Délai de rendu des résultats bactériologiques
Délai de rendu des résultats bactériologiques
SOMMAIRE
SOMMAIRE ............................................................................................................................... I
DEDICACE ............................................................................................................................... II
REMERCIEMENTS ................................................................................................................ III
LISTE DES ABREVIATIONS ................................................................................................ IV
LISTE DES TABLEAUX ........................................................................................................ VI
LISTE DES FIGURES ............................................................................................................VII
RESUME............................................................................................................................... VIII
ABSTRACT .......................................................................................................................... VIII
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................ 1
PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE DE L’EVALUATION DU NON-RESPECT
DES DELAIS DE RENDU DES RESULTATS D’EXAMEN BACTERIOLOGIQUE. .......... 5
CHAPITRE 1 : NOTION DE QUALITE AU LABORATOIRE .............................................. 6
SECTİON I : NORMES ET PERCEPTIONS DE LA QUALITE ......................................... 6
SECTION 2 : LA DEMARCHE QUALITÉ ........................................................................ 19
CHAPITRE 2 : QUALITE DES SERVICES .......................................................................... 25
SECTION 1 : CARACTERISTIQUES DE LA QUALITE D’UN SERVICE .................... 25
SECTION2 : GENERALITES SUR LES DELAIS DE RENDU DES RESULTATS. ...... 31
DEUXIEME PARTIE : CADRE PRATIQUE DE L’EVALUATION DES DELAIS DE
RENDU DES RESULTATS. ................................................................................................... 45
CHAPITRE 3 : PRESENTATION GENERALE DU CADRE DE LA RECHERCHE ET
APPROCHE METHODOLOGIQUE ...................................................................................... 46
SECTION 1 : PRESENTATION GENERALE DU CADRE DE LA RECHERCHE......... 46
SECTION 2 : APPROCHE METHODOLOGIQUE ET JUSTIFICATION........................ 52
CHAPITRE 4 : ANALYSE DES DONNEES, DISCUSSION DES RESULTATS ET
PROPOSITION DES MESURES CORRECTIVES................................................................ 60
SECTION 1 : PRESENTATION, ANALYSE ET DISCUSSION DES RESULTATS ...... 60
SECTION 2 : PROPOSITION DES MESURES ET PLAN D’ACTION............................ 78
CONCLUSION GENERALE .................................................................................................. 88
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................................. 91
ANNEXES ............................................................................................................................... 93
TABLE DES MATIERES ..................................................................................................... 101
I
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
DEDICACE
MA FAMILLE
II
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
REMERCIEMENTS
Nous tenons tout d’abord à remercier notre Dieu tout puissant pour la santé et les moyens
qu’il nous a accordé pendant l’accomplissement de cette formation et la rédaction de ce
mémoire de fin d’étude. De plus, nous tenons à remercier particulièrement tous ceux qui, d’une
façon ou d’une autre, par leurs informations, leurs conseils, ont contribué à l’aboutissement de
ce travail de recherche. En particulier, nos pensées vont à l’endroit de :
Notre encadreur académique le Pr. YAMB Benjamin, pour sa disponibilité, sa rigueur et son
encadrement. Ce travail n’aurait pas pu être possible sans ses précieux conseils et ses
connaissances qu’il a bien voulu nous transmettre ;
Au Directeur de l’ESSEC, Pr. TAMOKWE Georges pour le soutien et l’estime qu’il porte à
notre formation ;
Tous les enseignants de la filière QHSE de l’ESSEC pour les enseignements de qualité ayant
contribué à la réalisation de ce travail ;
Mes parents, Monsieur et Madame KENMOGNE pour leur amour, leurs sacrifices, leur
soutien financier, moral et physique, leurs conseils et leurs bénédictions ;
Mon époux TSAGUE Franck, pour son soutien financier et moral durant toute cette période
d’apprentissage ;
Mes amis et camarades de promotion pour les moments de joie et de tensions qui ont marqués
ces deux belles années passées ensemble.
III
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
CP : Capacité de Potentielle
LA : Liquide d’Ascite
IV
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
MQ : Manuel Qualité
PU : Prélèvement Urinaire
V
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
VI
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
VII
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
RESUME
L’objectif de ce travail de recherche est d’améliorer le délai de rendu des résultats au laboratoire
de l’Hôpital Laquintinie. Cette étude s’inscrit dans le cadre du volet management de la qualité
et a pour principale référence la norme ISO 9001 et prioritairement dans le cas de notre étude
la norme ISO 15189. Elle se propose de faire une amélioration du temps qui s’écoule entre le
prélèvement et la sortie des résultats des examens des patients, communément appelé délai de
rendu des résultats ceci en proposant des moyens de prévention assez efficaces et en suivant
l’efficacité de ceux-ci.
Le laboratoire de l’Hôpital Laquintinie est une entreprise qui évolue dans le secteur médical,
son activité principale est la réalisation des analyses à travers les liquides biologiques, les selles
etc… Comme tout laboratoire, elle dispose de plusieurs paillasses dans lesquelles on effectue
plusieurs analyses ; après observation, nous avons remarqué que ce sont les examens de la
paillasse de bactériologie qui accusent le plus grand nombre de plaintes raison pour laquelle
nous nous sommes plus attardés sur les analyses effectuées au niveau de cette paillasse. Les
outils tels que le QQOQCP, le brainstorming, nous ont permis de recenser les causes probables
de ces différentes plaintes. Le 5M encore appelé diagramme d’ISHIKAWA nous a permis de
les analyser, le vote pondéré et le diagramme de Pareto ont orienté notre prise de décision. Nous
pouvons dire que les mesures de préventions mises sur pied ont permis d’atteindre l’objectif
principal, soit de quitter d’un écart moyen mensuel de 3.863 au mois de Mai à un écart moyen
mensuel de 3.618 au mois de Juin puis d’obtenir un écart moyen mensuel qui décroit à 2.6 au
mois de Juillet, la preuve que les actions correctives mises sur pied ont été très efficaces. Au
dernier mois de notre étude, nous avons obtenu un chiffre très satisfaisant de 2.244 comme écart
moyen mensuel preuve que l’objectif est sur la bonne voie d’être atteint.
VIII
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
ABSTRACT
The objective if this research work is to improve the time it takes to return results to the
Laquintinie hospital .This study is part of the quality management component, therefore having
as its main standard ISO 9001 and primarily in our ISO studies [Link] aims to improve the
time that elapses between the ISO study and the release of patient results, still commonly called
the time for rendering results, but proposing fairly effective means of prevention and monitoring
the effectiveness of those .This Laquintinie Hospital Laboratory is a company that operates the
medical sector, its main activity is carrying out of analysis through biological fluids, stools and
others . Like any other Laboratory, it has several branches in which the various analysis is
carried out. We focused more on the analysis is carried out at the bacteriology bench because,
after observation, it is the examinations from this bench which show the greatest number of
complaints at the patient level. Tools such as the QQOQCP ,brainstorming ,allowed us to
identify the problem causes of the various complaints ,the 5M allowed us to analyze them,
finally ,the weighted voting and the Pareto chart guided our decision -making .We can say that
the preventive measure put in place made it possible to archive the main objective of
leaving ,namely to move from monthly difference of 3.863 in May to an average monthly
difference of 3.618 in June then average monthly difference which drops to 2.6 in July, proof
that the actions implemented have been very effective ,then at the end of our studies we have
a very effective ,then at the end of our studies we have a very satisfactory figure of 2.244 as the
monthly average difference ,also proof that the objective is on the right track to be reached .
INTRODUCTION GENERALE
Un rapport d’information de l’assemblée nationale publié en 2007 souligne le fait que 70% du
temps d’attente d’un patient dans la structure de médecine d’urgence (SMU) est secondaire à
l’attente d’un résultat de biologie ou d’imagerie. La société française de médecine d’urgence
(SFMU) accorde également une importance cruciale sur ce temps d’attente, puisqu’elle a publié
un recueil de bonne pratique organisationnelle dans le but de le réduire. Ces données viennent
confirmer une impression ressentie par beaucoup de médecins urgentistes. Ce sentiment d’une
perte de temps importante liée à l’attente des résultats des différents examens complémentaires
est partagé par les médecins de la SMU de l’Hôpital d’Instruction des Armées (HIA) et
probablement par ceux de nombreuses structures. Cette préoccupation est d’autant plus
importante que ce temps d’attente peut aboutir à une perte de chance pour le patient, comme
l’évoque également la fédération hospitalière française (Jonathan Aloird ,2014). Depuis la
microbiologie, première discipline d’analyse apparue au début du XIXème siècle, les
laboratoires se sont divisés, spécialisés et compartimentés. Partant du fait que le budget des
laboratoires d’analyses représente environ 5 à 7% du budget global d’un centre hospitalier et
que la part des coûts du laboratoire d’analyses médicales sur les coûts totaux de la santé est la
suivante pour différents pays : Allemagne 8%, Etats-Unis 14%, France 3%, Japon 6%, Suisse
6% l’OCDE (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) a édité un
certain nombre de bonnes pratiques de laboratoires et de vérification du respect de ces principes
(décret du 10 mars 1990). C’est dans cette optique que tous les laboratoires cherchent à être
conforme dans le but de fournir des services de qualités à leurs clientèles. Les analyses aux
Etats-Unis sont effectuées dans 200000 laboratoires publics dont 150600 répondent aux critères
de CLIA (Cruise Lines International Association) ; en Europe WELAC (Western European
Laboratory Accreditation Cooperation) a été créé en novembre 1990 elle aussi par les
représentants des 16 pays de la CEE (Communauté Economique Européenne) et de l’AELE
(Association Européenne de Libre Echange) (MINJARD Laurent, BASTIEN Laurent,1998).
Au Cameroun seulement deux mois après avoir facilité l’accréditation du laboratoire d’analyses
médicales du Centre Pasteur Cameroun (CPC) aux normes ISO 15189, les CDCP (Centers for
Disease Control and Prevention) des Etats-Unis et les GHSS (Global Health Systems Solutions)
➢ Quelles sont les principales causes liées à l’origine du non-respect des délais de
rendu des résultats ?
➢ Quels sont les outils et méthodes mis en jeu pour l’amélioration des délais de
rendu des résultats au laboratoire de l’Hôpital Laquintinie ?
Les objectifs visés dans cette recherche sont principalement en liaison étroite avec la
recherche des réponses aux différentes questions posées dans la problématique. Nous aurons
donc un objectif principal et deux objectifs secondaires.
Pour répondre à cet objectif principal nous aurons comme objectifs secondaires :
➢ Identifier et analyser les causes du non-respect du délai de rendu des résultats des
examens bactériologiques
➢ Mettre en place des actions correctives et préventives puis suivre l’efficacité des
mesures correctives mise en place
Afin d’atteindre les objectifs cités plus haut, nous faisons recours à l’analyse qualitative.
Elle regroupe un éventail de technique de récolte des données : les entretiens, les discussions,
l’analyse des sources documentaires ou encore les observations participantes dans le but de
décrire, expliquer, contrôler et prédire les faits. Apres avoir réuni autour d’une table les 9
principales personnes impliquées dans le respect du délai de rendu des résultats, soit (le
coordonnateur du laboratoire central, le responsable qualité du département, le major du
prélèvement, les différents chefs de paillasse, le dispacheur), nous avons effectué un
brainstorming qui nous a permis de recenser plusieurs raisons potentielles pouvant être les
causes du non-respect du délai de rendu des résultats au laboratoire central puis nous les avons
classées à l’aide du diagramme d’Ishikawa (5M). En se basant sur l’avis de chaque employé,
nous avons établi un tableau du vote pondéré ce qui nous a permis de classer ces causes par
ordre d’importance. Enfin, grâce au diagramme de Pareto nous avons détecté les 20 causes qui
sont à l’origine à 80% du problème détecté.
Le choix de ce sujet a été motivé par le souci d’apporter une contribution à l’amélioration
du respect des délais de rendu des résultats au laboratoire de l’Hôpital Laquintinie de Douala.
