le nectar de certains miels et qui peut, en fait, tuer les
bactéries
• Pour cette raison, non seulement le miel n’héberge pas de bactérie, mais il peut
être utilisé comme antibactérien. Par exemple, il a été établi que la bactérie SARM, qui est
résistante aux antibiotiques, n’est pas résistante au miel
• En utilisant seulement du miel, la médecine a détruit tous les germes de fièvre
typhoïde en 48 heures. Les germes de la dysenterie sont morts en l’espace de 10 heures.
• En même temps que ses minéraux, sucres et plusieurs vitamines, le miel contient
également de petites quantités de diverses hormones, du zinc, du cuivre et de l’iode.

Un aliment sans pareil : le pollen d’abeille

• Les abeilles n’utilisent pas directement le pollen qu’elles récoltent des fleurs, mais
elles le transforment en un autre produit connu sous le nom de «pollen d’abeille». Cette
transformation est effectuée en ajoutant du nectar et différentes enzymes aux pollens
récoltés.

34
• Ce produit fait par les abeilles contient tous les éléments nutritifs dont les humains
ont besoin. Le pollen d’abeille est composé à 25% de protéine d’origine végétale. (18 acides
aminés, dont 8 sont des acides aminés basiques). Il contient également plus d’une douzaine
de vitamines, 28 minéraux, 11 enzymes et enzymes auxiliaires et 11 hydrates de carbone.
Cela fait que le pollen d’abeille est beaucoup plus que juste un autre aliment.
• En plus de fournir des bénéfices nutritionnels et métaboliques, le pollen d’abeilles
contient des substances antibiotiques effectives contre le colibacille et certaines souches de
salmonelle (un genre de bactérie).
• Le pollen d’abeille multi-sources est le plus riche et le plus complet aliment dans la
nature. Il augmente la résistance du corps au stress et à la maladie et accélère le processus
de guérison dans la plupart des conditions de mauvaise santé...
• Le pollen d’abeille est un des trésors originaux de la nutrition et de la médicine.
Chaque grain contient toutes les substances importantes nécessaires à la vie
• L’accroissement de la performance physique a également été lié au pollen d’abeille

Quelle est la signification morale du « miel » dans les saintes


Écritures ?11
Le miel est une nourriture utile et saine, qui doit cependant être prise avec modération. Sa
douceur suggère naturellement la satisfaction que l’on éprouve à l’égard de choses bonnes,
mais qui devient un piège pour l’âme au moment où elle commence à alimenter l’orgueil et
l’égoïsme (Proverbes 25:16 ; 24:13, 14). Le miel était défendu dans les sacrifices offerts à Dieu
(Lévitique 2:11) : Dieu n’accepte pas ce qui provient du cœur de l’homme, toujours rusé et
orgueilleux.
La parole de Dieu est souvent comparée au miel (Psaumes 19:10 ; 119:103 ; Ézéchiel 3:3 ;
etc.) ; mais il faut faire attention de la laisser agir sur la conscience, afin qu’elle ne devienne
pas un moyen de nous flatter, en pensant qu’éclairés par elle nous connaissons ce que d’autres
ne savent pas.
Aussi longtemps que nous trouvons notre joie dans sa parole parce qu’elle est de Dieu, et à
cause de la douceur que l’âme y trouve, la conscience étant exercée devant Dieu, l’on est gardé
de l’égoïsme, et l’on peut sympathiser avec le prophète qui en « mangeait ». En même temps
il dut en éprouver la conséquence dans un monde pécheur qui ne veut pas de Dieu ni de sa
parole (Jérémie 15:15, 16 ; 20:9). Comparez Ésaïe 7:15, et le cas de Jonathan (1 Samuel 14:29).
Samson trouva du miel dans le cadavre du lion, et son énigme montre comment Dieu fait
tourner toute la force de l’ennemi en un moyen de rafraîchir l’âme de celui qui se confie en Lui.
L’excellence de la parole de Dieu pour le croyant est comme une nourriture solide adoucie par
le miel (Psaume 81:13, 16, Exode 16:31).

11 Extraits de [Link]

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Kol Nidré, fête biblique ou traditionnelle ?
A la différence des autres célébrations, Kol Nidré ne fait pas partie de notre foi
en Yeshoua. Cette fête est donnée ici pour information car il est important pour
nous de comprendre ce qu’elle représente, non pour l’impliquer dans nos vies
et de la célébrer à l’assemblée mais plutôt pour comprendre ce désir ardent du
peuple juif de se réconcilier avec Dieu, même s’il ne le peut pas puisque seul le
sang de l’Agneau pur et sans tache réconcilie. Le peuple juif possède toujours
cette conscience de Dieu dans leur vie. Devant les critiques émises par les non
juifs devant cette fête non biblique, le rabbin de France écrit :

«C’est pourquoi à l’occasion du Kol Nidré, nous veillons à ce que nos actes restent
aussi fidèles que possible aux intentions et aux engagements qui les conduisent,
tout en prenant garde à ne jamais idéaliser la créature que nous sommes.
Annuler des vœux apparaît alors comme un acte d’humanité qui prend en compte
l’impossible adéquation entre le langage et l’acte, en reconnaissant par là même
le caractère imparfait de toute créature devant son Créateur. La confusion des
mots et des actes peut relever de la folie ou du meurtre en puissance quand notre
désir profond, notre humaine nostalgie de voir se correspondre nos paroles et nos
actes, nos projets et nos réalisations, ne sont pas tempérés par la conscience de nos
limites.»
Les chants traditionnels sont généralement très émouvants et ils dénotent
d’un caractère brisé de ce peuple désirant toujours vouloir tout faire pour se
réconcilier avec son Dieu.

La veille de Kippour, pendant qu’il fait encore jour, on récite le Kol nidré
-littéralement : «tous les voeux»- à la synagogue, avant la prière du soir.

Origine de cette fête


Le discours du Kol Nidrei a été composé par les juifs d’Espagne à l’époque du Roi
Recaredo I (586-601), après la persécution de ses sujets juifs. Le Roi ordonna la
conversion au catholicisme et les juifs durent accepter ces dispositions contre
leur conscience et leur volonté. Avec l’arrivée de Yom Kippour, quand ils se
réunissaient clandestinement pour offrir leurs prières à [Link], le plus âgé se
levait pour déclarer que tous les serments et les promesses faites étaient nuls et
non avenus, puisqu’ils avaient été formulés sous la contrainte. C’est ainsi que la
formule utilisée en ce jour précis a été introduite à l’office.
Plus tard, cette coutume a été étendue aux terres voisines, probablement grâce à

36
la migration des Marranes, et a été conservée à l’époque de la liberté religieuse
recouvrée. Il arrivait souvent que, lorsque les Marranes visitaient les membres
d’une confrérie dans les Iamim Noraim12 dans les synagogues portugaises
d’Amsterdam et de Hambourg, ces derniers s’opposaient à les admettre dans
leur congrégation. Ils justifiaient leur refus par l’argument que les Marranes13
auraient du s’enfuir et abandonner toutes leurs possessions en Espagne au lieu
de se soumettre à une conversion imposée. C’est pourquoi les Sages de cette
génération ont ordonné la récitation de la phrase :

« En invoquant la sanction Divine et avec l’assentiment de cette congrégation


sacrée nous déclarons : Il nous est licite de prier avec les contrevenants” (c’est-à-
dire, les Avarianim, à savoir, les Marranes).

Le Kol Nidrei résonne comme une clameur millénaire et produit dans les
synagogues une atmosphère très particulière. La mélodie produit une émotion
très forte, en créant une force spirituelle qui évoque la transcendance du jour
qui commence.
Bien que pour une certains, l’origine du Kol Nidrei remonte à la période des
Goths occidentaux, quand des Communautés entières se voyaient obligées au
baptême pour plus tard se réunir en secret pendant Yom Kippour et répéter
cette prière pour éviter d’être considérés comme parjure, d’autres affirment que
la mélodie a été instituée pendant l’exil babylonien. D’autres encore affirment
que le Kol Nidrei date de l’époque talmudique, au Moyen Âge, entre 600 et
1100.

Ce qui est certain est qu’aucune autre mélodie traditionnelle juive n’a attiré
autant l’attention de compositeurs. Les arrangements pour voix, piano, orgue,
violon ou violoncelle sont innombrables.

Le but du Kol Nidré ?


Devrions-nous revenir sur des paroles insensées ? Devrions-nous revenir sur
des engagements pris ? Comment devons-nous, en tant que messianiques, nous
situer par rapport au Kol Nidré ?

12 Iamim noraïm : jours terribles, la période des 10 jours qui séparent Rosh Hashana de Yom
Kippour
13 Les marranes ou maranos est un qualificatif espagnol donné aux juifs convertis de force au
catholicisme , ce mot a signifié « porc », puis « juif ou Maure converti au catholicisme », par sarcasme
pour les nouveaux convertis en raison de la répugnance qu’ils éprouvaient pour la viande de porc.
Les marranes sont restés fidèles au judaïsme tout en pratiquant le catholicisme et durent prouver leur
attachement à la « vraie foi » en mangeant du porc.

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Une réponse serait celle-ci : nous sommes des créatures imparfaites et nous
devons rester humbles. Seul Dieu est parfait. C’est ce que dit Dieu qui a de
l’importance, plus que tout ce que nous pourrions dire ou faire, le Kol Nidré
nous garde de nous élever sur un piédestal comme des personnes parvenues à
la vérité. Le rabbin de France conclut «Entre folie d’un côté -dans l’illusion d’une
toute puissance du langage- et désespérance de l’autre -dans l’idée que nos actes ne
seront jamais à la hauteur de nos ambitions intimes-, Yom Kippour et la prière de
Kol Nidré visent à introduire un moyen terme entre l’exigence d’un monde parfait
et la nécessaire humilité devant le caractère inachevé de ce dernier.»

Il n’est bien sûr pas question pour nous de rentrer dans cet état d’esprit
d’annulation de nos vœux ce qui mettrait en péril la puissance de nos paroles
mais cela nous rappelle tout de même de rester humble. Tous nous ne sommes
pas des «Jephté» qui, suite à une enfance malheureuse, a toujours été un homme
qui portait sur le lui le malheur d’une naissance non désirée14 grandi avec des
excès de langage dont le plus catastrophique est celui où il lance une parole en
l’air et qui a pour conséquences la mort de sa fille.

Le passage qui suit, du livre de l’Ecclésiaste nous rappelle cette parole donnée
par Dieu à l’attention de ceux de la Qehilah15 qui veulent être saints à l’excès :

«16 Ne sois pas juste à l’excès, et ne te montre pas trop sage : pourquoi te détruirais-
tu? 17 Ne sois pas méchant à l’excès, et ne sois pas insensé : pourquoi mourrais-tu
avant ton temps ? 18 Il est bon que tu retiennes ceci, et que tu ne négliges point
cela; car celui qui craint Dieu échappe à toutes ces choses. 19 La sagesse rend le
sage plus fort que dix chefs qui sont dans une ville. 20 Non, il n’y a sur la terre
point d’homme juste qui fasse le bien et qui ne pèche jamais. 21 Ne fais donc pas
attention à toutes les paroles qu’on dit, de peur que tu n’entendes ton serviteur
te maudire; 22 car ton cœur a senti bien des fois que tu as toi-même maudit les
autres.» (Ecclésiaste 7:16-22)

A Yom Kippour, nous nous présenterons devant Dieu comme nous le faisons
chaque année en venant tels que nous sommes. Parfois nous réalisons même en
notre for intérieur qu’à la fin de la fête rien n’aura vraiment changé car après cette
fête solennelle où nous avons fait des promesses et des prières de repentance,
nous allons retomber dans notre vie futile pour un an. Yom Kippour risque
alors de devenir pour la plupart un piège car ceux-ci n’auront pas réalisé que la
14 Jephté est pour son malheur un bâtard, fils hors mariage de Galaad et d’une prostituée
(Juges 11). Plus tard ayant été rejeté par ses frères, il n’hérite pas des bénédictions de son père.
15 L’Ecclésiaste se dit en hébreu «Qoheleth» qui vient de la racine QAHAL, dont un dérivé est
Qehilah ce qui signifie «assemblée» et c’est ce qui a donné en grec «Ecclésia» (église)

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période des 10 jours terribles dans laquelle nous rentrons n’est pas une période
festive. La fête juive de Kol Nidré nous rappelle cela et il est bon de nous y
attarder un instant.
Kol Nidré est une prière juive récitée à la synagogue avant le coucher du soleil
précédant l’office du soir de Yom Kippour, le jour de l’expiation. Son nom est
tiré de ses premiers mots.
Nidréi est le pluriel de la racine primaire nadar ‫ נָ ַדר‬: faire un vœu, accomplir
des vœux, vouer, faire un vœu, une promesse. Un autre mot dérivé de nadar
est neder ‫ נֶ ֶדר‬un mot que l’on retrouve 60 fois (60 le chiffre de l’homme) est
l’accomplissement d’un vœu par un acte concret de naziréat ; (60 occurrences),
offrande votive.
Les vœux sont strictement réglementés selon la Torah : «Lorsqu’un homme
fera (Nadar) un vœu à l’Eternel, ou un serment pour se lier par un engagement,
il ne violera point sa parole, il agira selon tout ce qui est sorti de sa bouche.»
(Nombres 30 : 2 (30. 3)

Une offrande doit être faite pour un vœu


Deutéronome 12 : 11 «Alors il y aura un lieu que l’Eternel, votre Dieu, choisira
pour y faire résider son nom. C’est là que vous présenterez tout ce que je vous
ordonne, vos holocaustes, vos sacrifices, vos dîmes, vos prémices, et les offrandes
choisies que vous ferez à l’Eternel pour accomplir vos vœux (Nadar).»

Deutéronome 12 : 17 «Tu ne pourras pas manger dans tes portes la dîme de ton
blé, de ton moût et de ton huile, ni les premiers-nés de ton gros et de ton menu
bétail, ni aucune de tes offrandes en accomplissement d’un voeu (Nadar), ni tes
offrandes volontaires, ni tes prémices.»

Jonas 1 : 16 «Ces hommes furent saisis d’une grande crainte de l’Eternel, et ils
offrirent un sacrifice à l’Eternel, et firent (Nadar) des vœux »

Un vœu doit être couvert par une offrande et lors de la fête de Kol Nidré la
conscience du peuple juif n’est pas purifiée puisque seul le sang de Yeshoua peut
purifier nos consciences des œuvres mortes.
La seule offrande valable pour des vœux émis est celle d’une enfant de Dieu né
de nouveau et dont les paroles et les actes sont couverts par le sang de Yeshoua.

La Bible trouve nécessaire de mettre en garde contre la pratique :

39
« Si tu fais un vœu à l’Éternel, ton Dieu, tu ne tarderas point à l’accomplir : car
l’Éternel, ton Dieu, t’en demanderait compte, et tu te chargerais d’un péché. Si
tu t’abstiens de faire un vœu, tu ne commettras pas un péché. Mais tu observeras
et tu accompliras ce qui sortira de tes lèvres, par conséquent les vœux que tu
feras volontairement à l’Éternel, ton Dieu, et que ta bouche aura prononcés. »
(Deutéronome 23:21-23)

L’idée que des vœux spontanés qui n’avaient pas été remplis, quelle qu’en soit la
raison, puissent subsister, créait des difficultés religieuses et éthiques pour ceux
qui les avait proférés; ceci fut la cause d’un désir de dispensation, qui engendra
le rite d’absolution d’un vœu (hatarat nedarim).
La gravité du péché de ne pas accomplir ses vœux poussait le peuple juif à
réaliser cette sorte d’absolution purement humaine par un érudit, un expert
ou un tribunal de trois Juifs profanes. Les pétitionnaires déclaraient vouloir se
réconcilier avec divin.
La célébration du Kol Nidre a été utilisée par les antisémites pour jeter le
doute sur la valeur que l’on pouvait attendre d’un vœu contracté par un Juif.
A ce sujet n’oublions pas que nous avons pris l’engagement d’être comme Ruth
la moabite et d’être toujours unis en pensée avec les juifs même dans leurs
souffrances et leurs inquiétudes.
Au lieu de les critiquer, soyons des témoins de la grâce de Yeshoua le Messie.

La prière juive
Au nom du conseil d’en haut et au nom du conseil d’en bas,
avec le consentement de l’Omniprésent — loué soit-Il —
et avec le consentement de cette sainte congrégation,
nous déclarons qu’il est permis de prier avec les transgresseurs

Tous les vœux que nous pourrions faire depuis ce jour de Kippour
jusqu’à celui de l’année prochaine (qu’il nous soit propice),
toute interdiction ou sentence d’anathème
que nous prononcerions contre nous-mêmes,
toute privation ou renonciation que,
par simple parole, par vœu ou par serment nous pourrions nous imposer,
nous les rétractons d’avance ; qu’ils soient tous déclarés non valides,
annulés, dissous, nuls et non avenus ;
qu’ils n’aient ni force ni valeur ; que nos vœux ne soient pas regardés comme
vœux, ni nos serments comme serments1

40
Conclusion

Et il sera pardonné
à toute la communauté des enfants d’Israël
et à l’étranger qui séjourne parmi eux ;
car l’erreur a été commune à tout le peuple.

Les enfants d’Israël rétractaient solennellement leurs vœux et serments qu’ils


avaient faits à Dieu durant la période intervenant entre le jour de l’Expiation
précédent au jour de l’Expiation présent; ce rite les rendait nuls et non avenus
depuis le début, permettant à leur place le pardon.
Si cette célébration avec sa prière d’annulation des vœux n’a rien de biblique
et pose pas mal de questions quant à l’opportunité de la célébrer ou pas, elle
montre quand même la simplicité et l’humilité du peuple juif à ne pas faire des
vœux insensés et surtout à ne pas se prendre pour des dieux.
Aucun être humain, tout messianique qu’il soit, ne pourra dire que ses paroles
sont justes et saintes, ou qu’il est sans péché et qu’il obéit à Dieu puisque la Bible
dit que «tous sont égarés, tous sont pervertis, il n’y en a aucun qui fasse le bien,
pas même un seul».
La seule différence qu’il y a c’est que ses paroles et ses actes sont «couverts» par
le SANG.

«Tous sont égarés, tous sont pervertis; Il n’en est aucun qui fasse le bien, pas
même un seul.» (Psaumes 14:3 - Psaumes 53:4 - Romains 3:12)

Répété de la sorte trois fois, deux fois dans les psaumes et une fois dans la
nouvelle alliance, cette parole est certainement valable pour nous aussi, et
surtout pour nous !

Demander pardon à Dieu pour toutes les paroles insensées qui sont sorties
de notre bouche, est une façon de préparer la fête du grand pardon au cours
de laquelle nous allons nous adresser, à jeûn, au Dieu Trois fois Saint et ce,
pendant une journée complète.
Le meilleur exemple dans la Bible est Néhémie. Ce prophète est un modèle
pour nous car il est l’intercesseur par excellence. Lui que l’on pourrait désigner
qualifier de juste et saint, prie ainsi :
«4 Lorsque j’entendis ces choses, je m’assis, je pleurai, et je fus plusieurs jours
dans la désolation. Je jeûnai et je priai devant le Dieu des cieux, 5 et je dis : O
Éternel, Dieu des cieux, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et
qui fais miséricorde à ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements !

41
6
Que ton oreille soit attentive et que tes yeux soient ouverts : écoute la prière que
ton serviteur t’adresse en ce moment, jour et nuit, pour tes serviteurs les enfants
d’Israël, en confessant les péchés des enfants d’Israël, nos péchés contre toi; car
moi et la maison de mon père, nous avons péché. 7 Nous t’avons offensé, et nous
n’avons point observé les commandements, les lois et les ordonnances que tu
prescrivis à Moïse, ton serviteur.
8
Souviens-toi de cette parole que tu donnas ordre à Moïse, ton serviteur, de
prononcer. Lorsque vous pécherez, je vous disperserai parmi les peuples; 9 mais
si vous revenez à moi, et si vous observez mes commandements et les mettez
en pratique, alors, quand vous seriez exilés à l’extrémité du ciel, de là je vous
rassemblerai et je vous ramènerai dans le lieu que j’ai choisi pour y faire résider
mon nom. 10 Ils sont tes serviteurs et ton peuple, que tu as rachetés par ta grande
puissance et par ta main forte. 11 Ah ! Seigneur, que ton oreille soit attentive à
la prière de ton serviteur, et à la prière de tes serviteurs qui veulent craindre
ton nom ! Donne aujourd’hui du succès à ton serviteur, et fais-lui trouver grâce
devant cet homme ! J’étais alors échanson du roi.» (Néhémie 1:4-11)

Nous nous humilions


Si à Yom Kippour, nous y demanderons pardon pour nos péchés et l’exaucement
de nos prières, nous devons réaliser alors que dans l’année nous avons parfois
proféré d’autres vœux ou d’autres malédictions insensées. Afin d’être entendu
par Dieu alors à Yom Kippour dans nos prières, nous reconnaissons que sans le
sang de Yeshoua et sans la puissance de l’Esprit Saint nous sommes tout-à-fait
incapables de toute bonne parole assaisonnée de sel et nous apprendrons d’année
en année à tourner sept fois notre langue dans notre bouche avant de parler.

Un temps de mis à part : une prise de conscience


Venir devant Dieu implique de prendre un temps mis à part pour s’examiner
soi-même et
- abandonner ses paroles de médisances,
- arrêter de montrer bonne figure à nos semblables en donnant l’impression de
sainteté
- considérer gravement ses voies dans toutes les promesses faites devant le Saint
d’Israël,
- réaliser que c’est un péché de vouloir se réfugier derrière le sang précieux
de notre rédempteur sans avoir la moindre intention de changer dans nos
attitudes : le sang du sacrifice de Yeshoua n’est parfait que dans la repentance de
nos péchés ! AMEN !

42
Dieu mérite notre reconnaissance
Kol Nidré prendra alors tout son sens et pourra nous préparer corps âme et
esprit à venir présenter nos requêtes devant Dieu avec une conscience pure et
lavée d’une eau pure. Kol Nidré pourrait vouloir dire « beaucoup de vœux »
Job 22:27 « Tu le prieras, et il t’exaucera, et tu accompliras tes vœux »
Si nous prions et que nous sommes exaucés, soyons honnêtes alors avec Dieu et
répondons Lui par notre reconnaissance.

L’acquittement d’une facture


Accomplir des vœux est comme s’acquitter de ses vœux et montre qu’un prix
est à payer. Cette expression vient d’une racine shalam que l’on retrouve dans le
mot shalom qui est à la base du sacrifice de la croix.
On retrouve là l’obligation de rendre, payer, restituer, restitution, donner en
dédommagement, remplacer, représailles, ne pas accepter la paix, accomplir
(un vœu), punir, faire la paix, rendre, récompense, villes paisibles, être achevé,
achever, être en paix, rendre le bonheur, impunément, offrir (des actions de
grâces), rétribution, disposer favorablement, ami de dieu, consoler, être passé
(deuil), faire porter (la peine), salaire, tirer vengeance.

La forme biblique utilisée « Piel » montre la nécessité de compléter, finir,


rendre sûr, faire entièrement ou bien, restaurer, faire une compensation, payer,
rétribuer, payer de retour, récompenser
Il est clair que nous sommes tout-à-fait incapables d’accomplir nos vœux ni
d’obéir aux commandements de Dieu.
Une seule personne a payé un prix fort pour nos paroles superflues : Yeshoua
HaMashiah.

Notre facture
« Offre pour sacrifice à Dieu des actions de grâces, et accomplis tes vœux envers
le Très-Haut. (Psaume 50 :14)
Notre croix n’est pas lourde à porter : nous n’avons rien bien important à payer
en ce qui concerne nos péchés, nos mauvaises paroles de médisances, nos
méchancetés. Nous avons principalement quelques choses minimes à faire :
ouvrir notre bouche pour adorer Dieu, lui promettre de le servir, nous repentir
de nos mauvaises actions et accomplir ce qui est sorti de nos bouches.
Une personne ne peut être libérée d’une obligation envers ses semblables que
grâce au consentement de la personne concernée.
43
Kol Nidrei à Auschwitz, 1943.
Dans le Block 27 à Auschwitz, il y avait 600 femmes. Dans une aile, on plaçait
les femmes juives et dans l’autre les femmes chrétiennes, ukrainiennes et
polonaises. Pour contenir la grande quantité de prisonniers qui augmentaient
avec la constante arrivée des « transports », il a été décidé de diviser le Block.
Entre les deux parties, une distance de deux mètres. Dans chacune des parties,
il y avait trois bancs, chacun pour cinq femmes.

Le « menu » consistait le matin en un café amer, à midi soupe et l’après-midi


200 grammes de pain. Un après-midi, je suis retournée du travail et je me suis
arrêtée dans la file à côté de la porte pour recevoir ma ration quotidienne.

Ce même après-midi j’ai été surprise de trouver des bougies à côté de mon pain.
Je me suis étonnée et ai posé des questions à ce sujet. « Ce soir c’est Yom Kippour
», m‘a-t-on répondu. J’ai été surprise à nouveau quand j’ai vu ces femmes juives
qui étaient en train de se préparer à jeûner malgré les conditions de famine
dans lesquelles nous vivions quotidiennement…

Les femmes chantaient le Kol Nidrei face aux bougies allumées. La lumière a
été partagée par tout le Block, tandis qu’elles pleuraient et priaient. Les femmes
catholiques de l’aile contiguë ont considéré la situation et ont gardé le silence.
Un profond silence régnait dans tout le Block: d’un côté, las femmes juives
face aux bougies allumées et de l’autre, des femmes polonaises, ukrainiennes,
surprises par le spectacle qui leur faisait face.

Tout à coup, une des Polonaise passa a nos côté et dit : “camarades juives,
aujourd’hui, jour de votre fête, nous vous souhaitons de passer le prochain Yom
Kippour en totale liberté, que vous retourniez dans vos foyers, et que vous y
trouviez toute votre famille”.

