Afrique SCIENCE 12(6) (2016) 23 - 34 23
ISSN 1813-548X, [Link]
Problématique des déchets médicaux et pharmaceutiques liquides au Maroc. Etat
des lieux, estimation et cartographie
Asmaa QADOURI 1 *, Latifa MOUHIR 1, Laila SAFAADI 1,
Naser Eddine EL FAHCHOUCH ² et Mohammed Said BELKADI 3
1
Laboratoire Génie des Procédés et Environnement, Département de Génie des Procédés et Environnement,
Faculté des Sciences et Techniques de Mohammedia, Maroc
² Laboratoire Géorisques, Département Géologie, Faculté des Sciences de Rabat, Maroc
3
Centre Hospitalier Mohammed VI, Marrakech, Maroc
_________________
* Correspondance, courriel : [Link]@[Link]
Résumé
La présente étude a pour objectif principal l’évaluation qualitative et quantitative du degré de pollution
engendré par les rejets hospitaliers liquides au Maroc. En absence de données, cette étude permettra d’une
part d’avoir une vision sur la part de contribution de l’hôpital, public ou privé, dans la pollution hydrique
communale afin de mieux comptabiliser sa responsabilité, et d’autre part, pour avoir une idée sur l’impact
que peut engendrer ce rejet dans le milieu récepteur. Le déversement peut être soit dans un réseau communal
suivi ou non d’une station de traitement ou dans le cas où ce rejet se trouve dans le milieu naturel sans aucun
traitement. L’étude quantifie les rejets liquides des établissements de soins publics et privés pour les 16
régions du Maroc. La quantification porte sur la consommation en eau potable, la production en eau usée
établissements de soin en se basant sur la capacité litière et les ratios de production. En ayant les résultats
primaires tirés de cette étude, notre projet vise ensuite l’évaluation de l’efficacité des traitements préconisés
dans les grandes villes qui reçoivent les plus grands débits des rejets liquides hospitaliers et en se basant
sur des études antérieures nationales et internationales sur le degré de dissémination des micropolluants.
Cette étude fondamentale constitue un fondement pour entamer d’autres études plus approfondies suivant
les résultats obtenus dans chaque région du territoire marocain.
Mots-clés : déchets médicaux et pharmaceutiques liquides, établissement de soin, publique, privé régions,
cartographie, consommation en eau potable, production en eau usée, Maroc.
Abstract
Problematic issues related to liquid medical and pharmaceutical waste in Morocco.
Inventory of fixtures, estimation and cartography
The present study has for main objective the qualitative and quantitative evaluation of the degree of pollution
engendered by the liquid hospitable rejections in Morocco. In absence of data, this study will on one hand
allow to have a vision on the part of contribution of the hospital, public or private, in the municipal hydric
pollution to count better its responsibility, and on the other hand, to have an idea on the impact that this
rejection in the receiving environment can engender. The pouring can be or not in a municipal network
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followed either not by a treatment station or in case this rejection is in the natural environment without any
treatment. The study quantifies the liquid discharges of health care establishments public and deprived for
16 regions of Morocco. The quantification concerns the consumption in drinking water, the production in
wastewater establishments of care by basing itself on the capacity litter and the ratios of production. By
having the primary results pulled by this study, our project aims then at the evaluation of the efficiency of
treatments recommended in the big cities, which receive the biggest flows of the hospitable liquid discharges
and by basing itself on previous national and international studies on the degree of scattering of
micropollutants. This fundamental study constitutes a foundation to affect other more deepened studies
following the results obtained in every region of the Moroccan territory.
Keywords : liquid medical and pharmaceutical waste, establishment of care, public, deprived, cartography,
regions, drinking water consumption, wastewater production, Morocco.
