CONFIGURATION DE LA SEGMENTATION
DE LA ZONE DE SECURITE DU PARE-FEU
La segmentation réseau est la pratique consistant à diviser un grand réseau informatique – qui
constitue généralement une surface d’attaque importante pour les cybercriminels, et qui est
difficile à gérer et à protéger – en plusieurs petits sous-réseaux isolés les uns des autres. Elle
permet d’empêcher un attaquant de pénétrer et de se déplacer latéralement dans votre réseau
pour accéder à vos données critiques.
Quels que soient la taille de votre entreprise et le type de configuration TCP/IP dont vous
disposez, un pare-feu matériel est essentiel. C’est l’un des éléments les plus fondamentaux de
la sécurité réseau. Il fournit une protection de base et est capable d’empêcher que de
nombreuses attaques sur votre réseau soient couronnées de succès. Il est donc essentiel que
vous disposiez de la meilleure configuration de segmentation de la zone de sécurité du pare-
feu.
Notion de zone de sécurité
Une zone de sécurité est un système composé d’une ou plusieurs interfaces de pare-feu
physiques ou virtuelles, et de segments de réseau connectés entre eux. Vous pouvez contrôler
la protection de chaque sous-réseau individuellement pour qu’il puisse recevoir les protections
spécifiques dont il a besoin. Par exemple, il est possible de configurer la protection d’une zone
dédiée au département des finances pour qu’elle ne permette pas l’accès aux applications
autorisées par une zone destinée au département informatique.
Etant donné que tout le trafic réseau doit passer par le pare-feu – ceci, afin de le protéger plus
efficacement – vous pouvez configurer les interfaces ainsi que les zones pour créer d’autres
zones distinctes pour certains domaines fonctionnels tels que :
• le stockage de données sensibles,
• la passerelle Internet,
• les applications commerciales,
•
Vous pouvez aussi faire cela pour les groupes organisationnels, comme :
• l’informatique,
• les finances,
• le marketing,
•
Des zones plus granulaires offrent plus de visibilité et de
contrôle sur le trafic réseau
La segmentation d’un réseau en plusieurs zones de sécurité vous permet de créer une
architecture dite « zéro confiance ». Ce concept consiste à ne faire confiance à aucun
utilisateur/périphérique/paquet et à aucune application. Avant de donner l’accès automatique à
un réseau/sous-réseau, il faut donc tout vérifier. De cette manière, vous aurez un réseau qui
n’autorise l’accès qu’aux utilisateurs, applications et dispositifs qui ont des besoins
professionnels légitimes, tout en refusant les autres trafics.
Toutes les communications autorisées doivent également traverser un pare-feu pour subir une
inspection complète des menaces, comme les virus, les spywares, les vulnérabilités, etc.
Le pare-feu doit être conçu pour refuser tout trafic entre les
zones de sécurité
Votre entreprise doit mettre en place des politiques de sécurité spécifiques dans le but de
permettre uniquement au trafic que vous aurez explicitement autorisé de passer d’une zone à
l’autre.
La façon dont vous utilisez les zones de sécurité pour segmenter votre réseau dépend des
ressources que vous devez séparer des autres. A titre d’exemple, vous pouvez mettre en place
une architecture comprenant des zones distinctes pour les serveurs de production et les
serveurs de développement.
Chaque fois que vous effectuez une division logique de la fonctionnalité, des privilèges d’accès
des utilisateurs et de l’utilisation des applications, le pare-feu peut être utilisé pour créer une
zone distincte qui va isoler et protéger une zone spécifique. Ensuite, vous allez appliquer les
politiques de sécurité que vous avez mises en place pour empêcher tout accès inutile aux
applications et aux données auxquelles un ou plusieurs groupes doivent accéder.
Les zones de sécurité peuvent également être utilisées pour segmenter les serveurs
hébergeant des informations très sensibles comme les informations d’identification
personnelle ou les informations sur les cartes de crédit. Ainsi, vous pourrez segmenter les
différents services internes de votre entreprise (ressources humaines, marketing, etc.).
Les cinq principales méthodes de segmentation d’un
réseau
Pour votre réseau LAN, vous pouvez utiliser la méthode physique, la segmentation de réseau
défini par logiciel, la segmentation via le cloud et la microsegmentation.