Je ne me souviens plus du reste de son discours. Je ne me souviens que de


l’émotion intense qu’il a suscité. Ce fut un moment de fraternité entre êtres
humains, dans un endroit dans lequel on traitait les Hommes pire que des
animaux.
Et le plus surprenant arriva le jour suivant. Comme les juives jeûnaient, il resta
des rations entières de nourritures mais qui ne furent pas touchées de toute la
journée. Malgré la faim et les conditions de vie, chaque ration resta là jusqu’à
l’apparition des premières étoiles qui donnaient fin au jeûne.
Extrait du Journal de Naomi Yudkovsky, Kibboutz Lohamei Haghetahot

44
Yom Hakippourim - La Fête des expiations
Yom Kippour nous rappelle que nous sommes souvent des pécheurs impénitents
et que nous avons besoin toujours plus de la grâce et de la miséricorde de Dieu.
Survolons un court moment l’origine de cette fête.
« Dieu en ce jour, vous accordera le pardon yiékhappér âlékhém » (il pardonnera,
yiékhappér, d’où le nom de Kippour pour ce jour du pardon); ce pardon de Dieu
n’est accordé que si nous faisons ce qui y correspond: le sang de l’agneau avant
de commencer, ensuite l’examen, le regret, la conscience de la faute, la volonté de
modifier, la demande de pardon et le pardon à autrui. Le livre de Jonas (Yona)
montre bien que Dieu connaît nos faiblesses et notre incapacité à distinguer le
bien du mal, la droite de la gauche, et il pardonnera cependant; cela doit être
un exemple pour nous dans le pardon envers les autres. Mais Dieu ne veut pas
seulement nous pardonner, il veut aussi nous « guérir » comme dit aussi Esaïe :

« 14 On dira: Frayez, frayez, préparez le chemin, Enlevez tout obstacle du chemin


de mon peuple! 15 Car ainsi parle le Très-Haut, dont la demeure est éternelle et
dont le nom est saint: J’habite dans les lieux élevés et dans la sainteté; Mais je
suis avec l’homme contrit et humilié, afin de ranimer les esprits humiliés, afin
de ranimer les cœurs contrits. 16 Je ne veux pas contester à toujours, ni garder
une éternelle colère, quand devant moi tombent en défaillance les esprits, les
âmes que j’ai faites. 17 A cause de son avidité coupable, je me suis irrité et je l’ai
frappé, Je me suis caché dans mon indignation; et le rebelle a suivi le chemin
de son cœur. 18 J’ai vu ses voies, et je le guérirai; Je lui servirai de guide, et je
le consolerai, lui et ceux qui pleurent avec lui. 19 Je mettrai la louange sur les
lèvres. Paix, paix à celui qui est loin et à celui qui est près! dit l’Eternel. Je les
guérirai. 20 Mais les méchants sont comme la mer agitée, qui ne peut se calmer,
et dont les eaux soulèvent la vase et le limon. 21 Il n’y a point de paix pour les
méchants, dit mon Dieu. » (Isaïe 57 : 14-21)

YOM KIPPOUR
Le «jour de l’expiation» ou «jour du rachat» se dit «Yom Kippour». La Bible
originale s’écrit sans voyelle ‫יום כיפור‬. «kippour» peut s’écrire au choix avec ou
sans vav. En effet, avec les voyelles, le mot «kippour» s’écrira différemment ‫כִ ֻפר‬
où la lettre VAV est remplacée par une voyelle «qouboutz». Le pluriel kippourim
‫כִ ֻפ ִרים‬- expiations, expiatoire, rachat. Ce mot s’écrit avec les lettres suivantes :
45
ִ‫ כ‬kof : PAUME OU CREUX DE LA MAIN, CUILLER, COUPE, PELLE
‫ ֻפ‬Pé + «ou» : BOUCHE, PAROLE, FACE. La voyelle suivante «ou» s’écrit à
l’aide du point voyelle «qouboutz». La Bible originale s’écrit sans voyelle, alors
dans ce cas on écrira le «OU» avec un VAV. Cette lettre VAV signifie CLOU,
CROCHET, AGRAPHE, CROC
‫ ר‬Resh : TÊTE, COMMENCEMENT, CHEF, PAUVRETE, MISERE
Dans ce mot Kippour, Dieu nous rappelle qu’il nous tient dans le creux de sa
main, qu’Il nous a parlé bouche à bouche, que nous avons vu Dieu face à face
par le Fils qui a été cloué à la croix pour nous délivrer de nos péchés et pour
nous ouvrir les cieux. Il a commencé une nouvelle vie en nous.
Dieu donne au peuple d’Israël la fête des expiations après que se soit passé un
événement malheureux : la mort des deux fils d’Aaron. Aaron et ses fils avaient
reçu la grâce de le servir. Cette promesse était donnée à perpétuité.

Exode 29 :9 « Le sacerdoce leur appartiendra par une loi perpétuelle. Tu


consacreras donc Aaron et ses fils. »

KAPHAR
Il s’agit de la racine principale du mot kippour ‫כָ ַפר‬ une racine
primaire - expiation, expier, victime expiatoire, enduire, apaiser, rachat racheter,
pardonner, imputer, détruire, conjurer ; (102 occurences), couvrir, purger, faire
une expiation, réconciliation, recouvrir de poix, (Qal) revêtir ou couvrir de
poix. Il est important de bien voir dans cette expiation comme une peinture
que l’on enduit sur la conscience de la personne «recouvrir de poix», «enduire».
La personne pour laquelle les péchés ont été expiés n’a pas changée : ce qui a
changé c’est ce qui s’est mis SUR la personne, ce quelque chose qui «a couvert
la personne».
Exode 29:33 « Ils mangeront ainsi ce qui a servi d’expiation pour leur investiture
et leur consécration ; aucun profane n’en mangera : ce sont des choses sacrées. »
Ce mot montre une couverture : couvrir, purger, faire une expiation,
réconciliation, recouvrir de poix. Suivant les formes, il signifie pacifier, rendre
propice, couvrir le péché, pardonner, recouvrir, expier pour le péché, expiation
par des rites selon la loi, écarter la colère, apaiser, être pardonné être expié.

Deux autres mots sont dérivés de «kaphar» c’est ‫ כָ ָפר‬un village (comme Kaphar
Nahum) et kopher ‫ כ ֶֹפר‬qui signifie rançon, rachat, présents, prix, villages, poix,
troëne, prix d’une vie, rançon, un présent, expiation, rachat, village.

46
PROMESSE CONDITIONNELLE
Dieu a fait une promesse à ses serviteurs :
Exode 29 :1 «Fais approcher de toi Aaron, ton frère, et ses fils, et prends-les
parmi les enfants d’Israël pour les consacrer à mon service dans le sacerdoce:
Aaron et les fils d’Aaron, Nadab, Abihu, Eléazar et Ithamar.»

Ex. 29: 8-9 «8 Tu feras approcher ses fils, et tu les revêtiras des tuniques. 9 Tu
mettras une ceinture à Aaron et à ses fils, et tu attacheras des bonnets aux fils
d’Aaron. Le sacerdoce leur appartiendra par une loi perpétuelle. Tu consacreras
donc Aaron et ses fils.»

Malheureusement, cette promesse divine, même si elle est donnée à perpétuité,


est conditionnelle. Dans Exode 28 :1, les deux fils de Aaron ont péché. Nadab
« généreux » « libéral » aîné des fils d’Aaron, foudroyé pour avoir offert du
parfum avec un feu étranger.
Abihu « Dieu est père », « il est mon père » fils d’Aaron, partagea les privilèges,
le péché, la destinée de Nadab son aîné, et mourut sans postérité. Tous deux
moururent en se présentant devant l’Eternel avec un feu étranger.

Lévitique 10 :8-11 « L’Eternel parla à Aaron, et dit: 9 Tu ne boiras ni vin, ni


boisson enivrante, toi et tes fils avec toi, lorsque vous entrerez dans la tente
d’assignation, de peur que vous ne mouriez: ce sera une loi perpétuelle parmi
vos descendants, 10 afin que vous puissiez distinguer ce qui est saint de ce
qui est profane, ce qui est impur de ce qui est pur, 11 et enseigner aux enfants
d’Israël toutes les lois que l’Eternel leur a données par Moïse. »

CONSÉQUENCES DU PÉCHÉ DES PARENTS SUR LES ENFANTS


On voit ici que les conséquences du double péché d’Aaron, l’idolâtrie - en
fabriquant le veau d’or - et ensuite la jalousie suivie de la rébellion devant le
refus d’accepter Moïse comme le berger choisi par Dieu.
L’homme qui est fidèle, même ses enfants sont bénis. Malheureusement le
contraire est vrai aussi et c’est ce qui est arrivé à deux des fils de Aaron.

«En ces jours-là, on ne dira plus: Les pères ont mangé des raisins verts, et
les dents des enfants en ont été agacées. Mais chacun mourra pour sa propre
iniquité; tout homme qui mangera des raisins verts, ses dents en seront agacées.»
(Jérémie 31:29-30)

47
Mais Dieu s’est réservé un reste car tous les fils de Aaron ne sont pas morts. Il
arrive très souvent que les enfants répètent, même sans le vouloir, les mauvaises
actions de leurs parents qui devraient en réalité leur servir de modèles parfaits.
Il faut beaucoup de discernement et de force de caractère pour qu’un enfant se
sépare des mauvais côtés «culturels», «ancestraux» de ses parents et ainsi de ne
pas répéter ses péchés inconsciemment. Mais attention : tous les enfants rebelles
ne sont pas rebelles à cause d’un péché de leurs parents. Il ne faut pas tout
mélanger. Chacun personnellement doit s’analyser soi-même sans jugement ni
même arrière pensée sur son voisin. Yom kippour est une sainte convocation
pour l’assemblée et pour soi personnellement où chacun s’analyse.

Humilions-nous et prions pour que nous soyons des modèles pour nos enfants
ET NON DES PIÈGES. Notre comportement peut avoir des conséquences
éternelles non seulement pour nos enfants mais aussi pour le peuple que nous
guidons. La responsabilité d’un pasteur est énorme. Prions pour les responsables
qui apportent la Parole et qui nous guident.
C’est donc aussi pour protéger le peuple d’Israël, que Dieu a donné cette loi
assez difficile à respecter. Sans cette loi, si on s’approche de Dieu non sanctifié,
on risque gros, très gros. Le jeûne est donc nécessairement difficile pour notre
corps tout comme les sacrifices d’expiation.

Lévitique 16 :1 « 1 L’Eternel parla à Moïse, après la mort des deux fils d’Aaron,
qui moururent en se présentant devant l’Eternel. 2 L’Eternel dit à Moïse: Parle
à ton frère Aaron, afin qu’il n’entre pas en tout temps dans le « lieu saint »
(sanctuaire), au dedans du voile, devant le propitiatoire qui est sur l’arche, de
peur qu’il ne meure; car j’apparaîtrai dans la nuée sur le propitiatoire. »

Le chapitre 16 du Lévitique commence avec un avertissement : celui de ne pas


essayer de rentrer dans la Présence de Dieu « en tout temps » ou en vain.

La Présence de Dieu est accessible sous certaines conditions et à certains


moments donnés.
Dans la nouvelle alliance nous avons accès au trône de la grâce tous les jours,
par la foi dans le sang de l’agneau.
Ce qu’il faut en retenir, c’est qu’on doit rester quand même à notre place : Dieu
en haut dans les Cieux et nous en bas sur la terre. (Jean 8 :23)

Nous devons réapprendre à craindre Dieu.

48
LE SERVICE ET LES HABITS DU SACRIFICATEUR
Lévitique 16 :3-32 « 3 Voici de quelle manière Aaron entrera
dans le sanctuaire. Il prendra un jeune taureau pour le sacrifice
d’expiation et un bélier pour l’holocauste. 4 Il se revêtira de la
tunique sacrée de lin (2), et portera sur son corps des caleçons
de lin (3); il se ceindra d’une ceinture de lin (4), et il se couvrira
la tête d’une tiare de lin (5): ce sont les vêtements sacrés, dont
il se revêtira après avoir lavé son corps dans l’eau (1).

(1) immersion – être lavé dans le sang de l’agneau


(2) se revêtir du vêtement du salut et du vêtement des œuvres
de justice
(3) caleçons signe de pudeur, empêche la sueur, protège contre les tentations
(4) la ceinture de la vérité
(5) le casque du salut, la tiare de la couverture du péché – la kippa – la tiare
(tsanaph) « se couvrir », « faire rouler », « envelopper », « enrouler ») on songe
plus à un turban oriental qu’à une kippa)

LES SACRIFICES
Avant d’offrir à Dieu un sacrifice pour le peuple, Aaron doit d’abord offrir un
sacrifice pour lui-même. Avant de se présenter devant Dieu pour « juger » les
autres, il y a lieu de se juger soi-même, de se purifier et de se sanctifier. Avant de
se lancer de grands débats et de grandes théories, même dans de belles études
bibliques, il vaut mieux « obéir » que faire des « sacrifices » car l’obéissance vaut
mieux que les sacrifices » 1 Samuel 15 :22

Lévitique 16 : 3-32 « 3 Voici de quelle manière Aaron entrera dans le sanctuaire.


Il prendra un jeune taureau pour le sacrifice d’expiation et un bélier pour
l’holocauste…»

…5 Il recevra de l’assemblée des enfants d’Israël deux boucs pour le sacrifice


d’expiation et un bélier pour l’holocauste.
6 Aaron offrira son taureau expiatoire, et il fera l’expiation pour lui et pour sa
maison.
7 Il prendra les deux boucs, et il les placera devant l’Eternel, à l’entrée de la
tente d’assignation. 8 Aaron jettera le sort (Goral = sort, part, héritage, lot,
récompense, rétribution) sur les deux boucs, un sort pour l’Eternel et un sort
pour Azazel.

49
Le bouc émissaire Aza’zel
Le bouc « émissaire », Azazel, est l’endroit dans le désert où l’on envoya le bouc
émissaire - se réfère au bouc du sacrifice pour les péchés du peuple. C’est aussi,
le nom d’une haute montagne coupée en pic.
Un sort est jeté pour l’Eternel et un sort pour Azazel.
Un des boucs (un sort pour l’Eternel) était égorgé et l’autre était envoyé dans le
désert après avoir poser les mains sur lui et lui avoir fait porter le poids de tous
les péchés.
aza’zel ‫ עֲ זָ אזֵ ל‬bouc « émissaire » est un endroit dans le désert où l’on envoya le
bouc émissaire, il se réfère au bouc du sacrifice pour les péchés du peuple
‫ ע‬: OEIL, YEUX, REGARD : Le bouc émissaire est sous le regard de Dieu et des
hommes. Dieu le sacrifie et nous devons le regarder.

‫ ז‬: ARME OU HACHE : L’arme, la hache est l’instrument de la condamnation


du péché. Cette arme est donnée deux fois : le bouc émissaire paie pour les juifs
et il paie aussi pour les gentils.

‫ א‬: BOEUF, PRINCE, MAITRE, CONSEILLER, EPOUX : Ce bouc émissaire


n’est pas n’importe qui : il s’agit bien du bœuf (le fort, le puissant), du prince, du
Maître, du Conseiller, de l’époux.

‫ ל‬: ENSEIGNER, APPRENDRE, CONDUIRE : Le bouc émissaire nous enseigne


par Sa Parole : Lui qui est envoyé dans le désert aride, va nous conduire dans de
verts pâturages (Psaume 23).

«9 Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’Eternel, et il
l’offrira en sacrifice d’expiation. 10 Et le bouc sur lequel est tombé le sort pour
Azazel sera placé vivant devant l’Eternel, afin qu’il serve à faire l’expiation et qu’il
soit lâché dans le désert pour Azazel. 11 Aaron offrira son taureau expiatoire, et
il fera l’expiation pour lui et pour sa maison. Il égorgera son taureau expiatoire.
12
Il prendra un brasier plein de charbons ardents ôtés de dessus l’autel devant
l’Eternel, et de deux poignées de parfum odoriférant en poudre; il portera ces
choses au delà du voile; 13 il mettra le parfum sur le feu devant l’Eternel, afin
que la nuée du parfum couvre le propitiatoire qui est sur le témoignage, et il ne
mourra point. 14 Il prendra du sang du taureau, et il fera l’aspersion avec son
doigt sur le devant du propitiatoire vers l’orient; il fera avec son doigt sept fois
l’aspersion du sang devant le propitiatoire. 15 Il égorgera le bouc expiatoire pour
50
le peuple, et il en portera le sang au delà du voile. Il fera avec ce sang comme il
a fait avec le sang du taureau, il en fera l’aspersion sur le propitiatoire et devant
le propitiatoire. 16 C’est ainsi qu’il fera l’expiation pour le sanctuaire à cause des
impuretés des enfants d’Israël et de toutes les transgressions par lesquelles ils ont
péché. Il fera de même pour la tente d’assignation, qui est avec eux au milieu de
leurs impuretés.»

Par la combinaison des deux mots « azaz » (fort) et de « El » (Dieu), Azazel


‫ עזאזל‬signifie « Dieu a rendu fort ».
Ce nom Azazel possède des variantes hébraïques qui sont « Azaël » ou « Aziel »
basées sur la racine « oz » qui signifie force.
Azal une racine primaire de « épuisé, plus de, évanoui, s’en aller, empressement».
Uzal « va et vient » aller, partir, disparaître, s’en aller, se précipiter, être utilisé,
évaporé.
Ez chèvre, chevreau, bouc. Ce bouc vient d’une racine primaire «puissant,
triompher, affermir, fort, effronté, avec force, se réfugier, rendre ferme, fortifier,
renforcer.»

9 Aaron fera approcher le bouc sur lequel est tombé le sort pour l’Eternel, et
il l’offrira en sacrifice d’expiation.

Le mot goral ‫ֹּגורל‬


ָ ou ‫ ג ָֹרל‬Ce mot vient d’une racine du sens de rude (comme une
pierre), le sort, le lot, une part, un héritage, cailloux utilisés systématiquement
pour des décisions, chose assignée par tirage au sort, récompense, rétribution,
sort, destinée. C’est la part assignée au bouc d’être un « bouc émissaire ». C’est
son héritage.
Aaron fait l’expiation pour le sanctuaire à cause des impuretés et des péchés des
enfants d’Israël. Nous sommes le sanctuaire de Dieu, le Temple du Dieu Vivant.
« Ne savez-vous pas que vous êtes le Temple du Saint Esprit ».
En tant que sainte habitation de Dieu, le Messie a expié aussi pour les impuretés
commises « dans » notre corps. Mais pour que l’expiation prenne tout son sens,
il nous faut nous repentir et rejeter nos impuretés et péchés.

«17 Il n’y aura personne dans la tente d’assignation lorsqu’il entrera pour faire
l’expiation dans le sanctuaire, jusqu’à ce qu’il en sorte. Il fera l’expiation pour
lui et pour sa maison, et pour toute l’assemblée d’Israël. 18 En sortant, il ira vers
l’autel qui est devant l’Eternel, et il fera l’expiation pour l’autel; il prendra du
sang du taureau et du bouc, et il en mettra sur les cornes de l’autel tout autour.
19
Il fera avec son doigt sept fois l’aspersion du sang sur l’autel; il le purifiera et
le sanctifiera, à cause des impuretés des enfants d’Israël.»

51
LE BOUC ÉMISSAIRE Yeshoua a pris nos péchés et les a portés
«20 Lorsqu’il aura achevé de faire l’expiation pour le sanctuaire, pour la tente
d’assignation et pour l’autel, il fera approcher le bouc vivant.
21
Aaron posera ses deux mains sur la tête du bouc vivant, et il confessera sur lui
toutes les iniquités des enfants d’Israël et toutes les transgressions par lesquelles
ils ont péché; il les mettra sur la tête du bouc, puis il le chassera dans le désert,
à l’aide d’un homme qui aura cette charge.
22
Le bouc emportera sur lui toutes leurs iniquités dans une terre désolée; il sera
chassé dans le désert.»

Lorsque Yeshoua a crié « Père, pourquoi m’as-tu abandonné ? », la somme


incalculable de péchés est tombé sur lui. On peut quelque fois imaginer lorsque
l’on a fait quelque chose de mal à quel point on se sent mal devant Dieu. Mais
comme on est pécheur, on essaie de ne pas trop y penser puis si on ne réagit
pas, on finit par s’endurcir. En tant que pécheur on sent parfois la honte de
notre péché, la gène, on est même parfois de profondes ténèbres. Imaginons
qu’entre nous il y ait un problème, il y a alors un froid qui s’installe, on ne trouve
plus les mots et on essaie par tous les moyens de faire sortir ce sentiment de son
esprit car la culpabilité est insupportable. On change de sujet où on se met en
colère et on s’enfonce.

Yeshoua le SAINT d’Israël, le SAINT de Dieu a reçu sur ses épaules TOUS les
péchés de toute l’humanité depuis le début jusqu’à la fin du monde. Admettons
que sur une journée, nous péchons par pensée, par parole, par action, par
manque de foi, par incrédulité, par un regard coupable, par un rire ou un sourire
coupable, par une paresse, par une pensée de mépris, par une pensée d’orgueil,
entre 10 et 50 fois par jour, calculons sur toute l’histoire de l’humanité pour
toute la création.

Yeshoua, qui n’a jamais connu en Lui-même le péché, a reçu dans son âme tous
les péchés. On a de la peine à imaginer ce que cela a pu représenter pour Lui.
La souffrance physique de la crucifixion était déjà incalculable et inimaginable,
encore fallait-il qu’il soit souillé à l’intérieur de lui-même et littéralement sali
aux yeux de son Père d’Amour. Pendant un court moment, le Père ne pouvait
plus désormais supporter ni de le regarder ni de l’écouter ni de lui parler ni de
l’exaucer ni de l’accepter en tant que Fils tellement la vue du péché personnifié
lui rebutait. Voilà ce à quoi devait nous faire penser ce bouc émissaire. Voilà
comment Dieu traite le péché sans aucun compromis.

52
Lévitique 16 : 23
«Aaron entrera dans la tente d’assignation; il quittera les vêtements de lin qu’il
avait mis en entrant dans le sanctuaire, et il les déposera là. 24 Il lavera son
corps avec de l’eau dans un lieu saint, et reprendra ses vêtements. Puis il sortira,
offrira son holocauste et l’holocauste du peuple, et fera l’expiation pour lui et
pour le peuple.
25 Il brûlera sur l’autel la graisse de la victime expiatoire.
26 Celui qui aura chassé le bouc pour Azazel lavera ses vêtements, et lavera son
corps dans l’eau; après cela, il rentrera dans le camp.
27 On emportera hors du camp le taureau expiatoire et le bouc expiatoire dont
on a porté le sang dans le sanctuaire pour faire l’expiation, et l’on brûlera au feu
leurs peaux, leur chair et leurs excréments.
28 Celui qui les brûlera lavera ses vêtements, et lavera son corps dans l’eau;
après cela, il rentrera dans le camp.
29 C’est ici pour vous une loi perpétuelle: au septième mois, le dixième jour du
mois, vous humilierez vos âmes, vous ne ferez aucun ouvrage, ni l’indigène, ni
l’étranger qui séjourne au milieu de vous.
30 Car en ce jour on fera l’expiation pour vous, afin de vous purifier: vous serez
purifiés de tous vos péchés devant l’Eternel.
31 Ce sera pour vous un shabbat, un jour de repos, et vous humilierez vos âmes.
C’est une loi perpétuelle.
32 L’expiation sera faite par le sacrificateur qui a reçu l’onction et qui a été
consacré pour succéder à son père dans le sacerdoce; il se revêtira des vêtements
de lin, des vêtements sacrés.
33 Il fera l’expiation pour le sanctuaire de sainteté, il fera l’expiation pour la
tente d’assignation et pour l’autel, et il fera l’expiation pour les sacrificateurs et
pour tout le peuple de l’assemblée.
34 Ce sera pour vous une loi perpétuelle: il se fera une fois chaque année
l’expiation pour les enfants d’Israël, à cause de leurs péchés. On fit ce que l’Eternel
avait ordonné à Moïse.»

Lévitique 23:26-32
« 26 L’Éternel parla à Moïse, et dit: 27 Le dixième jour de ce septième mois, ce
sera le jour des expiations: vous aurez une sainte convocation, vous humilierez
vos âmes, et vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu. 28 Vous
ne ferez aucun ouvrage ce jour -là, car c’est le jour des expiations, où doit être
faite pour vous l’expiation devant l’Éternel, votre Dieu. 29 Toute personne qui ne
s’humiliera pas ce jour -là sera retranchée de son peuple. 30 Toute personne qui
fera ce jour -là un ouvrage quelconque, je la détruirai du milieu de son peuple.
31 Vous ne ferez aucun ouvrage. C’est une loi perpétuelle pour vos descendants

53
dans tous les lieux où vous habiterez. 32 Ce sera pour vous un shabbat, un
jour d’expiation (LSG « de repos »), et vous humilierez vos âmes; dès le soir du
neuvième jour jusqu’ au soir suivant, vous célébrerez votre shabbat.

VOUS HUMILIEREZ VOS ÂMES


ANAH ‫ עָ נָ ה‬une racine primaire (peut-être identifié à travers l’idée de regarder
en bas, intimidation) affliger, être affligé, être occupé à affliger, opprimer,
maltraiter, humilier, être humilié, s’humilier, déshonorer, accabler, être
accablé, chanter, mortifier, dompter, faire violence, souffrances, malheureux,
oppresseur, indigent, être abattu, être déprimé, être jeté à bas, se pencher, se
courber, manipuler sans précaution
‫נַ ְפש ֵֹתיכֶ ם‬-‫ְת ַעּנּו ֶאת‬
Teannou et nafshoteihem : “vous mortifierez vos personnes”

Notre préoccupation ne doit pas être de passer un agréable moment pendant


cette fête, mais de se changer moralement en modifiant des mauvaises habitudes
corporelles ou autres.
La mortification doit porter contre une propension de nous qui serait
mauvaise : faire un examen de conscience personnel très précis en prenant bien
en compte ce que les autres ont tendance à nous reprocher : indifférence, colère
et brutalité, manque de respect, discussions vaines, médisances, immoralité
dans l’argent, exploitation de l’autre par la tromperie, sexualité sans respect ni
amour, insensibilité devant les affligés, les malades, les pauvres, désertion des
yeshivot, désertion des études et désertion des réunions de prière par paresse,
non respect du shabbat. »

POUR VOUS PURIFIER


‫לְ ַט ֵהר ֶא ְתכֶ ם‬
létahér étkhém : « pour vous purifier»
Dans l’hébreu, s’il n’y a pas un changement de qualité dans l’être qui doit devenir
pur, il n’y a pas de pardon qui efface et remet l’ardoise à zéro; le travail personnel
doit porter là-dessus; et cette pureté est selon la pureté indiquée par Dieu dans
Sa Torah);

LE JEUNE :
Dieu demande un jeûne moral de tout ce qui nuit aux autres avec la résolution
de stopper radicalement toutes ces infractions continuelles.