1. Introduction
Les effluents hospitaliers sont caractéristiques de l’activité de soin, d’analyses et de la recherche dans le domaine
médicale. Si les volumes d’eau consommés dans les établissements de santé sont importants de l’ordre de 400 à
1 200 litre par jour par lit actif [1], les volumes rejetés dans le réseau d’assainissement le sont également. Selon
la vocation hospitalière des établissements de soin (chirurgicale, radioactive, d’urgence, oncologique, etc.), les
risques induits pour les rejets sont variables et peuvent être de différentes natures (infectieux, toxiques,
radioactives, etc.) avec des impacts directs sur l’homme et l’environnement. D’après [2], l’effluent issu des
hôpitaux est 150 fois plus concentré en micropolluants qu’un effluent domestique classique. Cela explique non
seulement la présence de ces substances dangereuses d’ordre micrométriques dans les stations d’épuration [3,
4], mais aussi dans les différents compartiments de l’environnement (eau de surface, eau souterraine, faune,
flore, sédiments, etc.) [5, 6]. Ainsi sur le plan quantitatif, un établissement de 1000 Lits serait polluant au même
degré qu’une ville de 10 000 habitants [7]. Au Maroc, la gestion des déchets médicaux et pharmaceutiques liquides
(GMPL) n’est soumise à aucune réglementation spécifique en la comparant à celle de l‘activité industrielle qui
jouisse d’un arsenal juridique et institutionnel organisé, clair, détaillé et surtout appliqué en grande partie.
Ceci influence directement l’engagement des gestionnaires des établissements de soin publics et privés pour
la mise en place d’une gestion rationnelle et efficace pour une meilleure prévention du corps médicale en
premier, des patients, des visiteurs, des exploitants du réseau d’assainissement, de la population externe et
du milieu récepteur. En général sur le plan pratique, la fraction solide des déchets médicaux et
pharmaceutiques qui prend toute l’attention de la production jusqu’à l’élimination. Par contre, la fraction
liquide des déchets médicaux et pharmaceutiques liquides (DMP) est souvent mélangée, diluée et rejetée par
le biais des éviers et les toilettes, ensuite facilement disparue dans les égouts sans une prise de conscience
des risques sanitaires et écotoxicologiques. C’est l’heure aujourd’hui pour faire face à cette problématique
au Maroc encore méconnue sur le plan quantitatif et qualitatif. La présente étude a pour principal objectif
l’évaluation approximative du gisement des volumes consommés en eau potable et les volumes rejetés en
eaux usées dans les différents établissements de soin publics et privés dans les différentes régions du Maroc.
2. Matériel et méthodes
2-1. Identification et typologie des déchets médicaux et pharmaceutiques liquides (DMPL)
Les rejets liquides des établissements de santé sont de 3 types :
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- Effluents ménagers ;
- Effluents hospitaliers (laboratoires, blocs opératoires, radiologie, activités de soin, etc.) auxquels
il convient d’ajouter les rejets issus des installations nécessaires au fonctionnement d’un
établissement de santé ;
- Effluents industriels (blanchisserie, cuisine, chaufferies, garages, parking, etc.) avec qui on peut
additionner les eaux pluviales.
