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Droit objectif et droits subjectifs expliqués

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Droit objectif et droits subjectifs expliqués

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 Introduction générale

 Partie1: le Droit objectif


Chapitre premier: la définition de la règle de
droit
Chapitre 2: les sources du Droit objectif
Chapitre 3: Les branches du Droit objectif
 Partie 2: les droits subjectifs
Chapitre 1: les titulaires des droits subjectifs
Chapitre 2: les sources des droits subjectifs
Chapitre 3: la classification des droits
subjectifs
définition générale de droit
« ensemble de règles de conduite sociale
édictées et sanctionnées qui s’imposent aux
membres de la société »
 - normes prescrites produisant des effets
sur des individus
 - en cas de contravention de ses normes
ses individus sont frappés de sanctions.
 Définition du Droit:
Ensemble des règles qui régissent
l’organisation et le fonctionnement d’une
société donnée.
Toute société organisée suppose la
promulgation des règles juridiques destinées à
guider le comportement des membres de cette
société.
Le non respect de ces règles entrainent la
sanction qui est toujours proportionnelle par
rapport à la gravité de leur violation.
 Le rôle du Droit est d’assurer la coexistence
paisible d’un groupe humain ou d’harmoniser
l’activité des membres de la société.
Autrement dit, il est l’assise de l’ordre
social.
 Hauriou: « L’ordre social est une
organisation de la société sur certaines
bases en vue d’assurer au mieux la
subsistance du groupe, de faire l’entreprise
d’une civilisation et aussi en vue d’obtenir,
par des équilibres appropriés, le
mouvement lent et uniforme de l’ensemble
des situations et relations sociales »
 A) L’ordre social comporte une organisation qui
assure la cohésion de la société. Pour que cette
organisation soit efficace, il faut qu’elle soit
fermement maintenue par une autorité apte à
refréner les forces de dissociation;
 B) c’est-à-dire procurer à la collectivité la
satisfaction de ses besoins essentiels;
 C) il se réalise par un équilibre entre les intérêts
opposés;
 D) ne doit pas être conçu comme un état
d’immobilité, mais comme une continuelle et lente
adaptation aux conditions changeantes de la vie
 Ondistingue principalement entre deux
acceptions du droit : le droit objectif et les
droits subjectifs.
Droit objectif:  Droits subjectifs
Objet : l’organisation de rattachés au sujet du droit
la vie en société des et non à la règle de droit . ,
le droit objectif reconnaît
personnes. aux personnes, qui sont des
c’est l'ensemble des sujets de droit, des
règles, définies et prérogatives à l'égard
acceptées par les d'autres personnes ou sur
certains biens le code de la
personnes, afin de régir famille (droit objectif)
les rapports sociaux, et reconnaît au père le droit
garanties, sanctionnées, d’exercer son autorité
par l'intervention de la parentale sur ses enfants
puissance publique, (droit subjectif) de même
c'est-à-dire de l'État le droit civil reconnaît aux
personnes le droit de
propriété.
Varient selon des domaines spécifiques : une prérogative accordée à une
droit civil, droit commercial, droit de personne par le droit objectif:
travail, droit pénal, droit des sociétés…
droit de vote ; droit de travail..
 S’applique de façon  se définissent par la
générale sans personne déterminée
qui en est le titulaire.
distinction aucune de
 Exp: le droit de
l’individu créance, permet à son
 En cas de non titulaire (le créancier)
respect: sanction de traduire le débiteur
devant la juridiction
compétente pour
obtenir le
remboursement de la
dette.

Droit objectif = la règle de droit Droits subjectifs= obligations


 Partie 1 : le Droit objectif
 Partie 2 : les droits subjectifs
 Partie 3: l’organisation judiciaire
(éventuellement)
 c’est l'ensemble des règles de conduite
sociale qui régissent les rapports entre les
personnes et qui bénéficient de la contrainte
étatique, c'est-à-dire que l’Etat en garanti le
respect.
 Il s'articule autour de la notion de règle de
droit qu'il convient de définir avant
d'envisager ses sources et ses diverses
classifications c’est à dire les branches du
droit.
 la vie en société est encadrée également par
d’autres règles qui ne sont pas juridiques ou
ne sont pas considérées comme telles mais
qui ont vocation à régir implicitement les
rapports entre les individus:
- la règle morale
- la règle religieuse