54
VOUS NE FEREZ AUCUN OUVRAGE
Lévitique 16:29 nous invite à stopper notre ouvrage. Mais que faut-il arrêter
plus précisément à Yom Kippour?
Beaucoup se demandent alors si on peut «travailler», si on peut «faire la
vaisselle», si on peut ranger un tant soit peu sa maison, si on peut jouer de la
musique, si on peut pratiquer chez soi toutes sortes d’activités non lucratives
indépendamment de son métier.
L’hébreu biblique est très clair : à l’intérieur de votre maison oui, vous pouvez
travailler. Maris, oui vous pouvez aider vos épouser et repasser à Yom Kippour,
oui, vous pouvez vider le lave-vaisselle et ranger votre cuisine!
Par contre vous n’avez pas le droit d’aller vous préoccuper de votre propriété,
de vos actions en bourse.
Dieu a tout prévu même l’embarras des mères au foyer où la pratique du Yom
Kippour pose quelques soucis majeurs dans les détails de la vie journalière et de
l’éducation des enfants qui ne jeûnent pas forcément. L’ouvrage qu’il nous faut
arrêter à Yom Kippour ne concerne PAS le travail journalier‭.

En réalité comme on va le voir cet arrêt ne concerne pas le travail journalier. Il


s’agit expressément de la fonction officielle, de l’occupation qui concerne notre
travail, les affaires, la propriété, les œuvres réalisées, la fonction d’ouvrier, de
fonctionnaire, les services, les fonctions en général, les offices, les affaires
publiques politiques ou religieuses.

Les activités familiales courantes, le rangement, la vaisselle, la lessive, le


nettoyage ne sont pas concernées par cet arrêt sauf bien sûr en tant qu’ouvrage
ou comme une «fonction» de «mère au foyer».
‫מלָ אכָ ה ל ֹא ַתעֲ ׂשּו‬-‫ל‬
ְ ָ‫וְ כ‬
vekol melakhah lo taasou : «et tous, de la fonction que vous occupiez, vous ne
ferez rien»
L’ouvrage qu’il nous faut stopper d’effectuer c’est un nom féminin mela’khah
‫ְמלָ אכָ ה‬
œuvre, ouvrage, travail, le bien, objet, fonction, service, office, affaires,
troupeau, s’occuper, être occupé, faire usage, ouvrier, intendant, fonctionnaire.
Melakhah vient du mot malakh «envoyé». Cette fonction «d’envoyer comme
délégué» se retrouve dans la majorité des fonctions professionnelles et non
familiales.
Les messagers, envoyés, anges, serviteurs annonçant des nouvelles, tous ceux
qui sont au service d’une ambassade, ceux qui ont cet ouvrage là à accomplir,
ceux-là doivent s’en abstenir le jour de Yom Kippour.

55
QUE DIT LE JUDAISME - STAGE PEDAGOGIQUE INTENSIF
Ce sont ces règles majeures qui nous sont rappelées à Kippour. Ce n’est
aucunement un jour de jeûne dont on doit sortir ensuite pour se ruer à nouveau
vers nos comportements habituels dont nous aurions été frustrés pendant une
journée. C’est un stage pédagogique intensif.
Téshouva veut dire «l’activité de revenir» : revenir à Dieu, à notre fonctionnement
véritable et moral dans toutes les pulsions et activités.
Rappelons et précisons les obligations pendant le jour de Kippour:
- examen personnel.
- aller demander pardon.
- réparer les préjudices faits.
- ne pas travailler.
- jeûner en solide et en boisson,

FAIRE TECHOUVA ou LA « DYNAMIQUE DE LA BICHE »


« Qu’est-ce que revenir ? Comment revenir ? »
« L’idéal que nous avons décrit sur le plan pédagogique n’est pas seulement une
cure morale. La Torah et la vie juive sont cela mais bien plus que cela : il faut
lire avec sérieux les versets d’Isaïe 58, 11 (vé na’hakha Elohim tamid véhisbiâ
bétsa’htsa’hote nafchékha, «et constamment Dieu te guidera et te rassasiera») et
58, 14 (az titânég âl Elohim, «alors tu jouiras de Dieu»).
Il faut toujours replacer tout ce qui est dit dans la Torah à l’intéreur du lien
amoureux de Dieu et de son peuple Israël. A la fois, parce que cela nous est dit
et parce que nous sommes faits à l’image de Dieu.

« Le retour du bien-aimé »
« Nous avons choisi de nous baser sur les commentaires du dernier verset du
Cantique des Cantiques (Chir hacchirim) pour bien comprendre la téchouva.
En effet, le Cantique des Cantiques donne le sens global du Tanakh (la bible)
et de la Torah, et ce texte qui nous décrit toutes les péripéties de la recherche
d’Israël par Dieu (selon la lecture de Rachi). Le dernier verset nous donne le
secret (au sens courant du terme) de l’attitude essentielle qui assure le retour
tant chez l’homme ou Israël que chez le Créateur vers Son peuple. Cela est donc
essentiel pour nous en ces jours de téchouva.
Le dernier verset de Chir haChirim 8, 14 dit :
«béra’h dodi ou demé lékha litsvi o léôfér ayalim âl haré véssamim
fuis mon bien-aimé et sois semblable au cerf ou au faon des biches, sur les
montagnes des parfums». La téchouva passe par la délicatesse.
56
Il faut bien réaliser que ce verset, c’est le fin du fin, c’est la fin du plus beau
de la Torah (le Cantique des Cantiques), et le sommet, le moment final de ce
Cantique des Cantiques. »
Faire téchouva, c’est reconnaître Dieu comme la source de tout, de toute vie,
de toute puissance, de toute loi d’existence, et se conformer totalement en
conséquence à ce qu’Il a révélé et demandé à Son peuple dans la parole de Sa
Torah. C’est le faire concrètement, et non pas en simple adhésion du cœur ou
de l’esprit, mais dans la vérité de la cohérence de la pensée, des sentiments et de
l’action.
Il faut toujours replacer tout ce qui est dit dans la Torah à l’intérieur du lien
amoureux de Dieu et de son peuple Israël. A la fois, parce que cela nous est dit
et parce que nous sommes faits à l’image de Dieu.

A l’intérieur de ce lien amoureux, se trouve cette dynamique du « retour »


de l’un vers l’autre. Nous devons apprendre comment le faire non seulement
pratiquement et concrètement, mais avec le cœur.

Cela se passait pour Israël en Egypte, c’est ce qui peut se passer chez beaucoup
de victimes qu’il est facile de laisser périr jusqu’à l’extinction totale; ainsi, dans
notre économie brutale où la « réussite » des uns est considérée comme une
valeur même chez nous alors que bien souvent elle est bâtie avec cynisme sur
l’exploitation d’autres qui sont réduits à la misère; ainsi, combien de femmes sont
actuellement victimes en leur demeure du mépris masculin et de la violence
véritable, exhibée comme une élégance machisme dans notre société masculine
et politique brutale.

C’est alors que «LA DYNAMIQUE DE LA BICHE» et de la fuite doivent se


mettre en jeu (dont nous avons parlé ci-dessus) : d’abord voir la lumière vraie
de la victime, c’est ce que fait Dieu. Le Maharal (Nétivote ôlam, Nétiv hattorah,
3, dit que celui qui n’agit pas ainsi fait que la Chékhina s’éloigne d’Israël. Le
Rambam insiste sur le fait que celui qui ne délivre pas les prisonniers transgresse
presque tous les commandements de la Torah.

57
Kippour et Pessah ou les contradictions
inévitables de la Bible
Balzac n’avait pas tort lorsqu’il disait que « C’est la contradiction qui donne le
vie en …littérature ». Lorsque deux affirmations, idées, ou actions similaires
s’excluent mutuellement, on dit qu’il y a contradiction. Pour que deux choses ne
soient pas contradictoires il faudrait qu’elles soient raisonnablement semblables.
Une contradiction donne la vie et c’est voulu par Dieu que chacune des fêtes de
l’Eternel possède son lot de contradictions. Nous avons vu dernièrement avec
la fête de Rosh Hashana, quelles étaient les apparentes contradictions entre la
fête biblique des trompettes et la fête de l’année juive. Ces deux fêtes parlent de
choses apparemment complètement différentes avec d’une part une nouvelle
année, des pommes et du miel et d’autre part la fête des trompettes. Il s’agit
pourtant une seule et même fête.

Les fêtes de l’Eternel et leurs contradictions


Le jour des expiations de Yom Kippour est, comme d’autres fêtes de Lévitique
23 une fête qui a aussi son lot de contradictions.
Aux yeux des lecteurs de la Bible, Pessah la première des fêtes de l’année biblique
est la fête du grand pardon qui a été accordé à Pessah par l’alliance du sang, et
pour lequel il n’y a plus lieu de revenir une fois le pardon de Dieu acquis. Yom
Kippour est aussi la fête dite « du grand pardon ».

La base même de toutes les contradictions, nous la trouvons en Yeshoua qui est
en même temps « Fils de Dieu » et aussi en même temps « Fils de l’Homme » :

« Shimon les bénit, et dit à Miryam, la mère de l’enfant: cet enfant provoquera
la chute et le relèvement de beaucoup en Israël, il deviendra un signe que le
peuple contredira » (Luc 2:34)

Ce passage du Nouveau Testament révèle quelque chose d’étonnant : cet enfant


que l’ange annonce à Miryam comme étant le « fils du Très Haut » règnera
éternellement : « 31 tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Yeshoua. 32
Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le
trône de David, son père. 33 Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et
son règne n’aura point de fin. » (Luc 1 :31-33)

58
Premièrement contradiction, celle qui est annoncée prophétiquement par
la bouche de Shimon, « un homme juste et pieux sur qui était l’Esprit-Saint
et qui attendait la consolation d’Israël » contradiction provoquée par sa
simple Présence divine. Dieu parmi les humains ne peut que provoquer la
contradiction. Le contraire est impossible puisqu’entre Dieu et les hommes il
n’y a que contradiction, ne fut-ce qu’à cause de la différence de nature.

Yom Kippour nous rappelle que nous sommes des pécheurs impénitents et que
nous avons besoin toujours plus de la grâce et de la miséricorde de Dieu car le
« salaire du péché, c’est la mort ».

Si Yeshoua est venu pour nous sauver et nous libérer de la condamnation de la


loi de la mort, s’Il a payé de sa vie terrestre pour ça, Il ne nous a pas pour autant
délivrés de notre corps mortel qui cherchera toujours la satisfaction de la chair.
C’est tout le sens donné par l’apôtre Paul à son commentaire « je fais le mal que
je ne veux pas et je ne fais pas le bien que je veux ». « 23 mais je vois dans mes
membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me
rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. 24 Misérable que je
suis! Qui me délivrera du corps de cette mort?… » (Romains 7:23-24)

Sortir un texte du contexte pour en faire un prétexte


Yom Kippour, aux dires de certains chrétiens, ne doit plus être célébré depuis
que la « Nouvelle Alliance » a pris le pas sur l’ancienne. L’on se dira dès lors que
si Yom Kippour ne doit plus être respecté, il n’y a plus de raison de respecter
non plus les autres fêtes de l’Eternel, ni la fête de Pâque, ni le jour du repos
hebdomadaire, qu’il soit fixé à samedi ou dimanche, ni la Parole de Dieu elle-
même.
Plus besoin n’est dès lors d’immerger les croyants en Yeshoua, nul besoin de
respecter le 4ème commandement de Dieu, ni le 5ème.
Il n’y aurait pas non plus de nécessité d’observer les 10 commandements vu que
la seule vraie loi qui resterait serait celle de l’amour.
Avec « cet amour », un couple d’homosexuel niant l’ancienne alliance pourrait
très bien justifier de se marier selon Dieu puisque la seule vraie loi à respecter est
celle de l’amour et que dans ce domaine là, ils accompliraient le commandement
à la lettre ! Ils accompliraient aussi à la lettre celui de l’Apôtre Paul au sujet des
juifs et des gentils : il n’y a plus ni juif ni grec et il n’y a plus « ni homme ni
femme » et c’est bien ce que l’Apôtre Paul reproche dans l’une de ses lettres à
ceux qui ont vu «les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa
divinité, qui se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les

59
considère dans ses ouvrages. Ils n’ont point glorifié le Créateur comme Dieu, et
ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur
cœur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. » (Romains 1:20)

Ce long texte précise qu’ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur cœur sans
intelligence a été plongé dans les ténèbres :

«24 C’est pourquoi Dieu les a livrés à l’impureté, selon les convoitises de leurs
cœurs; en sorte qu’ils déshonorent eux-mêmes leurs propres corps; 25 eux qui
ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature
au lieu du Créateur, qui est béni éternellement. Amen! 26 C’est pourquoi Dieu
les a livrés à des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l’usage naturel
en celui qui est contre nature; 27 et de même les hommes, abandonnant l’usage
naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres,
commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes
le salaire que méritait leur égarement. 28 Comme ils ne se sont pas souciés de
connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses
indignes, 29 étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité,
de malice; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité; (1-30)
rapporteurs, 30 médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au
mal, rebelles à leurs parents,
31
(1-30) dépourvus d’intelligence, (1-31) de loyauté, d’affection naturelle, de
miséricorde. 32 Et, bien qu’ils connaissent le jugement de Dieu, déclarant dignes
de mort ceux qui commettent de telles choses, non seulement ils les font, mais ils
approuvent ceux qui les font. » (Romains 1 :20-32)

En Belgique, les arbres de la Forêt de Soignes dans la périphérie de Bruxelles, sont


connus pour être grands, hauts et majestueux et un ensemble très harmonieux.
Pourtant ces arbres, des peupliers pour la plupart sont déracinés par le moindre
ouragan de sorte que tous les accès routiers sont fermés dès l’annonce d’un
ouragan. En termes de foi biblique, c’est la même chose. Sans racine, il est clair
qu’un arbre ne résiste pas à la première tornade de l’égarement.

Certains croyants, rejetant la racine juive de leur foi, par manque d’amour envers
les enfants d’Israël, devront combler le vide occasionné par la perte de cette
racine par d’autres « racines » ou activités comme des fêtes humaines (Noël,
Toussaint, Assomption, etc.) et par d’autres choses. La chute sera inévitable
pour eux car ils ont coupé la branche de l’olivier franc sur laquelle ils étaient
greffés par la foi.

60
Une contradiction
La Parole de Dieu nous a été donnée pour que nous puissions la saisir par la foi.
Un pardon nous a été accordé sur base du sang de l’agneau. Ensuite viennent
l’examen, le regret, la conscience de la faute, la volonté de modifier, la demande
de pardon et le pardon à autrui. C’est un travail constant de tous les jours de la
Vie que Dieu donne à l’homme.
Le livre de Jonas (Yona) montre bien que Dieu connaît les faiblesses de l’être
humain et son incapacité à distinguer le bien du mal, la droite de sa gauche.
Il désire pardonner cependant; cela doit être un exemple pour nous dans le
pardon envers les autres. Mais Dieu ne veut pas seulement nous pardonner, il
veut aussi nous instruire.
Ce signe de contradiction que fut Yeshoua pour les juifs subsiste encore dans
l’esprit de certains religieux même catholiques
Le rabbin de Rome a accusé le Vatican de vouloir imposer la croix de Jésus
aux juifs à la place du Yom Kippour, suite à un article du cardinal Kurt Koch,
président du conseil pontifical pour l’unité des chrétiens. Celui-ci répondit :

« Selon la foi chrétienne, la paix, à laquelle les hommes d’aujourd’hui aspirent


tellement, provient de Dieu, qui a révélé en Jésus-Christ son dessein originel,
c’est-à-dire le fait qu’il nous a ‘appelés à la paix’ (1 Corinthiens 7, 15). De cette
paix, l’épître aux Colossiens dit qu’elle nous est donnée à travers le Christ, ‘par
le sang de sa croix’ (1, 20). Parce que la croix de Jésus supprime tout désir de
vengeance et nous appelle tous à la réconciliation, elle se dresse au-dessus de
nous comme le Yom Kippour permanent et universel, qui ne reconnaît pas
d’autre ‘vengeance’ que la croix de Jésus, comme Benoît XVI l’a affirmé, le 10
septembre 2006 à Munich, avec ces mots très profonds : ‘Sa vengeance, c’est la
croix : le non à la violence, l’amour jusqu’au bout’.
«En tant que chrétiens, nous ne manquons certainement pas au respect dû aux
autres religions ; au contraire nous le consolidons si, surtout dans le monde
d’aujourd’hui où la violence et la terreur sont utilisées aussi au nom de la
religion, nous professons ce Dieu qui a opposé sa souffrance à la violence et qui
a vaincu sur la croix non par la violence mais par l’amour. Voilà pourquoi la
croix de Jésus n’est pas un obstacle au dialogue interreligieux ; elle indique plutôt
le chemin décisif que surtout les juifs et les chrétiens [...] devraient accueillir en
une profonde réconciliation intérieure, devenant ainsi un ferment de paix et de
justice dans le monde».
« Il n’est donc pas question de remplacer le Yom Kippour juif par la croix du
Christ, même si les chrétiens voient dans la croix ‘le Yom Kippour permanent
et universel ».

61
Des peintres qui mélangent leurs pinceaux
Dans un célèbre musée, il y eut un jour une conversation entre un tableau de
maître représentant la descente de la croix, et son créateur le peintre Rembrandt.

Le tableau, tout fier de sa beauté et de sa renommée mondiale, croyant pouvoir


maîtriser à l’aise les pinceaux de son Maître dit donc à son créateur : « moi je
suis beau et des millions de personnes m’admirent tous les jours. On s’occupe
de moi, on m’arrange, on me nettoie. Des écoles viennent du monde entier
pour m’analyser, pour m’étudier de long en large, des heures durant. Par contre
« toi », tu es mort depuis tant d’années et tu croupis dans une tombe… et puis
d’ailleurs ?... qui sait si c’est bien toi qui m’a peint ? Finalement on ne peut
jamais être sûr à 100% de mon authenticité. Après-tout, c’est peut-être le peintre
flamand Bosh qui m’aurait peint, celui qui a peint des tableaux de l’enfer et du
jugement dernier ».

Pourquoi célébrons-nous encore dans nos assemblées messianiques, les fêtes de


l’Eternel et en particulier Yom Kippour ?

C’est par amour envers nous que Dieu nous donné ces fêtes. C’est vrai que
la Parole de Dieu donnée en Lévitique 23 doit être considérée comme des
commandements de Dieu irrévocables qui ne sont pas considérés de la même
manière que les prescriptions provisoires des sacrifices d’animaux, des ablutions
ou d’autres interdits. Si ces préceptes qui doivent être suivis par toutes les nations
« à perpétuité » venaient à ne plus devoir être observés, il n’y a plus de raison
non plus que tout le reste de la Parole de Dieu soit de même observé. Mais ces
fêtes, tout comme le shabbat du 4ème commandement sont des bénédictions et
non des malédictions, ce sont des bonnes choses et non de mauvaises choses.

Afin de distinguer entre ce qui est « provisoire » et ce qui est « perpétuel »,


demandez à Dieu qu’Il vous donne la foi et qu’Il vous enlève cet esprit
d’endurcissement qui est parfois si tenace qu’il nous aveugle !
Sans la foi il est impossible de faire la différence dans un même texte entre ce
qui était « provisoire » et ce qui est « perpétuel » « afin que vous distinguiez ce
qui est impur et ce qui est pur. » (Lévitique 11 :47)

« Ils enseigneront à mon peuple à distinguer ce qui est saint de ce qui est profane,
ils lui feront connaître la différence entre ce qui est impur et ce qui est pur. »
(Ezékiel 44:23)

62
Comment réagir face aux contradictions de la Torah ?
On trouvera une réponse dans les deux exemples suivants : d’une part une loi
perpétuelle « parmi vos descendants » (le peuple juif) qui nous invite à ne pas
consommer des reptiles si on veut être saint :

« 44 Car je suis l’Eternel, votre Dieu; vous vous sanctifierez, et vous serez saints,
car je suis saint; et vous ne vous rendrez point impurs par tous ces reptiles qui
rampent sur la terre. 45 Car je suis l’Eternel, qui vous ai fait monter du pays
d’Egypte, pour être votre Dieu, et pour que vous soyez saints; car je suis saint. »
(Lévitique 11 :44)
Et d’autre part une loi éternelle dite « à perpétuité » pour les nations

« 23 Quand l’Eternel passera pour frapper l’Egypte, et verra le sang sur le linteau et
sur les deux poteaux, l’Eternel passera par-dessus la porte, et il ne permettra pas
au destructeur d’entrer dans vos maisons pour frapper. 24 Vous observerez cela
comme une loi pour vous et pour vos enfants à perpétuité. » (Exode 12 :23 -24)

A la lecture de ce dernier récit du salut universel de l’agneau pascal on sait que


des égyptiens se sont liés au peuple hébreu pour avoir la vie sauve. L’expression «
vous et vos enfants » ne s’adresse pas seulement qu’au peuple hébreu. Par contre
dans le texte précédent de Lévitique 11 :44, une loi perpétuelle « parmi vos
descendants » est une marque d’appartenance du peuple juif « la descendance »
à son Dieu par la circoncision et par le caractère alimentaire exigé avec un but
unique : séparer le peuple juif du reste des nations.
Et précisons d’emblée qu’il existe des juifs de chair qui se trouvent au milieu
des juifs messianiques et des chrétiens amoureux d’Israël qui sont quant à eux,
greffés non seulement sur l’olivier franc d’Israël mais qui sont devenus la « vigne
» de Dieu. Il s’agit de ceux qui sont représentés par « Ruth la moabite » celle qui
a dit à Naomi sa belle mère juive « ton peuple est mon peuple et ton Dieu est
mon Dieu, où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai ».
Le problème identitaire du monde païen est réel : « ne te glorifie pas aux dépens
de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine,
mais que c’est la racine qui te porte. » (Romains 11:18)

Le cardinal Kurt Koch en répondant ainsi comme il a répondu au rabbin, a


mélangé ses pinceaux ! S’il est vrai que seul Yeshoua le Messie sauve et qu’il n’y
a aucun autre Nom par lequel il nous faut être sauvé (Actes 4:12 « Il n’y a de
salut en aucun autre; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné
parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés »), il n’a pas réalisé que

63
Yom Kippour, la fête des expiations qui fait partie du cycle des fêtes ordonnées
par Dieu à son peuple n’est pas cette fête par excellence qui célèbre notre salut
et notre résurrection. Non, en termes de symbolisme prophétique, ce n’est pas à
Yom Kippour qu’on célèbre notre « salut » mais bien à Pessah.

Une des plus flagrantes contradictions de la croix de Yeshoua est précisément


celle qui, d’une part nous appelle tous à la réconciliation, et d’autre part celle
qui est un scandale pour les juifs.
« selon qu’il est écrit: Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement et un rocher
de scandale, et celui qui croit en lui ne sera point confus. » (Romains 9:33)

« Nous, nous prêchons Mashiah crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les
païens » (1 Corinthiens 1:23)

« En aucune façon, elle ne se dresse au-dessus de nous comme le Yom Kippour


permanent et universel car cette place est réservée à la fête de Pessah. »

Le but de Yom Kippour est tout différent : la fête est un rappel que, même
sauvés par grâce et lavés dans le sang de l’agneau, Dieu nous demande de « laver
les pieds » (en image bien sûr) de notre prochain et de revenir à Lui avec la
Communauté des croyants.

Les mémoires de Yom Kippour


La Mémoire juive

Si à Yom Kippour on ne sonne pas du shofar, c’est quand même l’un des signes
de la trompette de Dieu les plus importants, celui qui annonce le retour des
juifs en terre promise, la trompette qui avertit que les temps sont accomplis et
que le Messie Yeshoua revient bientôt pour régner à Yeroushalaïm. La venue
en Israël du peuple juif en 1948 est le signe le plus important depuis la création
de l’univers et la guerre de Kippour montre l’intervention miraculeuse de Dieu
envers son peuple.

Yom Kippour nous rappelle que le peuple juif est le peuple élu aimé et choisi
par Dieu. Yom Kippour nous rappelle que tant que le ciel, la terre, les astres
seront à leur place, le peuple juif restera une nation, le peuple élu de Dieu. « 35
Ainsi parle l’Eternel, qui a fait le soleil pour éclairer le jour, qui a destiné la lune
et les étoiles à éclairer la nuit, qui soulève la mer et fait mugir ses flots, Lui dont
le nom est l’Eternel des armées: 36 Si ces lois viennent à cesser devant moi, dit

64
l’Eternel, la race d’Israël aussi cessera pour toujours d’être une nation devant
moi. »

La mémoire du Grand Pardon


Yom Kippour nous remémore « qui » nous sommes et « d’où » nous venons et
qu’après avoir reçu la Parole de Dieu et aussi le Saint Esprit à Shavouot (voilà
encore 2 apparentes contradictions) nous devons toujours nous rappeler d’où
nous sommes venus et de quelle boue du péché, Yeshoua nous a retirés.
« 15 …Mais je suis avec l’homme contrit et humilié, afin de ranimer les esprits
humiliés, afin de ranimer les cœurs contrits. 16 Je ne veux pas contester à
toujours, ni garder une éternelle colère, quand devant moi tombent en défaillance
les esprits, les âmes que j’ai faites. » (Isaïe 57 : 15-16)

65
Hag Souccot ‫סכות‬- La fête des Cabanes
Nous venons de bénéficier de la grâce de la fête de Yom Kippour, fête de la
repentance, du pardon des péchés et de la grâce divine. A Pessah, notre « tête »
avait déjà été lavée. Pour un juif, cela s’est fait lors de la teshouva – le retour
à Dieu par la foi dans le Messie d’Israël, le Fils de Dieu Yeshoua HaMashiah.
Pour un non juif, cela s’est fait lors de la conversion des faux dieux au vrai Dieu
d’Israël. Yeshoua a voulu nous laver nos pieds et montrer que Yom Kippour
nous a été donné comme une grâce à l’état pur. Ce lavement des pieds, il nous
a demandé de le faire les uns aux autres. « Mon frère, je ne veux pas garder de
rancune ou de mauvaise pensée à ton égard - Pardonne-moi tout le mal que je
t’ai fait, et je te pardonne toi, tout ce que toi, tu m’as fait comme mal. Je ne veux
rien garder : ni colère, ni amertume, ni ressentiment, ni haine car l’Epoux divin
veut une épouse sans tache. » Voila le sens de cette fête de Yom Kippour.

