Chapitre1 Généralités L’automatisation
1.1 Introduction
1.2 Historique
1.3 Définition
1.4 Contrôle du démarrage et de l’arrêt
1.4.1 Capteurs de niveau à flotteur
1.5Contrôle du débit et de la pression
1.6 Surveillance et diagnostic
1.7 Gestion des alarmes et des pannes
1.8 Intégration avec les systèmes de contrôle centralisé
Chapitre II fonctionnement menuel des pompes de Puisard Oliveira 6
Chapitre III automatisation de démarrage de pompes
1 .1Introduction
l'automatisation des pompes a révolutionné le domaine du pompage en optimisant l'efficacité,
la fiabilité et la gestion des systèmes de pompage. Grâce aux avancées technologiques, les
pompes peuvent désormais être contrôlées et surveillées de manière autonome, sans
intervention humaine directe, offrant ainsi de nombreux avantages.
L'automatisation des pompes permet un contrôle précis du démarrage et de l'arrêt en fonction
des besoins du système. Les systèmes automatisés peuvent détecter les variations de niveau
d'eau, les changements de pression ou d'autres paramètres prédéfinis, déclenchant ainsi le
démarrage ou l'arrêt des pompes de manière automatique. Cela évite les démarrages et arrêts
inutiles, ce qui réduit la consommation d'énergie et prolonge la durée de vie des équipements.
De plus, l'automatisation offre la possibilité de réguler le débit et la pression des pompes en
fonction des besoins du système. Des capteurs et des dispositifs de contrôle sont utilisés pour
ajuster automatiquement les performances des pompes, assurant ainsi un fonctionnement
optimal et évitant les surcharges ou les sous-utilisations.
La surveillance et le diagnostic en temps réel sont également des aspects clés de
l'automatisation des pompes. Des capteurs sont utilisés pour collecter des données sur les
performances des pompes, telles que la température, la pression, le débit, la vibration, etc. Ces
données sont analysées pour détecter les anomalies, les pannes potentielles et planifier la
maintenance préventive. Cela permet d'améliorer la fiabilité des pompes, de minimiser les
temps d'arrêt non planifiés et d'optimiser les opérations de maintenance.
L'intégration des systèmes de contrôle centralisé, tels que les systèmes de supervision, de
commande et d'acquisition de données (SCADA), permet une gestion globale des opérations
de pompage. Les données collectées peuvent être visualisées et analysées à distance, facilitant
la surveillance et la gestion efficaces des pompes, même sur de vastes réseaux de distribution.
En résumé, l'introduction de l'automatisation des pompes a apporté des améliorations
significatives en termes d'efficacité énergétique, de fiabilité, de performances et de gestion des
systèmes de pompage. Elle offre la possibilité de contrôler, surveiller et ajuster
automatiquement les opérations des pompes, permettant ainsi une utilisation plus efficace des
ressources et une réduction des coûts d'exploitation.
1.2 Historique
L'automatisation a une histoire riche qui remonte à plusieurs siècles. Voici un aperçu de
l'évolution de l'automatisation au fil du temps :
Antiquité et Moyen Âge :
- Les premières formes d'automatisation peuvent être retracées dans l'Antiquité, avec des
inventions telles que les moulins à eau et à vent, qui étaient capables d'accomplir certains
travaux mécaniques.
- Au Moyen Âge, l'utilisation de mécanismes d'horlogerie et de systèmes de levage
automatisés, tels que les grues, s'est répandue.
Révolution industrielle :
- La période de la révolution industrielle, à partir du XVIIIe siècle, a été marquée par des
avancées significatives dans le domaine de l'automatisation.
- L'invention de la machine à vapeur par James Watt en 1769 a ouvert la voie à
l'automatisation des processus industriels et à la mécanisation de la production.
- L'utilisation de machines-outils, telles que les tours et les métiers à tisser mécaniques, a
permis d'automatiser certains processus de fabrication.
XXe siècle :
- Au XXe siècle, avec l'avènement de l'électricité et de l'électronique, l'automatisation a connu
une accélération significative.
- Dans les années 1920 et 1930, les premiers systèmes de contrôle automatique ont été
développés, tels que les régulateurs de température et les régulateurs de processus.
