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Déclaration douanière en détail

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Douane

1 – LA DECLARATION DOUANIERE
EN DETAIL
Objet
Toute marchandise importée ou
réimportée, destinée à être exportée,
doit faire
l’objet d’une déclaration en détail.
Ce document constitue l’acte par
lequel le déclarant indique le régime
douanier à
assigner aux marchandises et
communique les éléments requis
pour l’application
des droits et taxes et pour les
besoins du contrôle douanier.
Obtention
La déclaration en détail est éditée
sur un imprimé conforme au modèle
conservé à
la Direction Générale des Douanes,
en quatre exemplaires de couleurs
différentes:
• exemplaire douane;
• exemplaire retour;
• exemplaire déclarant;
• exemplaire banque.
Après édition, le déclarant est tenu
de signer immédiatement les quatre
exem-
plaires ci-dessus et d’y joindre les
documents exigibles (factures
domiciliées,
documents de transport, registre de
commerce etc.). L’impression de la
déclara-
tion en détail est réservée
exclusivement à l’administration des
douanes, qui en
assure la fourniture aux utilisateurs à
titre onéreux.
Chaque opération de dédouanement
doit faire l’objet de l’introduction
dans le
Système Informatique des Douanes
(SIGAD), par le déclarant, des
éléments des
énonciations obligatoires devant être
requis sur la déclaration en détail.
La déclaration en détail doit contenir
les éléments suivants:
• l’expéditeur et le destinataire des
marchandises;
• le code du régime douanier assigné
aux marchandises;
• le numéro du feuillet;
• le nombre total des articles
déclarés;
• le type de l’opération;
• la valeur en douane;
• le code du pays d’achat ou de
vente, de provenance ou destination;
• le code du pays d’origine;
• les déclarants (n° agrément, ligne/
répertoire, n° de crédit);
• le numéro de domiciliation
bancaire;
DECLARATIONS EN DOUANES
II – LES PROCEDURES DU
COMMERCE EXTERIEUR
56
• le bureau de douane concerné;
• le régime douanier précédent (le
cas échéant);
• la déclaration sommaire (gros et
article);
• le nombre total des colis déclarés,
leurs poids total brut et la localisa-
tion des marchandises;
• la désignation et la codification
tarifaire des marchandises;
• le régime fiscal auquel est soumise
la marchandise.
Procédures
La déclaration en douane est établie
par le propriétaire légitime de la
marchan-
dise ou d’un commissionnaire en
douane (transitaire).
Elle est déposée au bureau des
douanes auquel est rattaché le lieu
d’entreposage
de ces marchandises et dans un
délai maximum de 21 jours. A
l’expiration de
ce délai, les marchandises en
question sont constituées d’office
sous le régime
du dépôt en douane.
La déclaration en douane,
accompagnée des documents
exigibles circulent dans
une chemise cartonnée dénommée
«chemise déclaration».
Coûts
La déclaration en douane donne lieu
à des droits et taxes applicables aux
marchandises et au paiement d’une
redevance pour prestations de
services,
fixé comme suit:
• 200 DA par déclaration
informatisée, sous tous les régimes
douaniers
à l’importation;
• 100 DA par déclaration
informatisée, sous tous les régimes
douaniers
à l’exportation, à l’exception de
l’exportation en simple sortie;
• 500 DA par déclaration sommaire
informatisée (manifeste);
• 20 000 DA de frais d’abonnement
annuel, pour les usagés reliés au
SIGAD;
• 05 DA par minute d’utilisation du
SIGAD
2 – LA GRILLE DE SAISIE DES
DOUANES
Objet
La grille de saisie accompagne la
déclaration en détail et facilite la
saisie des
informations et l’établissement des
statistiques. Certaines des
indications qu’elle
comporte sont les mêmes que celles
de la déclaration douanière.
La grille de saisie est composée de
deux parties:
1 – La partie fixe de la grille de saisie