« 5 Ensuite il versa de l’eau dans un bassin, et il se mit à laver les pieds des disciples,
et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. 6 Il vint donc à Simon Pierre; et
Pierre lui dit: Toi, Seigneur, tu me laves les pieds! 7 Yeshoua lui répondit: Ce
que je fais, tu ne le comprends pas maintenant, mais tu le comprendras bientôt.
8
Pierre lui dit: Non, jamais tu ne me laveras les pieds. Yeshoua lui répondit: Si
je ne te lave, tu n’auras point de part avec moi. 9 Simon Pierre lui dit: Seigneur,
non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête. 10 Yeshoua lui dit:
Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur »
(Jean 13 : 5-9)

Comme l’apôtre Pierre, il nous faut passer par là si nous voulons avoir part à
l’héritage des sanctifiés. La fête de Souccot, tous comme les 6 autres fêtes de
l’Eternel, sont des shabbat. Cette fête des Cabanes dure 7 jours. Ce shabbat
est un Yom Tov (un « bon jour », jour de fête pleine). Souccot termine le jour
de Hoshana Rabba, puis suivent immédiatement les fêtes de Shemini Atseret,
Simhat Torah qui est le jour de la fête de la «Joie de la Torah». Ce jour là, des
danses et des chants accompagnent le renouvellement du cycle annuel de la
lecture hebdomadaire de la Torah.
Souccot , ‫ סכות‬signifie cabanes ou tentes et cette fête rappelle le séjour du
peuple d’Israël dans le désert. Elle nous rappelle également que nous sommes
« étrangers sur cette terre »
Soucca (féminin pluriel : souccot) signifie : tabernacle, cabane, tente, repaire,
abri, maison (fourré, abri caché, baraque, retraite, tanière pour les bêtes, abri
rude ou temporaire.

66
C’est la fête des cabanes ou des huttes, dans lesquelles nous mangeons ou
dormons pendant 7 jours. Le toit de la Soucca doit être fait de branchages
laissant voir le ciel, car c’est Dieu qui nous protège pendant notre séjour sur
terre.
C’est la troisième fête avec convocation solennelle à laquelle le peuple juif était
obligé d’assister en se rendant au Temple. Une fête très joyeuse avec deux jours
fériés, le premier et le septième jour. Elle est célébrée le 15 du mois de Tichri.

« Tu célébreras la fête des tabernacles pendant sept jours, quand tu auras


recueilli les produits de ton aire et de ta cuve. Et tu te réjouiras dans ta fête, toi,
et ton fils, et ta fille, et ton serviteur, et ta servante, et le Lévite, et l’étranger, et
l’orphelin, et la veuve, qui sont dans tes portes. Tu feras pendant sept jours la
fête à l’Eternel, ton Dieu, au lieu que l’Eternel aura choisi, car l’Éternel, ton
Dieu, te bénira dans toute ta récolte et dans tout l’ouvrage de tes mains ; et tu ne
seras que joyeux. »(Deutéronome 16 :13-15)

Le LOULAV littéralement « palme de dattier »


Si le loulav en tant que tel n’est pas repris dans la Bible hébraïque, en botanique
on parle de loulav - loulavim ‫ לּולָ ִבים‬- ‫ לולב‬il s’agit de branche de palmier.
Les écritures commandent en Lévitique 23:40 de prendre «... du fruit des beaux
arbres, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules
de rivière» et de les lier ensemble. La tradition juive surnomme cette gerbe le
LOULAV.
Ces quatre fruits sont donc :
1. le palmier «des branches de palmiers»
2. le saule de rivière «et des saules de rivière»
3. le cédrat (etrog) «du fruit des beaux arbres»
4. la myrte «des rameaux d’arbres touffus»
1 2 3 4

67
Ces quatre espèces représentent entre autre les différents types de Juifs, pieux et
moins pieux mais indissociables aux yeux de Dieu:

- Le cédrat (étrog) est délicieux et sent bon et c’est le type du Juif érudit
dans la Thora qui met en pratique ce qu’il étudie: « Et ceux qui sont semés sur
la bonne terre, ce sont ceux qui entendent la parole, et la reçoivent, et portent du
fruit, l’un trente, et l’un soixante, et l’un cent. » (Marc 4:20)

- La myrte (hadas) sent bon mais n’est pas comestible, c’est la personne
qui «oublie ce qu’elle a appris»: « Et pareillement, ceux qui sont semés sur les
endroits rocailleux, ce sont ceux qui, quand ils ont entendu la parole, la reçoivent
aussitôt avec joie ; et ils n’ont pas de racine en eux–mêmes, mais ne sont que
pour un temps ; puis, quand la tribulation ou la persécution survient à cause de
la parole, ils sont aussitôt scandalisés. » (Marc 4:16-17)

- Le palmier (loulav) est comestible mais n’a pas d’odeur, c’est celui qui
possède la connaissance mais n’a pas les œuvres : « Tu crois que Dieu est un
(Deutéronome 6:4); tu fais bien, les démons aussi croient, et ils frissonnent.
Mais veux–tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est morte ? »
(Jacques 2:19-20)

- Le saule de rivière (arava), quant à lui n’a ni goût, ni odeur, c’est celui qui
est sans Thora et sans œuvres mais qui néanmoins fait partie du peuple juif et
doit être intégré au sein de la communauté afin de provoquer en lui une prise de
conscience et le ramener à la foi: « Mes frères, si quelqu’un parmi vous s’égare de
la vérité, et que quelqu’un le ramène, qu’il sache que celui qui aura ramené un
pécheur de l’égarement de son chemin, sauvera une âme de la mort et couvrira
une multitude de péchés. » (Jacques 5:19-20)
Proverbes 10:12 « La haine excite des querelles, mais l’amour couvre toutes les
fautes. »

La fête de Souccot est donc un appel à l’union fraternelle, et c’est un devoir de


s’inviter les uns les autres sous la Soucca et de se réjouir ensemble des bontés de
[Link]. C’est la fête de l’amour fraternel !

Une autre interprétation du loulav:


-le étrog représente le cœur
-le loulav représente la colonne vertébrale
-les hadassim représentent les yeux
-les aravot représentent la bouche

68
Le fait de rassembler ces branches sert à montrer que notre corps est entièrement
voué à Dieu et que nous acceptons d’être soumis à lui sans conditions.

C’est également la fête de l’eau, des pluies. Des prières sont dites pour amener
les premières pluies, source de bénédictions pour la terre asséchée.
A l’occasion de cette fête, à l ‘époque du Temple, 70 taureaux étaient offerts pour
faire expiation pour les 70 nations du monde !
La portion des prophètes lue à cette occasion est la célébration messianique
de Souccot dans Zacharie 14 :16-19 « 16 Tous ceux qui resteront de toutes les
nations venues contre Jérusalem monteront chaque année pour se prosterner
devant le roi, l’Eternel des armées, et pour célébrer la fête des tabernacles. 17 S’il
y a des familles de la terre qui ne montent pas à Jérusalem pour se prosterner
devant le roi, l’Eternel des armées, la pluie ne tombera pas sur elles. 18 Si la
famille d’Egypte ne monte pas, si elle ne vient pas, la pluie ne tombera pas
sur elle; Elle sera frappée de la plaie dont l’Eternel frappera les nations qui ne
monteront pas pour célébrer la fête des tabernacles. 19 Ce sera le châtiment de
l’Egypte, le châtiment de toutes les nations qui ne monteront pas pour célébrer
la fête des tabernacles. »

Le huitième jour c’est Simhat Torah, la joie de la Torah, une convocation pour
célébrer la fin de la lecture annuelle de la Torah.

Qu’en est-il pour le corps du Mashiah, la Qéhila (assemblée) de Dieu


aujourd’hui ?

La bonne nouvelle c’est que nous sommes tous convoqués à Jérusalem pour
célébrer le retour du Grand Roi et Son règne en compagnie du peuple d’Israël.
Il est la source d’eau vive et en Lui nous avons la vraie communion fraternelle,
à l’abri de Ses ailes. Ce jour-là, la terre entière sera remplie de sa connaissance.

Il sera proclamé UN:


« Et l’Eternel sera Roi sur toute la terre. En ce jour–là, il y aura un Éternel, et
son nom sera un. » (Zacharie 14:9)

Le plan de Dieu sera accompli, tout réunir en Lui, afin que nous soyons un en
Lui, Juifs et Gentils. Mais avant toute chose il faut qu’Il revienne à Jérusalem, la
ville du Grand Roi et qu’Il nous convoque tous et toutes pour fêter Souccot et
pour Le fêter, Lui, la Torah Vivante !

Fêtons prophétiquement Souccot en attendant de la célébrer avec Yeshoua !

69
Célébration de la fête de Souccot
La Soucca (cabane) sous laquelle nous sommes aujourd’hui laisse apparaître
le ciel et les étoiles ; de même que la kippa nous le montre aussi, cela nous
rappelle notre condition humaine : « Dieu est en haut et nous, nous sommes en
bas ». Depuis le premier soir de la fête pendant 7 jours jusqu’à Shémini-Atséret
le peuple juif habite sous cette soucca. Pour nous il est recommandé d’avoir des
invités dans la souccah.

Bienvenue donc à toutes et à tous !

La tradition juive invite aussi à faire des décorations sur le thème d’Israël, mettre
des guirlandes, des dessins d’enfants, les symboles des douze tribus d’Israël...
Jérusalem.
La tradition juive invite aussi préparer un repas de fête. Chez les Juifs d’Afrique
du nord, on a l’habitude de commencer le repas par un couscous qui rappelle
par ses nombreuses graines, la manne dans le désert.
Le fruit de la grenade est le fruit de Souccot par excellence de par ses grains qui
rappellent également la manne et par sa couronne qui évoque la couronne du
Grand Roi.
On agite le Loulav, pour symboliser l’union fraternelle mais avec une pensée
pour Jérusalem.

PROCESSUS TYPOLOGIQUE INTÉRESSANT


DE LA FÊTE DES TABERNACLES
Lévitique 23 : 33
« 33 L’Éternel parla à Moïse, et dit: 34 Parle aux enfants d’Israël, et dis: Le
quinzième jour de ce septième mois (mois de tichri) , ce sera la fête des tabernacles
en l’honneur de l’ Éternel, pendant sept jours. 35 Le premier jour, il y aura une
sainte convocation : vous ne ferez aucune œuvre servile. 36 Pendant sept jours,
vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu. Le huitième jour, vous
aurez une sainte convocation, et vous offrirez à l’Éternel des sacrifices consumés
par le feu; ce sera une assemblée solennelle: vous ne ferez aucune œuvre servile.
37
Telles sont les fêtes de l’Éternel, les saintes convocations, que vous publierez,
afin que l’on offre à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu, des holocaustes,
des offrandes, des victimes et des libations, chaque chose au jour fixé. 38 Vous
observerez en outre les shabbats de l’Éternel, et vous continuerez à faire vos
dons à l’Éternel, tous vos sacrifices pour l’accomplissement d’un vœu et toutes

70
vos offrandes volontaires. 39 Le quinzième jour du septième mois, quand vous
récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête à l’Éternel, pendant
sept jours : le premier jour sera un jour de repos, et le huitième sera un jour de
repos. 40 Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des branches
de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de rivière ; et vous vous
réjouirez devant l’Éternel, votre Dieu, pendant sept jours. 41 Vous célébrerez
chaque année cette fête à l’Éternel, pendant sept jours. C’est une loi perpétuelle
pour vos descendants. Vous la célébrerez le septième mois. 42 Vous demeurerez
pendant sept jours sous des tentes ; tous les indigènes en Israël demeureront sous
des tentes, 43 afin que vos descendants sachent que j’ai fait habiter sous des tentes
les enfants d’Israël, après les avoir fait sortir du pays d’Égypte. Je suis l’Éternel,
votre Dieu. 44 C’est ainsi que Moïse dit aux enfants d’Israël quelles sont les fêtes
de l’Éternel. »

Jean 7 :1-5
« 1 Après cela, Yeshoua parcourait la Galilée, car il ne voulait pas séjourner en
Judée, parce que les Juifs (religieux) cherchaient à le faire mourir. 2 Or, la fête
des Juifs, la fête des Tabernacles (Hag Souccot), était proche. 3 Et ses frères lui
dirent: Pars d’ici, et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les œuvres
que tu fais. 4 Personne n’agit en secret, lorsqu’ il désire paraître: si tu fais ces
choses, montre-toi toi-même au monde. 5 Car ses frères non plus ne croyaient
pas en lui. »

Libation ou puisage de l’eau à la source de Siloé


Dans la Mishna, les rituels traditionnels expliquent qu’on remplissait un flacon
que l’on transportait en procession jusqu’à la porte de l’eau, puis le shofar était
sonné, les lévites plaçaient 2 coupes d’argent sur l’autel, le candélabre de 50
coudées, on dansait, on chantait et on allumait les candélabres avec de l’huile à
l’heure du coq.

Le KOHEN HAGADOL, le souverain sacrificateur revêt les habits de fête,


suivi de la foule, descend 7 jours en procession avec le vase d’or (symbole de la
royauté) contenant 3 mesures (LE PÈRE LE FILS ET LE SAINT-ESPRIT ) 15
marches vers la source de Siloé puis remonte 15 marches pendant lesquels il lit
les psaumes 120 à 134

A chaque degré on chante, et on verse la cruche sur l’autel au son du shofar puis
on lit Esaïe 12 en entier, particulièrement le verset « Vous puiserez de l’eau avec
joie aux sources de Yeshoua » (du salut)

71
TYPOLOGIE : LE SOUVERAIN SACRIFICATEUR YESHOUA
EST DESCENDU DU CIEL
« Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux
arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme; il s’avança vers l’ancien des
jours, et on le fit approcher de lui. » (Daniel 7:13)

Pourquoi va-t-il descendre des cieux ?


Selon l’attente d’Israël, le souverain sacrificateur descend pour répondre au cri
d’Esaïe : « Nous sommes depuis longtemps comme un peuple que tu ne gouvernes
pas, Et qui n’est point appelé de ton nom... » (Esaïe 63:19)

« 1 (63:19b) Oh! si tu déchirais les cieux, et si tu descendais, Les montagnes


s’ébranleraient devant toi, 2 (64:1) Comme s’allume un feu de bois sec, Comme
s’évapore l’eau qui bouillonne; Tes ennemis connaîtraient ton nom, Et les
nations trembleraient devant toi. 3 (64:2) Lorsque tu fis des prodiges que nous
n’attendions pas, Tu descendis, et les montagnes s’ébranlèrent devant toi. »
(Esaïe 64)

Le souverain sacrificateur porte un vase d’or (l’or est symbole de la royauté


tandis que l’argent est symbole de rachat ) et il descend vers le réservoir de Siloé
qui se trouve dans une dépression.
Siloé vient du mot SHILOAH l’envoyé mot qui a donné SHALIAH (= apôtre)
qui apporte la bonne nouvelle et aussi les SHLIHIMS « les envoyés » = les
disciples.
Cette eau vive est l’Esprit de Dieu qui est une eau qui désaltère.
Le souverain sacrificateur lit Esaïe 12 :

« Voici, Dieu est ma délivrance (Elohïm est mon « Yeshouati » délivrance même
racine que Yeshoua), Je serai plein de confiance, et je ne craindrai rien; Car
l’Éternel, l’Éternel est ma force et le sujet de mes louanges; C’est lui qui m’a
sauvé. 3 Vous puiserez de l’eau avec joie aux sources du salut, ...aux sources de
Yeshoua... » (Esaïe 12:2-3)

72
SOUCCOT EST UNE FÊTE ÉMINEMMENT MESSIANIQUE
Toutes les nations viendront à Jérusalem. Dans le Talmud il est question de
2 Messies différents : 1 premier qui souffre et 1 autre qui viendra. Dans Jean,
certains juifs avaient déjà eu contact avec Yéshoua et voulaient le revoir.
« Les Juifs le cherchaient pendant la fête, et disaient: Où est- il ? » (Jean 7:11)
« Les Juifs s’étonnaient, disant: Comment connaît-il les Écritures, lui qui n’a
point étudié ? « Ma doctrine n’est pas de moi » répondit-il. » (Jean 7:15)
« Plusieurs parmi la foule crurent en lui, et ils disaient: Le Messie, quand il
viendra, fera-t-il plus de miracles que n’en a fait celui-ci? » (Jean 7:31)

Le dernier jour de la fête, le 8ième jour, la veille de la fête de la Torah « Simhat


Torah » au moment où le souverain sacrificateur verse l’eau, une voix se fait
entendre:

« SI QUELQU’UN A SOIF, QU’IL VIENNE À MOI, ET QU’IL


BOIVE »
« 37 Le dernier jour, le grand jour de la fête, Yeshoua, se tenant debout, s’écria:
Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. 38 Celui qui croit en moi,
des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. 39 Il dit cela
de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui; car l’Esprit n’était
pas encore, parce que Yeshoua n’avait pas encore été glorifié. 40 Des gens de la
foule, ayant entendu ces paroles, disaient: Celui-ci est vraiment le prophète. 41
D’autres disaient: C’est le Messie. Et d’autres disaient: Est-ce bien de la Galilée
que doit venir le Messie? 42 L’ Écriture ne dit-elle pas que c’est de la postérité de
David, et du village de Bethléhem, où était David, que le Messie doit venir? 43
Il y eut donc, à cause de lui, division parmi la foule 44 Quelques-uns d’entre eux
voulaient le saisir, mais personne ne mit la main sur lui. 45 Ainsi les huissiers
retournèrent vers les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Et ceux-ci leur
dirent: Pourquoi ne l’avez-vous pas amené? 46 Les huissiers répondirent: Jamais
homme n’a parlé comme cet homme. 47 Les pharisiens leur répliquèrent: Est-
ce que vous aussi, vous avez été séduits? 48 Y a-t-il quelqu’un des chefs ou des
pharisiens qui aient cru en lui? 49 Mais cette foule qui ne connaît pas la loi, ce
sont des maudits! 50 Nicodème, qui était venu de nuit vers Yeshoua, et qui était
l’un d’entre eux, leur dit: 51 Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu’on
l’entende et qu’on sache ce qu’il a fait? 52 Ils lui répondirent: Es-tu aussi Galiléen?
Examine, et tu verras que de la Galilée il ne sort point de prophète. 53 Et chacun
s’en retourna dans sa maison. » (Jean 7:37-53)

73
SOUCCOT : LA DERNIÈRE DES 3 GRANDES FÊTES
ANNUELLES
La dernière des 3 grandes fêtes annuelles, auxquelles tout Israélite doit assister,
dans le lieu que Dieu a choisi est la 2ème fête des récoltes (Deutéronome 16 :16;
2Chroniques 8 :12, 13, 1 Rois 9 :25; 12 :32, 33; Zacharie 14 :16).
Cette fête emprunta son nom à la coutume de séjourner dans des cabanes de
feuillage pendant sa célébration (Lévitique 23 :40-42) (soucca : la tente, cabane)
Quand le Temple fut construit, on éleva ces huttes sur les places de Jérusalem, sur
les toits, dans les cours des maisons, dans les parvis du Temple (Néhémie 8 :16)
et hors des remparts de la ville.
Cette fête, clôturant la série des solennités (Lévitique 23 :39, 43) se célébrait le
7ème mois de l’année, quand les récoltes et vendanges étaient terminées. C’est
pourquoi on lui donna d’abord le nom de « fête de la récolte »; mais elle devait
en même temps rappeler le séjour au désert, passé sous des tentes. (Exode 23
:16; 34 :22; Lévitique 23 :39; Deutéronome 16 :13-15.)

SYMBOLISMES DU SACRIFICE À SOUCCOT


Avec Pessah, Yom Kippour et les autres fêtes, on pensait en avoir fini avec les
sacrifices à Souccot. Et pourtant… !
La fête commençait le 15ème jour du mois et durait 7 jours.
Un holocauste devait avoir lieu et comportait à l’époque le sacrifice de 70
taureaux : 13 le 1er jour, puis en nombre décroissant d’une unité chacun des
jours suivants; 2 béliers et 14 agneaux étaient sacrifiés quotidiennement avec
les taureaux. De plus, on offrait chaque jour 1 bouc en sacrifice d’expiation
Nombres 29 :12-34 (cf. Lévitique 23 :36; Esdras 3 :4).

LE CHIFFRE 70
Nous montre le 7 chiffre parfait en soi, multiplié mathématiquement et
spirituellement par 10

LE CHIFFRE 10
Est la valeur numérique de la lettre YOD : la main de Dieu, Yeshoua HaMashiah
le bras de l’Eternel : MAIN, FORCE, PUISSANCE, POUVOIR, DOMINATION,
VIGUEUR)

74
LE TAUREAU
Représente Dieu Lui-même qui donne sa propre vie pour son peuple : le
ALEPH signifie en hébreu le BŒUF, le PRINCE, le MAÎTRE, le CONSEILLER,
l’ÉPOUX.
Le premier jour 13 taureaux sont donc sacrifiés – ce chiffre est la moitié de la
valeur du tétragramme 26 YHVH.
Ce n’est pas Dieu en entier qui se sacrifie mais c’est Dieu qui sacrifie sa « moitié ».
Lui qui est le Maître et l’époux du peuple juif, Il envoie sa moitié pour sauver
son peuple de ses iniquités.
Et qui est cette « moitié » de l’Éternel » qui est sortie de Lui-même ? Je vous
laisse répondre à cette question.

LES 2 BÉLIERS
En même temps que le sacrifice en nombre variable de ces taureaux, les 2 béliers
sont les deux émissaires qui paient pour les péchés du peuple et sur lesquels le
sang est versé : en hébreu le mot bélier se dit AYIL bélier, poteaux, vestibules,
térébinthes, chênes, vaillants, encadrement. Un rappel donc des deux montants
de porte sur lesquels les juifs devaient mettre du sang la nuit de Pessah pour
écarter l’ange de la mort.

LES 14 AGNEAUX
Sont le chiffre parfait 7 multiplié par 2 => 7 agneaux pour la Maison d’Israël
et 7 agneaux pour la bergerie des gentils. Deux peuples qui se côtoient et pour
lesquels Dieu a une destinée à commencer par payer la rançon du péché pour
les deux postérités, les « étoiles du ciel » ceux qui ne sont pas Israël mais qui
sont sauvés par la Foi dans le Dieu d’Israël et le « sable de la terre », ce « peuple
de la terre » ce peuple de la promesse d’un pays promis Eretz Israël.

LE DÉSERT : LE CHIFFRE 40
Les huttes de feuillage et les tentes doivent rappeler les vendanges mais plus
encore la vie nomade à travers le désert (Lévitique 23 :43, Osée 12 :10).
40 jours dans la montagne pour Moïse, 40 ans dans le désert pour le peuple –
temps de préparation pour apprendre quelque chose avant de pouvoir entrer
en terre promise.
Moïse a cru pendant 40 ans qu’il était quelqu’un (vivait dans le luxe, l’abondance)
75
Ce n’est qu’au bout de 40 ans qu’il découvre qu’il n’est rien.
Dieu lui parle en lui disant qu’il allait faire sortir son peuple
Pour diriger ce peuple, Il envoie Moïse en apprentissage dans le désert.

Moïse 40 ans dans le désert. Dans cette période, Dieu envoie Moïse 40 jours dans
la montagne pour apprentissage personnel et particulier « panim al panim »
pour recevoir la Torah et toutes les instructions. Ça a pris 40 jours pour forger,
former Moïse qui devait conduire le peuple.

Yeshoua 40 jours dans le désert est un exemple parfait pour nous. Dieu nous a
donné sa « moitié » son Fils, dans une nature humaine.

40 symbolisme d’un apprentissage d’une formation par Dieu des choses qu’il a
instituées.

40 semaines sont nécessaires pour faire un homme (grossesse)

Dans sa nature humaine il devait se préparer à la crucifixion.


Le chiffre des 4 espèces du loulav représente
40 est un chiffre qui montre un véritable réseau inter relationnel entre l’avenir,
le présent, le futur, la vie, l’œuvre de Dieu

LA SHMITA - LA RELÂCHE
Tous les 7 ans, c’est l’année de relâche, il n’y avait pas de récolte (La Torah
commande d’observer tous les sept ans une année de relâche (shmita ‫) ְש ִמ ָטה‬.
C’est une année de jachère pour la terre : pendant l’année de shmita, il est
interdit de cultiver et récolter, et de consommer les produits de la terre qui ont
été obtenus pendant l’année de relâche. La Shmita est également l’occasion pour
le maître d’affranchir le serviteur, et pour le créancier d’acquitter le débiteur.
La loi de la shmita ne concerne que la terre d’Israël. De nos jours, elle y est
respectée.

L’année qui précède la Shmita, il y est donc nécessaire d’accumuler du stock


de produits agricoles pour la consommation des hommes et des animaux au
cours de l’année de jachère, ainsi que pour l’ensemencement de l’année qui
suit. La loi de Moïse devait alors être lue en public à l’occasion de la fête des
Tabernacles (Deutéronome 31:9-13) qui se célébrait 5 jours après le grand jour
des expiations (Yom Kippour).

76
Le peuple, purifié de ses péchés, chantait les louanges de Dieu. Les indigents
n’étaient pas oubliés. (Deutéronome 16:14)
Le 8ème jour avait lieu une assemblée solennelle, distincte de la fête: on n’était plus
obligé d’habiter les tentes; les sacrifices de ce jour de repos étaient indépendants
de ceux de la fête des Tabernacles. (Lévitique 23:36, 39; Nombres 29:35-38)
Ce 8ème jour ne marquait pas la fin de la fête des Tabernacles, mais fermait le
cycle des festivités annuelles.

A une époque ultérieure, la fête fut prolongée de 8 jours. Nous ne savons pas si
Jean 7.37 se rapporte au 7ème ou au 8ème jour.
De splendides cérémonies, non prévues par la Loi, furent également ajoutées
plus tard. En se rendant au sacrifice matinal, les gens portaient des palmes, des
branches de myrte, de saule et des fruits. Le peuple défilait une fois par jour
autour de l’autel des holocaustes, et 7 fois le 7ème jour, en souvenir du siège de
Jéricho.

Il y avait aussi une autre coutume, peut-être encore en vogue au temps de


Yéshoua. A l’heure du sacrifice quotidien, matin et soir, un sacrificateur allait
puiser de l’eau au réservoir de Siloé avec une cruche d’or. A son retour au Temple,
il était reçu au son des trompettes. Le peuple chantait: «Vous puiserez de l’eau
avec joie aux sources du salut». (Esaïe 12:3) L’eau de Siloé, mêlée au vin des
libations, était répandue au pied de l’autel, tandis que les Lévites chantaient des
psaumes en s’accompagnant de leurs instruments.

L’eau s’écoulait dans la vallée du Cédron par une canalisation. Après le sacrifice
du 1er soir, pt-être aussi les soirs suivants, 2 candélabres immenses portant
chacun 4 grandes lampes éclairaient le parvis des femmes et se voyaient depuis
la ville. Les mèches de ces lampes étaient de lin, tiré des vêtements sacerdotaux
hors d’usage. Des notables et des sacrificateurs exécutaient des danses rituelles
(cf. 2 S. 6.14). Les Juifs qui ne pouvaient se rendre à Jérusalem, surtout ceux
de la Dispersion, célébraient la fête autour de leurs synagogues, sans offrir de
sacrifices.