Cette première partie nous permet d’avoir plus de notions sur les mots clés que constitue
le sujet sur lequel nous travaillons. Pour mieux traiter le sujet, nous avons jugé bon d’aborder
les basiques sur le système qualité et les délais de rendu des résultats. C’est ainsi qu’au premier
chapitre intitulé « notion de qualité au laboratoire » nous éluciderons tous les contours autour
de la qualité, de la démarche qualité et des notions qui gravitent autour. Dans le deuxième
chapitre nous avançons un peu plus sur le sujet en décryptant « la qualité des services ».
Selon Jones et al. (2015), la qualité au laboratoire peut être définie comme la capacité d’un
laboratoire à fournir des résultats précis, fiables et reproductibles. L’évolution de la qualité dans
les laboratoires médicaux s’est déplacée d’un contrôle de qualité de basé sur l’assurance qualité
vers une approche plus proactive axée sur la gestion de la qualité totale (Burnett et
Blakemore ,2018). C’est donc dans le souci de mieux produire et à petit prix, que le concept de
la qualité voit le jour. Bien que mal définie, la qualité existait déjà à l’ère artisanale mais elle a
davantage été redéfinie, conceptualisée et développée avec l’ère de l’industrialisation. Avant
les années 2000 ont effectuait juste une inspection finale du produit puis, progressivement on a
assisté à la mise en place d’un système d’assurance qualité. Depuis les années 2000, il s’agit de
la certification ISO 9000 et on parle maintenant de système de management de la qualité. Ce
chapitre sera divisé en deux sections dont la première est intitulée « les différentes normes et
perceptions de la qualité », où on parlera des différents aspects de la qualité tout en retraçant
son évolution et de la norme ISO 9001 vs 2015. La deuxième section intitulée « démarche
qualité » nous montrera comment y arriver et présente ses enjeux.
Selon Smith et Johnson (2017), les normes qualités au laboratoire sont des critères établis
pour garantir des résultats fiables et reproductibles. Ces normes peuvent être définies par des
organismes de réglementation tels que l’organisation internationale de normalisation, ou par
des associations professionnelles. La qualité est un concept anodin mais qui n’est pas si facile
à visualiser. Elle ne fait pas l’unanimité au sein de la société et est donc perçue différemment
selon les contextes. La normalisation relative à la qualité constitue un vaste domaine qu’il
convient de bien délimiter. Les principes de management de la qualité peuvent se présenter à
priori comme une liste de bonnes pratiques, un ensemble de prescriptions faciles à comprendre
et à mettre en œuvre. Il s’agira toutefois d’en étudier les fondements afin de comprendre la
manière dont ils peuvent s’appliquer à différents contextes d’organisations. Cette section
retrace d’une part la position de la normalisation par rapport au management de la qualité (A)
et d’autre part les différents aspects de la qualité et de son évolution (B).
1- Généralités
La normalisation est un processus d’élaboration et de diffusion des normes « document
établi par consensus et approuvé par un organisme reconnu qui fournit pour des usages
communs et répétés des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques pour des activités
ou leurs résultats garantissant un niveau d’ordre optimal dans un contexte donné ». Il s’agit de
dépasser la problématique des contrôles qualité. Il est important de souligner que la norme ISO
9001 ne concerne pas directement la qualité des produits et services mais qu’elle définit en
amont des exigences relatives aux systèmes de management de la qualité des organisations.
L’idée principale est qu’« un bon système de management de la qualité ou une bonne
organisation » doit conduire régulièrement à une bonne qualité de produits et de services. Un
système de management peut se définir comme une organisation orientée vers la satisfaction de
ses clients et la recherche d’une amélioration permanente de ses activités. Plus encore, la norme
est générique (« multisectorielle »), ce qui signifie qu’elle doit être interprétée dans le contexte
de chaque organisation. Enfin, la norme peut donner lieu à une certification de l’organisation
qui peut constituer une garantie de cohérence et de fiabilité pour les clients (Canard, 2009). La
qualité évoque souvent les termes de norme et de certification, particulièrement la norme et la
certification ISO 9001.
autres parties intéressées pertinentes. La qualité des produits et services d’un organisme est
déterminée par la capacité à satisfaire les clients et par l’impact prévu et imprévu sur les parties
intéressées pertinentes. La qualité des produits et services inclut non seulement leur fonction et
performance prévues, mais aussi la valeur et le bénéfice perçus par le client.
La norme ISO 9004 :2018 est une révision de la norme ISO 9004 :2009, qui concerne la
gestion des performances durables d’un organisme et l’approche de management par la qualité
publiée en 2018, elle permet aux organismes d’obtenir des performances durables dans un
environnement complexe, exigeant et en perpétuelle évolution par référence aux principes de
management de la qualité décrits dans l’ISO 9000 :2015. Lorsqu’ils sont appliqués
correctement, les principes de management de la qualité peuvent servir de base d’harmonisation
pour les valeurs et les stratégies de l’organisme. Les 8 principes d’ISO 9004 sont : l’orientation
client, le leadership, l’implication du personnel, l’approche processus, le management de la
qualité par approche système /approche systémique, le développement des relations
mutuellement bénéfiques avec les fournisseurs, l’amélioration continue et enfin l’approche
factuelle pour la prise de décision. Ces principes permettent aux organismes d’améliorer leurs
performances de façon continue, tout en répondant aux besoins de toutes les parties prenantes
(client, personnel, actionnaire, fournisseur, partenaire).
La norme ISO 9001 comporte des exigences concernant les systèmes de management de
la qualité. Seule cette norme peut donner lieu à une certification. Répondre aux exigences
d’ISO 9001 pour une organisation consiste essentiellement à démontrer l’efficacité de son
fonctionnement. Les sept chapitres d’exigences de la norme portent respectivement sur le
contexte de l’organisme, le leadership et l’engagement de la direction, la planification, le
support, la réalisation des activités opérationnelles, l’évaluation des performances et enfin
l’amélioration. Nous avons aussi la norme ISO 15189 fondée sur l’ISO 17025 et sur l’ISO 9001,
qui spécifie les exigences de compétence et de qualité propres aux laboratoires de biologie
médicale. Les documents de référence suivants sont indispensables à l’application de la norme
ISO 15189 : l’ISO 17000 qui concerne l’évaluation de la conformité vocabulaire et principes
généraux, l’ISO/CEI 17025 vs2005 qui parle des exigences générales concernant la compétence
des laboratoires d’étalonnages et d’essais, le guide ISO /CEI 2 qui détail la normalisation des
activités connexes et vocabulaire général et enfin le guide ISO /CEI 99 qui parle du
vocabulaire international de métrologie, concepts fondamentaux généraux et termes associés
(VIM).
[Link] client
Si nous voulons créer de la valeur pour nos clients, nous devons devenir obsessionnelles
sur la compréhension de nos clients, de leurs besoins et attentes ; puis les communiquer à tous
les niveaux de l’organisme ensuite de mesurer la satisfaction du client et de réagir sur les
résultats. Le principal objectif du management de la qualité est de satisfaire aux exigences des
clients et si possible d’aller au-dela de leurs attentes. La performance s’obtient lorsqu’un
organisme obtient et conserve la confiance des clients et des autres parties interessées. Chaque
interaction avec les clients offre une opportunité de créer de la valeur ; ainsi comprendre les
besoins présents et futurs des clients et des autres parties interéssées contribue aux
performances de l’organisme (certification QSE,2017) .
[Link]
Rien ne se passe dans toute organisation sans engagement des dirigeants ; leur conduite
favorable active toute l’organisation et crée des conditions favorables dans lesquelles le
personnel est impliqué pour atteindre les objectives qualités. Il s’agira de communiquer la
mission, la vision, la stratégie, l’éthique, les politiques et les processus de l’organisme, ceci à
tous les niveaux dans l’entreprise, puis à encourager la contribution du personnel et
l’engagement dans la qualité dans tout les domaines de l’entreprise.
[Link] du personnel
Un personnel compétent, habilité et impliqué à tous les niveaux de l’organisme est
essentiel pour améliorer sa capacité à créer et fournir de la valeur. Le personnel accepte de
rendre des comptes et participe à la résolution des problèmes. Les actions possibles sont la
communication avec le personnel pour faciliter la compréhension de l’importance de leur
contribution individuelle, l’encouragement de la collaboration à tous les niveaux de
l’organisme, la facilitation des discussions ouvertes, le partage des connaissances et de
l’expérience.
[Link] processus
Les organisations ont trop longtemps été obsédées par les résultats. Des résultats cohérents
et prévisibles sont obtenus de manière plus efficace et efficiente lorsque les activités sont
comprises et gérées comme des processus corrélés fonctionnant comme un système cohérent.
L'accent doit être mis sur l'évaluation de la performance des résultats obtenus en contrôlant des
processus. Il s’agit de gérer les processus et leurs interrelations ainsi que les risques susceptibles
d’avoir une incidence sur les éléments de sortie des processus.
e.L'amélioration continue
La « démarche qualité » est une dynamique de progression. L'amélioration des processus
dans une telle organisation n’est pas simplement de répondre aux problèmes, elle consiste aussi
à faire des recherches de façon proactive pour en apprendre davantage sur les clients, les
processus et les comportements afin d'améliorer les pratiques existantes, ou d'innover dans le
développement de nouveaux marchés.
- PLAN permet d’établir les objectifs et les processus nécessaires pour obtenir des
résultats en conformité avec les objectifs établis ;
- DO consiste à mettre en œuvre les activités des processus et à appliquer les règles
définies préalablement ;
- CHECK consiste à mesurer l’efficacité des processus ,des règles édités et à comparer
les résultats avec les objectifs fixés pour identifier les différences potentielles ;
La prise de decision fondée sur des preuves s’appelait autre fois l’approche factuellle. Elle
peut être un processus complexe permettant d’appuyer une decision et comporte toujours une
certaine incertitude. Elle implique souvent de multiples types et sources de données d’entrée et
leur interpretation peut être subjective. Il est important de comprendre les relations de cause
à effet et les consequences involontaires possibles. L’analyse des faits, des preuves et des
données conduit à une plus grande objectivité et à une plus grande confiance dans la prise de
décision. Les décisions fondées sur l’analyse et l’evaluation de données et d’informations sont
davantage susceptibles de produire les resultats escomptés (certification QSE,2017) .
Les parties intéressées sont des personnes ou des organismes qui ont une influence sur un
autre organisme. Celles -ci peuvent être internes ou externes à ce dernier et peuvent en
fonction de leurs influences être pertinentes ou non selon que leurs influences aient un impact
direct ou indirect. Les clients et le personnel d’un organisme font partir des parties intéressées
internes. Selon la norme ISO 9000 : 2015, un client est défini par la norme comme « une
personne ou un organisme susceptible de recevoir un produit ou un service destiné à, ou
demandé par, cette personne ou cet organisme » ; alors qu’ une partie intéressée sera définie
comme « une personne ou un organisme pouvant influencer ou être influencé par une décision
ou une activité »(Norme iso 9001,2015).
1-Définition de la qualité
Les aspects de la qualité sont des éléments importants à considérer lors de l’évaluation
du délai de rendu des résultats (Hendricks, [Link] Gyug, A.2017) ; elle peut se définir de différents
points de vue. Pour le client, la qualité est liée à sa satisfaction. Elle est le résultat de la
comparaison entre ce qu’il perçoit (reconnaît) d’un produit ou d’un service, et ce qu’il en attend.
Dans une entreprise, la qualité répond davantage à un objectif d’évaluation de la conformité
d’un produit (service) à des spécifications. À partir des attentes du client (perspective externe),
il s’agit de concevoir puis de réaliser un produit (service) conforme aux spécifications
(perspective interne) (Donbedian, A.1980). La normalisation tient compte de ces deux
–ce qu’il attend : (une qualité attendue) : le client attend qu’un produit (service) possède un
certain nombre de caractéristiques ;
–ce qu’il perçoit (une qualité perçue) : une fois le produit (service) conçu et réalisé, le client
perçoit des caractéristiques qu’il compare à ses attentes.
différents départements et services d’une entreprise ; elle requiert également que tous les
processus soient conçus et contrôlés pour s’assurer que le produit (service) respecte les
spécifications établies ainsi que les attentes du client.