1. La segmentation physique
Pour séparer physiquement les parties d’un réseau LAN en plusieurs réseaux distincts, il faut
que chaque segment possède sa propre infrastructure physique, y compris le câblage, les
pares-feux et les commutateurs. Il s’agit d’une méthode très sûre, étant donné qu’il n’existe pas
d’autres chemins physiques (sauf celui que vous mettez en place) entre les différents segments.
Cependant, la segmentation physique est assez difficile à mettre en œuvre et à maintenir. Tout
changement important que vous allez effectuer dans votre réseau requiert un nouveau
matériel, quelques configurations ainsi qu’un nouveau câblage. Cette tâche n’est pas facile à
réaliser en raison de son coût et du temps qu’elle requiert, mais il existe des cas spécifiques où
la segmentation physique peut être justifiée.
2. La segmentation via les VLANs
Pendant plusieurs décennies, la ségrégation virtuelle des réseaux en sous-réseaux plus petits
via des VLAN était très utilisée. Aujourd’hui, les entreprises utilisent encore cette approche, en
fragmentant les domaines de diffusion de leur réseau local et en divisant les adresses IP – via le
masquage de sous-réseau – en de petits sous-ensembles d’adresses apparentées. Dans ce cas,
les hôtes d’un même VLAN peuvent communiquer facilement entre eux. En revanche, pour que
les autres VLAN puissent communiquer avec ces hôtes, il faut des autorisations réseau. Pour ce
faire, on utilise généralement des listes de contrôle d’accès (ACL) pour des règles complexes qui
peuvent être appliquées par les différents périphériques réseau, les routeurs, les pares-feux et
les commutateurs.
Si les VLAN sont utilisés avec des pare-feu bien configurés, votre réseau deviendra beaucoup
plus difficile à compromettre.
Notez toutefois que, même si les VLAN et les pares-feux constituent une solution fiable pour
segmenter un réseau local, la mise en place et la maintenance des pares-feux et des ACL
demandent beaucoup de travail. De plus, l’infrastructure VLAN doit toujours être mise à jour
lorsque les exigences du réseau changent.
3. La segmentation de réseau défini par logiciel (SDN)
Au cours de la dernière décennie, l’utilisation des réseaux définis par logiciel (SDN) a explosé, ce
qui a grandement facilité le concept de segmentation réseau. De nombreuses entreprises
utilisent actuellement plusieurs transports WAN pour optimiser les performances de leurs
applications, notamment en termes de VoIP, de streaming vidéo, de téléconférence, de
communication mobile à haut débit, et bien d’autres applications critiques.
Cette méthode permet au dispositif SD-WAN d’agir comme une superposition virtuelle sur votre
réseau physique, tandis qu’un logiciel convivial de haut niveau permet le marquage et le filtrage
du trafic afin de connaître et de contrôler le trafic autorisé à circuler. En utilisant des protocoles
ouverts, vous pourrez également accéder à des périphériques réseau comme les routeurs, les
commutateurs, ou les pares-feux qui – autrement – ne pourraient pas être contrôlés à cause
d’un firmware propriétaire.
4. La segmentation via le cloud
Grâce au développement de l’informatique, de l’infrastructure et du stockage dans le cloud, une
nouvelle approche de la segmentation a actuellement le vent en poupe. Désormais, la
segmentation du réseau permet de décharger le trafic et les flux de travail de votre réseau local
vers un réseau basé dans le cloud.
Le trafic entre votre réseau LAN et le cloud est géré en toute sécurité par le biais de protocoles
d’authentification robustes et/ou via des VPN sur SD-WAN ou des tunnels IP SD-WAN chiffrés.
Vous allez donc créer un réseau hybride dont une partie de réseau local physique sera basé
dans votre centre de données et une autre partie dans le cloud.
L’avantage de cette forme de segmentation réseau est qu’elle permet à votre entreprise de se
connecter aux ressources du bureau à celles basées dans le cloud de manière sécurisée et avec
des performances optimisées.
5. La microsegmentation
La microsegmentation est une solution qui rassemble toutes les techniques et concepts
susmentionnés. Il s’agit d’un moyen de segmenter plus efficacement votre réseau, d’empêcher
les brèches de sécurité et de contrôler les vulnérabilités de sécurité au sein d’un sous-réseau.
On utilise des applications de pare-feu basées sur le périmètre pour gérer les entités
extérieures qui pénètrent dans votre réseau.