77
Shemini Atseret et Simhat Torah
Le judaïsme célèbre des fêtes qui n’ont pas la même portée biblique que les fêtes
ordonnées par Dieu dans la Bible. Shemini Atseret et Simhat Torah sont deux
fêtes qui ont lieu le même jour en Israël, mais en Diaspora elles sont l’une après
l’autre : Shemini Atseret, le « 8ème jour de clôture » de Soukkot ; on enchaîne
alors avec Simhat Torah (la joie de la Torah). Le mot « Atseret » atsarah ou
atsereth signifie assemblée solennelle, convocation solennelle, solennité, fête,
troupe, convocation solennelle. De la même façon non biblique que Noël
est célébré chez les chrétiens, Simhat Torah est célébré en Israël. Certaines
assemblées préfèrent l’appeler «Simhat Yeshoua» L’ordonnance divine précise
«35 Le huitième jour, vous aurez une assemblée solennelle : vous ne ferez aucune
œuvre servile. 36 Vous offrirez en holocauste un sacrifice consumé par le feu,
d’une agréable odeur à l’Eternel : un taureau, un bélier, et sept agneaux d’un
an sans défaut, 37 avec l’offrande et les libations pour le taureau, le bélier et les
agneaux, selon leur nombre, d’après les règles établies. 38 Vous offrirez un bouc
en sacrifice d’expiation, outre l’holocauste perpétuel, l’offrande et la libation.
39
Tels sont les sacrifices que vous offrirez à l’Eternel dans vos fêtes, outre vos
holocaustes, vos offrandes et vos libations, et vos sacrifices de prospérité, en
accomplissement d’un vœu ou en offrandes volontaires.» (Nombres 29:35-39)

Nul part il n’a donc jamais été question de célébrer la Torah tout comme nul
part il n’est ordonné de célébrer l’anniversaire de la naissance du corps dans
lequel s’est incarné le Fils de Dieu Éternel, Celui qui n’a eu ni commencement
ni fin.

Le septième jour de Soukkot, c’est Hosha‘na rabba. LE GRAND HOSHANA, les


prières récitées pendant les offices revenant sur le refrain « hosha-na » « sauve-
nous ». On a coutume de prononcer ces hoshanot (prières comprenant ce refrain)
en effectuant sept processions autour de la synagogue, en commémoration de la
cérémonie qui avait lieu dans le Temple. Hoshana Rabba est considéré comme
une sorte d’extension de Yom Kippour, où l’on opère un dernier retour sur soi
en demandant le salut. Au soir de Hoshana Rabba a lieu une grande soirée
d’étude (tikkoun) qui dure traditionnellement jusqu’au matin.

Le lendemain (22 Tishri), le peuple juif célèbre la fête de Shemini ‘Atseret. En


Israël, elle coïncide avec Simhat Torah, tandis qu’en diaspora cette dernière est
repoussée au 23 Tishri. A la fin du septième jour, Soukkot est finie, et il est
conseillé de rentrer une dernière fois dans la souka. On y dit la bénédiction

78
finale ainsi qu’une courte prière demandant de mériter l’an prochain d’habiter
la souka des temps messianiques. Et l’usage est de terminer par le chant la-
shana ha-baa biroushalaïm, « L’an prochain à Jérusalem. »

1. Noms de la fête

La Torah donne le commandement de cette fête, en même temps que celui


de la fête de Soukkot : Lévitique 23, 36 : « Pendant sept jours vous offrirez un
mets consumé au Seigneur. Le huitième (shemini) jour il y aura pour vous une
convocation sainte, vous offrirez un mets consumé au Seigneur. C’est la clôture
(atseret) de la fête, vous ne ferez aucune œuvre servile » (cf. aussi Nb 29,35).

Nous retrouvons dans ce verset l’appellation typique des jours de fête qu’est
« convocation sainte » (miqra qodesh).
Shemini Atseret (« la clôture du huitième ») est une fête chômée.
On trouve aussi dans la tradition juive deux autres dénominations pour ce jour :
Yom ha-shemini (« Huitième jour ») et Hag ha-atseret (« fête de clôture »).

L’appellation actuelle est en fait une synthèse des deux précédentes.


Notons que le mot « clôture » est utilisé pour d’autres fêtes : en Deutéronome 16:8,
le terme «atseret» est utilisé pour désigner le dernier jour de Pessah, et surtout
la littérature rabbinique présente la fête de Shavouot comme l’Atseret de Pessah.

2. Achèvement de Soukkot ou fête à part entière ?

Le nom de cette fête semble en faire une conclusion de Soukkot. Et pourtant, c’est
déjà le cas le jour de Hoshana rabba ! A Shemini Atseret, les commandements
de Soukkot ne sont plus de rigueur, que ce soit la souka ou les arba minim.
Par ailleurs, le premier soir de Shemini Atseret, la liturgie prévoit l’allumage
des bougies, la récitation d’un qidush suivi de la bénédiction She-heheyanou
(« Béni sois-tu Seigneur notre Dieu, roi de l’univers, qui nous a maintenus en vie,
nous a soutenu et nous a permis d’atteindre ce jour. ») Or cette bénédiction ne
peut être dite qu’à l’ouverture d’un nouveau jour de fête. C’est donc bien un jour
de fête à part entière, et en même temps, c’est l’achèvement de Soukkot.

3. Le particularisme de l’élection d’Israël

A l’époque du Temple, l’offrande sacrificielle pour Shemini ‘Atseret était très


modeste : seulement un taureau et un bélier (plus sept brebis), alors que pour
les sept jours de Soukkot étaient offerts 70 taureaux (plus 2 béliers et 14 brebis)

79
(cf. Nb 29, 35-36). Rabbi Eléazar commente cette différence :
« A quoi correspondent les soixante-dix taureaux ? Aux soixante-dix nations. A
quoi correspond l’unique taureau (du huitième jour) ? A la nation unique (Israël).
Ceci peut être comparé à un roi de chair et de sang qui dit à ses serviteurs :
Préparez-moi un grand banquet ; mais le dernier jour il dit à son ami bien-aimé :
Prépare-moi un simple repas que je puisse me réjouir de toi... » (Talmud Bavli,
Sukah 55b). Le Talmud met donc en évidence l’aspect universel de la fête de
Soukkot, et par opposition l’accent est mis sur le particularisme de l’élection
d’Israël à Shemini Atseret. Un peu plus loin, le Talmud raconte un midrash : les
sept premiers jours de Soukkot sont comparés à un festin pour tout le peuple.
Mais le dernier jour, un repas simple est partagé uniquement entre le roi et son
ami. Ce qui importe alors n’est pas l’ampleur du festin mais l’intimité entre le roi
et son ami, image de l’intimité entre Israël et Dieu.

4. Ajouts particuliers

Une prière pour la pluie est chantée à l’office de Moussaf. Elle est intercalée dans
la Amidah, ou placée avant selon les communautés. La prière pour la pluie aurait
pu commencer le premier jour de Soukkot, mais en raison du commandement
de la souka, il n’était pas souhaitable que la pluie trouble la semaine de la fête
des Tentes. Du fait que les pluies sont ambivalentes (elles peuvent féconder la
terre comme elles peuvent être dévastatrices), elles ne sont à demander « qu’en
leur temps » (cf. dans les 18 bénédictions).
Dans les communautés ashkénazes, un autre ajout important est une prière de
commémoration pour les morts (Yizkor), à la suite de la lecture de la Torah.

1. Origine de la fête

Simhat Torah n’est ni d’origine biblique ni d’origine talmudique. Elle est liée au
cycle des lectures de la Torah, et serait donc apparue à l’époque des geonim, au
IXème siècle. En effet ce n’est qu’à cette époque que le cycle de lecture s’organise
sur une année dans tout le judaïsme, alors qu’il s’étendait auparavant sur deux
ou trois ans. Cette fête s’est donc greffée sur celle de Shemini Atseret et se célèbre
le 22 Tishri en Israël et le 23 Tishri en diaspora.
Simhat Torah signifie la « joie de la Torah. » Toute la célébration s’articule autour
des manifestations de cette joie.
Pourquoi le choix de ce jour pour célébrer la Torah ? Durant Soukkot, de
nombreuses mitsvot sont accomplies, puis le jour de Shemini Atseret aucune
mistva particulière n’est demandée. D’une certaine manière, « il ne reste plus
que la Torah. » Et la joie de la Torah est bien supérieure à toutes les autres joies.

80
2. Les lectures de la Torah

Chaque semaine, le jour du shabbat, une portion de la Torah au sens strict


(c’est-à-dire du Pentateuque) est lue. Les cinq livres bibliques sont découpés
en 52 sections appelées parashiyot (pluriel de parasha). Le jour de Simhat
Torah, dans le cadre liturgique, se conclue la lecture du Pentateuque pour la
recommencer aussitôt avec les premiers versets de la Genèse. On lira donc ce
jour là : Deutéronome 33:1 à 34:12 ainsi que Genèse 1:1 à 2:3. Comme haftarah,
on lit le début du livre de Josué, premier des prophètes.
Dans le cas où Shemini atseret et Simhat Torah coïncident, il n’y a que ces
lectures. Mais en diaspora, comme il s’agit de deux jours distincts, les lectures
pour Shemini Atseret sont différentes.

3. Ajouts liturgiques

Après l’office du soir (Arvit), tous les rouleaux sont sortis de l’Arche Sainte,
et tous les fidèles tournent sept fois autour de la bimah (estrade de lecture).
Ces processions s’appellent haqafot. Les enfants participent aussi en agitant des
drapeaux ou en tenant des rouleaux de la Torah miniatures ou en peluche !
Dans certaines communautés on lit la Torah le soir même. Mais dans la majorité
des communautés, on fait la lecture le matin. Le fidèle qui a l’honneur de lire la
dernière section du pentateuque est quelqu’un que la communauté veut honorer
spécialement. On lui donne le nom de Hatan Torah (« fiancé de la Torah »).
Puis une deuxième personne, que l’on honore aussi, lit la première section
du rouleau de la Genèse. On l’appelle Hatan Bereshit (« fiancé de Bereshit »,
Bereshit étant le nom de la première parasha).
Dans de nombreuses communautés, des haqafot supplémentaires ont lieu à
minha (après-midi) et à Arvit (soir), ou encore hors de la synagogue. En Israël
la coutume est d’organiser des « secondes haqafot » la nuit de Simhat Torah au
cours desquelles les farandoles sont accompagnées par des orchestres.

HOL-HA-MOED

Jour de demi-fête : le mot « moed » signifiant « temps fixé, rendez-vous » et


par extension « fête » (au sens où elle intervient à date fixe dans le calendrier),
l’expression « hol-ha-moed », difficilement traduisible au mot-à-mot, implique
un statut intermédiaire entre les jours ordinaires et les jours de fête.
Très précisément, elle désigne les jours intermédiaires des fêtes de Souccot
et de Pessah (qui se déroulent sur huit jours), par opposition aux premiers et
derniers jours de ces fêtes, qui ont le statut de yom tov. Selon la halakha, on

81
peut y effectuer certains travaux (contrairement à un jour de yom tov) mais
dans certaines restrictions, destinées à maintenir une différence avec l’activité
des jours normaux.

HOSHANA RABBA « LE GRAND HOSHANA »

Le septième jour de Soukkot est appelé Hoshana Rabba, les prières récitées
pendant les offices à la Synagogue revenant sur le refrain «hosha-na» (sauve-
nous) sont appelées des hoshanot (prières comprenant ce refrain) où on
effectue sept processions autour de la synagogue, en commémoration de la
cérémonie qui avait lieu dans le Temple. Hoshana Rabba est considéré comme
une sorte d’extension de Yom Kippour, où l’on opère un dernier retour sur soi
en demandant le salut.
Au soir de Hoshana Rabba a lieu une grande soirée d’étude) qui dure
traditionnellement jusqu’au matin.
Le Tikkoun olam ‫תיקון עולם‬, littéralement « rectification, réparation du
monde » est un concept important dans le judaïsme, recouvrant en grande
partie, et entre autres, la conception juive de la justice sociale. Selon certaines
explications, plus grand est le nombre de mitzvot (prescriptions religieuses)
réalisées, plus le monde se rapproche de la perfection. De cette idée assez
générale, acceptée par le judaïsme rabbinique y compris par les Juifs karaïtes,
le mysticisme juif a développé l’idée que le tikkoun olam déclencherait ou
accomplirait les prophéties concernant la venue du Messie ou celles du monde
à venir.

SHEMINI ATSERET

Le huitième et dernier jour de Soukkot porte le nom de Shemini Atseret


(«huitième jour de clôture») et marque la clôture des fêtes de Tishri.
La Tora prescrit pour le huitième jour de Soukkot (22 Tishri) une «assemblée
solennelle» (Lévitique 23:36 ; Nombres 29,35) sans donner d’explication précise.
Ce jour, devenu une fête distincte de Soukkot (on ne secoue plus le loulav), est
marqué par la récitation de tefilat geshem («prière pour la pluie»). C’est à partir
de ce jour, et jusqu’à Pessah, que la formule mashiv harouah oumorid hageshem
(«qui fait souffler le vent et tomber la pluie») vient se substituer au morid hatal
(«qui fait tomber la rosée») dans la deuxième bénédiction de la Amida.
Ce jour, en Israël et dans les communautés libérales (le lendemain chez les
orthodoxes de diaspora), coïncide avec la fête de Simhat Torah
SIMHAT TORAH : LA JOIE DE LA TORA est célébré le 22 Tishri, en même
temps que Shemini Atseret, en Israël et chez les libéraux, et le 23 Tishri chez les
82
orthodoxes de diaspora. Cette fête célèbre la fin du cycle de la lecture annuelle
de la Torah et son recommencement. Dans une ambiance très joyeuse, on sort
tous les rouleaux (Sifré Torah) de l’Arche Sainte (Aron Hakodesh) et les fidèles
les transportent en processions (hakafot) sept fois autour de la synagogue
en dansant et en chantant. Les enfants participent en portant les différents
accessoires du Sefer Torah. On procède ensuite à la lecture du dernier chapitre
du Deutéronome et on enchaîne aussitôt sur la lecture du premier de la Genèse.
En Israël, SHEMINI ATSERET et SIMHAT TORAH ont lieu le même jour. En
dehors d’Israël, le 1er jour de fête est consacré à SHEMINI ATSERET et le 2ème
jour à SIMHAT TORAH. De grandes réjouissances accompagnent cette fête.
Nous chantons et dansons en l’honneur de la Torah, cadeau si précieux donné
par Dieu à son peuple.

C’est Moshé qui a institué l’obligation de lire la Torah chaque Shabbat, mais
ce sont nos Sages qui ont fixé l’ordre des Parashiyot qui sont réparties sur les
semaines de l’année. La veille après l’office de Arvit et le lendemain matin après
shaharit, l’on sort les sépharim du Hekhal, qui sont posés sur la Téva.

Simhat Torah s’est développée tardivement. En Babylonie où les communautés


redoublaient les jours de Fête, la lecture de la Torah du 2ème jour de Shemini
Atsérèt était la fin du Deutéronome (B. Meguillah 31a). Peu à peu, cette journée
devint l’occasion de terminer et de recommencer la lecture de la Torah. Et cette
coutume fut généralisée lorsque le mode de lecture de la Torah en vigueur en
Babylonie (lecture complète de la Torah chaque année) supplanta le mode
palestinien (lecture complète sur trois années). Cette journée devint une joyeuse
célébration et reçut le nom de Simhat Torah / fête de la Torah.

Aujourd’hui Simhat Torah est célébrée en Israël dans les communautés


orthodoxes et libérales, et dans les communautés libérales de la Diaspora,
le même jour que Shemini Atsérèt. Dans les communautés orthodoxes de la
Diaspora, elle est célébrée le lendemain.

L’appelé(e) à la Torah pour la fin du Deutéronome reçoit le titre de Hatan-Kalat


Torah / Fiancée de la Torah et celui /celle qui monte pour les premiers versets
de la Genèse est appelé(e) Hatan-Kalat Beréshit / Fiancée de Beréshit.
Dans certaines communautés tous les enfants sont appelés à monter à la Torah
pour les premiers versets de la Genèse, dans d’autres ce sont les membres présents
qui collectivement sont appelés à la Torah et prononcent les bénédictions.
La Tradition a divisé la lecture de la Torah en sections hebdomadaires afin que le
livre entier soit lu pendant l’année. La fin de cette lecture et son recommencement

83
sont donc des moments de réjouissance et une occasion de montrer notre
attachement à la Torah. La reprise immédiate de la lecture montre que celle-ci
n’est jamais terminée et symbolise notre volonté d’observer la mitzvah du Talmud
Torah.

Yizkor/Prière du souvenir Le jour de Shemini Atsérèt, l’usage est de dire le


Yizkor. Nous rappelons ainsi la mémoire des membres de notre famille et de nos
amis disparus, ainsi que celle des martyrs de notre époque et des générations
précédentes.

Consécration Comme Simhat-Torah est l’affirmation joyeuse de la mitzvah de


Talmud Torah, certaines communautés organisent une fête pour les enfants qui
vont commencer le Talmud-Torah. On leur donne des aliments sucrés ou des
gâteaux en forme de lettres hébraïques pour insister sur le caractère de joie et
de douceur lié à l’étude de la Torah. Cette célébration rappelle que les années
shabbatiques, pendant la fête de Souccot, le peuple d’Israël, hommes, femmes,
enfants et étrangers résidant parmi eux, devaient être réunis pour entendre une
lecture de la Torah (Deutéronome 31:12). Certains enfants reçoivent des rouleaux
de la Torah en miniature.

La célébration de Shemini Atséret/Simhat Torah se caractérise par les danses des


hommes portant les rouleaux de la Torah - les cinq Livres de Moïse, ainsi que par
la récitation du dernier et du premier chapitre du Pentateuque, renouvelant le
cycle annuel de la lecture hebdomadaire.

SOUCCOT REPRÉSENTE

La protection de Dieu quand on est dans la souccah, la confiance en Dieu quand


on est en dehors de la souccah ; la forme de la souccah est donnée par les 3 lettres
hébraïques la nommant on laisse un côté ouvert, sameh-kof-hé (ouverture) pas de
vav ; ce ne sont pas des murs mais des draps démontables ; 7 éléments doivent se
trouver dans la Soucca : orge (bierre), miel, dattes (miel de dattes), céréales, etc.

Décoration de la soucca : beaucoup de guirlandes, une table, des chaises et une


chaise vide pour l’invité d’honneur, pour certains on peut mettre des photos des
Pères de la Torah, des photos d’Israël, pour d’autres les photos ne sont pas ; le toit
est plat : les juifs ne tomberont jamais.

On doit pouvoir voir les étoiles.

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Simhat Torah, fête de la joie de la Torah,
la joie de Yeshoua
« Mieux vaut pour moi la Torah (loi) de ta bouche que mille objets d’or et
d’argent. » (Psaume 119 :72)
Le peuple juif est le peuple témoin qui révèle Yeshoua le Messie. Nous découvrons
lors de cette fête en apparence d’origine rabbinique, une extraordinaire révélation
de notre reconnaissance envers Dieu pour le salut qu’Il nous a envoyé par son
Fils : Parole Vivante.
La Parole de Dieu attribue la joie du vrai bonheur à celles et ceux qui marchent
selon la Parole de Dieu :
« 1 Heureux ceux qui sont intègres dans leur voie, qui marchent selon la loi
(Torah) de l’Eternel! 2 Heureux ceux qui gardent (natsar) ses préceptes, qui le
cherchent de tout leur cœur, 3 qui ne commettent point d’iniquité, et qui marchent
dans ses voies! » (Psaumes 119 :1-3)

Ceux qui sont violents pour le Royaume de Dieu et sa justice sont joyeux « Je serre
ta parole dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi. » (Psaumes 119 :11)
La joie est au-dedans d’eux « 14 Je me réjouis en suivant tes préceptes, comme si
je possédais tous les trésors… 16 Je fais mes délices de tes statuts, je n’oublie point
ta parole. » (Psaume 119 :14, 16)

La fin du cycle des 7 fêtes


Nous avons passé des moments agréables dans la Maison de Dieu, à l’assemblée,
non seulement au cours des 7 fêtes de l’Eternel qui se sont déroulées depuis
Pessah jusqu’à Soukkot mais aussi au cours des autres fêtes juives prophétiques
comme Hannoucah, Pourim, Tou bishvat, etc. Nous découvrons comme nous
l’avons fait dans chacune d’entre elles, la signature divine du Messie Yeshoua, le
Fils Unique du Dieu Vivant.
Pour terminer l’année en beauté et rendre grâce à Dieu pour ce qu’Il nous a
donné de meilleur, nous le louons pour cette Parole de salut qu’Il nous a confiée.
Cette Parole que nous chérissons est en fait une Personne : le Fils unique de
Dieu, une partie de Elohim même, « Et la parole a été faite chair, et elle a habité
parmi nous, pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une
gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » (Jean 1:14)
« Ouvre mes yeux, pour que je contemple les merveilles de ta loi! »
(Psaume 119 :18)

85
Les merveilles (pala-palot) dont parle le verset 18 signifient étonnant,
prodige, accomplissement, se séparer, difficile, frapper, admirable, merveilles,
magnifique, merveilleux, miracle, au-dessus. On trouve dans l’hébreu un
« être merveilleux », « étonnant », « extraordinaire », « séparé par une action
distinguée ».

La forme Nifal donne « en allant au delà des possibilités », « quelque chose de


difficile à faire » et « difficile à comprendre ». Cela se confirme par les lettres
Pé (une des faces d’Elohim), le lamed, l’enseignement de la Torah, et l’Aleph, la
présence de Dieu.

Cette fête que nous célébrons est empreinte de la Grâce même du Fils unique de
Dieu : Simhat Torah est par excellence la fête de la Joie en Yeshoua HaMashiah !
La fête par excellence du Fils de Dieu, celle où nous le glorifions pour sa venue
et pour la Parole de Vie qui nous a arrachés aux ténèbres éternelles, cette fête
célèbre Yeshoua en personne !

« 1 Ce qui était dès le commencement, ce que nous avons entendu, ce que nous
avons vu de nos yeux, ce que nous avons contemplé et que nos mains ont touché,
concernant la Parole de Vie, 2 car la Vie a été manifestée, et nous l’avons vue
et nous lui rendons témoignage, et nous vous annonçons la vie éternelle, qui
était auprès du Père et qui nous a été manifestée, 3 ce que nous avons vu et
entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez
en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils
Yeshoua HaMashiah. » (1 Jean 1 :1-3)

Avant de quitter cette période de proximité avec Dieu au travers des fêtes, Dieu
nous donne cette fête supplémentaire Shemini Atseret. La tradition juive assimile
la Torah, c’est-à-dire la Parole de Dieu aux cinq premiers livres de Moïse. Il est
évident que pour nous, enfants de Dieu, la Torah est l’ensemble des 66 livres de
toute la Bible, dont 39 dans l’ancienne et 27 dans la nouvelle alliance.

Toute l’année, le peuple juif, postérité selon le sable de la terre (Genèse 13 :16),
souffre pour la Torah, voire se bat pour elle. En ce jour de Simhat Torah, il
exprime sa joie à son égard - non seulement du fait que la Torah soit réalité, mais
encore, et surtout, car il y est profondément attaché, de par une appartenance
intime. Et en ce jour il ressent une joie de l’âme, et ce grâce à la Torah.

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La fin de Souccot

Le septième jour de Souccot, c’est Hoshana rabba. Le lendemain, le 22 Tishri,


le peuple juif célèbre la fête de Shemini Atseret. En Israël, elle coïncide avec
Simhat Torah, tandis qu’en diaspora cette dernière est repoussée au 23 Tishri. A
la fin du septième jour, Souccot est finie, et il est conseillé de rentrer une dernière
fois dans la soucca. On y dit la bénédiction finale ainsi qu’une courte prière
demandant de mériter l’an prochain d’habiter la soucca des temps messianiques.
Et l’usage est de terminer par le chant la-shana ha-baa biroushalaïm, « L’an
prochain à Jérusalem »

Noms de la fête

La Parole de Dieu ordonne de célébrer cette fête en même temps que Souccot :
Lévitique 23 : 36 « Pendant sept jours vous offrirez un mets consumé au
Seigneur. Le huitième (shemini) jour il y aura pour vous une convocation sainte,
vous offrirez un mets consumé au Seigneur. C’est la clôture (atseret) de la fête,
vous ne ferez aucune œuvre servile » (Nombres 29 :35). Nous retrouvons dans
ce verset l’appellation typique des jours de fête qu’est « convocation sainte »
(miqra qodesh).

Shemini Atseret (« la clôture du huitième ») est une fête chômée.


On trouve aussi dans la tradition juive deux autres dénominations pour ce
jour : Yom hashemini (« Huitième jour ») et Hag haatseret (« fête de clôture »).
L’appellation actuelle est en fait une synthèse des deux précédentes.
Le premier soir de Shemini Atseret, on allume les bougies, on récite le kidoush
suivi de la bénédiction Sheheheyanou (« Béni sois-tu Seigneur notre Dieu, roi
de l’univers, qui nous a maintenus en vie, nous a soutenu et nous a permis
d’atteindre ce jour. »)

Simhat Torah, une joie triomphante

La fête de Simhat Torah vient du mot simhah joie réjouissances, joie, se réjouir,
pousser des cris de joie, joyeux, transports de joie, joyeusement, sujet de joie, cris
de joie, jour de joie gaieté, bonheur, plaisir, festin, fête, joie (de Dieu), heureux
résultat, issue heureuse. La racine sameah vient de samah un adjectif verbal qui
laisse transparaître un « triomphe de joie ». Cette joie est plus qu’une simple
joie : il s’agit d’un triomphe : triomphe de la vie sur la mort, triomphe du bien
sur le mal, triomphe de la sainteté sur le péché et sur la corruption. Le peuple
juif quant à lui, triomphe d’une simple joie : celle d’être aimé et pardonné par

87
Dieu. Le simple fait de savoir que l’on est un peuple aimé, choyé et protégé par
Adonaï, exulte notre joie.

Simhat Yeshoua - La joie de Yeshoua

La joie de la Torah est la joie de Yeshoua par excellence car il est écrit en
Apocalypse 19:13 « et il est habillé d’un vêtement trempé de sang. Son nom est
La Parole de Dieu. »
Cette joie est celle de l’ami de l’épouse « Celui à qui appartient l’épouse, c’est
l’époux; mais l’ami de l’époux, qui se tient là et qui l’entend, éprouve une grande
joie à cause de la voix de l’époux: aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite. »
(Jean 3:29)
Yeshoua nous a donné cette joie parfaite « Je vous ai dit ces choses, afin que ma
joie soit en vous, et que votre joie soit parfaite. » (Jean 15:11),

« Et maintenant je vais à toi, et je dis ces choses dans le monde, afin qu’ils aient
en eux ma joie parfaite. » (Jean 17:13)
Le but des exaucements des prières que Dieu nous accorde est notre joie en
Yeshoua : « Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez,
et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. » (Jean 16:24)

Le particularisme de l’élection d’Israël

A l’époque du Temple, l’offrande sacrificielle pour Shemini Atseret était d’un


taureau et d’un bélier (plus sept brebis), alors que pour les sept jours de Souccot
on devait offrir 70 taureaux (plus 2 béliers et 14 brebis) (cf. Nombres 29 : 35- 36).