la règle de droit s’en distingue aussi bien par sa


finalité que par ses caractères spécifiques.
 Organisation de la vie en société et de la
relation entre les personnes
 Pour atteindre cette finalité sociale, la règle
de droit s’inspire souvent de la morale et de
la religion
 Cependant , parfois elle contredit ses règles
 Nombreuses règles de droit sont empreintées
à la morale
 C’est le relais de la morale qui permet de la
consolider à l’aide de sanctions
 le Droit et la Morale tendent par contre vers
des finalités qui s’opposent.
 La règle morale se préoccupe des devoirs de
l'homme à l'égard des autres hommes et de
lui-même
 le Droit quant à lui vise avant tout à faire
respecter un certain ordre collectif.
 Le Droit, d'essence sociale, est de toute évidence
guidé par des valeurs morales et il n'est donc pas
toujours aisé de le discerner de la Morale tant le
rapprochement est total dans plusieurs domaines
 Exp 1:interdiction du vol et de l’homicide.
 Exp 2: En droit français, les donations entre
concubins doivent être annulées chaque fois que ces
libéralités sont destinées à inciter au concubinage ou
à le maintenir : il s’agit de décourager ceux qui
veulent se complaire dans des situations contraires
aux bonnes mœurs.
 Le droit marocain est autrement plus restrictif car
l’existence de relations sexuelles hors mariage entre
le testateur et le légataire, doit rendre le testament
nul et de nul effet. Notre code pénal réprime le
concubinage et l’adultère.
 Droit et Morale gardent des domaines
spécifiques: le droit règle des rapports là ou
la morale se tait
 Exp: : il importe peu à la Morale que l'on
roule à droite ou à gauche sur la chaussée
pourtant c’est sanctionné par le droit
-Il y a également des règles morales non
sanctionnées par le droit
Exp: le droit ne s’intéresse ni aux mauvaises
pensées ni même aux mauvaises intentions,
tant que celles-ci ne se matérialisent pas par
des faits troublant l’ordre social
 D'ailleurs, le droit prévoit des règles qui sont
moralement choquantes comme la prescription
 Exp : un voleur peut devenir propriétaire de la
chose volée si aucune action n'a été engagée
contre lui dans un certain délai.
 Enfin, la nature des sanctions de la règle de
droit et de la règle morale n'est pas la même.
le Droit comporte des sanctions concrètes,
prévisibles et organisées par les pouvoirs publics
( amende , prison…) , la morale n’est
sanctionnée que par le tribunal de la conscience
( le for intérieur) ou la pression sociale.
 D’origine humaine  D’essence divine
 Le but : d’assurer  Le but : organiser
l'ordre social dans ce principalement les
monde (ici-bas). rapports de l'homme
 le droit ne réprime avec Dieu et veille au
pas le péché en tant salut éternel de l'âme
que tel (ex le de l'être humain dans
mensonge) du moins l'au-delà
tant qu’il ne trouble La religion réprime les
pas l’ordre social actes
 le droit ne s’intéresse  la religion prétend
qu’aux régir les pensées au
comportements même titre que les
extérieurs, effectifs. actes
 Sanction : : le croyant
 Sanction: c’est l’état
(fidèle) rend compte
qui sanctionne à Dieu et non à l'Etat.
l’individu en cas de C’est dieu qui juge et
non respect du droit punie celui qui ne
respecte pas la règle
religieuse
 Cependant , la règle religieuse peut se
confondre avec la règle de droit notamment
lorsque l'Etat n'est pas laïc. Ainsi, l'inspiration du
droit marocain par la « charria » , notamment le
rite malékite, est certain.
 Exp: L’article 400 du code de la famille : " Pour
tout ce qui n’a pas été expressément énoncé
dans le présent Code, il y a lieu de se référer
aux prescriptions du Rite Malékite et/ou aux
conclusions de l’effort jurisprudentiel (Ijtihad),
aux fins de donner leur expression concrète aux
valeurs de justice, d'égalité et de coexistence
harmonieuse dans la vie commune, que prône
l’Islam. "
 Exp2: L’article 222 du code pénal prévoit :
"Celui qui, notoirement connu pour son
appartenance à la religion musulmane, rompt
ostensiblement le jeûne dans un lieu public
pendant le temps du ramadan, sans motif
admis par cette religion, est puni de
l'emprisonnement d'un à six mois et d'une
amende de 200 à 500 dirhams."
 Par contre, compte tenu de la différence de
finalité entre le droit et la règle religieuse, à
savoir veiller sur l’ordre social, le premier adopte
parfois des positions divergentes de celles de la
deuxième.
 Exp: Article 490 du code pénal dispose « Sont
punies de l'emprisonnement d'un mois à un an,
toutes personnes de sexe différent qui, n'étant
pas unies par les liens du mariage, ont entre
elles des relations sexuelles. »
 Article 491 du code pénal "Est punie de
l’emprisonnement d’un à deux ans toute
personne mariée convaincue d’adultère.
La poursuite n’est exercée que sur plainte
du conjoint offensé
 Article 492 du code pénal " Le retrait de
la plainte par le conjoint offensé met fin
aux poursuites exercées contre son
conjoint pour adultère."
 C’est une règle de conduite humaine dont
l’inobservation de laquelle, la société peut nous
contraindre par une pression plus ou moins
intense.
 Exemple: Toutes les règles relatives à l’union
entre l’homme et la femme constituent
l’institution juridique du mariage. L’obligation
alimentaire et l’institution du mariage forment
une institution juridique plus large
l’institution de la famille
 L’objet de la règle de droit peut imposer,
interdire, permet tel ou tel comportement, elle
ne vise pas une personne déterminée, sa
formulation est impersonnelle
Une règle de droit est une disposition abstraite, c.-à-d. générale
dans l’espace et permanente dans le temps puisqu’elle est
abstraite, elle est impersonnelle, cette impersonnalité est une
garantie contre l’arbitraire.
C’est un droit qui s’adresse à tout le monde sans exception, et
toute personne se trouvant dans une situation déterminée sera
concernée par la même règle.
la règle juridique n’est pas faite pour un individu ou pour un acte.
C’est une disposition absolument impersonnelle qui s’adresse, à
toutes les personnes qui remplissent les conditions d’application de
cette règle.
La généralité de la règle de droit se trouve parfois atténuée,
dans la mesure où elle concerne une situation plus ou moins
définie.
Exemple: les règles du droit commercial pour les commerçants;
les règles relatives au statut des avocats, des médecins, des
architectes, des militaires, etc
 Elleest générale: elle s’applique à toutes
les personnes sans exception ( le droit pénal)
ou à une catégorie de personnes ( le droit
commercial, le droit de travail…) et non à
une personne nominative et spécialement
désignée
 Exp: L’article 221 du code pénal dispose que
" Quiconque entrave volontairement
l'exercice d'un culte ou d'une cérémonie
religieuse, ou occasionne volontairement un