comporte les informations suivantes:
• année d’enregistrement au registre
de commerce de l’importateur;
• n° d’enregistrement au registre de
commerce;
• mode de paiement (comptant,
consignation, engagement à payer);
• nom ou raison sociale de
l’importateur;
• code fiscal (identification NIS);
• adresse et code postal de
l’importateur;
• domiciliation bancaire (code wilaya,
code agence, code dossier). Ces
indications sont fournies par la
banque, grâce à un cachet qu’elle
appose sur la facture du fournisseur
et qui contient tous ces codes.
• adresse du fournisseur;
• type de contrat (FOB, C et F, CIF);
• financement (cash, crédit bancaire,
crédit fournisseur,…);
• opération (fonctionnement,
investissement);
• relation achat/ vente;
• pays de provenance;
• transport international (maritime,
aérien, terrestre);
• nature de la déclaration (définitive,
temporaire);
• type de dédouanement (partiel,
total);
• nombre de colis;
• poids net, poids brut;
• nom ou raison sociale du
fournisseur;
• déclaration précédente (bureau,
année, numéro);
• en cas de transit, bureau de départ,
bureau de destination;
• en cas de marchandises
manifestées: type de manifeste,
bureau, gros,
numéro);
• monnaie de paiement;
• régime économique.
2 – La partie variable de la grille à
remplir par article, comporte:
• le numéro de l’article;
• la désignation commerciale de la
marchandise;
DECLARATIONS EN DOUANES
II – LES PROCEDURES DU
COMMERCE EXTERIEUR
58
• le prix unitaire, la quantité, le poids
net de l’article;
• le code pays d’origine du produit;
• le code des documents joints.
A cette fiche peuvent être annexés
autant de feuillets supplémentaires
qu’il y a
d’articles (feuillet 2 de la grille qui
peut contenir 4 articles).
Procédures
La grille de saisie est établie dans la
plupart des postes douaniers par le
déclar-
ant, sur ordinateur. A défaut, elle est
rédigée par le déclarant de manière
lisible,
suivant la forme et les conditions
fixées par la Douane.
A la sortie de la saisie, le déclarant
récupère la déclaration douanière
D10 remplie
(déclaration de mise à la
consommation ex-D3)
Coût
Le coût de l’opération de saisie est
de 200 DA par feuillet, auquel
s’ajoute la
facturation du temps d’utilisation de
l’ordinateur.
3 – LA CHEMISE DECLARATION
Objet
La «chemise déclaration» sert à
assurer l’acheminement des
documents dans le
circuit de la déclaration en détail;
elle peut être utilisée pour
d’éventuelles obser-
vations du service. Le volet
détachable qui en est issu, permettra
au déclarant
le suivi du dossier de dédouanement,
auprès des différents paliers de
contrôle.
Procédures
• La première page de la «chemise
déclaration», servie par le déclarant,
doit comporter le numéro et la date
d’enregistrement de la déclara-
tion, la raison sociale du
commissionnaire en douane et le
propriétaire
des marchandises et éventuellement
le régime douanier assigné à la
marchandise.
• On y trouvera l’exemplaire douane
et le retour de la déclaration, ainsi
que tout autre document requis par
la réglementation en vigueur.
• Le volet détachable est visé par le
service et remis au déclarant, après
dépôt de la déclaration. Le service
devra mentionner sur le volet, le nom
de l’inspecteur vérificateur auquel le
système informatique douanier
SIGAD a affecté la déclaration.
• Les autres pages de la chemise
sont réservées exclusivement aux
anno-
tations du service.
• Le volet détachable devra être
présenté par le déclarant à chaque
étape
du circuit de dédouanement
(contrôle documentaire,
programmation
et déroulement du contrôle
physique, recouvrement et
enlèvement).
Délais: La déclaration en détail est
archivée dans les conditions
réglementaires
avec la chemise.
Coûts: Les coûts s’inscrivent dans
ceux relatifs à la procédure de
dédouanement.

