Étude d'une inéquation quasi-variationnelle
Étude d'une inéquation quasi-variationnelle
Département de Mathématiques
Mémoire
Pour l’obtention du diplôme de : Master
Thème
Présenté par :
BOUDOUDA Halima & DEGHDACHE Meriem
Devant le jury :
Président : A. MAKHLOUF M.C.B Université de Jijel
Introduction générale 2
Notations 6
Conclusion 71
Bibliographie 72
1
Introduction générale
2
Introduction générale 3
Les espaces de Sobolev sont des structures mathématiques très intéressantes pour ré-
soudre les formulations variationnelles des EDP. En Physique, ces espaces de Sobolev s'in-
terprètent comme des fonctions d'énergie.
En dépit du rôle fondamental du contact dans les mécanismes des solides et des structures,
les eorts de contacts sont rarement pris en considération dans l'analyse des structures. La
raison est que modéliser des phénomènes de contact pose de sérieuses dicultés conceptuelles
mathématiques et informatiques qui sont bien plus complexes que celles qui proviennent de
la mécanique des structures linéaire classique.
Le contact entre les matériaux est un phénomène très fréquent et important dans notre
vie quotidienne et il a attiré l'attention de l'être humain depuis les anciens temps, c'est
pourquoi les scientiques ont essayé de l'étudier et le modéliser. La connaissance et la maî-
trise de ce phénomène confèrent aux scientiques et aux industriels la possibilité d'élaborer
des matériaux aux propriétés et aux performances voulues. A cause de l'importance de ces
phénomènes, les études consacrées à ce vaste sujet qu'est la mécanique de contact.
Les humains se sont intéressés aux problèmes de contact entre deux corps, ou les pro-
blèmes de contact sont posés avec ou sans frottement entre corps déformables ou entre un
corps et une fondation rigide, qui ont trouvée dans la vie de tous les jours, et surtout les
phénomènes de frottement interviennent dans de nombreuses applications quotidiennes et
industrielles; la marche, une roue qui roule, une chaîne de vélo, sont autant d'exemples d'ap-
plications où l'on retrouve du frottement soit utile soit parasite. Le frottement est utile à la
marche mais parasite dans le cas des roulements.
L'objet de la théorie d'élasticité classique est l'étude des déformations des matériaux
solides élastiques sous l'eet de forces extérieures, ces forces peuvent déplacer ou déformer le
corps des solides. L'élasticité est une propriété physique d'un corps reprend sa forme initiale
après la suppression des contraintes extérieures. En 1933, A. Signorini pose le problème
général de l'équilibre d'un corps élastique en contact sans frottement sur une fondation rigide.
Les conditions de contact ont été formulées par lui même [26] en 1959. Il s'ensuite le travail
de Fichera [16] en 1964 où le problème de Signorini a été résolu en utilisant des arguments des
3
Introduction générale 4
La théorie d'élasticité décrit une relation d'équilibre entre deux forces f0 = f2 , f0 est une
force provoquée par la déformation de la matière et f2 une force provoquée par l'exertion
de force à la surface de l'objet. Les quantités f0 et f2 sont des densités de force locale à un
point de la matière, ces forces sont des tenseurs.
Avant l'application de forces à un corps, la surface de contact réelle sur laquelle les
corps se touchent est inconnue. Les conditions de frontière sur cette surface inconnue fait
intervenir des eorts et des déplacements inconnus. En conséquence, les modèles mathé-
matiques de contact impliquent des systèmes d'inégalités ou d'équations linéaires et non
linéaires. D'ailleurs, quand le frottement est présent, la description du mouvement des corps
en contact devient extrêmement complexe. Néanmoins, il y a des formulations spéciques
de certaines classes de problèmes de contact dans lesquelles ces dicultés classiques sont
réduites au minimum et qui fournissent la base pour une méthode d'analyse mathématique.
Dans ce travail, on s'intéresse aux problèmes de contact dans le cas de petites défor-
mations d'un corps élastique frottant avec glissement sur une fondation rigide plane, et
nous consacrons notre étude sur l'existence et l'unicité de solution des inéquations quasi-
variationnelle.
Dans le premier chapitre, on rappelle des outils mathématiques qui seront utilisés dans
les autres chapitres. La plupart des résultats sont indiqués sans preuves, car ils sont standard
et peuvent être trouvés dans de nombreuses références. On s'intéresse aux petits rappels et
quelques notions et résultats classiques d'analyse fonctionnelle. Nous commençons par une
revue des dénitions et des propriétés des espaces linéaires normalisés et des espaces de
Banach, compris les résultat sur la dualité, la convergence faible et les formes bilinéaires
continues. Nous rappelons ensuite certaines propriétés des espaces de Hilbert. Enn nous
décrivons aussi des dénition sur la convexité et semi continuité inférieure.
4
Introduction générale 5
Dans le dernier chapitre, nous nous intéressons aux problèmes de contact avec frottement
et contient deux partie remarquable. Nous passons en revue quelques résultats concernant
les espaces fonctionnels (espaces de Lebesgue, espaces de Sobolev, espace de distributions...).
Puis nous proposons une contribution à l'étude de quelques problèmes aux limites en méca-
nique de contact et nous considérons la loi de comportement linéaires pour des matériaux
élastiques dans le processus statique. Pour la résolution de notre problème à étudier, nous
commençons par décrire le problème mécanique de départ et la loi de comportement de
glissement, les conditions aux limites ainsi que la formulation mécanique, après avoir précisé
les hypothèses sur les données. Ensuite, nous présentons une formulation variationnelle du
problème mécanique pour laquelle nous démontrons l'existence et l'unicité de la solution
faible du problème traité.
5
Notations
6
Notations 7
7
Chapitre 1
Le but de ce chapitre est de rappeler quelques outils de bases et certains résultats clas-
siques d' analyse fonctionnelle. On s'intéresse à une introduction à l'étude des espaces vec-
toriels normés et des applications linéaires continues entre de tels espaces et de consacrer à
l'étude des espaces de Banach qui sont les espaces vectoriels normés complets pour la dis-
tance associée à la norme. Ce chapitre constitue aussi la notion de dualité qui est la base
de la théorie des distributions et la procédure dite d'identication du dual d'un espace de
Banach à un autre espace de Banach ainsi qu'une notion aaiblie de la convergence qui est
dénie dans le cadre du dual d'un espace de Banach, la convergence dite faible.
8
1.1. Rappels sur les espaces vectoriels normés 9
Exemples 1.1.1.
a) E = Kn , n ≥ 1. Pour x = (x1 , ..., xn ) ∈ E , on dénit
q
kxk1 = |x1 | + . . . + |xn |, kxk2 = (x1 )2 + . . . + (xn )2 , kxk∞ = sup(|x1 |, . . . , |xn |).
L'espace vectoriel E muni d'une norme k.k1 , k.k2 où k.k∞ est un e.v.n, donc on peut
avoir plusieurs normes sur le même espace.
Dénition 1.1.3. (Distance associée à une norme)
Soit (E, [Link] ) un espace normé. On dénit une distance entre deux éléments x et y de E ,
par
d(x, y) = kx − ykE .
Cette distance est appelée distance associée à une norme et tout e.v.n est un espace
métrique.
Dénition 1.1.4. (Normes équivalentes)
Deux normes k.k1 et k.k2 dénies sur un espace vectoriel E sont dites équivalentes s'il
existe des constantes c1 > 0, c2 > 0 telles que
Remarques 1.1.1.