Avec la grande consommation en eau potable en particulier dans les centres hospitaliers universitaires
(400 à 1 000 Litre / lit / jour avec 1 L / lit actif / jour) [1], ces liquides rejetés représentant un risque infectieux
et toxiques compte tenu de la variété des substances spécifiques qu’ils contiennent (résidus médicamenteux,
réactifs chimiques, antiseptiques, détergents révélateurs et fixateurs de radiographie, etc.) [8, 9] et qui sont
dilués et évacués au même titre que les rejets urbains classiques vers le réseau d’assainissement communal
sans traitement préalable générant ainsi des pollutions microbiologiques, toxicologiques et génotoxiques
(substances cancérogènes mutagènes et toxiques pour la reproduction), le cas général des établissements de
soin au Maroc. Dans cette catégorie, On peut distinguer :
DMPL caractéristique à l’établissement de soin
Pour garantir un niveau d’hygiène sécuritaire permanent, un établissement de soin utilise les désinfectants
et antiseptiques en masse dans la désinfection des surfaces et des matériels médico-chirurgicaux. Les
molécules les plus utilisés sont les dérivés chlorés (eau de javel, etc.), les aldéhydes en particulier
Glutaraldhéhyde : molécule toxique pour l’homme et l’environnement [10], Bétadine (composé iodé), etc. Les
métaux lourds s’ajoutent aussi tels que le mercure et l’argent [8] issus essentiellement des services de
radiologie [10] ;
DMPL caractéristique à l’activité de soin
Certaines spécialités médicales nécessitent l’utilisation de certains produits toxiques, c’est le cas de :
- Service d’oncologie : utilisation des substances radioactives générant à la fois des DMP solides
et liquides qui peuvent être susceptibles de dispersion. Les DMPL radioactifs ont en général trois
origines : les services de diagnostic, les services de thérapie et le laboratoire ;
- Service ou centre d’hémodialyse : les établissements s’assurent périodiquement de la qualité
des eaux d’entrée mais ne se soucient pas de l’impact des rejets de sortie, hors l’opération de
l’épuration du sang du patient rejette non seulement des toxiques, mais également des produits
chimiques liés à la désinfections de l’appareil (formol, eau de javel, etc.) qui augmentent, par
conséquent, la bio - résistance des germes pathogènes ;
- Pharmacie et laboratoire : même si des mesures d’hygiène, de sécurité et d’environnement sont
entreprises dans l’ensemble de ces services quant à la mise en containers de certains produits
dangereux elles sont appliquées qu’en interne. Ainsi, face à de nombreuses contraintes
(architecture de bâtiment non adaptée à la récupération, coût élevé d’élimination, quantité
dispersée, absence d’équipements appropriés, etc.), Ces rejets toxiques liquides sont souvent
non collectés et rejoignent le réseau d’assainissement communal sans aucun traitement.
2-2. Zone d’étude
Pour l’étude de la consommation de l’eau potable et la production en eau usée dans les établissements de
soin, la zone d’étude concerne les 16 régions du Maroc (Carte 1).
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Carte 1 : Différentes régions du territoire Marocain, découpage administratif de 2009
2-3. Matériel
2-3-1. Statistiques du Ministère de santé 2013, édition 2014
La présente étude exploite les données sur la capacité litière, les vocations hospitalières des établissements
de soin publics et privés répartis dans les 16 régions du Maroc. [11]
2-3-2. Logiciels
La présentation graphique et le traitement statistique a été effectué par le module analyste spatiale du
logiciel ArcGis 10 ®. Le traitement statistique des données est réalisé via Excel.
2-4. Méthodes
La présente étude est basée sur l’expérience de plus de 12 organismes acteurs dans le domaine de la gestion
des rejets hospitaliers liquides. Les dispositions établies par les experts (références) ont pour principal
objectif de faciliter l’évaluation de la gestion des rejets liquides au sein des établissements de soin sur le
plan qualitatif et quantitatif.
2-4-1. Taux d’occupation des lits d’hôpitaux
Le taux d’occupation des lits d’hôpitaux représente la somme des journées d’hospitalisation au cours d’une
période donnée (en général une année) divisée par le nombre de lits disponibles, Il indique le degré
d’utilisation des lits disponibles durant une période déterminée [12]. Selon les chiffres du Ministère de
santé [13], à l’échelle nationale en 2012 les établissements publics ont un taux d’occupation moyen (TOM) de
62.6 %. Pour les besoins de l’étude et pour une meilleure représentativité de l’ensemble des établissements
de soin au niveau régional, le taux d’occupation moyen adopté pour le secteur public est de 60 % et pour le
secteur privé est de 50 %.