Pour une entreprise, la qualité est le résultat d’un mécanisme en deux temps :
–ce qu’elle conçoit (une qualité conçue) : les spécifications établies lors de la conception
doivent correspondre aux attentes du client transmis par le marketing ;
–ce qu’elle réalise (une qualité réalisée) : le produit réalisé doit respecter exactement les
spécifications de conception.
2-Evolution de la qualité
Le 20eme siècle est celui de la productivité et le 21eme est celui de la qualité d’après Joseph
Juan (1993) Harvard Business Review. Avec un volume de production assez faible, on pouvait
assurer un contrôle final du produit en assumant toutes les autres fonctions de l’entreprise. Le
client connaissait personnellement le fournisseur et la confiance s’est installée naturellement ;
ensuite vient l’inspection par échantillonnage puis les volumes de production sont devenus
importants et il a fallu trouver un moyen de contrôler le produit. Le contrôle unitaire étant trop
couteux et inefficace, le contrôle par échantillonnage statistique des produits était la solution
pour écarter les produits non conformes détectés mais cette méthode ne détectera pas tous les
produits non conformes ; c’est ainsi que le contrôle des procédés du produit sera mis en avant,
d’où la naissance de la maîtrise statistique des procédés.
Plus tard dans les années 60 au Royaume-Uni ce n’était pas le contrôle des pièces qui était
mis en avant mais plutôt l’assurance que le fournisseur soit parfaitement organisé ; on assiste
donc à la naissance de l’assurance qualité. Dans les débuts des années 80, la quantité de normes
spécifiques par pays et par secteur est devenue trop importante et donc a constitué un frein pour
la mondialisation motivant l’élaboration des normes internationales : c’est le rôle de
l’Organisation Internationale de Normalisation (ISO).
Aujourd’hui l’assurance qualité s’en va vers le management total de la qualité et tous les
processus d’une entreprise tendent vers la satisfaction du client. Le management total de la
qualité demande une participation de tous, elle a pour objectif la satisfaction dans le respect de
l’environnement et de la société (Kaplan, G. S., et Patterson, S.H.2019).
a) Le contrôle qualité
La démarche la plus traditionnelle consiste à effectuer un contrôle à posteriori de la
conformité d'un produit. Le contrôle fait partie du management de la qualité qui est une
approche de la qualité historiquement plus récente. C’est une des activités de management
parmi tant d’autres ayant une incidence sur la qualité finale du produit. Il demeure néanmoins
le principal fondement technique et scientifique de la qualité. Le contrôle de la qualité vise à
déterminer la conformité des caractéristiques d’un produit (service) à des spécifications. Quoi
contrôler ? Le contrôle peut porter sur des variables ou des attributs : il est quantitatif (on mesure
un poids, une longueur…) ou qualitatif (il implique une décision plus rapide et moins coûteuse
de type oui/non, conforme/non-conforme). Où contrôler ? Il s’agit de localiser les étapes d’un
Présenté et soutenu par KENMOGNE SIDJE Fride 17
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
processus où des contrôles sont nécessaires. Qui contrôler ? Pour l’essentiel, deux conceptions
s’opposent : l’autocontrôle et le contrôle au poste suivant. Enfin, comment et combien contrôler
de produits ? Combien interroger de clients à propos de la qualité du service ? Deux méthodes
de contrôle sont à considérer : le contrôle systématique de tous les produits, la mesure de la
satisfaction de tous les clients ou le contrôle par échantillonnage. Ces deux méthodes présentent
respectivement des avantages et des risques d’erreur.
Le contrôle statistique des processus consiste à appliquer des techniques statistiques pour
déterminer si les produits (services) sont conformes à leurs spécifications. Il vise à contrôler
non pas le produit (service) mais son processus de réalisation, à vérifier que ce dernier est
maîtrisé, c’est-à-dire stable et prévisible. Il permet de prévoir avec une certaine probabilité
qu’un processus est apte à produire régulièrement des produits et services conformes à leurs
spécifications et aux attentes des clients. À la base du contrôle statistique, il faut comprendre
que tout processus est soumis à deux types de causes de variation. Les causes communes sont
des causes naturelles, normales, qui dépendent du processus. Les causes spéciales sont des
causes inhabituelles, souvent imprévisibles et qui provoquent de fortes variations sur le
processus. Un processus est maîtrisé lorsqu’il n’y a pas de causes spéciales. Les cartes de
contrôle sont des outils graphiques permettant de visualiser et surveiller l’évolution d’un
processus. On a recours aussi à des indicateurs d’aptitude des processus appelés Cp et Cpk afin
de voir dans quelle mesure un processus maîtrisé respecte plus encore, les spécifications
(tolérances) fixées par le client.
b.L’assurance qualité
À la production de masse succède la consommation de masse incarnée par le « client-
roi » (Gomez, 1994). Apparaît alors une nouvelle étape décisive : l’assurance qualité et son
prolongement à travers la maîtrise totale de la qualité. Son émergence se constitue en réaction
au paradigme du contrôle jugé trop exclusivement quantitatif. De nouveaux principes
d’organisation sont mis en exergue, la place et le rôle des individus et des groupes dans
l’amélioration de la qualité sont davantage explicités. Avec l’assurance qualité, la démarche
sort du contexte de l’atelier de production et tend à concerner l’ensemble du management de
l’entreprise. On découvre une « approche qualitative de la qualité » (Bayart, 1995), formulée
comme une politique au niveau de l’entreprise et dont la responsabilité devient progressivement
collective. Il ne s’agit plus seulement de maîtriser les variations des processus de production et
des caractéristiques des produits mais de mieux maîtriser, d’une certaine façon, les
organisations elles-mêmes. L’assurance qualité contient les germes du TQM. Son essor peut se
comprendre d’une part, au Japon et d’autre part, en Occident.
La norme ISO 9000 a pour objectif de simplifier et de structurer les grands principes de
normalisation concernant la qualité des services, des produits et des biens. Elle permet aussi de
présenter le rôle et le poids que joue la documentation à travers le système d’assurance qualité.
On ne parle plus de système d’assurance qualité, mais de management
de la qualité. Il s’agit de maîtriser et d’optimiser les processus et de satisfaire le client tout en
mettant en place des actions d’amélioration continue.
Les années 80/90 sont marquées par l’apogée du TQM. L’occident s’inspire à présent des
méthodes japonaises de la qualité et de leur mode de diffusion dans les entreprises, ce que l’on
appelle à l’époque « le miracle japonais ». Les écrits et les conférences des pères fondateurs
Deming, Juran, Crosby connaissent un succès considérable. On assiste à la multiplication des
pratiques TQM dans les entreprises et des ouvrages consacrés à ce thème. Puis, à partir des
années 1990/2000, la qualité s’internationalise avec de façon concomitante, la généralisation
dans tous les pays et tous les secteurs économiques des normes ISO, la prolifération des
référentiels qualité ainsi que la mise en place de prix nationaux et internationaux de la qualité
(Canard, 2009).
Le déploiement d’une démarche qualité revêt des enjeux divers qui s’étalent sur le plan
économique, technologique, juridique et social. Selon Lillo et al. (2019), les étapes clés de mise
en place d’une démarche qualité dans les laboratoires médicaux comprennent l’engagement de
A. Généralités
Nous apporterons une définition (1) de la démarche qualité et les étapes (2) pour y arriver.
1. Définition
Une démarche-qualité est un processus mis en œuvre par l'institution pour maîtriser et
assurer la qualité de ses activités afin d'améliorer sa performance et sa reconnaissance. Ce
processus doit être continu dans le temps, progressif et demande l'adhésion de tous, en
particulier de l'équipe de direction de l'institution (AUF, 2017). Elle vise à mettre sur pieds un
système de management de la qualité (SMQ) : qui comprend les activités par lesquelles
l’organisme identifie ses objectifs et détermine les processus et les ressources nécessaires pour
obtenir les résultats escomptés. Elle détermine également les standards du savoir-faire de
l’organisme dans un manuel de management de la qualité (MMQ) qui constitue un référentiel
pour tous les acteurs internes et externes. Le SMQ gère les processus et leurs interactions, et
les ressources nécessaires pour fournir de la valeur et obtenir les résultats pour les parties
intéressées pertinentes. Le SMQ permet à la direction d’optimiser l’utilisation des ressources
en tenant compte de conséquences de leur décision à court terme et à long terme (ISO 9000 :
2015). Le SMQ permettra à l’organisme de comprendre son environnement ce qui permet à
l'institution d'identifier des risques prévisibles, des difficultés et des obstacles pouvant nuire à
la bonne marche de la qualité afin de les analyser et de mettre en place des mesures correctrices
et innovantes dans un processus d'amélioration continu. De manière plus pragmatique, il
comprend :
b) La planification du SMQ
Il s’agit d’avoir l’accord de la direction, d’effectuer les plans de travail, informer et
éventuellement former le personnel aux travaux à réaliser, identifier des ressources nécessaires
à affecter et estimer des délais probables. Il s’agit en plus de :
B. Les enjeux
Selon Plebani et Carrero. (2017), une démarche qualité efficace dans les laboratoires
médicaux permet de garantir la fiabilité des résultats. La qualité est au centre d’enjeux majeurs
à savoir les enjeux stratégiques (1), économiques (2), humains et sociaux (3). Elle est à la source
de stratégies permettant aux entreprises de se différencier de leurs concurrents ou de réduire
leurs coûts et est à l’origine d’économies provenant de la détection et de la réduction de coûts
souvent sous-estimés et pourtant considérables (Carayon, P., et Smith, M.J.2000) Ces coûts
relatifs à la qualité comprennent des dépenses directes et indirectes liées à la non-qualité ainsi
que des dépenses d’investissement. La qualité présente enfin des enjeux humains et sociaux,
notamment par la réduction de risques liés à la non-qualité soit des défauts de conception et/ou
de réalisation du produit et des erreurs d’utilisation du produit (Canard, 2009).
Un autre moyen pour l’entreprise d’être performante sur son marché consiste à bâtir et maintenir
une position avantageuse sur le plan des coûts. Des diminutions de coûts peuvent être obtenues
au travers d’économies d’échelle ou d’autres sources. Sur le plan de la qualité, l’idée principale
est que la qualité du produit est importante dans la mesure où elle permet une certaine efficacité
de la production se traduisant par des améliorations de la productivité et ainsi par des réductions
de coûts.
2. Enjeux économiques
La (non) qualité du produit (service) coûte pour l’entreprise et les coûts relatifs à la qualité
représentent beaucoup d’argent. Selon Crosby, 1986 les entreprises dépensent 15 à 20 % de
leur chiffre d’affaires pour couvrir ces coûts mais celles qui disposent d’un bon programme de
gestion de la qualité peuvent ne consacrer que 2,5 % de leur chiffre d’affaires. Les coûts relatifs
à la qualité peuvent se définir comme la somme de toutes les dépenses supplémentaires que fait
une entreprise à la fois pour corriger et prévenir les dysfonctionnements. Ce sont toutes les
dépenses inutiles, tous les gaspillages, mais aussi tous les investissements qui s’ajoutent au coût
de base d’un produit (service) correspondant à une utilisation rationnelle des ressources. Ce
sont donc l’ensemble des dépenses dont on devrait se passer si le travail était exécuté
parfaitement. Ces coûts correspondent, d’une part, à la non-qualité (il correspond à tout ce qu’il
en coûte de mal faire les choses, de ne pas bien les faire du premier coup). Il est la somme de
coûts de non-qualité interne (coûts constatés à l’intérieur de l’entreprise, avant que le produit
se trouve chez le client) et externe (coûts détectés à l’extérieur de l’entreprise, chez le client)
au sens strict et d’autre part, à ce que l’on investit pour obtenir la qualité (il représente tout ce
que l’on dépense pour assurer un niveau de qualité conforme aux spécifications). Il est la somme
de coûts d’évaluation et de prévention.
La qualité du produit comprend des enjeux humains car elle contribue à la sécurité ainsi
qu’à la protection des consommateurs comme des travailleurs. L’idée est qu’un produit conçu
et réalisé conformément aux spécifications ne provoque pas de dommages ni à ceux qui
conçoivent et réalisent le produit, ni à ceux qui l’utilisent.