1. Deux normes équivalentes dénissent deux métriques équivalentes et donc des topolo-
gies identiques sur E (qui ne dépend pas de la norme).
2. Sur tout espace vectoriel de dimension nie toutes les normes sont équivalentes. Si
on prend E = Rn, on a
√ √
kxk∞ ≤ kxk1 ≤ nkxk∞ , kxk∞ ≤ kxk2 ≤ nkxk∞ , kxk2 ≤ kxk1 ≤ nkxk2 .
kf k1 ≤ kf k∞ .
9
1.2. Convergence et continuité dans un espace vectoriel normé 10
On a Z 1
1
kfn k∞ = sup | fn (x)| = n, et kfn k1 = fn (x) dx = ,
x∈[0,1] 0 2
d'où
kfn k∞
= 2n −→ +∞.
kfn k1 n→+∞
Donc il n'existe pas c tel que kfn k∞ ≤ ckf k1 , pour tout n ∈ N. Donc les normes k.k1
et k.k∞ ne sont pas équivalentes.
10
1.2. Convergence et continuité dans un espace vectoriel normé 11
La notion de la convergence dans un e.v.n est liée au choix de la norme sur cet espace.
Le théorème suivant montre qu'il est possible de généraliser la notion de la convergence de
suite dans un e.v.n, dans le cas ou l'on choisit deux normes équivalentes sur cet espace.
Théorème 1.2.1.
Soit E un espace vectoriel k.k1 et k.k2 deux normes sur E .
k.k1 et k.k2 sont équivalentes si et seulement si toute suite convergeant vers 0E pour une
norme converge vers 0E pour l'autre norme.
Dénition 1.2.2. (Suites extraites)
On appelle suite extraite (ou sous-suite) d'une suite (xn )n∈N d'éléments d'un espace vectoriel
normé (E, [Link] ) toute suite de la forme (xϕ(n) )n∈N , où ϕ est une application strictement
croissante de N dans N (en particulier lim ϕ(n) = +∞).
n→+∞
ou encore
Remarques 1.2.2.
1. Toute suite convergente est de Cauchy.
En dimension innie, la réciproque est fausse. Mais, dans un espace vectoriel normé
de dimension nie sur R ou C, une suite converge si et seulement si elle est de Cauchy.
2. Si deux normes k.k1 et k.k2 sont équivalentes sur E , alors toute suite de Cauchy pour
k.k1 est également une suite de Cauchy pour k.k2 .
Autrement dit, une suite (xn )n∈N de E est bornée si l'ensemble {||xn ||E , n ∈ N} est borné.
11
1.2. Convergence et continuité dans un espace vectoriel normé 12
Remarques 1.2.3.
1. Toute suite convergente est bornée.
2. Toute suite de Cauchy est bornée.
3. De toute suite bornée de E on peut extraire une suite convergente (voir le théorème
de Bolzano-Weierstrass [11]).
Exemples 1.2.1.
1. (R, | . |) est un espace de Banach.
2. (Rn , k.k1 ), (Rn , k.k2 ), (Rn , k.k∞ ) sont des espaces de Banach.
3. L'espace des fonctions C([0, 1]) muni de la norme k.k∞ est un espace de Banach mais
cet espace muni de la norme k.k1 n'est pas complet donc n'est pas de Banach.
Cette notion de limite reste inchangée si l'on utilise des normes équivalentes.
12
1.2. Convergence et continuité dans un espace vectoriel normé 13
Autrement dit, f est dite lipschitzienne sur E s'il existe k > 0 telle que f soit k-lipschitzienne
sur E .
f est dite contractante sur E s'il existe k ∈]0, 1[ telle que f soit lipschitzienne sur E .
Exemple 1.2.2.
Soit (E, [Link] ) un espace vectoriel normé. Alors, [Link] est une application 1-lipschitzienne.
En eet, on a toujours
kxkE − kykE ≤ kx − ykE , ∀x, y ∈ E.
13
1.3. Dualité 14
Remarques 1.2.4.
1. La continuité uniforme est une propriété plus forte que la continuité usuelle.
2. Il est clair qu'une application uniformément continue est nécessairement continue.
En eet, si l'on souhaite démontrer la continuité de f en x0 ∈ E , il sut
de poser y = x0 pour retrouver la dénition de la continuité à partir de la
dénition précédente de l'uniforme continuité.
La réciproque de cette propriété n'est pas toujours vrais que dans certains cas.
3. Si f est une application k-Lipschitzienne, alors f est uniformément continue.
En eet, il sut de choisir η = kε pour retrouver la dénition de l'uniforme continuité.
1.3 Dualité
1.3.1 Applications linéaires continues
Dans cette partie, nous intéressons à l'espace des applications (opérateurs) linéaires conti-
nues. Nous allons chercher à normée cet espace, puis à le caractériser. Dans toute cette partie,
(E, [Link] ) et (F, [Link] ) désignent deux espaces vectoriels normés sur un corps K.
Notation 1.3.1.
On note L(E, F ) l'ensemble des applications linéaires de E dans F et L(E) l'ensemble des
applications linéaires de E dans lui même.
Remarque 1.3.1.
Si L(E, F ) est un espace vectoriel sur K et T est linéaire, alors T (0E ) = 0F ( prendre α = 0).
Proposition 1.3.1. [23]
Soit T : E −→ F une application linéaire entre deux espaces vectoriels normés. Alors T est
continue si et seulement si
14
1.3. Dualité 15
Notation 1.3.2.
On note L(E, F ) l'ensemble des applications linéaires continues de E dans F et L(E) l'en-
semble des applications linéaires continues de E dans lui même.
Théorème 1.3.1. [21][25]
Soit T: E −→ F une application linéaire entre deux espaces vectoriels normés. Alors les
hypothèses suivantes sont équivalentes
1. T est continue en 0,
2. T est uniformément continue sur E ,
3. T est bornée; il existe M > 0 tel que pour tout x ∈ E , kT (x)kF ≤ M kxkE .
4. T est lipschitzienne.
ii. On dit que (Tn )n∈N converge ponctuellement (simplement) vers T, si pour tout x ∈ E
15
1.3. Dualité 16
Remarque 1.3.2.
Par la dénition de la norme sur E 0, on a
| < l, x >E 0 ×E | ≤ klkE 0 kxkE , ∀l ∈ E 0, ∀x ∈ E.
Jx : E 0 −→ K
l 7→ Jx (l) = l(x)
et on muni E 00 de la norme
| < J(x), l >E 00 ×E 0 |
kJ(x)kE 00 = sup .
l∈E 0 −{0E 0 } klkE 0
16
1.3. Dualité 17
tel que
< J(x), l >E 00 ×E 0 =< l, x >E 0 ×E = l(x), ∀x ∈ E, ∀l ∈ E 0,
est une isométrie (i.e, kJ(x)kE 00 =kxkE , ∀x ∈ E ). Lorsque de plus J est surjective, on dit
que E est un espace de Banach réexif.
Remarque 1.3.4.
S'il existe une isométrie linéaire surjectif J: E −→ E 00, on dit que E s'identie à E 00 et on
note E ' E 00.
Proposition 1.3.3. [11]
1. Tout espace normé réexif est de Banach, puisque E est isomorphe à E 00.
2. Tout e.v.n de dimension nie est réexif.
3. Soit E un espace de Banach, alors E est réexif si et seulement si E 0 est réexif.
4. Tout espace réexif est complet.
Remarques 1.3.5.
1. Dans un espace vectoriel normé de dimension nie, les notions de la convergence forte
et faible coïncident.
