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Obligations légales des entreprises en 2024

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ÉDITION 2024

GUIDE PRATIQUE

Conformité
Tout ce que vous devez savoir pour
une entreprise conforme
Rédigé par notre équipe de juristes.
Introduction

Quelles sont les obligations d’une


entreprise ?

Sommaire.
La tenue de l’Assemblée générale
annuelle

Le dépôt des comptes annuels

Les déclarations fiscales et sociales

La tenue des registres obligatoires

Les obligations en cas d’embauche de


salariés

L'offre Legalstart
INTRODUCTION.

Ce guide a vocation à présenter les principales caractéristiques de la conformité


de l'entreprise. N’hésitez pas à consulter nos fiches pratiques pour approfondir
votre recherche.

Avant de créer une entreprise, il est essentiel de s’informer sur les obligations qui
pèsent sur vous. En effet, en fonction de la forme juridique choisie, notamment
entreprise individuelle (EI) avec option ou non pour la micro-entreprise ou société
(SARL, SAS, SCI, etc.), les obligations légales, comptables, déclaratives et sociales
qui incombent à l’entreprise diffèrent. Pour s’assurer d’avoir une entreprise qui
respecte les normes de conformité, nous vous présentons les règles à connaître.

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avec Legalstart
QUELLES SONT LES OBLIGATIONS D’UNE
ENTREPRISE ?

De nombreuses obligations pèsent sur une entreprise. Parmi les principales


obligations d’une entreprise, nous pouvons citer :

être immatriculée ;
tenir une assemblée générale annuelle ;
déposer ses comptes ;
réaliser les différentes déclarations fiscales (bénéfices, TVA, CFE, etc.) ;
réaliser les déclarations sociales ;
faire les déclarations, et tenir les registres obligatoires si elle embauche des
salariés.

De plus, de manière générale, l’entreprise doit respecter la loi.

Les 3 points à retenir


Une entreprise a des obligations comptables
Une entreprise a des obligations fiscales
Une entreprise a des obligations sociales, liées au droit du travail
LA TENUE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE
ANNUELLE

Dans cette partie :

Qu’est-ce que l’assemblée générale annuelle ?

Quel est le rôle de l’assemblée générale annuelle ?

Comment organiser l’assemblée générale annuelle ?


Convocation des associés
Déroulement de l’assemblée générale
Rédaction du PV d’assemblée générale

Qu’est-ce que l’assemblée générale annuelle ?

L’entreprise a l’obligation d’organiser chaque année une assemblée générale


annuelle qui doit intervenir dans les 6 mois suivants la clôture de l’exercice
comptable. Par principe, il s’agit d’une assemblée générale ordinaire (AGO)
puisque sa tenue est prévue par les statuts de la société de manière récurrente.

En pratique : lors de l’AG, les associés ou les actionnaires se réunissent


pour voter les décisions collectives.

Quel est le rôle de l’assemblée générale annuelle ?

L’ordre du jour de l’assemblée générale annuelle porte obligatoirement sur les 3


points suivants :

l’approbation de la rémunération passée du dirigeant, et les modalités de sa


rémunération pour l’exercice à venir ;
le rejet, le redressement ou l'approbation des comptes annuels ;
l’affectation du résultat : distribution ou mise en réserve des bénéfices, ou
report à nouveau des pertes.
À noter : si le résultat annuel est négatif et que le montant du déficit est
supérieur à la moitié des capitaux propres, une assemblée générale
extraordinaire (AGE) doit être organisée pour statuer sur la poursuite de
l’activité ou non.

Comment organiser l’assemblée générale annuelle ?

Pour organiser une assemblée générale annuelle, plusieurs étapes doivent être
respectées :
la convocation des associés ;
le déroulement de l’AG ;
la rédaction du procès-verbal d’AG.

Convocation des associés

Les associés ou les actionnaires sont convoqués à l’assemblée générale annuelle


par le dirigeant de la société au moins 15 jours avant la date de l’assemblée.

La convocation mentionne a minima :


la date, l’heure et le lieu de tenue de l’assemblée ;
l’ordre du jour ;
les documents utiles à la décision.

