Cadre des Marchés Publics 2022
Cadre des Marchés Publics 2022
MODULE I :
CADRE GENERAL DES MARCHES PUBLICS
Edition 2022
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SOMMAIRE
INTRODUCTION: …………………………………………………………………………………...page 5
CHAPITRE I- DEFINITIONS……………………………………………………………………….page 6
CHAPITRE II- LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DES MARCHES PUBLICS…………page 8
1. Liberté d’accès à la commande publique…………………………………………..........page 8
2. Egalité de traitement des candidats………………………………………………………page 8
3. Transparence des procédures……………………………………………………………..page 8
4. Efficacité et Economie……………………………………………………………………..page 8
CHAPITRE III LA COMMANDE PUBLIQUE : LES DIFFERENTES ETAPES DE LA
PROCEDURE DE PASSATION…………………………………………………………………….page 8
3- La disponibilité de crédits………………………………………………………………………page 10
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3.2-Qui soumet les DAO au visa de la DGCMP ?....................................................page 14
4) Gestion exceptionnelle : cas d’un DAO infructueux, cas d’un marché négocié………..page 22
1) Le Maître d’Ouvrage:……………………………………………………………………...page 33
2) La Direction Générale de Contrôle des Marchés Publics :………………………......page 34
3) ARMP:……………………………………………………………………………………….page 35
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4) Les Autorités Approbatrices:…………………………………………………………….page 36
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INTRODUCTION
Pour assurer les missions qui leur sont assignées, les pouvoirs publics ont besoin de réaliser des
travaux, d’acheter des biens et services pour des montants souvent très importants.
Pour ce faire, l’Administration Publique doit passer des marchés lorsque le montant des biens à
fournir ou des prestations à réaliser est égal ou supérieur aux seuils fixés par le décret N°
2499/PR/2020 du 21 Décembre 2020.
Les marchés publics sont définis par le Lexique des termes juridiques comme étant des
« contrats écrits passés par les personnes publiques en vue de la réalisation de travaux, de
fournitures ou de services, et assujettis à des règles précises de fond et de formes. »
Il faut noter dans les définitions ci-dessus que les marchés publics sont toujours conclus
sous forme de contrats écrits. Mais ces contrats présentent une forte spécificité. En effet, dans
la plus part des contrats, les parties négocient le contenu du contrat avant de signer et,
généralement, si les parties ne trouvent pas un accord, le contrat peut ne pas être signé.
Par contre pour les contrats de marchés publics, les choses sont différentes : le contenu du
contrat est défini par l’une des deux parties (l’acheteur qui est l’Etat ou toute structure ou
collectivité devant appliquer le Code des marchés publics) et l’autre partie (le vendeur) ne peut
absolument pas négocier ou faire modifier les clauses essentielles de ce contrat qui sont fixées
par la loi. Le vendeur désigné par le terme de « Titulaire » est donc tenu d’accepter les
conditions dans lesquelles l’acheteur public désigné par les termes « Autorité Contractante »
propose de lui acheter un bien ou un service.
Alors que les personnes de droit privé choisissent librement leurs prestataires, l’Etat, ses
collectivités locales et les organismes publics sont tenus de respecter un certain nombre de règles
afin de veiller à la bonne gestion des fonds publics. Les principes et règles du droit budgétaire
s’imposent donc dans la gestion des marchés publics : obligation de financer les dépenses sur les
lignes correspondantes du budget, interdiction de lancer une commande si les crédits
correspondants ne sont pas disponibles, définition préalable des besoins de l’acheteur public,
traçabilité et conformité des opérations tel que le respect des obligations de publicité, de mise en
concurrence et le choix de l’offre économiquement la plus avantageuse. Ces obligations
préalables à la commande publique sont mises en œuvre conformément aux règles fixées par le
Code des marchés publics.
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CHAPITRE I : DEFINITIONS
Les marchés de travaux qui sont des marchés ayant pour objet la réalisation au bénéfice d’un
Maître d’Ouvrage ou d’un Maître d’Ouvrage Délégué, de tous travaux de bâtiments ou de génie-
civil ou la réfection d’ouvrages de toute nature.
Les marchés de fournitures qui sont des marchés ayant pour objet l’acquisition de produits qui
ne sont pas fabriqués sur la base de spécifications techniques propres à l’autorité contractante. Ils
concernent les biens meubles c‘est à dire des objets qu’on peut déplacer d’un endroit à un autre.
Les marchés de prestations de services qui sont des marchés ayant pour objet l’exécution
d’une prestation autres que les fournitures, les travaux et les prestations intellectuelles. Ils
sont caractérisés par l’exécution de services annexes à la livraison des fournitures tels que le
transport et les assurances et tous autres services connexes tels que l’installation, la mise en
service, la fourniture d’assistance technique, la formation et toute autre obligation du genre
du titulaire stipulé dans le marché.
NB : Il faut relever qu’un marché des types de marchés déjà présentés ci-dessus peut comporter,
à titre accessoire, des éléments relevant d’un ou plusieurs autres types.
Par exemple, lorsqu’un marché a pour objet à la fois des services et des fournitures, il est un
marché de services si la valeur de ceux-ci dépasse celle des produits à fournir et inversement. Par
contre, en cas d’égalité de valeurs, le produit est réputé de fournitures.
Les marchés de prestations intellectuelles qui sont des marchés ayant pour objet soit la
réalisation d’études techniques, économiques, artistiques, scientifiques… soit la maîtrise
d’œuvre d’un ouvrage passé par une entité publique lorsqu’elle n’est pas en mesure de les
réaliser par ses propres moyens. Ce sont des marchés de prestations intellectuelles caractérisés
par la notion de matière grise.
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Délégation de service public : contrat par lequel une personne morale de droit public ou de
droit privé, dûment mandatée par une autorité publique compétente, confie la gestion d’un
service public relevant de sa compétence à un délégataire dont la rémunération est liée ou
substantiellement assurée par les résultats de l’exploitation du service ;
Dossier d’Appel d’Offres : ensemble de documents contenant les renseignements nécessaires à
l’élaboration de la soumission, en vue de l’attribution et de l’exécution d’un marché public ;
Soumissionnaire : personne physique ou morale intéressée à la réalisation d’un marché public et
qui en fait l’offre ;
Soumission : acte d’engagement écrit au terme duquel un soumissionnaire fait connaître ses
conditions et s’engage à respecter le cahier des charges applicables ;
Offre : proposition comprenant un ensemble d’éléments techniques et financiers, inclus dans le
dossier de soumission, en vue de la conclusion d’un marché public;
Attributaire du marché : soumissionnaire dont l’offre a été retenue par la Commission de
Passation des Marchés avant la notification de l’approbation du marché ;
TITULAIRE : personne physique ou morale (groupement d’entreprises, fournisseur ou prestataire
de service) à qui, le marché public a été attribué et notifié en vue de son exécution. Le titulaire
est totalement responsable de l’exécution du marché.
MARCHES SPECIAUX : sont les marchés relatifs à la défense nationale, à la sécurité et aux intérêts
stratégiques de l’Etat.
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CHAPITRE II : LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DES MARCHES
PUBLICS
Les principes de liberté d’accès à la commande publique, d’égalité de traitement des candidats,
de transparence des procédures et d’économie et d’efficacité prescrits au deuxième alinéa de
l’article 3 du Code des marchés publics permettent d’assurer l’efficacité de la commande
publique et la bonne utilisation des deniers publics.
L’accès à la commande publique est égalitaire et repose sur le principe d’égalité de traitement
des candidatures et des offres (Art.76 al 7 CMP).
L’obligation d’équité requiert que tous les soumissionnaires reçoivent la même information, que
tous les critères de qualification des candidats , d’évaluation de l’offre et leur pondération soient
dévoilés dans le DAO , que toutes les soumissions fassent l’objet de la même évaluation par les
mêmes personnes qui utilisent les mêmes critères, qu’aucun critère d’évaluation non dévoilé
dans le DAO ne soit utilisé lors de l’évaluation, qu’ aucune préférence non annoncée au
préalable ne soit opposée à l’endroit des soumissionnaires.
4) Efficacité et économie
L’efficacité et économie incluent la notion de coût (moins disant et mieux disant), de qualité
(spécificités techniques et termes de références bien définies) et de délai (pénalités de retard et
intérêts moratoires).