2. Grâce à la continuité des formes l ∈ E 0 , la convergence en norme (appelée aussi
convergence forte) entraîne la convergence faible. i.e, si xn −→ x, alors xn * x et
E E
kxn kE −→ kxkE .
17
1.4. Formes bilinéaires continues 18
18
1.4. Formes bilinéaires continues 19
Remarquons que la symétrique d'une forme bilinéaire permet de vérier la linéarité d'un
seul côté.
a(x, x) ≥ ckxk2E , ∀x ∈ E.
a(·, x) : E −→ K
y 7−→ a(y, x)
ϕa : E −→ E 0
x 7−→ a(., x)
est linéaire. On appelle ϕa l'application linéaire de E dans son dual E 0 associée à la forme
bilinéaire symétrique a(., x), x ∈ E.
19
1.5. Espace de Hilbert 20
telle que
2. Si E est un espace de dimension nie muni d'un produit scalaire, on dit que E est un
espace euclidien.
Exemple 1.5.1.
Si on se place dans Rn , on choisit deux éléments x = (x1 , x2 , . . . , xn ) et y = (y1 , y2 , . . . , yn ).
Le produit scalaire dans Rn est déni par
n
X
< x, y >Rn = xi yi ,
i=1
20
1.6. Convexité et semi continuité inférieure 21
21
1.6. Convexité et semi continuité inférieure 22
c'est -à-dire
[x, y] = tx + (1 − t)y, t ∈ [0, 1] .
Exemples 1.6.1.
1. Les parties convexes de R sont les intervalles.
2. Si A et B ⊂ E deux convexes, alors A ∩ B est un convexe de E.
3. La somme de Minkowski de deux convexes A et B de E dénie par
A + B = {a + b, (a, b) ∈ A × B},
est un convexe de E.
4. Le produit cartésien de deux convexes est convexe.
5. L'image d'un sous ensemble convexe par une application linéaire est convexe.
Supposons maintenant que E est un espace vectoriel normé et A un sous ensemble convexe
de E .
22
1.6. Convexité et semi continuité inférieure 23
Proposition 1.6.1.
Une fonction f : A −→ R est convexe si et seulement si son épigraphe est convexe dans
A × R, tel que l'épigraphe de f est noté epi(f ) et déni par par l'ensemble
n o
epi(f ) = (x, r) ∈ A × R, f (x) ≤ r .
n
X n
X
f ti xi ≤ ti f (xi ), ∀n ∈ N.
i=1 i=1
23
1.6. Convexité et semi continuité inférieure 24
Remarque 1.6.2.
Le domaine d'une fonction convexe est convexe.
En eet, soit (xn )n∈N une suite des éléments de E , telle que xn * x. Donc on a
E
24
1.6. Convexité et semi continuité inférieure 25
Remarques 1.6.4.
- La s.c.i faible implique s.c.i.
- Toute fonction continue est s.c.i, mais l'inverse n'est pas vraie car une fonction s.c.i
peut être discontinue; il sut de prendre comme exemple la fonction indicatrice d'un
sous ensemble ouvert A de E (e.v.n) qui est dénie par
11A : E −→ R
(
1, x ∈ A.
x 7−→ 11A (x) =
0, x 6∈ A.
25
Chapitre 2
26
2.1. Version du Théorèmes de point xe 27
Démonstration.
g(a) = f (a) − a ≥ 0,
g(b) = f (b) − b ≤ 0,
Remarque 2.1.2.
Remarquons que la stabilité de l'intervalle I = [a, b] ne garantit pas l'existence d'un point
xe, hormis le cas que nous venons d'étudier d'un intervalle fermé borné; Par exemple, si
on prend l'application exponentielle dénie sur I = R à valeurs dans R, mais on sait bien
que l'équation ex = x n'a pas de solution dans R.
27
2.1. Version du Théorèmes de point xe 28
Démonstration.
La stabilité de l'intervalle I montre que la suite récurrente (un )n∈N associée à f est bien
dénie.
Maintenant, supposons que la suite (un )n∈N converge vers un nombre réel `, et f est continue
sur I, alors la suite f (un ) n∈N converge vers f (`).
Par ailleurs, on a
lim un+1 = lim f (un ) = f ( lim un ) = f (`).
n→+∞ n→+∞ n→+∞
D'autre part, on a
lim un+1 = lim un = `.
n→+∞ n→+∞
Ainsi par l'unicité de la limite d'une suite, on obtient que f (`) = `, donc ` est un point xe
de f.
Remarque 2.1.3.
Le théorème précédent énonce une condition susante, pas nécessaire d'existence d'un point
xe.
Théorème 2.1.3.
Soit f : I −→ R une fonction de classe C 1 , alors f est contractante si et seulement si
sup |f 0 (x)| = k < 1.
x∈I
Démonstration.
donc,
|f (x + h) − f (x)|
≤ k, ∀ x ∈ I et h > 0,
|h|
Par passage à la limite quand h −→ 0, on a, |f 0 (x)| ≤ k et 0 < k < 1, alors sup |f 0 (x)| < 1.
x∈I
28
2.1. Version du Théorèmes de point xe 29
Par suite
|f (x) − f (x + h)| = |f 0 (c)||h| ≤ k|h|,
29
2.1. Version du Théorèmes de point xe 30
Démonstration.
On montre d'abord l'existence d'un point xe, puis son unicité.
1. Existence.
Soit x0 ∈ E un point initial quelconque et (xn )n∈N une suite qui associe à tout entier n ∈ N,
une relation de récurrente xn+1 = Λ(xn ).
Nous allons d'abord démontrer que la suite (xn )n∈N est de Cauchy dans E. On a pour tout
n∈N
kxn+1 − xn kE = kΛ(xn ) − Λ(xn−1 )kE ≤ kkxn − xn−1 kE
≤ k 2 kxn−1 − xn−2 kE
..
.
≤ k n kx1 − x0 kE .
On pose P(n) la proposition suivante
P(n) : kxn+1 − xn kE ≤ k n kx1 − x0 kE .
On va montrer la vérité de P(n) par récurrence.
-Initiation: Pour n = 0, P(0) est vraie.
-Généralisation: Supposons que pour un certain entier n ∈ N quelconque mais xé, on ait
la propriété P(n) et montrons la vérité de P(n + 1).
On a, pour tout n ∈ N
kxn+2 − xn+1 kE = kΛ(xn+1 ) − Λ(xn )kE ≤ kkxn+1 − xn kE ≤ k n+1 kx1 − x0 kE ,
ce qui achève la récurrence.
Par conséquent, si m > n alors
kxm − xn kE = kxm − xm−1 + xm−1 − · · · − xn+1 + xn+1 − xn kE
m−1
X
≤ kxi+1 − xi kE
i=n
m−1
!
X
i
≤ k kx1 − x0 kE .
i=n
30
2.1. Version du Théorèmes de point xe 31
De plus, ona
m−1
X
k i = k n + k n+1 + · · · + k m−1
i=n
= k n (1 + k + k 2 + · · · + k m−n−1 )
1 − k m−n
n
=k .
1−k
Par ailleurs, on a aussi
m−1 +∞
X
i
X kn
k ≤ ki = .
i=n i=n
1−k
On peut alors écrire
kn
kxm − xn kE ≤ kx1 − x0 kE .
1−k
Comme 0 ≤ k < 1, k n tend vers 0 quand n tend vers l'inni, on conclut aussi que
kxm − xn kE −→ 0 .
n→+∞
Ceci preuve que (xn )n∈N est une suite de Cauchy et comme (E, ||.||E ) est complet, donc la
suite (xn )n∈N converge vers un élément de E noté a (i.e. lim xn = a).
n→+∞
Maintenant montrons que a est point xe de Λ, comme Λ est lipschitzienne, donc elle est
continue sur E.