désordre de nature à en troubler la sérénité,
est puni d'un emprisonnement de six mois à
trois ans et d'une amende de 200 à 500
dirhams."
 Lebut de ce caractère général: garantir les
individus contre l'arbitraire et la
discrimination individuelle et répondre ainsi
au principe d’égalité des citoyens devant le
droit.
 Larègle de droit est abstraite : elle vise
une situation spécifique définie
abstraitement. Elle ne vise pas les personnes
mais les situations dans lesquelles elles se
trouvent.
 exp:L'article 210 du code de la famille
prévoit que: "Toute personne ayant atteint
l’âge de la majorité, jouit de la pleine
capacité pour exercer ses droits et assumer
ses obligations… »
Cette règle ne vise personne en particulier
et s’applique à tous ceux qui ont atteint
l’âge de la majorité fixé à 18 ans
 Toutes les règles sont obligatoires; mais la règle
de droit occupe une place à part, puisque
l’obligation imposée est sanctionnée par
l’autorité publique contrairement aux autres
règles.
 La finalité de la règle de droit est d'assurer la
sécurité et l'ordre social, elle se doit donc d’être
obligatoire et s'imposer sous peine de sanctions.
 En effet, nul ne peut déroger à la règle de droit
dès qu’il entre dans son champ d’application.
Parce qu’il est censé la connaître, le citoyen ne
peut justifier une entorse à la loi par sa
méconnaissance de la règle.
 Pourtant, si toutes les règles de droit sont
obligatoires, toutes ne le sont pas au même
degré. Selon la fonction considérée, les
règles de droit s’imposent de manière
absolue ou seulement relative.
 Il y a lieu donc d'apprécier la force
obligatoire de la règle de droit à travers la
distinction entre règle impérative et règle
supplétive
 La règle de droit est obligatoire!
-des fois elle est écarté au profit d'autres règles
prévues par les parties. On distingue alors la
règle impérative de la règle supplétive
- Règle impérative : d’ordre public, s’impose à
tout le monde et ne peut être écarté.
- exp: Le salaire minimum légal ( SMIG) est fixé
par la loi et tout accord entre un salarié et un
employeur tendant à l'abaisser est nul. Ainsi, la
règle de droit prévoyant le salaire minimum
légal est impérative et aucun accord contraire
n'est admis.
 Règle supplétive: règle de droit qui peut
être écartée par les personnes en prévoyant
une autre règle qui s'appliquera à sa place
 Exp: L'article 49 du code de la famille prévoit
"les deux époux disposent chacun d’un
patrimoine propre. »
 Toutefois, les époux peuvent se mettre
d'accord sur les conditions et de répartition
des biens qu'ils auront acquis pendant leur
mariage. Cet accord fait l'objet d'un
document distinct de l'acte de mariage.
 Concrètement, la règle consacrée par la loi
est la séparation des biens chacun des époux
dispose d'un patrimoine propre et personnel
et non commun et en cas de divorce les biens
acquis pendant le mariage ne seront pas
partagés.
cette règle peut être écartée: ils peuvent
prévoir la répartition de leurs biens non
seulement en cour du mariage mais après le
divorce aussi.
 L'inobservationde la règle de droit expose
son auteur à une sanction qui peut être
civile, pénale ou administrative.
 Plusieurs sanctions civiles
- Nullité de l’acte : Lorsqu’un acte juridique
(contrat) a été conclu sans respecter les
règles relatives à sa conclusion, la meilleure
manière de réparer ce non-respect est
d’anéantir ce contrat et le déclarer nul et de
nul effet.
Exp: L'article 360 du code de travail prévoit
"est nul de plein droit tout accord individuel
ou collectif tendant à abaisser le salaire au
dessous du salaire minimum légal."
- Le versement de dommages intérêts :
une personne qui viole une règle de droit et
cause un dommage à autrui est tenue de
réparer ce dommage en versant à la victime
une somme d'argent à titre de dommages
intérêts.
exemple : l'automobiliste qui, par excès de
vitesse, renverse et blesse un piéton doit
réparer les conséquences de son acte en
versant à la victime une compensation
pécuniaire (argent).
 L’exécution par contrainte :
L’autorité chargée de faire respecter la règle
en demande directement l’exécution en
ayant recours si nécessaire à la force
publique.
exp : le créancier qui n’a pas été payé à
échéance peut recourir au juge pour
demander la saisie et la vente des biens de
son débiteur et se faire payer sur le prix de
la vente. De même, le locataire qui ne paye
pas ses loyers peut être expulsé.
 des condamnations corporelles privatives de
liberté ou pécuniaires et qui sont prévues par le
code pénal.
 Ces sanctions sont assez variées selon la gravité
de l'infraction : la peine de mort, la réclusion
perpétuelle, l'assignation à résidence,
l'emprisonnement, l'amende…
 Distinction entre amende et dommage intérêts:
la première est versée à la trésorerie de l’Etat;
la deuxième est réparation matérielle d'un
dommage causé à la victime et qui les
perçoivent à titre d'indemnisation.
 sanctions relevant du droit administratif et
prise par l'autorité administrative.
 Exemples : fermeture d'un établissement
pour insalubrité, licenciement d'un
fonctionnaire pour faute grave, blâme,
avertissement
 Par sources de droit en entend les sources
formelles. Ces sources diffèrent selon les
systèmes juridiques et les régime étatiques
 Il existe entre elle une hiérarchie
 Théorie de Kelsen : les sources inferieures ne
peuvent aller à l’encontre des prévisions
d’une norme de source supérieur
 Au sommet de cette hiérarchie se trouve la
constitution
 Pour le droit marocain, on distingue entre les
sources directes (la constitution, la loi, les
règlements et la coutume) et les sources
indirectes dites interprétatives (la
jurisprudence et la doctrine).
 Les sources traditionnelles
Elles sont constituées d’une part du droit
musulman qui joue un rôle très important dans la
vie juridique, et d’autre part , du droit coutumier
qui est un ensemble de règles qui sont établies non
pas par une volonté étatique mais par une pratique
répétée.
 Le droit musulman
Au Maroc, la religion n’est pas séparée de l’État,
les principes traditionnels du droit musulman
constituent des sources du droit actuellement en
vigueur.
L’article 3 de la constitution énonce que « l’islam
est la religion de l’État qui garantit à tous le
libre exercice des cultes »
 la constitution,
 la loi,
 les règlements
 la coutume.
 C’est le texte fondamental qui fixe l'ossature
organisationnelle et fonctionnelle de l'Etat.
 Ensemble des textes qui déterminent la
forme de l’Etat; la dévolution, et l’exercice
du pouvoir, les libertés publiques et civiles
des sujets de droit
 Son élaboration et sa modification obéissent
à une procédure différente des autres textes
 Plus concrètement, Elle détermine la forme
de l'Etat (Monarchie constitutionnelle),

