0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
33 vues368 pages

Introduction aux Réseaux Informatiques

Transféré par

Ddda Bbba
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
33 vues368 pages

Introduction aux Réseaux Informatiques

Transféré par

Ddda Bbba
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Introduction aux Réseaux

Informatiques

Cours SIC3 : ENSA - OUJDA

ENSAO
Réalisé par :

Mr. Omar SEFRAOUI

1
Plan
Notions de base.
Couche physique et Liaison.
Couche Réseau.
Couche transport.
Couches hautes.

ENSAO
Administration réseau, sécurité.
Quelques technologies nouvelles.

2
Notions de Base

Rappel sur les bases physiques de la transmission de


données, communications numériques et le traitement de
signal dans le contexte des réseaux informatiques.

Transmission en bande de base, multiplexage fréquentiel et


temporel, modems…

ENSAO
Notions de base

Les supports physiques de transmissions sont les éléments permettant de faire circuler
les informations entre les équipements de transmission. On classe généralement ces
supports en trois catégories, selon le type de grandeur physique qu'ils permettent de
faire circuler, donc de leur constitution physique :
 Les supports filaires permettent de faire circuler une grandeur électrique sur un
câble généralement métallique
 Les supports aériens désignent l'air ou le vide, ils permettent la circulation
d'ondes électromagnétiques ou radioélectriques diverses

ENSAO
 Les supports optiques permettent d'acheminer des informations sous forme
lumineuse
Selon le type de support physique, la grandeur physique a une vitesse de propagation
plus ou moins rapide (par exemple le son se propage dans l'air à une vitesse de l'ordre
de 300 m/s alors que la lumière a une célérité proche de 300 000 km/s).
4
Notions de base

1. Bande passante et largeur de bande


 La bande passante (en anglais bandwidth) d'une voie de transmission est
l'intervalle de fréquence sur lequel le signal ne subit pas un affaiblissement supérieur à
une certaine valeur (généralement 3 dB, car 3 décibels correspondent à un
affaiblissement du signal de 50%),
Pr

ENSAO
Pe

Pe/2

f1 f2 f
bande passante à 3dB

5
Notions de base

Une ligne de téléphone a par exemple une bande passante comprise entre 300 et 3400
Hertz environ pour un taux d'affaiblissement égal à 3 dB.

La capacité d'une voie est la quantité d'informations (en bits) pouvant être transmis sur
la voie en 1 seconde.

La capacité se caractérise de la façon suivante :

ENSAO
C = W log2 (1 + S/N)
C capacité (en bps)
W la largeur de bande (en Hz)
S/N représente le rapport signal sur bruit de la voie.

6
Notions de base

Un support de transmission est imparfait et ne laisse passer que certaines fréquences,


il se comporte comme un filtre. Il est donc caractérisé par sa bande passante que l'on
peut définir comme la bande de fréquences dans laquelle les signaux sont
convenablement transmis.

 La largeur de bande est l'intervalle de fréquences (« la bande ») transmises sans


distorsions notables sur un support de transmission bien défini.

ENSAO
7
Notions de base

2. Affaiblissement
L'affaiblissement est une fonction non linéaire de la longueur de la ligne et de la
fréquence du signal. L‟affaiblissement traduit la perte de puissance d'un signal sur une
ligne . Il est exprimé en dB par la relation :
A=10 log ( Pe/Pr)

où Pe représente la puissance émise, et Pr la puissance reçue.

ENSAO
8
Notions de base

3. Débit d‟un canal de transmission

Le théorème de Shannon nous donne la capacité maximale d'un canal :

D= W log2( 1+Ps/Pb)

où D est exprimé en bit/s, Ps/Pb le rapport puissance signal utile sur puissance bruit,
et W la bande passante en Hz

ENSAO
- Le signal utile représente l‟information utile a transmettre
- Le bruit est l'ensemble des perturbations qui affectent la voie de transmission, elles
proviennent de la qualité de la ligne, d'éléments extérieurs (les ondes électromagnétiques)

9
Notions de base

• Différents modes de transmission


Un support physique peut véhiculer des signaux numériques ( à variation discrète )
on
parle alors de transmission en bande de base, mais aussi des signaux analogiques (
par
modulation d'une porteuse ). Ainsi toutes les combinaisons entre nature de
l'information
et nature de la transmission sont possibles, ce qui donne les quatre cas suivants :
 Transmission analogique d'informations analogiques. C'est la parole sur le
réseau téléphonique, le son sur les ondes radio....
 Transmission analogique d'informations numériques. C'est par exemple le
transport de données sur le réseau téléphonique grâce à des modems .
 Transmission numérique d'informations numériques. C'est la transmission en
bande de base utilisée par les réseaux locaux ( Ethernet ) ou le RNIS.
 Transmission numérique d'informations analogiques. Cette transmission
nécessite au préalable une transformation du signal analogique en signal
numérique puis fait appel à une transmission en bande de base ( technique MIC
modulation par impulsion et codage ).
ENSAO 10
Notions de base
DEFINITIONS:

Les caractéristiques d’une transmission en bande de base (BASEBAND) :


• Transporte les signaux numériques sur une unique fréquence
• Transporte les signaux sous la forme d‟impulsions discrètes, c‟est à dire qu‟il y a des
interruptions entre chaque impulsion.
• Transporte les signaux électriques ou lumineux
• Transporte un seul signal à la fois, la transmission en bande de base occupe toute la bande
passante (toute la capacité du canal de communication), le câble constitue un canal unique
• Transporte les signaux dans les deux sens, la transmission est bidirectionnelle
La transmission en large de bande (BROADBAND) :
• Transporte les signaux analogiques sur une plage de fréquence
• Transporte les signaux continus, c‟est à dire qu‟il n‟y a pas d‟interruption, c‟est seulement la
hauteur de la fréquence qui varie.
• Transporte les ondes électromagnétiques ou optiques
• Transporte éventuellement plusieurs signaux simultanément (plusieurs transmissions
analogiques peuvent cohabiter en même temps sur le même câble si la bande passante est
suffisante, le câble propose alors plusieurs canaux de transmission)
• Transporte les signaux dans un seul sens, le flux est toujours unidirectionnel
Notions de base

• Signal numérique
1. Propriétés d‟un signal numérique
Nous allons nous intéresser à quelques caractéristiques du signal physique émis
par une
source numérique avant son passage dans le canal de transmission. Ce signal
doit être
modélisé afin d'utiliser un canal adapté.

ENSAO
Comme les informations sont de natures numériques la source est dite source
d'informations discrètes. On appelle valence le nombre n d'états distincts que
fournit la
source. Par exemple une source binaire fournit 2 V3états ( 0 et 1 ) et possède une
valence Exemple d'un signal tétravalent : V2
V1
de 2, on parle de signal bivalent.
0
t
12
Notion de base:

Comme les systèmes manipulent des données binaires, il faut un certain nombre de bits
pour représenter les différents états du signal numérique. Le nombre N de bits
nécessaires vaut :
N = log2( valence )
Par exemple un signal ayant 256 états distincts nécessite log2( 256 ) = 8 bits.

Les sources sont en général régulières de sorte que les états ont tous la même durée T.

ENSAO
On appelle intervalle significatif cette durée T. Ce qui en d'autres termes revient au
temps pendant lequel les caractéristiques du signal à transmettre ne changent pas.

13
Notions de base

 Temps de propagation et temps de transmission

Le temps de propagation Tp est le temps nécessaire à un signal pour parcourir un


support d'un point à un autre. Ce temps dépend de la nature du support, de la distance
et
de la fréquence du signal.

Le temps de transmission Tt est le délai qui s'écoule entre le début et la fin de

ENSAO
La transmission d'un message. Il est égal au rapport entre la longueur du message et le
débit sur la ligne.
Le temps d'acheminement est la somme des deux temps précédents.
Par exemple pour un message de 100 bits transmis à 2400 bits/s sur une paire torsadée
d'une longueur de 100 Km avec un temps de propagation de 10 µs/Km, on obtient :
Tp=1 ms et Tt=42 ms 14
Notions de base

Remarque:
Il est évident que pour transmettre l'information il faut :
Que le débit de la source soit inférieur ou égal à celui du canal.
Que le spectre de la source soit inclus dans la bande passante du canal.

ENSAO
15
Notions de base

• Transmission Numérique ( en Bande de Base ).


Dans ce mode de transmission la suite des bits représentant la donnée
numérique à
transmettre est
converti en changements discrets d'amplitude du signal physique (la tension ou
l'intensité lumineuse).
011010 codeur

bande de bas e

ENSAO
- transmission en bande de base –

En théorie, le spectre d'un signal numérique à deux états est illimité mais
concentré au
voisinage de la fréquence nulle. En effet il suffit qu'il y ait une suite importante
de 1 ou
de 0 pour que le signal soit continu. Il faut alors utiliser un mécanisme de
codage pour 16
supprimer cette composante continue.
Notions de base

Les codages a deux niveaux


• Le codage NRZ ( Non Retour à Zéro )
Au niveau logique 0 il fait correspondre une tension -V et au niveau 1 la tension +V.
Ce codage est très simple mais comme il a été dit plus haut il peut poser des
problèmes
de synchronisation à la réception.

ENSAO
+V

t
-V
1 0 1 1 0

17
Notions de base

• Le codage NRZi ( Non Retour à Zéro inversé sur les uns)

Le codage NRZI est sensiblement différent du codage NRZ. Avec ce codage,


lorsque le
bit est à 1, le signal change d'état après le top de l'horloge.
Lorsque le bit est à 0, le signal ne subit aucun changement d'état.

ENSAO
18
Notions de base

• Le codage Manchester (ou biphasé).

Le codage Manchester, également appelé codage biphasé ou PE (pour Phase Encode),


introduit une transition au milieu de chaque intervalle de temps d'un bit, il fait
correspondre un front montant au niveau 1 et un front descendant au niveau 0.

ENSAO
+V

t
-V
1 0 1 1 0
19
Notions de base

• Le codage Manchester Différentiel.

Ce codage est une évolution du Manchester, mais au lieu de coder les données
en

absolu, un bit est codé en fonction du codage du bit précédent. Si le bit à coder

ENSAO
est un 0

on recopie le codage du bit précédent, si le bit à coder est un 1 on inverse le


+V

codage.
t
-V
1 0 1 1 0

20
Notions de base

• Le codage de Miller.
Un bit à 1 est codé par une transition au milieu de l'intervalle du bit. Un bit à 0 est
codé
par une transition à la fin de l'intervalle si celui-ci est suivi par un autre bit à 0, cela
permet de plus grands débits.

ENSAO
+V

t
-V
1 0 1 1 0 0

21
Notions de base

Les codages a trois niveaux


Les codages à trois niveaux présentent les mêmes avantages que les codes de Miller.

• Le codage bipolaire simple.

Avec ce codage, les bits à 1 sont codés alternativement par +V et -V, tandis que les
bits

ENSAO
à 0 sont codés par 0v. Bien entendu, lors d'une suite de zéros, il peut y avoir un
problème de synchronisation à la réception
1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0

22
Notions de base

• Les codes HDBN ( bipolaires à haute densité d'ordre n ) .

Les codes HDBN sont utilisé dans le cas de l‟existence des longues suites de zéros.
Le principe consiste à remplacer une suite de n+1 zéros par une suite de remplissage
que le récepteur doit repérer et remplacer par les zéros initiaux.
La séquence commence par un bit B de bourrage qui peut prendre la valeur 0, +v, -v et
se termine par un bit V de viol.

ENSAO
1) Le bit V doit provoquer la rupture ( le viol ) du codage en étant de même
polarité que le dernier symbole.
2) Tout au long du codage, les bits V doivent être successivement à +v et à -v
pour maintenir la composante continue vers 0 volt.
3) Le bit B peut être mis à 0, +v, -v pour satisfaire 1) et 2)
23
Notions de base

Par exemple la séquence de remplacement, du codage HDB3 commence par un bit de


bourrage, suivi de 2 bit à 0 et se termine par un bit de viol. La séquence est B00V.

séquence de quatre 0 séquence de quatre 0 séquence de quatre 0

ENSAO
1 0 1 1 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
V B V
V

24
Notions de base

• Codage 2B1Q
Ce codage consiste à remplacer un ensemble de 2 bits ( dibit ) par une
amplitude parmi
4 possibles, en fonction du tableau suivant :

DIBIT Signal

ENSAO
00 -3
01 -1
11 +1
10 +3

25
Notions de base

1
ENTREE

ENSAO
+3

codage 2B1Q SORTIE


+1

-1

-3

2T 26
Notions de base

• Critères de choix d‟un codage


 Aucune méthode de codage pour une transmission en bande de base n'est à
priori parfaite.
 Le type de codage doit être choisi en fonction des paramètres connus du support.
 Nous pouvons remarquer qu'il n'y a pas de normalisation dans les transmissions
en bande de base contrairement à d'autres éléments de transmission.
 Comme les supports de transmission coupent brutalement les fréquences au

ENSAO
voisinage de la fréquence nulle. Le codage le plus mal adapté est le NRZ.
 Le codage biphasé a un spectre particulièrement large et ne peut être envisagé
que sur des supports à large bande passante.
 La sensibilité aux bruits est liée à la valence du signal, de ce fait les codes
bipolaires ( de valence 3 ) sont plus sensibles aux erreurs que les codages à 2
niveaux.
27
Notions de base

• Transmission analogique et en large bande


On appelle transmission analogique ou transmission par modulation d'une
porteuse,
le procédé qui consiste à transformer le message en un signal analogique adapté au
support. Il y a transposition du signal dans un domaine de fréquences adapté au
support.

ENSAO
La modulation d'un signal offre le plus souvent une meilleure protection contre le
bruit.
Et si le support est à large bande c'est à dire avec une bande passante nettement
supérieure à la largeur de bande du signal modulé, il est possible de transmettre
simultanément plusieurs messages indépendants dans des bandes de fréquences
juxtaposées pour rentabiliser l'utilisation du médium. C'est la transmission en large
bande. Il y a alors plusieurs canaux de transmission. 28
Notions de base

• La modulation
La modulation utilise une onde sinusoïdale de référence appelée porteuse, dont la
fréquence est nettement supérieure au signal modulant représentant le message à
transmettre. Trois techniques de modulation sont envisageables. L'opération de
modulation à l'émission et de démodulation à la réception est réalisée par un Modem (

ENSAO
Modulateur-Demodulateur ).

29
Notions de base

1. La modulation d‟amplitude
La modulation d'amplitude ( AM Amplitude modulation ) : Dans ce type de
modulation, l'amplitude instantanée du signal modulé dépend linéairement du message.
Si le signal modulant est numérique, l‟amplitude de la porteuse peut prendre un nombre
fini de valeur. La modulation est dite « modulation par saut d‟amplitude « soit ASK (
Amplitude Shift Keying )

ENSAO
v

30
Notions de base

2. La modulation de fréquence
Avec la modulation de fréquence ( FM ) c'est la fréquence de la porteuse qui
varie en
fonction du signal modulant (BF). En transmission numérique, cette variation
est en
tout ou rien ce qui donne une modulation FSK ( Frequency Shift Keying ). Par
exemple
pour une transmission à deux états, deux fréquences sont transmises fmin et

ENSAO
fmax.
t

fmax fmin fmax fmin


31
Notions de base

[Link] modulation de phase


Avec la modulation de phase PM c'est la phase de la porteuse qui varie.
En transmission numérique, cette phase varie par saut de phases ( π/2,π,3π/2 ..) et
s‟appelle PSK ( Phase Shift Keying).

ENSAO
t

32
Notions de base

• Autres caractéristiques de transmission


1. Transmission Série
Les éléments numérique sont transmis bit après bit. Ce procédé très utilisé permet de
réduire les coûts de câblage du support de transmission ( dès que la distance dépasse la
dizaine de mètres ).
Coté émetteur, le dispositif qui génère les bits en série est un registre à décalage. La
sortie des bits est cadencée par une horloge. Si T est la période de cette horloge, le

ENSAO
temps nécessaire pour sérialiser les n bits est : nT. 0

1 33
01001101
Notions de base

2. Transmission parallèle
Dans le cas de la transmission parallèle, les éléments numériques, sont émis
simultanément sur autant de fils que le code utilise de bits. Ce mode de transmission est
rapide mais peu économe en câble. Il n'est pas utilisé dans les réseaux, on le rencontre
pour des connexions faible distances ( moins de 10m) comme pour relier un ordinateur
à une imprimante, ou pour piloter des instruments de mesure ( standard IEEE488).