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CHAPITRE III : LA COMMANDE PUBLIQUE : LES DIFFERENTES ETAPES DE
LA PROCEDURE DE PASSATION
La définition des besoins est une obligation qui découle des dispositions de l’article 70 du CMP.
Il ressort en effet de l’alinéa 1 de cet article : « Avant tout appel à la concurrence, consultation
ou entente directe, le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué est tenu de déterminer
aussi exactement que possible la nature et l’étendu des besoins à satisfaire. Les travaux,
fournitures ou services qui font l’objet des marchés doivent répondre exclusivement à ses
besoins. »
NB : Une définition précise des besoins permet d’acheter des prestations de qualité aux
meilleures conditions. Il est d’ailleurs jugé en règle générale, qu’une procédure de passation
dont la satisfaction des besoins est trop imprécise est entachée de nullité. D’ailleurs, un besoin
défini clairement, permet aux candidats d’apporter une réponse précise et de proposer leur
meilleur prix. A l’inverse une demande floue est risquée pour le candidat qui aura tendance à se
garantir en augmentant le montant de son offre.
La détermination des besoins doit donc être un préalable à toute commande publique. Il découle
de cette règle que si des avenants doivent être engagés en cours d’exécution ils ne doivent ni
bouleverser l’économie du marché ni en changer l’objet. Les avenants devraient donc rester
exceptionnels dans la mesure où les besoins sont définis préalablement.
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1.2- Qui doit définir les besoins ?
Le Code des marchés publics (ou aucun autre texte) ne répond pas précisément à cette question
mais la pratique administrative permet de penser que le service Financier est normalement
responsable de cette tâche en liaison avec les directions qui doivent bénéficier des achats et sous
la supervision et l’arbitrage du premier responsable de l’institution.
La définition des besoins se fait en 2 étapes : (i) la répartition des crédits globaux selon les
différentes catégories d’achats à effectuer (travaux, fournitures, etc.…) et ; (ii) pour chaque
grande catégorie d’achats la répartition en sous catégories détaillées (fournitures de bureau ;
carburants, produits d’entretien, etc.…)
L’exécution de ces tâches doit être définie comme suit : (i) l’objet de la commande publique
pour un achat hors A.O ou pour un achat sur A.O doit être défini avec la plus grande précision et
doit être un préalable à tout appel à concurrence. Il faut donc (i) éviter d’acheter dans l’urgence.
(ii) Définir avec précision les objectifs et les spécifications du marché (iii) Rédiger des
documents contractuels clairs et précis (iv) Récapituler les besoins des années précédentes (v)
Rédiger un document contractuel clair pour des raisons comptables.
Lors de l’établissement de leur budget, les Maîtres évaluent le montant total des marchés de
fournitures par catégorie de produits, des marchés de services par catégorie de service et des
marchés de travaux qu’ils envisagent de passer au cours de l’année concernée et établissent un
plan de passation comprenant l’ensemble de ces marchés, suivant un modèle type fixé par
l’Autorité de Régulation des Marchés Publics sur la base d’un progiciel approprié. Art 71 CMP
3) La disponibilité de crédits
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4) La planification des opérations de mise en concurrence (Plan annuel de
passation des marchés publics)
Le Plan de Passation des Marchés Publics (ou plan prévisionnel annuel de passation des marchés
publics) est un outil de programmation des besoins en travaux, fournitures, services courants et
prestations intellectuelles pour la durée de la gestion budgétaire qui est généralement d’une
année.
L’élaboration du plan de passation des marchés publics (PPM) qui est un outil de programmation
de l’exécution budgétaire vise comme objectifs : le bon agencement des besoins par ordre de
priorité évitant le recours abusif aux marchés de gré à gré liés à l’urgence de la dépense ; la
promotion de la transparence et de la concurrence à travers la publication du PPM ; les bons
allotissements ou regroupements assurant l’efficacité et des économies d’échelle au niveau de la
commande publique ; un bon outil de gestion ; une supervision de la progression générale ; une
bonne estimation de la charge de travail (nombre de contrats attendus, sollicitation des membres
des commissions, durée de chaque marché). Pour les bailleurs de fonds, il permet de superviser
les passations de marchés financés sur des prêts ou dons, de manière organisée et systématique ;
de suivre la progression générale du projet y compris toutes les activités relatives à la passation
des marchés ; et de tenir les parties prenantes informées des opportunités d’affaires offertes sur le
projet de manière à promouvoir la concurrence.
Le Plan Annuel de Passation des Marchés (PAPM) doit faire mention obligatoirement du niveau
de priorité de la dépense ; de la source de financement ; de la ligne budgétaire ; du montant de
l’inscription budgétaire ; de la nature de la prestation ; du mode de passation souhaité (AOI,
AON, AOR, avec ou sans pré qualification, gré à gré, demande de prix ou de cotation, demande
de proposition avec SBQC, méthode de moindre coût…) ; les différentes durées ou dates limites
allant de la préparation du DAO ou TDRs jusqu’à la réception définitive (en tenant compte des
durées pour les avis de non objection, les signatures…).
Le projet de PAPM est soumis à l’approbation de la Direction Générale de Contrôle des
Marchés Publics.
Les PAPM qui sont approuvés sont publiés par l’Autorité de Régulation des Marchés
Publics dans le Bulletin Officiel des Annonces des Marchés Publics et au niveau de son site
internet.
Après l’approbation et la publication des PAPM, ils sont mis en œuvre. Leur exécution nécessite
un bon suivi du chronogramme depuis l’élaboration des DAO/DP jusqu’à la signature du contrat.
Les autorités compétentes doivent s’assurer que les passations de marchés sont en
cohérence avec le PAPM.
L’évaluation de l’exécution du PPM est effectuée à mi-parcours ou ex-post en vérifiant si les
procédures et les délais ont été respectés, si le PPM a été publié, s’il n y a pas eu de
morcellement des commandes. L’évaluation permet de faire le point sur les difficultés
rencontrées et de formuler des propositions d’amélioration.
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CHAPITRE IV : ELABORATION D’UN DOSSIER D’APPEL D’OFFRES (DAO)
- Les cahiers de charges généraux qui sont au nombre de deux (2) à savoir les Cahiers des
Clauses Administratives Générales (CCAG) et les Cahiers de Clauses Techniques
Générales (CCTG);
- et les Cahiers de Charges Particuliers qui sont également au nombre de deux (2) à savoir les
Cahiers des Clauses Administratives Particulières (CCAP) et les Cahiers des Clauses
Techniques Particulières (CCTP)
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l’exécution des prestations prévues au marché ( pour les marchés des fournitures, ce sont les
spécifications techniques qui permettent de définir les besoins et de susciter la concurrence entre
les soumissionnaires admissibles et qualifiés ; pour les marchés de travaux, ce sont les devis
descriptifs, les séries de plans, les coupes, les dessins, etc.)
NB : les documents particuliers comportent l’indication des articles des documents
généraux qu’ils complètent ou modifient.
1.4- Comment utiliser les cahiers de Clauses Administratifs Générale (CCAG) ?
Les Cahiers des Clauses Administratives Générales (CCAG) sont des pièces constitutives des
marchés. Un CCAG doit donc obligatoirement être annexé à tout marché et tout DAO doit
comprendre le CCAG qui sera annexé au marché qui sera signé avec l’attributaire de l’Appel
d’Offres. Un DAO et un marché ne peuvent faire référence qu’à un seul CCAG.
2) Constituer un DAO
2.1- Pourquoi constituer un DAO
La constitution d’un dossier d’appel d’offres permet d’informer les candidats sur les règles
applicables à la consultation de la commande publique, sur les conditions dans lesquelles ils sont
admis à soumissionner, sur les pièces et les justificatifs qu’ils ont à fournir, sur la nature de la
commande et les moyens exigés par le Maître d’Ouvrage pour y répondre (prix, délais de
réalisation, etc.…).
Le DAO rassemble les pièces et éléments qui formeront le marché (contrat) qui, après
attribution, sera passé entre le Maître d’Ouvrage et le titulaire chargé de la commande publique.