La qualité présente également des enjeux sociaux car, outre les aspects économiques
évoqués plus haut, elle permet une amélioration du bien-être des individus grâce à une meilleure
adéquation des produits et services à leurs attentes.
Des défauts de conception et/ou de réalisation ainsi que des erreurs d’utilisation du
produit peuvent avoir des répercussions humaines et sociales importantes au travers des
dommages et désagréments de toutes sortes comme blessés et morts dans certains cas, tensions
et litiges divers venant perturber la vie sociale (Duffy, V. G., et Duffy, G.L.2005).
Connue sous les acronymes QDS en français et QOS pour la version anglo-saxonne, la
qualité de service se définie de 2 manières :
Pour l’AFNOR, il s’agit de la qualité intrinsèque des services proposés et donc de leur aptitude
à satisfaire les besoins exprimés ou implicites.
Dans d’autres cas, la qualité de service évoque un engagement sur un niveau de qualité donné
pour une prestation. L’objectif est de valoriser une vente par l’offre de prestations attendues
pour chaque client : accueil, conseil (Gronroos, C.1990).
2. Notion clé
La qualité des services fait référence à la satisfaction des clients ou des utilisateurs finaux d’un
service. Elle repose sur l’ensemble des caractéristiques qui permettent de répondre aux attentes
et aux besoins des clients de manière fiable et cohérente.
[Link] fiabilité
Elle est un aspect crucial de la qualité des services. Cela signifie que le service proposé est
réalisé de manière cohérente, sans écart significatif ou erreur, et que le client peut avoir
confiance dans sa fourniture. Il est important de mettre en place des processus et des contrôles
de qualité pour assurer cette fiabilité.
[Link] réactivité
Elle se rapporte à la rapidité et à l’efficacité avec lesquelles un service est fourni en réponse
aux demandes des clients. Les clients apprécient que leurs demandes soient traitées rapidement
et que des solutions soient trouvées lorsqu’ils rencontrent des problèmes ou des besoins
spécifiques. Une communication claire et un suivi efficace sont essentiels pour assurer cette
réactivité.
[Link] claire
Une communication claire et transparente est essentielle pour assurer la qualité des services.
Les clients doivent être informés de manière précise et compréhensible sur les services proposés,
les procédures, le tarif, les délais, etc… Une communication ouverte favorise également la
confiance et renforce la relation client -prestataire de service.
Les 8 dimensions de la qualité sont utilisées à un niveau stratégique pour analyser les
caractéristiques de qualité du produit ou du service. Elles ont été créées par le professeur David
A. Garvin de la Harvard Business School. Dans un article de novembre 1987 publié dans le
Harvard Business Review, Garvin a noté que près de 50% des consommateurs américains
croyaient que la qualité des produits américains avait chuté au cours des cinq années
précédentes (Zeithmal, V.A., Parasuraman, A., et Berry, L.L1988).
Garvin pensait que cela était dû au fait que trop d’industries se concentraient sur des mesures
défensives qui identifiaient et éliminaient les erreurs ou les défauts à l’avance.
De plus, la plupart des entreprises américaines n’avaient pas pris au sérieux le contrôle de la
qualité jusqu’à ce que la concurrence des entreprises japonaises utilisant les principes du Total
Quality Management (TQM) ait commencé à s’intensifier.
A la place des mesures défensives à portée trop étroite, Garvin a proposé que les entreprises
américaines adoptent une position plus agressive ou la qualité elle-même deviendrait un pivot
concurrentiel utilisé pour gagner et sécuriser des parts de marché.
Pour y parvenir aujourd’hui, les chefs d’entreprises doivent considérer la qualité comme une
stratégie d’entreprise ; les responsables ont également besoin d’une compréhension détaillée de
la façon dont leurs clients perçoivent la qualité des produits avant de déterminer les dimensions
à cibler (Donabedian, A.2015).
Les 8 dimensions de la qualité sont des facteurs qui aident un produit à se différencier des offres
concurrentes et à augmenter sa valeur. Certaines de ces dimensions se renforcent mutuellement,
tandis que certains produits pourraient obtenir de bons résultats pour une dimension et de
mauvais résultats pour une autre.
[Link] performance
Elle fait référence aux principales caractéristiques de fonctionnement d’un produit qui sont
spécifiées par le fabricant ; elle est un moyen de classer objectivement les marques à l’aide
d’attributs spécifiques.
[Link] caractéristiques
Les caractéristiques sont les soi -disant « cloches et sifflets » d’un produit et sont considérées
comme un aspect secondaire de la performance. Dans une automobile par exemple, un lecteur
de CD stéréo constituerait une caractéristique supplémentaire.
[Link] fiabilité
Cela décrit la capacité d’un produit ou d’un service à fonctionner comme prévu sans cas de
panne ou de dysfonctionnement. Elle se mesure généralement par :
Elle décrit le degré auquel le fonctionnement d’un produit, la conception, les caractéristiques
répondent aux normes de la qualité établies.
[Link] conformité
Tous les produits de qualité sont censés respecter les normes établies. En termes de qualité la
conformité signifie que les produits et services fonctionnent dans une plage de spécifications
cible avec un petit écart de qualité de part et d’autre autorisé.
[Link] durabilité
Elle mesure la durée de vie d’un produit et ne doit pas être confondue avec la fiabilité ; la
durabilité est simple à mesurer dans un produit tel qu’une ampoule car lorsque le filament se
casse, il n’y a aucune chance qu’elle soit réparée, cependant elle est difficile à mesurer.
Garvin à postuler que la durabilité pourrait être définie comme la quantité d’utilisation que l’on
obtient d’un produit avant qu’il ne tombe en panne et que le remplacement soit préférable à une
réparation continue.
g.L’esthétique
Elle est l’un des aspects les plus subjectifs de la qualité. En plus de l’apparence d’un produit,
l’esthétique traite également d’autres facteurs subjectifs tels que la sensation, les odeurs, les
goûts ou les sons. Dans cette dimension de la qualité, Garvin a noté qu’il était impossible de
plaire à tous les consommateurs.
Elle regroupe les méthodes de prestations clinique (diagnostic plus traitement) et met en jeux
toutes les dimensions de la qualité en rapport avec l’homme et les aptitudes techniques les
questions à se poser sont les suivantes : le personnel connait-il bien son métier ? Maitrise -t’-il
les moyens et les ressources mises à sa disposition ?
L’accès aux soins commence à la porte, c’est-à-dire par l’accès aux services de santé. Elle se
traduit par l’absence de barrière de quelles natures qu’elles soient : géographique, financière,
sociale, culturelle, linguistique ou bien relative à la hiérarchie de l’organisation ou encore au
comportement individuel.
Elle est caractérisée par deux points importants. L’efficacité des résultats de la méthode utilisée
ou du traitement prescrit (est ce qu’ils donnent les résultats espérés ?), l’efficacité dans
l’adéquation de la méthode avec le milieu de son application (est-ce que le traitement
recommandé est celui qui convient le mieux au milieu dans lequel il est prescrit ?).
Le client peut recevoir une gamme complète de services de santé dont il a besoin sans
interruption, sans cessation ou répétition inutile de bilan de radiologie, du diagnostic ou du
traitement. La continuité doit être respectée également dans le temps et le respect des délais.
Les services doivent continuer à être fournis dans le temps pour ne pas décevoir les clients. Le
prestataire qui connait les antécédents de son patient (un suivi de façon continue), offre des
soins de meilleure qualité qu’un prestataire qui voit le malade pour la première fois.
Soins ‘optima’ tenant compte des ressources disponibles aux malades et à la communauté et
non soins ‘maxima ’soins inutiles ou inadaptés.
A) Quelques concepts et définitions clés liés au non-respect des délais de rendu des
résultats dans les laboratoires et les différentes étapes qui composent le délai de rendu
des résultats.
[Link] de délai
Ce sont des mesures utilisées pour évaluer et surveiller le respect des délais de rendu des
résultats dans les laboratoires. Ils peuvent inclure le temps moyen de rendu des résultats, le
pourcentage des résultats rendus dans les délais convenus, le retard etc. Ces indicateurs aident
à mesurer la performance du laboratoire en termes de rapidité et d’efficacité de rendu des
résultats.
[Link]é
Plusieurs études ont été menées pour analyser les délais de rendu des résultats, selon une étude
réalisée par Smith et al. (2017), des délais de rendu plus courts sont associés à une meilleure
prise en charge des infections bactériennes et à une réduction des complications. La rapidité de
rendu des résultats est essentielle pour répondre de manière efficace aux besoins des parties
prenantes. Des délais rapides permettent une décision médicale plus précoce, ce qui peut avoir
un impact significatif dans la gestion des patients et des traitements. Une rapidité élevée est
également appréciée dans d’autres domaines où les résultats des analyses sont nécessaires
rapidement, tel que la surveillance environnementale ou l’industrie alimentaire.
[Link]é
La fiabilité des résultats est tout aussi cruciale que la rapidité. Les résultats d’analyses doivent
être précis, cohérents et conformes aux normes de la qualité applicables. Cela nécessite des
pratiques rigoureuses et des procédures de contrôle de la qualité pour minimiser les erreurs, les
variations et les biais, assurant ainsi la confiance dans les résultats finaux.
Il est à noter que la gestion des délais de rendu des résultats est une tâche complexe et
exigeante qui nécessite une coordination, une communication et une collaboration harmonieuse
entre les différentes parties prenantes impliquées. Les laboratoires doivent suivre les normes et
les directives spécifiques de leur domaine (par exemple ISO 15189 pour les laboratoires
médicaux) et mettre en place des pratiques de gestion de la qualité pour assurer le respect des
délais et la fiabilité des résultats.
significative. Actuellement la majorité des techniques analytiques est maitrisée par les
laboratoires d’analyses médicales ; les phases pré et post-analytiques restent alors des sources
importantes d’inexactitudes. Pour WIWANITKIT la répartition des pourcentages d’erreurs
détectées entre les trois phases est la suivante :
• Pré-analytique : 85%
• Analytique : 4%
• Post-analytique :11%
Une des explications avancées par les professionnels est que la phase pré-analytique est souvent
externe au laboratoire et peut échapper ainsi au contrôle du biologiste, tandis que les deux autres
phases sont strictement internes (MURAT Philippe, 2003).
[Link] pré-analytique
La prescription des analyses par la personne habilitée à le faire est le point de départ de la
phase pré-analytique et c’est de la qualité de cette prescription, concernant la rédaction de
l’ordonnance mais aussi l’information nécessaire délivrée au patient, que va résulter le bon
déroulement des étapes ultérieures. Les personnes autorisées à prescrire des examens sont les
médecins, les sage-femmes et les biologistes. C’est une étape cruciale pour la qualité du résultat
d’analyse qui s’inscrit entre la prescription médicale et l’analyse ; elle fait essentiellement
intervenir le préleveur et son patient. La phase pré-analytique regroupe les facteurs qui peuvent
influencer les résultats d’un échantillon avant son analyse. C’est une étape essentielle pour la
mesure des quantités des constituants de liquides biologiques, ainsi que pour le diagnostic et le
suivi de certaines maladies engendrant le plus grand pourcentage de non-conformité. En effet
les 2/3 des non conformités de diagnostic au laboratoire sont imputables à des erreurs pré
analytiques.
Les prélèvements biologiques non conformes obligent à refaire le prélèvement et entrainent des
coûts supplémentaires en personnel, en matériel, en temps et en énergie. Par ailleurs, toute
anomalie non détectée ou signalée lors de la phase pré -analytique peut fausser les résultats des
analyses et entrainer des examens complémentaires pouvant porter préjudice aux patients
(GBPL, 2017).
La phase pré analytique débute avec l’accueil du patient et se poursuit jusqu’à la phase
analytique ; Elle comporte :
• L’accueil du patient ;
• L’identification du patient et des échantillons ;
• Le choix des tubes ;
• Le prélèvement ;
• Le transport (Le GBEA : rappelle que le transport des échantillons doit respecter
des règles qui assurent l’intégrité de l’échantillon et la sécurité des personnels) ;
• La conservation des échantillons pour les analyses demandées ultérieurement.