ENSAO
34
Notions de base

3. Transmission série synchrone


Que ce soit pour la transmission série synchrone ou asynchrone, l'émission des bits
est
cadencée par une horloge de période T. Le récepteur doit posséder une horloge de
même fréquence et calée sur celle de l'émetteur.
Dans le cas d'une transmission synchrone, les bits sont émis par trains, on parle de

ENSAO
trame. La synchronisation du récepteur consiste soit à lui envoyer le signal d'horloge
qui a servi à l'émission, soit à lui envoyer des trames qui contiennent une information
permettant de recréer l'horloge d'émission.
Si les trames de bit ne sont pas envoyées consécutivement, il faut envoyer des trames
dites de bourrage qui ont pour rôle de maintenir la synchronisation du récepteur.
Trame N Trame de bourrage Trame N+1 35
Notions de base

4. Transmission série Asynchrone


Les principales caractéristiques d'une transmission asynchrone sont :
 L'instant d'émission de chaque signal est arbitraire.
 La transmission s'effectue caractère par caractère.
 L'intervalle entre deux caractères est quelconque.
 Entre deux caractères la ligne est dite au repos.
 Les bits au sein d'un caractère sont émis à la cadence de l'horloge ( période T )
 Les horloges d'émission et de réception sont indépendantes, elles doivent battre à la même

ENSAO
fréquence.
 Des états particuliers appelés START et STOP délimitent chaque caractère : le bit de START
correspond au passage à l'état actif de la ligne ( généralement un niveau 0 ) tandis que le bit
de STOP correspond au passage au repos ( généralement un niveau 1).
Condition de START Condition de START

repos START bit STOP bit

bit 0 bit 1 bit N


36
T
Notions de base

• Sens de transmission
Pour une liaison point à point entre deux équipements A et B, le sens de
transfert de
l'information peut s'effectuer de 3 manières :
 Mode simplex.
C'est un mode de transmission unidirectionnel. L'information va de A vers B.
A B

ENSAO
 Mode semi-duplex ou half-duplex.
Les informations circulent alternativement de A vers B puis de B vers A. On
parle de
mode bidirectionnel à l'alternat. Un fil de transport ( plus la masse ) suffit. C'est
le
protocole de dialogue qui gère l'alternat des échanges. Le temps de basculement
d'un A B 37
sens vers un autre est appelé temps de retournement.
Notions de base

 Mode duplex intégral.


Dans ce cas les informations circulent dans les deux sens simultanément, on parle de
mode bidirectionnel simultané.

En transmission en bande de base, deux fils sont nécessaires. En large bande il faut

ENSAO
deux canaux de transmission

A B

38
Notions de base

• Le Multiplexage
Afin de minimiser les coûts, les exploitants des réseaux de télécommunication
Ont mis en place des systèmes très élaborés qui permettent le partage entre
de nombreux usager du même support de transmission. Ces techniques de
partage sont connues sous le terme de multiplexage.

ENSAO
39
Notions de base

On distingue 2 types de multiplexage :

 Le multiplexage en fréquence : consiste à partager un support large bande


en un
certain nombre de canaux plus étroits et à affecter chacun de ces canaux à un
utilisateur
exclusif.

ENSAO
40
Notions de base

 Le multiplexage temporel : son principe consiste à découper les voies d‟entrées en


IT (Intervalle de Temps = 125μs par exemple pour la téléphonie fixe), et on les
concatène
grâce au multiplexeur.
Ce type de multiplexage est très utilisé dans les réseaux de communication
téléphonique fixe.

ENSAO
 Multiplexage par caractère : chaque IT contient un caractère.
 Multiplexage par bit : chaque IT contient un bit.
41
Notions de base

• Les supports de transmission


 La paire torsadée (et souvent blindée) : Composée de 2 conducteurs en Cuivre
Isolés l‟un de l‟autre et enroulés de façon hélicoïdale. Cela permet de réduire les
Influences électromagnétiques parasites provenant de l‟environnement.

Le Blindage: est une Couverture protectrice d'un câble qui élimine les interférences

ENSAO
électromagnétiques et radioélectriques

42
Notions de base

Principales caractéristiques d’une paire torsadée:

-L'affaiblissement ou atténuation qui est proportionnelle à la longueur du


câble et à la racine carré de la fréquence du signal.

-L'impédance caractéristique du câble qui est indépendante de la longueur


et de la fréquence si les paires sont de qualité suffisante.

ENSAO
-La paradiaphonie ( NEXT ) qui est l'induction du signal d'une paire sur les
autres paires, elle est exprimée en dB.

Utilisation : Liaisons téléphoniques.


Inconvénient : Atténuation importante 43
Notions de base

 Les câbles coaxiaux:

 L’Ether (Ondes Radio): Utilisation des ondes électromagnétiques

ENSAO
Dans l‟atmosphère ou le vide. Ce support comprend les faisceaux
hertziens , les rayons infrarouges et les rayons laser

Avantage: Pas de support physique


Inconvénients: Conditions météorologiques , confidentialité. 44
Notions de base

 La fibres optique: Constituée d‟un fil de verre très fin. Le cœur de la fibre propage la lumière

Les fibres ont pour principales caractéristiques :


 Faible volume et poids.
 Immunité aux perturbations d'origines électromagnétiques.
 Faible atténuation.
 Sens unidirectionnel.
 Connectique délicate.
 Coût élevé.

ENSAO
45
Notions de base

Avantages : masse linéique très faible, Bande Passante immense (30


THz),faible atténuation, insensibilité aux parasites électromagnétiques, …
Inconvénients : Prix de la fibre, mode de pose.

ENSAO
 Les fibres optiques peuvent être classé en deux catégories selon le
diamètre de leur cœur et la longueur d‟onde utilisée: les fibres monomodes
et multimodes.

46
Notions de base

- Fibres Multimodes: Les fibres multimodes, ont été les premières sur le
marché. Elles ont pour caractéristiques de transporter plusieurs modes (trajets
lumineux). Elles sont utilisées uniquement pour des bas débits et de courtes
distances. Elles sont caractérisées par un diamètre de cœur de plusieurs
dizaines à plusieurs centaines de micromètres (les cœurs en multimodes sont

ENSAO
de 50 ou 62,5 µm pour le bas débit).

L‟installation de ce type de fibre pose de nombreux problèmes de coûts.

47
Notions de base

- Fibres Monomodes : Pour de plus longues distances et/ou de plus hauts


débits, on préfère utiliser des fibres Monomodes (dites SMF, pour Single Mode
Fiber), qui sont technologiquement plus avancées car plus fines. Leur cœur
très fin n'admet ainsi qu'un mode de propagation, le plus direct possible c'est-à-
dire dans l'axe de la fibre. Les pertes sont donc minimes (moins de réflexion
sur l'interface cœur/gaine) que cela soit pour de très haut débits et de très

ENSAO
longues distances. Ces fibres monomodes sont caractérisées par un diamètre de
cœur de seulement quelques micromètres (le cœur monomode est de 9 µm
pour le haut débit).

48
Notions de base

• La notion de trames ou la délimitation des informations.


Nous avons vu que le support physique assure le transport de bits. En général les bits
sont regroupés en entités homogènes comme par exemple des octets ou des trains de
bits appelés trames.

Nous allons décrire plusieurs méthodes utilisées pour délimiter le début et la fin de ces

ENSAO
trames.
a) Le comptage de caractères.
b) Utilisation de caractères de début et fin, avec des caractères de transparence:

49
Notions de base

La méthode b) résout le problème de la synchronisation après une erreur de


transmission en délimitant le début et la fin de chaque trame avec des caractères
spéciaux : Le début est délimité par un caractère spécial comme STX ( start of text ) et
la fin par ETX ( end of text ).
Le récepteur doit retrouver les séquences STX ou ETX pour détecter les début et fin de
trame.
L'inconvénient de cette méthode apparaît lorsque les données contiennent les caractères
ETX ou STX ce qui peut tromper le récepteur. Ce n'est pas le cas si les données ne

ENSAO
contiennent que des caractères alpha-numériques, mais c'est le cas si elles peuvent
prendre toute valeur entre 0 et 255.
On résout ce problème en ajoutant à l'émission un caractère DLE ( Data Link Escape )
devant tout caractère spécial. DLE indique que le caractère suivant est un caractère de
contrôle.
La trame devient donc : 50
DLE STX DLE ETX
Notions de base

Le problème persiste si le caractère DLE apparaît dans les données à transmettre. Pour
y remédier, la couche liaison ajoute à l'émission un caractère DLE devant tout
caractère
DLE du champ de données. On parle d'un caractère de transparence. A la réception la
couche liaison enlève les caractères ajoutés pour assurer la transparence des données
vis à vis de la couche réseau. DLE
données transmises par la couche réseau

DLE ETX DLE DLE DLE STX

ENSAO
données transmises par la couche liaison
DLE de transparence

c) Utilisation de fanions de début et de fin de trame avec des bits de transparence.

01111110 01111110

fanion début données fanion fin

d) Viol du codage utilisé dans la couche physique. 51


Notions de base

• La détection et correction des erreurs


Ayant résolu la délimitation des trames, le problème consiste à s'assurer que le
récepteur ait reçu correctement les informations. Pour se faire, il faut entre-autres
que le
récepteur puisse contrôler l'intégrité des données reçues.
Les erreurs de transmission peuvent être dues :
- Au bruit thermique: Il est provoqué par les agitations des électrons dans les
câbles.

ENSAO
- Aux parasites captés par la ligne de transmission: A 9600bit/s une impulsion
parasite de 10ms provoque la perte de 96bits.
Aux déformations des signaux transmis, à cause des caractéristiques des lignes de
transmission.
Une trame de n bits est formée de k bits de données et de r bits de contrôle. On dit
n
que
k r 52
le codeur utilise un codage C(n,k).
Notions de base

Le rendement ou taux de codage ( coding rate ) est le rapport k/n, soit encore au
rapport nombre bits utiles / nombre bit au total.
On défini la distance de Hamming entre deux mots de même longueur comme le nombre
de positions où les symboles sont différents. Par exemple la distance de Hamming entre
10111 et 11110 vaut 2 : 10111
11110
Ainsi, si la distance entre deux mots du code est d, d erreurs peuvent transformer un
mot en l'autre.

ENSAO
On parle de distance minimale pour désigner la plus petite distance de Hamming que
l'on trouve au sein d'un ensemble de codes.
Il est évident qu'un codage est d'autant plus robuste que la distance minimale est grande.
Par exemple soit un codage à deux codes 000 et 111, la distance est de 3.
Si un bit ou deux bits sont altérés par la transmission, le récepteur reçoit un mot qui ne fait
pas partie du code, et il s'en aperçoit. 53
Notions de base

Pour détecter "d" erreurs, il faut un code avec une distance de "d+1".

Les concepteurs de réseau ont développé deux stratégies dans le traitement des erreurs :
- La première utilise un mécanisme de détection et correction d'erreurs qui en
introduisant suffisamment de redondance dans les données transmises, permet au
récepteur de reconstituer les données initiales.
- La deuxième utilise un mécanisme de détection d'erreurs qui permet au récepteur

ENSAO
de détecter une erreur dans la transmission sans pouvoir la corriger. Il doit alors
redemander une transmission.

54
Notions de base

• Les codes détecteurs


- VRC: Parité verticale. bit de parité ou VRC ( vertical redundancy check ) .
Un bit de parité permet de détecter un nombre impair d'erreurs sans pouvoir les localiser.
- LRC: Parité longitudinale. Cette méthode vient en complément à la parité
verticale. Un caractère supplémentaire dit caractère de redondance longitudinale ou
LRC ( longitudinal redundancy check ) est ajouté à la fin d'un bloc de caractères, c'est
le dernier caractère transmis.
- CRC: Les codes cycliques ou polynomiaux. Le principe de détection des
erreurs est fondé sur la division du polynôme xrM(x) par un polynôme G(x) de degré

ENSAO
r. Ce polynôme est appelé polynôme générateur de degré r. Cette division va donner
un polynôme quotient Q(x) et un polynôme reste R(x).
Soit xrM(x) = G(x)Q(x) + R(x).
Les bits du reste sont transmis à la suite du message, ce qui mathématiquement revient à
dire qu'on transmet un polynôme T(x) valant xrM(x) + R(x).

55
Notions de base

• Exemple
Polynôme M(x) = x9 + x8 + x6 + x4 + x3 + x + 1.
Un polynôme générateur de degré 4 : G(x) = x4 + x + 1
La division de xrM(x) par G(x) donne le reste x3 + x2 + x .
Donnée reste
1101011011 + 1110 = 1101011011 0000 <=> x4 M(x)
+ +
1110 <=> R(x)

ENSAO
A la réception de cette trame, le récepteur la divise par G(x).
Or xrM(x) + R(x) = xrM(x) - R(x) à cause de l'arithmétique modulo 2, soit
encore
xrM(x) + R(x) = Q(x)G(x). Ainsi le reste de la division de la trame reçue par
le
polynôme G(x) doit être nul.
Les bits ajoutés à la trame initiale sont des bits de CRC ( Cyclic Redundancy 56
Check )
Notions de base

• Types de commutation
Dans ce paragraphe, nous allons regarder comment sont établis les chemins de
transit
de l'information au sein des réseaux où plusieurs cheminements sont possibles
comme
par exemple les réseaux maillés MAN, WAN.

ENSAO
Il existe 4 grandes catégories de commutation :

 Les réseaux à commutation de circuits.


 Les réseaux à commutation de messages.
 Les réseaux à commutation de paquets.
 Les réseaux à commutation de cellules. 57
Notions de base

1. La commutation de circuits
Dans ce cas, un circuit matérialisé est construit entre l'émetteur et le récepteur. Ce
circuit, n'appartient qu'aux deux entités qui communiquent. Le circuit doit être
établi avant que les informations puissent transiter. Il dure jusqu'au moment où l'un
des
deux abonnés interrompt la communication.

ENSAO
Ainsi dés qu'une mise en relation est établie dans le réseau entre deux
correspondants,
les ressources qui lui sont nécessaires sont affectés en permanence, et ce jusqu'à ce
que
la mise en relation prenne fin.

Le réseau téléphonique fonctionne sur ce principe, d'où l'appellation de réseau 58


téléphonique commuté.
Notions de base

1) Il faut noter qu'avant de pouvoir échanger la moindre information, il faut


établir la connexion de bout en bout. Il faut donc attendre que l'appel se propage jusqu'à
l'extrémité et que le destinataire renvoie son acceptation.
2) Les temps morts, pendant lesquels les deux extrémités ne communiquent pas,
mobilisent les ressources.

2. La commutation de messages
Un message est une suite d'informations sans limitation de taille, formant logiquement
un tout pour l'expéditeur et le destinataire : Par exemple, un fichier complet, une ligne

ENSAO
tapée sur un terminal, un secteur de disque dur....
L'intégralité du message est envoyé de noeud de commutation en noeud de
commutation jusqu'au destinataire. Il ne peut pas être envoyé au noeud suivant tant qu'il
n'est pas complètement et correctement reçu. Cela implique que chaque commutateur
de message dispose d'une capacité de stockage relativement importante.

59
Notions de base

3. La commutation de paquets

Avec la commutation de messages, on se heurte à la difficulté de transmettre


correctement de très long messages. Par exemple, pour un taux d'erreurs de 1 bit
erroné
sur 105, un message de 100 000 bits a une très faible probabilité d'arriver
correctement.
Les messages sont donc découpés en paquets ayant une longueur maximum de 1000 à

ENSAO
2000 bits, pour pouvoir être transmis plus facilement.

Ce sont les paquets qui constituent l'unité de commutation et le premier paquet reçu
peut être réacheminé avant que le suivant ne soit entièrement reçu. Cette possibilité
réduit le délai d'acheminement et augmente l'efficacité des liaisons. De plus les
différents paquets peuvent suivre des chemins différents.
60
Notions de base

4. La commutation de cellules (ATM)


Cette technique constitue sans doute la technique d'avenir la plus prometteuse, car
elle
autorise le transport voix/données/images.
La commutation de cellules utilisée par ATM est une commutation de paquet
particulière puisque :
Les paquets appelés plus précisément cellules ont une longueur fixe de 53 octets.
Le fonctionnement est en mode connecté, c'est à dire qu'avant tout transfert de
cellules

ENSAO
entre deux extrémités, un chemin virtuel est déterminé par lequel transiterons toutes
les
cellules.
A cause du mode connecté, les cellules arrivent dans l'ordre d'émission et à la même
cadence, ce qui autorise des transferts isochrones.
L'utilisation de cellules très petites permet d'optimiser la charge du réseau. Des
segments de réseau peuvent être utilisés par plusieurs chemins virtuels en même 61
temps.
Notions de base

Caractéristiques des réseaux: Les réseaux peuvent être caractériser par leur

types de connexion, leur topologie, ou par leur taille


 Type des connexions :
point à point / multipoint

ENSAO
 Topologie :
maillage / bus / anneau / étoile / arbre ...

 Taille du réseau :
LAN / MAN / WAN / internet

62
Notions de base

Types de connexion

 Point à point

• Liaison (connexion) point à point : un canal est dédié spécifiquement à la


connexion de deux machines

ENSAO
• Réseau point à point : ensemble de liaisons point à point

63
Notions de base

 Point à Point (maillage)

ENSAO
64
Notions de base

 Point à point : Problème du routage

Src

ENSAO
Dst

 Liaison (réseau) Multipoint


• Un canal est partagé par un ensemble de machines
65
Notions de base

Topologie
 En bus (multipoint) : Le signal émis par une station se propage dans un seul
sens ou dans les deux sens si la transmission est bidirectionnelle, toutes les
stations connectées reçoivent les signaux émis sur le bus en même temps (au délai
de propagation près).