L’ORGANISATION DU TRANSPORT A
L’INTERNATIONAL
1 – LES DOCUMENTS DE
TRANSPORT

Objet

• la lettre de transport aérien - LTA


ou Air Way Bil

I – La Lettre de Transport Aérien


(LTA)
La Lettre de Transport Aérien est un
document de transport de
marchandises
constituant le contrat de transport.
Fréquemment abrégée en LTA, elle
est dési-
gnée en anglais par AWB (pour Air
Way Bill). Ce document est régi par
la
Convention pour l’unification de
certaines règles relatives au
transport aérien
international, signée à Varsovie, le 12
octobre 1929 (Convention de
Varsovie).
Le format du document est normalisé
par la Cargo Services Conférence
(CSC)
de l’Association Internationale du
Transport Aérien (AITA).
L’exportateur est
responsable des énonciations qui
sont portées sur la LTA. La LTA est
signée par
II – LES PROCEDURES DU
COMMERCE EXTERIEUR
L’ORGANISATION DU TRANSPORT A
L’INTERNATIONAL
la compagnie aérienne puis remise
au chargeur avant l’embarquement
effectif
de la marchandise.
C’est donc concrètement le «billet»
de transport de la marchandise.
La LTA est un document aux
multiples usages:
• preuve de la réception du bien par
le transporteur;
• facture indiquant le montant du
transport;
• certificat d’assurance, si le bien est
couvert par la compagnie aérienne;
• document explicitant la nature du
bien lors des contrôles de douane;
• peut servir de support pour
spécifier des instructions
particulières.
1 – La Lettre de Transport Aérien
conformément à l’Article 8 de la Con-
vention de VARSOVIE doit contenir
les mentions suivantes:
• le lieu où le document a été créé et
la date à laquelle il a été établi;
• les points de départ et de
destination;
• les arrêts prévus, sous réserve de
la faculté, pour le transporteur,de
stipuler qu’il pourra les modifier en
cas de nécessité et sans que cette
modification puisse faire perdre au
transport son caractère
international;
• le nom et l’adresse de l’expéditeur;
• le nom et l’adresse du premier
transporteur;
• le nom et l’adresse du destinataire,
s’il y a lieu;
• la nature de la marchandise;
• le nombre, le mode d’emballage,
les marques particulières ou les
numé-
ros des colis;
• le poids, la quantité, le volume ou
les dimensions de la marchandise;
• l’état apparent de la marchandise
et de l’emballage;
• le prix du transport s’il est stipulé,
la date et le lieu de paiement et la
personne qui doit payer;
• si l’envoi est fait contre
remboursement, le prix des
marchandises et,
éventuellement, le montant des frais;
• le montant de la valeur déclarée
conformément à l’Article 22, Alinéa
2;
• le nombre d’exemplaires de la lettre
de transport aérien;
• les documents transmis au
transporteur pour accompagner la
LTA;
• le délai de transport et l’indication
sommaire de la voie à suivre (via),
s’ils ont été stipulés;
• l’indication que le transport est
soumis au régime de la
responsabilité
établi par cette convention.
2 – L’AVIS D’ARRIVÉE.
Objet
L’avis d’arrivée est un document
envoyé par le consignataire du navire
ou de
la marchandise à la personne en
«NOTIFY», sur le titre de transport,
afin de
l’informer de l’arrivée de la
marchandise. Il comporte aussi un
certain nombre
d’informations liées à l’identification
de la marchandise, du moyen de
transport,
de l’escale (quai, lieu
d’entreposage), de l’expédition et
éventuellement des frais
dus à destination (fret et frais). Il est
établi par l’agent consignataire.
Les indications minimales sont
extraites du manifeste et comportent
les indica-
tions suivantes concernant la
marchandise:
• le numéro du connaissement ou
LTA
• le nom du navire ou le numéro de
vol ou le numéro de voyage
• le nombre et la liste des conteneurs
• l’expéditeur
• la provenance
• la nature de la marchandise
• le fret
• la date de chargement
• la date d’arrivée
• le quai de débarquement ou le lieu
d’entreposage
• l’avis d’arrivée sert à déterminer les
frais de déchargement et de
magasinage et éventuellement
d’autres frais. Un timbre de
quittance
de 1 000 DA doit y être apposé.
3 – LE BON A DELIVRER
Objet
Le bon à délivrer est un document
émis par l’agent maritime indiquant
que le
destinataire s’est acquitté des frais
relatifs au transport maritime et des
frais
générés à destination (les frais de
débarquement). Ce document est
exigé par
les intervenants en aval (Douanes,
manutention, magasinage …). Il est
établi
par l’agent consignataire, en un seul
exemplaire.
Les indications minimales sont
extraites du manifeste et comportent
les indica-
tions suivantes concernant la
marchandise:
• n° du connaissement ou LTA;
• nom du navire ou numéro de vol;
• provenance;
• destinataire avec nom et adresse;
• nature de la marchandise;
• nombre de colis;
• quai de débarquement ou lieu
d’entreposage.