En eet, on déduit que pour tout entier n ∈ N
Comme (xn+1 )n∈N converge aussi vers a (i.e., lim xn+1 = a), donc (Λ(xn ))n∈N converge aussi
n→+∞
vers a (puisque Λ(xn ) = xn+1 ), alors on peut conclure que Λ(a) = a. Donc a est un point
xe de Λ.
2. Unicité.
Donc
0 ≤ (1 − k)kb − akE ≤ 0.
31
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 32
kb − akE = 0 =⇒ a = b.
Ce qui contredit le fait que a 6= b. Par conséquent, le point xe est nécessairement unique.
32
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 33
Les idées principales sur la solvabilité de (P.I.Q.V ) sont basées sur des arguments du
théorème de point xe, pour cela nous considérons les hypothèses suivantes sur a(·, ·) et j(·, ·).
a(·, ·) : E × E −→ R une forme bilinéaire symétrique et
(a) a(·, ·) continue, i.e.,
∃ M > 0, |a(u, v)| ≤ M ||u||E ||v||E ∀u, v ∈ E. (2.2)
(b) E − elliptique ( ou coercive), i.e.,
∃ m > 0, a(v, v) ≥ m||v||2E ∀v ∈ E.
j(·, ·) : E × E −→] − ∞, +∞], telle que
(c) Pour tout η ∈ E, j(η, .) est propre, convexe et s.c.i dans E.
(2.3)
(d) Il existe α ≥ 0, tel que pour tous η1 , η2 , v1 , v2 ∈ E
j(η1 , v2 ) − j(η1 , v1 ) + j(η2 , v1 ) − j(η2 , v2 ) ≤ α||η1 − η2 ||E ||v1 − v2 ||E .
Supposons dans toute la suite que les hypothèses (2.2), (2.3) sont satisfaites et que f ∈ E .
33
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 34
Lemme 2.2.1.
On se place sous les hypothèses du Théorème 2.2.1. Soient f, η ∈ E et Jf l'énergie dénie
pour tout v ∈ E, par
1
Jf (η, v) = a(v, v) + j(η, v)− < f, v >E . (2.5)
2
Soit uη ∈ E une solution unique de l'inéquation variationnelle (2.4). Alors uη est aussi
l'unique point de minimum de l'énergie, c'est-à-dire que
Démonstration.
1. Supposons que uη est une solution unique de la formulation variationnelle (2.4) et la
fonctionnelle j(η, .) est propre (i.e., j(η, .) < +∞, ∀η ∈ E). Donc les opérations sur
j(η, .) sont bien dénies.
Par ailleurs, on a pour tout v ∈ E
1 1
Jf (η, v) − Jf (η, uη ) = a(v, v) + j(η, v)− < f, v >E − a(uη , uη ) −
2 2
j(η, uη )+ < f, uη >E
1h i
= a(v, v) − a(uη , uη ) + j(η, v) − j(η, uη ) +
2
< f, uη − v >E
1h i
= a(v, v) − a(uη , uη ) − a(uη − v, uη − v) +
2
j(η, v) − j(η, uη )+ < f, v − uη >E +
1
a(uη − v, uη − v).
2
En utilisant les propriétés de la forme bilinéaire a(·, ·), on obtient
34
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 35
Et comme
1
Jf (η, v) = a(v, v) + j(η, v)− < f, v >E , ∀v ∈ E
2
alors, on a
1
a uη + t(v − uη ), uη + t(v − uη ) + j η, uη + t(v − uη ) − < f, uη + t(v − uη ) >E
2
1
≥ a(uη , uη ) + j(η, uη )− < f, uη >E .
2
En utilisant les propriétés de la forme bilinéaire a(·, ·) et la convexité de j(η, .), on
obtient pour tout v ∈ E
1 t2 t t
a(uη , uη ) + a(v − uη , v − uη ) + a(uη , v − uη ) + a(v − uη , uη ) + (1 − t)j(η, uη )
2 2 2 2
+tj(η, v)− < f, uη >E −t < f, v−uη >E
1
≥ a(uη , uη ) + j(η, uη )− < f, uη >E .
2
En déduit que
t2
t a(uη , v − uη ) + a(v − uη , v − uη ) + t j(η, v) − j(η, uη ) ≥ t < f, v − uη >E .
2
On divise par t, on obtient
t
a(uη , v − uη ) + j(η, v) − j(η, uη ) + a(uη − v, uη − v) ≥ < f, v − uη >E .
2
Par passage à la limite quand t −→ 0+ , on a
35
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 36
uη + u0η i
− < f, >E
2
1 1 2 1 1
= a(uη , uη ) + a(u0η , u0η ) − a(uη , u0η ) + j(η, uη ) + j(η, u0η )
8 8 8 2 2
uη + u0η
−j(η, )
2
1 1 1 uη + u0η
= a(uη − u0η , uη − u0η ) + j(η, uη ) + j(η, u0η ) − j(η, ).
8 2 2 2
1 1 uη + u0 m 1 1
η 2
Jf (η, uη ) + Jf (η, u0η ) − Jf η, ≥ uη − u0η E + j(η, uη ) + j(η, u0η )
2 2 2 8 2 2
1 1
− j(η, uη ) − j(η, u0η ).
2 2
On obtient
1 1 uη + u0 m
0 η
Jf (η, uη ) + Jf (η, uη ) − Jf η, ≥ kuη − u0η k2E .
2 2 2 8
D'où uη + u0
1 1 η
Jf (η, uη ) + Jf (η, u0η ) > Jf η, .
2 2 2
D'autre part, le problème de minimisation de Jf nous donne
et
Jf (η, u0η ) = min Jf (η, v)
v∈E
alors
Jf (η, uη ) = Jf (η, u0η ) = min Jf (η, v)
v∈E
36
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 37
1-Existence.
Supposons qu'il existe `f = min Jf (η, v) et j : E −→] − ∞, +∞] une fonctionnelle propre,
v∈E
alors on déduit que pour η xé dans E , Jf (η, .) : E −→] − ∞, +∞] est propre et par consé-
quent `f < +∞.
i) Convexité.
Pour tous v ∈ E et f ∈ E , on a
1
Jf (η, v) = a(v, v) + j(η, v)− < f, v >E .
2
Soient v, v ∈ D(Jf ) et t ∈ [0, 1], montrons que
0
ou
Jf η, tv + (1 − t)v 0 − tJf (η, v) − (1 − t)Jf (η, v 0 ) ≤ 0.
On a
Jf η, tv + (1 − t)v 0 − tJf (η, v) − (1 − t)Jf (η, v 0 ) =
1
a tv + (1 − t)v 0 , tv + (1 − t)v 0 + j η, tv + (1 − t)v 0 −
2
h1 i
< f, tv + (1 − t)v 0 >E −t a(v, v) + j(η, v)− < f, v >E
2
h1 i
−(1 − t) a(v 0 , v 0 ) + j(η, v 0 )− < f, v 0 >E .
2
37
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 38
Par la convexité de la fonctionnelle j(η, .), pour tout η ∈ E et les propriétés de la forme
bilinéaire a(·, ·), on a
1h
Jf η, tv + (1 − t)v − tJf (η, v) − (1 − t)Jf (η, v ) ≤ a(tv, tv) + a tv, (1 − t)v 0
0 0
2
0
0 0
i
+a (1 − t)v , tv + a (1 − t)v , (1 − t)v + tj(η, v)
h1 i
−t a(v, v) + j(η, v)− < f, v >E
2
h1 i
0 0 0 0
−(1 − t) a(v , v ) + j(η, v )− < f, v >E .