Le DAO indique obligatoirement l’ordre hiérarchique dans lequel les différentes pièces devront
être examinées en cas de litige ou différend entre l’acheteur public et son fournisseur.
2.2- Qui doit constituer le DAO
Un DAO doit respecter et reprendre l’ensemble des règles édictées par le Code des marchés
publics. Outre la constitution des pièces détaillées plus bas, le Maître d’Ouvrage ou le Maître
d’Ouvrage Délégué devra prendre en compte les éléments suivants :
Le visa de la DGCMP sur la conformité du DAO est une obligation légale découlant de l’article
54 du CMP des Marchés Publics. Signalons que le fait que la DGCMP émet un avis motivé sur
les DAO avant le lancement de l’appel à la concurrence et la publication correspondante est une
garantie pour le Maître d’Ouvrage le Maître d’Ouvrage Délégué de mettre en œuvre une
procédure conforme aux dispositions légales en vigueur.
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3.2-Qui soumet les DAO au visa de la DGCMP ?
C’est au Maître d’Ouvrage ou Maître d’Ouvrage Délégué de soumettre le DAO au visa de la
DGCMP et plus particulièrement le Directeur Général de l’institution.
3.3-Comment soumettre un DAO au visa de la DGCMP ?
Rappelons que la Direction Générale de Contrôle des Marchés Publics instituée auprès du
Ministre Secrétaire Général du Gouvernement est chargée du contrôle à priori de la procédure de
passation et de suivi des modalités d’exécution des marchés publics et des délégations de service
public par les Maîtres d’Ouvrage ou les Maîtres d’Ouvrage Délégué.
A ce titre la DGCMP :
émet un avis motivé sur le DAO avant le lancement de l’appel à la concurrence et la
publication correspondante ;
donne un avis sur les autorisations et les dérogations nécessaire à la demande des Maîtres
d’Ouvrage ou des Maîtres d’Ouvrage Délégués lorsqu’elles sont prévues par la
réglementation en vigueur après avis de l’Autorité en charge des marchés publics ;
émet un avis motivé sur le rapport d’analyse comparative des propositions et le procès-
verbal d’attribution provisoire du marché, élaborés par la Commission de Passation des
Marchés ;
procède à un examen juridique et technique du dossier de marché avant son approbation
et, au besoin, adresse au Maître d’Ouvrage ou au Maître d’Ouvrage Délégués toute
demande d’éclaircissement, de modification de nature à garantir la conformité du marché
avec le DAO et la réglementation en vigueur.
NB : La DGCMP dispose d’un délai de sept (07) jours ouvrables au maximum à compter de la
date de réception d’un dossier complet pour émettre son avis et le notifier au Maître d’Ouvrage
ou au Maîtres d’Ouvrage Délégué. Passé ce délai, l’avis est réputé favorable.
Le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué doit s’organiser pour veiller à ce que tous
les dossiers ou procédures devant recevoir un visa préalable de la DGCMP soient transmis dans
les délais et formes requises. Cela comprend le plan de passation annuel des marchés publics, les
avis d’appels d’offres, les DAO....
Dans ce dernier cas, et compte tenu du fait que la DGCMP dispose de 07 jours pour faire
parvenir ses observations, le DAO doit bien entendu être soumis au moins 3 à 4 semaines
avant la date de lancement de la consultation afin de disposer d’un délai suffisant pour modifier
le DAO si l’examen par la DGCMP débouche sur des demandes de modifications.
Dans tous les cas, le Maître d’Ouvrage ou le Maîtres d’Ouvrage Délégué doit garder trace des
dates auxquelles la DGCMP a reçu ses demandes d’avis afin d’être en mesure de vérifier le
respect du délai de réponse de 07 jours et, en cas de silence, savoir que son dossier est tacitement
approuvé. En conséquence, toute pièce doit être transmise à la DGCMP au moyen d’un
bordereau de transmission, émargé par la DGCMP lors de la réception de la pièce, afin d’établir
avec certitude la date à partir de laquelle commence à courir le délai d’examen dont la DGCMP
dispose.
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3.4- Comment finaliser un DAO
Le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué est tenu d’inclure dans son DAO toute
demande de modification transmise par la Direction Générale de Contrôle des Marchés Publics
(DGCMP) dans les délais. Ces modifications doivent être introduites dans le DAO avant le
lancement de la consultation.
Si la DGCMP a donné un avis négatif sur le choix d’une procédure autre que la procédure
d’appel ouvert, le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué est tenu de renoncer à cette
procédure.
4) Modifier un DAO
Il peut arriver au Maître d’Ouvrage ou au Maître d’Ouvrage Délégué , après le lancement d’une
procédure d’appel d’offres et avant la remise des offres par les candidats, la nécessité de
modifier un DAO pour corriger par exemple une erreur ou pour améliorer le dossier de
consultation. Dans ce cas, le Maître d’Ouvrage ou un Maître d’Ouvrage Délégué doit modifier le
DAO en respectant les conditions suivantes:
o Cette procédure est exceptionnelle et doit pouvoir être justifiée. Tout changement
doit pour cela obtenir l’avis préalable de la DGCMP,
o Tous les candidats (personnes ayant retiré un exemplaire du DAO) doivent être
informés par écrit des modifications au moins 10 jours avant la remise des offres,
o Les modifications introduites dans un DAO ne doivent pas modifier de façon
substantielle le contenu du futur marché.
ATTENTION : toutes les modifications que l’Autorité Contractante souhaite introduire
dans un DAO en cours de procédure de consultation doivent être soumises à l’avis
préalable de la DGCMP. Toute modification substantielle du contenu d’un DAO entraîne
automatiquement le retrait et l’annulation de la procédure en cours et le lancement d’une
nouvelle procédure après établissement d’un nouveau DAO respectant toutes les étapes
d’élaboration et d’approbation.
Plus généralement, le Code pose le principe que l’Autorité Contractante n’est jamais obligée de
désigner un attributaire à l’issue d’une procédure de consultation. L’Autorité Contractante est
toujours libre de ne pas attribuer un marché après avoir lancé une consultation. Ainsi, si
l’Autorité Contractante découvre, après lancement d’une procédure, une grave erreur dans un
DAO et/ou si les conditions fondamentales du lancement de l’appel d’offres sont modifiées (par
exemple, les financements prévus sont annulés) l’Autorité Contractante peut annuler la
procédure après avis de la DGCMP.
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CHAPITRE V : LA GESTION DES CONSULTATIONS
A cette phase, c’est le rôle du Maître d’Ouvrage et du Maître d’Ouvrage Délégué d’assurer à la
fois le respect des règles et des grands principes du Code égalité d’accès de tous les
concurrents éligibles à la commande publique, transparence, neutralité.
Le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué doit se donner les moyens d’assurer le
respect des règles par l’ensemble des agents placés sous son autorité. Il doit organiser la
consultation.
Chaque consultation doit être organisée dans de bonnes conditions. L’organisation porte sur les
points évoqués ci-dessus :
Les membres des sous-commissions sont désignés par la CPM lors de la séance d’ouverture des
plis. Ils ont un rôle primordial à jouer pour la bonne évaluation des offres - Le Maître
d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué a donc intérêt à identifier des agents disposant des
compétences requises dans le domaine technique de l’appel d’offres de façon à être en mesure de
proposer à la CPM un rapport satisfaisant.
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Respecter les règles des consultations
L’article 72 du CMP pose comme principe que tous les appels d’offres ouvert sont précédés de
la publication d’un avis d’appel d’offres qui doit faire l’objet d’une publicité auprès de tous les
candidats potentiels. L’article 121 alinéas 2 du Code stipule que « l’absence ou le non-respect
du délai de publication de l’avis est sanctionnée par la nullité de la procédure ».
Le respect des règles de publicité ne vise pas une obligation des règles de publicité mais une
obligation de pré information. Le respect des règles de publicité est donc une partie intégrante
d’une procédure de consultation. C’est pourquoi le respect de l’obligation de publicité est
capital et la violation de cette règle peut constituer un vice substantiel susceptible
d’entraîner l’annulation du marché pour non-respect des règles d’égalité de traitement des
candidats (délit de favoritisme).