 la forme du régime politique (le régime


parlementaire, les rapports entre le Roi, le
parlement et le gouvernement…)

 les droits fondamentaux (droit au travail,


liberté d'opinion, droits politiques…)
 Depuisl'indépendance, le Maroc a vécu sous
cinq constitutions : 1962, 1970, 1972, 1992,
1996 et 2011 actuellement en vigueur.

 La révision de la constitution peut être faite


à l’initiative du Roi, de la Chambre des
Représentants et de la Chambre des
Conseillers
 Pris dans son sens général; ce terme vise
l’ensemble des normes juridiques. On peut
donc y inclure la constitution, le règlement,
la coutume…
 Le terme loi au sens stricte vise la « loi » qui
est voté par le parlement
 Cependant, on distingue entre la loi
organique et la loi ordinaire
 la loi organique est située entre la
Constitution et la loi ordinaire,
 c’est une loi adoptée selon une procédure
spécifique et précisant les modalités
d'organisation et de fonctionnement des
pouvoirs publics dans les cas spécialement
prévus par la Constitution
 Avant d'examiner le processus d'adoption
d'une loi, nous allons déterminer
l'organisation et le domaine de compétence
du parlement marocain.
 Le Maroc adopte une organisation bicamérale
du parlement qui est composé de deux
chambres:
 La chambre des représentants
 La chambre des conseillers
 La chambre des représentants:

elle compte actuellement 395 membres élus


pour cinq ans au suffrage universel direct c'est-à-
dire le scrutin ouvert à tous les citoyens
majeurs. Parmi ces 395 sièges, 305 sont obtenus
sur la base de listes locales et 90 sur la base de
listes nationales réservées aux femmes (60) et
aux jeunes (30)

Le rôle de la Chambre des représentants est de


proposer et voter les lois, contrôler le
gouvernement et approuver le budget de l'État.
 Lachambre des conseillers:
composée d’un nombre de membres entre 90
et 120 au suffrage universel indirect pour six
ans. Les membres de la chambre sont élus
indirectement par les élus des chambres
professionnelles, des salariés, et
des collectivités locales. En raison du mode
de scrutin, la Chambre a tendance à sur-
représenter les marocains issus des zones
rurales.
 Pouvoirs de la chambre des conseillers

 Les projets de loi et propositions de loi sont


successivement examinés par la chambre des
conseillers et la chambre des représentants
pour parvenir à l’adoption d’un texte
identique. Après une lecture par chaque
assemblée, et en cas de désaccord,
la chambre des représentants l'emporte.
 Une séance par semaine est réservée aux
questions des conseillers et aux réponses du
Gouvernement.
 Ledomaine de compétence est déterminé
par la constitution le de manière restrictive
par énumération des matières qui doivent
faire l'objet d'une loi. Il s’agit:
 le statut de la famille et l’état civil,
 les principes et règles du système de santé,
 le régime des médias audio-visuels et de la
presse sous toutes ses formes,
 la détermination des infractions et des
peines qui leur sont applicables,
 l’organisation judiciaire et la création de
nouvelles catégories de juridictions,
 la procédure civile et la procédure pénale,
 le statut général de la fonction publique,
 les garanties fondamentales accordées aux
fonctionnaires civils et militaires,
 le régime fiscal et l’assiette, le taux et les
modalités de recouvrement des impôts,
 le régime des banques, des sociétés
d’assurances et des mutuelles,
 L'initiative
des lois appartient
concurremment au gouvernement (Chef de
gouvernement) et aux membres du
Parlement (représentants et conseillers).
 Ainsi, on distingue entre un projet de loi et
une proposition de loi selon son initiateur
 Le projet de loi est le texte émanant du
gouvernement.

