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Caritas : Solutions face à la sécheresse en Afrique

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Alistair Dutton, le directeur humanitaire de Caritas Internationalis, explique pourquoi Caritas

concentre ses efforts sur le puisage et le stockage de l’eau en Afrique de l’Est, région
frappée par la sécheresse.
La solution toute simple à une période de sécheresse devrait être une pluie abondante. Les
cultures pousseraient, les bêtes seraient nourries et les gens seraient certains de pouvoir
manger et boire.
La population attend désespérément la pluie en Afrique de l’Est, où jusqu’à 13 millions de
personnes ont besoin de secours d’urgence à cause d’une des pires sécheresses à survenir
en 60 ans. Mais la solution n’est pas aussi simple qu’il y paraît.
Alistair Dutton, le directeur humanitaire de Caritas Internationalis, rentre tout juste d’un
voyage en Éthiopie et au Kenya. Il a rencontré des organisations membres de Caritas qui
sont actives là-bas, afin de discuter des meilleures solutions à court et à long terme à la
crise alimentaire dévastatrice provoquée par la sécheresse.
« Nous sommes allés dans un village où une centaine de gens étaient assis sous les
arbres. Ils étaient venus de kilomètres à la ronde et ils priaient pour que la pluie vienne,
explique M. Dutton. Mais après des années de dégradation environnementale, même s’il
pleuvait, dans bien des endroits la pluie ne ferait qu’effleurer la surface et emporter avec
elle la couche supérieure du sol. »
« À l’heure actuelle, on constate un sentiment de résignation dans les endroits frappés par
la sécheresse que j’ai visités. Les gens doivent s’organiser avec très peu de ressources. Ils
attendent en espérant que les pluies viendront en saison, dans les prochains mois », dit M.
Dutton.
Indéniablement, la pluie aiderait à reverdir le paysage aride dans les secteurs touchés par la
sécheresse, mais encore une fois, contrairement à ce que l’on pourrait croire, la pluie à elle
seule n’est pas une panacée.
« Après les pluies, des pousses vertes apparaissent en une semaine. Mais vous verrez les
éleveurs nomades éloigner des champs leurs bêtes affamées. En effet, les bêtes qui
souffrent de la famine mangeraient sans s’arrêter, et cela pourrait les tuer parce qu’elles ont
manqué de nourriture adéquate pendant très longtemps », poursuit-il.
Il explique ensuite qu’une bonne part du travail de Caritas dans les zones frappées par la
sécheresse se concentre sur le ralentissement du cours des fleuves et des rivières, de sorte
que quand il pleut, l’eau puisse pénétrer le sol et remplir les puits et les étangs.
Il précise que Caritas favorise l’accès à l’eau des collectivités pendant les saisons sèches
en travaillant main dans la main avec elles pour construire des puits de forage, des
microbarrages, des étangs et des citernes et pour aménager des points d’eau. De plus,
Caritas fournit des races résilientes de chèvres et des semences résistantes à la
sécheresse; Caritas enseigne également aux fermiers des techniques agricoles qui les
aideront à faire face aux périodes sèches.
« C’est la troisième sécheresse majeure à survenir dans cette région au cours des six
dernières années. Une grande partie du problème est due au sous-développement
chronique et au manque d’investissements en agriculture et en infrastructures. Tant qu’il n’y
aura pas de programme complet d’investissement dans l’agriculture et dans
l’environnement, les pluies continueront tout simplement de ruisseler », conclut M. Dutton.

La pluie : entre poussée d’Archimède et gravité


La pluie fait partie du cycle de l’eau. Au même titre que la neige ou la grêle, on parle
"d’hydrométéores". On la connaît également sous le nom de “précipitations” en vertu du
fait qu’elle tombe.

Sous l’effet du rayonnement solaire, l’humidité des sols et des mers s’évapore. L’air
chaud étant plus léger, ou moins dense que l’air froid, il s’élève. Ce processus est
également connu sous le nom de "poussée d’Archimède".

En prenant de l’altitude, l’air se refroidit et se condense, car l’air froid peut contenir
moins de vapeur d’eau. L'air en question passe de l'état gazeux à l'état liquide. Des
micro-gouttelettes se forment donc sur des noyaux de condensation, qui sont toute sorte
de particules en suspension comme des poussières, des pollens ou encore des
aérosols.

C’est ainsi que se forment les nuages qui sont des nappes de brouillard en altitude. La
vapeur d’eau est donc restituée sous forme de micro-gouttelettes ou de cristaux de
glace selon la température ambiante. Ces particules liquides s’agglomèrent. Elles
finissent par acquérir un certain poids. Lorsque les courants ascendants deviennent trop
faibles pour supporter le poids de la gouttelette, celle-ci tombe sous l’effet de la gravité.

C'est à ce moment que vous recevrez une goutte si vous vous trouvez à l'extérieur ! On
vous souhaite d'avoir prévu le coup et d'avoir ce qu'il faut pour vous en protéger car
cette simple gouttelette est suivie de nombreuses autres en général. Vous l'aurez
deviné : c'est la pluie !

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