LINGUISTIQUE APPLIQUEE ET
TRADUCTION
I. Les procédés techniques de la traduction(Vinay et
Darbelnet)
Traduction directe ou traduction oblique
Notons tout d'abord qu'il y a, grosso modo, deux directions dans lesquelles le traducteur peut
s'engager : la traduction directe ou littérale, et la traduction oblique.
En effet, il peut arriver que le message LD se laisse parfaitement transposer dans le message
LA. Mais il se peut aussi que le traducteur constate dans la langue LA des trous ou "lacunes"
(52), qu'il faudra combler par des moyens équivalents (171 sq.), l'impression globale devant
être la même pour les deux messages. Il se peut aussi que par suite de divergences d'ordre
structural ou métalinguistique certains effets stylistiques ne se laissent pas transposer en LA
sans un bouleversement plus ou moins grand de l'agencement ou même du lexique. On
comprend donc qu'il faille, dans le deuxième cas, avoir recours à des procédés beaucoup plus
détournés, qui à première vue peuvent surprendre: mais dont il est possible de suivre le
déroulement pour en contrôler rigoureusement l'équivalence : ce sont là des procédés de
traduction oblique. Les procédés 1, 2 et 3 sont directs. Les autres sont obliques.
LES PROCEDES TECHNIQUES DE LA TRADUCTION
1.l'Emprunt
Trahissant une lacune, généralement une lacune métalinguistique (technique nouvelle,
concept inconnu), l'emprunt est le plus simple de tous les procédés de traduction. Ce ne serait
même pas un procédé de nature à nous intéresser, si le traducteur n'avait besoin, parfois, d'y
recourir volontairement pour créer un effet stylistique. Par exemple pour introduire une
couleur locale, on se servira de termes étrangers, on parlera de "verstes" en Russie, de
"dollars" et de "party" en Amérique, de "tequila" et de "tortillas" au Mexique, etc. Une phrase
telle que : "the coroner spoke" se traduit mieux par un emprunt : "Le coroner prit la parole",
que par la recherche plus ou moins heureuse d'un titre équivalent parmi les magistrats
français.
1
Il y a des emprunts anciens, qui n'en sont plus pour nous, puisqu'ils sont rentrés dans le
lexique et deviennent des servitudes : "alcool", "redingote", "paquebot", "acajou", etc. Ce qui
intéresse le traducteur, ce sont les emprunts nouveaux et même les emprunts personnels. Il est
à remarquer que souvent les emprunts entrent dans une langue par le canal d'une traduction.
Exemples d’emprunts en persan (mots français) :
، دوش، آسانسور، اتومبیل، دیسیپلین، اسفالت، بمب، رئالیسم، کابین، رمانتیسم، تلگراف، تلویزیون،رادیو
، پروژکتور، باند، بادیگارد، بالکن، پاویون، پارلمان، پارکت، انیمیشن، اتیکت، آبونه، آکادمی، آپارتمان،ربدوشامبر
تکنولوژی، تله تکست، کپسول، پرفراژ، پاراوان، پارتیشن،آرم
Exemples d’emprunts en français(mots persans) :
2. Le Calque
Le calque est un emprunt d'un genre particulier : on emprunte à la langue étrangère le
syntagme, mais on traduit littéralement les éléments qui le composent.
Exemple : Science-fiction
Plus intéressants pour le traducteur seront les calques nouveaux, qui veulent éviter un
emprunt tout en comblant une lacune : économiquement faible, calqué sur l'allemand.
Exemples Français-Persan :
Sous-marin→ زیر دریایی-
Colonnes blindées→ ستونهای زرهی-
Préfabriqué→پیش ساخته-
Préavis→پیش آگهی-
Préjugé→پیشداوری-
Point de vue→نقطه نظر-
)week-end→ آخر هفته-
skyscraper/ gratte-ciel → آسمانخراش-
honeymoon / lune de miel → ماه عسل-
[Link] Traduction littérale
La traduction littérale ou mot à mot désigne le passage de LD à LA aboutissant à un texte à la
fois correct et idiomatique sans que le traducteur ait eu à se soucier d'autre chose que des
servitudes linguistiques :
Ex. : " I left my spectacles on the table downstairs : J'ai laissé mes lunettes sur la table en bas"
; " Where are you?: Où êtes-vous? "
2
" This train arrives at Union Station at ten. Ce train arrive à la gare Centrale à 10 heures."
En principe, la traduction littérale est une solution unique, réversible et complète en elle-
même. On en trouve les exemples les plus nombreux dans les traductions effectuées entre
langues de même famille (français-italien) et surtout de même culture.