 La proposition de loi est le texte émanant


d'un ou plusieurs membres du parlement.
 Toutprojet ou proposition de loi est examiné
successivement par les deux Chambres du
Parlement pour parvenir à l’adoption d’un
texte identique

 LaChambre des Représentants délibère la


première sur les projets de loi et sur les
propositions de loi initiées par ses membres ,
la Chambre des Conseillers délibère en
premier sur les propositions de loi initiées
par ses membres
 La loi adoptée est transmise au
gouvernement qui la soumet au Roi pour
promulgation .
 c’est l'acte par lequel le Roi atteste que la
loi a été régulièrement votée par le
parlement et en ordonne l'exécution.
Toutefois, le Roi peut surseoir à cette
promulgation, s'il estime que la loi doit être
modifiée, et faire retour du texte devant le
parlement en lui demandant une nouvelle
lecture
 Dahir n° 1.03.194 du 14 rejeb 1424 (11
septembre 2003) portant promulgation de la loi
n° 65-99 relative au code de travail
LOUANGE A DIEU SEUL
(Grand sceau de sa majesté Mohammed VI)
Que l'on sache par les présentes- puisse Dieu en
élever et fortifier la teneur Que notre Majesté
chérifienne, Vu la constitution, notamment ses
articles 26 et 58 A décidé ce qui suit :
Est promulguée et sera publiée au Bulletin
officiel, à la suite du présent dahir, la loi n° 65-
99 relative au code de travail, telle qu'adoptée
par la Chambre des conseillers et la Chambre des
représentants.
 La publication se fait au bulletin officiel.
C'est l'acte matériel par lequel la loi est
portée à la connaissance des citoyens.
 La publication a pour conséquence d’établir
une présomption irréfragable (aucune preuve
contraire n'est admise) de la connaissance de
la loi par tous les citoyens. En fait, si " nul
n'est censé ignoré la loi« il faut que cette
loi soit portée à la connaissance de tous.
 la publication est une condition nécessaire
pour qu’une loi ou règlement devienne
obligatoire et soit opposable aux particuliers
« les lois ne sont abrogées que par des lois
postérieures lorsque celles-ci l’expriment
formellement ou quand la nouvelle loi est
incompatible avec la loi antérieure »( article
404 du DOC)
 Deux sortes d’abrogation:
 1 – Abrogation expresse
 2 – abrogation tacite
 1 – Abrogation expresse : Suppose que le texte
nouveau en des termes formels, décide que
telles dispositions antérieures sont abrogées.
L’abrogation peut être globale ou partielle.
 - L’abrogation partielle qui est la plus
fréquente, laisse subsister une partie de la
législation antérieure (cas de la loi du 25
décembre 1980 qui a reformé en partie la
législation sur les loyers).
 - L’abrogation globale intervient
exceptionnellement à l’occasion de grandes
reformes ou à la suite d’un grand mouvement de
codification (le code pénal)
2 – Abrogation tacite : C’est l’hypothèse ou
une loi nouvelle prévoit des règles
incompatibles avec celles qui figuraient dans
un texte antérieur. Il est donc pas possible
d’appliquer au même moment deux textes
contradictoires. On en déduit que la loi
récente a implicitement abrogé la loi
ancienne.
 Il y a deux principes:

- Principe de la non-rétroactivité des lois


nouvelles
- principe de l’effet immédiat des lois
nouvelles
 La rétroactivité est la caractéristique d'une
norme juridique qui règle des situations nées
avant son adoption/ c’est contre la sécurité
juridique
 Par principe, la loi ne saurait être rétroactive
du fait du principe de l’égalité qui impose
qu’un citoyen ne puisse être poursuivi que
pour une infraction établie par la loi au
moment où il la commet.
 C’est un principe constitutionnelle
 Toutefois,il semble permis d’écarter ce
principe chaque fois pour des considérations
de justice, de sécurité ou d’ordre social
La loi nouvelle est destinée à s’appliquer
immédiatement en se substituant à la loi
ancienne qui n’a plus de raison d’être. La loi
nouvelle s’applique aux situations qui se créent
après son entrée en vigueur et elle s’applique
aussi aux effets futurs des situations anciennes.
De façon générale, deux argument justifient ce
principe :
 - La loi nouvelle est présumée meilleure que la
loi ancienne.
 - Il faut assurer l’unité de la législation en
évitant de faire coexister deux lois (nouvelle et
ancienne).
 Dérogations au principe de l’effet immédiat
de la loi nouvelle :
cet effet peut être écarté par une disposition
formelle, si le législateur estime souhaitable
de retarder l’application du nouveau texte.
Une autre exception concerne la matière des
contrats. Une loi nouvelle ne doit pas
produire effet à l’égard des contrats en cours
et bouleverser les prévisions légitimes des
parties.
 La constitution détermine le domaine de la
loi par une liste limitative des matières qui
doivent faire l'objet d'un texte voté par le
parlement.
 Toutes les autres matières autres que celles
qui sont du domaine de la loi appartiennent
au domaine réglementaire. (art.72 de la
constitution).
 Lesrèglements englobent l'ensemble des
décisions du pouvoir exécutif et des autorités
administratives.

 lepouvoir réglementaire appartient au


premier ministre qui l'exerce par décret. Il
peut également déléguer ce pouvoir à un ou
plusieurs ministres qui l'exercent par le biais
des arrêtés.
 Les règlements se repartissent en deux
catégories :