Les parashiyot

Chaque semaine, le jour du shabbat, une portion de la Torah au sens strict


(c’est-à-dire du Pentateuque) est lue. Les cinq livres bibliques sont découpés en
52 sections appelées parashyot (pluriel de parasha). Le jour de Simhat Torah, la
lecture du Pentateuque se termine pour recommencer aussitôt avec les premiers
versets de la Genèse.
On lira donc ce jour là : Deutéronome 33 :1 à 34 :12 ainsi que Genèse 1 :1 à 2
:3. Comme haftarah, on lit le début du livre de Josué, premier des prophètes.
Dans le cas où Shemini Atseret et Simhat Torah coïncident, il n’y a que ces
lectures. Mais en diaspora, comme il s’agit de deux jours distincts, les lectures
pour Shemini Atseret sont différentes.

88
Ajouts liturgiques

Après l’office du soir (Arvit), tous les Sefarim (rouleaux) sont sortis de l’Aron
Hakodesh (l’armoire sainte), et tous les fidèles tournent sept fois autour de la
bimah (estrade de lecture). Ces processions s’appellent haqafot. Les enfants
participent aussi en agitant des drapeaux ou en tenant des rouleaux de la Torah
miniatures ou en peluche !
Dans certaines communautés on lit la Torah le soir même. Mais dans la majorité
des communautés, on fait la lecture le matin. Le fidèle qui a l’honneur de lire la
dernière section du pentateuque est quelqu’un que la communauté veut honorer
spécialement. On lui donne le nom de Hatan Torah (« fiancé de la Torah »).
Puis une deuxième personne, que l’on honore aussi, lit la première section
du rouleau de la Genèse. On l’appelle Hatan Bereshit (« fiancé de Bereshit »,
Bereshit étant le nom de la première parasha).
Dans de nombreuses communautés, des haqafot supplémentaires ont lieu à
minha (après-midi) et à Arvit (soir), ou encore hors de la synagogue. En Israël
la coutume est d’organiser des « secondes haqafot » la nuit de Simhat Torah au
cours desquelles les farandoles sont accompagnées par des orchestres.

Source : Ziv, bulletin de la commission judaïsme de la Cté des Béatitudes.


Dans certaines communautés tous les enfants sont appelés à monter à la Torah
pour les premiers versets de la Genèse, dans d’autres ce sont les membres présents
qui collectivement sont appelés à la Torah et prononcent les bénédictions.

Yizkor/Prière du souvenir

Le jour de Shemini Atsérèt, l’usage est de dire le Yizkor. Nous rappelons ainsi la
mémoire des membres de notre famille et de nos amis disparus, ainsi que celle
des martyrs de notre époque et des générations précédentes.

Une Parole de lait et de miel


Comme on l’a vu à Rosh Hashana, la Parole (Davar) a la même racine que
Devorah (l’abeille) qui produit le miel (Devash). Certains usages préconisent à
Simhat Torah des aliments sucrés ou des gâteaux en forme de lettres hébraïques
pour insister sur le caractère de joie et de douceur lié à l’étude de la Torah. Cette
célébration rappelle que les années shabbatiques, pendant la fête de Souccot,
le peuple d’Israël, hommes, femmes, enfants et étrangers résidant parmi eux,
devaient être réunis pour entendre une lecture de la Torah (Deutéronome 31:12).
Certains enfants reçoivent des rouleaux de la Torah en miniature.
89
Le don et l’action de l’Esprit Saint

Après la haftara c’est-à-dire la lecture du premier chapitre du Livre de Josué,


on repose les rouleaux de la Torah sur l’almemor (l’autel), et la communauté
entonne des cantiques : «Réjouissez-vous, jubilez dans la joie de la Torah! Nous
voulons nous réjouir de cette Torah! ...»
Dans la lecture biblique, Josué représente souvent le serviteur de Dieu qui
annonce la venue de Yeshoua.
Josué se dit Yehoshoua « L’Eternel est Sauveur ») l’homme rempli du Saint Esprit
(Josué fils de Noun, fils du « poisson », représentation de l’Esprit Saint).
Les Juifs séfarades ont coutume d’organiser le soir encore des processions
solennelles avec les rouleaux de la Loi. En Israël, à la fin de ce jour de fête, des
processions sont organisées sur les places des grandes villes, en présence de
notables politiques et religieux, et tous dansent une grande partie de la nuit, au
son de l’orchestre.

L’action de l’Esprit Saint

Lorsque les Apôtres reçurent le Saint Esprit, ils semblaient ivres aux yeux des
autres (Actes 2 :15). La joie de Simhat Torah s’apparente un peu à cela aussi tout
comme à Pourim où on recommande la consommation de boissons capiteuses,
ce qui doit traduire, sous des dehors exubérants, le bonheur intime de l’âme
dont la Torah sait sanctifier les passions, la fierté d’appartenir au peuple qui a
accepté la charge de pratiquer, étudier et diffuser la doctrine divine, la sérénité
conférée par l’absolution reçue à Kippour. Selon un dicton, la joie déployée
à Simhat Torah est fonction de la sincérité du jeûne, de la pénitence et de la
prière du Jour du Pardon. (d’après : E. Gugenheim, Le judaïsme dans la vie
quotidienne, ed. Albin-Michel).

On perçoit dans cette journée de joie exubérante l’action de l’effusion de l’Esprit


Saint lorsque le croyant reçoit la Parole plantée dans son cœur. Lorsque le
croyant né de nouveau reçoit Yeshoua son Sauveur et Seigneur dans sa vie, une
joie inexplicable et ineffable rentre en lui sans qu’il ne puisse se l’expliquer. La
nouvelle naissance est toujours accompagnée d’une joie sans mesure et sans
frein. Cette joie débordante doit obligatoirement se refléter dans la tradition
de Simhat Torah. Faisant suite à la fête de Souccot où il n’est pas permis d’être
dans la peine, la célébration de Simhat Torah ne peut être célébrée que par des
enfants de Dieu nés de nouveaux et remplis du Saint Esprit.

Simhat Torah est donc la fête de Elohim 3x kadosh, Père, Fils et Esprit.

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Simhat Torah selon le judaïsme
Shemini Atzeret (littéralement huitième jour clôture) est le 8ème jour de
Soukkot. C’est la conclusion solennelle de la fête de Soukkot. Shemini Atzeret
et Simhat Torah sont célébrés le même jour en Israël et sur deux jours dans la
diaspora.

Simhat Torah (littéralement Joie de la Torah). Au cours de cette fête on remercie


Dieu pour le don de la Torah. Simhat Torah clôture le cycle annuel de lecture
de la Torah. On fait une procession avec les rouleaux de la Torah. On sort tous
les rouleaux de l’Arche et on tourne sept fois autour de l’estrade de la lecture. A
la fin de la fête des hommes et des enfants dansent en portant les rouleaux de
la Torah.
A Simhat Torah, on finit la lecture annuelle de la Torah et on la recommence
pour une nouvelle année
Simhat Torah s’est développée tardivement. En Babylonie où les communautés
redoublaient les jours de Fête, la lecture de la Torah du 2ème jour de Shemini
Atsérèt était la fin du Deutéronome (B. Meguillah 31a). Peu à peu, cette journée
devint l’occasion de terminer et de recommencer la lecture de la Torah. Et cette
coutume fut généralisée lorsque le mode de lecture de la Torah en vigueur en
Babylonie (lecture complète de la Torah chaque année) supplanta le mode
palestinien (lecture complète sur trois années). Cette journée devint une joyeuse
célébration et reçut le nom de Simhat Torah / fête de la Torah.

Aujourd’hui Simhat Torah est célébrée en Israël dans les communautés


orthodoxes et libérales, et dans les communautés libérales de la Diaspora,
le même jour que Shemini Atsérèt. Dans les communautés orthodoxes de la
Diaspora, elle est célébrée le lendemain.

L’appelé(e) à la Torah pour la fin du Deutéronome reçoit le titre de Hatan-Kalat


Torah / Fiancée de la Torah et celui /celle qui monte pour les premiers versets
de la Genèse est appelé(e) Hatan-Kalat Beréshit / Fiancée de Beréshit.

Dans certaines communautés tous les enfants sont appelés à monter à la Torah
pour les premiers versets de la Genèse, dans d’autres ce sont les membres présents
qui collectivement sont appelés à la Torah et prononcent les bénédictions.

La Tradition a divisé la lecture de la Torah en sections hebdomadaires


afin que le livre entier soit lu pendant l’année. La fin de cette lecture et son
recommencement sont donc des moments de réjouissance et une occasion

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de montrer notre attachement à la Torah. La reprise immédiate de la lecture
montre que celle-ci n’est jamais terminée et symbolise notre volonté d’observer
la Torah. (dans le judaïsme le « Talmud Torah »)
Yizkor/Prière du souvenir Le jour de Shemini Atsérèt, l’usage est de dire le
Yizkor. Nous rappelons ainsi la mémoire des membres de notre famille et de nos
amis disparus, ainsi que celle des martyrs de notre époque et des générations
précédentes.

Consécration
Comme Simhat-Torah est l’affirmation joyeuse de la mitzvah de Talmud Torah,
certaines communautés organisent une fête pour les enfants qui vont commencer
le Talmud-Torah. On leur donne des aliments sucrés ou des gâteaux en forme de
lettres hébraïques pour insister sur le caractère de joie et de douceur lié à l’étude
de la Torah. Cette célébration rappelle que les années shabbatiques, pendant
la fête de Souccot, le peuple d’Israël, hommes, femmes, enfants et étrangers
résidant parmi eux, devaient être réunis pour entendre une lecture de la Torah
(Deutéronome 31:12). Certains enfants reçoivent des rouleaux de la Torah en
miniature.
Extrait du livre « Le monde des Mitzvot » du Rabin F. Garaï.

LA CELEBRATION ET LE SENS DE LA FETE

La deuxième journée de Shemini Atsereth, célébrée dans la Diaspora, possède,


comme son nom l’indique, un caractère de liesse tout particulier : «Joie de la
Torah». Cette célébration n’était pas connue pendant la période talmudique;
elle était alors confondue avec Shemini Atsereth. Aujourd’hui encore, en Israël,
les deux solennités ont célébrées le même jour.

Simhat Torah devient une fête à part entière au cours de la période gaonique
(vers l’an 1000 de notre ère). C’est l’époque où la lecture de la Torah en un an
prend toute son importance, contre l’idée d’un cycle tri-annuel.
«Joie de la Torah», dans l’achèvement annuel de la lecture du Rouleau
sacré(Sefer) par sa dernière section des «Bénédictions inspirées à Moïse avant
sa mort» (Deutéronome ch.33, 34) et dans le perpétuel recommencement du
cycle avec le premier chapitre de la section de Bereshith (La Genèse) : «Au
commencement Dieu avait créé le ciel et la terre», récité dans un second
sefer. Ainsi, l’étude de la Torah ne saurait-elle jamais être considérée comme
terminée. Les manifestations joyeuses se donnent libre cours, surtout pendant
les hakafoth, lorsque, après avoir sorti de leur armoire tous les rouleaux de la
Loi, on les promène en procession dans la synagogue, en chantant et dansant,

92
suivant le glorieux exemple donné par Isaac Louria, le maître de la Kabbale au
17ème siècle.

Un cierge allumé est placé dans l’armoire vide, car «la mitsva est flambeau et la
Torah lumière». Souvent on a procédé déjà la veille au soir à cette cérémonie.
Les jeunes gens se livrent à de folles sarabandes où ils entraînent leurs airs,
tandis que, de la tribune des femmes, une pluie de bonbons et de sucreries
disperse la troupe des enfants brandissant des drapeaux. Dans les communautés
massoratiques et réformées, les femmes et les jeunes filles participent à ces
processions.

Ce n’est pas le spectacle le moins émouvant que celui de tel vieux talmid hakham,
«l’étudiant» perpétuel en Torah, dansant avec ferveur, les yeux fermés avec son
sefer; on n’aurait jamais supposé chez lui une ardeur aussi juvénile !

Tous les fidèles tiennent à monter ce jour-la à la Torah, isolément ou par


groupes, tous les Cohanim avec un Cohen, tous les membres de la tribu de Levi
avec un des leurs, et même, à l’appel de kol hane’arim, tous les garçons encore
religieusement mineurs accompagnent un adulte qui récite pour eux ou avec
eux les bénédictions de la Torah, puis celle de Jacob aux fils de Joseph.

Le fidèle à qui échoit l’honneur de la récitation des derniers versets du


Pentateuque qui relatent la mort de Moïse, et celui qui recommence la lecture
des premiers versets, convoqués avec solennité et abrités parfois sous le dais
d’un talith tendu par quatre mains, reçoivent les titres de Hatan (fiancé de la)
Torah et Hatan Bereshith.

Ce sont en général, des hommes qui se distinguent par leur savoir ou par leur
pieux dévouement. L’usage veut qu’ils régalent ensuite leurs amis au cours d’un
kidoush, comme pour des fiançailles véritables.
Après la haftara (la lecture du premier chapitre du Livre de Josué), on repose
les rouleaux de la Torah sur l’almemor (l’autel), et la communauté entonne des
cantiques : «Réjouissez-vous, jubilez dans la joie de la Torah! Nous voulons
nous réjouir de cette Torah! ...»
Les Juifs séfarades ont coutume d’organiser le soir encore des processions
solennelles avec les rouleaux de la Loi. En Israël, à la fin de ce jour de fête, des
processions sont organisées sur les places des grandes villes, en présence de
notables politiques et religieux, et tous dansent une grande partie de la nuit, au
son de l’orchestre.
La joie de Simhat Torah s’apparente un peu à celle de Pourim.

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De Ramsès à Soukkot : la fin d’une route
Soukkot est le nom de lieu donné par Jacob à un endroit où il fabriqua des cabanes
pour son troupeau. (Genèse 32:17, 30; 33:17). Les cabanes «soukkot» tirent
leur racine du mot sakak ‫ ָסכַ ְך‬couvrir,
se couvrir, cerner de toutes parts, fermer,
protéger, tisser, armer, cacher, envelopper,
déployé, protecteur, défense, clore d’une
haie, enclore, enfermer, bloquer, ombrager,
faire écran, arrêter l’approche, couvrir,
voiler. Ce mot signifie « Stop, arrête ton
approche, fais silence » c’est le premier
lieu de campement des Israélites après
avoir quitté Ramsès (Exode 12:37); le nom « civil » de Pithom.
Il s’agit aussi d’une ville à l’est du Jourdain, identifiée à Tel Dar’ala, un haut
tertre, une masse de débris, dans la plaine au nord du Jabbok, à environ un
kilomètre et demi de là (Josué. 13:27).

C’est là que Jacob, lorsqu’il est revenu de Padan-aram après avoir revu Esaü, se
construit une cabane pour lui et des « soukkot » pour son troupeau, d’où le nom
de l’endroit (Gen 32:17, 30; 33:17).

Les épines de Padan Aram

L’abri créé à Soukkot pour les enfants d’Israël les met à l’abri de ce monde
corrompu. C’est dans Soukkot que les princes refusent leur aide à Gédeon et ses
hommes alors qu’ils sont poursuivis par une bande de Madianites fugitifs après
la grande victoire de Gilboa. Après avoir réglé ce problème, Gédeon revient
trouver les Anciens de cette ville pour leur infliger une punition sévère.
« Il prit les Anciens de la ville, des épines (qots ‫ קֹוץ‬dans le sens de piquant, épine,
buisson d’épines, ronces) du désert et des bruyères (barqon ‫ ַב ְרקֹן‬- chardon) , et
avec celles-ci, il corrigea les hommes de Souccoth » (Juges. 8:13-16).

C’est un endroit où furent érigées les fonderies pour préparer les pièces de métal
pour le Temple (1 Rois 7:46).
Il est dit du peuple de Paddan Aram qu’ils étaient des grands pécheurs, des
voleurs, des séducteurs et des menteurs et Rébecca était comme un « Lys parmi
les épines ». (Lévitique 23:1 - séducteurs, les chardons ont pour racine baraq :

94
«lumineux comme l’éclair» c’est-à-dire séduisant) ; Cantique des cantiques 2:4
(tricheurs) ; Genèse 25: 20 (méchant).
L’idée est bien curieuse lorsqu’on sait que le sens du nom de Rebecca est aussi
« séductrice » et « ensorceleuse ».

Pour le Dieu d’Israël, la nuance est de taille puisqu’autant Jacob le menteur et le


trompeur que Rebecca la séductrice et l’ensorceleuse, et aussi tout le peuple juif
se placent sous la couverture du sang de l’agneau pascal qui a été apposé sur les
linteaux et montants des portes des habitations. Ce qui, malgré leur condition
de péché, les placent sous la protection de Dieu.
Comme les exégètes juifs considèrent le séjour de Rébecca à Padan-Aram
comme emblématique d’Israël parmi les nations, il nous est avantageux de
chercher dans cette interprétation une relation étonnante avec Israël qui sort
de Ramsès de l’Égypte pour aller vers Souccot, le lieu de sa paix en attendant
son départ pour la terre promise.

Le cycle des 7 fêtes

Cette interprétation correspond en tout point avec l’objectif du cycle des 7 fêtes
de l’Eternel.

Les trois premières fêtes de la Pâque correspondent d’une part à notre foi en
Yeshoua, suivi de près par le pardon qui nous rend instantanément purs aux
yeux de Dieu (des pains sans levain) et enfin qui nous assure par la Foi de la
résurrection (Fête des prémices).

Shavouot, la quatrième célébration nous rappelle chaque année qu’après avoir


cru, nous recevions la Parole de Dieu en nous par l’Esprit Saint.

Les fêtes de Tishri avec la fête des trompettes annonçant l’évangile au monde
puis au jour du grand pardon, se clôturent avec la fin de notre voyage ici sur
cette terre.

Cette fin de cycle se clôture par un passage intermédiaire avant le grand départ
vers notre « terre promise » : un arrêt provisoire d’une semaine de sept jours
sous des cabanes, sans les facilités de la vie courante, pour nous préparer en
pensée plus facilement à quitter ce monde.
C’est par pure miséricorde que Soukkot nous aide chaque année, à rentrer dans
l’idée de quitter cette vie.
Sans Soukkot, le croyant perd toute notion d’abandon des choses terrestres.

95
La répétition d’année en année de la célébration totale et sans frein des sept
fêtes de l’Eternel nous assure que Dieu est toujours là pour nous aider à nous
préparer.

Ce n’est pas du tout un hasard que le peuple hébreu s’est retrouvé complètement
démuni de tout dans le désert pendant 40 ans. C’était un effet de la grâce et de
la miséricorde de Dieu de préparer le peuple à rentrer en terre promise.

Pourquoi le peuple ne s’est-il pas abrité sous des tentes à Nissan ?

La Torah nous ordonne d’habiter la Soukka pendant sept jours à partir du 15


Tishri, « afin que nos générations sachent que c’est dans des cabanes que j’ai fait
habiter les enfants d’Israël quand je les ai fait sortir d’Egypte ».

Pourquoi alors ne nous a-t-elle pas demandé de célébrer cet événement en


Nissan ?

On peut trouver à cela de nombreuses raisons; l’explication la plus simple est


celle-ci lorsque nous quittons nos demeures pour aller séjourner sept jours
dans une cabane, cet acte doit être « lehem mitsva », uniquement parce que
Dieu l’ordonne, et non simplement parce que cela nous est agréable.

Or au printemps il est très agréable d’aller camper en dehors de la maison les


pluies ont cessé, les nuits sont douces. A la mi-Tishri, au contraire, les nuits sont
froides, la saison des pluies est toute proche. C’est alors qu’en venant habiter
sept jours (et sept nuits) sous la Soucca, nous tenons à nous abandonner à
Dieu, quelles que soient les rigueurs de la saison!

Soukkot, la pluie de la miséricorde

Zacharie, l’un des derniers prophètes, contemporain des événements,


prophétise que la « fête des tentes » deviendra, aux temps messianiques, une
fête universelle au cours de laquelle toutes les nations se rendront à Jérusalem
pour se prosterner devant Dieu et pour célébrer la fête des Tentes, sous peine
de quoi elles ne seront pas « favorisées par la pluie ».

Soukkot est souvent associé avec le don divin de la pluie. Les Livres d’Isaïe et de
Néhémie évoquent d’ailleurs que le peuple se réunit « près de la porte de l’eau ».
Lévitique 23 : 42 nous dit « vous demeurerez dans des cabanes pendant sept jours;
tout citoyen en Israël résidera dans des «soukkot ». Afin que vos générations

96
reconnaissent que c’est dans des cabanes que j’ai fait demeurer les enfants d’Israël
à leur sortie d’Egypte ».

Selon une certaine tradition orale, on dit que six mois avant leur libération
définitive, les hébreux virent progressivement s’alléger le poids de leur servitude.
Ils continuèrent à habiter leurs maisons, en sécurité et ne manquant de rien. Le
peuple d’Égypte, le Pharaon et ses serviteurs ne cessèrent d’insister pour que les
juifs ne quittent pas l’Égypte, leur promettant richesse et abondance!

Lorsque le jour de la délivrance fut arrivé, «les enfants d’Israël partirent de


Ramsès dans la direction de Soukkot, environ six cent mille voyageurs, hommes
adultes sans compter les enfants ». De plus, une multitude nombreuse (d’autres
nationalités) les suivit, ainsi que du menu et du gros bétail... (Exode 12, 37).

En fait, c’est donc une population de plusieurs millions d’individus qui,


abandonnant leurs maisons confortables, s’avança sur la route du désert! Ils
suivaient avec confiance l’ordre de l’Eternel que Moïse leur avait transmis, ne
discutant pas, ne se demandant pas quelle serait leur nourriture, quelles seraient
les conditions d’hébergement sur la longue route du désert!

La tradition explique que « de Ramsès à Soukkot », il y avait une étape de


150 km environ, qu’un homme vigoureux ne pouvait franchir en moins de 3
journées de marche, et pourtant, dit le midrach, ils y parvinrent à la fin de cette
mémorable journée du 15 Nissan! C’est selon certains commentateurs, le sens
du verset « Je vous ai portés sur des ailes d’aigles... » (Exode 19, 4).

Cela nous apprend que celui qui suit la voie que lui a tracée l’Éternel, qui met
en Lui toute sa confiance, Dieu ne l’abandonnera pas, mais Il lui fera voir tous
ses prodiges!

Soukkot est la ville où le peuple campera, sa première nuit en hommes libres!


La veille de leur libération, c’était le sacrifice de l’agneau pur et sans tache.
Les rabbins disent qu’ils ont égorgé pour le sacrifice les animaux qui avaient
d’abord été adorés comme faux dieux. Ce n’est pas entièrement faux lorsqu’on
sait que le serpent qui représente le mal personnifié, a été dressé sur un
poteau par le patriarche comme serpent d’airain pour guérir le peuple et lui
montrer prophétiquement qu’à la croix, le malin ainsi que le péché et toutes les
ordonnances qui nous condamnaient seraient définitivement clouées.
En venant ensuite s’abriter sous la Soukka du Seigneur le peuple hébreu devenait
son épouse pour toujours!

97
Le texte dit bien « afin que sachent vos générations... il doit être clair et visible
que nous habitons la Soukka pour faire honneur à l’Éternel uniquement!

A la fête d’automne, lorsque l’homme a fini d’engranger les produits de ses


terres, la Torah lui demande de quitter sa demeure et de venir habiter la Soukka.
Il apprend ainsi à ne pas s’enorgueillir de sa richesse, à ne pas mettre toute sa
joie à l’acquisition des biens terrestres, biens éphémères. Il saura ainsi que « à
l’Éternel appartient la terre et ce qu’elle renferme... » (Psaume 24:1), et que la
vraie joie de l’homme est d’habiter sous la protection du Seigneur!

C’est pour une raison semblable que les juifs de rite achkénaze liront, pendant
la fête de Soukkot, la Méguillat Kohélet (Ecclésiaste) qui nous rappelle la
vanité des choses terrestres, la vanité de l’acquisition des richesses. Qui nous
apprend aussi, dans sa conclusion, que «de craindre Dieu et d’observer ses
commandements, c’est là tout l’homme! »

Tente d’assignation :
tente de la rencontre
tabernacle

Cabane
98
Souccot dans le texte :
Lévitique 23:39-44 > Il ne s’agit pas de la fête des «tabernacles»
mais bien plutôt de la fête des «cabanes»
On devrait revenir quelques instants sur la fête de Souccot qui est célébrée en même
temps qu’est lue et commentée la parasha «Vezot Habrakhah». Le peuple était dans
le désert et le commandement de Lévitique 23 ordonnait au peuple de se construire
des cabanes de feuillage. Ce n’est pas très correct d’appeler cette fête la «fête des taber-
nacles». Le «tabernacle», c’est en fait la «tente d’assignation» OHEL MOED, la tente de
la rencontre entre le peuple et son Dieu. Cette tente «d’assignation», ce «tabernacle»
était assigné à une rencontre entre le Souverain Sacrificateur qui représentait Yeshoua
HaMashiah et l’Éternel Dieu.
Dernière mise à jour 23 septembre 2021

A Soukkot par contre, il n’est pas question d’un tabernacle où Yeshoua vient pour
apporter à son Père le sang de la rédemption et où il aurait été indispensable alors de
sacrifier des animaux et verser le sang : ici il s’agit, d’une «soukka», c’est-à-dire d’une
«cabane» tressée. Tout ici parle du «tressage», d’unité entre les frères, d’une assemblée
unie, ehad. Rien à voir donc avec un tabernacle stricto sensu.