2
Par simplication de calcul, on trouve
t2
Jf η, tv + (1 − t) − tJf (η, v) − (1 − t)Jf (η, v 0 ) ≤ a(v, v) + t(1 − t)a(v, v 0 )
2
(1 − t)2
+ a(v 0 , v 0 ) + tj(η, v) + (1 − t)j(η, v 0 ) − t < f, v >E
2
t
−(1 − t) < f, v 0 >E − a(v, v) − tj(η, v) + t < f, v >E
2
(1 − t)
− a(v 0 , v 0 ) − (1 − t)j(η, v 0 ) + (1 − t) < f, v 0 >E
2
t(t − 1) t(t − 1)
≤ a(v, v) + t(1 − t)a(v, v 0 ) + a(v 0 , v 0 ).
2 2
D'après la continuité de a(., .), on a
Jf η, tv + (1 − t)v 0 − tJf (η, v) − (1 − t)Jf (η, v 0 )
t(t − 1) h 0 0 0
i
≤ a(v, v) − 2a(v, v ) + a(v , v )
2
t(t − 1) h i
≤ m||v||2E − 2M ||v||E ||v 0 ||E + m0 ||v 0 ||2E
2
t(t − 1) M2
≤ (m + )||v||2E + (m0 + m)||v 0 ||2E ≤ 0.
2 m
Donc on résulte la convexité de Jf .
38
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 39
donc, on a
lim inf a(vn , vn ) + j(η, vn )− < f, vn >E ≥ a(v, v) + j(η, v)
n→+∞
− < f, v >E .
On résulte que
lim inf Jf (η, vn ) ≥ Jf (η, v)
n→+∞
On a j(η, .) : E −→] − ∞, +∞] est propre, convexe et s.c.i, alors j(η, .) est bornée par une
fonction ane, i.e., il existe α ∈ E et β ∈ R tel que
39
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 40
On a donc
lim inf Jf (η, uηnp ) ≥ Jf (η, uη )
p→+∞
2-Unicité.
Le résultat d'unicité de la solution du problème variationnelle est une conséquence de la
résolution du problème de minimisation de Jf .
Ce qui termine la démonstration.
Dans cette sous-section, nous considérons les inégalités quasi-variationnelles de type ellip-
tique, c'est-à-dire que la fonctionnelle j(·, ·) doit dépendre explicitement de la solution. Ainsi,
pour un f ∈ E donné, on considère le problème suivant:
Problème P.I.Q.V .
Trouver un élément u ∈ E , tel que
Λη = uη , ∀η ∈ E. (2.8)
40
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 41
Lemme 2.2.2.
Si m > α, alors Λ admet un unique point xe η∗ ∈ E.
Démonstration.
Donc
a(u1 − u2 , u1 − u2 ) ≤ j(η1 , u2 ) − j(η1 , u1 ) + j(η2 , u1 ) − j(η2 , u2 ). (2.9)
D'après (2.2)(b), on a
a(u1 − u2 , u1 − u2 ) ≥ mku1 − u2 k2E . (2.10)
D'après (2.3)(d), on a
41
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 42
Maintenant, nous avons tout ce qu'il faut pour montrer le théorème 2.2.2 d'existence et
d'unicité d'inéquation quasi-variationnelle.
La démonstration de ce théorème s'eectuera en trois étapes, et elle est basée sur les résultats
du théorème 2.2.1, le lemme 2.2.2 et les arguments du théorème de point xe.
Soit η ∗ le point xe de l'application Λ obtenu dans le lemme 2.2.2, alors η ∗ = Λη ∗ et par la
dénition (2.8), on a Λη ∗ = uη∗ . Donc
η ∗ = Λη ∗ = uη∗
et comme l'équation (2.4) est vériée pour tout η ∈ E , alors elle est vérie pour η = η ∗ . Si
on remplace η par η ∗ dans (2.4), on trouve
On obtient que uη∗ est une solution d'inéquation quasi-variationnelle (2.7), ce qui conclut la
partie d'existence.
uη = u = η.
42
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 43
Par conséquent
η = η∗.
Troisième étape.
Pour montrer que l'application de E dans E qui à tout élément u de E associe l'élément f
de E (i.e, f 7−→ u) est Lipschitzienne, supposons que u1 et u2 deux solutions de (P.I.Q.V.2)
pour f = f1 et f = f2 respectivement. Alors
+ < f1 − f2 , u1 − u2 >E .
43
2.2. Résolution d'une inéquation quasi-variationnelle de type elliptique 44
alors
(m − α) 1
ku1 − u2 k2E ≤ kf1 − f2 k2E .
2 2(m − α)
Quand m > α, on trouve
1
ku1 − u2 k2E ≤ 2
kf1 − f2 k2E .
(m − α)
D'où
1
ku1 − u2 kE ≤ kf1 − f2 kE .
m−α
Ce qui conclut que la solution de (P.I.Q.V ) dépend continûment de f.
Ce qui détermine la démonstration.
44
Chapitre 3
L'objet de ce chapitre est d'étudier un type des problèmes aux limites de contact avec frot-
tement entre un corps déformable et une fondation. Nous supposons le long de ce chapitre que
le processus est statique pour des matériaux élastiques. Nous construisons une formulation
variationnelle de ce problème et nous décrivons les hypothèses et les équations qui modélisent
les problèmes anti-plans ainsi que les conditions aux limites avec frottement. Finalement, les
résultats que nous obtenons concernant l'existence et l'unicité de la solution faible de ce
problème, la preuve est basée sur des arguments d'inéquations quasi-variationnelles.
45
3.1. Petits rappels 46
pour tout f ∈ L (Ω). Cet espace est un espace de Banach (c'est-à-dire, un espace vectoriel
p
normé complet). De plus il est réexif pour 1 < p < +∞, et son dual (Lp )0 = Lq . Pour p = 1,
L1 (Ω) n'est pas réexif et son dual (L1 )0 = L∞ .
Le cas particulier p = 2.
Le cas p = 2 est particulier parce que dans ce cas, la norme k.kL2 (Ω) découle d'un produit
scalaire suivant:
Si f et g sont dans L2 (Ω), on a
Z
< f, g >L2 (Ω) = f (x)g(x)dx.
Ω
L'application <· , · >L2 (Ω) est un produit scalaire sur L2 (Ω). Dans ce cas, la norme k.kL2 (Ω)
vérie q
kf kL2 (Ω) = < f, f >L2 (Ω) .
L'espace L2 (Ω) muni de cette norme est un espace de Hilbert, et cet espace est identie a
son dual (ce qui n'est pas vrai dans d'autre cas, pour p 6= 2).
Dans ce chapitre nous aurons besoin d'espace
L2 (Ω)n = f = (fi ), fi ∈ L2 (Ω), i = 1, . . . , n ,
46
3.1. Petits rappels 47
Le cas p = +∞.
On appelle L∞ (Ω) l'espace des fonctions mesurables essentiellement bornées sur Ω, ces élé-
ments de cet espace sont des classes de fonctions qui sont bornées sauf sur un ensemble de
mesure de Lebesgue nulle. On note
une norme associée à l'espace L∞ (Ω). Cet espace est de Banach, n'est pas reéxif et son dual
est strictement plus gros que L1 (Ω), c'est-à-dire que L1 (Ω) ( (L∞ (Ω))0 .