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Figure 1 : Evolution du taux d'occupation moyen (TOM), de la durée moyenne de séjour (DMS) et du taux
d'admission (TA) dans les établissements de soin publics au Maroc, période 2001 - 2013 [11]
2-4-2. Consommation en eau potable dans les établissements de soin
Pour notre étude, on a adopté une valeur moyenne de 200 L / lit / jour. Cette valeur est estimée sur la base
de la consommation réelle d’un nombre hôpitaux au Maroc.
2-4-3. Production en eau usée
La production en eau usée est proportionnelle à la consommation en eau potable. Par ailleurs, il faut prendre
en compte les eaux importées de l’extérieur (eau physiologique, eau des puits, etc.). L’estimation de la
production en eau usée dans la présente étude tient en considération uniquement des consommations en eau
potable et les ratios de rejet pour chaque produit liquide étudié. Le taux de retour à l’égout adopté dans les
études d’assainissement liquide au Maroc est de 80 % pour les eaux d’origine domestique et administrative
selon le Schéma Directeur National d’Assainissement Liquide [14].
3. Résultats
3-1. Evaluation et cartographie de la consommation en eau potable et la production en eau
usée des établissements de soin à l’échelle nationale
3-1-1. Etablissements de soin publics
Pour le secteur public, la capacité litière par région est comme suite [11] :
Figure 2 : Capacité litière des établissements de soin publics par région, édition 2014 [11]
Asmaa QADOURI et al.
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a / Consommation en eau potable
Carte 2 : Consommation en eau potable dans les établissements de soin publics dans les régions du Maroc
A l’échelle national, les trois régions les plus consommateurs d’eau potable dans les établissements de soin
publics sont : Région de Rabat Salé Zemmour Zaïr (945 600 L / j), Grand Casablanca (829 200 L / j) et en
troisième lieu la région de Marrakech Tensift El Haouz (647 280 L / j). La tranche moyenne de la consommation
en eau potable dans les établissements de soin publics dans les régions ayant une capacité litière de 2 500
lits à 4 000 lits est entre 900 000 L / j et 500 000 L / j.
b / Production en eau usée
Carte 3 : Production en eau usée dans les établissements de soin publics dans les régions du Maroc
Asmaa QADOURI et al.
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Pour la production en eau usée, proportionnellement à la consommation en eau potable les trois premiers
volumes rejetés par les établissements de soin publics sont : 756 480 L / j au niveau de la Région de Rabat
Salé Zemmour Zaïr, 663 360 L / j au niveau du Grand Casablanca et 517 824 L / j au niveau de la Région de
Marrakech Tensift El Haouz. Ainsi, La tranche moyenne de la production des eaux usées dans les
établissements de soin publics dans les régions ayant une capacité litière de 2 500 lits à 4 000 lits est entre
500 000 L / j et 400 000 L / j.
3-1-2. Etablissements de soin privés
Pour le secteur privé, la capacité litière par région est comme suite [11] :
Figure 3 : Capacité litière des établissements de soin privés par région, édition 2014 [11]
a / Consommation en eau potable
Carte 4 : Consommation en eau potable dans les établissements de soin privés dans les régions du Maroc
Asmaa QADOURI et al.
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A l’échelle national, Les trois régions les plus consommateurs d’eau potable dans les établissements de soin
privés sont : Grand Casablanca (483 400 L / j), Région de Rabat Salé Zemmour Zaïr (213 800 L / j), et en
troisième lieu la région de Tanger Tétouan (142 400 L / j). La tranche moyenne de la consommation en eau
potable dans les établissements de soin privés dans les régions ayant une capacité litière allant de 700 à
2 000 lits est entre 200 000 L / j et 100 000 L / j.
b / Production en eau usées
Carte 5 : Production en eau usée dans les établissements de soin privés dans les régions du Maroc
Pour la production en eau usée, proportionnellement à la consommation en eau potable les trois premiers
volumes rejetés par les établissements de soin privés sont : 386 720 L / j au niveau de la Région du Grand
Casablanca, 170 800 L / j au niveau de la Région de Rabat Salé Zemmour Zaïr et 113 920 L / j au niveau de la
Région de Tanger Tétouan. Ainsi, La tranche moyenne de la production des eaux usées dans les établissements
de soin privés dans les régions ayant une capacité litière allant de 700 à 2 000 lits est entre 50 000 L / j et
100 000 L / j.