Le principe général des obligations de publicité est de permettre à travers des supports
préconisés une mise en concurrence « effective ». Rappelons que l’avis d’appel d’offre doit
être publié par insertion d’avis dans les publications habilitées, internationales ou
nationales et sur des sites internet officiels. Elle peut en sus être faite par voie d’affichage.
Le contenu des avis d’appel d’offres est standard et ne varie pas selon la catégorie du marché où
selon le montant du marché. Toutes les informations obligatoires figurant dans les avis d’appels
d’offres sont les suivantes :
Le lieu et le prix où les candidats pourront acquérir le DAO, les cahiers des
charges.
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Les renseignements jugés utiles (informations facultatives) c'est-à-dire les
caractéristiques principales du marché (les quantités, le calendrier des marchés
ultérieurs en cas de marchés reconductibles, le refus éventuels des variantes, les
prestations divisées en lots, la durée du marché ou le délai d’exécution),
conditions relatives au marché ( cautions et garanties exigées, langues pouvant
être utilisées dans l’offres, etc.), les conditions de participations (situations
juridique, référence acquises, critères de sélection des candidatures,
etc.),Nombre de candidats ( maximal et minimal admis à présenter une offre),
critères d’attribution , procédures (appel d’offres ouverts, restreint, concours
etc.) numéro de référence attribué au marché par l’Autorité Contractante
La structure mise en place par le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué doit être en
mesure de répondre complètement et clairement aux questions administratives et/ou techniques
posées par un ou plusieurs candidats si ces questions sont posées par écrit et parviennent au
Maître d’Ouvrage ou au Maître d’Ouvrage Délégué au moins 10 jours avant la date limite
de dépôt des offres.
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Rappelons que la réponse doit intervenir par écrit et qu’elle doit être communiquée en
même temps à tous les candidats (c’est pour cela qu’il faut noter les coordonnées de toutes les
personnes/sociétés ayant retiré le DAO) sans indiquer l’identité de celui ou ceux qui a ou qui
ont posé la question.
Les dispositions visées par l’article 134 du CMP insistent sur les points suivants :
L’offre d’un soumissionnaire doit être déposée contre récépissé au service au service de
passation du Maître d’Ouvrage ou du Maître d’Ouvrage Délégué ou comme indiqué dans
l’avis d’appel d’offres, sans préjudice de la procédure de dématérialisation.
Comment enregistrer les offres dès leur arrivée par un agent spécialement
affecté par l’Autorité Contractante ? Dès réception des plis, ceux-ci sont revêtus
d’un numéro d’ordre, de l’indication de la date, de l’heure de remise et enregistrés
dans l’ordre d’arrivée dans un registre spécial délivré par l’Autorité de Régulation des
Marchés Publics. Ils doivent rester fermés et cachetés jusqu’à la date d’ouverture.
Les plis doivent être reçus et enregistrés même lorsqu’ils sont remis après la date
limite fixée par le RPAO. Rappelons que les plis reçus ne peuvent être ouverts avant
la séance d’ouverture des plis et que, dans le cas contraire, le Maître d’Ouvrage ou le
Maître d’Ouvrage Délégué peut être passible des sanctions prévues par le Titre VI du
Code. Cette mesure vise à ce que des personnes malintentionnées donnent des
renseignements sur le contenu des offres déjà déposées, et notamment sur les prix, à
d’autres candidats. Comme certains candidats peuvent déposer leur offre plusieurs
jours avant la séance d’ouverture des plis, l’Autorité Contractante doit s’organiser
pour que les plis reçus avant la date limite de dépôt des offres soient conservés de
façon à ne pas pouvoir être ouverts, détruits ou égarés.
2) Pendant l’examen des offres
Le rôle du Maître d’Ouvrage ou du Maître d’Ouvrage Délégué
Les offres sont examinées par la Commission de Passation des Marchés et par la Sous-
Commission d’Analyse des offres. Dans ces structures les représentants du Maître d’Ouvrage
ou du Maître d’Ouvrage Délégué sont majoritaires. Il appartient donc au Maître d’Ouvrage
ou au Maître d’Ouvrage Délégué de veiller à ce qu’ils se conforment scrupuleusement aux
règles édictées par le Code.
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L’examen des offres sera abordé plus bas (dans la partie dédiée à l’évaluation des offres) mais on
signale dès à présent que durant ces opérations le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage
Délégué doit veiller à ce que ses agents participant à l’examen des offres et à l’attribution du
marché au sein de la Commission de Passation des Marchés et de la Sous- Commission
d’Analyse des offres respectent en permanence les principes de neutralité et d’objectivité et
le principe de confidentialité des analyses et débats.
Rappelons selon les DTAO que les soumissionnaires ne sont pas tenus d’accepter de
proroger le délai de validité de leur offre. Le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage
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Délégué reçoit les réponses des soumissionnaires reçues dans les délais et les transmets à la
Commission de Passation des Marchés qui est responsable de veiller à la validité de ces réponses
notamment en ce qui concerne la prolongation des délais de validité des cautions de soumission.
Pendant toute la durée d’une consultation, le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué
doit informer les soumissionnaires des événements importants concernant le déroulement de la
procédure. Il faut que ces communications soient écrites afin d’éviter de fausser les règles de
concurrence tout en respectant le principe de transparence. Toutes les communications entre le
Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué et les soumissionnaires se font donc
exclusivement par écrit.
Les cas dans lesquels ces communications peuvent intervenir sont rappelés ci-dessous en
fonction des trois périodes successives de déroulement de la procédure de consultation :
Pendant l’examen des offres, les communications ne peuvent concerner que les
demandes de prolongations des délais de validité des offres adressées par le
Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué aux soumissionnaires selon
les modalités abordées au point 2 ci-dessus ;
a) L’appel d’offres a été déclaré infructueux. Dans ce cas le Maître d’Ouvrage ou le Maître
d’Ouvrage Délégué doit après avis de la DGCMP, en aviser par écrit tous les soumissionnaires et
leur restituer à cette occasion leur caution de soumission.
b) La CPM a désigné un attributaire. Dans ce cas, et selon les dispositions de l’article 138 du
Code, le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué doit notifier par courrier ordinaire
ou par voie électronique l’attribution du marché à l’attributaire. Mais il doit également informer
par écrit tous les autres candidats non retenus du rejet de leurs offres et les inviter à retirer celles-
ci dans un délai de quinze (15) jours, à l’exception de l’exemplaire destiné à l’ARMP. Les offres
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non retirées dans ce délai seront détruites, sans qu’il y ait lieu à réclamation. Les
soumissionnaires non retenus peuvent demander par requêtes adressée au Maître d’Ouvrage ou
au Maître d’Ouvrage Délégué les motifs pour lesquels leurs offres n’ont pas été retenues. Le
Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué est tenu de leur communiquer le rapport de
l’Observateur indépendant ainsi que le procès-verbal de la séance d’attribution du marché y
relatif auquel est annexé le rapport d’analyse des offres.
NB: En aucun cas les candidats non retenus ne peuvent demander ou prétendre recevoir
une indemnité pour couvrir les coûts de préparation de leur offre.
4) Gestion exceptionnelle : cas d’un DAO infructueux, cas d’un marché négocié
22
lorsque les besoins ne peuvent être satisfaits que par une prestation nécessitant l’emploi
d’un brevet d’invention, d’une licence ou de droit exclusifs détenus par un seul
entrepreneur, un seul fournisseur ou un seul prestataire ;
lorsque le marché ne peut être confié qu’à un prestataire déterminé pour des raisons
techniques et artistiques ;
dans les cas d’extrême urgence, pour les travaux, les fournitures ou les services que le
Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué doit faire exécuter en lieu et place de
l’entrepreneur, du fournisseur ou du prestataire défaillant ;
dans le cas d’urgence impérieuse motivée par des circonstances de force majeure ne
permettant pas de respecter les délais prévus dans les procédures d’appel d’offres,
L’attribution d’un marché public constitue un moment-clé du processus de gestion des Marchés
Publics et par conséquent, les procédures et les missions des acteurs sont particulièrement
encadrés par la réglementation en vigueur.
« Les Commissions de Passation des Marchés (CPM) sont des organes d’appui technique crées
auprès des Maîtres d’Ouvrage et des Maîtres d’Ouvrage Délégués pour la passation des marchés
dont le montant est supérieur aux seuils par type des marchés.