[Link].1 Notations
∂
Pour un point x = (x1 , . . . , xn ) ∈ Rn, on va noter l'opérateur (1 ≤ i ≤ n) par Di .
∂xi
On rappelle que la longueur d'un multi-indice α = (α1 , . . . , αn ) ∈ Rn est donnée par |α| =
n
αi , et que l'opérateur diérentiel Dα d'ordre α déni par
P
i=1
∂ |α|
Dα = ·
∂xα11 . . . ∂xαnn
On désigne par C 0 (Ω) ou C(Ω) l'espace des fonctions continues sur Ω à valeurs réelles.
Pour tout entier positif m ∈ N, on peut désigner les espaces C m (Ω), (resp. C m (Ω)) les espaces
des fonctions m fois continûment diérentiables sur Ω, (resp. sur Ω), on note
Le support d'une fonction ϕ ∈ C(Ω) est le sous-ensemble fermé de Rn noté supp ϕ et déni
par
supp ϕ = {x ∈ Ω, ϕ(x) 6= 0}.
On dit qu'une fonction ϕ est à support compact sur Ω, s'il existe un compact K dans Ω, tel
que f (x) = 0 pour tout x ∈ Ω \ K .
47
3.1. Petits rappels 48
On va noter Ccm (Ω) resp. Ccm (Ω) le sous-espace de C m (Ω) resp. C m (Ω) formé par des
fonctions de classe C m (Ω) resp. C m (Ω) à support compact sur Ω resp. sur Ω .
Pour m un entier ni et Ω un ouvert borné, l'espace C m (Ω) muni de la norme [Link] m (Ω) est
un espace de Banach, telle que
X
kϕkC m (Ω) = sup Dα ϕ(x) .
|α|≤m x∈Ω
Maintenant, on notera
∞
\
∞
C (Ω) = C m (Ω).
m=0
L'espace des fonctions indéniment diérentiables dans Ω. Pour mieux comprendre quel est
le sens de l'opérateur Dα ϕ pour des fonctions ϕ qui ne sont pas dérivables, nous rappelons
brièvement la dénition des distributions sur Ω.
On va désigner par D(Ω) l'espace des fonctions test, noté aussi Cc∞ (Ω) qui est l'ensemble
des fonctions ϕ de classe C ∞ à support compact sur Ω.
Les distributions forment un espace vectoriel noté D0 (Ω) (le dual de D(Ω)). Donc une distri-
bution sur un ouvert Ω de Rn est une forme linéaire continue sur l'espace D(Ω). C'est-à-dire,
une application de D(Ω) dans R faisant correspondre à une fonction test ϕ un nombre réel
< T, ϕ > ou T (ϕ).
Où <· , · > désigne le produit de dualité entre D0 (Ω) et D(Ω).
• Linéarité de la forme:
48
3.1. Petits rappels 49
Une propriété générale donne qu'on peut approcher toute distribution de D0 par une suite de
distributions régulières associées à des fonctions test de D, on dit que l'espace D est dense
dans D0 .
La notion de dérivée faible est une extension de la notion de dérivée usuelle pour des fonctions
qui ne sont pas forcément dérivables.
Pour f localement intégrable sur Ω, On dit que f est dérivable au sens faible, s'il existe des
fonctions wi localement intégrables sur Ω, pour i ∈ {1, ..., n} telles que, pour toute fonction
ϕ ∈ D(Ω), on a Z Z
∂ϕ
f (x) (x)dx = − wi (x)ϕ(x)dx.
Ω ∂xi Ω
Si f admet une dérivée partielle (classique) par rapport à la i-ème variable, alors elle est
également dérivable au sens faible par rapport à cette i-ème variable, et la dérivée au sens
faible (qui est toujours unique) coïncide avec la dérivée au sens fort. En revanche, il existe
des fonctions dérivables au sens faible qui ne sont pas dérivables au sens fort.
49
3.1. Petits rappels 50
On note W k,p (Ω) l'espace des fonctions f ∈ Lp (Ω) telles que les dérivées Dα f au sens des
distributions (avec α un multi-indice vériant |α| ≤ k ) soient des fonctions de Lp (Ω), i.e.,
L'espace W k,p (Ω) muni de cette norme est un espace de Banach et W 0,p (Ω) = Lp (Ω).
On peut montrer que la norme
||Dα f ||Lp (Ω) , si 1 ≤ p < ∞
P
0≤|α|≤k
||f ||k,p =
||Dα f ||L∞ (Ω) , si p = +∞
P
0≤|α|≤k
est une norme équivalente à la précédente (plus de détails voir [3]) . L'espace W k,p (Ω) a les
mêmes propriétés quelle que soit la norme utilisée (soit ||· ||k,p où ||· ||W k,p ).
Pour tout k ∈ N et pour tout 1 ≤ p < +∞, on dénit l'espace de Sobolev H k,p (Ω) comme
étant le complété de l'espace C ∞,k,p (Ω) dénie par :
pour la norme
X
||f ||k,p = ||Dα f ||Lp (Ω) .
|α|≤k
Grâce au théorème de Meyers-Serrin (voir [8]) qui identie les deux espaces H k,p (Ω) et
W k,p (Ω), on peut dénir les espaces de Sobolev de deux manières naturelles, autrement dit
50
3.1. Petits rappels 51
Dans le cas particulier p = 2, on écrit W k,2 (Ω) = H k (Ω). Pour k ∈ N, nous désignerons par
H k (Ω) l'espace de Sobolev déni par
où Dα f est la dérivèe au sens des distributions, on introduit sur H k (Ω) le produit scalaire
XZ
< f, g >H k (Ω) = Dα f (x)Dα g(x)dx
|α|≤k Ω
X
= < Dα f, Dα g >L2 (Ω) .
|α|≤k
où <· , · >L2 (Ω) désigne le produit scalaire usuel sur L2 (Ω), et la norme associée ||f ||H k (Ω) =
< f, f >H k (Ω) . L'espace de Sobolev H k (Ω) muni du produit scalaire < ., . >H k (Ω) est un
p
espace de Hilbert.
On dénit le sous espace W0k,p (Ω) de W k,p (Ω) comme l'adhérence de D(Ω), dans W k,p (Ω),
on écrit W0k,p (Ω) = D(Ω).
Dans le cas particulier p = 2, on dénit l'éspace H01 (Ω) comme l'adhérence de D(Ω) = Cc∞ (Ω)
dans H 1 (Ω), ce qu'on note aussi
H 1 (Ω)
H01 (Ω) = D(Ω) .
Soit Ω un ouvert borné de Rn . Le domaine Ω est dit lipschitzien si il existe une une famille
n
nie de boules ouvertes (B(xi , ri ))i=1,...,n telle que ∂Ω ⊂ B(xi , ri ) et sur chaque (B(xi , ri )
S
i=1
il existe un système de coordonnées (x1 , ..., xn ) et une fonction gi lipschitzienne telle que
Cela signie que la frontière de Ω peut-être vue localement comme le graphe d'une fonction
lipschitzienne.
51
3.2. Notions simples de mécanique du solide 52
application linéaire continue γ : W 1,p (Ω) −→ Lp (∂Ω) qui à une fonction v dénie sur Ω
associe sa restriction γv au bord ∂Ω (i.e, γv = v|∂Ω ) vérie l'estimation
qui est un sous-espace hilbertien de H 1 (Ω), cet espace est constitué les fonctions qui s'an-
nulent sur le bord ∂Ω.