 Les règlements autonomes : se sont les


décrets et arrêtés pris dans les matières qui
ne sont pas du domaine de la loi, c'est-à-
dire dans le domaine réservé aux règlements.
 Les règlements pris pour l'exécution des
lois : Le pouvoir exécutif est chargé d'assurer
l'exécution des lois adoptées par le
parlement.
 Pour ce faire, il doit déterminer les mesures
et les détails de cette application par le biais
du règlement. Ce règlement intervient alors
pour la mise en application de la loi.
 Lacoutume est une source de droit non
écrite qui s'est établie avec le temps, par la
pratique et la répétition qui finit par devenir
obligatoire.
 tout usage ou comportement habituel de la
vie sociale ne constitue pas nécessairement
une coutume. Pour qu'il y ait coutume, il faut
la réunion de deux éléments :
 Un élément matériel : L'adage "une fois n'est
pas coutume" exprime bien que la coutume
est une règle issue d'une pratique constante
et prolongée lui assurant une certaine
notoriété.
c’est une pratique ancienne inscrite dans les
mœurs ; elle doit être répétée et durable
 Un élément moral : L'usage habituel doit
être ressenti comme étant obligatoire et les
individus doivent s'y conformer en ayant la
conviction que s'ils ne le font pas ils
encourent une sanction.
 La sanction n'est pas d'ordre moral mais une
sanction juridique.
 L’article 418 du code de commerce prévoit "
A défaut de convention, coutume ou d'usage
contraire, la rémunération du courtier est
due par celui qui l'a chargé de traiter
l'affaire".

Toutefois, lorsque la coutume est contraire à


une loi formelle elle ne peut être appliquée.
A côté des sources principales, deux autres
sources indirectes ou interprétatives du droit
sont largement admises :
 La jurisprudence
 La doctrine
 Elle peut avoir deux définitions.
 Dans un sens formel, la jurisprudence désigne
l'ensemble des décisions de la justice rendues
pendant un temps déterminé.
 Le recueil de jurisprudence est le document qui
regroupe l'ensemble des décisions judiciaires.
Elle peut être répertoriée selon plusieurs
critères : selon son origine (jurisprudence de la
cour d'appel, jurisprudence de la cour suprême),
ou selon la branche du droit concernée
(jurisprudence civile, commerciale, pénale,
administrative)….
 Dans une acception restrictive, la
jurisprudence désigne la solution
habituellement donnée par les tribunaux à
une question de droit.
 C'est l'interprétation admise par les
tribunaux concernant une disposition de la
loi (ex : la définition de la bonne foi,
l'intérêt général, le bon père de famille).
 Engénéral, comme les lois et les règlements
sont généraux et utilisent parfois des termes
dans le sens n’est pas précis, le rôle de la
jurisprudence consiste non seulement à les
interpréter mais encore à combler leurs
éventuelles lacunes.

 Parcet effort d'interprétation, la


jurisprudence contribue à faire évoluer le
droit et à susciter des réformes.
 La doctrine désigne l’ensemble des "opinions"
émises par les auteurs (professeurs,
magistrats, avocats et autres praticiens du
droit) qui traitent des matières juridiques.
 Formellement c'est l'ensemble de travaux
juridiques écrits : ouvrages, notes,
commentaires …
 si la majorité des auteurs s'accorde que les
tribunaux font une interprétation erronée
d'une disposition de la loi, leur position ne
s'impose nullement au juge.
 Toutefois,la doctrine contribue à mettre en
lumière les lacunes de la loi et des positions
jurisprudentielles et peut ainsi amorcer une
modification de la loi ou inspirer une révision
de l'interprétation qui en est faite par les
juges (revirement jurisprudentiel)
 Ledroit se divise en de multiples disciplines
qui peuvent toutefois être regroupées au sein
d’une distinction binaire entre le droit privé
et le droit public. Ces deux branches se
distinguent autant par leur l'objet que par
leur finalité.
 L'objet: Le droit privé a pour objet de
réglementer les rapports entre les
particuliers (mariage, héritage, contrats)
alors que le droit public organise l'Etat et les
collectivités publiques et leurs relations avec
les personnes privées.
 La finalité : Le droit privé recherche autant
que possible la satisfaction individuelle. Le
droit public recherche la satisfaction de
l'intérêt général et organise le gouvernement
de l'Etat et ses services. Il est
essentiellement impératif et les particuliers
ne peuvent y déroger
 Ledroit privé est l’ensemble des règles qui
gouvernent les rapports des particuliers
entre eux ou avec les collectivités privées tel
que les sociétés, les associations. C’est le
droit civil et le DOC qui constitue l’essentiel
de ces règles.
 Ledroit privé ne s’intéresse qu’aux rapports
des personnes privées entre elles. C’est le
cas des questions relatives à ce que l’on
appelle le statut personnel, familial et
successoral comme la réglementation des
mariages, la liquidation des successions. Il
en va de même des questions qui relèvent du
droit des contrats et des obligations : la
vente, le contrat de bail ou contrat de
location.
 Le droit public comprend l’ensemble des
règles qui dans un Etat donné, ont pour objet
l’organisation même de cet Etat et des
collectivités publiques (régions, provinces,
préfectures et communes) et qui gouvernent
leurs rapports avec les particuliers.
 Le droit privé est l’ensemble des règles
juridiques qui gouvernent les rapports entre
personnes privées. Il regroupe une multitude
de disciplines au centre desquelles figure le
droit civil.
 C’est la matière incontournable et
fondamentale du droit privé. C’est le droit
civil qui constitue l’essentiel de ces règles.
 depuis le droit romain, toutes les
connaissances juridiques se réduisaient au
droit civil et accessoirement au droit
commercial.
 dés qu’un texte spécifique fait défaut; c’est
les règles de droit civil (droit des contrats et
obligations) qui s’appliquent
 Ilrégit tous les rapports juridiques entre
particuliers au sein de la société.