Dans une SARL, la convocation doit impérativement être envoyée par lettre
recommandée. Cela n’est pas obligatoire en SAS où il est possible de la faire par
courrier simple ou par mail.

Déroulement de l’assemblée générale

Lors de l’assemblée générale annuelle, les associés ou les actionnaires votent les
différentes résolutions à l’ordre du jour. Les règles de quorum et de majorité
varient en fonction du type de société.

Les grandes étapes d’une assemblée générale sont :


la signature de chaque participant (ou leur représentant) dès leur arrivée ;
le rappel de l’ordre du jour ;
les votes et prises de décisions par les actionnaires ou associés ;
la consignation dans le procès-verbal des décisions prises.

Rédaction du PV d’assemblée générale

Il est obligatoire de rédiger un procès-verbal à l’issue de l’assemblée générale. Il


permet de rendre compte des décisions prises par les associés.

Il doit impérativement comporter les mentions suivantes :


la date et lieu de l’assemblée ;
l'identité du président de l’assemblée ;
les documents mis à la disposition de l’assemblée ;
la liste des résolutions soumises au vote ;
le résumé des débats et résultats des votes.

L’original du PV d’assemblée générale est conservé par la société et une copie


est envoyée au greffe du tribunal.

Vous avez encore des questions ? Prenez rendez-vous avec un de nos expert !

Les 3 points à retenir


Il est obligatoire d’organiser une AG au moins 1 fois par an
L’AG annuelle permet aux associés de procéder au vote sur
l’approbation des comptes annuels
Un PV d’assemblée générale doit obligatoirement être rédigé et
déposé au greffe.
LE DÉPÔT DES COMPTES ANNUELS

Dans cette partie :

Qu’est-ce que l’approbation des comptes ?

Comment procéder à l’approbation des comptes ?


Établir les comptes annuels
Rédiger le rapport de gestion
Organiser l’assemblée générale d’approbation des comptes

Le dépôt des comptes annuels

Qu’est-ce que l’approbation des comptes ?

L’approbation des comptes consiste pour les associés ou les actionnaires à


valider la véracité des comptes de l’entreprise. Cela leur permet également de
vérifier la santé financière de l’entreprise.

Comment procéder à l’approbation des comptes ?

L’approbation des comptes se déroule en plusieurs étapes :


l’établissement des comptes annuels ;
la rédaction du rapport de gestion ;
l’organisation de l’assemblée générale ;
le dépôt des comptes annuels.

Établir les comptes annuels

Chaque année, à la fin de l’exercice comptable, la société doit établir ses comptes
annuels. Il s’agit du bilan comptable, du compte de résultat et de l’annexe.

Ces documents permettent de retracer les opérations comptables de l’entreprise


sur l’année et d’avoir une vision complète arrêtée à la date de clôture de
l’exercice comptable.
Le dirigeant de la société peut établir lui-même les comptes annuels de
l’entreprise, mais cela reste un exercice complexe qui nécessite de maîtriser
parfaitement les règles comptables. C’est pourquoi, il est préférable de faire appel
à un expert-comptable.

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Rédiger le rapport de gestion


Le dirigeant de la société (gérant ou président) doit rédiger un rapport de gestion,
afin de rendre des comptes aux associés sur les décisions prises au cours de
l’année écoulée.

À noter : la rédaction d’un rapport de gestion est obligatoire en SARL et en SAS,


mais facultative en EURL et en SASU si elles sont dirigées par une personne
physique, sous certaines conditions.

Dans son rapport de gestion, le dirigeant fait :

un état de l’activité de la société pendant l’exercice comptable. Il précise la


situation et l’activité de la société, les résultats de la société, l’évolution
prévisible de la situation, les événements importants survenus entre la date
de clôture etc. ;

une présentation des résultats et de la situation financière de l’entreprise. Il


indique le montant des dividendes distribués au titre des 3 derniers exercices
et le montant des revenus, l’analyse objective et exhaustive de l’évolution des
affaires, des résultats et de la situation financière et les principaux risques et
incertitudes auxquels la société est confrontée.