Conformément aux dispositions de l’article 31 du Code des Marchés Publics, les CMP :
organisent les séances d’ouverture des plis ;
commettent des sous-commissions pour l’analyse des offres;
proposent au Maître d’Ouvrage ou au Maître d’Ouvrage Délégué l’attribution des
marchés ;
examinent et émettent un avis technique sur les projets de marchés et d’avenants
éventuels préparés par le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué
Rappelons aussi que le Président d’une CPM peut inviter selon les dispositions de l’article
37 alinéa 2 du Code des Marchés Publics toute personne à prendre part aux travaux de la
CPM avec voix consultative en raison de sa compétence sur les points inscrits à l’ordre du
jour.
La composition de la CPM
Pour les Maîtres d’Ouvrage relevant des établissements publics et des entreprises du secteur
public et parapublic:
23
- un (1) Président nommé par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, sur
proposition de trois (03) noms faite par le Maître d’Ouvrage;
- un (1) représentant du Maître d’Ouvrage ;
- un (1) représentant du Maître d’œuvre concerné ;
- le Contrôleur Financier auprès du Maître d’Ouvrage s’il y a lieu ;
- un (1) représentant de l’Administration de tutelle technique ;
- un (1) représentant de l'Organe de Contrôle des marchés Publics à titre d'observateur;
- un (1) Secrétaire désigné par le Maître d’Ouvrage.
La Sous -Commission d’Analyse et ses attributions de la sous–commission
Classement des offres. Pour les marchés de travaux, fournitures et services, c’est l’offre
la moins disante qui est classée en premier, Pour les marchés de prestations
intellectuelles, c’est l’offre la mieux disante qui est classée en premier. Les autres sont
classées par ordre croissant.
Aucune indication n’est faite sur la composition et le nombre des membres des sous-
commissions, mais généralement et dans les textes anciens de 2004, le nombre des membres
de la SCA varie entre trois (3) à cinq (5).
Signalons qu’il y a deux procès-verbaux signés par les membres pour chaque séance tenue par la
CPM ; le procès-verbal d’ouverture des plis et le procès-verbal d’attribution du marché. Tous les
procès-verbaux doivent être signés par tous les membres présents (y compris les observateurs) et
le cas échant comprendre les commentaires des membres sur le processus d’attribution. Les
procès-verbaux doivent être conservés par le Secrétariat de la CPM et ensuite diffusé auprès du
MO ou du MOD pour sa publication et transmis à l’ARMP dans un délai maximum de soixante-
douze (72) heures dès la fin des travaux de la Commission pour leur archivage.
Les résolutions des Commissions de Passation des Marchés sont prises à la majorité simple des
membres présents. En cas de partage de voix, celle du Président est prépondérante.
Le quorum n’est pas requis lorsqu’une Commission de Passation des Marchés siège pour
l’ouverture des plis. Toutefois, la présence du Président, du Secrétaire et du représentant de
l’Organe de contrôle des marchés est requise. »
La SCA dispose d’un délai maximum de 15 jours pour rendre son rapport d’évaluation à
partir de l’ouverture des plis.
25
2.1- Ouverture des plis
L’ouverture des plis est ouverte aux représentants des candidats (un représentant par candidat
même en cas de groupement). Elle permet la vérification du respect du règlement général de
l’appel d’offres de façon à éliminer dès cette étape les offres qui ne respectent pas les règles de
délais et de présentation.
- lit le nom de chaque candidat, le montant de chaque offre et de chaque variante, et le cas
échéant, le montant des rabais proposés, sont lus à haute voix, la présence ou l’absence de
garantie d’offre est également mentionnée. Ces renseignements sont consignés dans le procès-
verbal de la séance d’ouverture. Le procès-verbal auquel est joint la liste signée des personnes
présentes, est contresigné par les membres de la Commission de Passation des Marchés et publié
par la personne responsable des marchés ; il est remis sans délai à tous les soumissionnaires qui
en font la demande ;
- les offres parvenues postérieurement aux dates et heures de dépôt sont irrecevables ;
- dans le cadre des procédures qui se caractérisent par une consultation restreinte des candidats,
notamment dans le cas d’une pré-qualification, d’un appel d’offres restreint, et en matière de
prestations intellectuelles, lorsqu’un minimum de deux (02) plis n’ont pas été remis aux dates et
heures limites de réception des offres, le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué
constate le caractère infructueux de l’appel d’offres. Sur avis de la Commission de Passation des
Marchés, le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué ouvre un nouveau délai qui ne
peut être inférieur à quinze (15) jours ouvrables et qu’il porte à la connaissance du public. Ceux
26
des soumissionnaires ayant déposé leurs offres en temps et heures peuvent, s’ils le souhaitent, les
retirer pour une nouvelle soumission.
NB : après le dépouillement des offres, la CPM procède à la nomination des membres de la SCA.
Les offres sont remises à la sous-commission concernée pour examen et évaluation et Les
originales des offres sont remises à la DGCMP pour contre-expertise.
L’évaluation des offres permet de (1) vérifier la conformité des offres aux dispositions du
Code des Marchés Publics et aux dispositions du DAO de chaque appel d’offres (2), d’examiner
les caractéristiques (avantages/inconvénients) de chaque offre par rapport aux besoins du MO ou
du MOD (3) et de s’appuyer sur les résultats de l’analyse précédente pour identifier l’offre la
plus avantageuse.
Qui procède à l’évaluation des offres?
C’est la Sous-Commission d’Analyse qui procède à l’évaluation des offres pour toutes les
catégories d’appels d’offres.
Comment procéder à l’évaluation des offres ?
Les étapes de l’évaluation
Les étapes de l’évaluation sont déterminées par la catégorie des marchés publics. Dans le cadre
de la procédure normale, c'est-à-dire de l’appel d’offres ouvert, l’évaluation s’organise en
plusieurs étapes: (1) examen de la conformité des offres; (2) évaluation de l’adéquation
technique; (3) examen de l’offre financière (4) classement des offres.
L’examen de la conformité des offres
Cet examen doit porter successivement sur 2 aspects : (1) l’éligibilité du candidat au regard des
dispositions générales de l’article 128 du Code des Marchés Publics et des dispositions
particulières du DAO (2) la conformité de l’offre aux dispositions du Code des Marchés Publics
visé par les articles 129 à 131 du CMP et aux exigences du DAO.
Ce dernier examen doit permettre de vérifier (1) que chaque candidat a fourni toutes les pièces
demandées par le DAO (2) que ces pièces sont conformes dans leur forme et/ou contenu aux
prescriptions du Code et du DAO et (3) que chaque candidat n’a déposé qu’une seule offre étant
entendu qu’un candidat peut essayer de présenter plusieurs offres sous différentes dénominations
ou raisons sociales. Dans ce dernier cas, la vérification se fait notamment par l’exploitation des
statuts des sociétés concernées.
Lorsqu’une offre est soumise par un candidat inéligible aux marchés publics, la Sous-
Commission est tenue de l’écarter. Lorsqu’une offre ne comporte pas toutes les pièces prévues
27
par le DAO, la sous-commission doit également l’écarter. Si l’une des pièces fournies par un des
candidats peut être interprétée de différentes manières, la sous-commission peut demander au
candidat des éclaircissements dans les conditions examinées plus bas.
De même, doivent être écartées les offres soumises par les candidats ne réunissant pas tous les
critères de qualification fixés par le DAO dans les domaines financiers, techniques, le domaine
des moyens humains ou matériels disponibles ou de l’expérience professionnelle acquise.
En cas d’offre déposée par un groupement, ou au cas où l’offre prévoit une sous-traitance, les
vérifications ci-dessus portent également sur le groupement et ses membres ou sur les sous-
traitants.
28
La DGCMP dispose d’un délai de 7 jours ouvrables au maximum à compter de la date de
réception d’un dossier pour répondre au Maitre d’Ouvrage, passé ce délai l’avis est considéré
comme favorable, article 55, alinéa 2 du CMP.
Le rôle du Maître d’Ouvrage ou du Maître d’Ouvrage Délégué
Selon l’Article 127 al 2 du Code, « toute attribution d’un marché est matérialisée par une
décision du Maître d’Ouvrage ou du Maître d’Ouvrage Délégué ».
