LA CONSCIENCE ( le propre de l’homme)
La conscience est la connaissance que l’homme a de ses pensées, de ses sentiments et de
ses actes. C’est avant tout une forme d’expérience.
La conscience(= assure une fonction essentielle = réaliser mon identité perso)
Conscience immédiate (renvoie à la simple présence de l’homme au moment où il agit,
pense…)
≠
Conscience réfléchie/seconde (capacité à faire des retours sur ses pensées, les analyser)
« Prendre conscience » = lorsque l’on se met à voir qqch qui était déjà là mais comme
invisible pour nous ; la conscience c’est une forme d’attention de l’esprit extrêmement active.
Toute conscience est à la fois mémoire et anticipation :
« Retenir ce qui n’est déjà plus, anticiper ce qui n’est pas encore, voilà donc la première
fonction de la conscience » Bergson
La conscience fait de l’homme : un sujet capable de penser le monde qui l’entoure.
Grâce à la conscience : le sentiment de l’existence et la pensée de la mort.
« L’Homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau
pensant. » [Link]
La conscience est une source de connaissance et de vérité : car la pensée se définit par la
conscience qui offre une connaissance intérieure et immédiate de soi.
« Par le mot penser, j’entends tout ce qui se fait en nous de telle sorte que nous
l’apercevons immédiatement par nous-mêmes » Descartes
Selon Descartes, la conscience de penser est la plus évidente de nos connaissances.
Les illusions de la conscience (failles)
Selon Spinoza : conscience = source d’illusions. Car conscience donne une connaissance
incomplète, inadéquate de nos désirs et de nos représentations qui nous laisse dans
l’ignorance des causes qui les produisent.
Conscience est constitutivement productrice d’illusions telles que le libre-arbitre.
La conscience nous livre qu’une connaissance erronée de nous-mêmes, elle est donc
finalement un obstacle plutôt qu’un instrument pour la connaissance de nous-mêmes.
BÉHAVIORISME : doctrine psychologique qui prétend rendre compte du comportement
humain comme réponse à des stimuli indépendants de toute conscience.
« Être conscient, c’est posséder un vécu subjectif » : esprit = chose immatérielle ; pourtant
l’expérience consciente est bien réelle.
La conscience intérieure, vécue possède donc une qualité propre et unique.
La conscience comme intentionnalité
Avant d’être l’instrument d’une connaissance, la conscience est donatrice de sens (sens = ce
par quoi un être s’oriente vers quelque chose, ailleurs et à venir.)
Dire que la conscience est intentionnalité c’est-à-dire :
Qu’il existe une distance irréductible entre le sujet conscient et l’objet qu’il vise,
même si cet objet est lui-même.
Il n’y a donc pas de pure coïncidence de soi à soi.