Jusqu'au procédé N° 3, on a pu traduire sans l'intervention de procédés stylistiques
spéciaux. Si tel était toujours le cas, le présent ouvrage n'aurait pas de raison d'être et la
traduction, ramenée au passage univoque de LD à LA, n'offrirait aucun intérêt.
Mais si, une fois ce procédé N° 3 atteint, la traduction littérale est reconnue inacceptable par
le traducteur, il faut recourir à une traduction oblique. Par inacceptable, nous entendons que le
message, tel qu'il se laisse rédiger littéralement,
(a) donne un autre sens
(b) n'a pas de sens
(c) est impossible pour des raisons structurales
(d) ne correspond à rien dans la métalinguistique de LA
(e) correspond bien à quelque chose, mais non pas au même niveau de langue.
Si, pour fixer les idées, nous considérons les deux phrases suivantes : (1) "He looked at the
map" (2) "He looked the picture of health", nous pourrons traduire la première en appliquant
les règles de la traduction littérale : "il regarda la carte", mais nous ne pouvons traduire ainsi
la seconde: "il paraissait l'image de la santé", à moins de le faire pour des raisons expressives
(cas du personnage anglais qui parle mal français dans un dialogue). Si le traducteur aboutit à
un texte tel que celui-ci : "II se portait comme un charme", c'est qu'il reconnaît là une
équivalence de messages, que sa position particulière, extérieure à la fois à LD et à LA, lui
fait apparaître clairement.
Exemples Français-Persan :
Compter sur qqn→روی کسی حساب کردن-
Pour toujours→ برای همیشه-
Mettre au courant→در جریان گذاشتن-
Prendre un bus→ اتوبوس گرفتن-
Prendre une douche→ دوش گرفتن-
Pourquoi pas → چرا نه؟ چرا که نه؟-
Mettre en question→ زیر سوال بردن-
Ça dépend→ بستگی دارد-
Mon Dieu !→ خدای من-
Ouvrir le feu → آتش گشودن-
Tuer le temps→ وقت کشتن-
→ در مقابل عمل انجام شده قرار دادن-Mettre devant le fait accompli
3
[Link] Transposition
Nous appelons ainsi le procédé qui consiste à remplacer une partie du discours par une
autre, sans changer le sens du message(Changement de catégorie grammaticale). Ce procédé
peut aussi bien s'appliquer à l'intérieur d'une langue qu'au cas particulier de la traduction. "Il a
annoncé qu'il reviendrait" devient par transposition du verbe subordonné en substantif : "II a
annoncé son retour". Nous appelons cette seconde tournure : tournure transposée, par
opposition à la première, qui est tournure de base. Dans le domaine de la traduction, nous
serons appelés à distinguer deux espèces de transposition : (1) la transposition obligatoire
(2) la transposition facultative. Par exemple : "dès son lever" doit être non seulement traduit
(Procédé N° 3) mais obligatoirement transposé (Procédé N° 4) en "As soon as he gets up" (ou
"got up"), l'anglais n'ayant dans ce cas que la tournure de base. Mais en sens inverse, nous
avons le choix entre le calque et la transposition, puisque le français possède les deux
tournures.
Au contraire, les deux phrases équivalentes "après qu'il sera revenu : "after he comes back"
peuvent être toutes les deux rendues par une transposition : "après son retour : after his
return".
Exemples Français-Persan :
:)فعل به اسم (موصوف
art de vivre→ هنر زندگی-
comprendre la biologie→ شناخت زیست شناسی-
on suppose que→ فرض بر این است که: •اسم (موصوف) به فعل
: )•صفت به اسم(موصوف
Union européenne→ اتحادیه اروپا-
peuple américain→مردم آمریکا-
gouvernement américain→ دولت آمریکا-
[Link] modulation
La modulation est une variation dans le message, obtenue en changeant de point de vue,
d'éclairage. Elle se justifie quand on s'aperçoit que la traduction littérale ou même transposée
aboutit à un énoncé grammaticalement correct, mais qui se heurte au génie de LA.
De même que pour la transposition, nous distinguerons des modulations libres ou
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facultatives et des modulations figées ou obligatoires. Un exemple classique de la modulation
obligatoire est la phrase : "The time when..." qui doit se rendre obligatoirement par : "le
moment où"; au contraire, la modulation qui consiste à présenter positivement ce que la LD
présentait négativement est le plus souvent facultative, bien qu'il y ait là des rapports étroits
avec la démarche de chaque langue : "It is not difficult to show... : II est facile de
démontrer...".