L’article 147 alinéas 5 stipule que « une fois la procédure de sélection validée, le marché est
signé par le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué et l’attributaire. »
Le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué à la responsabilité de faire approuver le
marché dans le délai de validité des offres
2.4- Attribution définitive du marché
L’attribution définitive a pour objectif de donner force exécutoire au marché après son contrôle
et son approbation préalable par les autorités compétentes. L’article 138 alinéa 4 stipule que
« toute décision d’attribution d’un marché public par le Maître d’Ouvrage ou le Maître
d’Ouvrage Délégué est insérée, dans un délai de sept (07) jours, avec indication de prix et délai,
dans le Journal des Marchés Publics édité par l’Autorité de Régulation des Marchés Publics ou
dans toute autre publication habilité. »
Les litiges les plus fréquents lors des consultations apparaissent lorsqu’un candidat non retenu
peut estimer à tort ou à raison que les dispositions du Code n’ont pas été respectées lors d’une
procédure de consultation. Dans un tel cas le Code visé par l’article 209 l’autorise à déposer un
recours auprès du Maitre d’ouvrage avec copie à l’ARMP.
29
Conserver la totalité des pièces relatives à un appel d’offres. Donc DAO, avis
d’appels d’offres, dossiers complets remis par chaque soumissionnaire, PV CPM, etc.….
Permettre de retrouver sans difficulté l’ensemble des pièces se rapportant à un
appel d’offres donné. Toutes les pièces d’un appel d’offres doivent être rassemblées (par
exemple dans un même carton d’archivage) et chaque archivage porte le n°, la date et
l’objet de l’appel d’offres concerné.
CHAIPTRE VII - DE L’EXECUTION ET DU REGLEMENT DES MARCHES PUBLICS
1) Du contenu du contrat de Marché Public
Chaque marché public doit contenir au moins les mentions suivantes :
a) l’objet et le numéro du marché ;
b) l’indication des moyens de financement de la dépense et de la rubrique budgétaire
d’imputation ;
c) l’indication des parties contractantes ;
d) l’indication du Maître d’Ouvrage ou du Maître d’Ouvrage Délégué ;
e) le Maître d’œuvre, le cas échéant, le maître d’œuvre délégué ;
f) la justification de la qualité de la personne signataire du marché et de la partie
contractante ;
g) l’énumération par ordre de priorité, des pièces constitutives du marché comprenant
notamment : la soumission ou l’acte d’engagement, le Cahier des Clauses
Administratives Particulières, le devis ou le détail estimatif, le bordereau des prix
unitaires, le sous détail des prix et le Cahier des Clauses Administratives Générales
auquel il est spécifiquement assujetti ;
h) le montant du marché, assorti des modalités de sa détermination, ainsi que de celles
éventuelles de sa révision ;
i) les obligations fiscales et douanières ;
j) le délai et le lieu d’exécution ;
k) les conditions de constitution des cautionnements ;
l) la date de notification ;
m) la domiciliation bancaire du cocontractant de l’Administration ;
n) les conditions de réception ou de livraison des prestations ;
o) les modalités de règlement des prestations ;
p) le Comptable chargé du paiement ;
q) les modalités de règlement du litige ;
r) les conditions de résiliation ;
s) la juridiction compétente y compris pour les appels d’offres internationaux.
La rédaction de tous les documents définitifs consécutifs au marché est assurée par le Maître
d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué le cas échéant, par le maître de l’œuvre ou le maître
d’œuvre délégué.
Le marché définitif ne peut en aucun cas modifier l’étendue et la nature des prestations prévues
au Dossier d’Appel d’Offres.
30
2) Déterminer la date d’entrée en vigueur du marché
La détermination de la date d’entrée en vigueur du marché est simple mais capitale. L’article
150 du Code des Marchés Publics stipule que « les marchés, après accomplissement des
formalités d’inscription auprès de l’Autorité de Régulation des Marchés Publics, doivent être
notifiés avant tout commencement d’exécution. La notification consiste en un envoi du marché
signé au Titulaire, dans les trois (03) jours calendaires suivant la date de signature, par tout
moyen permettant de donner une date certaine. La date de notification est la date de réception du
marché par le Titulaire. »
Selon les dispositions de l’article 150 du Code des Marchés Publics « le marché entre en
vigueur dès sa notification ou à une date ultérieure si le marché le prévoit. L’entrée en vigueur
du marché marque le début des obligations juridiques d’exécution et, sauf dispositions contraires
du marché, le début des délais de réalisation. Elle coincide en pratique avec l’émission de l’ordre
de service.
Dans les quinze (15) jours calendaires de l’entrée en vigueur du marché, un avis d’attribution
définitive est publié dans un journal des marchés publics ou tout autre journal habilité. Tous les
marchés publics une fois approuvé, doivent revenir à l’Organe de Contrôle des Marchés Publics
aux fins de codification obligatoire avant leur transmission au Maître d’Ouvrage ou au Maître
d’Ouvrage Délégué. »
NB : « Tout marché public doit être conclu, approuvé et notifié avant tout commencement
d’exécution. » art 151, alinéa 2
3) Suivre l’exécution du marché
Suivre l’exécution d’un marché consiste à:
Assurer le suivi technique
Assurer le suivi technique permet de s’assurer que le Titulaire respecte la totalité de ses
engagements en termes de conformité des prestations effectuées et de délais. Cela permet de
prendre en compte en temps voulu les mesures correctives nécessaires. Le code des Marchés
Publics impose de prévoir dans chaque marché un Comité de réception du marché dont la
composition et les attributions sont définis dans l’article 196 du Code des Marchés Publics.
Le suivi technique à mettre en place diffère selon la nature du marché (travaux, fournitures,
services, prestations intellectuelles), de sa complexité mais aussi en fonction de sa durée : dans le
cas d’un marché de livraison de fournitures dans le mois qui suit la signature du marché, le suivi
ne sera pas le même que pour un marché de construction d’un bâtiment ou d’une route qui pourra
se dérouler sur plusieurs exercices, ou d’un marché d’études qui pourra durer plusieurs mois.
Dans le dernier cas, le suivi se limite et se concentre sur la vérification du respect des délais, des
quantités et de la conformité des biens livrés. Dans les autres cas il faut envisager un suivi tout
au long de l’exécution du marché pour détecter en temps voulu tout dérapage du Titulaire et
prendre les mesures nécessaires pour y remédier.
31
Assurer le suivi administratif
Assurer le suivi administratif permet de suivre le bon déroulement du marché qui est un contrat
qui engage la responsabilité juridique et financière des parties signataires (MO ou MOD et
Titulaire), et définit leurs droits et obligations.
De plus, le Code définit des règles et procédures que le MO ou le MOD doit respecter au risque
d’être sanctionné. Le suivi administratif doit permettre de faire en sorte que chaque règle édictée
par les textes en vigueur soit appliquée correctement (cautions remises et conformes, contrat
signé et enregistré ; original du contrat remis au Titulaire pour nantissement ; paiements réguliers
du Titulaire…)
Assurer le suivi financier
Assurer le suivi financier permet de veiller sur la bonne gestion des deniers publics et de
s’assurer que les obligations financières du MO ou du MOD et du Titulaire sont correctement
remplies.
Le suivi financier conduit à s’assurer, avant le paiement des factures et des décomptes du
Titulaire, que ces factures et décomptes respectent les clauses du marché et dans ce cas, qu’ils
seront payés par le MO ou le MOD dans les délais et conditions prévues par le Code.
4) La réception provisoire
Avant l’achèvement total des travaux l’entrepreneur avise par écrit l’autorité contractante et le
Maître d’œuvre de la date d’achèvement des travaux.
Les membres du comité de suivi et de réception du projet et le Maître d’œuvre procèdent en
présence de l’entrepreneur aux opérations préalables à la réception qui comprennent
essentiellement:
o la reconnaissance des ouvrages exécutés
o les essais nécessaires
o la constatation d’imperfections ou malfaçons
o s’assurer que l’exécution est conforme aux prescriptions contractuelles.
Les observations éventuelles font l’objet d’un procès-verbal signé par les membres du CSR.
L’autorité contractante décide en fonction de l’importance des observations constatées de
prononcer ou ne pas prononcer la réception provisoire.