Organiser l’assemblée générale d’approbation des comptes

L’assemblée générale d’approbation des comptes correspond à l’assemblée


générale annuelle qui se tient dans les 6 mois suivants la clôture de l’exercice
comptable.
C’est pourquoi avant la tenue de l’assemblée, le dirigeant doit mettre à la
disposition des associés ou des actionnaires tous les documents leur permettant
de prendre une décision éclairée comme les comptes annuels, le rapport de
gestion et éventuellement le rapport du commissaire aux comptes.

Les associés ou les actionnaires doivent alors se prononcer sur l’approbation des
comptes d’une part, et sur l’affectation du résultat d’autre part. Ainsi, c’est lors de
l’AG annuelle que les associés ou les actionnaires peuvent décider de distribuer
des dividendes en cas de résultat bénéficiaire.

Le dépôt des comptes annuels

Une fois les comptes approuvés en assemblée générale, le dirigeant de la société


doit déposer les comptes annuels auprès du greffe du tribunal dans le délai d’un
mois à compter de la date de l’AG.

Ce dépôt comprend les documents suivants :


les comptes sociaux annuels (bilan comptable, compte de résultat et annexes
comptables) ;
le rapport de gestion ;
le PV d’approbation des comptes faisant état de l’affectation du résultat ;
le rapport du commissaire aux comptes, le cas échéant.

Le dépôt des comptes annuels est obligatoire pour les sociétés commerciales
comme les SARL et les SAS, mais facultatif pour les SCI. Une amende de 1 500 €
peut être prononcée à l’encontre de la société qui ne se conforme pas à cette
obligation.

Les comptes annuels sont publiés au Bodacc, sauf si la société s’est opposée à la
publication de ses comptes.

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Les 3 points à retenir


L’approbation des comptes doit avoir lieu chaque année
Les associés votent l'approbation des comptes
Les comptes doivent être déposés au greffe du tribunal
LES DÉCLARATIONS FISCALES ET
SOCIALES

Dans cette partie :

Les déclarations fiscales


Les bénéfices
La TVA
La CFE

Les déclarations sociales


Déclaration sociale nominative
Déclaration annuelle des données sociales

Les déclarations fiscales

Une entreprise doit réaliser différentes déclarations fiscales portant sur les
bénéfices, la TVA et le CFE.

Les bénéfices

L’entreprise doit obligatoirement déclarer les bénéfices qu’elle réalise.

Si l’entreprise est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS), il convient de déclarer le
bénéfice net via le formulaire 2065-SD. Le dirigeant, quant à lui, doit déclarer sa
rémunération et les dividendes éventuellement perçus au moment de sa
déclaration de revenus annuelle en complétant le formulaire 2042.

Le taux d’imposition des bénéfices est de 25 %. Toutefois, un taux réduit de 15 %


peut s’appliquer aux PME, sous conditions, jusqu’à 42.500 €.

Au contraire, si l’entreprise est soumise à l’impôt sur le revenu (IR), il appartient à


chaque associé de déclarer les bénéfices réalisés à hauteur de la quote-part des
titres détenus au sein du capital social. Ainsi, un associé ou un actionnaire qui
détient 10 % du capital social doit déclarer 10 % des bénéfices de l’entreprise au
sein de sa déclaration de revenus personnelle.
En fonction de la nature de l’activité, il convient de déclarer les bénéfices au titre
des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non
commerciaux (BNC) pour les professions libérales.

Le taux d'imposition pratiqué varie alors entre chaque associé ou actionnaire


puisque c’est le barème progessif qui a vocation à s’appliquer en fonction du
revenu de référence de chaque foyer fiscal.

La TVA

La déclaration de TVA est un document qui permet d’informer l’administration


fiscale de :

la TVA collectée par l’entreprise, c’est-à-dire facturée par ses soins à ses
clients sur une période donnée ;

la TVA à récupérer par l’entreprise qui correspond à la TVA payée par


l’entreprise sur ses propres achats sur une période donnée.

Si la différence entre la TVA collectée et la TVA à récupérer est positive,


l’entreprise doit verser le solde à l’Etat. Au contraire, si le solde est négatif,
l’entreprise bénéficie d’un crédit de TVA.