LES PROCEDURES FINANCIERES

7 – ATTESTATION DE DOMICILIATION
D’IMPORTATION
Objet
Toute opération d’importation de
biens et services est soumise à
domiciliation
obligatoire auprès d’une banque
intermédiaire agréée installée en
Algérie, sauf
pour les exceptions suivantes: les
opérations en transit, les
importations d’une
valeur inférieure à la contrevaleur de
100 000 DZD en valeur FOB, les
importa-
tions d’échantillons, les dons et les
marchandises reçues dans le cas de
la mise
en jeu de la garantie.
Cette opération permet d’identifier la
transaction commerciale par son
imma-
triculation. Elle fait l’objet d’une
attestation de domiciliation,
nécessaire pour
la procédure de dédouanement des
marchandises, pour exécuter les
paiements
en dinars et les transferts en
devises.
Obtention
L’attestation de domiciliation est
délivrée par la banque intermédiaire
agréée où
l’importateur choisit de domicilier
son opération.
Le titulaire de l’extrait du registre de
commerce ou le gérant de la société
impor-
tatrice, sont les seuls habilités à
accomplir les formalités bancaires.
Leur présence est aussi exigée pour
les formalités de contrôle aux
frontières,
cependant les représentants légaux
des SPA et les gérants des SARL et
EURL sont
autorisés à mandater un employé de
la société, afin d’accomplir ces
formalités
à condition que ce dernier soit
déclaré à la CNAS et enregistré
auprès de la
Direction de Commerce de la Wilaya
compétente.
Conditions
• Peuvent bénéficier de l’attestation
de domiciliation: les personnes
physiques ou morales possédant un
registre de commerce en tant
qu’importateur;
• Documents exigibles: copie du
contrat, factures, bon de commande
ferme, confirmation définitive
d’achat;
• Les procédures de domiciliation
bancaire et de dédouanement liées
aux
Fiche nº 17
LES PROCEDURES FINANCIERES
II – LES PROCEDURES DU
COMMERCE EXTERIEUR
opérations de commerce extérieur ne
peuvent s’effectuer que sur la
base de la carte magnétique du
numéro d’identification fiscale;
• Le crédit documentaire comme seul
moyen de paiement des importa-
tions, sauf pour les importations des
intrants et de pièces de rechange
réalisées par les entreprises
productrices, est régi par deux
conditions:

les importations répondent


exclusivement aux impératifs de
production;

les commandes cumulées annuelles


opérées dans ce cadre,
n’excèdent pas le montant de deux
millions de dinars algériens
(2 000 000 DA) pour la même
entreprise.
• Les importations de services sont
exclues de l’obligation du crédit
documentaire.
• Tout paiement des importations
d’une valeur égale ou supérieure à la
contrevaleur de 100 000 DZD, par le
débit d’un compte devise, doit
être exécuté par une banque
intermédiaire agréée domiciliataire;
• Si le contrat commercial le prévoit,
la banque intermédiaire agréée
peut procéder au versement
d’acomptes dans une limite de 15%
du
montant total du contrat.
• Cette mesure est applicable pour
l’importation des biens et services,
sous réserve de la présentation
d’une caution de restitution d’avance
d’égale valeur, délivrée par une
banque de 1er ordre;
• Tout règlement d’une importation
de biens par «remise documen-
taire» ou par «crédit documentaire»,
suivant les Règles et Usances
Uniformes de la Chambre de
Commerce Internationale (CCI), doit
être
accompagné par les documents
suivants:

le certificat sanitaire pour tout


produit agro-alimentaire;

le certificat de contrôle de qualité de


la marchandise;

le certificat d’origine de
l’importation.
Ces documents sont établis par des
organismes dûment habilités du
pays exportateur, lesquels sont
nécessairement différents du
fournisseur.
Le certificat sanitaire n’est pas exigé,
dans le cas d’un mode de règle-
ment par «remise documentaire» ou
par «crédit documentaire», pour
les produits ayant subi une
transformation par traitement
thermique
ou de conservation, excluant tout
risque de diffusion d’organismes
nuisibles.
II – LES PROCEDURES DU
COMMERCE EXTERIEUR
LES PROCEDURES FINANCIERES

• L’attestation de domiciliation
comporte les rubriques suivantes:

les codes de la banque et de


l’agence bancaire domiciliataire;

la désignation de l’inspection des


douanes du lieu de
dédouanement;

la désignation de l’importateur
(raison sociale, adresse, numéro
du registre de commerce, numéro de
l’identifiant statistique);

la désignation du fournisseur (raison


sociale, adresse)

la nature du bien importé


(désignation commerciale, tarif
douanier, pays d’origine, numéro et
date de la facture définitive)

la valeur de l’importation (en


devises d’origine avec contrevaleur
en dinars, quantité et prix unitaire
éventuellement)