De la prescription à l’analyse, la traçabilité doit être totale et doit impliquer tous les acteurs
intervenant au cours de la procédure.
Transport du spécimen
[Link] analytique
permettent le transfert des résultats. Le laboratoire doit utiliser des méthodes analytiques,
incluant celles de sélection et d’aliquotage d’échantillons qui conviennent à chaque type
d’analyse. Les méthodes analytiques conseillées sont celles qui ont été publiées dans des
manuels bien établis et faisant autorité, dans des textes ou des journaux revus par des experts.
Si des méthodes internes sont utilisées, elles doivent être validées de manière appropriées pour
l’utilisation prévue et parfaitement documentées. Une mise à jour des méthodes par le Directeur
du laboratoire ou une personne désignée doit être réalisée à intervalles définis ; ces mises à jour
sont généralement effectuées une fois par an puis les revues doivent être documentées. Toutes
les méthodes doivent être documentées et être disponibles au poste de travail du personnel
concerné. L’utilisation de fiches ou de systèmes similaires qui résument les informations clés
est acceptable comme référence rapide à la paillasse, à condition qu’un manuel complet soit
disponible pour référence. Les méthodes doivent être basées sur les instructions d’utilisation
(par exemple les notices contenues dans les trousses) fournies par les fabricants. Tout écart doit
être examiné et documenté et toute information complémentaire susceptible d’être requise pour
procéder à l’analyse doit également être documentée. Chaque nouvelle version des trousses de
réactifs prêts à l’emploi présentant des modifications importantes en termes de réactifs ou de
méthode doit être vérifiée. Il est de la responsabilité du directeur du laboratoire de s’assurer que
le manuel des méthodes analytiques est complet, à jour et a fait l’objet d’une revue rigoureuse.
Le laboratoire doit dresser une liste de ses procédures analytiques courantes, incluant les
exigences relatives aux spécimens, les spécifications et les exigences d’exécution pertinentes
mises à la disposition du personnel du laboratoire.
[Link] post-analytique
Au cours des recherches bibliographiques, il peut être constaté que les travaux portant sur la
gestion de la phase post- analytique restent peu nombreux comparativement aux phases
analytiques et pré- analytique ; bien qu’il existe des erreurs de transcription, de validation ou
de transmission des résultats ainsi que les erreurs d’interprétation durant la phase appelée post-
analytique.
Présenté et soutenu par KENMOGNE SIDJE Fride 36
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
Les résultats sont soumis à une double validation ; la validation technique doit être effectuée
par le personnel d’exécution sous la responsabilité du directeur du laboratoire. Après avoir
vérifié les indicateurs de bon fonctionnement de l’équipement biotechnique et pris connaissance
des résultats du contrôle de qualité interne, selon des instructions précises écrites, la validation
biologique (pour s’assurer de la compatibilité des résultats de l’ensemble des analyses
pratiquées conformément aux informations cliniques disponibles concernant le client) est de la
seule compétence du directeur du laboratoire. Le stockage du spécimen et des autres
échantillons de laboratoire doit être organisé conformément à une politique approuvée.
L’expression des résultats doit être précise, univoque et claire et les valeurs de référence doivent
être indiquées. La méthode d’analyse et/ou les réactifs utilisé(e)(s) doivent être mentionné(e)(s)
chaque fois qu’ils peuvent influer sur l’expression du résultat. Les comptes rendus d’analyses
après validation doivent comporter chacun :
• L’identification du laboratoire ;
• L’identité univoque du client pour les analyses ;
• La nature et la date du prélèvement et/ou du dépôt du spécimen analysé ;
• Les résultats d’analyses et leur interprétation si nécessaire ;
• La date de la remise du compte rendu ;
• La signature manuscrite du directeur du laboratoire.
Elle doit se conformer à la législation et à la réglementation en vigueur et doit être assurée dans
le respect du secret professionnel. Les résultats d’analyses ne peuvent être remis qu’à l’intéressé,
à son représentant légal ou au médecin traitant. Toutefois, le laboratoire est tenu de
communiquer au médecin prescripteur des examens les résultats des analyses pratiquées dans
le cadre du contrôle médical. Si les résultats sont transmis par un procédé télématique (concept
qui recouvre les applications associant les télécommunications et l’informatique) à un autre
laboratoire ou au médecin prescripteur, le responsable du laboratoire d’analyses médicales doit
s’assurer de la validité des résultats transmis et du respect de la confidentialité. Un résultat écrit
et signé doit être adressé ultérieurement et lorsque le résultat d’un examen biologique met en
jeu le pronostic vital, le directeur du laboratoire doit tout mettre en œuvre pour joindre et avertir
le médecin prescripteur dans les plus brefs délais. Il est rigoureusement interdit, la délivrance
par toute personne non autorisée d’une note quelconque transcrivant le résultat d’une analyse
pratiquée par un laboratoire autorisé. Le directeur du laboratoire doit notifier aux services
compétents du ministère de la santé publique les cas confirmés des maladies transmissibles à
déclaration obligatoire, dans les conditions fixées par la législation et la réglementation en
vigueur. Le vétérinaire directeur du laboratoire doit notifier sans délai aux services compétents
des ministères de la santé publique et de l’agriculture les cas confirmés des maladies animales
transmissibles à l’homme à déclaration obligatoire. Il doit également notifier aux services
compétents du ministère de l’agriculture les cas confirmés des maladies contagieuses animales
à déclaration obligatoire.
L’élimination en toute sécurité des échantillons devenus inutiles doit être réalisée
conformément aux instructions ou aux recommandations relatives à la gestion des déchets.
[Link] différents types d’examens réalisés en bactériologie et leur délai de rendu des
résultats.
Un examen ou analyse bactériologique est un examen qui permet de rechercher et d’identifier
les bactéries en cause dans une infection. Ce type d’examen n’est pas prescrit systématiquement
en cas d’infection et le plus souvent, face à une infection d’origine bactérienne, le médecin
prescrit des antibiotiques de façon empirique c’est à dire sans s’appuyer sur l’expérience dans
la majorité des cas. Cependant, plusieurs situations peuvent nécessiter la réalisation d’un
prélèvement et l’analyse bactériologique précise :
Le laboratoire central de l’Hôpital Laquintinie possède principalement 8 paillasses qui sont les
suivantes : (les paillasses de sérologie, hématologie, biochimie, parasitologie, bactériologie,
l’isolement et l’identification
des germes.
COPROCULTURE ou Est un examen des selles qui 5jours ou 120 heures
examen des selles consiste à y rechercher la
présence de bactéries. Elle
permet de trouver la cause
d’une diarrhée aigüe
bactérienne et de mieux
cibler le traitement
antibiotique
SPERMOCULTURE Consiste à l’observation au 5jours ou 120 heures
microscope d’un échantillon
de sperme à la recherche de
microbes.
SPERMOGRAMME Examen médical au cours 5jours ou 120 heures
duquel sont analysées les
différentes caractéristiques
du sperme, généralement
dans le cadre d’un bilan Y
d’un couple et dans le suivi
de la contraception
masculine thermique.
Il est important de noter que les délais de rendu des résultats peuvent être influencés par
plusieurs facteurs tels que la charge de travail du laboratoire, la disponibilité d’équipements et
de réactifs, la complexité de l’analyse requise, ou encore le type d’infection suspectée. Des
délais plus courts peuvent être nécessaires pour des infections potentiellement graves ou
nécessitant une prise en charge urgente (Manuel qualité UMAQ, 2019).
et al. (2017) a mis en évidence l’impact positif du respect des délais de rendu des résultats sur
la qualité des soins.
Toute analyse à caractère scientifique devrait toujours être considérée relativement à l’objet de
l’analyse et à l’environnement dans lequel cette recherche se déploie ; en se fondant sur une
méthodologie indiquant les étapes, les processus, les procédures à suivre pour atteindre le
résultat préalablement envisagé. La fiabilité et la pertinence des résultats dépendent du choix
et de l’application de ladite méthodologie. Nous avons organisé cette partie en deux chapitres
dont le premier comporte la présentation générale du cadre de la recherche, l’approche
méthodologique et le second fait une analyse des données, une discussion des résultats et une
proposition des mesures correctives.
Définit comme étant l’étude du bon usage des méthodes et techniques, la méthodologie reste
en effet pour tout travail scientifique le guide sans lequel on ne peut obtenir des résultats
pertinents et fiables. L’ensemble des démarches permettant d’étudier le thème arrêté doit être
bien structuré et c’est dans cette optique que nous trouvons judicieux de présenter d’abord les
différentes approches qui existent, puis de ressortir l’approche choisie avant de se lancer dans
la recherche car c’est elle qui structure la logique de nos activités et la méthode de collecte de
données. Ce chapitre fait une analyse des méthodes et outils mis en relief pour construire cette
étude. Effectuer le diagnostic du non-respect des délais de rendu des résultats et évaluer ses
effets sur le système qualité est la finalité de notre étude. Après une présentation et une
justification de la méthodologie adoptée dans le cadre de notre étude pratique (section I) nous
présenterons les outils de l’évaluation du non-respect des délais de rendu des résultats des
examens bactériologiques sur le système qualité du laboratoire central (section II).
A. Historique
Dès sa construction et réservé aux patients noirs, dont l’accès à l’Hôpital General de Douala
(Hôpital Nachtigal sous la colonisation allemande) était formellement interdit, l’Hôpital
Indigène de Douala a été soumis au régime de l’Indigénat de l’administration française. Cet
Hôpital a été rebaptisé Hôpital Laquintinie dans les années 50 en hommage au Docteur Jean
Auguste Laquintinie, médecin militaire français ayant séjourné à deux reprises au Cameroun
(1936-1938 puis 1948). Il s’étend sur une superficie de 9 ha octroyé par le chef supérieur
BETOTE AKWA vers 1930 et les premiers bâtiments furent construits entre 1931. Malgré son
extension en 1950, ces bâtiments existent toujours, à l’instar du pavillon d’entrée qui porte la
date 1931.
1. Situation géographique
L’Hôpital Laquintinie de Douala est situé au centre du quartier Akwa dans l’arrondissement de
Douala 2e et est limité :
Pour accomplir au quotidien ces missions, l’Hôpital Laquintinie a à son actif près de 40
pavillons et environ 800 personnels constitués de médecins spécialistes, de médecins
généralistes, d’infirmiers, de techniciens de laboratoire ainsi que de personnels administratifs.
Il possède une capacité totale de 732 lits dont 644 sont disponibles et reçoit en moyenne 150
000 patients par an (Manuel qualité de l’UMAQ,2019).
2 . Fiche signalétique
Tableau 2: Fiche signalétique de l’Hôpital Laquintinie de Douala
[Link] exécutif
L’Hôpital Laquintinie de Douala a à sa tête un Directeur nommé par décret du Premier Ministre.
Il est le représentant légal de la formation hospitalière et veille entre autres à la mise en œuvre
de l’orientation politique décidée par le conseil d’administration.
D. Organisation technique
[Link] générale
Elle encadre le staff médico-sanitaire et coordonne les activités de soins. La coordination est
assurée par un coordonnateur général assisté dans sa tâche par des coordonnateurs de
départements.
[Link]
L’Hôpital a en son sein une école de formation des personnels spécialisés en santé de
reproduction et sciences infirmière.
[Link] restauration
L’HLD dispose d’un restaurant et un super marché qui assurent les services de gastronomie.
[Link] et résidences
On y trouve une église catholique, une église protestante, une mosquée, des maisons
d’habitation, et des espaces verts pour les gardes malades.
• L’unité de prélèvement qui comprend un major et six techniciens assistés par des
stagiaires. Deux techniciens qui s’occupent de l’accueil des patients et de leur enregistrement
dans les différents registres, mais aussi de remplir le numéro de référence du patient pris en
charge, ses informations personnelles (âge, numéro de téléphone, nom du médecin traitant) et
le type d’analyses qu’il souhaite réaliser. Deux autres techniciens s’occupent de réaliser les
prélèvements des échantillons des patients et les deux derniers se chargent du rendu des résultats
aux patients.