L’objectif de la microsegmentation va au-delà du simple fait de permettre ou de refuser l’accès
à votre réseau en se basant sur les adresses IP, les protocoles et les ports. Comme les adresses
IP, les protocoles et les ports sont de plus en plus faciles à usurper, vous pouvez légitimement
essayer d’accéder à votre réseau professionnel via d’autres adresses IP à différents endroits.
L’autre caractéristique de la microsegmentation est qu’elle s’appuie sur le modèle de
« confiance zéro ». Le principe consiste à supposer qu’aucune entité – qu’il s’agisse d’un
utilisateur, d’un hôte, d’un serveur, d’un type de trafic ou d’une application web – n’est digne de
confiance, sauf si elle est explicitement étiquetée comme telle.
La microsegmentation requiert une analyse sophistiquée de l’ensemble du trafic, des hôtes, des
utilisateurs, des serveurs, des ordinateurs portables, des téléphones, des applications Web,
etc., pour établir la relation de confiance.
Pour automatiser ce processus, les outils les plus modernes tentent d’analyser toute la
télémétrie impliquée dans un flux de travail pour élaborer des politiques de sécurité. Ainsi, les
ressources autorisées pourront être identifiées via leur adresse IP et par leur interconnexion et
leur dépendance avec d’autres ressources, et elles pourront interagir avec l’environnement du
flux de travail.
Une fois qu’une ressource est vérifiée et que la « confiance » lui est accordée, il rare que du
trafic indésirable parvient à traverser le flux de travail ou à contaminer les applications ou les
hôtes.
Quelle est la meilleure configuration de segmentation de
la zone de sécurité du pare-feu ?
Aujourd’hui, les réseaux s’étendent généralement à l’extérieur du périmètre du pare-feu.
Pourtant, ils ont tendance à avoir une structure bien définie.
Votre réseau devrait donc avoir :
• Une zone réseau interne,
• Un réseau externe non fiable,
• Une ou plusieurs zones de sécurité intermédiaires.
Chacune de vos zones de sécurité intermédiaires, généralement des sous-réseaux de couche 3
avec plusieurs postes de travail et/ou serveurs, doit contenir des systèmes qui peuvent être
protégés de la même manière.
Ce sont des groupes de serveurs qui ont des exigences similaires. Ils peuvent être protégés par
un pare-feu au niveau de l’application, ou plus généralement, au niveau du port et de l’IP.
Segmentation de la zone de sécurité du paramètre du
pare-feu
Malheureusement, la topologie du réseau périmétrique qui vous convient le mieux peut
différer considérablement de celle que vous avez déjà utilisée pour votre société. Votre réseau
actuel sera naturellement différent et aura ses propres exigences et fonctions.
La segmentation de votre périmètre de sécurité devra donc être adaptée aux besoins
spécifiques de votre entreprise. Cela dit, il existe de meilleures pratiques que vous pouvez
adopter lors de la conception de votre périmètre réseau.
Pour mieux vous expliquer ce qu’est un périmètre de réseau typique, nous l’avons illustré dans
le diagramme ci-dessous.
Votre réseau peut différer, mais cette illustration montre une configuration qui est
généralement utilisée par de nombreuses entreprises.
En réalité, vous pouvez utiliser deux pares-feux ou n’avoir qu’une seule zone démilitarisée
(DMZ). Les flèches rouges indiquent la direction du trafic autorisée par le pare-feu.
Segmentation des zones de sécurité et mise en place de
votre DMZ
Votre équipement et les sections de votre réseau qui seront les plus susceptibles d’être
attaqués seront les parties qui font face au public et qui sont connectées à Internet. Il s’agit
notamment de vos serveurs web, de vos serveurs de messagerie et de vos serveurs DNS.
Si un pirate informatique tente d’attaquer votre réseau, c’est là que la menace est la plus
susceptible de se produire. Il est donc important de pouvoir minimiser les risques de
dommages au cas ou l’une de ces attaques réussirait et qu’un ou plusieurs de vos serveurs
serait compromis.
C’est pour cette raison qu’il est important de mettre en place une DMZ. D’une manière
générale, il s’agit d’un sous-réseau de couche 3 isolé. Dans notre exemple, nous en avons inclus
deux, car cette configuration offre la meilleure protection pour notre zone interne.
Dans votre cas, un, trois, voire quatre DMZ peuvent être utilisées en fonction de la taille de
votre réseau, du nombre de serveurs, etc.
DMZ1
Vous devez avoir au moins un serveur public accessible via Internet.