ENSAO
Avantages : Inconvénient :
-Faible coût de mise en place; - Si le support est défectueux, tout le
- En cas de défaillance d‟un élément, le réseau est neutralisé;
réseau est toujours opérationnel. 66
Notions de base

 En Etoile (Multipoint)
Concentrateur ou
Hub

Inconvénients :

ENSAO
Avantages :
- La panne d‟un nœud provoque le non
fonctionnement des éléments raccordés à -Gestion du réseau plus simple;
ce nœud.
-Modification du nombre d‟éléments
- Topologie plus onéreuse, car nécessite un assez simple;
HUB ou concentrateur;
- Topologie la plus utilisée actuellement.
67
- Longueur des câbles importantes.
Notions de base

 En Anneau (Multiploint)

ENSAO
- La défaillance d'un nœud rompt la structure d'anneau si la communication est
unidirectionnelle.
- Un réseau a une topologie en anneau quand toutes ses stations sont connectées en
chaîne les unes aux autres par une liaison bipoint et la dernière à la première.
- Chaque station qui reçoit une trame, l'interprète et la réémet à la station suivante de la
boucle si c'est nécessaire.
- Les éléments sont situés sur une boucle et communiquent chacun à leur tour. 68
Notions de base

 En Maille
Une topologie maillée correspond à plusieurs liaisons point à point. Chaque
élément est
relié à tous les autres.
L'information peut parcourir le réseau suivant des itinéraires divers, sous le
contrôle de
puissants superviseurs de réseau, ou grâce à des méthodes de routage réparties.
Cette topologie se rencontre dans les grands réseaux de distribution (Internet)

ENSAO
Avantages :
- En cas de perte d‟un élément, ou du support,
- les communications entre tous les éléments reste possible.
Inconvénients :
- Nombre de liaisons nécessaires qui devient très élevé lorsque le
nombre d‟éléments à raccorder est aussi important. N .  N  1
- S'il y a N éléments à raccorder, le nombres de liaisons nécessaires est de 2 69
Notions de base

 Unicasting

Une machine (source) envoie un message à une machine destination

Src Dst

ENSAO
  OK 

70
Notions de base

 Broadcasting

Diffusion générale : une machine (source) envoie un message à toutes les


machines

Src

ENSAO
OK OK OK OK

71
Notions de base

 Multicasting

Diffusion restreinte : une machine envoie un message aux machines d‟un


groupe

Src

ENSAO
 OK  OK

72
Notions de base

 Problème des collisions

Si deux machines transmettent en même temps ?

Src1 Src2

ENSAO
73
Réseaux locaux (LAN)

 LAN (Local Area Network)


 Liaison multipoint
 bus
 anneau
 étoile

ENSAO
 Dimension : jusque quelques kilomètres
 Taux d‟erreur : peu élevé

74
Réseaux locaux

 Ethernet (IEEE 802.3)


10 Mb/s - 100 Mb/s

 Token Ring (IEEE 802.5)


4 Mb/s - 16 Mb/s

ENSAO
 Token bus (IEEE 802.4)

 FDDI (Fiber Distributed Data Interface)


100 Mb/s

75
Réseaux métropolitains (MAN)

 MAN (Metropolitan Area Network)

 Fédération de réseaux locaux

 Dimension : un campus, une ville

 Débit : 64 Kb/s à 155,52 Mb/s

ENSAO
 Norme : IEEE 802.6

76
Réseaux longue distance
(WAN)
 WAN (Wide Area network)
 Constitution
• hôtes
• routeurs

 Dimension : un pays, un continent

ENSAO
 Taux d‟erreur : relativement élevé

77
Réseaux longue distance

routeur

hôte

ENSAO
sous-réseau

78
Internet

 Interconnexion de réseaux

 intranet = internet privé

 Internet = le réseau mondial

ENSAO
79
Modes de communication
Liaison point à point
On s‟intéresse ici (pour simplifier) à une communication sur une liaison point

à point.

ENSAO
Trois modes distincts :
 Mode sans connexion

 Mode sans connexion mais avec accusés de réception (ack)

 Mode avec connexion


80
Modes de communication

Mode sans connexion

 Aucune connexion au préalable


 Pas d'accusé de réception
• si une trame est perdue …
 Ce service convient :
• lorsque le taux d'erreur est faible

ENSAO
• lorsque la correction des erreurs est prévue dans les couches
supérieures
• pour des trafics en temps réel

81
Modes de communication
Mode sans connexion

• Transmission avec succès

trame

ENSAO
• Transmission avec échec

trame

82
Modes de communication

Mode sans connexion mais avec ACK

 Mode plus fiable que le précédent.


 Chaque trame envoyée doit être acquittée.
 L‟émetteur peut ré-envoyer une trame si aucun ack n‟est arrivé après
une certaine temporisation.

ENSAO
 Ce service convient pour des canaux peu fiables tels que les liaisons
sans fils.

83
Modes de communication
Mode sans connexion mais avec ACK

• Transmission avec succès

trame
t0

ack

ENSAO
t1

84
Modes de communication
Mode sans connexion mais avec ACK

• Transmission avec (un) échec

trame
t0

temporisation

ENSAO
trame
ti

ack 85
ti+1
Modes de communication

Mode avec connexion


 Fournit à la couche réseau l‟équivalent d‟un canal fiable.

 Trois phases :
• Établissement de la connexion
=> initialisation de certains paramètres

ENSAO
• Transmission des données
• Libération de la connexion
=> libération des ressources utilisées

86
Modes de communication
Mode avec connexion

• Etablissement de la connexion

CD(x, y, …)
t0

CA(w,z,…)
t1

ENSAO
CD = Connexion Demandée
CA = Connexion acceptée

87
Modes de communication
Mode avec connexion

• Transmission des données

trame 0
ti

ENSAO
trame n
tj

88
Modes de communication
Mode avec connexion

• Libération de la connexion

DD
tk

DA
tk+1

ENSAO
DD = Déconnexion Demandée
DA = Déconnexion acceptée

89
Modèle OSI
 Pour réduire la complexité de conception, les réseaux sont organisés en
couches.
 Toute machine d‟un réseau dispose (implémente) alors ces couches.
 La couche n d‟une machine peut communiquer (virtuellement) avec la
couche n des autres machines.
 Les entités (processus) situés à un niveau donné et sur plusieurs machines
sont appelés processus pairs

ENSAO
 Les règles et conventions utilisées au niveau de la couche n = protocole de
la couche n
 Ensemble des protocoles = pile de protocoles
 Entre chaque paire de couches adjacentes, on trouve une interface qui
définit les services que la couche inférieure offre à la couche supérieure.
90
Modèle OSI

 Les services sont accessibles par des points d‟accès aux services (SAP)
 Types de service:
 En mode connexion
• une connexion est établie (ce qui permet de régler certains paramètres).
• l'ordre des paquets d'information transmis est respecté.
• exemple : service téléphonique
 En mode sans connexion

ENSAO
• pas de connexion
• l'ordre des paquets d'information transmis n'est pas nécessairement respecté
• exemple : service postal

91
Modèle OSI

application

présentation

session

transport message

ENSAO
paquet
réseau

liaison trame

physique bit
92
Hote A Routeur 1 Routeur n Hote B
Modèle OSI

Couche physique

 Cette couche s'occupe de la transmission des bits de façon brute sur un


canal de communication.
 Dans cette couche se trouve les moyens mécaniques, électriques et
fonctionnelles pour remplir cette tâche :

ENSAO
• jonctions
• modems
• Multiplexeurs
• …

93
Modèle OSI

Couche liaison

 Cette couche doit assurer une transmission exempte d'erreurs sur un


canal de communication. Les données sont fractionnées en trames.
 Services offerts :
• gestion des erreurs

ENSAO
• régulation du flux
• contrôle d'accés à un canal partagé (MAC)

94
Modèle OSI

Couche réseau

 Cette couche doit assurer une transmission entre deux machines


quelconques. Les données sont fractionnées en paquets.
 Services offerts :
• adressage logique universel

ENSAO
• routage
• Contrôle de congestion

95
Modèle OSI

Couche transport

 Cette couche doit assurer une transmission avec une certaine qualité de
service entre deux machines quelconques.
 C'est la première couche de bout en bout.
 Elle peut gérer plusieurs connexions sur une même machine.

ENSAO
96
Modèle OSI

Couche session

 Cette couche doit fournir les moyens nécessaires pour :


• ouvrir et fermer des sessions entre utilisateurs
• organiser et synchroniser le dialogue.

 Services offerts :

ENSAO
• gestion du jeton
• synchronisation (utilisation de points de reprise)

97
Modèle OSI

Couche présentation

 La couche présentation se charge de la représentation des données


échangées dans un soucis de compatibilité.
 Services offerts :
• traduction

ENSAO
o Ascii / Unicode
o Complément à 1 / complément à 2
• compression
• cryptage

98
Modèle OSI

Couche application

 Cette couche est chargée de l'exécution des applications réseaux.

 Services offerts :
• Transfert de fichiers

ENSAO
Exécutions de travaux à distance
• Interrogation de bases de données
• …

99
Modèle OSI

Principe de fonctionnement

Chaque couche :
 reçoit les données de la couche supérieure
 effectue un certain traitement

ENSAO
 transmet les données en ajoutant un en-tête (informations de contrôle)

100
Couche Physique et Liaison
Couche physique et Liaison.

 Les supports de transmission.


 Etude de cas-UTP cat.5,
 Normes EIA/TIA,
 Paramétres de base de la paire torsadée,

ENSAO
 Méthode de mesure,
 Les différentes normes Ethernet,
 Les réseaux Token Ring, FDDI,
 Liaison dans les WANs(HDLC, Frame Relay…) VLANs. CSMA/CD.
 Gestion des erreurs de transmission.
101
Couche Physique et Liaison

Réseau Local LAN (Local Area Network)


 un réseau permettant d'interconnecter les ordinateurs d'une entreprise ou
d'une organisation.
• Une bande passante assez large
• Espace géographique limité
• Appartenant à un seul propriétaire
 Pourquoi? pour :
• Échanger des informations

ENSAO
• Partages des ressources matérielles
• Partage des logicielles
 Caractéristiques déterminant la nature du réseau
• La topologie: en étoile, en anneau, en arbre, en bus
• Le mode de transmission: la bande de base et la large bande
• Le support de transmission: la paire torsadée 100Mbps, fibre optique
• La méthode d‟accès: CSMA/CD, jeton 102
Couche Physique et Liaison

 Un LAN distingue entre


• Les postes serveurs, ils offrent des ressources en partage
• Les postes clients (stations): ils utilisent les ressources

 Terminal sans puissance de calcul

 Les LANs sont récemment peer to peer, toutes les postes peuvent offrir
des ressources en partage

ENSAO
 Un LAN est essentiellement constitué de
• câblage
• méthode d‟accès
• méthode d‟adressage
• ensemble cohérent de protocoles
• système d‟exploitation spécifique
• ensemble de programmes utilisant les ressources 103
Couche Physique et Liaison

Standardisation
• Les sous comites de standardisation sont:
– 802.1: architecture générale, adressage, interconnexion
– 802.2: la couche liaison, LLC
– 802.3 – 802.6 et 802.11 – 802.14, méthodes d‟accès
• 802.3a,b, z Ethernet
• 802.4 Token bus
• 802.5 Token Ring

ENSAO
– 802.7 – 802.8, la coordination dans le domaine de la large bande (haute vitesse) et
l‟intégration de la fibre optique
– 802.9 ISDN (RNIS) avec les LANs
– 802.10 sécurité des LANs, VLAN
– 802.11, les réseaux sans fil WiFi WLAN
– 802.16, réseaux sans-fil WiMax WMAN
– …..
104
Couche Physique et Liaison

La couche physique: topologie et méthode d‟accès


On distingue deux formes de topologie: Physique, et Logique .

Topologie Physique : représente la configuration spatiale du réseau (comment les


stations sont physiquement raccordées (câblage)), On distingue généralement les
topologies suivantes :
 Bus : même niveau hiérarchique, pour éviter les collisions

ENSAO
 La station vérifie la disponibilité du support avant d‟émettre ex. IEEE
802.3 , Ethernet
 La station se voit attribuer successivement le droit d‟émettre par un message
particulier, jeton ex. Token Bus IEEE 802.4
 Anneau : circulation unidirectionnelle des messages
 Le droit d‟émettre est transmis d‟une station à l‟autre ex. IEEE 802.5 Token Ring105
Couche Physique et Liaison

 Étoile : plusieurs stations autour d‟un concentrateur

 Un simple répéteur ex. IEEE 802.3 10 base T

 Participer activement à la distribution des ressources ex. 802.12 Any Lan, le


concentrateur alloue ou non le droit d‟émettre.

ENSAO
Topologie logique : par opposition à la topologie physique, représente la façon dont les

données transitent dans les lignes de communication. Les topologies logiques les plus

courantes sont Ethernet, TokenRing et FDDI.

106
Couche Physique et Liaison

Protocoles de la couche liaison de données

 Token ring
 FDDI (Fiber Distributed Data Interface)
 Ethernet

ENSAO
 LLC (Logical Link Control)

107
Rôle de la couche Liaison
• Couche liaison de données
• Allocation du canal
• Données  Trame
• Trame  bits  couche 1
• Couche 1  bits  trame
LLC
• Adressage physique

ENSAO
• Qui est concerné ? MAC
• Gestion des erreurs
• Détection ? Couche Physique
• Correction ?

108
Contrôle d‟accès au canal

 Sur un réseau local, des ordinateurs partagent le même canal de


communication.
 Contrôle d ’accès au canal : méthode utilisée pour accorder à une
station le droit d‟émettre.

ENSAO
 Couche MAC (Medium Access Control) : Sous couche de la couche
liaison de données dans laquelle sont définis les mécanismes d‟accès au
canal, spécifiée par l‟IEEE.

109
Couche MAC
 Méthodes d‟accès, deux dominants
 uyAléatoire: CSMA
 CSMA/CD ex. Ethernet, Collision Detection (90% des LANs)
 Réservation par jeton qui circule selon l’ordre physique : Token Ring, ou
l’ordre logique dans un bus :Token bus.
 FDDI
 L‟adressage MAC

ENSAO
 Contrôle d‟erreurs
 L‟en-queue contient le champ de contrôle d‟erreur (FCS, Frame
Check Sequence), fait par un CRC de 32 bits
 Le polynôme générateur est x32 + x26 + x23 + x22 + x16 + x12 + x10 + x8 +
x7 + x5 + x4 + x2 + 1
 La couche MAC rejette toute trame erronée mais n‟effectue
aucune reprise sur erreur.
110
CSMA/CD
 Carrier Sense : Les stations écoutent les signaux sur le câble
pour s‟assurer que le canal est libre avant d‟émettre
 Multiple Access : Plusieurs stations ont accès au support.
 with Collision Detection :
• Collision: Perturbation du signal du au fait que plusieurs stations
émettent simultanément.

ENSAO
• Détection: La station qui émet, écoute sur le câble et vérifie que le
signal correspond bien à celui qu‟elle émet.

111
Anneau à jeton (en Anglais Token Ring), IEEE 802.5

 Une conception d‟IBM.

 Le protocole IEEE 802.5 décrit la méthode d‟accès par jeton dans une
topologie en anneau.

ENSAO
112
Anneau à jeton
Principe :
Le jeton tourne sur l'anneau [1].
Une station pour émettre, doit attendre de capturer le jeton [2].
• Elle remplace le jeton par sa (ses) trame(s) de données [3].
La trame de données lors de sa rotation est copiée (en vol) par le(s) récepteur(s) [4]:
• la trame est munie d'une adresse de destination.

ENSAO
• diffusion naturelle.
Lorsque la rotation est complète (la trame revient à l'émetteur) :
• la trame est munie de l'adresse de l'émetteur.
La trame de donnée (détruite) est remplacée par le jeton [5] :
• le jeton est à nouveau relâché.
• il poursuit sa rotation pour permettre à d'autres stations d'émettre [1]. 113
Exemple de transmission d’une
trame

ENSAO
114
Anneau à jetons: cas de panne
• Inconvénient de la topologie anneau
 Un seul terminal en panne peut affecter le fonctionnement de tout le
réseau.
• Solution
 Le hardware est conçu pour éviter ce disfonctionnement
 FDDI utilise deux anneaux

ENSAO
115
FDDI:
Le réseau FDDI ( Fiber Distributed Data Interface ) est un réseau à double boucle qui
utilise la fibre optique multimode comme support. Il a été normalisé par l'ISO pour les
couches physiques et MAC ( ISO 9314.1/2/3 ). Token Bus

Il présente de hautes performances:


• Débit nominal de 100Mbit/s. ordinateurs

• Boucle de 200 Km. Boucle FDDI

• Distance maximale entre 2 noeuds de 2 Km.

ENSAO
• Jusqu'à 1000 points de connexion ; Passerelles Ethernet
Token Ring

Ces caractéristiques sont adaptées aux réseaux métropolitains mais on le rencontre


aussi en réseau local fédérateur
Le réseau FDDI est constitué d'une double boucle. La transmission sur une boucle se
fait dans un sens et sur l'autre dans le sens inverse. On distingue deux catégories de
116
stations.
Ethernet
Historique d‟Ethernet

o 1980 : Première version « Blue Book »


• Digital, Intel, et Xerox
• 10 Mbit/s
• Bus en 10Base5

o 1982 : Seconde version

ENSAO
o 1985 : Norme IEEE 802.3

o 1993 : Norme IEEE 802.3u


•  100 Mbit/s
117
Ethernet

Objectifs du protocole

o Liaison de données à 10 Mbit/s

o Faible coût

o Réseau égalitaire
• Pas de priorité

ENSAO
• Pas de censure

o Erreur souhaitée < 1.10-8


• < 1 bit faux pour 100 000 000 bits envoyés
118
Ethernet

Principes de fonctionnement
o Topologie en bus, Pas de boucle

o Communication en bande de base


• Pas de modulation  Simplicité
• 1 baud = 1 bit/s

ENSAO
o Transfert par diffusion passive
• Circulation autonome des données
• Chaque station reçoit toutes les données

o Pas de trames simultanées


119
Ethernet

Notion de trame

o Chaque station reçoit toutes les données


• Emetteur d‟une trame ?
• Destinataire d‟une trame ?

o Ajout d‟un bordereau d‟envoi

ENSAO
• Entête de trame
• Adresse destination
• Adresse source
o Notion de trame structurée
120
Ethernet

ENSAO
121
Ethernet

 Un coupleur est à l'écoute des trames qui circulent sur le câble


• Si une trame lui est destinée, (@_DEST = mon_@)
il la prend, la traite et la délivre à la couche supérieure
• Si non, il n‟en fait rien
 Une station qui veut émettre
• Regarde si le câble est libre
• Si oui, elle envoie sa trame

ENSAO
• Si non elle attend que le câble soit libre
 Si 2 stations émettent ensemble, il y a collision
• Les 2 trames sont inexploitables
• Les 2 stations détectent la collision, elles réémettront leur
trame
ultérieurement 122
Ethernet

Reconnaissance des trames

o Reconnaître le début de trame ?