Toutes les entreprises au régime réel simplifié ou au régime normal doivent


effectuer cette déclaration. La déclaration est annuelle pour les entreprises au
régime réel simplifié et mensuelle pour les entreprises au régime réel normal.
Dans les deux cas, cette déclaration se fait par télétransmission sur le site des
impôts. Seules les entreprises relevant de la franchise de TVA n’ont pas à la faire.

La CFE

La cotisation foncière des entreprises ou CFE est un impôt local dû par toutes les
entreprises ayant leur activité en France. Il s’agit d’une composante de la
contribution économique territoriale (CET).

La déclaration de CFE doit être faite avant le 31 décembre de l’année de création


de l’entreprise. Ensuite, chaque année l’administration fiscale vous adresse votre
avis d’imposition.
Les déclarations sociales

Déclaration sociale nominative

La déclaration sociale nominative (DSN) est une obligation pour toutes les
entreprises du secteur privé qui emploient des salariés.

Une fois par mois, l’entreprise doit réaliser une DSN périodique pour chacun de
ses salariés. Cette déclaration porte sur :
la paie du salarié ;
les événements relatifs au salarié comme un arrêt de travail, une maladie, un
congé maternité, un congé paternité, une fin de contrat, etc.

D’ailleurs, dans les 5 jours suivants la fin du contrat de travail, l’entreprise doit le
signaler en faisant une DSN signalement d'événement.

La déclaration nominative peut être faite directement via un logiciel de paie. Le


dirigeant peut également faire cette tâche lui-même ou la confier à un expert-
comptable.

Déclaration annuelle des données sociales

Jusqu’à présent, les entreprises devaient réaliser une déclaration annuelle des
données sociales unifiée (DADS-U). Cependant, cette obligation ne pèse plus que
sur certaines entreprises depuis les salaires 2023. Pour la plupart des entreprises,
la DSN suffit.

Toutefois, les entreprises suivantes doivent continuer à faire une DADS-U :

les employeurs remplissant la déclaration sociale nominative mais employant


des populations hors périmètre DSN (exemples : marins-pêcheurs, dockers,
fonctionnaires en détachement auprès d'un établissement privé) ;

les établissements remplissant la DSN n'ayant pas pu transmettre les données


des organismes complémentaires (OC) dans la DSN.
Quand elle est obligatoire, la déclaration annuelle des données sociales doit
préciser les informations suivantes :

l’identification de l'employeur et du salarié ;


les caractéristiques de l'emploi occupé et du contrat de travail ;
la période d'emploi ;
les rémunérations perçues au cours de l'année précédente ;
les cotisations (et assiettes de cotisations) servant à l'ouverture des droits en
matière d'assurance vieillesse et d'assurance maladie ;
l’un des 3 motifs suivants :
EX : employeur remplissant la DSN ayant des populations exclues du
périmètre DSN ;
NO : employeur non soumis à l'obligation de remplir la DSN ;
OC : employeur n'ayant pas transmis les données des OC dans la DSN.

La transmission de la DADS-U se fait via le logiciel de paie respectant la norme


4DS si l’entreprise en a un. Sinon, l’employeur doit réaliser la déclaration en ligne
sur le site [Link].

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Les 3 points à retenir


Toutes les entreprises doivent déclarer leurs bénéfices soit au titre
de l’IS soit au titre de l’IR
La déclaration de TVA est obligatoire pour toutes les entreprises
ne bénéficiant pas de la franchise de TVA
Les entreprises qui emploient des salariés doivent faire une
déclaration sociale nominative chaque mois
LA TENUE DES REGISTRES
OBLIGATOIRES

Dans cette partie :

Le registre des Assemblées générales ou des décisions


Définition
Qui doit tenir ce registre ?
Que contient ce registre ?

Le registre des mouvements de titres


Définition
Qui doit tenir ce registre ?
Que contient ce registre ?

Le registre des bénéficiaires effectifs


Définition
Qui doit tenir ce registre ?
Que contient ce registre ?

Les autres registres

Le registre des assemblées générales ou des


décisions

Définition

Le registre des assemblées générales permet d’archiver tous les procès-verbaux


des assemblées générales ordinaires et extraordinaires de l’entreprise.

Cela permet de pouvoir suivre les décisions prises par les associés ou les
actionnaires de manière chronologique. Ce registre peut également servir de
preuve en cas de litige.