- Il réglemente les éléments qui permettent


d’individualiser les personnes (nom, état
civile et le domicile).

- Il réglemente aussi toutes les questions


inhérentes au code du statut personnel
(mariage, filiation, répudiation).
 Il réglemente aussi les droits subjectifs :
prérogatives reconnus aux particuliers et qui
portent soit sur des choses : ce sont les
droits réels tels que le droit de propriété soit
qui s’exercent contre une personne

 Enfin il concerne bien évidemment l’un des


domaines les plus vastes du droit civil : le
droit des obligations et des contrats
-Le droit commercial
-Le droit des sociétés
- Le droit de la concurrence
- Le droit bancaire
- Le droit de la propriété intellectuelle
 Droit commercial :
 c’est l'ensemble des règles de droit privé
applicables aux commerçants

 il réglemente la profession commerciale


ainsi que les actes et effets de commerce
comme la lettre de change, billet à ordre,
chèques…
 Le droit des sociétés :

C’est l’ensemble de règles régissant la


formation, le fonctionnement et la
dissolution des sociétés
 Ledroit de la concurrence :
l’ensemble de règles régissant les rapports
entre agents économiques dans leurs
activités de recherche et de conservation
d’une clientèle dans un cadre concurrentiel
 Le droit bancaire :
c’est l’ ensemble des règles applicables aux
opérations de banque et aux personnes qui
les accomplissent à titre professionnel.
 Le droit de la propriété intellectuelle :
L’ensemble de règles relatives à la propriété
littéraire et artistique et à la propriété
industrielle
 Le droit de travail
 Le droit de la sécurité sociale
 Le droit du travail :
l’ensemble des règles qui régissent les
relations individuelles de travail (les rapports
entre l’employeur et les salariés) et les
relations collectives de travail (les rapports
entre les employeurs et les syndicats et
représentants du personnel)
 Ledroit de la sécurité sociale :
l’ensemble des règles qui organisent la
protection des individus contre les risques
sociaux (maladie, maternité, invalidité,
accident du travail, maladie professionnelle).
 Cette discipline réglemente, d’une part, le
déroulement procédural des instances civiles
(la procédure civile) et, d’autre part,
l’organisation et la compétence des
différentes juridictions civiles (tribunal de
première instance, cour d'appel, cour
suprême...).
 Entendu au sens large, le droit pénal a pour
objet l’étude du phénomène criminel révélé
par des agissements de nature à créer un
trouble pour la société. Il se divise en
plusieurs matières dont :
 Le droit pénal général : il définit les
éléments constitutifs des infractions et
détermine les sanctions applicables.
 La procédure pénale : elle est constituée
par l’ensemble des règles organisant le
déroulement du procès pénal (de la phase
policière au jugement).
 La criminologie : elle permet l’étude du
phénomène criminel dans sa réalité sociale
et individuelle (étude des causes et des
conséquences de la criminalité)
 Ledroit international privé est l’ensemble
des règles juridiques qui régissent les
rapports d’ordre privé (droit des personnes,
droit de la famille, droit des successions,
droit des contrats, droits des sociétés etc.) à
caractère international c'est-à-dire que les
parties sont de nationalités différentes,
résident dans des pays différents ou sont
liées par des engagements pris dans un pays
autre que leur pays de résidence
. Il répond principalement aux questions
suivantes: quel droit national est applicable
(ex divorce entre un français et une
marocaine installés en Espagne)? Quel
tribunal est compétent? A quelles conditions
une décision rendue dans un Etat peut-elle
être reconnue et exécutée dans un autre
Etat?
 Généralement ces questions sont réglées par
des traités internationaux.
 Le droit public regroupe l’ensemble des
dispositions réglementant d’une part la
constitution, le fonctionnement et
l’organisation des institutions publiques et,
d’autre part, les rapports entre la puissance
publique et les personnes privées
 Le droit constitutionnel
 Le droit administratif
 Les finances publiques
 Le droit fiscal
 Le droit international public
 C’est le droit qui régit les institutions
politiques de l’Etat et le fonctionnement des
pouvoirs publics.