• Pas de données, pas de signal ?
 Présence de signaux transitoires
• Synchronisation récepteur/émetteur

o Nécessité d‟un préambule

ENSAO
• Ensemble d‟octets connus
• Permet de synchroniser les horloges
• Ne transmet pas d‟information
 perte non gênante
123
Ethernet

Le préambule

o Réception du préambule en cours de route


• Déjà commencé (transitoires)
• Depuis quand ?
• Nécessité de marquer la fin du préambule

ENSAO
o Insertion d‟un « Start Frame Delimitor »
• Caractère spécial
• Suit le préambule
• Précède les données
124
Trame de données
Norme 802.3

Préambule SFD @ Destination @ Source Long Données

ENSAO
Norme Ethernet

Préambule SFD @ Destination @ Source Type Données

125
Problème des erreurs
Le problème des erreurs

o Ajout de bruit au signal


• Modifie les données
• Réductible, mais inévitable
o  Ajout de redondance avant émission
• Code détecteur d‟erreur (CRC)

ENSAO
• Recalcul à la réception
• Différence  modification données
•  destruction de la trame endommagée
o  Silence inter – trames de 9,6 ms
• Impossible de mélanger deux trames
126
Trame de données
Norme 802.3

Préambule SFD @ Destination @ Source Long Données CRC

ENSAO
Norme Ethernet

Préambule SFD @ Destination @ Source Type Données CRC

127
Cas Ethernet
Le cas Ethernet

o Codage Manchester

o Préambule : 7 octets
• 10101010 = AAh
• Donnée régulière
 synchronisation des horloges

ENSAO
o Start Frame Delimitor : 1 octet
• 10101011 = ABh
• Fin du préambule, début des données

128
Adresses MAC
Adresses MAC

o Norme 802.3

o 6 octets
• 3 octets constructeur
• 3 octets numéro de série

ENSAO
o  adresse UNIQUE au monde

o 1 Adresse de Broadcast (diffusion)


• FF-FF-FF-FF-FF-FF

129
Trame de données
Norme 802.3

Préambule SFD @ Destination @ Source Long Données CRC

7 octets 1 6 6 2 4

ENSAO
Norme Ethernet

Préambule SFD @ Destination @ Source Type Données CRC

130
Format d'une trame MAC en
802.3
Les 7 octets de préambule servent à la synchronisation des horloges des
transceivers.
L'octet SFD ( Start Frame Delimiter ) marque le début des informations exploitables.
Les deux champs suivant font appel à la notion d'adresse Ethernet. Cette adresse codée sur 6
octets est unique au monde. Chaque coupleur doit posséder une adresse différente. Nombre Octets
Par convention les 3 premiers octets désignent le constructeur de l'interface et les 3 autres un 10101010
Préambule
numéro de série. 7
10101010
Par exemple 0x080009 désigne des interfaces de chez HP.
Le champ adresse destination est rempli par la couche MAC. Il contient l'adresse Ethernet de 1 10101011 SFD
l'interface destination. Si tous les bits sont à 1, on parle d'adresse de diffusion ( broadcast ) Adresse
et 6
Destination
la trame est destinée à toutes les interfaces du réseau.
Si le premier bit est à 0 l'adresse concerne une seule station, s'il est à 1 elle concerne un Adresse
6
groupe de stations ( multicast ). Source
Le champ adresse source est lui aussi rempli par la couche MAC, il contient l'adresse 2 Longueur

ENSAO
Ethernet données
LLC
de l'interface source. prises en
Le champ longueur de données a vu son rôle évoluer dans le temps et est à l'origine d'une compte
pour le CRC
variante de trames Ethernet, voir plus loin.
La zone de données LLC contient les données en provenance de la couche supérieure (LLC Données
si LLC
46 mini
elle existe ). Cette zone doit contenir entre 46 et 1500 octets.
Le champ de bourrage quand il existe contient des octets non significatifs, il sert à obtenir 1500 maxi
une longueur minimum de 46 octets pour la zone données LLC, afin que la trame fasse au
moins 72 octets. PAD
Le FCS est calculé par un CRC de degré 32:
x32 + x26 + x23 + x22 + x16 + x12 + x11 + x10 + x8 + x7 + x5 + x4 + x2 + 1
Il concerne les champ adresses, taille, données et éventuellement PAD.
4 CRC 131
Bilan

o La couche 3 envoie un paquet de données


o La couche LLC crée une trame avec
• Adresse Destination
• Adresse Source
• Type/Longueur des données
• Les données

ENSAO
o La couche MAC
• Calcule le CRC
• Ajoute Préambule, SFD et CRC à la trame
• Envoie à la couche physique

132
Acquisition du canal
o Problème :
• Chaque machine peut utiliser le canal
• Pas d‟arbitre donnant la parole
• Parler simultanément Collision
o Solution Ethernet/802.3
• CSMA : Carrier Sensing Multiple Access

ENSAO
• « Conversation civilisée »
• On n‟interrompt pas une communication
• On écoute, on attend la fin, et on enchaîne

133
Collision?

DTE1 DTE2

ENSAO
 Collision !
 DTE2 voit la collision
 DTE1 ne voit rien !
134
Comment faire ?

 Méthode CSMA / CD
• CSMA with Collision Detection
• Chaque station vérifie son message

 Si collision
 Arrêt d‟émission

ENSAO
 Attente aléatoire
 Ré-émission

135
Collision inaperçue
 Dans l‟exemple:

 DTE2 voit la collision


 DTE1 ne voit rien
 DTE2 réémet sa trame, puisque collision
 DTE1 en reçoit une deuxième copie !!!

ENSAO
 Eviter les collisions discrètes
 Eviter les trames trop courtes
 Limiter la longueur du réseau

136
Principe du CSMA/CD
EMISSION D'UNE TRAME

non
DETECTION MEDIUM LIBRE

oui
DEBUT EMISSION

oui
DETECTION COLLISION

non
EMISSION BROUILLAGE
FIN TRANSMISSION

ENSAO
non
INCREMENTATION
oui
COMPTEUR TENTATIVES
COMPTE RENDU
oui
TRANSMISSION REUSSIE TROP DE TENTATIVES
non

CALCUL ATTENTE
COMPTE RENDU
ECHEC
ATTENTE
137
La solution Ethernet
 La norme impose :
o Round-Trip-Delay (temps aller et retour de la trame) < 50 ms.
 A 10 Mbit/s, 50 ms  62,5 octets
 >64 octets  Détection de collision garantie

 1 trame contient au moins 72 octets(longueur maximale : 1526


octets)

ENSAO
 26 octets de protocole
 46 octets de données minimum
 Si moins de 46 octets à envoyer :
• Padding (ajout d‟octets de bourrage)
• Ex : requête ARP = 28 octets + 18 padding
138
Temps de réponse
 Les applications interactives :

o Un utilisateur transfère de gros fichiers

o Un autre utilisateur effectue un « telnet ».


 Chaque touche est envoyée au serveur
 Le serveur renvoie une réponse (écho à l‟écran)

ENSAO
o Une trame sur le réseau à chaque instant !

o  Il faut attendre son tour !

  Inacceptable

139
Le MTU
• Sur toute machine ou passerelle mettant en oeuvre TCP/IP une unité maximale de
Transfert (Maximum Transfert Unit ou MTU) définit la taille maximale d'un
datagramme véhiculé sur le réseau physique correspondant
• lorsque le datagramme est routé vers un réseau physique dont le MTU est plus
petit
que le MTU courant, la passerelle fragmente le datagramme en un certain nombre de
fragments, véhiculés par autant de trames sur le réseau physique correspondant,
• lorsque le datagramme est routé vers un réseau physique dont le MTU est
supérieur
au MTU courant, la passerelle route les fragments tels quels (rappel : les

ENSAO
datagrammes
peuvent emprunter des chemins différents),
• le destinataire final reconstitue le datagramme initial à partir de l'ensemble des
fragments reçus; la taille de ces fragments correspond au plus petit MTU emprunté
sur
le réseau. Si un seul des fragments est perdu, le datagramme initial est considéré
comme perdu : la probabilité de perte d'un datagramme augmente avec la
fragmentation. 140
IP: Datagramme
 La norme IP impose :

o Maximum Transfer Unit octets par paquets.

o Le MTU dépend du réseau


 Internet ≥ 576 octets
 Ethernet = 1500 octets
 SLIP = 296 octets

ENSAO
 Définition d‟un « MTU de chemin »
o Le minimum des MTU de chaque segment traversé

141
Trame de données finale
Norme 802.3

Préambule SFD @ Destination @ Source Long Données CRC

7 octets 1 6 6 2 46  1500 4

ENSAO
Norme Ethernet

Préambule SFD @ Destination @ Source Type Données CRC

142
 Préambule
• 7 octets: synchronisation
• 7 * (10101010)

 SFD (Start Frame Delimiter)


• 1 octet: 10101011

ENSAO
• indique le début de trame

 Adresse destinataire
• premier bit (transmis)
• = 0 adresse d‟une station unique
• = 1 adresse d‟un groupe de stations (multicast) 143
• second bit (transmis)
• = 1 adresse administrée localement
• = 0 adresse administrée globalement (universelle)
• Tous les bits à 1 : adresse d'e "broadcast" ---> toutes les adresses du
réseau sont concernées

ENSAO
 Adresse source : adresse physique de la station émettrice
• premier bit (transmis) = 0 (adresse d‟une station)
Adresses = 6 octets (48 bits)
• Toutes les stations d‟un réseau (de tous les segments)

144
Notation hexadécimal (0B hexa = 11 décimal) :
– 8:00:20:06:D4:E8
– 8:0:20:6:d4:e8
– 08-00-20-06-D4-E8
– 08002006D4E8
Broadcast = diffusion = FF:FF:FF:FF:FF:FF
Station :
• 1er bit (transmis) = 0

ENSAO
--> 1er octet d'@ est pair :
– 08:00:20:06:D4:E8
– 0:0:C:0:5B:37
• 2nd bit (transmis) = 0
désigne une adresse dite universelle (attribuée par IEEE)
– 1er octet = 00, 01, 04, 05, 08, 09,0C,0D ...
145
IEEE a attribué des tranches d'adresses aux constructeurs:
• Les 3 premiers octets indiquent ainsi l'origine du matériel
– 00:00:0C:XX:XX:XX : Cisco
– 08:00:20:XX:XX:XX : Sun
– 08:00:09:XX:XX:XX : HP
– 08:00:14:XX:XX:XX : Excelan
– Mais il y a des adresses "non IEEE" :

ENSAO
AA:00:04:XX:XX:XX: DEC

 Les adresses Ethernet et IEEE802.3 sont donc uniques


• Elles ne sont pas programmables (sauf certains coupleurs pour PC)
• Taille de la zone données
• entre 1 et 1500 octets 146
• la norme dit : "si la valeur du champ taille est supérieur à 1500 alors la
trame peut être ignorée, détruite ou utilisée à d'autres fins que IEEE802.3" --
-> permet la compatibilité avec Ethernet
 Données + padding
• padding (octets sans signification)
– pour envoyer moins de 46 octets de données

 FCS : Frame Control Sequence

ENSAO
• 4 octets de contrôle : CRC (Cyclic Redundancy Check)
• Polynôme de degré 32, s'applique aux champs :
– adresses (destination et source)
– taille de la zone de données
– données + padding
147
 MAC: Media Access Control
o Interface entre MAC et LLC : services qu‟offrent la couche
MAC à la couche LLC : modélisés par des fonctions
o Transmet-trame : requête LLC ----> MAC
• paramètres d'appel
– @ destinataire

ENSAO
– @ origine
– taille des données
– données
• paramètre de retour
– status transmission = OK ou trop de collision (>16 essais)
148
o Reçoit-trame : requête LLC ----> MAC
• paramètres de retour
– @ destinataire (= propre adresse physique ou adresse multi-
destinations)
– @ source
– taille des données
– données

ENSAO
– status:
• OK
• Erreur de FCS
• Erreur d‟alignement (pas nb entier d‟octets)
• Erreur de longueur (champ taille inconsistant) 149
o D'après la norme, la couche MAC est indépendante du media de
communication, il suffit que ce dernier supporte l'accès CSMA / CD
o 2 fonctions :
• gestion des données
– mise en forme de la trame : champs, gestion FCS,
– "conversion" octets ---> éléments binaires

ENSAO
• gestion de la liaison
– allocation du canal et gestion des collisions en
écoutant les signaux "carrier sense" et "collision detection" générés
par la couche physique.

150
TRANSMISSION D‟UNE TRAME
 La sous-couche LLC a fait un appel "transmet-trame".
 La couche MAC :
• Ajoute préambule et SFD à la trame
• Ajoute le padding si nécessaire
• Assemble les champs: @ origine, @ destinataire, taille, données et
padding
• Calcule le FCS et l'ajoute à la trame

ENSAO
• Transmet la trame à la couche physique :
– Si "carrier sense" faux depuis 9,6 µs au moins, la transmission
s'effectue (suite de bits).
– Sinon, elle attend que "carrier sense" devienne faux, elle
attend 9,6 µs et commence la transmission (suite de bits).
151
RECEPTION D‟UNE TRAME
 La sous-couche LLC a fait un appel " reçoit-trame".

 La couche MAC est à l'écoute du signal "carrier sense", elle reçoit tous les
trains de bits qui circulent sur le câble :
• Les limites des trames sont indiquées par le signal "carrier sense"
• Ote le préambule, le SFD et l'éventuel padding
• Analyse l‟adresse du destinataire dans la trame
• Si l'adresse destination de la trame est différente de l'adresse de

ENSAO
la station ----> poubelle
• Si l‟adresse inclut la station :
– Elle découpe la suite de bits reçus en octet, puis en champs
– Transmet à la sous-couche LLC les champs :
152
RECEPTION D‟UNE TRAME

• @ destination , @ source, taille, données


– Calcule le FCS et indique une erreur à la couche LLC si :
• FCS incorrect
• trame trop grande: >1526 octets (avec préambule)
• longueur de la trame n‟est pas un nombre entier d‟octets (erreur
d‟alignement)

ENSAO
• trame trop petite: < 64 octets (trame avec collision)

153
COUCHE PHYSIQUE

 Fonctions de la couche physique


• Permet de recevoir et d'émettre des suites d'éléments binaires
• Détecte la transmission par une autre station,
– pendant que la station n'émet pas: carrier sense
– pendant que la station émet: collision detection
 Interface entre la couche MAC et la couche physique :
services qu'offrent la couche physique à la couche MAC :
• 3 requêtes et 3 booléens
 Transmettre un bit :
• requête MAC ---> couche physique

ENSAO
paramètre d'appel : 1 bit
 Recevoir un bit:
• requête MAC ---> couche physique
paramètre de retour : le bit
 Attendre :
• requête MAC ---> couche physique
paramètre d'appel : nombre de bits à attendre
154
COLLISIONS : Problème

 Carrier sense :
• MAC <--- couche physique : Il y a du trafic sur le câble.
 Transmitting :
• MAC ---> couche physique. Il y a des bits à transmettre.
 Collision detection :
• MAC <--- couche physique. Il y a une collision sur le câble

ENSAO
(uniquement générée quand la station transmet une trame)

155
COLLISIONS : Problème

 Une station regarde si le câble est libre avant d'émettre (carrier sense)
 Mais le délai de propagation d'une trame sur le réseau n'est pas nul : une station peut
émettre alors qu'une autre a déjà commencé à émettre
 Quand ces 2 trames émises presque simultanément se "rencontrent", il y a collision
 Avec un réseau très grand (et donc un temps de propagation d'une trame très long),
ceci est inefficace
 Minimiser le temps pendant lequel une collision peut se produire :
– le temps maximum de propagation d‟une trame, temps aller et retour de la trame :
le round trip delay = 50 µs
50 µs # 63 octets ---> une collision ne peut se produire qu'en début d'émission d'une

ENSAO
trame (collision window).
– On fixe un Slot time = 51.2 µs ( -> 64 octets) : le temps d'acquisition du canal : une
collision ne peut se produire que durant ce temps
– la station émettrice ne peut se déconnecter avant la fin du slot time (pour avoir la
certitude que la transmission se soit passée sans collision)
 Pour tenir ce temps maximum (RTD), on impose des limitations :
– Longueur et nombre de segments, nombre de boîtiers traversés par une trame, ...
156
COLLISIONS : Solution

 Emetteur :
 écoute le signal "collision détection" pendant 51.2 µs (64 octets) à
partir du début d'émission
 S'arrête d'émettre quand il détecte une collision en comparant le signal
émis avec le signal reçu par exemple

ENSAO
 Récepteur :
 si reçoit une trame de taille inférieure à 72 octets
=> collision

157
COLLISIONS : Solution

 La couche LLC transmet une trame (suite de bits) à la couche physique.


 Pendant le début de la transmission (slot time = 512 bits), elle teste le
signal "Collision détection" que lui fournit la couche physique
 S'il y a collision, la station commence par renforcer cette collision en
envoyant un flot de 4 octets (jam)
 La couche LLC n‟a pas besoin de tester le signal "Collision detection«

ENSAO
Longueur minimale d‟une trame correcte : 72 octets
Longueur maximale d'une trame "accidentée" : 64 + 4 octets
Donc toute trame reçue de longueur < 72 octets est rejetée

158
COLLISIONS : Réemission

 La station attend = r x 51,2 µs ( r x "slot time"), tel que r entier, au


hasard: 0 <= r < (2 ** k)
k = min (n, 10), n = nb de ré-émissions déjà faites

 Elle émet à nouveau. Au maximum, 15 réémissions.