• L’unité du laboratoire proprement dit est constitué de trois biologistes, de deux majors
et de 38 techniciens qui sont repartis dans les différents secteurs d’hématologie, de bactériologie,
Concernant les activités d’analyse, elles s’effectuent sur des échantillons prélevés sur les
patients hospitalisés, les patients ambulatoires ou provenant d’autres structures hospitalières.
Les analyses de ces laboratoires sont divisées en trois phases à savoir : la phase pré-analytique,
la phase-analytique et la phase post-analytique.
❖ Phase pré-analytique :
C’est la première phase de l’analyse médicale. Elle comprend la réception des patients, le
prélèvement, le tri et l’étiquetage des échantillons prélevés, l’enregistrement des demandes
d’analyses, le transport des échantillons, la centrifugation des prélèvements et de leur
prétraitement éventuel(décantation).
❖ Phase analytique :
Cette phase concerne la mise en analyse proprement dite soit à travers des automates ou des
techniques manuelles. A cet effet, chaque secteur d’analyse est apte pour un certain type
d’analyses.
❖ Phase post-analytique :
Cette phase comprend :
• La validation technique qui comporte la vérification de la conformité des conditions
d’exécution aux procédures et tient compte notamment des résultats obtenus avec des
échantillons de contrôle ;
• La validation biologique qui est le contrôle de la vraisemblance et de la cohérence de
l’ensemble des résultats des analyses d’un même dossier et leur confrontation avec les
résultats auprès des patients ; l’interprétation des résultats par le biologiste et la remise
des résultats auprès des patients.
Cette section donne une vue sur les différentes approches méthodologiques, convoque les
motifs qui justifieraient le choix d’une approche et les outils utilisés pour la réalisation de notre
étude. Ainsi, pour procéder à l’évaluation du non-respect des délais de rendu des résultats nous
avons adopté une approche méthodologique que nous nous devons de décliner dans la suite de
notre travail. Nous allons par la suite présenter les différentes approches de recherche.
Il est nécessaire d’avoir une approche bien structurée et logique pour mener à bien son travail
de recherche. Le choix de la méthode d’investigation est déterminé par les paradigmes de
recherche et les objectifs du chercheur. Le chercheur aura alors le choix entre trois modes
d’investigation qui sont l’approche quantitative, l’approche qualitative et l’approche mixte.
1. L’approche quantitative
Cette approche vise à recueillir des données observables et quantifiables. Elle est une
méthodologie de recherche à caractère de vérification extensive qui repose sur une collecte de
données directes, faisant appel à des outils statistiques élaborés. Elle aboutit à des données
chiffrées qui permettent de faire des analyses descriptives, des tableaux et graphiques, des
analyses statistiques de recherche. Elle établit les liens entre les variables ou facteur des
analyses de corrélation ou d’association. La validité et la fiabilité étant deux critères utilisés
dans la recherche qui aident le chercheur à savoir comment sa recherche peut être à la fois
rigoureuse et ré-appropriable par d’autres chercheurs, il s’agit de savoir dans quelle mesure les
résultats auxquels le chercheur aboutit peuvent apporter leur contribution au domaine
scientifique dans lequel la recherche s’inscrit.
Les méthodes quantitatives sont des méthodes de recherche se fondant sur une épistémologie
positiviste ou post positiviste, utilisant des outils d’analyse mathématiques et statistiques en vue
de décrire d’expliquer et de prédire les phénomènes par le biais des concepts opérationnalisés
sous formes de variables mesurables ; elles se distinguent ainsi des méthodes dites qualitatives.
La méthode fait intervenir les entretiens et peut faire appel à des techniques d’associations ou
des techniques projectives pour étudier des faits particuliers (étude de cas, observation,
entretiens non-directifs ou semi-directifs, etc.)
2. L’approche qualitative
La recherche qualitative est une recherche qui produit et analyse des données descriptives, telles
que les paroles écrites ou dites et le comportement des personnes. Le chercheur part d’une
situation concrète de comportement face à un phénomène particulier qu’il ambitionne de
comprendre et non de démontrer, de prouver ou de contrôler. Il veut donner un sens au
phénomène à travers ou au-delà de l’observation, de la description, de l’interprétation et de
l’appréciation du contexte et du phénomène tel qu’il se présente. Lorsque les entretiens sont
semi-directifs, il s’appuie sur des guides d’entretiens souples et thématiques dans lesquels les
questions sont créées par le chercheur au fil de l’entretien et selon son déroulement et cela invite
l’interviewer à répondre le plus librement possible. La méthode qualitative fournit des données
de contenu et beaucoup moins ou pas du tout des données chiffrées.
Malgré que la méthode connaisse des faiblesses, ces manquements sont souvent
complémentaires. L’information, la nature du sujet, les champs d’investigation, la scientificité
de la méthode et bien d’autres caractéristiques sont des facteurs qui justifient le choix de
l’approche.
3. L’approche mixte
Elle est le fruit de la combinaison des deux précédentes approches et permet au chercheur de
mobiliser aussi bien les avantages du mode quantitatif que ceux du mode qualitatif. L’approche
qualitative par l’observation, par l’entretien, par des protocoles permet de récolter énormément
d’informations, dont certaines d’entre elles n’étaient pas attendues ; elle est un outil qui aide à
l’avancement de la recherche. L’approche mixte permet de développer une théorie et relève
donc d’un processus inductif.
L’outil parfait en ce qui concerne l’évaluation du non-respect des délais de rendu des résultats
n’existe pas il faut donc faire un choix entre différentes approches (manière d’aborder le sujet)
et différents outils afin de savoir lequel s’adaptent le mieux aux objectifs à atteindre et aux
caractéristiques de l’Hôpital. On peut combiner différentes méthodes et outils ou les utiliser
l’une après l’autre ; nous nous évertuerons donc à présenter dans cette section les outils qui
nous aidés dans notre analyse.
[Link]
Il est un outil permettant de déceler tous les contours d’un problème ; le premier Q correspond
à la question Quoi ? (De quoi s’agit-il ? quel évènement ? quelle situation ? que se passe-t-il ?) ;
le deuxième Q correspond à la question Qui ? avec qui ? (Les personnes ? les responsables ?)
ensuite Où ? (Le lieu ? quel milieu ?) Quand ? (Date ? fréquence ? à quel moment ? depuis
quand ?) Comment ? (De quelle manière ? quel fonctionnement ?) Pourquoi ? (Quelle cause ?
quelle conséquence ?) (Voir la Annexe1 en annexe).
[Link]
différentes idées dans le but d’isoler celles qui permettront d’obtenir les résultats les plus
efficaces (Voir Annexe 2 en annexe).
• Matière : celle-ci renvoie aux matières utilisées et entrant en jeu, et plus généralement
aux entrées du processus ;
• Matériel : il s’agit de l’équipement, des machines, du matériel informatique, des
logiciels et des technologies ;
• Méthode : on retrouve ici le mode opératoire, les instructions de travail, la logique du
processus et de la recherche ;
• Main-d’œuvre : elle renvoie aux interventions humaines (compétences, formations,
organisations) ;
• Milieu : on regroupe ici l’environnement, le positionnement, le contexte de la société,
les bureaux, magasins, cantine, sans oublier les zones de manutention.
Le diagramme se présente de la manière suivante :
[Link] pondéré
Le vote pondéré est un très bon outil pour prendre des décisions lorsque le groupe n’adhère pas
entièrement à une idée par exemple dans le choix du problème ou dans le choix de la cause.
Ce type de vote est plus avancé qu’un simple vote à main levée, puisqu’il permet l’expression
par chacun de trois à cinq choix d’importance différente.
Chaque personne pourra exprimer son choix de la façon suivante :
• Elle attribuera 3 points à la solution qu’elle préfère ;
• Elle attribuera 2 points à la solution pour laquelle elle est favorable dans une moindre
mesure ;
• Elle attribuera 1 point pour son troisième choix.
Des alternatives existent avec plus de points qui peuvent être accordés aux votants.
Cet outil est utilisé pour provoquer et accélérer un choix lorsque les données sont qualitatives
et a été utilisé afin d’augmenter la perception des écarts entre les choix réalisés. Chacune des
causes de non-conformité observées au laboratoire de Bactériologie a été pondéré en fonction
des critères (urgence, fréquence, risque de non détection, gravité des effets ou sur le coût de
non-conformité). Un groupe de travail constitué de laborantins-chercheurs a été mis d’accord
sur les critères à retenir et le poids relatif de chaque cause a été calculé et une note graduée de
0 à 5 a été attribuée à chaque cause selon son degré d’impact. Le tableau ci-dessous présente
l’échelle utilisée pour hiérarchiser ces causes.
Très
Degré Pas Faible Assez fort Fort Très fort
facile
d’impact d’impact impact impact impact impact
impact
Échelle 0 1 2 3 4 5
[Link] de PARETO
Le diagramme de PARETO est un outil qualité statistique qui permet de sélectionner dans une
population les sujets les plus représentatifs en regard d’un critère chiffrable.
En d’autres termes, il permet de visualiser l’importance relative des différentes parties ou
catégories d’un ensemble précédemment analysé et chiffré sous la forme d’un classement et
d’une hiérarchisation. Il peut être réalisé chaque fois que l’on souhaite orienter une décision
concernant le choix de problèmes, de causes, de solutions. Il est généralement présenté sous
forme d’histogramme en colonne, les catégories sont affichées en ordre décroissant d’effectifs
en abscisse et en ordonnées les pourcentages cumulés. Encore appelée règle de 80/20, il sous
entant que 20 % de causes sont responsables de 80 % des effets observés. Pour construire un
diagramme de PARETO il faut collecter les informations que l’on souhaite analyser, les classer
dans un tableau en ordre décroissant où figurera les effectifs, les fréquences et les fréquences
cumulées, ensuite construire le diagramme ; une fois construit, on passe à la phase
d’exploitation. Le diagramme donne trois (3) zones A-B-C ; la zone A c’est celle des causes
produisant le plus d’effets, constituant souvent 20 % des causes totales et responsable de 80 %
des effets ; la zone B et enfin la zone C. La courbe ABC permet donc d’identifier les causes sur
lesquelles agir en premier pour réduire ou maximiser un résultat selon l’effet observé.
Ce chapitre marque l’aboutissement du diagnostic que nous avons déroulé tout au long des
chapitres précédents. Cette démarche nous a permis de recueillir un ensemble de données dont
les résultats sont présentés et analysés dans ce chapitre afin de ressortir l’essentiel de
l’information. La démarche de l’évaluation du non- respect des délais de rendu des résultats sur
le système qualité a été présenté dans le chapitre 3. Ainsi l’essentiel de l’information que nous
ressortons ici nous permet de proposer des solutions utiles aux responsables du laboratoire afin
que la palliasse de bactériologie puisse satisfaire sa clientèle à travers le respect des délais de
rendu des résultats lié à son activité, et que le laboratoire de l’Hôpital Laquintinie puisse
atteindre ses objectifs généraux et réduire le nombre de plainte dans le but de rehausser sa
performance et sa compétitive. Pour y parvenir, ce chapitre sera divisé en deux sections une
présentation, analyse et discussion des résultats en section 1 ensuite une proposition des
mesures et plan d’action section 2.
Apres avoir réuni autour d’une table les principales personnes (le coordonnateur du laboratoire
central, les différents majors, les différents chefs de paillasse, le dispatcheur) impliquées dans
le respect des délais de rendu des résultats, nous avons effectué un brainstorming qui nous a
permis de recenser plusieurs raisons potentielles pouvant être les causes du non-respect des
délais de rendu des résultats au laboratoire central. Après avoir effectué un tri suivi d’un
nettoyage en vue de retenir les plus pertinents, nous avons retenu 36 causes puis nous les avons
classé à l’aide du diagramme d’Ishikawa (5M). Ensuite grâce à un vote pondéré nous avons
détecté les causes les plus pertinentes et en utilisant le diagramme de Pareto nous avons enfin
détecté les 20 causes qui sont à l’origine de 80% du problème du non-respect du délai de rendu
des résultats.