Exemples Français-Persan :
N’entrez pas !→ورود ممنوع-
Défense de fumer → استعمال دخانیات ممنوع است، سیگار نکشید-
- →یادآور میشود کهrappelons que
6.L'équivalence
Nous avons souligné à plusieurs reprises qu'il est possible que deux textes rendent compte
d'une même situation en mettant en œuvre des moyens stylistiques et structuraux entièrement
différents. Il s'agit alors d'une équivalence. L'exemple classique de l'équivalence est fourni
par la réaction de l'amateur qui plante un clou et se tape sur les doigts : s'il est français, il dira
: "Aïe", s'il est anglais, il dira : "Ouch".
Cet exemple, quoique grossier, fait ressortir un caractère particulier des équivalences : elles
sont le plus souvent de nature syntagmatique, et intéressent la totalité du message. Il en résulte
que la plupart des équivalences, pour emporter notre adhésion, sont figées et font partie d'un
répertoire phraséologique d'idiotismes, de clichés, de proverbes.
A) Les proverbes offrent en général de parfaites illustrations de l'équivalence :
-"like a bull in a china shop : comme un chien dans un jeu de quilles"
- "Too many cooks spoil the broth : Deux patrons font chavirer la barque"
B) il en va de même pour les idiotismes :
-"to talk through one's hat", "as like as two peas" ne doivent se calquer à aucun prix ; et
pourtant, c'est ce qu'on observe chez les populations dites bilingues, qui souffrent du contact
permanent de deux langues et finissent par n'en savoir aucune.
Exemples Français-Persan :
: • گاهی عبارت تعجبی زبان مبدا با یک عبارت تعجبی زبان مقصد بیان می گردد
Ah ! → آی، وای،آخ-
: •یک ضرب المثل فرانسوی با معادل فارسی آن بیان میشود
Une hirondelle ne fait pas le printemps→ با یک گل بهار نمی شه-
Le temps est d’argent→ وقت طالست-
Qui vivra verra→ شاهنامه آخرش خوش است-
: ) با یک اصطالح معادل آن بیان می گرددIdiome( •یک اصطالح ثابت
Le dessus du panier→ گل سرسبد--
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Couper les cheveux en quatre→مته به خشخاش گذاشتن-
Manger son blé en herbe→درآمد خود را پیش خور کردن-
Semer la discorde→تخم نفاق افکندن-
Avoir les ongles crochues→ کنس بودن،ناخن خشک بودن-
: •یک نهاد اجتماعی زبان مبدا با یک نهاداجتماعی زبان مقصد بازنمون می یابد
Hannah goes to grammar school now→هانا االن دیگر به دبیرستان می رود-
7. L'Adaptation
Avec ce septième procédé, nous arrivons à la limite extrême de la traduction ; il s'applique à
des cas où la situation à laquelle le message se réfère n'existe pas dans LA, et doit être créée
par rapport à une autre situation, que l'on juge équivalente. C'est donc ici un cas particulier de
l'équivalence, une équivalence de situations. L’adaptation est donc substituer une autre réalité
culturelle à celle de la langue source.
Exemples Français-Persan :
« Mélanger une cuillerée à café de beurre blanc aux truffes et 15 millilitres d'eau »
''. سی سی آب قاطی کنید15''یک قاشق چایخوری کره سفید را با قارچ ''تروف'' و
D’autres exemples Français-Anglais et vice-versa :
-Carrefour Asda
-Care Bears les bizounours
-Il est en cinquième he’s in year 8 (seventh grade -- US)
-Quelle est votre pointure ? Du 43 what size are you? Size 9.
-Un pain au chocolat idem ou chocolate pastry.
*Les principales unités de mesure (peuvent varier légèrement en anglais américain)
a pint = 0,57 cl
a litre = idem
a gallon = 4,55 L
an ounce = 28 g / 0,028 L
a pound = 453 gr
a stone = 6,35 Kg
a ton = 1014 Kg
an inch = 2,54 cm
a foot = 30.5 cm
a yard = 91.4 cm
a furlong = 201 m
a mile = 1,61 km (1km = 0,62 mile)
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[Link] Collocations
[Link] : définition
Le terme « collocation » vient du latin collocare, qui signifie : « placer ensemble ». L'orateur
(emploie ce terme très général pour désigner l'« arrangement des mots ». La rhétorique a
transmis le terme en ce sens à la linguistique. En linguistique, une collocation est une
cooccurence, une association habituelle d'un mot à un autre au sein d'une phrase, un
rapprochement de termes qui, sans être fixe, n'est pas pour autant fortuit, comme : « voix
suave », « courir vite », « entraîner des conséquences ».