ENSAO
 Si la 15 ième ré-émission échoue, la couche physique retourne le status
"Trop d'erreurs de collision" à la couche LLC

159
802.3 Vs Ethernet
o Champ "type" des trames Ethernet
• 2 octets représentés en hexadécimal sous la forme XX-YY ou
XXYY
• Champs types connus
– 0800 IP
– 0806 ARP
–…..

ENSAO
o Champ "taille" dans la trame IEEE802.3
– Problème de compatibilité
– Mais tous les numéros de protocole sont supérieurs à la longueur
maximale de la zone de données d'une trame (1500)
160
– Une station reconnaît les trames Ethernet et IEEE802.3
802.3 Vs Ethernet
o Les deux protocoles sont compatibles

o Adresses aux mêmes endroits

o « type » Ethernet NON COMPATIBLE longueur de trame 802.3


 Confusion impossible

ENSAO
• 0800h : Datagramme IP (2048 octets)
• 0806h : Protocole ARP (2054 octets)
• 8035h : Protocole RARP (>32Ko)

161
Bilan
 Services de couche 1 utilisés

 Transmission en bande de base


 La couche physique offre des services :
• Envoi d‟un bit
• Réception d‟un bit

ENSAO
• Canal libre ?
• Collision ?

162
Evolution vers 100 Mbit/s et +

 Le Round-Trip-Delay est réduit à 5 ms

 Problèmes :
• Mélange de stations de vitesses différentes
• Plus débit augmente, plus efficacité diminue
•  Augmenter le MTU

ENSAO
o Ethernet : MTU=1500
o IPv4 supporte les MTU<=64K
o Jumbo Frames : MTU=9000
o Décembre 95 : IPv6, Jumbograms > 64K

163
Encapsulation

Données utilisateur
Application
Entête
applicatif Données utilisateur

TCP

ENSAO
Entête
TCP Données applicatives
Segment TCP IP
Entête Entête
IP TCP Données applicatives
datagramme IP Driver Ethernet
164
Entête Entête Entête Remorque
Ethernet IP TCP Données applicatives Ethernet

Trame Ethernet
Couche Réseau
• Couche abstraite

• Donnée  Paquet Réseau


• 2 modes
LLC
• Connecté
• X25 MAC

ENSAO
• Non connecté
Couche Physique
• IP
• Inter réseaux
• Routage
• Fragmentation
165
 Service orienté connexion
- Une connexion de niveau réseau s‟appelle circuit virtuel.
- Le chemin associé au circuit virtuel dans le réseau est alloué à l‟établissement de
la connexion. La décision de routage n‟est prise qu‟au cours de la phase
d‟établissement de la connexion.
- Tous les paquets circulant sur le même circuit virtuel empruntent le même
chemin.
- Exemple : protocole ATM (Asynchronous Transfer Mode)

ENSAO
 Service sans connexion (Unité de donnée: datagramme)
- Chaque paquet est envoyé indépendamment des autres et routé séparément.
- Des paquets successifs peuvent donc suivre des routes différentes et il peut y avoir
alors déséquencement des paquets
166
- Exemple: le protocole IP (Internet Protocol)
Intérêt / inconvénient de ces services

 Connexion:
 + Pas de déséquencement
 + Ressources réservées au départ
• Garantie de qualité de services facile
• Pas de problème de congestion ultérieure
 - Ressources réservées inutilement
 - Temps d‟acheminement plus long (temps d‟établissement de la connexion au
départ) -> problème pour le temps réel
 - Délicat en cas de défaillance d‟un routeur
 Sans connexion:

ENSAO
 + Temps d‟acheminement plus rapide
 + Défaillance d‟un routeur-> pertes seulement des paquets, adaptation rapide
 + Pas de ressources réservées inutilement
• Congestion résolue difficilement
• Qualité de services difficile à garantir
• Problème de IP actuel
 - Calcul du routage à chaque paquet 167
Fondations et Besoins
• La couche 2 permet :
• Transfert de données entre machines
• Adressage d‟une ou plusieurs machines précises
• Qualité de service (temps de réponse & débit)

• MAIS :
• MTU limité

ENSAO
 Et les données volumineuses ?
• Round Trip Delay limité
• Longueur du réseau limitée
• Nombre de stations limité
• Une seule trame par réseau à chaque instant 168
Une solution ?
Solution:
 Fragmenter le réseau
• Plusieurs réseaux physiquement séparés
• Liens permettant de communiquer d‟un réseau à un autre

Avantages
• Une trame par réseau à chaque instant

ENSAO
• Chaque réseau a une taille petite
Inconvénients
• Ne résout pas les problèmes du MTU
• Diffusion active des données
• Comment atteindre une machine donnée ? 169
Fragmentation des réseaux
• Réseau locaux :
• Adresse MAC unique au monde
• Diffusion passive
• Réseau fragmenté
• Séparation physique
• Avantages des réseaux locaux
• Pas de communication de réseau en réseau

ENSAO
• Séparation logique
• Qui appartient à quel réseau ?

170
Adresses Logiques
• Adresses MAC uniques mais…..
• Équipements différents sur un même réseau
• Équipements identiques sur différents réseaux
• Besoin d‟adresses
• Non liées au matériel
• Des équipements différents sur un même réseau
• Des équipements identiques sur différents réseaux

ENSAO
• Identifiant un équipement de façon unique
• Regroupant logiquement les machines
 Adresses IP

171
Adresses IP
• Adresses uniques au Monde
Délivrées par le Network Information Center

• 32 bits, 4 294 967 296 adresses uniques


• [Link]

ENSAO
• Regroupement logique :
• @ = N° réseau + N° machine
 Même réseau  Même préfixe
• Combien de réseaux, combien de machines ?

172
Classes d’adresses
• Besoins différents
• Réseaux de 3-4 machines
• Réseaux de 1000+ machines

• 5 classes définies
• A : 0yyyyyyy.x.x.x
• B : [Link].x.x

ENSAO
• C : [Link].x
• D : 1110yyyy.Y.Y.Y
• E : 11110yyy.Y.Y.Y

173
Adressage IP : Classes
d'adresses
0 8 16 24 31
Classe A 0 Net-id Host-id

Classe B 10 Net-id Host-id

ENSAO
Classe C 1 1 0 Net-id Host-id

Classe D 1 1 1 0 Multicast
174

Classe E 11110 Réservé


Adressage IP :
Classe A [1.x.x.x ; 126.x.x.x]
27 - 2 = 126 réseaux
224 - 2 = 16,7 millions d'hôtes / réseau

Classe B [128.x.x.x ; 191.x.x.x]


214 = 16 384 réseaux
216 - 2 = 65534 hôtes / réseau

ENSAO
Classe C [192.x.x. ; 223.x.x.x]
221 = 2 millions de réseaux
28 - 2 = 254 hôtes / réseau
175
Adressage IP : Adresses
"spéciales"
• Host-Id = 00000…000 -> Réseau
• Host-Id = 11111…111 -> Broadcast
• 127.x.x.x ->loopback
• [Link] à [Link] -> privé

ENSAO
• [Link] à [Link] -> privé
• [Link] à [Link] -> privé

176
Le NIC
• Attribution centralisée
• Fournit des numéros de réseaux
• Numéros uniques garantis
• Réseaux privés
 [Link] (Loop-back )
[Link]/8, [Link]/12, [Link]/16
• Numéros de machines non donnés…
 Charge de l‟administrateur du réseau

ENSAO
• Adresses Web
 [Link].

177
Identification IP d’une machine
• Envoi d‟un message à une machine
• @ IP fournie
• Même réseau
• Comment joindre cette machine ?
• Réseau ethernet / token ring  @ MAC nécessaire
• Address Request Protocol (ARP)
• Traduit IP  MAC

ENSAO
178
Protocole ARP
• Broadcaste un appel à l‟aide…
• @[Link] = @émetteur
• @[Link] = FF-FF-FF-FF-FF-FF
• Type = 0806H
• Données =

ENSAO
Taille Taille @Matériel @Protocole @Matériel @Protocole
Matériel Protocole OP
Matériel Protocole Source Source Cible Cible
2 2 1 1 2

179
 Réponse :
 Même trame, champs remplis par machine cible
Exemple ARP
Taille Taille @Matériel
02-60-8C @Protocole
192.168. @Matériel @Protocole
192.168.
Matériel
0001 Protocole
0800 6 4 OP
1
Matériel Protocole D9-D8-D2
Source 223.208
Source Cible 223.207
Cible

2 2 1 1 2 6 4 6 4

• Emission de la trame en Broadcast


• La machine [Link] répond

ENSAO
02-60-8C
2
D9-E3-ED

• Recopie de l‟entête de la trame


• Inversion des champs source & destination
• Ajout de l‟adresse matérielle
• Marque la „réponse ARP‟ 180
• Envoi de la trame - réponse
Protocole RARP
• Reverse Address Request Protocol
• Convertit @ MAC en @ IP
• Utile pour initialiser une machine sans disque
• Nécessite un serveur spécifique
• Trames identique à ARP
• OP=3 : demande RARP
• OP=4 : réponse RARP

ENSAO
181
ENSAO
182
ENSAO
183
La fragmentation: Outrepasser les MTUs

• MTU = taille max sur un réseau


• Fragmentation des données
 Obtenir Paquets de taille <= MTU
• Envoi individuel des fragments
• Problèmes :
• Comment différencier un fragment d‟un paquet complet ?

ENSAO
• Comment remettre en ordre les morceaux
 Ajout de données en en-tête

184
Fragmentation
• Drapeaux:
• Dont‟ Fragment: Fragmentation interdite
• More Fragment: La suite arrive……
• Données numériques:
• Fragment Offset: position dans le datagramme initial
(*8 octets)
• Fragmentation multiple possible

ENSAO
• Assemblage des fragments à l‟arrivée uniquement (routes
différentes?)

185
Format de trame IP
0 4 8 16 32

Longueur
Version Type de Service
entête

Version 4  0100 En nombre de mots de 32 bits XXX N’est plus utilisé

ENSAO
Version 6  0110 X Minimise le délai
X Maximise le débit
X Maximise la fiabilité
X Minimise le coût
X Réservé

Longueur totale Identification

186

16 bits, nombre d’octets du datagramme IP complet 16 bits, nombre de datagrammes envoyés


entre ces deux machines
Format de trame IP
0 4 8 16 19 32

Longueur
Version Type de Service Longueur totale
entête

Identification

Flags Fragment Offset

ENSAO
X Réservé Décalage du paquet de données
X Fragmentation interdite En mots de 64 bits
X Encore des fragments

Time To Live
187

Nombre de sauts à vivre


Format de trame IP
0 4 8 16 19 32

Longueur
Version Type de Service Longueur totale
entête

Identification Flags Fragment Offset

Time To Live Protocole supérieur Contrôle d’erreur entête

@ IP source

ENSAO
@ IP destination

Options éventuelles

188
Données
ENSAO
189
DHCP
- Attribution d'adresses à une machine : Pour un réseau local, ceci se fait soit de
manière statique (l'adresse IP est entrée à la main à la configuration de la carte
réseau) ou par le biais d'un serveur DHCP (Dynamic Host Configuration Protocol).
La machine envoie une trame de diffusion à tout le réseau local pour trouver le
serveur DHCP et celui-ci lui renvoie une adresse IP libre (parmi une ensemble
d'adresses qu'il gère). L'adresse est louée pour une durée au delà de laquelle le
serveur DHCP reprend l'adresse en avertissant la station. Pendant la durée de
validité, le serveur DHCP «ping» la station de temps à autre pour savoir si cette
machine est toujours connectée.

ENSAO
- En plus de l'adresse IP, le serveur DHCP peut aussi fournir l'adresse de la passerelle
et du serveur DNS.
- Évidemment le serveur DHCP doit être sur le même réseau local que la station
demandeuse.
- Pour un accès à distance (RTC, ADSL...) le serveur d'accès est aussi serveur DHCP.
190
Bilan
• Envoi de données de couche 3:
• Fragmentation en paquets <= MTU
• Consultation table routage
• -> @ IP prochain destinataire
• Requête ARP
• -> @ MAC prochain destinataire
• Envoi de chaque paquet individuellement

ENSAO
• -> Couche 2
• Réassemblage après réception

191
Routage
Qu’est ce que le Routage:
Processus par lequel un élément (courrier, appels téléphoniques, paquets, IP,
…) va être acheminé d‟un endroit à un autre, le routage se fait au niveau de la
couche 3 du modèle OSI
 Un élément faisant du routage doit connaître :
 La destination,
 De quelle source il peut apprendre les chemins d‟accès à la destination

ENSAO
voulue,
 Les itinéraires possibles pour atteindre la destination,
 Le(s) meilleur(s) itinéraire(s) pour atteindre la destination,
 Un moyen d‟actualiser les itinéraires.
192
Routage
Pourquoi faire du Routage sur un réseau ?
• Un équipement sur un réseau local
 Peut atteindre directement les machines sur le même segment sans
routage (ARP),
 Ne peut pas atteindre les équipements sur un autre réseau (ou sous
-réseau) sans un intermédiaire.

ENSAO
• Qui doit faire du routage sur un réseau ?
 Équipement connecté à 2 réseaux ou sous-réseaux au moins,
 Station de travail avec 2 interfaces réseau au moins,
 Routeur (CISCO, BayNetworks, …)

193
Routage

ENSAO
 La question « Quel chemin? » inclut le détermination du chemin optimal et a
deux aspects ?
 Celle qui pose à un routeur : sur quel chemin (sortie) le paquet doit il être
renvoyé (forward)
 Celle qui se pose à l‟ensemble du réseau et surtout à son administrateur :
quel chemin doit suivre un paquet qui doit aller du nœud A au nœud B. 194
Adressage des réseaux et des machines
hôtes

• Un routeur utilise l‟adresse RESEAU pour identifier la destination d‟un


paquet.

• La relation entre une destination et un couple


<sortie, @de saut suivant> peut être établie :
• Statiquement

ENSAO
• dynamiquement

195
Principe du routage IP
• Routage IP basé uniquement sur l‟adresse du destinataire

• Chaque équipement du réseau sait atteindre un équipement d‟un autre


réseau, s‟il existe au moins un équipement de routage pour acheminer les
paquets à l‟extérieur du réseau local.

• Le routeur extrait l‟adresse IP de destination du paquet entrant. A l‟aide du

ENSAO
masque de sous-réseau interne il détermine l‟adresse réseau.

196
Principe du routage IP
Eléments fonctionnels d’un routeur

Routes qui
Informations
ont été
Informations sur la
calculées de routage topologie

Aiguiller Calculer Rassembler

ENSAO
Tables de routage Informations
Interface de Forwarding sur les liens
sortie saut et l’état des
suivant
informations nœuds 197
Principe du routage IP

A ces trois fonctions correspondent différents choix architecturaux :

• Rassembler: routage statique, dynamique, isolé ou non isolé.

• Calculer: centralisé, décentralisé, distribuer.

• Aiguillé: orienté connexion, sans connexion, routage à la source,

ENSAO
routage Hop by hop

198
Principe du routage IP
• Les informations de routage sont mémorisées dans la table de routage des
équipements (routeurs).

Adresse de réseau Saut suivant


destinataire
@réseau_dest <@IP_Saut, Interface_Sortie>

ENSAO
[Link] <[Link], S0>

• Cette table doit être périodiquement mise à jour


• Manuellement : routage STATIQUE
• Automatiquement : routage DYNAMIQUE 199
Principe du routage IP
• Le routage s‟effectue sur deux opérations:
 La sélection de la meilleure voie,
 La commutation du paquet sur l ‟interface appropriée.

• Faire la distinction entre protocole routable ou protocole routé (IP, IPX) :


comment les

ENSAO
information sont organisées pour être transportées dur le réseau, et protocole
de routage (rip, ospf, bgp etc):comment est réalisé l‟acheminement des
paquets.

200
Principe du routage IP
Fonctionnement du routage entre deux points

[Link]
A B
[Link]
S1
S0
[Link] S0
Eth0 [Link]
Eth0
C
[Link] Application
Application [Link] Présentatio

ENSAO
Présentation n
Session Session
Transport
A B C
Transport
Réseaux Réseaux Réseaux Réseaux Réseaux
Liaison de Liaison de Liaison de Liaison de Liaison de
données données données données données201
Physique Physique Physique Physique Physique
Algorithme de routage
- L‟Algorithme de Routage est une Méthode utiliser pour calculer les routes
- Un algorithme de routage doit assurer la livraison des paquets. Il est nécessaire
d‟optimiser les chemins suivis par les paquets et peuvent être différentiés sur la
base de plusieurs caractéristiques:

ENSAO
 Buts du concepteur de l‟algorithme
 Impact sur le réseau et les ressources du routeur
 Type de métriques utilisé

202
Algorithme de routage
 But de conception:
 Optimalité
 Simplicité et rentabilité
 Robustesse et stabilité
 Flexibilité

 Types d’Algorithmes:

ENSAO
 Statique vs. Dynamique
 Chemin unique vs. Chemins multiples
 Link-state vs. Vecteur de distance
 Plat vs. Hiérarchique
 Hôte intelligent vs. Routeur intelligent
203
 Intra domaine vs. Inter domaine
Algorithme de routage
 Métriques
• Les algorithmes de routage utilisent des métriques pour déterminer
la meilleur route.
• Les algorithmes sophistiqués combinent entre plusieurs métriques
en une seule (hybride)
• Les métriques suivantes ont été utilisés:
 Longueur du chemin (ex algorithme du plus court chemin de

ENSAO
E.W. Dijkstra)
 Fiabilité
 Délai
 Bande passante
 Charge 204
 Coût de la communication
Protocole de routage
 Routage statique
 convient uniquement pour des sites de taille modeste
 généralement le routage est modifié après découverte du problème
 ne peut gérer les changements de topologie non triviaux.
 Routage dynamique
 indispensable dès que la topologie devient complexe,
 ==> protocoles de routage dont :

ENSAO
 le but est de maintenir des informations associées aux routes de manière
cohérente
 le rôle n‟est pas de router.

 les protocoles de routage sont de natures différentes selon qu‟ils :


 traitent des informations de routage à l‟intérieur d‟un domaine de routage

 relient plusieurs domaines de routage.