Un solide est un corps qui ne peut subir aucune déformation. Les diérents points d'un solide
restent ainsi à des distances xes les uns des autres (ces points sont discrets ). Dans ce cas
on appellera d'un solide indéformable.
Vecteurs Contrainte.
52
3.2. Notions simples de mécanique du solide 53
Champ de déplacement.
Les déformations d'un objet sont mesurées à partir d'une position initiale, qui est générale-
ment la position de repos de l'objet dans laquelle aucun force n'est appliquée à l'objet.
On dénit alors le champ vectoriel de déplacement, généralement noté u qui est simple-
ment pour chaque point le vecteur reliant sa position au repos à sa position actuelle dans la
conguration déformée.
Tenseurs.
aijk...
où les n indices i, j, k... prennent des valeurs entre 1 et d. Cela signie que le nombre minimum
de quantités scalaires (= de nombres) nécessaires pour décrire complètement cette quantité
physique est dn .
Quelques exemples:
La température T en un point est décrite par un nombre unique. C'est un scalaire, et
donc un tenseur de rang 0, puisque 30 = 1. Aucun indice n'est nécessaire.
53
3.2. Notions simples de mécanique du solide 54
→
−
La vitesse u̇ est un tenseur de rang 1, car il est nécessaire d'avoir 31 = 3 nombres (les
→
− →
−
projections de u̇ selon les 3 axes) pour décrire entièrement u̇ . Il sut d'un indice,
disons i, et l'on note u̇i ce tenseur.
Les dérivées spatiales de la vitesse forment un tenseur de rang 2 ; en eet, il est
nécessaire d'avoir 32 = 9 nombres pour décrire toutes les combinaisons de dérivées
∂ui
spatiales. Ce tenseur, très utile en mécanique des uides, est noté Gij = .
∂xj
Les tenseurs peuvent être utilisés dans des bases quelconques, cependant, on n'utilisera dans
le cadre de ce cours que la base des coordonnées cartésiennes en dimension d = 3, avec
i = 1, 2, 3 correspondant aux coordonnées x, y, z . Dans une telle base, un tenseur de rang 2
peut se représenter comme une matrice d × d (ici 3 × 3), les lignes étant numérotées par i et
les colonnes par j .
Tenseur d'élasticité.
Le tenseur d'élasticité est un objet mathématique utilisé en élasticité. C'est un tenseur
symétrique d'ordre 4 noté A.
Frottement.
Le frottement est une force s'opposant aux mouvements d'un corps en contact avec un autre
ou la force opposée à celle qui est à l'origine du mouvement. Un frottement est dit sec, si le
contact est direct entre les deux corps.
Un corps reposant sur un autre et sollicité au glissement par une force tangentielle à leur
surface de contact, ne commence son glissement qu'à partir d'une valeur de cette force dite
"frottement statique ".
54
3.3. Problème physique d'élasticité linéarisée 55
Élasticité linéaire.
L'élasticité étudie les déplacements, les déformations et les contraintes dans un solide soumis
à des forces extérieures.
Nous adopterons les hypothèses suivantes:
Le matériau est homogène (il a les mêmes propriétés en tout point) et isotrope (en
un point donné, il a les mêmes propriétés dans toutes les directions).
Le comportement du matériau est linéaire (les relations entre les contraintes et les
déformations sont linéaires) et élastique (le solide reprend sa forme initiale dès que
les forces appliquées sont supprimées).
55
3.3. Problème physique d'élasticité linéarisée 56
Figure 3.4 Corps élastique Ω en contact frottant avec une fondation rigide.
Les notations classiques des problèmes d'élasticité sont utilisées ici, on note:
Le champ des déplacements:
56
3.3. Problème physique d'élasticité linéarisée 57
div σ(u) + f0 = 0, dans Ω (Equation d'équilibre) (3.4)
dans Ω (3.5)
σ(u) = Aε(u),
u = 0, sur ΓD (Condition de Dirichlet) (3.6)
(Condition de Newmen)
sur ΓN (3.7)
σ(u)n = f2 ,
où f0 représente la densité de force volumique (une force ramenée au volume dans lequel elle
est appliqué), f2 désigne les forces surfaciques imposées sur ΓN , n est la normale unitaire
sortante de Ω sur ∂Ω, A est le tenseur d'élasticité du quatrième ordre et div représente
l'opérateur divergence div σ = (σij,j ) tel que σij,j = ∂σ
∂xj
ij
.
Notons par u = (ui ), i = 1, d le vecteur de déplacement, (aijkh ), i, j, k, h ∈ 1, d les compo-
santes du tenseur A et par σ = (σij ), i, j = 1, d le tenseur de contraintes, tel que
Le cas symétrique.
Dans le cadre de l'élasticité linéaire, le tenseur des déformations est relié au tenseur des
contraintes par la loi de Hooke généralisée. On a
où λ et µ sont des coecients de lamé et satisfaisant λ > 0 et µ > 0 et tr(ε(u)) est le tenseur
de trace de ε(u)
tr(ε(u)) = εii (u),
57
3.3. Problème physique d'élasticité linéarisée 58
un = u.n, uτ = u − un n. (3.9)
στ (u) = 0.
Cette façon de voir le contact implique que la force de contact tangentielle est nulle dans la
zone de contact. On est dans le cas d'un glissement parfait, cette force tangentielle est non
nulle dans la plupart des contacts réels.
Sur la surface de contact ΓC , le frottement de glissement est modélisée par les conditions
suivantes
στ (u) ≤ g(|u|),
si u = 0
(3.11)
u
στ (u) = −g(|u|) |u| , si u 6= 0
58
3.4. Modèle mathématique du problème physique 59
on note aussi
divτ = τ1,1 + τ2,2 avec τ = (τ1 (x1 , x2 , t), τ2 (x1 , x2 , t)) (3.12)
• Par la suite, nous supposons que f0 et f2 engendrent une déformation sur le corps avec
un déplacement u qui est indépendant de x3 , tel que
59
3.4. Modèle mathématique du problème physique 60
• Comme le matériau dans cette partie est supposé élastique, on peut écrire son loi de
comportement de la manière suivante.
tels que λ et µ sont des coecients de Lamé, trε(u) = εii (u), I le tenseur d'identité
sur Rd . On obtient
0 0 µu,1 0 0 σ13
(3.18)
σ(u) = 2µε(u) =
0 0 µu,2 = 0
0 σ23
µu,1 µu,2 0 σ31 σ32 0
c'est-à-dire (
σ13 = σ31 = µu,1 .
σ23 = σ32 = µu,1 .
donc la loi d'équilibre sera écrite comme suit
σ31,1 + σ32,2 + f0 = 0.
D'autre part, on a
∇u = (u,1 , u,2 ),
donc
µ∇u = (µu,1 , µu,2 ),
d'où
div (µ∇u) = div (µu,1 , µu,2 ) = σ31,1 + σ32,2 .
60
3.4. Modèle mathématique du problème physique 61
u = 0, dans ΓD ,
ce qui est la condition de Dirichlet.
Soit n le vecteur normale unitaire sur ∂Ω. Nous avons
n = (n1 , n2 , 0) avec ni = (x1 , x2 ) : ∂Ω −→ R, i = 1, 2. (3.22)
On désigne par ∂n u la dérivée normale du déplacement, donnée par
∂n u = ∇u.n = u,1 n1 + u,2 n2 (3.23)
avec les notions ci-dessus, on a les égalités suivantes
τ.n = τ1 n1 + τ2 n2 ,
(3.24)
τ.∇v = τ1 v,1 + τ2 v,2 .