La collocation intéresse les linguistes, car elle manifeste une relation potentielle entre les mots
d'une langue, indépendamment du locuteur. Les collocations reposent sur un rapprochement
particulièrement fréquent de deux éléments du lexique.
Les collocations reposent sur un rapprochement qui est largement arbitraire : ainsi les
différentes langues font des choix différents pour créer des collocations et de ce fait ce sont
souvent les traducteurs qui sont les plus sensibles aux collocations et les observent le plus
volontiers dans les langues :
anglais teach a course ≡ faire (un) cours ≡ russe lire un cours.
Cet arbitraire est aussi intralinguistique : angl. teach a course mais give a lecture, ce dont
Melcuk fait aussi état pour le français: plonger quelqu'un dans le désespoir mais mettre
quelqu'un en rage.
2-Typologie des Collocations selon des critères sémantiques
- Les collocations opaques. C a un sens particulier en cooccurrence avec L diffèrent de sa
signification en dehors de cette association. La base conserve sa signification habituelle. Le
collocatif semble imprédictible et l’association arbitraire.
Ex : nuit blanche ; peur bleue ; colère noire ;
Les collocations opaques sont proches des expressions figées (comme cordon-bleu), à la
différence près que la base reste interprétable. Les collocatifs sont souvent peu productifs ou
donnent lieu à des séries limitées (comme bleu avec frousse ou trouille) ;
- Les collocations transparentes. C semble conserver sa signification habituelle mais être
difficilement prédictible du point de vue sémantique et/ou syntaxique.
Ex : désir ardent/ désir enflammé ; imprédictibilité sémantique (quasi-synonymie des adjectifs
sans substitution possible) ; faim de loup, appétit de loup
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Ex : prendre peur ; imprédictibilité syntaxique (absence d’article, *prendre la peur)
Autres exemples : Prendre la mer, prendre le large, prendre sa retraite, perdre patience
Les collocations transparentes constituent le cas prototypique. Le décodage est rendu possible
par un sens du collocatif proche de sa signification.
-Les collocations régulières. C inclut la signification de L ou a une signification très
générique. L’association est motivée et transparente. Soit le collocatif est à base unique, soit il
porte sur un paradigme qui semble pouvoir être défini par des traits sémantiques.
Ex : nez aquilin ; base unique (aquilin se définit à l’aide de la base nez)
Ex. L’année bissextile
Ex : grande tristesse ; paradigme sémantique (trait intensif porte par grande)
2-Typologie selon des critères syntaxiques
L’association d’une base et d’un collocatif génère un syntagme qui mobilise des constituants
spécifiques. L’association de ces constituants n’est pas arbitraire et permet de générer des
syntagmes nominaux (nom + adjectif) ou verbaux (verbe + adverbe). C’est pourquoi
Hausmann (Hausmann 1989) décrit la classe des collocations par une typologie des paires de
constituants que les collocations peuvent générer. Suivant cette démarche, une collocation
correspond à la combinaison caractéristique de deux mots dans une des structures suivantes :
-Nom + adjectif (epithete) : amour platonique
- Nom + (prep.) + nom : bourreau des cœurs
- Nom (sujet) + verbe : la colère s’apaise
- Verbe + nom (objet) : commettre une agression
- Verbe + (prep.) + nom : rougir de honte (Hausmann 1999) ;
-Verbe + adverbe : exploité efficacement
-Adverbe + adjectif : politiquement correct
Les collocations peuvent subir un large éventail de transformations grammaticales, comme
illustré dans les exemples suivants pour l’expression décerner un prix :
- modification adjectivale : décerner un important prix
- passivisation : le prix Nobel de la Paix 2005 a été décerné hier
- relativisation : le prix qui lui a été décerné l’année passé
- clivage : c’est le prix le plus important qui sera décerné demain soir
- interrogation : quels prix ont été décernés lors de ce festival ?
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[Link] ERREURS EN TRADUCTIONS
ERREUR – plus grave ou plus systématique
FAUTE – moins grave ou non systématique
Typologie des erreurs en traduction
1. TRADUCTION PEDAGOGIQUE (traduction scolaire)– une des méthodes d’acquisition
d’une langue étrangère ou de contrôle de la compétence langagière acquise.
THÈME – traduction dans une langue étrangère
VERSION - traduction dans une langue maternelle
2. TRADUCTION PROFESSIONNELLE – est un acte fonctionnel de communication entre
les membres de deux cultures différentes. Les situation d’énonciation – celle de l’original et
celle de la traduction – jouent un rôle primordial.