Interprétation : Au terme de notre étude en ce qui concerne les résultats enregistrés durant le
mois de Mai, mois qui marque le début de notre étude, le laboratoire a reçu et traité 565
échantillons bactériologique ; parmi lesquels 523 ont été remis dans les délais recommandés
soit un pourcentage de 92.56% de résultat sorti dans les délais. Le tableau ci-dessous nous
montre également que pour l’examen Liquide de Ponction (LP) sur 15 échantillons reçus et
traités seulement 8 ont été remis dans les délais dont l’examen LP est celui qui enregistre le
plus faible pourcentage de respect des délais de rendu des résultats. Concernant les examens
d’analyse des spermes que ce soit le spermogramme et la spermoculture on remarque 100% de
réussite ; pour ce qui est de l’hémoculture nous pouvons remarquer que l’écart entre les délais
effectifs et les délais prescrits est de 6.3 comparé à l’écart moyen mensuel du mois qui est de
3.863 ce qui signifierait que les résultats de l’hémoculture sortent très tardivement comparé à
la moyenne ; alors que ce délai pour le PCV (Prélèvement Cervico Vaginale) et le LCR est de
2.9 preuve que ces examens sortent rapidement par rapport à la moyenne. Un écart moyen
mensuel de 3.863 est observé au final résumant la fin du mois, celui-ci représentant la somme
de tous les écarts moyens de chaque examen sur le nombre d’examen réalisé au total durant le
mois de Mai soit 11 examens.
Interprétation : Durant le mois de Juin, un mois après le début de notre étude, le laboratoire a
reçu et traité 996 échantillons bactériologique parmi lesquels 929 ont été remis dans les délais
recommandés soit un pourcentage de 93.27% de résultat sorti dans les délais. Le tableau ci-
dessous nous montre également que pour l’examen Prélèvement Vaginal (PV) sur 4
échantillons reçus et traités, seulement 2 ont été remis dans les délais ; l’examen PV est celui
qui enregistre donc le plus faible pourcentage de respect de délai de rendu des résultats du mois
de Juin qui est de 50%. Par contre concernant les examens Liquide Céphalorachidien (LCR) et
Liquide d’Ascite (LA), on remarque 100% de réussite ; pour ce qui est de l’hémoculture nous
pouvons remarquer que l’écart entre les délais effectifs et les délais prescrits est de 6.1960
comparé à 6.8 obtenu au mois de Mai. Nous notons un léger changement qui nous pousse à
croire qu’une fois les mesures correctives correctement appliquées nous aurons des écarts
encore plus restreints. Alors que ce délai pour le ECBU est de 2.317, un écart moyen mensuel
de 3.618 est observé au final résumant la fin du mois de Juin celui-ci représentant la somme de
tous les écarts moyens de chaque examen sur le nombre d’examen réalisé au total durant le
mois soit 13 examens.
Interprétation : Durant le mois de Juillet, avant dernier mois de notre étude, le laboratoire a
reçu et traité 548 échantillons bactériologique parmi lesquels 521 ont été remis dans les délais
recommandés soit un pourcentage de 93% de résultat sorti dans les délais. Le tableau ci-dessous
nous montre également que pour l’examen Prélèvement urétral (PU) sur 15 échantillons reçus
et traités, seulement 10 ont été remis dans les délais ; dont PU est l’examen qui enregistre le
plus faible pourcentage de respect de délai de rendu des résultats du mois de Juillet qui est de
66.67%. Concernant les examens PCV, Coproculture, Spermogramme, LCR, LP on remarque
100% de réussite ; pour ce qui est de l’hémoculture nous enregistrons toujours le plus grand
écart qui est de 4.93 comparé au mois de Mai (6.8) et de Juin (6.1960). Nous constatons que les
mesures mises en place pour résoudre le retard dans la transmission des résultats commencent
à produire des résultats satisfaisants ; alors que cet écart est de 1.38 pour le PCV. Un écart
moyen mensuel de 2.6 est observé au final résumant la fin du mois de Juillet celui-ci
représentant la somme de tous les écarts moyens de chaque examen sur le nombre d’examen
réalisé au total durant le mois soit 11examens.
Interprétation : Durant le mois d’Août qui est le dernier mois de notre étude, le laboratoire a
reçu et traité 602 échantillons bactériologique parmi lesquels 585 ont été remis dans les délais
recommandés soit un pourcentage de 97.17% de résultat sorti dans les délais. Le tableau ci-
dessous nous montre également que pour l’examen hémoculture sur 45 échantillons reçus et
traités, seulement 37 ont été remis dans les délais donc l’hémoculture est celui qui enregistre le
plus faible pourcentage de respect de délai de rendu des résultats du mois de Juillet qui est
88.22%. Par contre concernant les examens ECBU, PCV, Spermogramme, Spermoculture,
LCR, PU, LP on remarque 100% de réussite ; pour ce qui est de l’hémoculture nous avons
obtenu comme le montre le tableau des résultats très satisfaisants dans l’ensemble soit un écart
qui est de 3.3709 comparé à celui du mois de Mai (6.8), de Juin (6.1960) et de Juillet (4.93).
Un écart moyen mensuel de 2.244 est observé au final résumant la fin de ce mois représentant
ainsi la somme de tous les écarts moyens de chaque examen sur le nombre d’examen réalisé au
total durant le mois soit 11examens.
A la fin de notre analyse nous constatons que parmi tous les examens bactériologiques réalisés
au laboratoire de l’Hôpital Laquintinie, c’est hémoculture qui est l’examen bactériologique où
on accuse le plus de retard dans la sortie de ses résultats ceci avec un écart de 6.3 au mois de
Mai 6.19 au mois de Juin 4.93 au mois de Juillet et enfin 3.37 à la fin de notre stage académique
ceci par rapport aux écarts moyens mensuels .Nous remarquons aussi que les délais moyens
des examens de bactériologie évoluent de façon décroissante c’est-à-dire qu’ils passent de 3.863
au mois de Mai à 3.618 au mois de Juin puis de 2.6 au mois de Juillet à 2.244 au mois d’Août
ceci grâce aux différentes mesures correctives mises sur pied tout au long de notre stage dans
le but d’améliorer le rendu des résultats de la paillasse de bactériologie.
Figure 7: Courbe représentant l’évolution des écarts moyens mensuels allant de Mai à
Août2023
ecart moyen
4,5
3,863
4 3,618
3,5
3 2,6
2,5 2,244
2
1,5
1
0,5
0
Mai juin juillet aout
Interprétation :la courbe précédente nous fait constater que, plus les actions correctives sont
déployées, plus les écarts moyens diminuent. C’est ainsi qu’on passe d’un écart moyen de 3.863
en Mai à un écart moyen de 2.244 à la fin de notre étude preuve que les actions correctives
mises en œuvre ont été très efficaces.
Tableau 10: causes probables du non-respect des délais de rendu des résultats
DISCUSSION
Comme nous l’avons vu précédemment, nous avons mené notre étude sur une période de 4 mois
allant du mois de Mai au mois d’Août. Elle a porté sur près de 2711 échantillons soit 565
échantillons au mois de Mai, 996 échantillons au mois de Juin, 548 échantillons au mois de
Juillet et enfin 602 échantillons au mois d’Août. Nous pouvons expliquer cette croissante
brutale du nombre d’échantillon au mois de Juin dans notre étude par le fait que cette période
marque le début des vacances et il y’a une grande migration des populations vers la ville
économique soit pour les affaires soit pour les loisirs. A l’avenir il sera utile d’augmenter la
durée des périodes de recueil des données question de rendre notre travail plus pertinent, et de
réaliser un tirage au sort de ces périodes sur l’année pour améliorer la représentativité de notre
échantillon. Au mois de Mai, on note l’examen liquide de ponction qui enregistre le plus petit
pourcentage de résultat sorti dans les délais soit 53.33% donc sur 15 échantillons reçus et traités,
seulement 8 échantillons sont sortis dans les délais recommandés ; ceci peut être dû à la rupture
des réactifs permettant la réalisation de cet examen bactériologique. On observe l’hémoculture,
examen bactériologique ayant la plus grande marge de délai prescrit (7 jours comparé à 5 jours
pour tout le reste des autres examens bactériologique) qui enregistre le plus grand écart (délai
effectif -délai prescrit) qui est de 6.3 ceci pouvant être causé par le retard dans la transmission
des factures (les paillasses qui finissent en 1er ne permettent pas aux autres de porter leur
résultat). Au mois de Juin, on note le PV qui enregistre le plus faible pourcentage de résultats
sortis dans les délais de ce mois qui est de 50% soit 4 échantillons entrés et reçus contre 2 sortis
l’absence de vérification entre ce qui est entré et ce qui est sorti peut-être la cause de ce
pourcentage. On note aussi l’hémoculture qui subit une légère diminution passant d’un délai de
6.3 au mois précèdent à un délai de 6 .1960. Au mois de Juillet, avant dernier mois de notre
étude nous notons cette fois si le PU qui enregistre le plus faible pourcentage de résultats sortis
dans les délais soit 66.67% probablement dû à l’erreur d’étiquetage des examens demandés sur
le tube ou dû à une possibilité que l’analyse n’ai pas été faite. Quant à l’hémoculture son délai
subi une décroissance considérable quittant de 6.1960 à 4.93 preuves que les actions correctives
agissent efficacement sur le problème. Au dernier mois de notre étude, l’hémoculture persiste
l’examen dans lequel on a rencontré le plus de problème déjà qu’il enregistre le plus faible
pourcentage de résultats sortis dans les délais ; en plus de cela il a l’écart le plus grand de tous
les examens bactériologiques du mois soit 3.3709 chiffre déjà satisfaisant par rapport à ceux
des mois passés mais preuve aussi qu’il y’a encore beaucoup à faire pour atteindre l’excellence ;
ceci en passant par le suivi efficace du plan d’action mis en place.
❖ Patients inclus
Le motif d’inclusion choisi était suffisamment large pour inclure un minimum de 600 patients
dans chaque mois, à l’exception du mois de Mai et Juillet au cours desquels nous avons reçu
respectivement 565 patients (pour un écart moyen mensuel de 3 .863) et 542 patients (pour un
écart moyen mensuel de 2.6). Ces critères ont donc permis d’inclure une grande hétérogénéité
de patient.
❖ Patients exclus
La principale cause d’exclusion des patients est représentée par l’absence d’analyse de
bactériologie dans la prescription initiale. Il s’agit des patients présentant une pathologie ne
nécessitant pas l’intervention d’un examen bactériologique. Nous pouvons émettre l’hypothèse
qu’un manque de compréhension du but de notre étude par les personnels impliqués a pu
Présenté et soutenu par KENMOGNE SIDJE Fride 77
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
favoriser un manque d’implication dans le recueil de données. C’est pour cette raison que nous
avons essayé de limiter au maximum le facteur humain.
Propositions de quelques solutions pour lutter contre le non-respect des délais de rendu
des résultats
Tableau 13: proposition des solutions contre les 7 causes les plus importantes recensées
B. Plan d’action
Objectif : Améliorer le délai de rendu des résultats d’ici la fin du mois d’Aout.