Pour les sociétés unipersonnelles (SASU et EURL), on parle de registre des


décisions.
Qui doit tenir ce registre ?

Le registre des assemblées générales ou des décisions doit être tenu par toutes
les sociétés, commerciales ou civiles. Cela concerne donc les SAS, les SARL, les
SASU, les EURL, les SCI, etc.

Que contient ce registre ?

Dans la mesure où ce registre compile l’ensemble des procès-verbaux des


assemblées générales de l’entreprise, il doit comporter les éléments suivants :

la date et le lieu de la tenue de l’AG ;


les noms et prénoms des associés présents et représentés ;
les résumés des débats ;
les résultats des votes ;
les décisions prises au cours de l’AG.

Le registre des mouvements de titres

Définition

Le registre des mouvements de titres est un document qui recense de manière


chronologique l’ensemble des opérations sur le capital social de votre société :
cessions d’actions, donations d’actions, etc.

Qui doit tenir ce registre ?

Les sociétés de capitaux comme les SAS ou les SA ont l’obligation de tenir un
registre des mouvements de titres. Pour les autres sociétés, comme la SARL ou la
SCI, c’est facultatif.
Que contient ce registre ?

Afin de suivre correctement les opérations sur les titres de la société, le registre
des mouvements de titre doit mentionner :

la date des opérations ;


les noms, prénoms et adresses des anciens et nouveaux titulaires des titres ;
la valeur nominale et le nombre de titres transférés ;
le numéro d’identification de l’associé concerné.

Le registre des bénéficiaires effectifs

Définition

Le registre des bénéficiaires effectifs permet de lister l’ensemble des personnes


physiques détenant au moins 25 % du capital social d’une entreprise de manière
directe (elles-mêmes) ou indirecte (via une autre société).

Le but de ce registre est de lutter contre le terrorisme et le blanchiment d’argent.

Qui doit tenir ce registre ?

Toutes les personnes morales immatriculées au registre national des entreprises


(RNE) doivent tenir un registre des bénéficiaires effectifs. Cette obligation
concerne notamment :

les sociétés par actions (SAS, SASU, etc) ;


les sociétés de personnes (SARL, EURL, etc.) ;
les sociétés civiles (SCI, etc.) ;
les groupements d’intérêts économiques ;
les associations immatriculées au RCS.
Que contient ce registre ?

La première déclaration des bénéficiaires effectifs est réalisée au moment de


l’immatriculation de la société. Elle mentionne pour chaque bénéficiaire :

sa civilité (M ou Mme) ;
son nom ;
son prénom ;
ses date et lieu de naissance ;
sa nationalité ;
l’adresse du domicile ;
l’une des options suivantes :

détention, directe ou non, de plus du quart du capital social de la société ;

détention, directe ou non, de plus du quart des droits de vote ;

exercice par tout autre moyen d’un pouvoir de contrôle sur l’assemblée
générale des associés/actionnaires ou sur des organes de gestion,
d’administration, de direction. Un associé personne physique détenant
moins d’un quart du capital de la société ou des droits de vote, peut tout
de même être vu comme un bénéficiaire effectif à condition que les
statuts lui donnent un pouvoir de contrôle sur l’entreprise.

représentation légale de la société si aucun des trois critères précédents


n’est rempli.

Ensuite, à chaque opération sur les titres de la cession, il convient de vérifier que
la liste des bénéficiaires effectifs n’est pas impactée par la nouvelle répartition du
capital social. Si besoin, il convient de la mettre à jour.

Les autres registres

L'entreprise doit également tenir un registre des activités de traitement des


données personnelles, afin d’être en conformité avec le RGPD.
De plus, en fonction de son activité, l’entreprise doit tenir des registres
spécifiques. Par exemple, une entreprise du BTP doit avoir un registre des
chantiers, un registre-journal de coordination, etc. De même, les entreprises ayant
une activité de restauration ou de transports doivent tenir à jour des registres
propres à leurs activités.