 Ilregroupe l'ensemble des règles qui


président à l'organisation politique de l'Etat
et à son fonctionnement ainsi que celui de
l’ensemble des institutions publiques
 C’est le droit constitutionnel qui permet de
déterminer la nature du régime politique
d’un Etat (Monarchie constitutionnelle,
présidentiel, régime parlementaire …).
 L’administration est l’ensemble du
personnel, des agents, des organes qui
exercent l’activité administrative qui
consiste à satisfaire les besoins d’intérêt
général. »
 Ledroit administratif est l’ensemble des
règles juridiques qui régissent les relations
de l’administration avec les particuliers, et
qui s’appliquent à l’organisation, à l’action
et aux activités administratives ainsi qu’aux
contentieux administratifs
 Ledroit administratif s’intéresse aux
structures administratives, à l’organisation
administrative de l’Etat, aux interventions
par lesquelles les autorités publiques
assurent la satisfaction des besoins de la
collectivité.
 Ledroit administratif détermine aussi le
statut des organes chargés des tâches
administratives, il précise leurs moyens
d’action, leurs pouvoirs, leurs obligations et
réglemente également le contrôle de leurs
activités
 C’estl’ensemble des règles juridiques qui
organisent les ressources et les dépenses
financières de l’Etat et des collectivités
publiques
 Le droit des finances publiques s’intéresse
essentiellement au budget de l’Etat qui
constitue un document ou un moyen de
prévision des recettes et des dépenses
publiques. Il fait l’objet annuellement d’une
loi de finances votée par le parlement en
application de l’article 50 de la constitution
 C'est l'ensemble des règles qui déterminent
le mode de calcul et de recouvrement des
différents impôts et taxes que l'Etat peut
réclamer aux particuliers et aux entreprises.
 LeDroit International Public est constitué
par l’ensemble des règles de droit qui
s’appliquent aux sujets de la société
internationale : c’est-à-dire les Etats, les
Organisations Internationnales, et
exceptionnellement les individus.
 Ledroit international public a pour fonction
de réduire l’anarchie dans les relations
internationales en assurant la coexistence
entre les Etats et en essayant de satisfaire
les intérêts communs.
 Ledroit international public est souvent
l’expression des rapports de force et des
convergences d’intérêts entre Etats

Common questions

Alimenté par l’IA

Le système parlementaire marocain adopte une organisation bicamérale, où la Chambre des Représentants et la Chambre des Conseillers examinent les projets et propositions de loi . Les projets de loi émanant du gouvernement et les propositions de loi émanant des membres du Parlement doivent être votés par les deux chambres. En cas de désaccord, la Chambre des Représentants a le dernier mot . Une loi adoptée est transmise au Roi pour promulgation, qui peut demander une nouvelle lecture si nécessaire .

L'abrogation expresse se produit lorsqu'un nouveau texte législatif énonce explicitement que certaines dispositions précédentes sont abrogées. Cela peut être global ou partiel, modifiant ainsi les éléments de la législation tout en laissant d'autres parties intactes . L'abrogation tacite, par contre, survient lorsque le contenu d'une nouvelle loi est incompatible avec une loi antérieure, rendant impossible l'application simultanée de deux textes contradictoires .

La publication d'une loi dans le bulletin officiel est essentielle pour sa mise en œuvre, car elle établit la présomption irréfragable que tous les citoyens en ont connaissance. Une loi doit être rendue publique pour être opposable aux particuliers et avoir force obligatoire . Cela garantit que « nul n'est censé ignorer la loi » et permet à l'État d'appliquer des sanctions pour sa violation .

Le droit objectif est constitué de règles de conduite sociale qui régissent les relations entre les personnes et bénéficient de la contrainte étatique. Il s'applique de façon générale et impersonnelle avec la garantie de sanction par l'État en cas de non-respect . En revanche, les droits subjectifs sont des prérogatives particulières reconnues à une personne déterminée, comme le droit de propriété ou le droit de créance, qui permet à son titulaire d'exercer des actions juridiques pour protéger ses intérêts .

Le droit marocain est influencé par la charria, notamment le Rite Malékite, comme indiqué dans des dispositions législatives telles que l'article 400 du code de la famille. Cela reflète une fusion entre les valeurs islamiques et juridiques pour promouvoir justice et harmonie sociale . Cependant, des divergences apparaissent lorsque le droit doit veiller à l'ordre social laïc, ce qui mène parfois à des positions divergentes de celles des règles religieuses .

Alors que le droit s'inspire souvent de la morale pour établir des règles, il peut parfois contredire la morale. Par exemple, la règle juridique interdit le vol et l'homicide, des interdictions également soutenues par la morale . Cependant, certaines actions considérées immorales, comme le concubinage dans le droit marocain, sont judiciarisées avec des sanctions légales sévères, parfois rendant la règle de droit plus stricte que la morale elle-même .

La Constitution marocaine a évolué à travers plusieurs révisions, la dernière étant en 2011, pour s'assurer qu'elle répond aux exigences modernes et garantit les droits fondamentaux. Ces révisions peuvent être initiées par le Roi ou le Parlement. La Constitution garantit des droits comme le droit au travail et la liberté d'opinion, et établit l'organisation et le fonctionnement des pouvoirs publics .

Les sanctions du droit sont concrètes, prévisibles et organisées par les pouvoirs publics, telles que des amendes ou la prison . En revanche, la morale n'est sanctionnée que par le tribunal de la conscience ou par la pression sociale, sans implications légales . Les sanctions religieuses concernent surtout la relation avec Dieu, où le fidèle rend compte à Dieu, non à l'État .

Le principe de non-rétroactivité des lois garantit que les citoyens ne peuvent être poursuivis que pour des actes qui étaient illégaux au moment de leur commission, assurant ainsi la sécurité juridique et l'égalité devant la loi . Cela protège les citoyens des changements législatifs arbitraires et rétroactifs qui pourraient autrement affecter leurs droits et obligations antérieurs .

Au Maroc, le droit musulman, essentiellement inspiré par le rite malékite, est une source importante du droit en vigueur et n'est pas séparé de l'État. La Constitution affirme l'islam comme la religion de l'État, influençant la législation marocaine . Le droit coutumier, basé sur des pratiques répétées et non étatiques, continue également d'informer le système juridique en complément des lois écrites .

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