RESULTATS
CAUSES ACTION A MENER RESPONSABLE ECHEANCE MOYENS
ATTENDUS
80
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Les agents de liaison doivent vérifier si Dr MEDI Photocopieuse Permettre que les
Retard de transmission toutes les factures des patients KWETE. D factures se retrouvent
10Mai-31Mai
des factures enregistrés sont transmises sur toutes les
paillasses
Le dépôt des échantillons Sensibiliser le personnel qui se charge Mme EJOMI Ressources Traçabilité dans le
se fait avant de venir du dispatching des échantillons 10Mai humaines traitement des
vérifier échantillons
Sensibiliser le personnel Dr MEDI Ressources Personnels formés
Erreur d’étiquetage des
10 Mai financières plus apte à travailler
examens
81
Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
CAUSE ACTIO RESPONS DEL MOYEN RESULTATS SUIVI(Jui SUIVI SUIVI RESPONSA
ACTION
S N ABLE AI S ATTENDUS n) (Juillet) (Aout) BLE
Faire Connaitre
10M
régulièr habituellement
ai- Le [Link]
ement [Link] le stock de Fait Fait Fait Surveillance
31M personnel
l’invent Mme TITY réactif tout au
ai
aire des long du mois
stocks
Passer Service
Rupture
les 10M Ressourc d’approvisionn Se battre à passer les
des
comma [Link] ai- es ement Rupture de Rupture de Rupture commandes même
réactifs Mme TITY
ndes Mme TITY 31M financièr constamment 6 réactifs 4 réactifs de 2 quand le stock est
dans les ai es fournis et à réactifs encore plein
délais temps
Prestataire Prestatair Organiser régulièrement
Payer 10M Ressourc
Livraison des Aucun s payés es payés des réunions avec le
régulièr ai- es
Directeur réactifs dans payement partiellem partielle Directeur pour lui faire
ement 31M financièr [Link]
les délais effectué ent ment comprendre
les ai es
l’importance de payer
82
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Etablir Manque
un de
Plusieurs Certains
Absenc cahier traçabilit
patients patients Renouveler le matériel
e de ou sera é dans les
viennent viennent informatique pour
vérificat noté examens
pour pour faciliter
ion unique Ressourc entrés et
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entre ce ment les 15M es Sauvegarde ceux déjà Dr MEDI
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qui est examen ai financièr des infos sortis Le Directeur
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Les Les On trouve Absence Chaque chef de
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10M
de de les factures se des résultats certaines transmettre la facture du Le chef de
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si toutes impossible secrétariat échantillon ; pour les
84
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Échantillo Quelques
Erreur Confusion ns mal rares
Sensibil Personnels Acheter un appareil qui
d’étique Ressourc de tube étiquetés échantillo
iser le 10M formés plus permettra de faire Dr MEDI
tage des Dr MEDI es des ns
personn ai aptes à l’étiquetage Le Directeur
examen humaines échantillon toujours
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personn ai financier nouveau personnel
faites travail quantité
el
du
personnel
Source : par nos soins
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Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
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CONCLUSION GENERALE
En vue d’apporter des réponses à ces questions, nous avons fait des observations et réalisé une
liste exhaustive de 36 causes probables du non-respect des délais de rendu des résultats
d’examen bactériologique à l’aide des outils QQOQCP et le brainstorming qui sont entre
autres la perte des factures et des échantillons ; le retard de transmission des factures et des
échantillons ; le défaut de décharge au retrait des résultats entre les paillasses, le secrétariat et
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le prélèvement ;les noms des patients introuvables car mal écrit ;l’oublie de certaines souches
de factures sur la table par le collecteur au bureau du major labo central ; le fait que les délais
de rendu des résultats ne soit pas bien connus ; le travail fait sans tenir compte des délais de
rendus des résultats ; le fait que tout le monde donne les informations aux patients ; l’accès au
résultat des patients non restreint aux personnes non autorisés ; le fait que les résultats de
bactériologie ne soit pas sauvegardés plus de 24h dans les machines, même un patient ayant
payé son nom est introuvable ; l’absence de vérification entre ce qui est entrée et ce qui est
sortie et bien d’autres. Ainsi les informations recueillies nous ont permis de connaitre
l’entendue du problème puis à l’aide du diagramme d’Ishikawa nous avons analysé ces causes.
Le vote pondéré et le diagramme de Pareto nous ont permis de proposer des solutions efficaces
au non-respect des délais de rendu des résultats.
Nous avons fait des propositions tel qu’approvisionner constamment le laboratoire, limiter
l’accès aux résultats à tout le personnel, établir un cahier ou sera noté uniquement les examens
qui sont sensés sortir le jour indiqué, suggérer le fait que les agents de liaison doivent vérifier
si toutes les factures des patients enregistrés sont transmises, sensibiliser le personnel qui se
charge du dispatching des échantillons, augmenter le personnel. Pour répondre à la question de
départ, qui était de savoir comment le non-respect des délais de rendu des résultats pouvait-il
affecter la qualité des services et la satisfaction des clients, nous dirons que ceci peut l’affecter
dans le sens où le non-respect des délais entraine un retard dans la sortie des résultats des
examens des patients, ce qui entraine une insatisfaction des patients du laboratoire et conduit à
la perte progressive de l’image du laboratoire et de sa notoriété ; l’objectif principal étant
d’améliorer le délai de rendu des résultats au laboratoire. Cette étude nous a permis de nous
rapprocher du milieu professionnel, de voir d’un point de vue pratique la réalité sur le terrain et
de mettre en œuvre les mesures préventives efficaces contre le non-respect des délais de rendu
des résultats d’examen bactériologique. Nous pouvons dire que, le laboratoire de l’Hôpital
Laquintinie doit toujours être à l’écoute de ses parties prenantes en particulier sa clientèle et
son personnel car, ceux-ci sont les pièces maitresses qui conditionnent la qualité au sein du
laboratoire. Notre travail aura contribué à l’évolution du laboratoire et surtout à son processus
de certification qui est prévu pour janvier 2024 dans laquelle celle-ci s’est engagée ; processus
qui a de brillants résultats jusque-là.
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central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
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91
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central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
29. Pierson, D. (2018). Quality management system implementation and its influence on
laboratory performance. Clinical Microbiology Newsletter, 40(1), 1-7.
30. Plebani, M., & Carraro, P. (2017). Mistakes in a stat laboratory: Types and frequency.
Clinica Chimica Acta, 466, 27-31.
31. P. Pellerin (2004). Une Démarche Complète de Management Basée sur les
Fondamentaux de la Qualité, Colloque Association Française Edwards Demong, Melun,
p126.
32. Smith, B. & Johnson, C. (2017). Perceptions of quality in laboratory testing: A review.
Clinical Laboratory Journal, 63(4), 212-218.
33. TESFAYE Daniel. Laboratoire National de Santé Publique, 2021.
34. Zeithaml, V. A., Parasuraman, A., & Berry, L. L. (1988). SERVQUAL: A Multiple-
Item Scale for Measuring Consumer Perceptions of Service Quality. Journal of
Retailing, 64(1), 12-40.
• Norme ISO 9000 (2005) : systèmes de management de la qualité-principes essentiels
et vocabulaire ;
• Norme ISO 9001 (2015) : systèmes de management de la qualité–exigence ;
• Norme ISO 9002(2016) : système de management de la qualité ;
• Norme ISO 9004(2018) : management de la qualité-qualité d’un organisme ;
• Norme ISO15189 (2022) : norme internationale spécifique aux laboratoires de biologie
médicale ;
• Norme ISO/CEI 17025 (2017) : exigences générales concernant la compétence des
laboratoires d’essais et étalonnages.
SITES INTERNET
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92
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ANNEXES
Source : Julien vander Feer les raisons pour organiser un brainstorming, le 7 sept .2020.
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1 Perte des factures et des Remettre les souches jaunes en bactériologie ou envoyer
échantillons les photocopies des souches roses en bactériologie
2 Retard de transmission des Recruter plus de personnel pour effectuer cette tache
factures et des échantillons
3 Défaut de décharge au Déployer une personne pour effectuer la vérification de la
retrait des résultats entre décharge des résultats
les paillasses, le secrétariat
et le prélèvement
4 Noms des patients Sensibiliser tout le personnel pour écriture en majuscule
introuvables car mal écrit
5 Oublie de certaines Agent de liaison vérifie si toutes les factures des patients
souches de factures sur la enregistrées sont transmises
table par le collecteur au
bureau du major
laboratoire central
6 Les délais de rendu des Faire une fiche qui indique les délais de rendus ainsi que
résultats ne sont pas bien des tubes à utiliser. En parler lors d’une séance de
connus formation incluant tous les postes de prélèvement
7 Travail fait sans tenir Etablir une liste des comptes rendus quotidiennement
compte des délais de attendus et veiller à leur mise à disposition avant l’arrivée
rendus des résultats des patients
8 Tout le monde donne les Fiches taches de postes à remettre lors d’une réunion et
informations aux patients faire signer de tous
9 Accès au résultat des Limiter l’accès aux résultats à tous le personnel
patients non restreint au
personnes non autorisés
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28 Les résultats remis et Toujours faire décharger lors du retrait des comptes
déchargés par certain rendus
infirmier ne sont pas remis
au service pourtant
déchargé auprès du
préleveur
29 Absence de vérification Faire valider les photocopies des factures dont les
des factures et échantillons échantillons ont été reçus en différés afin d limiter les
des patients hospitalisés au mauvaises pratiques
même moment
30 Absence de validation de Assigner un personnel a cette tache
factures photocopiées
(examen NR) des patients
hospitalisés
31 Retard des préleveurs dans Définir une heure d’arrivée pour les collecteurs mobiles
la salle des hospitalisés
pour récupérer les
échantillons à analyser
32 Non séparation des Prelever le GE et NFS dans les tubes distincts
échantillons de GE et NFS
lors des prélèvements de
salle
33 Panne des équipements Communiquer avec la clientele sur les retards
34 Variation courant Acheter un regulateur de tension
électrique
35 Les taches ne sont pas Fiches de taches des postes
clairement définies et
scrupuleusement
appliquées
36 Les responsables ne Superviser les taches regulierement
supervisent pas
régulièrement les activités
Source : par nos soins
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Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
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CAUSES Sélectionnées
1 2 3 4 5
1 Perte des factures et des échantillons
2 Retard de transmission des factures et des
échantillons
3 Défaut de décharge au retrait des résultats
entre les paillasses, le secrétariat et le
prélèvement
4 Noms des patients introuvables car mal écrit
5 Oublie de certaines souches de factures sur
la table par le collecteur au bureau du major
laboratoire central
6 Les délais de rendu des résultats ne sont pas
bien connus
7 Travail fait sans tenir compte des délais de
rendus des résultats
8 Tout le monde donne les informations aux
patients
9 Accès au résultat des patients non restreint
aux personnes non autorisés
10 Les résultats de bactériologie ne sont pas
sauvegardés plus de 24h dans les machines,
même un patient ayant payé son nom est
introuvable
11 Absence de vérification entre ce qui est
entrée et ce qui est sortie
12 Echantillon frauduleux sans facture
13 Absence de vérification des comptes rendus
avant leur remise
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SOMMAIRE ............................................................................................................................... I
DEDICACE ............................................................................................................................... II
RESUME............................................................................................................................... VIII
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................ 1
1-Généralités ......................................................................................................................................... 7
[Link] ................................................................................................................................... 10
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b.L’assurance qualité..................................................................................................................... 18
A. Généralités................................................................................................................................. 20
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1. Définition ................................................................................................................................... 25
g.L’esthétique ................................................................................................................................. 29
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Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
A) Quelques concepts et définitions clés liées au non-respect des délais de rendu des résultats
dans les laboratoires et les différentes étapes qui composent le délai de rendu des résultats. .... 31
1)-Voici quelques concepts et définitions clés liées au non-respect des délais de rendu des
résultats dans le laboratoire ............................................................................................. 31
[Link]é ........................................................................................................................................ 32
[Link]é ........................................................................................................................................ 32
2)-Les différentes étapes qui composent le délai de rendu des résultats ..................................... 33
B) les différents types d’examens réalisés en bactériologie et leur délai de rendu des résultats
respectifs suivi de l’importance du respect des délais de rendu des résultats. .............................. 39
[Link] différents types d’examens réalisés en bactériologie et leur délai de rendu des résultats.
.......................................................................................................................................................... 39
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Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
[Link] ................................................................................................................................... 46
[Link] exécutif........................................................................................................................... 48
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Evaluation du délai de rendu des résultats d’examen bactériologique : cas du laboratoire
central de l’Hôpital Laquintinie de Douala
[Link]................................................................................................................................... 50
[Link] ......................................................................................................................................... 55
[Link] ............................................................................................................................. 55
A Evaluation des délais de rendu des résultats des examens bactériologiques du laboratoire
central de l’Hopital Laquintinie du mois de Mai à Août 2023 ........................................................ 61
B Identification et analyse des causes liées au non-respect des délais de rendu des résultats
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………..66
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DISCUSSION .......................................................................................................................... 76
B. Plan d’action.............................................................................................................................. 80
ANNEXES ............................................................................................................................... 93
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