le mode de paiement: paiement à


vue, par compte devises, par
remise documentaire ou par crédit
documentaire.
Procédures
L’attestation est établie par la
banque dite domiciliataire, en quatre
exemplaires:
• le feuillet n° 1 est destiné au client,
• le feuillet n° 2 est transmis par la
banque à l’inspection des Douanes
du lieu de dédouanement,
• le feuillet n° 3 est transmis par la
banque à la Direction du Commerce
Extérieur du Ministère de Commerce,
• le feuillet n° 4 est conservé par la
banque.
Durée de validité
L’attestation de domiciliation est
établie pour chaque opération de
commerce
extérieur.
Coûts
L’autorisation de transfert par
l’importateur est soumise à une taxe
fixée à:
• 10 000 DA pour toute demande
d’ouverture d’un dossier de
domiciliation
d’une opération d’importation de
biens ou marchandises;
• 3% du montant de la domiciliation
pour les importations de services.
L’autorisation de transfert par
l’importateur pour les biens
d’équipement et
matières premières non destinés à la
revente en l’état sont exclus de cette
obligation, sous réserve de la
souscription préalable à chaque
importation d’un
engagement de ne pas revendre le
bien.
LES PROCEDURES FINANCIERES
II – LES PROCEDURES DU
COMMERCE EXTERIEUR
Références:
• Loi de Finances Complémentaire
2009 (Articles 36 et 63).
• Loi de Finances Complémentaire
2010. (Article 44)
• Règlement n°11-06 du 19 octobre
2011 modifiant et complétant le
règlement n° 07-01 de la Banque
d’Algérie du 03 février 2007 relatif
aux règles applicables aux
transactions courantes avec
l’étranger et
aux comptes devises.
• Décret exécutif n° 93-286 du 23
novembre 1993 règlementant le
contrôle phytosanitaire aux
frontières (Article 3).
• Note n° 21/DGC/2009 du
04-03-2009 aux banques et aux
établissements financiers
intermédiaires agrées.
• Note n° 164/DGC/2011 du
24-03-2011 aux banques et aux
établissements financiers
intermédiaires agrées.
• Instruction n°04/11 du19 octobre
2011 modifiant et complétant
l’instruction n° 79-95 du 27
décembre 1995 portant organisation
et
fonctionnement du marché
interbancaire des changes.

