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Histoire de l'Empire romain en PDF

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I.

Le rayonnement de l'empire romain


1. Rome, héritière de la culture grecque

Ier siècle après J.-C. : Rome, grande puissance du bassin méditerranéen, conquiert
 Peuples latins, Carthage, Gaule, Numidie, Syrie, Asie mineure, Macédoine, Grèce continentale

 Adoption des us et coutumes grecques vite latinisés/romanisés


Ex : Zeus --> Jupiter ; Athéna --> Minerve...
Ex : médecins grecs

=> Réserves de Caton l'Ancien sur la présence et l'influence grandissante des penseurs et
médecins grecs à Rome

3 grands penseurs de la Rome antique qui se rattachent à des écoles philosophiques grecques :

 Lucrèce (épicurien)

 Cicéron (Nouvelle Académie)

 Sénèque (stoïcien)

2. Naissance de l’Empire romain

En 27 avant J.-C. :
Au terme de la 3e guerre civile romaine, Octave (neveu de César) vainc Marc-Antoine et Cléopâtre,
et obtient du Sénat le nom d’Auguste.
 Pour éviter de subir le même sort que César, il met en place un nouveau régime
le Principat en déclarant vouloir abdiquer tous les pouvoirs exceptionnels qu'il détient, une
fois la paix rétablie, et que ses pouvoirs seraient remis au Sénat et au peuple.
 Le gouvernement du Sénat reste ainsi en place, tandis qu'il maintient formellement une
République en trompe l'œil. De fait, il conserve le consulat de manière ininterrompue, reste le
gouverneur de toutes les provinces qui ont un intérêt militaire et garde l'imperium militaire.
 Il reçoit aussi le titre d’Auguste (« vénérable ») qui le met au-dessus de l’État. Il est également
appelé « Princeps », c’est-à-dire, « le premier (primus) à prendre (capere) la parole au Sénat
». Son autorité réelle est immense.

En 23 avant J.-C. :
Il obtient la puissance tribunicienne à vie, ce qui revient à disposer d'un pouvoir quasi absolu.

Durant toutes ses années de pouvoir :

I. restaure, réorganise et maintient la paix civile (Pax Romana) fondée sur les valeurs
traditionnelles romaines.
II. crée une armée de métier, grâce à des impôts nouveaux, les vingtièmes, et une caisse
nommée Aerarium militare.
III. réforme aussi la justice, en rétablissant les tribunaux permanents, en créant un droit d'appel et
en mettant en uniformité la jurisprudence.
IV. accomplit également des réformes religieuses et morales visant à mettre en avant les
vertus romaines de simplicité, de frugalité et de travail.
V. réorganise (les carrefours) et embellit considérablement Rome par ses nouvelles constructions
comme l'Ara Pacis (l'Autel de la Paix), le Portique de Livie, ainsi que par de nouveaux
aqueducs. C’est le propre du génie romain que d’avoir su domestiquer l’eau.

 Les contemporains : Virgile, Horace, Tibulle, Properce, Ovide, Tite-Live.


L’Empire romain s’étend sur plus de cinq cents ans, de 27 avant J.-C., et la fondation de l’Empire par
Auguste, jusqu’à 476 et la déposition de Romulus Augustule par le barbare Odoacre.

3. Le syncrétisme politique, culturel et religieux propre à l’Empire


a) La réorganisation politique

L’Empire romain, par ses conquêtes s’étend de l’Ouest de l’Europe au Proche-Orient. Il a marqué le
monde méditerranéen par son organisation politique, culturelle, juridique et religieuse unique au
monde.

 Dans les provinces, tout est réorganisé politiquement. Chaque province est dirigée par un
gouverneur (souvent un préteur ou un consul), qui rend des comptes à l’empereur. Mais l’élite
de la population est associée au gouvernement de la province : c’est ainsi que naît l’élite
gallo-romaine. Les nobles gaulois reçoivent une éducation romaine raffinée, et adoptent
parfois un nom romain pour être davantage acceptés par le patriciat.

b) Le syncrétisme religieux

La religion romaine mélange ses propres rites à ceux des religions qu’elle rencontre au fil des
conquêtes militaires. C’est le syncrétisme religieux

 Les Romains acceptent les autres dieux, les latinisent souvent, leur construisent parfois des
sanctuaires. Ils acceptent les dieux étrangers venus par l’immigration (comme Isis, déesse
égyptienne) et en appellent certains à les rejoindre, notamment dans les conquêtes militaires.
C’est ce qu’on appelle l’evocatio.

En 146 avant J.-C. :


Scipion le Jeune (consul romain) combat Carthage dans le cadre de la 3e guerre punique. Pour
gagner, il invoque la déesse titulaire de Carthage en lui promettant un temple.
Cette invocation, ancienne, est pratiquée par les Romains depuis le IVe siècle avant J.-C.

En Asie mineure, où les dirigeants sont souvent assimilés à des dieux de leur vivant, Auguste permet la
naissance de son culte, mais le restreint : ainsi, seuls son Numen et son Genius sont des divinités
propres, ayant des temples et un culte.
C’est la naissance du culte impérial.

c) L’urbanisation du monde méditerranéen

Durant le Principat d'Auguste, la société romaine s'abandonne au plaisir de vivre dans la paix
retrouvée. La Rome augustéenne frappe par la beauté de ses monuments : temple grec qu'Auguste
dédia à Apollon le 9 octobre 28 avant J.-C.