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Les 3 points à retenir


Toutes les sociétés doivent tenir un registre des assemblées
générales ou des décisions
La tenue d’un registre des mouvements de titres est obligatoire
pour les sociétés par actions
Le registre des bénéficiaires effectifs est obligatoire pour toutes les
entreprises
LES OBLIGATIONS EN CAS D’EMBAUCHE
DE SALARIÉS

Dans cette partie :

Les déclarations relatives à l’embauche d’un salarié


La déclaration préalable à l'embauche (DPAE)
L’inscription du salarié sur le registre unique du personnel
L’adhésion obligatoire à une caisse de retraite complémentaire

Les registres obligatoires lorsqu’une entreprise emploie des salariés


Le registre unique du personnel
Le registre des délégués du personnel
Le registre de repos hebdomadaire
Le registre des accidents du travail
Le registre des contrôles de sécurité
Le document unique d’évaluation des risques

L’obligation d’information des salariés

Les déclarations relatives à l’embauche d’un salarié

La déclaration préalable à l'embauche (DPAE)

Lorsqu’une entreprise prévoit d’embaucher un salarié, elle a l’obligation de faire


une déclaration préalable à l’embauche ou DPAE.

Cette démarche permet de faire une seule déclaration pour avertir toutes les
administrations concernées de l’embauche d’un nouveau salarié.

La DPAE est extrêmement utile puisqu’elle permet de :

couvrir l’entreprise en cas d’accident du travail du salarié ;


ouvrir les droits sociaux du salarié ;
profiter des éventuels dispositifs fiscaux applicables à votre entreprise pour
l’embauche d’un salarié ;
être en conformité avec les obligations légales qui incombent à l’employeur.
La réalisation d’une déclaration préalable à l’embauche est obligatoire pour toute
entreprise qui embauche un salarié en CDD ou en CDI. Cependant, cette
obligation ne concerne pas l’embauche d’un stagiaire. Il en va de même pour
l’emploi d’une personne en service civique.

La DPAE doit être faite par l’employeur dans les 8 jours avant la date prévue
d’embauche.

L’inscription du salarié sur le registre unique du personnel

Une fois le salarié embauché, il est impératif de l’inscrire sur le registre du


personnel. Il est alors nécessaire de mentionner son nom et son prénom, son
emploi, sa date d’entrée dans l’entreprise et son contrat de travail.

Cette obligation vaut également pour les stagiaires.

L’adhésion obligatoire à une caisse de retraite complémentaire

Enfin, s’il s’agit du premier salarié de l’entreprise, l’entreprise doit adhérer à une
caisse de retraite complémentaire. Pour connaître la caisse compétente pour
votre entreprise, vous pouvez consulter le site de l’Agirc-Arrco.

Les registres obligatoires lorsqu’une entreprise


emploie des salariés

Le registre unique du personnel

Le registre unique du personnel doit être tenu à partir du moment où l’entreprise


embauche son premier salarié ou son premier stagiaire.

Il liste l’entrée des personnes au sein de l’effectif de l’entreprise par ordre


d’arrivée.

Il peut s’agir d’un document papier ou dématérialisé.


Le registre unique du personnel doit mentionner les informations suivantes :

les informations relatives au salarié (nom, prénoms, date de naissance, sexe,


nationalité, etc.) ;
la nature de l’emploi ;
la date d’entrée et de sortie dans l’entreprise ;
le type de contrat (CDD, CDI, contrat d’intérim, etc.) ;
pour les travailleurs étrangers : type et numéro du titre valant une autorisation
de travail ;
pour les stagiaires : nom et prénoms du stagiaire et du tuteur, lieu du stage.

Le registre des délégués du personnel

Dès lors que l’entreprise compte plus de 11 salariés, elle doit mettre en place un
Comité Social Économique (CSE). À cette obligation, s’ajoute celle de tenir un
registre des délégués du personnel.

Ce registre retranscrit les demandes des délégués du personnel et les réponses


de l’employeur. Il est mis à la disposition de l’inspecteur du travail et des salariés.

Le registre de repos hebdomadaire

Si certains salariés de l’entreprise sont soumis à un régime de repos


hebdomadaire particulier, par exemple si des employés travaillent le dimanche,
alors l’entreprise a l'obligation de tenir un registre de repos hebdomadaire.

Ce document permet de suivre la présence du personnel au sein de l’entreprise. Il


est tenu à la disposition de l’inspecteur du travail.