‫ ַב ֻסכֹת ֵת ְשבּו ִש ְבעַ ת יָ ִמים‬basoukkot teshvou shivat yamiym


Nous arrivons à la fin de notre périple annuel des fêtes de l’Éternel, ces rendez-vous
divins, ce sont des RENDEZ-VOUS entre amoureux, que le Tanakh nous invite à
répéter chaque année... que nous le voulions ou non. On voit d’ailleurs que le nom
hébreu pour «année» SHANAH c’est «répétition» et ça vient du chiffre «sheni»
c’est-à-dire le chiffre deux 2. On ne comprend pas toujours pourquoi, d’année en
année on répète inlassablement toujours les mêmes fêtes, les mêmes événements
prophétiques : c’est Dieu qui l’a fait ainsi, et c’est toujours mieux qu’on comprenne
pourquoi Dieu nous fait revêtir un vêtement qui n’est pas le nôtre. Ce mot «shanah»
signifie «se déguiser», «contrefaire».
Cela montre que si on se plie aux commandements de Dieu, cela ne fait pas partie
de notre nature. On doit s’habiller d’un vêtement qui n’est pas le nôtre mais celui de
Dieu. Et puis le nom «shanah» (année) est lié au mot «shani» la couleur écarlate du
sang de ce ver qui se colle à l’arbre en mourant pour donner naissance à sa progéniture
(Psaume 22).
C’est un monde mystérieux, un trésor inestimable qu’il vaille la peine de sonder...
même si on doit s’habiller d’un vêtement qui ne correspond pas à notre «chair». On
préfère les choses qui nous conviennent, c’est la zone de confort. La Bible nous fait
sortir de cette zone de confort.
Mais si parfois ça fait mal à notre chair, notre esprit quant à lui se réjouit, il se
renouvelle.
Voyons donc ce dernier «moed» (ce septième rendez-vous) divin avec l’appui de
l’hébreu et en dehors de toute tradition humaine.

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‫שר י֜ ֹום‬ ָׂ ֨ ָ ‫שה֩ ע‬ ָ ּ ׁ‫מ‬ ִ ‫ח‬ֲ ‫ב‬ַּ ‫֡אְַך‬ akh bahamishshah asar yom 39 Le quinzième jour du
lahodesh hasheviyiy septième mois, quand
‫שבִי ֗ע ִי‬ ְ ּ ׁ‫ה‬ ַ ‫חדֶׁש‬ ֹ ֣ ַ‫ל‬
vous récolterez les produits
‫תּבּואַ֣ת‬ ְ ‫פְכ ֶם֙ אֶת־‬ ּ ‫ס‬ ְ ָ‫בא‬ ְּ beospekhem eth tevouat
du pays, vous célébrerez
‫חּגּו אֶת־חַג־‬ ֹ֥ ‫ת‬ ּ ָ ‫ה ֔אָרֶ ץ‬ ָ haarets tahoggou eth hag donc une fête à l’Éternel,
‫בּּי֤ ֹום‬
ַ ‫בעַ֣ת י ָ ִ֑מים‬ ְ ‫ש‬ ִ ׁ ‫י ְהוָ֖ה‬ yehvah shiveat yamiym bayyom pendant sept jours: le
premier jour sera un jour
‫ב ּ֔תֹון ּובַּי֥ ֹום‬ ָ ‫ש‬ ַ ׁ ֙‫ה ֽרִ אׁשֹון‬ ָ harishon shabbaton ouvayyom
de repos, et le huitième
‫בּתֽ ֹון׃‬ ָ ‫ש‬ ַ ׁ ‫שמִינ ִ֖י‬ ְ ּ ׁ‫ה‬ ַ hashshmiyniy shabbaton sera un jour de repos.

Souccot, oui mais ... parce qu’il y a eu d’abord Kippour


Le premier mot «akh» 389 est un adverbe qui ‫ַאְך‬
Genèse 7 : 23 «Tous les êtres qui
lie ce qui suit avec ce qui précède, un peu comme étaient sur la face de la terre
le fait la lettre vav au début d’un mot : une sorte de furent exterminés, depuis l’homme
«consécutivité». On vient de lire la fin de la fête des jusqu’au bétail, aux reptiles et
expiations, et ce n’est seulement que maintenant aux oiseaux du ciel : ils furent
que peut venir cette fête de Souccot : aussi, mais, exterminés de la terre. Il ne resta
certainement, même, moins, néanmoins, … ; que (‘Akh) Noé, et ce qui était avec
lui dans l’arche.»
(22 occurrences), en effet, sûrement, certes, oui, Genèse 9 : 4 «Seulement Seulement (‘Akh),
seulement, rien que, à peine, mais, néanmoins vous ne mangerez point de chair
(restrictif) : cet adverbe provient de 403 aken avec son âme, avec son sang.»
‫ָאכֵ ן‬ adverbe «sûrement», «en vérité», «certes»,
«vraiment» (assertion forte), «mais en fait (pour amplifier un contraste), «cependant».
Finalement, on pourrait donc traduire «en en effet, ce n’est qu’à partir du 15ème jour que
vous récolterez», «mais en fait, c’est vraiment seulement que au 15ème jour que...»
On retrouve 22 fois cet adverbe dans le Tanakh comme le nombre des lettres de
l’alphabet comme pour rappeler que c’est toujours en regardant ce qui s’est passé
avant qu’on puisse conclure : la fête de Souccot ne peut venir que parce qu’il y a eu
avant et ce, de manière répétée (annuellement), d’abord Yom Kippour, et avant ça,
Yom Terouah et avant ça Shavouot et avant ça les 3 événements de Pessah.

Le quinzième jour
Ce chiffre ordinal assez fréquent «quinzième» 15ème : 2568 hamesh masc. ‫ָח ֵמׁש‬
hamishshah ‫ֲח ִמ ָשה‬
est un nombre primaire nom masc./féminin : cinq, cinquième,
quinze, quinzième ; (343 occurrences). Ce nom peut être un nombre cardinal, un
multiple de cinq (avec un autre nombre) ou un nombre ordinal «cinquième». Ce
chiffre représente une partie, la moitié du mois, ou le cinquième d’un tout :
2569 homesh ‫ח ֶֹמׁש‬
vient de 2567 ; nom masc. le cinquième d’un ensemble.

100
2570 homesh ‫ח ֶֹמׁש‬ vient d’une racine 2 Samuel 2 : 23 «Et Asaël refusa
probablement du sens d’être gros ; nom masculin de se détourner. Sur quoi Abner le
frappa au ventre (Chomesh) avec
qui parle du «ventre», «abdomen», le «cinquième
l’extrémité inférieure de sa lance,
des côtes». C’est la partie qui est percée pour arrêter et la lance sortit par derrière. Il
brutalement la vie des victimes. tomba et mourut sur place. Tous
ceux qui arrivaient au lieu où Asaël
L’adjectif 2571 hamoush ‫ָח ַמׁש‬ vient du même était tombé mort, s’y arrêtaient.»
2 Samuel 3 : 27 «Lorsque Abner fut
mot que 2570 : «armes», «avant-postes», «en rang de retour à Hébron, Joab le tira à
de bataille», «alignés par cinq», «armé». l’écart au milieu de la porte, comme
Le verbe 2567 hamash ‫ָח ַמׁש‬ vient de pour lui parler en secret, et là il le
2568 «arranger en multiples de cinq», «prendre un frappa au ventre (Chomesh) et le
tua, pour venger la mort d’Asaël,
cinquième 1a) taxer du cinquième de»
son frère.»
On retrouve le mot «cinquième» pour la première 2 Samuel 4 : 6 «Ils pénétrèrent
fois en Genèse 1:20 jusqu’au milieu de la maison,
«Dieu dit : Que les eaux produisent en abondance comme pour prendre du froment,
des animaux vivants, et que des oiseaux volent et ils le frappèrent au ventre
sur la terre vers l’étendue du ciel. 21 Dieu créa les (Chomesh); puis Récab et Baana,
son frère, se sauvèrent.»
grands poissons et tous les animaux vivants qui se
2 Samuel 20 : 10 «Amasa ne prit
meuvent, et que les eaux produisirent en abondance point garde à l’épée qui était dans
selon leur espèce; il créa aussi tout oiseau ailé selon la main de Joab; et Joab l’en frappa
son espèce. Dieu vit que cela était bon. 22 Dieu au ventre (Chomesh) et répandit
les bénit, en disant : Soyez féconds, multipliez, et ses entrailles à terre, sans lui
remplissez les eaux des mers; et que les oiseaux porter un second coup. Et Amasa
mourut. Joab et son frère abischaï
multiplient sur la terre. 23 Ainsi, il y eut un soir, et
marchèrent à la poursuite de
il y eut un matin : ce fut le cinquième jour.» Schéba, fils de Bicri.»

Le «quinzième jour» est généralement le moment


de la moitié du mois où sont célébrées certaines fêtes de l’Éternel. Le chiffre 5 est la
valeur numérique de la lettre divine «Hé».

Le 15ième jour du 7ième mois bahamishshah asar yom la


lahhodesh hasheviyiy
Pour notre calendrier biblique, nous sommes toujours ici reliés au premier mois de
l’année le mois de Nissan, le printemps, le 15ème jour étant celui de Pessah le jour du
salut, le jour du grand «passage». Sans Pessah, il ne peut y avoir d’autres «moadim»,
d’autres fêtes de l’Éternel. L’Éternel est toujours précis : c’est Lui qui est en dehors du
temps, Il a créé l’Éternité et il a créé notre temps et notre espace et pourtant il est
encore plus précis que le plus rationnel de tous les êtres humains charnels.
Le mois 2320 hodesh ‫ח ֶֹדׁש‬ vient de 2318 nom masc. mois, nouvelle lune ; (276
occurrences) : nouvelle lune, mois, mensuel. C’est aussi le premier jour du mois, le
mois lunaire. Ce n’est pas un hasard si la «nouveauté» vient de la même racine 2318
que l’adjectif 2319 hadash ‫ָח ָדׁש‬ nouveau, nouvelle, neuf, neuve, nouvellement,

101
reverdir, offrande. On trouve 53 occurrences de ce mot comme le 53ème chapitre
d’Esaïe le prophète) : nouveau, chose nouvelle, récent.

La racine primaire de tous ces mots nous parle de restauration, de renouvellement:


2318 hadash ‫ָח ַדׁש‬ : confirmer, restaurer, réparer, nouveaux, renouveler, rajeunir,
donner ; (10 occurrences).
Le mode intensif est encore plus lumineux à nos yeux (Piel) être nouveau, renouveler,
réparer, refaire à neuf, restaurer.
Autrement dit, se cachent derrière chaque «mois» hodesh de l’année une «Nouvelle
Alliance», une nouvelle naissance, une vie nouvelle créée selon Dieu par Yeshoua
notre Mashiah.
Et enfin le chiffre sept 7 est lié au serment : 7650 shaba ‫ָש ַבע‬
une racine primaire :
jurer, faire un serment, se lier par serment.
Seul Dieu est Maître du temps, Seul Lui peut jurer et faire des serments et Il en a fait
à l’égard de son peuple au travers de toutes les alliances par le Sang.

Souccot et Joseph : liés par la production du pays


Le fait de «récolter des productions» nous rappelle ce à quoi était appelé Joseph
lorsqu’il a été enlevé par ses frères, vendu pour 20 pièces d’argent à des marchands
ismaélites puis interné dans les geôles de Potiphar, l’intendant du Pharaon pour
finalement des années plus tard, mettre en place le salut de tout le Proche-Orient
avec Israël, devant une famine menaçante de 7 ans.

«quand vous récolterez les produits du pays, vous célébrerez donc une fête
à l’Éternel, pendant sept jours»
beospekhem eth tevouat haarets tahoggou eth hag Hashem shiveat yamiym
‫ת־חג־יְ הוָ ה ִש ְב ַעת יָ ִמים‬
ַ ‫בּואת ָה ָא ֶרץ ָתחֹּגּו ֶא‬
ַ ‫ת־ת‬
ְ ‫ְב ָא ְס ְפכֶ ם ֶא‬
beospekhem «quand vous récolterez» : BE+ASAPH+KHEM
La première lettre «beth» est la même préposition que celle que l’on trouve au début
de la Bible «au commencement», «dans un commencement»
«Dans, par, quand, il y aura votre rassemblement».

Dans notre cours sur les «lettres utilitaires», on découvre que derrière notre
préposition BE (dans), on va trouver en plus d’autres sens prophétiques comme :
- l’accompagnement («avec la récolte»);
- le moyen : «par» la récolte ;
- le lieu : on loue Dieu dans un lieu, pas n’importe où puisqu’il faut se mettre en
condition;
- le temps : on loue Dieu à certains moments (il y a un temps pour tout)
- la cause : on loue Dieu pour certaines raisons

102
Ce rassemblement de Souccot est étroitement lié au nom de Joseph (YO+ASAPH)
dont le nom et dont le but était justement de rassembler les âmes pour la grande
pêche.
622 asaph ‫ָא ַסף‬ une racine primaire : rassembler 47, assembler 38, recueillir 40,
provision, enlever, retirer, reçu, … ; (200 occurrences).
1. recueillir, recevoir, enlever, rassembler.
a. collecter, réunir et enlever, retirer.
1. être rassemblé avec ses frères.
2. être emporté, périr.
3. recueillir (moisson).

Souccot nous rappelle premièrement qu’avant de penser à nous rassembler pour


consommer les productions du pays, au départ l’idée c’était de se rappeler qu’il arrivera
un temps où ce sera la moisson des âmes qui sera effectuée au Jour de l’Éternel.

Et de quels produits s’effectuera la moisson ?


Pour bien le comprendre il est nécessaire de revenir à la parabole du Semeur où la terre
représente le cœur des hommes, la semence est la Parole de Dieu et ce qui va sortir de
terre (du cœur), ce seront soit des fruits de qualité (des paroles de bénédiction) soit
des fruits médiocres (des malédictions, des fruits corrompus provenant d’un cœur
amer). Ces fruits sont précédés du Semeur en Personne le Rédempteur, le Premier et
le Dernier le Aleph et le Tav :
Apocalypse 22:13 «Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement
et la fin.»
Apocalypse 1:8 «Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était,
et qui vient, le Tout-Puissant.»
Apocalypse 21:6 «Et il me dit : C’est fait ! Je suis l’alpha et l’oméga, le commencement
et la fin. A celui qui a soif je donnerai de la source de l’eau de la vie, gratuitement.»

Les fruits de nos lèvres, les fruits de notre cœur


«eth tevouat haarets» ‫בּואת ָה ָארֶץ‬
ַ ְ‫ֶת־ת‬
ּ ‫אֶת‬

La particule de l’objet direct ‫« אֶת‬eth» nous annonce la venue du Aleph et du


Tav, le «Premier» et le «Dernier». Ce que l’Éternel attend de nous au sujet de nos
«productions» ce sont des «fruits» de nos lèvres qui ont confessé Yeshoua : c’est le
«produit de nos lèvres»
8393 tevouw’ah ‫בּואה‬
ָ ‫ְת‬ un nom féminin : récolte, produit, ensemencer, rapport,
revenus, produire, fruits richesse, profit, gain ; (42 occurrences = 4+2 = 6, le chiffre
de l’homme).
--> produire, produit, revenu.
a. production, produire, récoltes (de la terre généralement).

103
b. revenu, gain.
c. gain (de sagesse) (fig).
d. produit des lèvres (fig).
Le mot tevouat vient du verbe 935 bow ‫ֹּבוא‬ une racine primaire entrer, venir, aller,
atteindre, conduire.
«Eth tevouat haarets» => erets c’est la terre d’Israël mais c’est aussi une représentation
du cœur de l’homme dans laquelle est ensemencée la Parole de Dieu.

La question qu’on doit se poser à Souccot qui a suivi Yom Kippour, c’est :
- avec ‫ אֶת‬le aleph tav, suis-je lavé auparavant de tous mes péchés ?
- avec ‫בּואת‬
ַ ְ‫ ּת‬quels sont les fruits de mes lèvres ?
- avec ‫ ָה ָארֶץ‬les productions du pays (les fruits de mon cœur) si c’est de l’abondance
du cœur que la bouche parle, la semence de la Parole de Dieu a-t-elle réellement
envahi notre cœur ?

Le «jour de repos» «shabbat shabbaton»


Dans l’expression «premier jour sera un jour de repos, et le huitième sera un jour de
repos» la traduction ne nous donne pas beaucoup d’explication :
7677 shabbathown ‫ַש ָבֹתון‬ nom masc. : jour de repos, temps de repos, (année) de
repos ; (11 occurrences). Même les rabbins dans la mishna se posaient la question au
sujet des différences.
Shabbaton est-il le nom qui est donné au shabbat hebdomadaire, au jour de l’expiation,
à l’année sabbatique, à la Fête des Trompettes, au premier et au dernier jour de la Fête
des Tabernacles ? «Shabbaton», par sa terminaison finale «-on» semble être une sorte
de forme binianim de type «Qal» ou «Pa’al», tandis que Shabbat serait une forme
Piel (intensive). Notre shabbat hebdomadaire est donc considéré comme une action
intensive qui implique un repos/arrêt complet et total tandis que shabbaton dénote
une action normale qui implique un repos/arrêt simple. Ainsi «Shabbat Shabbaton»
est un jour de repos et de cessation avec le sens d’un repos absolu et de cessation du
travail.
« Shabbaton » est le mot hébreu à partir duquel nous obtenons « sabbatique ». Il
s’agit d’une période de temps nécessaire pour permettre aux champs agricoles d’être
laissés en jachère. Il a été adopté comme terme pour désigner le temps permettant
aux humains de se reposer et de se ressourcer.
Le mot vient de la racine «[Link]», qui signifie généralement s’asseoir ou se reposer,
le repos étant la traduction appropriée au contexte («jour de repos»), selon le
commandement interdisant de travailler le samedi en l’honneur du septième jour de
la création.16

En réalité «Shabbat Shabbaton» représente trois Shabbat «spéciaux», appelés ainsi car
16 [Link]

104
ils sont plus qu’un «Shabbat» régulier. Il s’agit :
1. du Shabbat hebdomadaire,
2. de Yom Kippour et
3. de la Shmita agricole de la 7ème année.
Ces Shabbat «spéciaux» c’est-à-dire Shabbat Shabbaton le sont en raison de
leur position en tant que «7ème» dans une séquence, et non parce qu’ils ont une
«caractéristique spéciale» d’un jour particulier :

- Le Shabbat Hebdomadaire est le 7ème jour de la semaine; il est est son propre Shabbat,
(Lév 23:2-3).
- Yom Kippour est le 7ème des grands jours saints de l’année - le seul jour où l’expiation
est offerte.
- L’année agricole, la 7ème année est l’année de repos pour la terre.

Tous les autres jours de « shabbat » sont des « jours de repos », c’est-à-dire des jours
importants de « cessation » d’activité. Le 1er et le dernier jour de la Fête des Pains
sans Levain, le jour de Shavouot, Yom Terouah, et le 1er et le dernier jour de Souccot.
Chacun de ces jours sont, en effet, des «Shabbats», mais ils ne sont pas des «Shabbat
Shabbatons», car ils ne sont pas le «7ème» d’une séquence.17
Ainsi, le Shabbat hebdomadaire est un « Shabbat », car c’est un jour de cessation,
mais c’est aussi un « Shabbat Shabbaton » car c’est le 7ème jour de la semaine. Et Yom
Kippour est un «Shabbat», parce que c’est un jour de cessation, mais c’est aussi un
«Shabbat Shabbaton» car c’est le 7ème des Shabbats annuels, sur lequel l’expiation est
offerte.
Et l’année de la Shmita est une année «Shabbat», car c’est une année de cessation
de plantation ou de récolte, mais c’est aussi un «Shabbat Shabbaton» car c’est la 7ème
année des années agricoles.

Pour en revenir à notre fête de Souccot, Lévitique 23:39, concerne le 1er et le dernier
jour de Souccot. Le premier jour est un repos shabbaton, et le huitième jour un repos
«shabbaton» ajoutant un peu de confusion. Ce n’est peut-être pas étonnant alors
pourquoi la Mishna rapporte que même les Sages ont réfléchi à ces différences.
Il n’y a pas de différence entre les fêtes et le shabbat, sauf en ce qui concerne la
préparation de la nourriture.

Ce mot ainsi que le shabbat classique viennent du verbe 7673.


Le shabbath ‫ַש ָבת‬ est l’intensif du verbe 7673 shavath; nom fém/masc : shabbat,
repos; (108 occurrences), « repos, cessation d’activité ».
a. shabbat.
b. jour de l’expiation.
c. année sabbatique.
d. chemin de shabbat : 2000 coudées (1 km ?) voir Jos 3.4, Nb 35.5.

17 [Link]

105
7673 shavath ‫ָש ַבת‬ une racine primaire : se reposer, interrompre, cesser, manquer,
célébrer, faire disparaître, ne pas laisser, chasser, interrompre, imposer silence, mettre
un terme, enlever, éloigner, faire tarir, finir, ôter, prendre fin, ruiner

On voit donc qu’il ne s’agit pas tellement de repos mais plutôt de cessation d’activité,
d’interruption, d’éloignement :

-> se reposer : Dieu nous accorde la paix et le repos,


-> interrompre, cesser : on doit arrêter les activités qu’on pratique en semaine
-> manquer : à shabbat on manque un peu de notre zone de confort
-> célébrer : à shabbat on célèbre Dieu
-> faire disparaître : on fait disparaître le vieux levain,
-> ne pas laisser : on ne laisse pas notre chair nous dominer
-> chasser : on chasse l’ennemi et le mal, plus que dans les jours profanes
-> imposer silence : on fait taire notre chair, on sanctifie ce jour mis à part
-> mettre un terme, enlever, éloigner, faire tarir, finir, ôter, prendre fin, ruiner : on en
termine une bonne fois pour toute avec nos mauvaises habitudes

Le huitième jour, le jour de l’onction du Saint-Esprit


Enfin ce huitième jour de la fête n’est pas seulement un jour qui clôture la période. Ce
jour est plus grand que tous les autres. Ce jour ne fait pas partie du cycle hebdomadaire
du chiffre 7 (7 jours, 7 semaines, 7 jubilés, 7 ans, 70 semaines etc.). Ce huitième
jour représente l’éternité et est lié avec l’huile d’onction, l’huile du Saint-Esprit 8066
shemiyniy ‫ְש ִמינִ י‬ et ce mot vient de 8083, un adjectif «huitième» (jour, mois,
année … ) ; (28 occurrences)(nombre ordinal). Ce mot 8083 shemoneh ‫ְשמֹנֶ ה‬ou
shemowneh ‫ְשמֹונָ ה‬ (fem. shemonah ‫ְשמֹנָ ה‬ ou shemownah ‫ְשמֹונֶ ה‬
vient apparemment de 8082 shamen à travers l’idée d’être grassouillet ; nom masc/
fém. : huit, dix-huit, dix-huitième. Ce mot 8082 shamen ‫ָש ֵמן‬ vient de 8080 ; adj :
excellente (nourriture), être gras (terrain, brebis), robuste (homme), fertile (terre),
nourrissant (le pain) ; (10 occurrences).
--> gras, riche, robuste (d’une nourriture, des hommes).
Et enfin on a 8081 shemen ‫ֶש ֶמן‬
vient de 8080 ; nom masc. : de l’huile, à l’huile ; (193 occurrences).
--> du gras, de l’huile (gras, embonpoint).
--> huile, huile d’olive, huile d’olive pure broyée ou concassée au mortier, meilleure
que celle des olives pressées ou foulées. huile du Chandelier (comme produit de base,
médicament ou onguent, pour l’onction des ustensiles et de l’ensemble des éléments
composant le Tabernacle, ainsi que celle des sacrificateurs. Cette huile pour l’onction
sainte était une préparation composée, d’ouvrage de parfumeur.)
--> gras, fertile (d’une bonne terre, de vallées) (métaph)

106
On voit ici que l’huile ne peut être utilisée qu’à la condition qu’il y ait des
vases pour le garder. Sans vase, il ne peut y avoir d’huile.

Si on revient à notre histoire des vierges sages et des vierges folles, si les vierges
folles n’ont pas redistribué leur huile pour l’utilisation normale de cette huile, il était
impossible pour les marchands d’huile de leur fournir une huile de réserve puisque
leur vase était encore plein et l’huile n’avait pas encore été utilisée.

Les vierges folles sont donc ces vierges (des croyants nés de nouveau qui ont reçu
une robe de fin lin), mais qui n’ont malheureusement pas utilisé leur huile. On ne
pourvoit en réserve qu’à ceux à qui on est sûr qu’ils vont en faire un bon usage. Cela
ne sert à rien de donner des réserves à ceux qui sont fainéants et d’ailleurs ici l’image
ne prévoit pas une lampe de réserve. Si nous sommes des vases d’un usage noble et
saint, et que nous déversons notre huile en bénédiction sur notre prochain, alors
nous sommes des vierges sages.

Le fruit d’un bel arbre


Si l’hébreu biblique nous a été donné par l’Eternel, le terme «loulav» est un mot qui
a une énorme signification, même que ce terme provienne de la tradition. L’idée du
«loulav» ici, c’est de former un ensemble tressé hétérogène (hétéroclite) des 3 fruits
entrelacés ensemble pour ne former qu’un seul «corps». La Torah nous donne le mot
«loulaah», c’est-à-dire un lacet qui était utilisé pour former les tapis du tabernacle :
«Tu feras des lacets (Lula’ah) bleus au bord du tapis terminant le premier assemblage;
et tu feras de même au bord du tapis terminant le second assemblage.
(Exode 26 : 4)

On va voir que malgré que ce soit une pratique rabbinique, elle


est hautement symbolique car elle révèle le caractère propre de
la qahal (l’église) qui est composée de personnes de niveaux de
foi, des niveaux tout différent les uns des autres, nés de nouveau,
inconvertis, invités, intéressés, visiteurs, membres de famille, les
uns ouverts, les autres distants, les uns remplis de la lumière de
Yeshoua, les autres en recherche : et tous sont étroitement liés «à la
racine».
Les mot 3924 loula’ah ‫לֻ לָ ָאה‬loulaot ‫לֻ לָ ֹאות‬
est un nom féminin
: lacets (13 occurrences), boucle utilisée pour attacher les rideaux
aux crochets des tapis de la tente d’assignation.
Ce mot vient de 3883 louwl ‫לּול‬ d’une racine du sens de replier,
un nom [Link] «escalier tournant» (1 Rois 6.8), un escalier, un
puits ou un espace clos avec des marches ou une échelle, escalier
tournant.