4. Discussion
La présente étude a permis de déduire les ratios moyens de consommation en eau potable et de production
en eau usées pour les établissements de soin publics et privés à l’échelle nationale.
Volumes consommés en eau potable dans les établissements de soin privés et publics
Tranche moyenne de la Ratio moyen de
Capacité litière
Etablissements de soin consommation en eau consommation en eau
(lits)
potable en L / j potable en L / j
Publics 2 500 - 4 000 900 000 - 500 000 250
Privés 700 - 2 000 200 000 - 100 000 150
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Volumes rejetés en eau usée dans les établissements de soin privés et publics
Tranche moyenne de
Capacité Ratio de production
Etablissements de soin production des eaux
litière (lits) en eau usée en L / j
usées L / j
Publics 2 500 - 4 000 400 000 - 500 000 150
Privés 700 - 2 000 50 000 - 100 000 60
A l’échelle internationale, la demande moyenne en eau des établissements de santé aux Etats-Unis
d’Amérique est de 968 litres par lit et par jour [15]. En France, on estime à 750 litres par lit et par jour
(soit 350 à 450 litres pour les services généraux, et 250 à 350 litres pour l’hospitalisation et la technique
médicale) les besoins moyens en eau d’un Centre Hospitalier Universitaire [16]. Dans les pays en
développement, et selon LABER et al. la consommation semble plutôt se situer autour de 500 litres par lit et
par jour [17]. La consommation minimale d'eau domestique est de 100 litres par habitant et par jour [18],
alors que la valeur généralement admise pour les hôpitaux varie de 400 à 1200 litres par lit et par jour. Hors
que pour le contexte de notre étude, la consommation minimale d'eau domestique est de 80 litres par habitant
et par jour [19], alors que les rations moyens tirés de la présente étude varient de 60 à 250 litres par lit et
par jour. Même si cette fourchette obtenue reste très inférieure à la valeur limite inférieure estimée pour les
pays en voie de développement qui est de 400 L / j [18], elle présente une charge considérable rejetée
quotidiennement dans le réseau communal qui reste à voir est ce qu’il est suivi ou non par un traitement. Ce
constat nous ramène à revoir les pratiques d’utilisation de l’eau au sein des établissements de soin au Maroc
et prévoir que le rejet hospitalier issu de l’hospitalisation et la technique médicale sera plus chargé
d’avantage en comparant avec les établissements de soin à même vocation hospitalière et ayant une grande
consommation d’eau potable et par conséquent une grande production d’eau usée.
5. Conclusion
L’importance de cerner la problématique des rejets liquides hospitaliers est aujourd’hui une mesure d’urgence
à l’échelle internationale et c’est l’heure aujourd’hui pour qu’elle soit parmi les préoccupations stratégiques
nationales au Maroc. Des mesures doivent êtres entreprises pour mieux gérer les rejets hospitaliers liquides
au niveau des établissements de soin publics et privés en particulier dans les grandes villes, le cas de la ville
de Rabat, Grand Casablanca, Marrakech, Fès et Tanger. L’objectif majeur de cette étude est de ressortir des
fourchettes de consommation en eau potable et de production des eaux usées spécifiques au contexte marocain.
Des volumes importants évalués qui nécessitent un traitement de ces eaux usées avant leur rejet dans le réseau
d’assainissement communal. Cependant, ces observations ouvrent des perspectives qui doivent être confirmées
en multipliant des études locales détaillées et de réaliser d’autres analyses éco toxicologiques.
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