Le trafic doit être limité pour des raisons de sécurité, de sorte qu’il ne permet pas de passer
qu’à partir d’Internet vers votre DMZ1. Il est également essentiel que seuls les ports TCP/UDP
nécessaires soient ouverts et que tous les autres ports soient fermés.
Votre DMZ1 devrait héberger votre DNS, votre serveur proxy, votre serveur de messagerie et
votre serveur web.
DMZ2
Pour une protection optimale, vous ne devriez jamais avoir vos bases de données situées sur le
même matériel que votre serveur Web.
Les bases de données sont susceptibles d’avoir besoin d’être accessibles via votre serveur web,
mais elles doivent être configurées dans une DMZ différente. Dans cet exemple, nous avons
mis en place DMZ2 où nous avons placé les serveurs d’application et les serveurs de base de
données.
Vous pouvez voir sur les flèches rouges de trafic que ces serveurs sont accessibles directement
depuis la zone interne, ainsi que depuis DMZ1. On peut donc y accéder par Internet, mais
seulement indirectement via DMZ1.
Il est également important que votre serveur d’application web et un serveur Web frontal soient
situés dans différentes DMZ.
En utilisant la configuration ci-dessus, si un serveur est compromis, par exemple l’un de vos
serveurs d’application dans DMZ2 via DMZ1, l’attaquant ne sera pas en mesure d’accéder à
votre zone interne.
Vous devez configurer votre pare-feu pour autoriser le trafic entre vos deux DMZ, mais
uniquement sur des ports spécifiques. Le trafic entre votre zone interne et votre DMZ2 est
possible, mais il doit être limité. Ceci peut être nécessaire pour effectuer des sauvegardes de
données, par exemple, ou pour accéder à un serveur de gestion interne.
Votre zone de sécurité interne
Dans la zone de sécurité interne se trouvent vos postes de travail d’utilisateur final, vos
serveurs de fichiers et d’autres serveurs internes critiques. Vous aurez également des bases de
données internes situées dans la zone interne, des serveurs Active Directory et de nombreuses
applications professionnelles.
Il est essentiel qu’il n’y ait pas d’accès direct à votre zone de sécurité interne via Internet. Tout
utilisateur ayant besoin d’accéder à Internet ne doit pas être autorisé. Cela ne doit être possible
que par l’intermédiaire d’un serveur proxy situé en DMZ1.
Il est essentiel d’avoir une segmentation de la zone de sécurité, bien que la configuration que
vous choisissez doive refléter les exigences de votre entreprise.
L’exemple d’une configuration typique de segmentation de zone de sécurité que nous avons
présenté est idéal pour l’environnement de l’entreprise. Vous pouvez l’utiliser pour vous
assurer d’avoir une sécurité réseau solide.
Procédez à des contrôles et des tests de la segmentation
réseau
Par définition, le contrôle de segmentation est tout dispositif/processus/système pouvant être
utilisé pour créer des zones de réseau distinctes afin d’isoler les actifs sur votre réseau. Les
pare-feu internes sont, par exemple, un contrôle de segmentation courant, car vous pouvez les
utiliser pour filtrer le trafic entre deux nœuds distincts sur un réseau. De même, vous pouvez
utiliser la liste de contrôle d’accès (ACL) pour réaliser un contrôle de segmentation de réseau.
Les ACL sont des autorisations attachées à une ressource sur votre réseau. Elles ont pour rôle
de spécifier qui peut utiliser la ressource et ce que l’on est autorisé à faire. Ce type de contrôle
peut être très restrictif, mais il est efficace pour isoler les ressources sur votre réseau.
Il ne suffit pas d’appliquer les contrôles de segmentation et de supposer que votre réseau et
vos données sont correctement protégés contre les tentatives d’accès illicite. Vos outils de
segmentation réseau doivent également être testés afin de vérifier leur validité et leur efficacité
contre toute tentative d’intrusion.
Les tests de segmentation sont conçus pour vérifier l’efficacité des contrôles de segmentation
que vous avez appliqués pour isoler les différentes zones de sécurité. Ils sont souvent réalisés
lors de tests de pénétration plus importants.
En soumettant les outils de segmentation à des contrôles et des tests rigoureux, votre
entreprise pourra vérifier si la solution de segmentation réseau adoptée répond ou non aux
normes de sécurité essentielles, comme la norme PCI DSS.