205
Protocole de routage

- Ensemble des règles d‟échanges qui permettent d‟implanter l‟algorithme de

routage. Ces règles définissent les messages échangés et la manière dont ils

sont échangés.

ENSAO
- Il faut faire la distinction entre protocole routé et protocole de routage

 Protocoles routé: IP, IPX, XNS, Apple Talk, …

 Protocoles de routage: RIP, IGRP, OSPF, EGP, BGP,...

206
Protocole de routage
Routage statique
Les informations sont mises à jour manuellement à chaque modification
topologique de l'interréseau.

Routage dynamique
Les informations relatives à la route sont mises à jour automatiquement entre les
routeurs.

ENSAO
Stations, Routeurs d‟extrémité => Routage statique

Routeurs => Routage dynamique


207
Protocole de routage
o Routage dynamique :
• Rapidement obligatoire : fonction taille du réseau

• Utilisation de protocole(s) de routage

• But : maintenir la cohérence des informations associées aux routes

ENSAO
• Protocoles de routage de natures différentes si ils :

 Traitent le routage à l‟intérieur d‟un domaine de routage,

 Traitent le routage de plusieurs domaines de routage.

208
Protocole de routage
Avantages et inconvénients:
o Le routage statique
• + Il cache la structure de l‟inter-réseau
• + Il évite l‟envoie de messages de service
• + Sécurité par masquage de certains parties d‟un inter-réseau

ENSAO
• + Moins de surcharge par rapport au routage dynamique.
• - Pas adaptatif
o Le routage dynamique
• + Plus adaptatif
• - Révèle la structure de l‟inter-réseau
209
Système Autonome: AS
• Un système autonome est un ensemble de réseaux administrés par une
même
entité :
 allocation des adresses ip
 découpage en sous-réseaux
 définition du protocole de routage.

• Domaine de routage (réseaux + routeurs) sous la responsabilité d‟une

ENSAO
autorité unique.
• Architecture de routage indépendante des autres systèmes autonomes
• Exemple : réseau R3T2; un réseau de société multinationale, un provider
correspond à un découpage de l‟Internet.
• Un AS est identifié par un numéro unique (16 Bits) attribué par le NIC
(Network Information Center). 210
Système Autonome: AS
• La connexité d‟un AS implique que tous les routeurs de celui-ci soient
interconnectés: 2 réseaux locaux d‟une même société nécessitant un autre
AS pour communiquer ne peuvent constituer un AS unique.

• La connexité implique que les routeurs d‟un AS échangent les informations


de routage:
• un routeur dans un AS est dit «internal gateway»

ENSAO
• le protocole de routage entre «internal gateways» est appelé «Exterior
Gateway Protocol» Exemple : EGP, BGP.
• Le protocole de routage à l‟intérieur d‟une «interior gateway» est appelé
«Interior gateway Protocol»; Exemple de IGP‟s: RIP, OSPF, IGRP.

211
Système Autonome: AS

• Les IGP‟s n‟échangent que les tables de routage internes à l‟AS, mais
certains routeurs doivent d‟autre part, dialoguer avec les «exterior
gateways» pour découvrir les réseaux externes à l‟AS. Exemple: RIP,
OSPF
• EGP (External Gateway Protocol) a pour fonction l‟échange d‟information
sur la connectivité entre AS‟s. Cette information exprime un ensemble de

ENSAO
réseaux connectés. Exemple: EGP, BGP
• Famille des protocoles de routage interne (IGP) : deux classe d‟algorithmes
de routage
• Distance-vector : RIP, IGRP (Cisco)
• Link-state : OSPF
212
Classes d’algorithmes de routage
dynamique
Classes d‟algorithmes de routage dynamique interne
 Vecteur de distance (Distance-Vector)
Chaque routeur crée une table de routage qui recense les réseaux qui lui sont
directement connectés et envoie cette table aux routeurs qui lui sont directement
Connectés: les routeurs transmettre périodiquement leur table de routage à
leurs voisins. Le routeur qui reçoit une table
 Met à jour la topologie

ENSAO
 Met à jour les distances
 État de lien (Link-State)
Chaque routeur crée une table d‟état des liens et il diffuse ensuite les
informations qu‟il a collectées
 hybride
213
Algorithme Vector -Distance

• Algorithmes Vector-Distance (Belman-Ford)


 Chaque nœud routeur dispose d‟une table de routage : meilleure distance pour chaque
destination, ligne de sortie
 Chaque nœud est supposé connaître la « distance » (le coût) qui le sépare de chacun de
ses voisins (une liaison hors service a un coût infini).
 Périodiquement, chaque nœud envoie à chacun de ses voisins la liste des distances
estimées vers chaque nœud du réseau : vecteur de distance. Il reçoit en retour une liste
similaire de chacun de ses voisins.

ENSAO
 Chaque nœud peut déterminer l'estimation qui lui semble la meilleure pour atteindre
chaque destination, et inscrire cette estimation ainsi que la liaison correspondante dans
sa table de routage.
 Une route est composé de : L‟adresse du réseau de destination, L‟adresse du routeur
pour atteindre le réseau de destination (next hop), La métrique (coût) :
nombre de sauts = nombre de routeurs à traverser pour atteindre le réseau de
destination
214
Algorithme Distance-Vector

Avantages :
 Simplicité de l'algorithme (charge CPU faible)
 Interopérabilité (stations, routeurs)

Inconvénients :
 La taille des informations de routage est proportionnelle au nombre

ENSAO
de routeurs du domaine,
 Métrique difficilement utilisable : lenteur de convergence,
 Bouclage, éventuellement à l‟infini,
 Pas de chemins multiples
 Coût des routes externes arbitraire.
215
Routage à vecteur de distance

Tables de routage

Destination Distance Next hop

Destination : réseau ou machine destinataire

ENSAO
Distance : longueur de la route
Next hop : Routeur suivant

216
Distance-Vector : Table de routage réelle

• Cisco : show ip route (avec RIP)


R [Link] [120/2] via [Link], 0:00:28, Ethernet0
R [Link] [120/2] via [Link], 0:00:28, Ethernet0
R [Link] [120/3] via [Link], 0:00:15, Ethernet0
C [Link] is directly connected, Ethernet0
....
Temps qui

ENSAO
C [Link] is directly connected, Ethernet1
.... sépare de la
R* [Link] [120/1] via [Link], 0:00:19, Ethernet0 dernière
annonce
distance administrative
217
Informations de "Distance"

• Permet de rendre prioritaire des informations de routage par rapport à


d'autres (classement des protocoles de routage)
• Configurable par l'administrateur
• Exemple : distance eigrp 90 10 (rendre + prioritaire EIGRP % BGP)

Origin e de la route Distance par défaut


Directement connecté 0
Route Statique 1

ENSAO
BGP externe 20
EIGRP 90
IGRP 100
OSPF 110
RIP 120
EIGRP Externe 170
(Provenance Cisco)218
Inconnue 255
Vecteur de distance – Exemple 1

•Au départ un routeur ne connaît que lui-même il peut se joindre à une distance 0

Coût du Routeur B
Routeur A B:0[local]
lien
A:0[local] Vecteur de distance
= table de A
3
1

ENSAO
Routeur E A:0
1 A:0 3
E:0[local]
4 Routeur C
3 C:0[local]
Notation : Routeur D
@dest:coût[interface sortie] D:0[local] 219
Vecteur de distance – Exemple 1

Routeur B
Coût du B:0[local]
Routeur A
lien A:3[if0]
A:0[local]
3
A:3,B:0
1
1 3 A:3,B:0

ENSAO
Routeur E 3
4
E:0[local] Routeur C
A:1[if0] A:1,E:0 C:0[local]
Routeur D
Notation : D:0[local]
220
@dest:coût[interface sortie]
Vecteur de distance – Exemple 1

Routeur A Routeur B
A:0[local] B:0[local]
A:3[if0]
3 A:3,B:0
Routeur E 1
E:0[local]
1 3 A:3,B:0 Routeur C

ENSAO
A:1[if0]
4 C:0[local]
3
A:1,E:0 B:1[if0]
Routeur D A:4[if0]
Notation : D:0[local]
@dest:coût[interface sortie] E:4[if1] 221
A:5[if1]
B:3[if0]
Vecteur de distance – Exemple 2

• Cout de tous les liens = 1


• Au départ, chaque routeur n‟a dans sa table de routage qu‟une information
de routage vers la destination locale
• Destination = numéro de voie, d‟interface ou nom du prochain nœud

ENSAO
222
Vecteur de distance – Exemple 2
• Pour l‟exemple, A a été choisi arbitrairement pour débuter les échanges

ENSAO
223
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
224
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
225
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
226
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
227
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
228
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
229
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
230
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
231
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
232
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
233
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
234
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
235
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
236
Vecteur de distance – Exemple 2

ENSAO
237
RIP : Routing Information Protocol

 Protocole intérieur (Cf AS), RFC 1058.


 Conçu à l‟origine pour les réseaux locaux, étendu aux réseaux distants
 Peu performant, mais le plus employé au monde
 De type Vector/Distance
 Deux Version 1.0 et 2.0

ENSAO
 Fonctionne au dessus d‟UDP/IP ; port 520 (Cf <1024)
 Si une route n‟est pas rafraichie dans les 3 Mns la distance=infini
 Mode Actif : Routeurs, Mode passif : machines (Historique :
Espionnage d‟hôtes passifs dans les réseaux locaux).
238
RIP : Routing Information Protocol

 Les informations de routage sont émises toutes les 30 secondes et indiquent


pour un routeur donné, la liste des réseaux accessibles avec leur distance (next
hop).
 Les routes diffusées sont les routes propres + les routes acquises
 RIP utilise une métrique à nombre de sauts, aussi qualifiée de métrique de
Distance Si le chemin que doit prendre un paquet possède un nombre de
saut egal à 5 dans la table de routage, cela signifie que le paquet empruntant ce
chemin passera par 5 routeurs avant d'atteindre sa destination finale.

ENSAO
 Le nombre de saut est la seule métrique utilisé par RIP
 Base de nombreux protocoles : Appletalk, Novell ...

239
Distance-Vector : RIP V1

 RIP Version 1 par défaut sur les cisco :


 Utilise des datagrammes UDP (port 520)
• UDP : pas de garantie d'arrivée, pas de contrôle de séquencement
 1 datagramme contient 25 entrées au maximum)
 Métrique limitée à 15 (≥ 16 : route inaccessible)

ENSAO
 Ne véhicule pas le masque du réseau (masque implicite) => pas de VLSM

 Ne conserve que la meilleure route


 Le + court chemin en nombre de routeur(s) traversé(s) (saut) <=> la
métrique la + faible (quantité, pas la qualité)
240
Distance-Vector : RIP V1

 Diffuse toutes les 30 s sa table de routage


 Route est invalide au bout de 180 s : nombre de saut ≥ 16 si :
 Aucun message n'a été reçu
 Un message explicite a été reçu.
 Mais les paquets y sont toujours envoyés.
 La route est maintenue dans les tables, mais les voisins sont avertis du

ENSAO
problème (hold down de 180s)
 Au bout de 240 s, la route est obligatoirement enlevée des tables (flush)

241
Distance-Vector : RIP V1 (3)
• R2 : show ip route @IP-Réseau1 (à métrique 1)
1) Known via "rip", distance 120, metric 1
Last update from R1 on Ethernet1, 00:00:00 ago @IP-Réseau1
2) Passage à l'état inaccessible
Known via "rip", distance 120, metric 4294967295
(inaccessible) R1
Last update from R1 on Ethernet1, 00:03:03 ago
Hold down timer expires in 178 secs
R2

ENSAO
3) Known via "rip", distance 120, metric 4294967295
(inaccessible)
Last update from R1 on Ethernet1, 00:03:59 ago R3
Hold down timer expires in 115 secs
4) 240 s : suppression de la route de la table de routage
% Subnet not in table 242
Distance-Vector : RIP V1 (4)

• R3 : show ip route @IP-Réseau1 (à métrique 2)


1) Known via "rip", distance 120, metric 2
Last update from R2 on Ethernet0, 9 seconds ago
2) Known via "rip", distance 120, metric 16777215 @IP-Réseau1
(inaccessible)
Last update from R2 on Ethernet0, 19 seconds ago (triggered update)
Hold down timer expires in 172 secs R1

ENSAO
3) Known via "rip", distance 120, metric 16777215
(inaccessible)
Last update from R2 on Ethernet0, 191 seconds ago R2
Hold down timer expires in 0 secs

R3
243
Distance-Vector : RIP V1 (4 suite)

4) Known via "rip", distance 120, metric 16777215


(inaccessible)
Last update from R2 on Ethernet0, 213 seconds ago
5) Known via "rip", distance 120, metric 16777215 @IP-Réseau1
(inaccessible)
Last update from R2 on Ethernet0, 238 seconds ago
6) % Network not in table temps > 240 secondes R1

ENSAO
R2

R3
244
Distance-Vector : RIP V1: Problémes

Problèmes :
RIP V1 présente plusieurs inconvénients.
- Il ne contient aucune information sur le masque de sous-réseau, par conséquant le
routeur doit, d'une part, disposer localement de cette information, et d'autre part, le
masque de sous-réseau doit être identique sur tout le réseau. Il ne supporte pas le
trafic
multicast.

ENSAO
- Les messages ne sont pas authentifiés. Il est alors possible à une personne
malveillante de générer des messages RIP avec des coûts tels que toutes les routes
passent par un seul et même routeur. Ce qui peut paralyser complètement le réseau
(congestion). - RIP est malheureusement concerné par la convergence lente, et/ou
problème de valeur infinie. (Problème concernant tous les protocoles à vecteur
distance) 245
Distance-Vector : RIP V2

 RIP Version 2 : RFC 1387 et 1388


 Diffusion multicast ([Link])
 Véhicule le masque de réseau =>
 Permet l'utilisation de VLSM
 Agrégation de route
• En place par défaut sur Cisco (désactivation no auto-summary)
 Premier protocole avec possibilité d'authentification

ENSAO
 Commandes d'interface
• ip rip authentification mode (md5 | text)
- RFC 1321 pour l'algorithme MD5, RFC 2082 Authentification
• ip rip authentification key-chain Clé
246
Cisco : Routage RIP

 Les principales commandes :


 router rip (commande globale)
 version 1 | 2
 network @IP-réseau (réseau concerné par RIP)
 neighbor @IP-machine (avec qui les informations de routage sont
échangé, pour liaison point à point ou non broadcast)
 interface Type-Int N°Int (commande d'interface)

ENSAO
 ip rip send version 1 "et/ou" 2
 ip rip receive version 1 "et/ou" 2

247
RIP : les contraintes

 RIP 1 : Pas de routage par sous réseaux (masque non transmis)

 inconvénients des techniques Vector-Distance :


o taille des informations de routage (proportionnelle au nombre de
routeurs)
o Métrique difficilement utilisable, limitée à 16, pas de cohérence entre

ENSAO
domaine de routage (pas d‟universalité entre AS),
o Bouclage, éventuellement à l‟infini,
o Pas de chemins multiples

248
RIP : les contraintes

 Amélioration apportée par RIP Version 2


o Gestion de sous-réseaux et super-réseaux
o utilisation de Multicast IP au lieu de Broadcast IP
o Suppression de pics de transmission de messages : supprimer les
synchronisations involontaires des émissions de messages : introduction
de gestion aléatoire du déclenchement des émissions (14 à 45 secondes).

ENSAO
 Problèmes résiduels importants
o Boucles,
o Métriques non appropriées aux réseaux modernes
o Pas de chemins multiples

249
Routage à état de Lien

 Les protocoles à vecteur distance annoncent peu d'informations

 Les mises à jour des routes ne comprend aucune indication concernant les
routeurs situés au-delà du routeur voisin

 Avec les routeurs à état de lien, les routeurs font des calculs coûteux en
ressources processeur, mais ils sont capables de découvrir leur voisin sans

ENSAO
que ceux-ci leur envoie des informations

 La base de données topologique est soumise à l'algorithme Shortest Path


First de Dijkstra qui évite de faire des boucles dans les routes
250
Fonctionnement des algorithmes à état de
liens
 Chaque nœud construit une base de données complexe (dite topologique)
donnant le plus court chemin pour accéder à un réseau
 Les routeurs s'échangent les mises à jour de routage à état de liens
(LSA Link State Advertisement). Chaque routeur commence par les
réseaux auxquels il est connecté directement et pour lesquels il dispose
d'informations directes.
 Chaque routeur en parallèle avec les autres génère une base de

ENSAO
données topologiques comprenant toutes les mises à jour de routage à état
de liens de l'inter-réseau.
Pour contrôler l‟inondation, les LSA ou (LSP Link state packet) sont
numérotés => chaque nœud va pouvoir vérifier qu‟il a reçu ou non le LSA

251
Fonctionnement des algorithmes à état de
liens

 L'algorithme du plus court chemin d'abord (SPF) calcule l'accessibilité


aux réseaux. Le routeur génère cette topologie logique sous la forme
d'un arbre dont il est la racine et qui comporte tous les chemins
possibles menant à chaque réseau de l'inter-réseau utilisant le protocole à
état de liens. Ensuite, il trie ces chemins sur la base du chemin le plus
court.
 Le routeur répertorie dans sa table de routage les meilleurs chemins et

ENSAO
les ports menant aux réseaux de destination. Il met également à jour
d'autres bases de données contenant des éléments de topologie et les
détails relatifs à leur état.