- Dans les années 1940 et 1950, l'invention des premiers ordinateurs a ouvert la voie à
l'automatisation basée sur la programmation et à l'utilisation de systèmes de contrôle
numériques.
Automatisation industrielle et robotique :
- À partir des années 1960, l'automatisation industrielle s'est intensifiée avec l'utilisation de
systèmes de commande numérique et de robots industriels.
- Les robots industriels, tels que l'Unimate, développé par George Devol et Joseph
Engelberger en 1961, ont commencé à être utilisés dans les usines pour effectuer des tâches
répétitives et dangereuses.
- L'introduction des systèmes de fabrication flexibles (FMS) dans les années 1980 a permis
une automatisation plus poussée des processus de production.
Automatisation avancée et intelligence artificielle :
- Au cours des dernières décennies, l'automatisation a continué à évoluer avec l'avènement de
technologies avancées telles que l'intelligence artificielle (IA), l'apprentissage automatique et
la robotique avancée.
- L'IA et l'apprentissage automatique ont permis le développement de systèmes automatisés
capables d'apprendre, d'analyser des données complexes et de prendre des décisions
intelligentes.
- L'automatisation intelligente est devenue de plus en plus présente dans divers secteurs, allant
des voitures autonomes à l'automatisation des services financiers et de la santé.
Il est important de noter que l'automatisation a également soulevé des questions sur l'impact
sur l'emploi, la sécurité et l'éthique, nécessitant une réflexion continue sur la manière de gérer
les défis et les opportunités liés à cette évolution technologique.
1.3 Définition
L’automatisation est le processus par lequel des tâches ou des opérations sont réalisées de
manière automatique, sans intervention humaine directe. Elle implique l'utilisation de
technologies, de systèmes et de logiciels pour effectuer des actions, des contrôles ou des
décisions qui étaient auparavant effectués manuellement.
1.4 Contrôle du démarrage et de l’arrêt
Le contrôle du démarrage et de l’arrêt est une fonction essentielle dans de nombreux systèmes
automatisés, y compris ceux qui impliquent des pompes. Dans le contexte des pompes, le
contrôle du démarrage et de l’arrêt permet de réguler le fonctionnement de la pompe en
fonction des besoins du système.
Lorsqu’il est bien configuré, le contrôle du démarrage et de l’arrêt peut offrir plusieurs
avantages, tels que :
1. Économies d’énergie : En démarrant et arrêtant les pompes uniquement lorsque cela
est nécessaire, on évite les démarrages inutiles et les arrêts prématurés. Cela permet de
réduire la consommation d’énergie, en particulier dans les systèmes où plusieurs
pompes sont utilisées.
2. Protection des équipements : Les démarrages et arrêts fréquents peuvent entraîner une
usure prématurée des pompes et de leurs composants. En contrôlant de manière
appropriée le démarrage et l’arrêt, on peut prolonger la durée de vie des équipements
en minimisant les cycles de mise sous tension et d’arrêt.
3. Stabilité du système : Le contrôle du démarrage et de l’arrêt permet de maintenir un
niveau d’eau constant dans les réservoirs ou les systèmes de distribution. Cela
contribue à assurer la stabilité du système, à éviter les variations excessives de
pression et à répondre efficacement aux demandes de consommation.
Il existe différentes méthodes et dispositifs pour le contrôle du démarrage et de l’arrêt des
pompes, notamment :
1. Commande manuelle : Dans certains cas, le démarrage et l’arrêt des pompes sont
effectués manuellement par un opérateur en utilisant des interrupteurs ou des boutons.
2. Commande basée sur les niveaux : Des capteurs de niveau d’eau sont utilisés pour
détecter les variations de niveau et déclencher automatiquement le démarrage ou
l’arrêt de la pompe en fonction des seuils prédéfinis.
3. Commande basée sur la pression : Des capteurs de pression sont utilisés pour
surveiller la pression du système. Lorsque la pression atteint un seuil défini, la pompe
est démarrée ou arrêtée pour maintenir la pression souhaitée.
4. Commande basée sur la demande : Dans les systèmes où la demande en eau varie, des
dispositifs de contrôle peuvent réguler le démarrage et l’arrêt des pompes en fonction
de la demande réelle. Cela permet d’adapter la capacité de la pompe aux besoins du
système en temps réel.