107
‫בּּי֣ ֹום‬ַ ‫תם לָ ֜כ ֶם‬ ֶּ ֨ ‫ח‬ ְ ‫ּולְ ַק‬ oulqahtem lakhem bayyom 40 Et vous apporterez pour vous-
harishon periy ets hadar même, en ce premier jour, le fruit
‫ה ָד ֙ר‬ ָ ‫אׁשֹון פְ ִּ֨רי עֵ֤ץ‬ ֗ ִ‫הָר‬ d’un bel arbre, des branches de
‫תמ ֔ ִָרים וַעֲנ ַ֥ף‬ ּ ְ ‫פת‬ ּ ֹ ֣ ַ ‫ּכ‬ kapot temariym vaanaph palmiers, des rameaux d’arbres
‫בת וְע ַרְ בֵי־נ֑ ָחַל‬ ֹ ֖ ָ ‫ע ֵץ־ע‬ ets avot vearvéi nahal touffus et des saules de rivière;
et vous vous réjouirez devant
‫תם לִפְנ ֵ֛י י ְהו ָ֥ה‬ ֶּ ֗ ‫ח‬ ְ ‫מ‬ ַ ‫ש‬ ְׂ ‫ּו‬ ousmahtem liphnéi yehvah
l’Éternel, votre Dieu, pendant sept
‫מֽים׃‬ ִ ָ ‫בעַ֥ת י‬ ְ ‫ש‬ִ ׁ ‫אֱלֹהֵיכ ֶ֖ם‬ eloheikhem shivat yamiym jours.

periy ets hadar ‫ְפ ִרי ֵעץ ָה ָדר‬


«un fruit d’un bel arbre» il s’agit d’un fruit au mascu-
lin singulier d’un bel arbre aussi au masc. sing. à l’état construit. «Periy» vient de ‫ְפ ִרי‬
parah ‫ָפ ָרה‬
fécond, prospérer, fertile, augmenter, produire, naître, fruits, fécondité,
fructifier. Parah ‫ָפ ָרה‬
est aussi une génisse, une vache féconde. Les fruits qui sont
donnés identifient très clairement la postérité d’une génisse, c’est-à-dire la postérité
du taureau le aleph, le «premier».
Et puis il y a le «bel» arbre 1926 hadar ‫ָה ָדר‬
(qui vient du verbe 1921 hadar - ‫ָה ַדר‬
hadourim ‫דּורים‬
ִ ‫ֲה‬
une racine primaire favoriser, honorer, élever, respecter, orner,
glorifier (7 occurrences).
-> honorer, orner, glorifier, être haut, être élevé.) ;
nom masc. beaux, majesté, splendeur, magnificence, majestueuse, gloire, glorieuse,
ornements, éclat, parure ; (30 occurrences) ornement, splendeur, honneur, éclat
(majesté, gloire)
Cet arbre est beau car c’est aux yeux de Dieu qu’Il est beau. C’est l’arbre du Psaume 1
qui est heureux, honoré car il est planté près des courants d’eaux. Mais peut-être cet
arbre est beau mais porte-t-il réellement des fruits ?

Des branches de palmiers kappot temariym ‫כַ פֹת ְת ָמ ִרים‬

Les «branches» de palmier «kappot» (féminin pluriel) sont comme des «mains» 3709
kaph ‫כַ ף‬
: main, plante (du pied), emboîture, coupe, tasse, poignée, patte creux,
branche, fronde, travail, commettre, exposer ; (191 occurrences).
--> palme, main, semelle, paume de la main, creux ou plat de la main.
a. paume, creux ou plat de la main.
b. pouvoir.
c. semelle, plante du pied.
d. objets creux ou courbés (casserole, vaisselle, fronde, branches de palmiers,
poignée (courbé).
Ces palmes du palmier viennent de la racine primaire 3721 kaphaph : (se) ‫כָ ַפף‬
courber, s’humilier ; (5 occurrences), plier, se pencher, être courbé, plié.
Ces «branches» sont courbées devant le Dieu des Cieux comme le sont nos mains.

108
Les branches des «temariym»

«temariym» ‫ְת ָמ ִרים‬ palmiers : 8558 tamar ‫ָת ָמר‬


vient d’une racine du sens d’être
érigé  ; nom masc. palmiers ; (12 occurrences), palmier dattier.
Le nom hébreu de cet arbre18 entrait dans un grand nombre de noms de lieux (voir
Thamar ; cf. Genèse 14.7 ; 2 Chroniques 20.2 ; Ézéchiel 47.19 ; Ézéchiel 48.28). C’était
aussi un nom de femme (Genèse 38.6 ; 2 Samuel 14.27), car on voyait dans le palmier
un symbole de grâce et d’élégance (Cantique 7.8). Son tronc droit et haut sert de
terme de comparaison pour la croissance du juste (Psaumes 92.13).
La feuille de palmier, ou palme, était un motif d’ornementation dans le temple (1 Rois
6.29 ; 1 Rois 6.35 ; Ézéchiel 40.16). À la fête des Tabernacles, les Israélites portaient
des branches (c’est-à-dire des feuilles) de palmier (Lévitique 23.40 ; Néhémie 8.15)

‫ וַ ֲענַ ף עֵ ץ־עָ בֹת‬vaanaph ets avot «et une branche d’arbres de feuillage entrelacé»
Lorsque l’Éternel veut faire connaître à son peuple qu’Il le couvre de son ombre, Il
utilise ce mot pour montrer aux yeux de tous, la majesté, la puissance et l’autorité
d’engendrement (fécondité)
Une «branche», ou «rameau» 6057 anaph ‫ָענָ ף‬
vient d’une racine du sens de couvrir :
un nom masc.: branche, rameau (7 occurrences). Certaines de ces branches sont
parfois tellement imposantes qu’elles sont assimilées à des arbres (Ps 80.11)

Souccot :
Lévitique 23 : 40 «Vous prendrez, le premier jour, du fruit des beaux arbres, des
branches de palmiers, des rameaux (‘Anaph) d’arbres touffus et des saules de rivière;
et vous vous réjouirez devant l’Eternel, votre Dieu, pendant sept jours.»

Majesté et grandeur :
Psaumes 80 : 11 « Les montagnes étaient couvertes de son ombre, et ses rameaux
(‘Anaph) étaient comme des cèdres de Dieu»

Fécondité et prospérité :
Ezéchiel 17 : 8 «Elle était plantée dans un bon terrain, près d’une eau abondante, de
manière à produire des branches (‘Anaph) et à porter du fruit, à devenir une vigne
magnifique.»

Puissance et autorité spirituelle


Ezéchiel 17 : 23 « Je le planterai sur une haute montagne d’Israël; il produira des
branches (‘Anaph) et portera du fruit, il deviendra un cèdre magnifique. Les oiseaux
de toute espèce reposeront sous lui, tout ce qui a des ailes reposera sous l’ombre de
ses rameaux.»
18 [Link]

109
Du feuillage entrelacé
Ces rameaux entrelacés avoth symbolisent le corps du Mashiah où chacun est tressé,
fermement pour former un assemblage coordonné.
5687 aboth ‫ָעבֹת‬ ou abowth ‫ָעבֹות‬
vient de 5686 ; adjectif :touffu, ayant un feuillage entrelacé, un feuillage dense.
5686 abath ‫עָ ַבת‬ une racine primaire : font cause commune (1 occurrence).
Michée 7.3 (Piel) s’enrouler, tisser, tresser ensemble.
Si cette branche (ou ce rameau) possède un pouvoir couvrant, c’est à cause de son
aspect tressé. C’est l’idée d’un cordage qui montre la solidité de tout ce qui est «tressé».
La plupart des cordages sont soit «toronnés», soit «tressés». Ces cordages de fibres
naturelles doivent être gardés propres et secs car la pourriture et la moisissure sont
leurs principales ennemies.

Ce qui peut détruire l’unité c’est le péché d’orgueil où les personnes veulent s’isoler du
groupe en se montrant «à part», «avec un appel supérieur», «différent».
A Souccot nous sommes un peuple uni.

‫ וְ עַ ְר ֵבי־נָ ַחל‬vearvéi nahal «et des saules de rivière»


peut signifier deux choses différentes :
1. «et les saules de rivière»
2. «et les lieux déserts près des fleuves»

6155 arav ‫ָע ָרב‬- aravah ‫ֲע ָר ָבה‬


vient de 6148 nom féminin : saules (5 occurrences),
peuplier, saule, un arbre caractérisé par son bois sombre.
6148 arav ‫ָע ַרב‬ une racine primaire : répondre, faire une convention, mêler, se
mêler, engager, oser, caution, cautionner, garantie, partager, secourir, échange,
s’occuper ; (22 occurrences).

--> gager, échanger, hypothèque, engagement, occuper, entreprendre donner des


garanties, être en sécurité.
(Qal)1. prendre en gage, prendre une garantie.
2. donner en gage.
3. échanger.
4. gager.
6160 arabah ‫ֲע ָר ָבה‬vient de 6150 (dans le sens de stérilité) ; nom féminin : plaine
42, désert 9, solitude 5, Araba 2, lieux déserts, 2 ; (61 occurrences).
Araba = « région aride, désert ».
Et enfin 5158 nachal ou fem. nachlah ou nachalah ‫ נַ ַחל‬ou ‫ נַ ְחלָ ה‬ou ‫נַ ֲחלָ ה‬
vient de 5157 nom masc. Ps 124.4 Ez 47.19 ; 48.28
--> vallée, torrent, rivière, cours (d’eau), ruisseau, fleuve, puits, vallon, canaux,
Nachalé ; (141 occurrences) - torrent, vallée, vallée de torrent, oued (lit de cours
d’eau), un puits (de mine).

110
‫ֽיהו ָה‬
֔ ַ‫ח֣ג ל‬ ַ ‫תם אֹת ֹ֙ו‬ ֶ ֤ ‫ח ֹּג‬ ַ ְ‫ו‬ vehaggotem oto hag layehvah 41 Vous célébrerez chaque
shivat yamiym bashshanah année cette fête à l’Éternel,
‫שנָ֑ה‬ָ ּ ׁ‫ב‬
ַּ ‫בעַ֥ת י ָ ִ֖מים‬ ְ ‫ש‬ ִ ׁ
pendant sept jours. C’est
‫ח ּ֤ ַקת עֹולָם֙ לְ ֹד ֣ ֹרתֵי ֔כ ֶם‬ ֻ houqqat olam ledorotéikhem
une loi perpétuelle pour
‫שבִי ִ֖עי‬ ְ ּ ׁ‫ה‬
ַ ‫חדֶׁש‬ ֹ ֥ ּ‫ב‬ ַ bahodesh hashsheviyiy vos descendants. Vous la
‫חּגּו אֹתֽ ֹו׃‬ ֹ ֥ ּ‫ת‬ָ tahoggou oto célébrerez le septième mois.

‫בעַ֣ת‬ ְ ‫ש‬ ִ ׁ ‫ש ֖בּו‬ ְ ׁ‫ת‬ ּ ֵ ‫ס ּ֥ ֹכת‬ֻּ ‫ב‬


ַּ bassoukkot teshvou shivat 42 Vous demeurerez pendant
yamiym kol haezrah
haezrah sept jours sous des tentes;
tentes
֙‫הֽאֶז ְרָ ח‬ָ ‫י ָ ִ֑מים כָּל־‬
tous les indigènes en Israël
‫ס ֹּכֽת׃‬
ֻּ ‫ב‬ַּ ‫ש ֖בּו‬ ְ ֵ ׁ ‫שׂרָ ֔אֵל י‬ ְ ִ ‫בּי‬
ְ beisrael yeshvou bassoukkot
demeureront sous des tentes,
‫בעַ֣ת י ָ ִ֑מים‬
ְ ‫ש‬
ִ ׁ ‫ש ֖בּו‬
ְ ׁ‫ת‬
ּ ֵ ‫ס ּ֥ ֹכת‬
ֻּ ‫ב‬
ַּ bassoukkot teshvou shivat yamiym
Dans des tentes sept jours vous demeurerez le verbe teshvou est presque un hapax
une expression archaïque puisque c’est uniquement pour souccot que l’hébreu donne
cette conjugaison au qal yiqtol 2ème pers. du masculin pluriel. Si on s’en réfère au
genre, il ne s’agit que des hommes mâles mais «tout Israël» signifie tout le monde
hommes, femmes et enfants.

‫ס ֹּכֽת׃‬
ֻּ ‫ב‬
ַּ ‫ש ֖בּו‬
ְ ֵ ׁ ‫שׂרָ ֔אֵל י‬
ְ ִ ‫בּי‬
ְ ֙‫הֽאֶז ְרָ ח‬
ָ ‫ כָּל־‬kol haezrah
haezrah beisrael yeshvou bassoukkot
Tous les natifs d’Israël (tous
tous ceux qui sont nés en Israël)
Israël vous demeurerez dans des
tentes ce sont ceux aussi qui sont «nés d’en haut» puisque le verset suivant parle de
ceux qui ont quitté l’Égypte.

‫ם ּכ ִ֣י‬֒ ֶ ‫מע ַן֮ יֵד ְ֣עּו ֹד ֹֽרתֵיכ‬ ַ ְ‫ל‬ lemaan yedou doroteikhem kiy 43 afin que vos descendants
bassoukkot hoshavtiy eth sachent que j’ai fait habiter
‫תּי֙ אֶת־‬ ִ ‫ב‬ְ ‫ש‬ַ ֙ ׁ ‫סּּכ֗ ֹות הֹו‬
ֻ ‫ב‬ ַ
sous des tentes les enfants
‫בּהֹוצ ִי ִ֥אי‬ ְ ‫שׂרָ ֔אֵל‬ ְ ִ ‫בנ ֵ֣י י‬ ְּ bné israel behotsiyiym
d’Israël, après les avoir fait
‫מצ ֑ ְָרי ִם‬ִ ‫מאֶ֣רֶ ץ‬ ֵ ‫אֹו ָ֖תם‬ otam meeretz mitzraïm sortir du pays d’Égypte.
d’Égypte Je
‫אנ ִ֖י י ְהו ָ֥ה אֱלֹהֵיכ ֶ ֽם׃‬ ֲ aniy yehvah eloheikhem suis l’Éternel, votre Dieu.

Souccot vient donc pour montrer d’où on vient : des ténèbres d’Égypte.

‫מע ֲ ֵ֖די‬
ֹ ‫שה אֶת־‬ ֶ ֔ ׁ‫מ‬
ֹ ‫ב֣ר‬
ֵּ ‫ו ַי ְ ַד‬ vayedabber mosheh eth moadéi 44 C’est ainsi que Moïse dit
yehvah el bnéi israël aux enfants d’Israël quelles
‫שׂרָ אֵ ֽל׃ פ‬
ְ ִ ‫בנֵ֖י י‬
ְּ ‫י ְהו ָ֑ה אֶל־‬
sont les fêtes de l’Éternel.

111
Avertissement (note de l’auteur)
La Bible hébraïque est composée d’un peu moins de 305 000 mots. Ces termes hébreux tirent
leur origine du Codex. Pour que le lecteur non juif puisse lire la Bible, chaque mot de la bible a
été repris dans un catalogue «Strong», noté avec une classification de 4 chiffres. L’auteur donne
pour chaque mot sa ou ses différentes racines trilitères de l’hébreu, c’est-à-dire des racines pri-
maires, secondaires, tertiaires. Mais il faut bien réaliser que «Strong» n’est rien de moins qu’un
«outil de traduction» qui a ses faiblesses et qui laisse souvent le chrétien apprenti de l’hébreu
sur sa faim et le juif de naissance sur ses gardes. Le sens profond et caché d’un mot est souvent
vu au premier regard mais pas toujours. Pour mieux rentrer en profondeur dans le sens d’un
mot, il faut parfois s’intéresser à la graphie des consonnes qui le constitue et à son origine
proto-sinaïtique, puis descendre de plusieurs niveaux dans les racines. En effet, on sait que
les lettres de l’alphabet ont un sens. Chaque lettre a un seul sens puisque le graphisme montre
une chose unique dans la nature : le vav c’est un clou, le aleph c’est une tête de bœuf avec des
cornes, etc. Mais on va trouver plusieurs dérivés comme par exemple pour cette lettre aleph,
« force », « puissance », « chef », etc. C’est l’idée sous-jacente qui est importante et pas unique-
ment le mot traduit sinon on va arriver à de l’interprétation parfois même farfelue.
Certains analysent les valeurs numériques des mots et aussi le nombre de leur occurrences.
Mais rien ne surpasse la vraie recherche : la première apparition d’un mot qui révèle à lui seul
aussi d’autres secrets et surtout avant toutes choses, la comparaison des textes eux-même. On
peut prendre comme exemple la lettre « réceptacle », kaph ‫ כַ ף‬qui représente la main (prête à
recevoir la bénédiction), une coupe, une tasse, une poignée mais «Strong» nous donne comme
autres mots dérivés, patte creux, branche, fronde, travail, commettre, exposer, la plante du
pied, l’emboîture. Une rapide inspection textuelle va immédiatement révéler le nœud du «pro-
blème» de cette «plante du pied» avec le passage de Genèse 8 : 9 « Mais la colombe ne trouva
aucun lieu pour poser la plante (kaph) de son pied,
ַ ַ‫« לְ כ‬lekaph regalah». La colombe ne possède pas des pieds en forme de main, par contre
‫ף־רגְ לָ ּה‬
la courbure pour le serrage de sa patte sur une branche révèle comment cette lettre kaph sym-
bolise la main de l’homme qui va serrer de toute ses forces le don reçu de Dieu sans le lâcher.
Selon le lexique biblique1, l’outil de recherche du lexique hébreu suivant permet la recherche d’un
strong hébreu, c’est-à-dire un numéro universel utilisé par tous les lexiques bibliques, d’un mot hé-
breu ou d’un mot français de l’ancien testament.
Les textes originaux permettent de retrouver le vrai sens des mots employés. En effet, dans la Bible
hébraïque par exemple, les scribes n’altéraient aucun texte, même lorsqu’ils supposaient qu’il avait
été incorrectement copié. Ils notaient plutôt dans la marge le texte qu’ils pensaient qu’il aurait fallu
écrire. Les textes originaux permettent de dire que le nouveau testament fut écrit en araméen puis
traduit en grec. La principale raison de cette traduction fut l’importante place de la langue grecque
comme langue universelle de l’époque, un peu comme l’anglais de nos jours.

Pourquoi le lexique hébreu se sert des strongs hébreux?


Les livres de l’Ancien Testament ont été écrits en Hébreu et araméen puis traduit de l’Hébreu au
français. La traduction des textes bibliques manque souvent de fidélité et de «relief» par rapport aux
textes originaux, ce qui parfois nous donne quelques difficultés pour bien interpréter la Parole de
Dieu.

1 [Link]

112
Aussi, ceux qui ont l’habitude d’étudier la Bible en profondeur savent qu’il est important de pou-
voir avoir accès aux textes bibliques originaux pour mieux comprendre et interpréter un passage
biblique. Cependant, apprendre l’hébreu représente un lourd investissement, qui de plus n’est pas
donné à tout le monde, il faut le souligner. C’est pour cela qu’un théologien du 19ème siècle nommé
James Strong, nous a facilités la tâche, en remarquant tout simplement que les mots de l’AT et du NT
sont immuables et qu’il suffisait de les classer par ordre alphabétique dans chaque langue originale
et d’y associer à côté un numéro dans l’ordre croissant : Ceci a donné tout simplement les mots codés
Strongs Hébreux pour l’Ancien et Strongs Grecs pour le Nouveau Testament. Lui et une centaine de
ses collaborateurs après un travail fastidieux, ont sorti un ouvrage de référence à la fin du 19ième siècle
(The Strong’s Exhaustive Concordance of the Bible) avec un numéro Strong à côté de chaque mot
qui correspond à mot que l’on trouve dans le texte original. Ceci évite quand on a un tel ouvrage de
devoir connaître l’hébreu ou le grec.

Exégèse - herméneutique - Pshat - Drash - Remez


L’étude de la Bible s’avère parfois difficile, tant le nombre d’éléments rentrent en ligne de
compte. La Parole de Dieu hébraïque a été confiée au peuple juif à l’attention aussi des
nations. Sans la compréhension donnée par l’Esprit Saint, cette Parole ne peut être comprise.
Le judaïsme nous montre 4 différents types d’approche des textes bibliques : le «pshat»
(la découverte du texte en surface), le «drash» (l’interprétation des textes), le «remez» (les
recherches allusives) et le sod (secret). Nous étudions ici les textes au moyen des 3 premiers
types uniquement.
L’herméneutique théologique (exégèse) ou le Drash (juif) viennent alors à notre rescousse
sans lesquels certains de ces passages restent incompréhensibles.

Mais qu’est-ce que le «drash» juif ?


Si l’Éternel a donné sa Parole premièrement à son peuple avant de la donner aux nations,
c’est pour qu’on la consulte avec les lunettes juives. Sans ces lunettes, certains passages
resteront obscurs.
Deutéronome 13 : 14 «tu feras des recherches (Darash), tu examineras, tu interrogeras avec
soin. La chose est-elle vraie, le fait est-il établi, cette abomination a-t-elle été commise au
milieu de toi»
Deutéronome 17 : 9 «Tu iras vers les sacrificateurs, les Lévites, et vers celui qui remplira
alors les fonctions de juge; tu les consulteras (Darash), et ils te feront connaître la sentence.»
Le «drash» vient de la racine primaire 1875 darash ‫דָ ּרַ ׁש‬- dar’yosh ‫דַ ּרְ יׄוׁש‬
chercher, consulter, s’informer, redemander, réclamer, s’occuper, avoir souci de, avoir reco
urs, prendre à cœur, sonder, veiller, … ; (164 occurrences). Dans l’hébreu contemporain
on utilisera comme forme infinitive ‫ לִ ְדרֹוׁש‬lidrosh, au présent ‫ּדֹורׁש‬
ֵ doresh, et au passé ‫ָד ַרׁש‬
darash, au futur ‫ ֶא ְדרֹוׁש‬edrosh.
Par cette méthode on a «recours à», on «cherche»- «on s’enquière» dans les limites fixées par
l’Esprit Saint et que Dieu veut bien nous accorder.
Colossiens 3:1 «Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où
Christ est assis à la droite de Dieu.»

113
Bibliographie
Bible hébraïque («Ta- Bible Logos 6 FaithLite : [Link]
nakh») La version de la Bible utilisée dans ces études est la «Lexham Bible» infor-
matique The Lexham Hebrew Bible (2012) Bellingham, WA: Lexham Press.
basée sur l’édition du Codex Leningradensis
Traduction du rabbinat : [Link]
Traduction du rabbinat): [Link]
Bible protestante Plusieurs versions dont la principale LSG
Concordance bi- [Link],
blique [Link]
Bible interlinéaire (en anglais) [Link]
Commentaires - Grammaire élémentaire de l’hébreu biblique (Arian Verheij chez
hébreux, Labor et Fides)
cours et documen- - Cours d’hébreu biblique (Eliette Randrianaivo chez Langham Glo-
tation, bal Librairy)
éléments grammati- - Cours d’hébreu biblique (Dany Pegon aux Editions Excelsis
caux et conjugaison - L’hébreu au présent - Manuel d’hébreu contemporain (Jacqueline
Carnaud , Rachel Shalita, Dana Taube - Volume 1 Nouvelle édition
chez Ophrys
- Le Tabernacle et l’Arche de l’Alliance (Abraham Park Edit. CLC)
- Fascicules du cours d’hébreu Beth Yeshoua Anya Ghennassia Nopa-
ri adapté par J. Sobieski pour les cours en ligne
Dictionnaire Dictionnaire des racines hébraïques (Abbaye N-D de St-Remy - Ro-
chefort)
Divers «Servir en l’attendant» CAEF, Etincelles d’hébreu de Yaël Yotam
aux Editions Lichma, quelques sources juives, Wikipedia

Editions «La Voix de l’Israël Messianique»

Fondateur : Paul Ghennassia


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114
Une Maison d’Edition
«La Voix de l’Israël Messianique» est une maison d’édition sous forme juridique d’as-
sociation sans but lucratif dont l’activité principale est la production et la diffusion de
livres, de cultes filmés en streaming, de tous documents à caractère messianique.

But de l’association (Extrait des statuts au Moniteur Belge)


Art. 3. L’association a pour objet :
a) de propager la Bible (l’Ancienne et la Nouvelle Alliance), et faire connaître Yéshoua le
Messie principalement au peuple d’Israël, et d’assurer le culte évangélique messianique.
b) de maintenir et de propager la foi messianique par tous les moyens mis à sa disposi-
tion, ainsi que les doctrines qui s’y rapportent. .../...
c) de créer et de développer des œuvres à caractère religieux et culturel.
d) de collaborer avec toute autre association poursuivant les mêmes buts, qu’elle soit
située en Belgique ou à l’étranger.
Pour atteindre ses objectifs, elle peut notamment organiser des rencontres, des cours,
des séminaires et des conférences, diffuser des émissions radiophoniques ou télévisées,
proposer des messages sur répondeur téléphonique, produire, imprimer, publier et dis-
tribuer tout document ou support médiatique (papier, cassette vidéo, audio, internet,...),
sans que cette liste soit exhaustive.
Elle peut accomplir tous les actes se rapportant directement ou indirectement à son
objet. Elle peut notamment prêter son concours et s’intéresser à toute activité similaire
à son objet.

L’Association
Association Sans But Lucratif inscrite au Moniteur Belge : ASBL «La Voix de l’Israël
Messianique» Numéro de l’association : 358588 No TVA ou no entreprise : 434748753
Rue de Baume 239 à 7100 La Louvière/Hainaut - Belgique Tél : 32(0)64-21.23.90
Secrétariat : asblvim@[Link]
Etant une œuvre messianique sous la direction de l’Esprit Saint et voulant honorer le
Dieu d’Israël et son peuple, «La Voix de l’Israël Messianique» désire apporter le plus
grand soin à la propagation de la Bible.
« Car nous connaissons en partie, et nous prophétisons en partie, mais quand ce qui est
parfait sera venu, ce qui est partiel disparaîtra. (1Corinthiens 13:9-10)
L’Association ne peut toutefois garantir l’exactitude de l’information qui s’y trouve. Le
lecteur est conscient que les études bibliques proposées par ses auteur(e)s sont majori-
tairement d’ordre :
- prophétique sur la présence du Fils de Dieu dans la Bible entière et
- eschatologique sur l’analyse biblique de la fin des temps.
La compréhension de l’analyse des textes proposés fait donc intervenir nécessairement
la Foi du lecteur.

115
Votre guide des ...
Fêtes de Tishri
... dans une perspective messianique

Les fêtes bibliques selon Lévitique 23,


sont célébrées par les enfants d’Israël
depuis des millénaires. De nos jours,
c’est souvent devant le Kotel (Mur
des Lamentations) que se déroulent
plusieurs d’entre elles. Ici Yom
Kippour est célébré par des milliers
de personnes.
Le mois hébreu de Tishri (septembre-
octobre) comporte les trois dernièresfi:
la Fête des Shofarim (Trompettes), le
jour de Kippour (Expiation) et la Fête
de Soukkot (Tabernacles). Autour des
ces fêtes bibliques, gravitent d’autres
cérémonies ou appellations différentes
qui ne sont pas reprises telles quelles
dans la Bible comme «Rosh Hashana»
(la tête de l’année), «Kol Nidré» (tous
les voeux), «Sim hat Torah», (la fête de
la Torah).
Qu’en est-il exactement ? Les Editions
de «La Voix de l’Israël Messianique»
vous proposent un rapide coup d’oeil
dans l’histoire prophétique

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