252
Routage à état de Lien- Principe

Principe:
Algorithme à état des liens de Dijkstra (link state)
Chaque routeur communique à tous les routeurs l‟état de ses liens avec ses
voisins directs
Métrique = délai, fiabilité, charge, débit, distance

Etapes de la technique pour chaque routeur :

ENSAO
1. Découvrir ses voisins directs
2. Mesurer le cout pour les atteindre
3. Construire un paquet spécial contenant ces informations
4. Diffuser ce paquet à tous les autres routeurs
5. A l‟aide des informations reçues, construire la matrice des couts
(représentation de la topologie du réseau)
253
6. Calculer le plus court chemin vers tous les routeurs
Etat des liens- détails de l’algorithme

Etape 1: découverte des voisins directs


• Effectué à l‟initialisation
• Envoi du paquet HELLO sur toutes les liaisons
• Les routeurs recevant ce paquet répondent en se présentant

Etape 2: mesure du cout de la ligne (état du lien)

ENSAO
• Calcul du temps d’aller-retour d’un paquet “Echo”
 avec prise en compte du trafic (charge) réseau : choix de la ligne la
moins encombrée
 sans prise en compte du trafic : évite les changements incessants
254
Etat des liens- détails de l’algorithme

Etape 3: construction du paquet d’état de lien à transmettre (Link State)


• Identifier émetteur, liste des routeurs voisins directs et le cout associé

ENSAO
Etape 4: diffusion de ces informations à tout le réseau
• Par inondation (flooding) exceptée la ligne entrante
255
Etat des liens- détails de l’algorithme

Etape 5: calcul de la matrice de couts


• Construite à partir des informations reçues
• Constitue une représentation de la topologie du réseau

ENSAO
256
Etat de lien- Exemple

Exemple de construction de la table de routage de A


Lors du calcul du chemin optimal, une route peut posséder 3 états
• Validée : à partir de la racine il n‟existe aucun autre chemin plus court
pour atteindre le noeud ; (grisé)
• Découverte : nouvelle route pour joindre le noeud suivant à partir d‟un
noeud nouvellement validé

ENSAO
• En attente : nouvelle route dont on ne sait si elle peut étre validée ou pas
(en blanc) i.e. s‟il existe une route plus courte pour atteindre le noeud
extrémité

257
Etat de lien-exemple de construction: table de
A

ENSAO
258
Etat de lien-exemple de construction: table de A

ENSAO
259
Etat de lien-exemple de construction: table de
A

ENSAO
260
Etat de lien-exemple de construction: table de
A

ENSAO
261
Etat de lien-exemple de construction: table de
A

ENSAO
262
Etat de lien-exemple de construction: table de
A

ENSAO
263
Algorithme SPF : Shortest Path First

• Routeurs testent périodiquement l’état des liens (Link State) avec ses voisins
• Diffusent périodiquement ces états à tous les autres routeurs du domaine
o Pour chaque routeur : BDD identique et cohérente grâce à une diffusion
avec acquittement et validité limitée en temps, contrôle des enregistrement
(cheksum)
• Établissement d'une carte des Link State complète du réseau
o Métriques multiples fonction de paramètres multiples (débit, délai, coût,

ENSAO
fiabilité).
• À partir ce cette carte, le routeur selon l‟algorithme SPF (Dijkstra) :
o Détermine localement le + court chemin vers chaque destination.
• Pas de diffusion périodiques des tables de routage, mais diffusion seulement
des mises à jour de l’état (up, down) des routes (limite la taille des messages
et la charge du réseau). 264
OSPF : Open Shortest Path First

• Protocole link state destiné à remplacer les protocoles intérieurs


propriétaires et RIP.

• OSPF utilise la fonctionnalité “type de service” offerte par IP

o permet d‟installer plusieurs routes pour une même destination,

o selon des critères différents (ex : délai court, débit important).

ENSAO
o si plusieurs routes vers une même destination sont de coût équivalents,
OSPF répartit la charge équitablement parmi ces routes.

• OSPF supporte l‟adressage en sous-réseaux (subnets);


265
OSPF : Open Shortest Path First

• Découpe d‟un système autonome en aréas

o isolement des informations de routage à l‟intérieur de ces aréas

o ==> limitation des informations de routage dans le système


autonome .

• Des liens virtuels peuvent être établis dans la topologie de l‟AS afin

ENSAO
de cacher les connexions physiques d‟une partie du réseau.

• Les liens extérieurs avec d‟autres systèmes autonomes (via EGP par
exemple) sont pris en compte.

• Echanges entre routeurs authentifiés ==> l‟intégrité des messages. 266


OSPF : les concepts, areas

• Le problème : dans les sytèmes de routage, si le réseau est trop grand

o overhead du traffic dans le réseau,

o calculs trop longs,

o dimensionnement mémoire trop grand

ENSAO
• La solution : routage hiérachique

o découpage du réseau en parties indépendantes (Areas)

o reliées par un BackBone (Area BackBone)

267
OSPF : les concepts, areas

• La fonctionnalité

o chaque area constitue un réseau indépendant


 la table des liaisons ne contient de les liaisons de l‟Area,

 le protocole d‟inondation s‟arrête aux frontières de l‟Area,

 les routeurs ne calculent que des routes internes à l‟Area

ENSAO
o certains routeurs (area border routers) appartiennent à plusieurs
Areas (en général une Area inférieure et une Area BB) et
transmettent les informations récapitulatives des Areas qu‟ils
relient.
268
OSPF : les Aires (1)
On distingue 3 classes d'aires :
• L'aire backbone (Area 0) : Unique
 Chemin obligatoire pour passer d'une aire à l'autre
• Les aires secondaires
 Tous les routeurs ont une vue complète de la carte du réseau
 Routeurs calculent localement la meilleure route entre 1 source et 1
destination.
• Les aires terminales (stub area)

ENSAO
 Pas de vue complète de la carte du réseau
- Ajout d'une route par défaut (area X stub)
- Suppression des routes externes (area X stub no-summary)
 Travail identique des routeurs

Une aire ≈ environ 50 routeurs au maximum. 269


OSPF : les Aires (2)

Système Autonome Aire Backbone

AREA 0

AREA 1 AREA 5
AREA 4
AREA 2

ENSAO
AREA 3

Area Border Router


Router
AS Border Router
270
Aires terminales (stub)
Aires secondaires
OSPF : Les routeurs

 AS Border : Routeur frontière de l'AS qui apprend les routes extérieures


à l'AS (par EGP, BGP…)

 Area Border : Routeur appartenant à plusieurs aires (interfaces multiples


≈> aires multiples)

ENSAO
• Maintient des BDD de topologie ≠ pour chaque aire

 Designated Router : Pour limiter les transactions entre routeur

271
Open Shortest Path First : Caractéristiques (1)

 OSPF version 2 est un protocole Link State :


• Ouvert (Open) : public, spécifications dans RFC 1583 (3/1994)
• Créé pour remplacer RIP et les autres protocoles intérieurs propriétaires.
 Utilise IP (protocole N°89) et le multicast ([Link] (tous les routeurs OSPF
de l'AS) et [Link] (pour les DR))
 Calcule des coûts en guise de métriques

ENSAO
 OSPF utilise les types de service (champ precedence) d'IP
• Permet la gestion de plusieurs routes pour une même destination,
 Selon critères du champ TOS : délai, débit, fiabilité, coût (1 à la fois).
 OSPF permet le load-balancing parmi les ≠ routes vers un même réseau.

272
Open Shortest Path First : Caractéristiques (2)

 OSPF supporte VLSM (masque véhiculé dans ces messages)

 Découpe d‟un système autonome en sous systèmes (aires, areas) pour


limiter les informations de routage à l'aire.

 Sécurité : N° de séquence, Cheksum, Authentification possible pour les


échanges entre routeurs.

ENSAO
 Envoie des LSA (Link State Announcement)
• Quand l'état d'une ligne change
• Ou toutes les 30 minutes.

273
OSPF: routage hiérarchique

 Avec un réseau de grande taille, on risque d'avoir :


• Un overhead du trafic dû au transit des informations de routage,
• Des calculs de route longs (CPU) + besoin de RAM important (coût)
 OSPF utilise un routage hiérarchique basé sur le découpage du réseau en aires
(areas, codés sur 4 octets) (réseaux contigus)
• Reliées par une dorsale (Backbone ou Area Backbone)
• Chaque aire constitue un ensemble indépendant de réseau(x)

ENSAO
 La table des liaisons (Link State) ne contient que les liaisons de l‟aire,
 Le protocole d‟inondation s‟arrête aux frontières de l‟aire,
 Les routeurs ne calculent que les routes internes de l‟aire
- $ des border routers appartenant à plusieurs aires (aire et backbone en général),
ils transmettent les informations récapitulatives des aires qu‟ils relient.

274
OSPF : show ip ospf database (1)
[Link]
Aera 0

.1 .2
R2 : [Link] pour Area N°0 (backbone) R1 R2
Link ID ADV Router Age (s) N° Seq Checksum Link count .1 .1
Router Link States
[Link] [Link] 1086 80000003 0xC088 1 172.16.3.
[Link] [Link] 1085 80000003 0xDA4B 1 0
[Link]

ENSAO
Net Link States Stub
[Link] [Link] 1085 80000001 0xFF39 Area 2 .2541
Area
Summary Net Link States R3
[Link] [Link] 1130 80000001 0x8D47 .1
[Link] [Link] 1112 80000003 0x951B
[Link]
[Link] [Link] 1107 80000001 0xF2B4 Stub Aera 1
275
OSPF : show ip ospf database (2)

[Link]
Aera 0

.1 .2
R2 : [Link] pour Area N°1 R1 R2
Link ID ADV Router Age (s) N° Seq Checksum Link count .1 .1
Router Link States [Link]
[Link] [Link] 1122 80000003 0xF82F 1 Stub Area 1
[Link] [Link] 1128 80000004 0x77F5 2 [Link]
.254

ENSAO
Area 2
Net Link States
R3
[Link] [Link] 1128 80000001 0x1742 .1
Summary Net Link States
[Link]
[Link] [Link] 1173 80000001 0x479
Stub Aera 1
[Link] [Link] 1082 80000003 0xC9EA Routes supprimées
[Link] [Link] 1078 80000001 0x2784 si stub no-summary
276
OSPF : Table de routage

[Link]
R2# show ip route Aera 0
Codes: C - connected, O - OSPF, IA - OSPF inter area
Gateway of last resort is not set .1 .2
[Link]/24 is subnetted, 4 subnets R1 R2
O [Link] [110/20] via [Link], 00:02:33, Ethernet1 .1 .1
C [Link] is directly connected, Ethernet0
O IA [Link] [110/20] via [Link], 00:02:33, Ethernet0 [Link]
C [Link] is directly connected, Ethernet1 Stub Area 1

ENSAO
R3# show ip route [Link]
Gateway of last resort is [Link] to network [Link] Area 2 .254
[Link] [Link] is subnetted, 4 subnets R3
.1
C [Link] is directly connected, Ethernet1
O IA [Link] [110/20] via [Link], 00:11:37, Ethernet0 Routes supprimées
O IA [Link] [110/30] via [Link], 00:11:38, Ethernet0 [Link]
si stub no-summary
Stub Aera 1
C [Link] is directly connected, Ethernet0
O*IA [Link] [Link] [110/11] via [Link], 00:11:38, Ethernet0 277
OSPF : Table de routage

R2# Configuration du routage (area border) [Link]


router ospf 1 Aera 0
network [Link] [Link] area 0
.1 .2
network [Link] [Link] area 1 R1 R2
area 1 stub no-summary .1 .1

[Link]
R3# Configuration du routage Stub Area 1

ENSAO
router ospf 1 [Link]
Area 2 .254
network [Link] [Link] area 1 R3
network [Link] [Link] area 1 .1
area 1 stub
[Link]
Stub Aera 1
Cohérence des 278
définitions
Sous réseaux

ENSAO
279
Sous réseaux
La notion de sous-réseau a été introduite avant l'arrivée des classes de réseau¹
dans le protocole IPv4², afin de pouvoir diviser un gros réseau unitaire en un
certain nombre de réseaux plus petits, contrôlés par plusieurs routeurs.

Les sous-réseaux restent utiles même après l'introduction des classes de


réseau, pour réduire le nombre d'entrées dans les tables de routage, Cela
permet de réduire la surcharge réseau, en divisant le nombre d'hôtes recevant

ENSAO
des appels broadcast IP, et ainsi de limiter les risques de collisions de
paquets inhérents au protocole Ethernet dans le cas de forts taux de transferts.

Classe de réseau¹: Dans le schéma d'adressage IP, il existe cinq classes de réseau ou classes d'adresses - variant
de A à E.

IPv4² : L„Internet Protocol version 4 est la première version d'IP à avoir été largement déployée, et forme280
encore la base (en 2007) de l„Internet
Sous réseaux
Pourquoi fragmenter un réseau ?

 Optimisation des tables de routage


 Connaître @ réseau pour envoyer dans une direction générale
 Ce n‟est qu‟une fois arrivé près de la machine que l‟on résout son
adresse.
 Métaphore du colis de la Poste. (Code postal: département, centre de

ENSAO
tri, puis : rue, numéro, nom)

 Limiter les congestions.

 Séparer les machines sensibles.

281
Loi des grands nombres
 1 classe  trop de machines
 Classe A : 126 réseaux de 16 777 214 postes
 Classe B : 16382 réseaux de 65534 postes
  Pas raisonnable !

 Les tables de routage sont saturées

ENSAO
 Chaque routeur doit maintenir SA carte
 1 entrée par réseau joignable
 Classes A,B,C : 2 113 658 réseaux

282
Masque de sous-réseau
 Fractionnement logique
 Subdiviser un réseau
 Créer des groupes de taille raisonnable
 Faire des groupes cohérents
• Ex. : secrétaires, profs, étudiants

 Rassembler plusieurs sous-réseaux

ENSAO
 Regrouper plusieurs réseaux dans 1 entrée
 Structure hiérarchique

283
Masque de sous-réseau
- Forme binaire : 111…1 000…0
- Interprétation :
La première partie („1‟)  ID du réseau
La seconde partie („0‟)  ID des machines

•C‟est un séparateur entre la partie réseau et la partie machine d‟une @ IP.


•Une fonction ET Logique pour déterminer l‟@ réseau.
•Il est recommandé d‟avoir des bits à 1 contiguës dans ses masques.

ENSAO
Net-id Host-id

Net-id Sous réseau Host-id


111111111111111 00000000000 0
284
Masque de sous réseau
Masque de sous-réseau
• Mon adresse IP: [Link]
Traduit en binaire:
11000000.10101000.00011001.10000100
• Le masque de mon réseau: [Link]
Traduit en binaire:
11111111.11111111.11111111.10000000
• @ réseau:

ENSAO
11000000.10101000.00011001.10000000
Soit: [Link]
• Conclusion: on peut supposer que les machines de mon réseau local ont
pour adresse: 128 à 254…
285
Sous réseaux : Les choix

Net-id Sous réseau

Net-id Host-id

ENSAO
Le choix se fait en fonction des besoins et des limites:
 Une plage est allouée par le fournisseur d‟accès.
 Un nombre de machines qui peut croître.

286
Sous réseaux : Masques Classe
C
• [Link] 254 machines
• [Link] 64 machines
• [Link] 32 machines
• [Link] 16 machines
• [Link] ….

ENSAO
[Link]

Sous Réseau = 0….0 et Sous réseau = 1….1


INTERDIT 287
Résumé
Exemple de plan d’adressage IP

Ethernet [Link]

[Link] [Link] [Link] [Link]

Machine 4 Machine 2 Passerelle 2 Machine 3

ENSAO
[Link] [Link]

Passerelle 1 [Link]
Token-Ring
Machine 1
[Link] [Link] ARPANET 288
[Link] [Link]
Le routage inter domaine sans classe:
CIDR

Le CIDR : Méthode permettant de contourner la limitation de l’allocation des


adresses IP par classe,

Le CIDR permet essentiellement de combiner deux adresses de réseaux de

ENSAO
classe C pour ne former qu‟un seul réseau.

289
Adresse IP : CIDR
• Adressage par classe :
• utilisation inefficace de l‟espace d‟adressage.
• CIDR : Classless InterDomain Routing
• La taille de la partie réseau est arbitraire
• Format de l‟adresse : a.b.c.d/x, où x est le nombre de bits dans la partie
réseau de l‟adresse

ENSAO
network host
part part
11001000 00010111 00010000 00000000
290
[Link]/25
IPV6

ENSAO
291
IPV6
Problèmes cruciaux de l‟IPv4 :
 La pénurie d'adresses
 Le manque de qualité de service
Naissance de l‟évolution d‟IP: IPv6, pour palier a ces deux problèmes
majeurs.

ENSAO
292
IPV6
 L'entête est simplifié par rapport à Ipv4 de manière à simplifier le
traitement dans le routeur.