MESURES DE CONTROLE AUX


FRONTIERES

– MODALITES DE CONTROLE DE LA
CONFORMITE DES
PRODUITS IMPORTES
Objet
L’admission des produits sur le
territoire national est subordonnée à
un con-
trôle de conformité, effectué par les
inspections aux frontières relevant
de
l’administration chargée de la
protection du consommateur et de la
répression
des fraudes.
Les opérations de contrôle prévues
par les dispositions des décrets
s’effectuent
de façon harmonisée et coordonnée
entre les différents services
d’inspection
intervenant aux frontières et en
fonction du risque que présente le
produit
importé, lié à sa nature, à sa
composition et à ses origines.
Le contrôle prévu est effectué avant
dédouanement et sur information du
ser-
vice des douanes de l’arrivée du
produit, sur la base d’un dossier
présenté par
l’importateur ou par son
représentant dûment habilité auprès
de l’inspection
aux frontières concernée.
L’autorisation d’admission ou
l’annulation de la décision de refus
d’admission
ou encore l’autorisation d’admission
du produit sur le territoire national
après
sa mise en conformité au niveau des
zones sous douane est requise pour
le
passage en douane.
Contrôle de la qualité aux frontières
L’inspection de contrôle de la qualité
et de la répression des fraudes aux
fron-
tières est dirigée par un chef
d’inspection placé sous l’autorité du
Directeur du
Commerce de wilaya.
L’inspection de contrôle est chargée:
• du contrôle de la qualité des
produits importés et de ceux
destinés à
l’exportation.
• du respect des bonnes pratiques en
matière de loyauté et de
transparence.
• du contrôle des changes liés à
l’activité du commerce extérieur.
MESURES DE CONTROLE AUX
FRONTIERES
III – LES FORMALITES
ADMINISTRATIVES PARTICULIERES
Obtention
L’autorisation d’admission ou la
décision de refus d’admission du
produit est
obtenue auprès de l’inspection aux
frontières du contrôle de qualité et
de la
répression des fraudes.
Conditions
A l’exception d’une liste de produits
préétablie (Annexe 2), le produit non
con-
forme peut, dans certaines
conditions, être mis en conformité et
au besoin
réexporté ou détruit à la charge de
l’importateur, à défaut de quoi il peut
être
saisi conformément à la loi.
En tout état de cause, le produit mis
en conformité doit disposer d’une
durée
de vie suffisante avant péremption.
Procédures
Le contrôle aux frontières porte sur
l’examen des documents
d’accompagnement
de la marchandise et / ou sur
l’examen visuel du produit, pouvant
être complété
par des prélèvements d’échantillons.
Le contrôle documentaire consiste à
vérifier:
• la déclaration d’importation du
produit, dûment renseignée par
l’importateur concerné;
• la copie certifiée conforme de
l’extrait du registre du commerce;
• la copie certifiée conforme de la
facture;
• l’original de tout autre document
exigé par la réglementation en
vigueur
et ayant trait à la conformité des
produits importés.
Le contrôle visuel consiste à
s’assurer de:
• la conformité du produit, par
référence aux spécifications légales
ou
réglementaires le caractérisant, aux
conditions de ses manipulations,
de son transport et de son
entreposage;
• la conformité du produit avec les
indications portées sur l’étiquetage
et/ ou sur les documents
d’accompagnement;
• l’absence de toute altération ou
contamination éventuelle du produit;
• l’existence de certificat de
garantie;
Le prélèvement d’échantillons est
décidé sur la base:
• des résultats de l’examen des
documents ou des contrôles visuels
effectués;
• de l’origine, de la nature, du type,
de la présentation et du niveau du
risque que présente le produit;
III – LES FORMALITES
ADMINISTRATIVES PARTICULIERES
MESURES DE CONTROLE AUX
FRONTIERES
• des antécédents concernant le
produit et l’importateur;
• de la fiabilité des inspections
effectuées au niveau du pays
exportateur
et des lieux de la manutention;
• des priorités fixées par
l’administration chargée de la
protection du
consommateur et de la répression
des fraudes.
Traitement des résultats des
opérations de contrôle:
Si aucune infraction n’est constatée
après examen documentaire et/ ou
après
contrôle visuel du produit et s’il ne
s’avère pas nécessaire de procéder
aux
prélèvements, l’inspection
concernée délivre une autorisation
d’admission du
produit.
Dans le cas où il y a eu constat
d’infractions, il est délivré une
décision de refus
d’admission du produit.
En cas de contestation de
l’importateur, un recours motivé de
changement de
destination peut être introduit et
formulé dans les huit jours, à
compter du jour
de la notification, auprès de la
Direction de Wilaya du Commerce
territoriale-
ment compétente et mention en est
faite sur procès verbal d’audition.
La Direction du Commerce
concernée dispose de quatre jours
ouvrables pour
procéder aux vérifications des motifs
invoqués pour le recours. Lorsque les
con-
clusions de ces dernières sont
infirmées, la décision de refus est
annulée, dans
le cas contraire, la décision de refus
est maintenue.
En cas de prélèvement
d’échantillons, il est notifié, après
résultats des tests,
l’admission ou le refus.
Les délais de notifications des
résultats de contrôle ne peuvent
excéder 48h,
à compter de la date de dépôt du
dossier. Ils peuvent être prorogés
par des délais
nécessaires aux analyses, sans
toutefois qu’ils ne dépassent la
durée maximale
en entreposage.
En cas de non-conformité et de refus
définitif, l’importateur peut
introduire un
recours auprès de la direction
régionale territorialement
compétente, portant
sur le changement de la destination à
réserver au produit en vue de sa
mise en
conformité ou sa réorientation, sa
réexportation ou sa destruction. La
direction
concernée dispose de cinq jours
ouvrables pour statuer sur le
recours.
Au cas où le recours n’aboutit pas
dans les délais, l’importateur peut
saisir les
services de l’administration centrale
chargée de la protection du
consommateur
en vue d’une décision finale,
nonobstant toutes autres voies de
recours légal.
Le dossier de poursuite judiciaire
doit être élaboré et transmis au
parquet, dès
MESURES DE CONTROLE AUX
FRONTIERES
III – LES FORMALITES
ADMINISTRATIVES PARTICULIERES