Traduction pédagogique - typologie des erreurs
VERSION THÈME
Les barbarismes – des écarts par rapport à Non-sens, contresens, faux sens – les fautes
la norme morphophonologique et graphique sont les erreurs d’interprétation portant sur la
signification du texte
Les solécismes - des écarts par rapport à la
norme morpho-syntaxique Fautes de français – portant sur la
structuration terminale du signifiant-cible
Typologie chez Perrin (sans distinction entre le thème ou la version) :
a) fautes de ponctuation
b) fautes d’orthographe
c) fautes de vocabulaire (le faux sens, le contresens, le non-sens, les maladresses
d’expression, les barbarismes)
d) fautes de grammaire
e) erreurs de méthode (omission, ajout, répétition, calque, niveau de langue)
Traduction professionnelle- typologie des erreurs
Typologie du point de vue des effets des erreurs.
Traditionnellement, les erreurs en traduction sont réparties en deux groupes : erreurs de
langue et erreurs de transfert. Cette distinction est la plus répandue dans la théorie et la
pratique traductologiques.
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- Delisle définit la faute en traduction comme <<erreur de forme ou de fond commise par
inadvertance ou ignorance mettant en cause des connaissances ou un usage linguistique
fermement établi>>. Il regroupe les erreurs en traduction en :
1) Fautes de traduction
a) faux-amis
b) faux sens – résulte d’une mauvaise appréciation du sens d’un mot ou d’énoncé dans un
contexte donné
c) contresens - faute consistant à attribuer à un mot ou à un groupe des mots un sens
erronné ou à trahir la pensée de l’auteur du texte de départ (TD)
d) non-sens – faute consistant à donner à un segment du TD une formulation en LA
totalement déprourvu de sens ou absurde
e) omission
f) ajout
g) paraphrase
h) traduction libre
2) Fautes de langue
a) Ambiguité <<faute consistant à construire en langue d’arrivée ‘un énoncé ou un
segment linguistique pouvant faire l’objet de plusieurs interprétations sémantiques’>>
b) barbarisme <<faute de langue consistant à employer à l’encontre du bon usage et de
façon non justifié un mot forgé ou déformé involontairement>>
c) charabia <<langage, style incompréhensible ou grossièrement incorrect>>
d) impropriété
e) pléonasme <<consiste à employer consécutivement plusieurs mots exprimant la même
idée lorsqu’un seul suffit et que l’autre est redondant>>
f) solécisme <<faute de langue due à une construction syntaxique erronée, de formes par
ailleurs existantes>>
g) zeugme - <<liaison, généralement abusive, qui coordonne ou juxtapose des termes ou
des proposition exigeant des constructions différentes>>
- Pisarska et Tomaszkiewicz regroupent les erreurs en tradutcion
1) Erreurs de traduction
a) Interférénce – consiste à introduire dans le texte traduit des formes de la langue source
b) les erreurs d’incompréhension (le faux sens, le contresens, le non-sens)
c) les divergences concernant les informations pertinentes contenues dans le texte traduit
par rapport à l’original
2) Erreurs de langue
a) la polysémie – quand un segment linguistique du texte a plusieurs interprétations
sémantiques, alors que son équivalen original est monosémique
b) les barbarismes – les néologismes injustifiés et incorrects du point de vue des règles
de la langue cible
c) le charabia – un extrait du texte traduit qui est complètement incorrect, au point de ne
plus avoir aucun sens
Sical III (Système canadien d’appréciation de la qualité linguistique) est utilisé par le Bureau
de la traduction du Canada. Élaboré à l’original par Alexandre Covacs.
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1) erreurs de langue
2) erreurs de transfert
Typologie du point de vue des sources des erreurs
1. La classification des erreurs en traduction proposée par Gile :
a) les fautes de compréhension
b) les fautes et maladresses dans la restitution
2. Typologie des erreurs proposé par Hurtado Albir :
a) erreurs liées à la compréhension du texte source (le contresens, le faux sens, le non-
sens, l’addition, l’omission, les références extralinguistiques mal/non identifiées, la
perte de sens, le niveau de langue inapproprié)
b) les erreurs liées à l’expression dans la langue cible (au niveau de : l’orthographe, la
grammaire, les unités lexicales, le texte et le style)
3. Dans la typologie de Hejwowski on retrouve :
a) erreurs d’interprétation erronée
b) erreurs de réalisation
c) les erreurs de traduction syntagmatique (traduction mot-à-mot, faux-amis, calques,
emprunts injustifiés)
d) les erreurs maltraductionnelles (résultent de la non-application ou de l’application
incorrecte de règles et/ou de procédés de traduction)
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