Le choix de la méthode de contrôle du démarrage et de l’arrêt dépend des caractéristiques
spécifiques du système, des objectifs de performance et des contraintes techniques. Il est
important de prendre en compte les besoins du système, l’efficacité énergétique et la
protection des équipements lors de la conception et de la mise en œuvre du contrôle du
démarrage et de l’arrêt des pompes.
1.4.1 Capteurs de niveau à flotteur
Les capteurs de niveau à flotteur sont des dispositifs utilisés pour mesurer et contrôler le
niveau d’un liquide dans un réservoir ou une cuve. Ils fonctionnent en utilisant un
flotteur qui flotte sur la surface du liquide et se déplace vers le haut ou vers le bas en
fonction des variations du niveau.
Voici comment fonctionne généralement un capteur de niveau à flotteur :
1. Flotteur : Le capteur est équipé d’un flotteur qui est généralement composé d’un
matériau flottant, tel que le plastique ou le métal léger. Le flotteur est conçu de
manière à flotter sur la surface du liquide et à monter ou descendre avec les
variations de niveau.
2. Tige ou câble : Le flotteur est attaché à une tige ou à un câble qui transmet le
mouvement du flotteur à l’extérieur du réservoir. Cette tige ou ce câble est souvent
fixé à un mécanisme de commutation ou à un potentiomètre.
3. Commutation ou potentiomètre : Le mouvement du flotteur est détecté par un
mécanisme de commutation ou un potentiomètre. Lorsque le flotteur atteint un certain
niveau prédéfini, il active ou désactive un interrupteur électrique, générant ainsi une
sortie électrique qui indique le niveau du liquide.
La commutation et le potentiomètre sont deux mécanismes couramment utilisés dans les
capteurs de niveau à flotteur pour détecter les variations de niveau et générer une sortie
électrique correspondante. Voici une explication de ces deux concepts :
1. Commutation : La commutation est un mécanisme qui permet de passer d’un état
électrique à un autre. Dans le contexte des capteurs de niveau à flotteur, un mécanisme
de commutation est utilisé pour détecter le positionnement du flotteur et activer ou
désactiver un interrupteur électrique en fonction du niveau atteint.
Lorsque le flotteur atteint un certain niveau prédéfini, il actionne le mécanisme de
commutation qui ferme ou ouvre un contact électrique. Cela génère une sortie électrique qui
indique le niveau du liquide. Par exemple, lorsque le flotteur atteint le niveau haut, la
commutation peut activer un contact fermé, tandis que lorsque le flotteur atteint le niveau bas,
la commutation peut activer un contact ouvert.
Les interrupteurs utilisés dans les mécanismes de commutation peuvent être de différents
types, tels que des interrupteurs à bascule, des interrupteurs à levier, des interrupteurs à
mercure, des interrupteurs à lames, etc. Le choix de l’interrupteur dépend des exigences
spécifiques de l’application.
2. Potentiomètre : Un potentiomètre est un dispositif électrique qui permet de mesurer et
de contrôler la tension électrique. Dans les capteurs de niveau à flotteur, un
potentiomètre peut être utilisé pour détecter le mouvement du flotteur et générer une
sortie électrique proportionnelle au niveau du liquide.
Un potentiomètre est généralement composé d’une résistance variable et d’un curseur mobile.
Le curseur est relié mécaniquement au flotteur et se déplace en fonction de la position du
flotteur. Lorsque le flotteur monte ou descend, le curseur se déplace le long de la résistance
variable, ce qui modifie la résistance électrique mesurée.
En mesurant la résistance électrique à partir du potentiomètre, on peut déduire la position du
flotteur et donc le niveau du liquide. Cette mesure de résistance peut être convertie en une
sortie électrique utilisée pour indiquer le niveau, généralement sous forme d’une tension
électrique proportionnelle.
Le choix entre la commutation et le potentiomètre dépend des besoins spécifiques de
l’application, tels que la précision requise, la plage de mesure, la linéarité, la durabilité et
d’autres considérations techniques.