La réception provisoire si elle est prononcée peut être sans réserves ou avec réserves ; dans ce
dernier cas un délai est accordé à l’entrepreneur pour lever les réserves.
5) La réception définitive
Dix jours avant l’expiration du délai de garantie l’entrepreneur avise l’autorité contractante et le
maître d’œuvre par écrit afin de procéder à la réception définitive des travaux.
32
Les membres du comité de suivi et de réception du projet le Maître d’œuvre accompagnés de
l’entrepreneur se rendent sur les lieux pour s’assurer du bon comportement de l’ouvrage pendant
la période de garantie et aucune anomalie ou vice ne sont constatés. Dans ce cas un procès-verbal
de réception définitive est établi et signé par les membres du CSR et le Maître d’œuvre.
Le règlement des sommes dues au titulaire du marché, y compris le montant des fluctuations des
prix, le cas échéant, s'il n'intervient pas dans un délai de 45 jours calculé, suivant le cas, à
compter du dernier jour du mois de constatation de l’exécution des prestations ou de la date de la
levée des réserves notifiées au titulaire du marché, donnera lieu au service automatique d'intérêts
moratoires calculés à partir du jour qui suit l'expiration de ce délai de 45 jours.
Le bénéfice de plein droit d'intérêts moratoires assuré au titulaire du marché, implique que les
paiements qui lui sont servis sont, le cas échéant, majorés automatiquement d'un montant
correspondant aux intérêts moratoires appliqués à la période de retard, même s'il n'en fait pas la
demande.
Il est à noter enfin que les intérêts dus au titulaire du marché pour constatation tardive,
contestation d'une demande d'acompte par la personne responsable du marché et retard de
règlement, sont le cas échéant cumulables.
Les intérêts moratoires sont ainsi calculés à partir de la date à laquelle ils sont dus jusqu'à celle
du règlement.
En cas de dépassement des délais contractuels fixés par le marché, le Titulaire est passible de
pénalités ne dépassant pas un millième (1/1000ème) du prix toutes taxes comprises du marché
par jour de retard, après mise en demeure préalable restée sans suite.
La remise des pénalités de retard d’un marché peut être prononcée, sur décision motivée, par le
Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué, sous réserve du contrôle de sa décision par
l’Autorité de Régulation des Marchés Publics.
Une copie de la décision de remise des pénalités, est transmise à l’autorité mentionnée ci-dessus.
1) Le Maître d’Ouvrage :
Les Maîtres d’Ouvrage sont les personnes morales pour lesquelles les ouvrages sont construits,
les biens livrés et les services rendus. Ils sont responsables de la phase préparatoire, du
lancement, de l’attribution, de la signature et du suivi de l’exécution des marchés. Ils passent
leurs marchés par le biais des organes suivants :
pour l’Etat : les départements ministériels dans leurs domaines de compétences
respectifs et les institutions de la République ;
33
pour les Régions : le Président du Conseil Régional ou le Gouverneur ;
pour les Départements : le Préfet ;
pour les Communes : le Maire ;
pour les établissements publics de l’Etat, les établissements publics des Collectivités
Locales et organismes, agences ou offices : le Directeur Général ;
pour les entreprises publics, les sociétés à participation publique majoritaire et les
sociétés privées bénéficiant du concours financier de l’Etat, de sa garantie ou de la
qualité de Maître d’Ouvrage Délégué : le Directeur Général ou le Gérant selon les
cas.
Préalablement à la mise en œuvre du processus de passation des marchés publics, les Maîtres
d’Ouvrage s’assurent de l’identification des projets, l’évaluation de l’opportunité, l’intégration
des besoins dans le cadre d’une programmation budgétaire, la disponibilité des crédits, la
planification des opérations de mise en concurrence, la constitution d’un Dossier d’Appel
d’Offres, le respect des obligations de publicité et de transparence et enfin le choix de l’offre
économiquement la plus avantageuse (Art.18 CMP). Ils doivent aussi s’assurer de la faisabilité
de l’opération envisagée en déterminant la localisation ou le contenu, en arrêtant l’enveloppe
prévisionnelle et en choisissant le processus de consultation selon lequel l’ouvrage sera réalisé,
les biens fournis ou les services rendus (Art.29 CMP).
En outre, les Maîtres d’Ouvrage sont chargés :
• du lancement des avis d’appels d’offres ;
Instituée par décret N°2419/PR/PM/2015 du 17/12/2015, elle est rattachée sous l’autorité directe
du Ministre Secrétariat Général du Gouvernement. Les missions de la Direction Générale de
Contrôle des Marchés Publics (DGCMP) consistent en général à contrôler la régularité de la
préparation et de la passation des marchés publics et à émettre un avis préalable aux étapes clés
de ce processus et du suivi des modalités d’exécution des marchés publics et des délégations de
service public.
A cet effet, elle:
- Emet un avis motivé sur les Dossiers d’Appel d’Offres avant le lancement de l’appel à la
concurrence et la publication correspondante ;
- Participe à toutes les séances d'ouverture des plis à titre d'observateur et récupère les
copies conformes des offres aux fins de contrôle;
- Accorde les autorisations et les dérogations nécessaires à la demande des Maîtres
d’Ouvrage ou des Maîtres d’Ouvrage Délégués lorsqu’elles sont prévues par la
règlementation en vigueur, après avis favorable de l'autorité chargé des marchés publics;
34
- Emet un avis motivé sur le rapport d’analyse comparative des propositions et le procès-
verbal d’attribution provisoire du marché, élaborés par la Commission de Passation des
Marchés ;
- Procède à un examen juridique et technique du projet de marché avant son approbation
et, au besoin, adresse au Maître d’Ouvrage ou au Maître d’Ouvrage Délégué toute
demande d’éclaircissement, de modification de nature à garantir la conformité du marché
avec le Dossier d’Appel d’Offres et la règlementation en vigueur.
35
CHAPITRE IX- LES SEUILS DE PASSATION, DE CONTROLE ET
D’APPROBATION
1) Les seuils de passation
Le montant estimé du besoin, objet du contrat, s’entend du prix global, en toutes taxes comprises
du marché.
Les marchés publics et délégations de service public d'un montant estimé supérieur ou égal aux
seuils ci-dessous font l'objet d'un appel d'offres:
- pour les marchés de travaux dont le montant est supérieur ou égal à cinquante millions
(50 000 000) de francs CFA en toutes taxes comprises ;
- pour les marchés de fournitures et services dont le montant est supérieur ou égal à trente
millions (30 000 000) de francs CFA en toutes taxes comprises ;
- pour les marchés de prestations intellectuelles et les délégations de service public dont le
montant est supérieur ou égal à vingt millions (20 000 000) de francs CFA en toutes taxes
comprises.
Les marchés de travaux, fournitures et services et de prestations intellectuelles en deçà des seuils
fixés pour les appels d'offres sont passés par la procédure simplifiée d’achat public ou de
consultation directe visée aux articles 12 et 13 du Code des marchés publics.
Les seuils de contrôle à priori par la Direction Générale de Contrôle des Marchés Publics sont :
Pour tous les marchés passés par les départements ministériels et leurs démembrements dans les
provinces, les structures de l’Etat n’ayant pas d’autonomie de gestion :
- Cinquante millions (50 000 000) de francs CFA en toutes taxes comprises pour les
marchés de travaux ;
- Trente millions (30 000 000) de francs CFA en toutes taxes comprises pour les marchés
de fournitures et services ;
- Vingt millions (20 000 000) de francs CFA en toutes taxes comprises pour les marchés de
prestations intellectuelles et les délégations de service public.
Pour tous les marchés passés par les sociétés d’Etat et d’économie mixte jouissant d’une
autonomie de gestion, les Collectivités Autonomes et les projets financés par les organismes
internationaux :
36
L’autorité de régulation des marchés publics est chargée du contrôle a posteriori de la procédure
de passation des marchés publics et délégations de service public, quel que soit le montant des
marchés et délégations.