Pour une meilleure défense en profondeur
La défense en profondeur (DiD) est une approche de la sécurité de l’information qui utilise une
série de mécanismes et de contrôles de sécurité judicieusement répartis dans un réseau
informatique. Le but étant de protéger la disponibilité, la confidentialité et l’intégrité du réseau
et des données qu’il contient.
Il est vrai qu’il n’existe aucune mesure d’atténuation individuelle pouvant arrêter toutes les
attaques cybercriminelles. La DiD peut toutefois vous aider à lutter contre une grande variété
de menaces, notamment en les stoppant avant qu’elles ne se produisent. Elle permet
également de contrecarrer une attaque réussie, en évitant que d’autres dommages
supplémentaires ne se produisent.
La stratégie de DiD implique l’utilisation d’antivirus, de pare-feu, de passerelles sécurisées et de
réseaux privés virtuels (VPN). Les systèmes de tests et de contrôle jouent également un rôle
essentiel, et vous pouvez les associer à d’autres mesures plus sophistiquées comme l’utilisation
de l’apprentissage automatique qui permettent de détecter les anomalies dans le
comportement des terminaux et de vos employés.
Nous ne saurions trop insister sur l’importance de créer une stratégie de défense en
profondeur pour votre entreprise. Celle-ci doit s’appuyer sur une forte segmentation réseau et
sur plusieurs outils de cybersécurité. Ainsi, vous pourrez déterminer de manière stricte et
immuable les flux de communication autorisés et non-autorisés entre les différents segments
prédéterminés.
Pour construire la défense la plus complète et la plus forte possible, il est aussi recommandé
d’utiliser un filtre web avancée qui offre une protection contre les menaces de sécurité HTTP et
HTTPS. La solution de filtrage web DNS basée dans le cloud permettra de protéger votre réseau
contre les menaces en ligne comme les virus, les malwares, les ransomwares, le phishing, etc...
Enfin, l’aspect final d’une stratégie de cybersécurité efficace est la sensibilisation de vos
employés à la cybersécurité, sous la forme d’une formation.
Voici donc les meilleures façons pour une entreprise de se défendre contre les vulnérabilités et
les nombreuses menaces cybercriminelles. Le principe est simple : si vous adoptez les
différentes mesures susmentionnées et si une mesure échoue, une autre mesure restera
toujours en attente, prête à intervenir.
Questions fréquentes sur la segmentation réseau
Pourquoi devez-vous penser à segmenter votre réseau ?
Plus votre réseau informatique est grand, plus il est difficile à protéger. En fait, un grand réseau
non segmenté représente une grande surface d’attaque pour les pirates. Une fois qu’un pirate
parvient à pénétrer dans votre réseau, il peut se déplacer latéralement pour accéder à vos
données sensibles. La segmentation du réseau limite ce risque, en empêchant les mouvements
latéraux entre les différentes zones DMZ.
Comment un pare-feu empêche-t-il les attaques
informatiques ?
Un pare-feu est un système destiné à bloquer toute connexion non autorisée à votre
ordinateur, notamment lorsqu’un pirate tente de voler vos données. Il peut même vous
permettre de sélectionner les programmes pouvant accéder à l’internet pour que vous ne
soyez jamais connecté à votre insu.
Quel type serveur doit se trouver dans une zone DMZ ?
Vous pouvez y mettre n’importe quel service fourni aux utilisateurs sur l’internet public.
Souvent, il s’agit d’un serveur web et d’un serveur proxy, ou encore d’un serveur de messagerie
électronique. Vous pouvez également l’utiliser pour protéger davantage votre système de noms
de domaine (DNS), la voix sur IP (VoIP) et le protocole de transfert de fichiers (FTP).
Combien de zones DMZ devriez-vous mettre en place ?
Lors de la création de votre architecture DMZ, vous pouvez utiliser un ou deux pares-feux.
Cependant, il est recommandé de mettre en place deux pare-feu pour plus de sécurité. Ainsi,
les pirates doivent contourner deux dispositifs de sécurité pour pouvoir accéder à votre réseau
interne.
Une zone DMZ est-elle fiable à 100 % pour sécuriser votre
réseau ?
Il est toujours possible pour un pirate déterminé et qui dispose de ressources suffisantes de
franchir votre pare-feu externe et d’accéder à certaines ressources hébergées dans la DMZ.
Pour compromettre votre réseau, il doit toutefois franchir plusieurs pare-feu internes et cela
devrait déclencher des alarmes. Votre équipe informatique pourra donc intervenir à temps et
éviter une brèche complète dans votre réseau.