À partir de (3.18), (3.22) et (3.23), on obtient le vecteur σ(u)n = (σij nj ) tel que
0 0 µu,1 n1 0
σ(u)n =
0 0 µu,2 n2 =
0
µu,1 µuu,2 0 0 µu,1 n1 + µu,2 n2
0 0
σ(u)n =
0 =
0
µ∇u.n µ∂n u
c'est-à-dire que
σ(u)n = (0, 0, µ∂n u). (3.25)
Maintenant nous utilisons (3.7), (3.15) et (3.25), pour obtenir
0 0
σ(u)n =
0 =
0
µ∂n u f2
donc µ∂n u = f2 sur ΓN . Ceci est la nouvelle forme de la condition de Neumann.
61
3.4. Modèle mathématique du problème physique 62
Nous pouvons maintenant décrire les principales conditions de frottement. Nous sup-
posons que le frottement est modélisé par les conditions (3.11) ci-dessus sur ΓC . En
utilisant (3.26) et (3.11), il est simple de voir que les conditions de frottement du
glissement deviennent
|µ∂n u| ≤ g(|u|), si u = 0
(3.27)
u
µ∂n u = −g(|u|) , si u 6= 0.
|u|
Maintenant, d'après ce que nous avons ci-dessus, le problème d'élasticité avec contact et
frottement du glissement (PCF ) est le suivant.
dans Ω
div(µ∇u) + f0 = 0,
dans ΓD
u = 0,
(PCF )
µ∂n u = f2 , dans ΓN
si u = 0,
(
|µ∂n u| ≤ g(|u|),
dans ΓC
u
si u 6= 0,
µ∂n u = −g(|u|) |u| ,
62
3.4. Modèle mathématique du problème physique 63
Nous supposons dans ce qui suit que les forces volumiques de densité f0 et les forces surfa-
ciques de densité f2 satisfont
et
(a) g : ΓC −→ R+ .
(b) ∃ L ≥ 0, tel que
(3.30)
g
|g(|x1 |) − g(|x2 |)| ≤ Lg |x1 − x2 |, ∀x1 , x2 ∈ ΓC .
(c) x 7−→ g(x) est Lebesgue mesurable sur Γ .
C
V = {v ∈ H 1 (Ω) : v = 0 sur ΓD }.
tel que mes ΓD > 0, (V, < ., . >) est un fermé dans H 1 (Ω), ce qui est un espace de Hilbert
associée au champ de déplacement u muni du produit scalaire
Z
< u, v >V = ∇u.∇v dx, ∀u, v ∈ V.
Ω
cette norme est équivalente à la norme usuel de ||.||H 1 (Ω) . Par le théorème de trace du Sobolev
on déduit qu'il existe une constante positive cV > 0 satisfait
63
3.4. Modèle mathématique du problème physique 64
Nous rappelons la formule de Green [4], pour tout τ = (τ1, τ2) ∈ H 1(Ω)2 par l'équation
Z Z Z
τ · ∇v dx + div τ v dx = (τ.n) v da, ∀v ∈ H 1 (Ω)
Ω Ω Γ
tel que Γ = ∂Ω = ΓC ∪ ΓD ∪ ΓN .
où f0 ∈ L2 (Ω) et f2 ∈ L2 (ΓN ).
Avec ces notations, on peut passer d'un problème d'élasticité avec contact et frottement au
problème quasi-variationnelle de type elliptique qui s'intéresse à trouver un élément u ∈ V
tel que
a(u, v − u) + j(u, v) − j(u, u) ≥ < f, v − u >V ∀v ∈ V.
Maintenant, nous allons présenter dans le Lemme qui suit la formulation quasi-variationnelle
du problème élastique (PCF ).
Démonstration.
Supposons que le problème mécanique (PCF ) admet une solution u, telle que u ∈ V donc
µ∇u ∈ H 1 (Ω)2 , et soit v ∈ V. Nous multiplions l'équation div (µ∇u) + f0 = 0 par (v − u),
on trouve que
div (µ∇u)(v − u) + f0 (v − u) = 0.
64
3.4. Modèle mathématique du problème physique 65
En eet,
Si u 6= 0. D'après le problème (PCF ), on a
u uv u2
µ∂n u(v − u) = −g(|u|) (v − u) = −g(|u|) + g(|u|)
|u| |u| |u|
uv
= g(|u|)|u| − g(|u|) .
|u|
uv |uv|
D'autre part, on a uv ≤ |uv|, alors ≤ = |v|.
|u| |u|
65
3.4. Modèle mathématique du problème physique 66
Donc
µ∂n u(v − u) ≥ g(|u|)|u| − g(|u|)|v|.
Si u = 0. On a aussi
µ∂n u(v − u) = µ(∂n u)v ≥ −|µ∂n u||v|.
D'où sur ΓC , on a
Z Z Z
µ∂n u(v − u) da ≥ g(|u|)|u| da − g(|u|)|v| da.
ΓC ΓC ΓC
Théorème 3.4.1. Supposons que (3.28) et (3.35) sont satisfaites. Alors, le problème quasi-
variationnel suivant :
Trouver u ∈ V , tel que
66
3.4. Modèle mathématique du problème physique 67
Démonstration.
Notons tout d'abord que la preuve de ce théorème est basée sur des arguments et des pro-
priétés des inéquations variationnelles, quasi-variationnelles et les arguments du théorème
de point xe.
Nous commençons par montrer les conditions suivante.
1. Continuité de la forme bilinéaire symétrique.
La forme a(·, ·) vériant
pour µ ∈ L∞ (Ω), on a
Z
a(u, v) = µ∇u · ∇v dx ∀u, v ∈ V.
Ω
Soient u et v ∈ V , alors
Z Z
|a(u, v)| = µ∇u · ∇v dx ≤ kµkL∞ (Ω) ∇u · ∇v dx
Ω Ω
67
3.4. Modèle mathématique du problème physique 68
a(v, v) ≥ m ||v||2V , ∀v ∈ V.
Z
0
j(η, tv + (1 − t)v ) = g(|η|) tv + (1 − t)v 0 da
ΓC
Z Z
≤t g(|η|)|v| da + (1 − t) g(|η|)|v 0 | da
ΓC ΓC
0
≤ tj(η, v) + (1 − t)j(η, v )
donc
68
3.4. Modèle mathématique du problème physique 69
Et par (3.32), on a
Et comme
||vn − v||V −→ 0, n → +∞.
Donc
lim inf j(η, vn ) = j(η, v), ∀η ∈ V.
n→+∞
En déduit que la fonctionnelle j(η, .) pour tout η ∈ V, est continue donc elle est s.c.i
sur V.
3-3 Soient u1 , u2 , v1 et v2 ∈ V , en utilisant (3.30) et (3.34), on trouve que
Z
g(|u1 |) − g(|u2 |) (|v2 | − |v1 |)da
j(u1 , v2 ) − j(u1 , v1 ) + j(u2 , v1 ) − j(u2 , v2 ) =
ΓC
Z
≤ Lg|u1 − u2 ||v1 − v2 |da
ΓC
Z Z
21 12
≤ Lg |u1 − u2 | da
2
|v1 − v2 |2 da
ΓC ΓC
69
3.4. Modèle mathématique du problème physique 70
Utilisons le théorème (2.2.2), il suit que le problème élastique (PF C ) admet une seule solution
u ∈ V. Cette solution peut considérer comme étant la solution faible du problème anti-plane
de contact.
Ce qui détermine la démonstration.
70
Conclusion
71
Bibliographie
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Bibliographie 73
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