l’expiration du délai du recours


auprès de la Direction de Wilaya du
Commerce,
ou après confirmation du refus
d’admission par celle-ci, sans tenir
compte du
recours relatif à la destination à
réserver au produit non conforme.
Lorsque la non-conformité concerne
l’inobservation de la réglementation
relative à l’étiquetage, le produit
peut faire l’objet d’un
reconditionnement
conformément à la réglementation
en vigueur. Cette disposition ne
s’applique
pas aux autres produits acquis dans
le cadre du troc frontalier, produits
acquis
directement pour la consommation
exclusive des organismes étrangers,
pro-
duits acquis par les magasins de
free-shop, par les les entreprises de
catering,
collectivités locales etc.
Ces produits doivent, toutefois,
comporter un étiquetage conforme à
la régle-
mentation du pays d’origine ou de
provenance.
Les produits dont la mise en
conformité est impossible font l’objet
de mesures
conservatoires ou de destruction
prévues par la réglementation en
vigueur.
Références:
• Loi n° 09-03 du 25 fevrier 2009
relative à la protection du
consommateur et à la repression des
fraudes
• Décret exécutif n° 05-467 du 10
décembre 2005 fixant les conditions
et les modalités de contrôle aux
frontières de la conformité des
produits importés.
• Décret exécutif n° 90-39 du 30
janvier 1990 relatif au contrôle de la
qualité et de la répression des
fraudes.
• Arrêté interministériel du 15 août
2006 fixant le fonctionnement des
subdivisions territoriales du
commerce et des inspections de
contrôle
de la qualité et de la répression des
fraudes aux frontières. (Art 4 et 5)

– CERTIFICAT SANITAIRE DES


PRODUITS D’ORIGINE ANIMALE
Objet
Les produits d’origine animale sont
soumis à la présentation d’un
certificat
sanitaire (CS) obligatoire pour le
passage en douane.
Obtention
Le certificat sanitaire est demandé
auprès des Services Vétérinaires du
Ministère
de l’Agriculture et du Développement
Rural et établi d’un commun accord
avec
les Services Vétérinaires officiels du
pays d’origine.
Procédure
Le formulaire modèle de demande de
CS comporte des rubriques
obligatoires
concernant:
• l’identité du requérant;
• les produits à importer, notamment
leur:

nature;

quantité;

origine/ provenance/ destination;

état sanitaire (toxicologie,


microbiologiques, âge, radiations).
La demande est obligatoirement
accompagnée de résultats d’analyse
bactéri-
ologiques de laboratoires habilités,
visés par les Services Vétérinaires
officiels
du pays d’origine.
Durée de validité
La durée de validité est variable
selon les produits et le moyen de
transport.
Coût d’obtention
A l’heure actuelle, le coût
d’obtention du modèle de certificat
sanitaire n’est
pas applicable par les Services
Vétérinaires officiels

PRODUITS AGRICOLES

– DEROGATION SANITAIRE POUR


L’IMPORTATION D’ANIMAUX,
DE PRODUITS ANIMAUX ET/OU
D’ORIGINE ANIMALE
Objet
L’importation d’animaux vivants est
soumise au régime de la dérogation
sani-
taire, alors que les produits animaux
et/ ou d’origine animale peuvent faire
l’objet de dérogation sanitaire (DS),
requise pour le passage en douane.
Obtention
La dérogation sanitaire à
l’importation est délivrée par la
Direction des Services
Vétérinaires du Ministère de
l’Agriculture et du Développement
Rural. La durée
de traitement du dossier est de 48h
en moyenne.
Procédures
La demande de dérogation sanitaire
est soumise par l’importateur ou
l’exportateur ou, le cas échéant, par
leur mandataire, selon un formulaire
nor-
malisé, adressé, en un seul
exemplaire, à l’adresse suivante:
Ministère de l’Agriculture et du
Développement Rural
Direction des Services Vétérinaires
12 Boulevard Colonel Amirouche – 16
000 – Alger – Algérie
Tel: +213 – (0) 21 – 71 17 12
Fax: +213 – (0) 21 – 71 88 10
Elle comporte les rubriques
suivantes :
• identité du requérant;
• produits à importer, notamment
leur:

nature;

quantité;

origine;

provenance;

poids et lieu de débarquement.