(a) Le seuil d’approbation des marchés publics et de délégation de service public sur budget Etat
est décomposé de la manière suivante :
- de vingt (20) à cinquante (50) millions de francs CFA par les Ministres sectoriels, les
Gouverneurs des Provinces, les Collectivités Autonomes, les Sociétés d’Etat et
d’Economie mixte et les Etablissements publics ;
- de cinquante millions et un franc CFA (50 000 001) à cent millions (100 000 000) de
francs CFA par le Ministre des Finances et du Budget ;
- au-delà de cent millions (100 000 000) de francs CFA par le President de la République.
(b) Le seuil d’approbation des marchés publics et de délégation de service public sur
financement extérieur est décomposé de la manière suivante :
- les marchés dont le montant est inférieur à cinq cent millions (500 000 000) de francs,
par le Ministre des Finances et du Budget ;
- les marchés dont le montant est supérieur ou égal à cinq cent millions (500 000 000) de
francs CFA, par le Président de la République.
Avant d'être soumis à l'approbation, tout marché doit requérir les visas des autorités suivantes :
Pour les marchés approuvés par les Ministres sectoriels, les Collectivités Autonomes, les
Sociétés d’Etat et d’Economie mixte et les Etablissements publics :
- le Contrôleur financier ;
37
- le Ministre bénéficiaire de marché ;
- le Ministre des Finances et du Budget pour les marchés financés par l’Etat;
Les responsables concernés doivent viser les projets des marchés ou notifier leurs rejets motivés
dans un délai maximum de cinq (05) jours ouvrables.
38
Les modèles types
39
SECTION III : MODELES ET FORMULAIRES
1. Modèle d'Acte de Soumission
Date :
À: [nom et adresse du Maître d’Ouvrage ou du Maître d’Ouvrage Délégué]
Si notre offre est acceptée, nous obtiendrons une garantie bancaire d'un montant équivalant à
(chiffre)8 pour cent du Prix du Marché en garantie de son exécution, sous la forme demandée par
le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué.
Nous nous engageons sur les termes de cette Offre jusqu'à l'expiration du Délai de validité de
cette offre que nous fixons à (nombre)9 jours après la date limite de remise des offres ; l'Offre
continuera à nous engager et pourra être acceptée à tout moment avant l'expiration dudit Délai.
Jusqu'à ce qu'un Marché en bonne et due forme soit préparé et signé, la présente Offre complétée
par une lettre de commande de votre part, constituera un Marché provisoire nous obligeant
réciproquement.
Il est entendu que vous n'êtes pas tenus d'accepter l'offre la moins disante ni aucune des offres
que vous pouvez recevoir.
A______________________le__________________20
Le (nom, prénoms et qualités du signataire)
8. Le montant de la garantie de bonne exécution ne peut excéder 5% du prix de base du marché augmenté ou diminué, le cas
échéant, de ses avenants.
9. Le délai de validité des offres doit être supérieur à la durée estimée du processus d'attribution du marché depuis l'évaluation
des offres jusqu'à la mise en vigueur du marché. Il doit être fixé au maximum à 90 jours.
40
2. Modèle de garantie de soumission
Attendu que [nom du Soumissionnaire] (ci-après dénommé "le Soumissionnaire") a soumis son
offre en date du [date du dépôt de l'offre] pour la fourniture ou la prestation de services de [nom
et/ou description des fournitures ou services] (ci-après dénommée "l'Offre").
FAISONS SAVOIR PAR LES PRÉSENTES que NOUS [nom de la banque] de [nom du pays],
dont le siège se trouve à [adresse de la banque] (ci-après dénommée "la Banque"), sommes
engagés vis-à-vis de [nom du Maître d’Ouvrage ou du Maître d’Ouvrage Délégué] (ci-après
dénommé "le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué ") pour la somme de [inscrire
le montant] que, par les présentes, la Banque s'engage et engage ses successeurs ou assignataires
à régler intégralement audit Maître d’Ouvrage ou Maître d’Ouvrage Délégué:
1. si le Soumissionnaire
a) retire son offre pendant la période de validité qu'il a spécifiée dans l'Acte de
Soumission ; ou
b) n'accepte pas la correction des erreurs, en application du Règlement Particulier de
l'Appel d'Offres ; ou
La présente garantie demeurera valable jusqu'au trentième (30e) jour inclus suivant l'expiration
du délai de validité de l'offre ; toute demande du Maître d’Ouvrage ou du Maître d’Ouvrage
Délégué visant à la faire jouer devra parvenir à la Banque à cette date au plus tard.
A______________________le__________________20
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3. Modèle de garantie de bonne exécution
[Nom et adresse de la Banque]
A______________________le__________________20
À : [nom du Maître d’Ouvrage ou du Maître d’Ouvrage Délégué]
ATTENDU QUE [nom du Fournisseur ou Prestataire] (ci-après dénommé "le Fournisseur" ou"
Prestataire") s'est engagé, en exécution du Marché n° [numéro de référence du Marché], en date
du________20___ à fournir [description des fournitures et des services] (ci-après dénommé « le
Marché»).
ATTENDU QUE vous avez stipulé dans ledit Marché que le Fournisseur ou le Prestataire devait
vous remettre une garantie bancaire émise par une banque connue, du montant stipulé ci-après,
comme garantie de la bonne exécution de ses obligations, conformément au Marché.
Signature
Cachet de la Banque
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4. Modèle de caution bancaire pour avance
[Nom et adresse complète de la banque]
A______________________le__________________20
Nous convenons en outre qu'aucun changement ou additif ou aucune autre modification aux
conditions du Marché, ou à l'un des documents du Marché qui peut être établi entre le Maître
d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué et le Fournisseur ou le Prestataire, ne nous libérera
d'une obligation quelconque nous incombant en vertu de la présente garantie, et nous renonçons
par la présente à la notification de toute modification, de tout additif ou de tout changement.
Cette garantie restera valable à compter de la date de l'avance reçue par le Fournisseur ou le
Prestataire au titre du Marché jusqu'au [date].
Veuillez agréer, Mesdames et/ou Messieurs, l'assurance de notre considération distinguée.
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SECTION IV : MODELE DE MARCHE
Entre
[nom et adresse complète du Maître d’Ouvrage ou du Maître d’Ouvrage Délégué] (ci-après
dénommé " le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué "),
d'une part,
Et
[nom et adresse complète du Fournisseur ou du Prestataire] (ci-après dénommé "le Fournisseur"
ou " le Prestataire"),
d'autre part,
ATTENDU que le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué a lancé un Appel d'Offres
pour les fournitures et services connexes ci-après: [brève description des fournitures et services]
et a accepté une offre du Fournisseur ou Prestataire pour la livraison de ces fournitures et la
prestation de ces services, pour un montant égal à [prix du marché en lettres et en chiffres] (ci-
après dénommé "le Prix du Marché").
1. Le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué accepte l'offre faite par le Fournisseur
ou le Prestataire en réponse à l'Appel d'Offre pour la fourniture ou la prestation de :
(Liste détaillée des fournitures ou prestations demandées)
3. Les documents ci-après sont réputés faire partie intégrante du Marché, et être lus et interprétés
à ce titre :
a) l'Acte de Soumission présenté par le Fournisseur ou le Prestataire ;
b) le Cahier des Clauses Administratives Particulières (CCAP);
c) le Bordereau des prix ;
d) le Détail estimatif et calendrier de livraison ;
e) le Cahier des Clauses Administratives Générales (CCAG) ; et
f) le Cahier des Clauses Techniques Particulière (CCTP).
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4. En contrepartie des paiements que le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué doit
effectuer au bénéfice du Fournisseur ou du Prestataire, comme cela est indiqué ci-après, le
Fournisseur ou le Prestataire convient avec le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage
Délégué par les présentes de livrer les fournitures ou prestations et de rendre les services, ainsi
que de remédier aux défauts de ces fournitures ou prestations et de ces services conformément à
tous égards aux dispositions du Marché.
5. Le Maître d’Ouvrage ou le Maître d’Ouvrage Délégué convient par les présentes de payer au
Fournisseur ou au Prestataire, en contrepartie des fournitures et services, et après que les
éventuelles rectifications soient apportées à leurs défauts, le Prix du Marché, ou tout autre
montant dû au titre du Marché, et ce, aux échéances et de la façon indiquées au CCAP.
En foi de quoi les parties ont signé le présent Marché conformément aux lois de leurs pays
respectifs.
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