Le registre des accidents du travail

Le registre des accidents du travail permet de recenser les accidents de travail qui
n’ont pas donné lieu à un arrêt de travail, ni à des soins médicaux. On y inscrit
donc les accidents du travail qui ne nécessitent pas une déclaration auprès de la
CPAM au regard de l’absence de conséquence.

Ce n’est pas obligatoire, mais il s’agit d’une bonne pratique.


Toutefois, pour pouvoir bénéficier de ce régime spécifique, l’entreprise doit :

avoir en permanence un médecin, pharmacien ou infirmier diplômé d’État ou


avoir un nombre suffisant de salariés titulaires d’un diplôme de Sauveteur
Secouriste du Travail et dont l’un au moins est chargé d’une mission de
sécurité ;
disposer d’un poste de secours d’urgence ;
respecter l’obligation de mise en place d’un CSE, si vous avez plus de 11
salariés.

Le registre des contrôles de sécurité

Dans le cadre de son obligation de sécurité, l’employeur doit mettre à la


disposition de ses salariés des équipements de travail de qualité. Cela implique
de réaliser des vérifications et des opérations de maintenance de manière
régulière.

Ces différents contrôles doivent être enregistrés dans le registre des contrôles de
sécurité. Il faut mentionner le nom et la qualité de la personne qui a effectué le
contrôle, la date et la nature du contrôle.

Le document unique d’évaluation des risques

Le document unique d’évaluation des risques est rédigé par l’entreprise et mis à
jour au moins une fois par an ou dès qu’un changement significatif intervient.

Il peut être fait par écrit ou au format numérique.

Ce document permet d’évaluer les risques auxquels sont exposés les employés,
afin de mettre en place les actions adéquates pour éviter leur réalisation. Pour
cela, l’employeur tient compte des éléments suivants :

la nature des activités de l'établissement ;


les risques pour la santé et la sécurité des travailleurs, y compris dans le choix
des procédés de fabrication, des équipements de travail, des substances ou
préparations chimiques, dans l'aménagement ou le réaménagement des lieux
de travail ou des installations et dans la définition des postes de travail.
Ce document doit être établi en collaboration avec les services de santé au travail
à l’évaluation des risques, le CSE et/ou le CSSCT. Une information des salariés est
également nécessaire.

Le document unique d’évaluation des risques est mis à la disposition :

des employés ;
des représentants du personnel ;
du médecin du travail ;
des agents de l'inspection du travail ;
des agents des services de prévention des organismes de sécurité sociale ;
des agents des organismes professionnels de santé, de sécurité et des
conditions de travail mentionnés à l'article L. 4643-1 du Code du travail;
des inspecteurs de la radioprotection mentionnés à l'article L. 1333-17 du
Code de la santé publique et des agents mentionnés à l'article L. 1333-18 du
même code, en ce qui concerne les résultats des évaluations liées à
l'exposition des travailleurs aux rayonnements ionisants, pour les installations
et activités dont ils ont respectivement la charge.
L’obligation d’information des salariés

AFFICHAGE OBLIGATOIRE DANS L’ENTREPRISE

Coordonnées de l'inspection du travail et nom de l'inspecteur compétent

Coordonnées du médecin du travail ou du SPST compétent

Coordonnées des services de secours d'urgence

Panneau de l'interdiction de fumer et de vapoter

Horaires collectifs de travail des salariés

Modalités d'accès au document unique d'évaluation des risques professionnels

Panneaux pour l'a chage des communications syndicales

Consignes de sécurité incendie

Liste nominative des membres du CSE

INFORMATIONS À TRANSMETTRE PAR TOUT MOYEN

Articles 225-1 à 225-4 du Code pénal prohibant et sanctionnant

toute discrimination Obligations relatives au harcèlement

Avis comportant les conventions et accords applicables à l'entreprise

Textes relatifs à l'égalité salariale entre hommes et femmes

Ordre des départs en congés des salariés

Règlement intérieur de l'entreprise

Organisation des élections CSE


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gérer lors du lancement de votre activité (et même après) ! On sait aussi que
certains choix ne sont pas simples, que les formalités à réaliser sont parfois
complexes.

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