La durée de validité
La validité de la dérogation sanitaire
d’importation dépend du produit à
importer.
La Direction des Services
Vétérinaires peut à tout moment
annuler cette déroga-
tion, conformément aux évolutions
sanitaires des pays.
PRODUITS AGRICOLES
III – LES FORMALITES
ADMINISTRATIVES PARTICULIERES
Délais
La Dérogation Sanitaire à
l’importation est établie pour une
seule opération
et sa validité peut être suspendue à
tout moment, en fonction des
conditions
sanitaires (animales ou humaines)
prévalant sur tout ou partie du pays
d’origine,
de transit ou de la région de
destination dans le cas d’une
exportation.
En outre et pour les importations,
certains animaux sont mis en
observation (lazaret):
• bovins d’élevage: 10 jours;
• bovins d’abattage: 2 jours;
• chevaux d’élevage: 15 jours.
Les intrants avicoles (poulettes
démarrées, dindonneaux …) sont mis
en quarantaine
sur leur lieu d’élevage ou
d’accouvaison.
Les principaux produits à
l’exportation concernés par la DS
sont les suivants:
poissons, escargots, grenouilles,
peaux, laits et produits laitiers.
Coût
Pour chaque demande de dérogation
sanitaire d’importation, il est
demandé
de joindre au dossier, un timbre
fiscal de 100 DA.
Références:
• Loi 88-08 relative à la médecine
vétérinaire et à la protection de la
santé animale
• Décret exécutif n° 91-452 relatif
aux inspections vétérinaires aux
postes frontières
• Décret exécutif n°10-90 du 10 mars
2010 complétant le Décret
exécutif n°04-82 du 18 mars 2004,
fixant les conditions et modalités
d’agrément sanitaire des
établissements dont l’activité est liée
aux
animaux, produits animaux et
d’origine animale, ainsi que de leur
transport.

Etiquetage et présentation des


produits alimentaires

Règles d’étiquetage et de
présentation des denrées
alimentaires préemballées
ou non, offertes comme telles aux
consommateurs et celles destinées à
la res-
tauration collective (hôpitaux,
cantines et collectivités):
• les mentions de l’étiquetage sont
rédigées en langue arabe et, à titre
accessoire et facultatif, dans une ou
plusieurs autres langues;
• elles sont inscrites à un endroit
apparent et de manière à être visible,
clairement lisible et indélébile, dans
les conditions normales de vente.
• l’étiquette ne doit pas se détacher
de l’emballage;
• dans le cas des emballages ou
récipients dont la surface est passée
à 20 cm², à condition que l’emballage
rassembleur porte les autres
mentions obligatoires, l’étiquetage
ne doit comporter que les men-
tions relatives à:

la dénomination de vente;

la quantité nette;

la date de durabilité minimale ou la


date limite de consommation.
• La dénomination de vente doit
indiquer la nature exacte de la
denrée
et elle doit normalement être
spécifique et non générique;
• L’indication de la quantité nette des
denrées alimentaires est exprimée
CONTRÔLE DE PRODUITS
SPÉCIFIQUES – INTERDICTIONS
ABSOLUESETSUSPENSIONS
TEMPORAIRES
III – LES FORMALITES
ADMINISTRATIVES PARTICULIERES
selon le système métrique
international en:

mesures de volume pour les denrées


liquides;

mesure de poids pour les denrées


solides;

poids ou en volume pour les denrées


pâteuses ou visqueuses;

nombre d’unités pour les denrées


alimentaires vendues à la
pièce.
• La liste des ingrédients est
constituée par l’énumération de tous
les
ingrédients de la denrée, dans l’ordre
décroissant de leur pourcentage
d’incorporation lors de la fabrication
de cette denrée.
La mention de date de durabilité
minimale ou de limite de
consommation n’est
pas requise dans le cas suivants:
• fruits et légumes frais qui n’ont pas
fait l’objet d’un épluchage, d’un
découpage ou de traitements
similaires;
• vins de liqueurs, vins mousseux,
vins aromatisés et produits
similaires;
• boisson titrant à 10%, ou plus,
d’alcool;
• produits de boulangerie ou de
pâtisserie qui se consomment 24h
après
la fabrication;
• vinaigres;
• sel de qualité alimentaire;
• sucres à l’état solide;
• produits de confiserie composés de
sucres aromatisés et/ ou colorés;
Sont dispensés de l’indication de
leurs ingrédients, les denrées
alimentaires
suivantes:
• les fruits et légumes;
• les eaux gazéifiées, dont la
dénomination fait apparaître cette
caractéristique;
• le vinaigre;
• les fromages, beurres, laits et
crèmes fermentées dans la mesure
où ces
denrées n’ont subi l’adjonction que
du produit lacté;
Les denrées qui contiennent les
ingrédients ci-dessous doivent être
mises claire-
ment en évidence:
• les céréales contenant du gluten;
• crustacés et produits dérivés;
• œufs et produits dérivés;
• poissons et produits dérivés;
• arachide, soja et produits dérivés;
• lait et produit laitier, y compris le
lactose;
• fruits à coque et produits dérivés;
• sulfites en concentration de 10 mg/
kg ou plus;

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