Les capteurs de niveau à flotteur peuvent être utilisés pour détecter différents niveaux de
liquide, tels que le niveau haut, le niveau bas ou des niveaux spécifiques intermédiaires. Ils
sont couramment utilisés dans de nombreuses applications, notamment :
1. Réservoirs de stockage : Les capteurs de niveau à flotteur sont utilisés pour surveiller
et contrôler le niveau de liquides dans des réservoirs de stockage, tels que les
réservoirs d’eau, les réservoirs de carburant, les réservoirs de produits chimiques…….
2. Stations de pompage : Ils sont utilisés pour contrôler le niveau d’eau dans les stations
de pompage, en démarrant ou arrêtant automatiquement les pompes en fonction du
niveau requis.
3. Applications industrielles : Les capteurs de niveau à flotteur sont utilisés dans diverses
applications industrielles pour surveiller les liquides dans les processus de production,
les cuves de mélange, les réservoirs de produits chimiques……
4. Applications environnementales : Ils sont utilisés dans des applications
environnementales pour surveiller les niveaux d’eau dans les rivières, les lacs, les
puits, les systèmes d’irrigation…….
Les capteurs de niveau à flotteur sont largement utilisés en raison de leur simplicité, de leur
fiabilité et de leur coût relativement bas. Cependant, ils peuvent présenter certaines limites,
notamment des problèmes de précision dans les liquides agités ou corrosifs, ainsi que des
limitations liées à la longueur de la tige ou du câble dans les réservoirs profonds.
Capteurs de niveau à flotteur
Les capteurs de niveau à flotteur sont des dispositifs utilisés pour mesurer et contrôler le
niveau d’un liquide dans un réservoir ou une cuve. Ils fonctionnent en utilisant un flotteur qui
flotte sur la surface du liquide et se déplace vers le haut ou vers le bas en fonction des
variations du niveau.
Voici comment fonctionne généralement un capteur de niveau à flotteur :
1. Flotteur : Le capteur est équipé d’un flotteur qui est généralement composé d’un
matériau flottant, tel que le plastique ou le métal léger. Le flotteur est conçu de
manière à flotter sur la surface du liquide et à monter ou descendre avec les variations
de niveau.
2. Tige ou câble : Le flotteur est attaché à une tige ou à un câble qui transmet le
mouvement du flotteur à l’extérieur du réservoir. Cette tige ou ce câble est souvent
fixé à un mécanisme de commutation ou à un potentiomètre.
3. Commutation ou potentiomètre : Le mouvement du flotteur est détecté par un
mécanisme de commutation ou un potentiomètre. Lorsque le flotteur atteint un certain
niveau prédéfini, il active ou désactive un interrupteur électrique, générant ainsi une
sortie électrique qui indique le niveau du liquide.
Les capteurs de niveau à flotteur peuvent être utilisés pour détecter différents niveaux de
liquide, tels que le niveau haut, le niveau bas ou des niveaux spécifiques intermédiaires. Ils
sont couramment utilisés dans de nombreuses applications, notamment :
1. Réservoirs de stockage : Les capteurs de niveau à flotteur sont utilisés pour surveiller
et contrôler le niveau de liquides dans des réservoirs de stockage, tels que les
réservoirs d’eau, les réservoirs de carburant, les réservoirs de produits chimiques, etc.
2. Stations de pompage : Ils sont utilisés pour contrôler le niveau d’eau dans les stations
de pompage, en démarrant ou arrêtant automatiquement les pompes en fonction du
niveau requis.
3. Applications industrielles : Les capteurs de niveau à flotteur sont utilisés dans diverses
applications industrielles pour surveiller les liquides dans les processus de production,
les cuves de mélange, les réservoirs de produits chimiques, etc.
4. Applications environnementales : Ils sont utilisés dans des applications
environnementales pour surveiller les niveaux d’eau dans les rivières, les lacs, les
puits, les systèmes d’irrigation, etc.
Les capteurs de niveau à flotteur sont largement utilisés en raison de leur simplicité, de leur
fiabilité et de leur coût relativement bas. Cependant, ils peuvent présenter certaines limites,
notamment des problèmes de précision dans les liquides agités ou corrosifs, ainsi que des
limitations liées à la longueur de la tige ou du câble dans les réservoirs profonds.