Chaque grande ville rivalise d’ingéniosité pour construire les plus beaux monuments : les arènes de
Nîmes, de Lutèce, les thermes de Cluny, le théâtre gallo-romain de Lyon, l’arc de
triomphe romain à Besançon… ces monuments témoignent de la romanisation du monde
méditerranéen autant que de l’appropriation propre et personnelle de chaque culture à cette nouvelle
autorité politique et culturelle.
L’Empire né en -27 (s’éteignant en 476 après J.-C.) s’adapte aux différents us et coutumes de chaque
province conquise, tout en modelant son paysage géographique, culturel, politique et religieux.

II. La christianisation de l’Empire romain


1. La naissance du monothéisme chrétien

La religion chrétienne naît au Ier siècle, à Jérusalem. Le christianisme se répand très vite suite à la
mort de Jésus Christ, grâce aux apôtres originels au Proche-Orient et en Asie mineure surtout,
en Egypte et en Grèce ensuite (notamment grâce aux élites romaines lettrées). De là, le
christianisme s’étend à l’ensemble du monde méditerranéen, du détroit de Gibraltar à Antioche.
Les chrétiens sont confrontés à l’hostilité des empereurs romains et des populations restées païennes.
Comme ils refusent de participer au culte impérial et qu’ils ne veulent pas faire de sacrifices aux dieux
romains, les chrétiens sont considérés comme de mauvais citoyen.

Les pratiques religieuses chrétiennes sont mécomprises et inspirent de la méfiance (signe du


poisson = ICTUS en grec initiales de Jésus-Christ, Fils de Dieu, Sauveur ».)
 Noyade des bébés (version déformée du baptême)
 Anthropophagie (version déformée de l’Eucharistie)
 Refus de sacrifier aux dieux romains et à l’empereur = menace

Sous le règne de l’empereur Néron, en 64, un incendie ravage Rome. Les chrétiens sont accusés et,
pour calmer la vindicte populaire, l’empereur ordonne l’arrestation des chrétiens. Ceux qui refusent de
sacrifier aux dieux romains sont condamnés à l’arène.

De même, en 81, l’empereur Domitien part en guerre contre les peuples germains. Les chrétiens
refusent de sacrifier pour sa réussite. En réponse, Domitien permet les persécutions selon le bon
vouloir des gouverneurs. De 81 à 96, une grande vague de répressions contre les chrétiens force ces
derniers à abjurer en adorant les dieux romains sous peine de torture et de mort.

=> L’exemple le plus emblématique des persécutions romaines contre les chrétiens demeure la
persécution à Lyon, en 177, sous le règne de Marc-Aurèle. Ce dernier, stoïcien, voit d’un mauvais œil
la présence persistante d’une communauté grandissante qui refuse la religion et les traditions
romaines. Il permet la poursuite et la torture des chrétiens au gouverneur de la Gaule
cisalpine.

Mais ces vagues de persécution impressionnent le peuple romain par la constance, le courage et la
fidélité des chrétiens qui ne renient pas leur foi. Les conversions se multiplient dans tout l’Empire
romain.

Les grandes figures chrétiennes de ce premier âge du christianisme sont souvent des jeunes filles,
souvent de noblesse romaine : Ste Agnès, Ste Blandine, Ste Philomène, Ste Félicité… Il y a
aussi des hommes, comme St Tropez, St Pierre, St Paul, St Pothin, St Firmin…

2. Constantin, premier empereur chrétien

Dans l’histoire de l’Europe, Constantin (306 – 337) demeure comme le modèle de l’empereur chrétien.
Constantin, fils d’un tétrarque, parvient à s’imposer comme le seul maître de l’Empire :
 fonde sa ville, Constantinople, qui devient une seconde capitale. Baptisé sur son lit de mort, il
est le premier empereur chrétien. Sous son règne, les chrétiens peuvent vivre leur foi en
paix. En 313, l’édit de Milan, promulgué par Constantin, stipule que chaque citoyen peut
adorer « à sa manière la divinité qui se trouve dans le ciel ».

Tétrarchie : Gouvernement de l'Empire romain sous la direction collégiale de quatre empereurs.

3. La chute de l’Empire romain d’Occident

a) L'installation des royaumes barbares


Les Germains arrivent progressivement en Occident où ils créent des royaumes barbares. Ainsi dès
406, le Rhin est franchi par plusieurs peuples. Certains s'installent dans les anciennes régions de
l'Empire : les Vandales en Espagne puis en Afrique, les Burgondes dans un royaume au Nord puis au
Centre-Est de la Gaule.
b) La chute de Rome
Mal défendue par des soldats mal payés et jaloux des avantages attribués aux Barbares, Rome est pillée
par les Goths en 410, puis à deux reprises encore en 455 et 472. En 476, Romulus Augustule, le
dernier empereur romain d'Occident, est renversé et cet évènement marque la fin de l'Empire romain
d'Occident.

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