 Le type de l'entête suivant est précisé par le champs «entête prochain». Ce


champ existe dans les entêtes supplémentaires pour chaîner d'autres entêtes
ou
vaut le numéro du protocole transporté pour le dernier entête (06 TCP).

ENSAO
Les entêtes servent à transmettre des informations de routage, QoS...

 L'identificateur de flot sert à indiquer au routeur que le paquet fait partie


d'un flux qui doit avoir un traitement spécial (QoS particulière).

293
IPV6
 En Ipv6 on utilise la plus petite taille de la taille maximale des paquets
(MTU) transportables par tous les réseaux traversés. En effet, si on considère
que le paquet doit être intégralement reçu pour être renvoyé, un petit paquet
mettra moins de temps à traverser un routeur qu'un gros et le temps
d'acheminement d'un ensemble de petits paquet sera moins long que celui
d'un
gros (c'est aussi pour cela que les cellules d'ATM sont si petites).

ENSAO
 Ipv6 intègre de façon native des possibilités d'authentification ainsi que de
chiffrement.

294
IPV6
 IPv6 est longue de 16 octets, (128 bits) VS 4 octets (32 bits) pour IPv4

On dispose ainsi d'environ 3,4 × 1038 adresses, soit 340 282 366 920 938
463 463 374 607 431 768 211 456.

 La notation décimale pointée employée pour les adresses IPv4 est abandonnée

ENSAO
(par exemple [Link]) Ecriture hexadécimale, où les 8 groupes
de 16 bits sont séparés par un signe deux-points :(Elle comprend 8 groupes de 4
chiffres hexadécimaux ) 1fff:0000:0a88:85a3:0000:0000:ac1f:8001

 Longueur : 128 bits Les 64 bits de poids fort pour la partie réseau et les
64 de poids faibles pour l'identifiant machine (interface). 295
IPV6
Les objectifs principaux de ce nouveau protocole furent de :

 Supporter des milliards d'ordinateurs, en se libérant de l'inefficacité de


l'espace des adresses IP actuelles,
 Réduire la taille des tables de routage,
 Simplifier le protocole, pour permettre aux routeurs de router les
datagrammes plus rapidement,
 Fournir une meilleure sécurité (authentification et confidentialité) que l'actuel
protocole IP,

ENSAO
 Accorder plus d'attention au type de service, et notamment aux services
associés au trafic temps réel,
 Faciliter la diffusion multidestinataire en permettant de spécifier l'envergure,
 Donner la possibilité à un ordinateur de se déplacer sans changer son adresse,
 Permettre au protocole une évolution future,
 Accorder à l'ancien et au nouveau protocole une coexistence pacifique.
296
Bilan
 L'amélioration majeure d'IPv6 est la simplification de l'en-tête des datagrammes.
L'en-tête du datagramme de base IPv6 ne comprend que 7 champs (contre 14 pour
IPv4). Ce changement permet aux routeurs de traiter les datagrammes plus
rapidement et améliore globalement leur débit.

 La troisième amélioration consiste à offrir plus de souplesse aux options. Ce


changement est essentiel avec le nouvel en-tête, car les champs obligatoires de
l'ancienne version sont maintenant devenus optionnels.
De plus, la façon dont les options sont représentées est différente ; elle permet aux
routeurs d'ignorer plus simplement les options qui ne leur sont pas destinées. Cette
fonction accélère le temps de traitement des datagrammes.

ENSAO
 D'autre part IPv6 apporte une plus grande sécurité:
L'authentification et la confidentialité constituent les fonctions de sécurité majeures
du protocole IPv6.

 Finalement, une plus grande attention que par le passé a été accordée aux types de
services. Bien que champ Type de services du datagramme IPv4 ne soit que très
rarement utilisé, la croissance attendue du trafic multimédia dans le futur nécessite
de s'y intéressé
297
Le protocole ICMP
15 messages utilisés

• 10 informations
• Ping
• Messages de routeurs
• Horodatage
• 5 erreurs

ENSAO
• Destination inaccessible
• Temps dépassé
• Divers
• Redirection
298
Le protocole ICMP
 ICMP (Internet Control Message Protocol - Protocole de message
de
contrôle sur Internet)
 Protocole de niveau 3 sur le modèle OSI

 Permet
en le contrôle et la gestion des erreurs de transmission,
effet
comme le protocole IP ne gère que le transport des

ENSAO
paquets et ne permet pas l'envoi de messages d'erreur, c'est grâce à ce
protocole qu'une machine émettrice peut savoir qu'il y a eu un
incident de réseau

 Il est utilisé par exemple quand vous faites un ping pour vérifier
qu'une 299
machine reliée au Net est en état de fonctionner.
Le protocole ICMP
Ce protocole permet de contrôler les paquets IP. Il permet notamment l'envoie
de messages tels que :

-Echo/Reply pour tester si un hôte est atteignable ou non (utilisé par


la commande ping) ;
-Informer d'un dépassement de durée de vie (TTL) d'un datagramme
perdu sur le réseau, et donc détruit ;

ENSAO
-« Router advertisement » et « router solicitation » pour découvrir
l'adresse d'un routeur interne ;
-découvrir le netmask attaché au réseau local.

300
Le protocole ICMP

code = 0 : réseau ne peut être atteint


1 : station ne peut être atteint

ENSAO
301
Erreurs ICMP
 Ne provoquent pas d‟erreurs ICMP
 Ne concernent que le premier fragment
 Ne concernent pas les multicasts

 Reprennent l‟entête IP posant problème

ENSAO
 Reprennent les 8 premiers octets du paquet de données du
datagramme

302
ICMP redirect

 Routage hybride
 A partir d‟une table de routage vide
 Régler uniquement une route par défaut
 Laisser ICMP corriger la table

 Chaque erreur  ICMP Redirect

ENSAO
 Mise à jour de la table de routage
 Cette erreur ne se reproduira plus

303
ICMP redirect
Exemple:

Type 3 (destinataire inaccessible)

Type : 3
Code : 0 à 11
Message : destinataire inaccessible
Le code dépend de la cause du problème, respectivement :

ENSAO
0 : le réseau n'est pas accessible 8 : machine non connectée au réseau
1 : la machine n'est pas accessible (inutilisé)
2 : le protocole n'est pas accessible 9 : communication avec le réseau interdite
3 : le port n'est pas accessible 10 : communication avec la machine interdite
4 : fragmentation nécessaire mais 11 : réseau inaccessible pour ce service
impossible à cause du drapeau (flag)DF 12 : machine inaccessible pour ce service
5 : le routage a échoué 13 : communication interdite (filtrage)
6 : réseau inconnu 14 : priorité d'hôte violé
7 : machine inconnue 15 : limite de priorité atteinte 304
ICMP redirect
• Informe d‟une erreur de routage

Routeu Routeu
r1 Routage r2
ICMP Redirect Routage
192.168.223 local
192.33  Routeur2 192.168.223
192.33 local
Routeur2
défaut Routeur1

ENSAO
Routage Routage
192.168.223 local Message pour CHARON 192.168.223 local
192.168.200 VERT [Link] 192.168.200 Routeur1
192.33 Routeur2 192.33 305
VERT
défaut VERT Défaut VERT
IGMP
Introduction

 IGMP ( Internet Group Management Protocol)


 Permet de gérer les déclarations d'appartenance à un ou plusieurs groupes
multicast auprès des routeurs qui prennent en charge la multidiffusion.
 Protocole de couche 3 (couche réseau du modèle OSI) qui est encapsulé

ENSAO
dans IP pour être transmis sur le réseau
 Transporté par IP. IP s'occupe de l'adressage multicast avec la classe D :
une seule @IP de classe D est donnée à un groupe de machines. IGMP
s'occupe de la gestion des utilisateurs qui désirent s'abonner ou se
désabonner au groupe.
306
Diffusion multicast
Définition
La diffusion multicast IP est une technologie de conservation de la bande
passante qui permet de réduire le trafic d‟un réseau en distribuant simultanément
un seul flux de données vers de nombreux utilisateurs. Le trafic IP multidestinataire
est donc envoyé vers une seule adresse mais traité par plusieurs hôtes. L'ensemble
des hôtes écoutant sur une adresse IP multidiffusion spécifique est appelé groupe
multidiffusion

ENSAO
Groupe
multicast

307
IGMP
IGMP permet aux machines de gérer les déclarations d'appartenance à un ou
plusieurs groupes auprès des routeurs multicast dont elles dépendent soit
spontanément soit après interrogation du routeur.
Celui-ci diffusera alors les datagrammes destinés à ce ou ces groupes. IGMP,
comme ICMP, fait partie de la pile IP et comprend principalement deux types
de messages : un message d'interrogation (Host Membership Query) utilisé par
les routeurs, pour découvrir et suivre l'existence de membres d'un groupe et un

ENSAO
message de réponse (Host Membership Report) délivré en réponse au premier,
par au moins un membre du groupe en question.
Les informations collectées grâce à IGMP permettent aux routeurs et aux
switchs de maintenir une liste des membres des groupes multicast selon
l'interface.
308
Couche transport

Introduction

Protocole orientés connection /orientés datagrammes. (protocoles


d‟Internet

TCP et UDP). Contrôle de flux, gestion des congestions. Interface

ENSAO
réseau –

applications, notion de socket.)

309
Rôle de la couches OSI.4
• Couche transport
 Communication de bout en
bout
 Abstraction de la structure du
réseau Transport
 Donnée  Message
 Multiplexage Réseau

ENSAO
 1 machine
n services LLC
 1 service
n machines MAC

Couche Physique
310
Rôle des couches OSI (4b)
• Couche transport
 TCP
 Connecté Transport
 Messages remis dans le bon ordre
 Aucun message perdu
Réseau
 Aucun message abîmé
 Exemples : telnet, ftp, ssh.
LLC
 UDP

ENSAO
MAC
 Non connecté
 Rapide
Couche Physique
 Aucune garantie
 UDP est particulièrement adapté pour
le streaming video ou audio (la perte
d'un paquet n'est pas un problème). 311
Fondations et Besoins

 La couche Réseau permet


 Envoi de données de taille quelconque
 Adressage unique des machines
 Contact d‟une machine arbitraire (routage)

Mais

ENSAO
 Aucune garantie d‟arrivée
 Aucun respect de l‟ordre
 Une seule connexion par machine

312
Le protocole UDP

User Datagram Protocol


 Protocole léger
 Usage général

Gère le multiplexage

ENSAO
 Plusieurs connexions par machine
 Multiplexage temporel
 Besoin d‟adresse plus fine que IP
  Notion de « port »

313
Notion de port UDP
1 « port »  1 point d‟accès
 « adresse » de service

Numéro sur 16 bits (0  65535)

Deux classes de ports

ENSAO
 0  1000 : Ports réservés
« well known ports»
 1001  65535 : Ports libres
• Pas d‟utilisation précise
• Souvent alloués par le système
314
Définitions
Protocole: Un ensemble de règles de structuration des information et de
traitements associés visant à organiser l'échange de données entre systèmes
distribués.
Port: Un port est un point d'entré à un service (service web, service dns, service
mail,...) sur un équipement (pc, serveur,...) connecté à un réseau.
Dans le protocole TCP-IP chaque équipement possède au moins une adresse IP.
Chaque adresse supporte pas moins de 65000 ports offrant chacun un service.

ENSAO
L'ensemble des services est référencé et donne lieu à une affectation précise des
ports. Un site web est ainsi visible sur le port 80, l'envoi de mail se fait sur le port
25
et sa réception sur le port 110.
Socket: Un socket est un objet de communication par lequel une application
envoie ou reçoit des paquets des données à travers un réseau. 315
Définitions
 Une fois les données transmises via le réseau à un hôte spécifique, celles-ci
doivent être transférées vers l'utilisateur ou plutôt le processus approprié.
Pour cela IP utilise le champ protocol pour indiquer quel est le protocole
utilisé et TCP utilise le champ port pour indiquer quelle est l'application
concernée.

 Le numéro de protocole est contenu dans un octet de l'en-tête du


datagramme. Sa valeur permet d'identifier le protocole approprié de la
couche située au-dessus d'IP. Les valeurs sont normalisées et sont
disponibles dans le RFC Assigned Numbers. Dans les systèmes UNIX, le

ENSAO
fichier /etc/protocols contient ces valeurs.

 Lorsqu'un datagramme est réceptionné et que son adresse destination


correspond à l'adresse IP locale, il est transmis à la couche supérieure au
protocole de transport correspondant au numéro contenu dans le champ
protocol. Par exemple le numéro 6 correspond au protocole TCP tandis que
17 correspond à UDP.
316
Définitions
 Dès qu'IP a transmis les données entrantes au protocole de transport
approprié, celui-ci les transmet au processus identifié par le numéro de
port. En effet les applications ou processus utilisant la pile TCP/IP sont
identifiées au moyen de numéro de port, qui sont des valeurs de 16 bits. Le
numéro du port source et le numéro du port destination sont contenus dans
les segments TCP et le paquets UDP. Les numéros inférieurs à 256 sont
réservés pour les " services réservés " et sont définis dans le RFC Assigned
Numbers. Dans les systèmes UNIX, le fichier /etc/services contient ces

ENSAO
valeurs.

 La combinaison numéro de protocoles et numéro de port permet d'identifier


de manière unique un chemin de données.

317
Connexion UDP
Un transfert UDP est caractérisé par :
 @ IP source
 @ IP destination
 Port source
 Port destination

ENSAO
Connexion à usage unique
 Le port client est rendu après utilisation
 Le port serveur attend un autre client
318
Exemple
• Le protocole HTTP
• Surcouche de UDP
• Requête HTTP :
• Le Client demande un port UDP
•  1843
• Le Client envoie datagramme
• IPclient:1843  IPserveur:80

ENSAO
• Le Serveur envoie une réponse (page Web)
• IPserveur:80  IPClient:1843
• Le port 1843 est rendu à la machine Client

319
Trame UDP
• 8 octets
• Port source (16 bits)

• Port destination (16 bits)

• Longueur totale (16 bits)


• Entête : 8 octets

ENSAO
• Données : 0  65527 octets

• Somme de contrôle (16 bits)

320
Trame UDP (2)

Entête Ethernet Entête IP Entête UDP Données

8 octets 20 octets 8 octets 1472 octets

ENSAO
Entête Ethernet Entête IP Données

8 octets 20 octets 1480 octets


321
Bilan

 Protocole léger
 8 octets pour 64Ko

 Ports clients à usage unique


 1 Port serveur sert plusieurs clients
 Multiplexage temporel

ENSAO
 Aucune garantie
 D‟ordre
 D‟arrivée

322
Le protocole TCP
Transport Control Protocol

Communication en mode connecté


 Ouverture d‟un canal
 Communication Full-Duplex
 Fermeture du canal

ENSAO
La connexion sécurise la communication
 Ordre garanti
 Arrivée garantie

323
TCP
 TCP fournit une communication full-duplex, avec accusé de réception et
contrôle de flux.

 Les paquets TCP sont numérotés, et TCP peut supporter plusieurs


connexions simultanées. Il offre une connexion sur un circuit virtuel
identifié de manière unique par les adresses et les numéros de port de
l'émetteur et du récepteur.

ENSAO
 TCP est bufferisé : l'application utilisant TCP rempli des tampons et TCP
les envoie lorsqu'ils sont remplis suffisamment de manière à assurer une
transmission la plus efficace possible. L'utilisateur peut néanmoins
commander le vidage des tampons.
324
TCP
 TCP conserve en mémoire tout paquet envoyé non acquitté pour
pouvoir le retransmettre. L'accusé de réception se fait en
transmettant le numéro du prochain octet attendu, un peu à la
manière de HDLC. Si l'horloge arrive à expiration, le paquet non
acquitté est réémis.

 Un mécanisme de fenêtre glissante est utilisé de manière à autoriser

ENSAO
l'émetteur à envoyer plusieurs trames avant d'attendre l'acquittement
de la première. La taille de la fenêtre est dynamique. Le récepteur
indique le numéro de l'octet maximum qu'il peut recevoir, informant
ainsi de la capacité de ses tampons de réception. On oppose ce
mécanisme au vieil acquittement positif qui consiste à attendre tant
que l'on n'a pas reçu l'acquittement.
325
TCP
 Lorsqu'un paquet se perd, il empêche tous les paquets suivants d'êre
acquittés : c'est un problème car il risque d'y avoir duplication.

 Le réglage du temps de retransmission (RTT) pose aussi un


problème. Trop court, il y a risque de retransmission inutile, trop long
ce n'est pas efficace. En fait, le temps de boucle, temps moyen entre
un paquet-aller et un acquittement-retour est mesuré. Un algorithme

ENSAO
adaptatif sert à estimer RTT par rapport au temps de boucle. Mais
attention si un paquet est supposé perdu, comment savoir si
l'acquittement vient du premier paquet ou du paquet retransmis ? Si
on suppose qu'il vient du premier, le RTT risque d'augmenter sans
cesse si il y a beaucoup de paquet perdus. Si on suppose qu'il vient du
second alors qu'en fait le réseau est simplement lent, RTT va tendre
vers 0 ! Des algorithmes sophistiqués tentent de régler ce problème. 326
La norme TCP ne précise rien à ce sujet.
Arrivée garantie
Comment savoir si un paquet arrive?
 Accusé de réception

Machine 1 Machine 2
Envoi de message

Réception
Reçoit accusé Accuse réception

ENSAO
Envoi suite du message

Trop long !
Ré-envoi du message
Réception
Accuse réception
327
Utilisation du réseau
Gaspillage de bande passante !
 Envoi de données
 Attente
 Envoi d‟acknowledge
 Attente

ENSAO
…

On peut faire mieux !


  fenêtrage

328
Fenêtres TCP
L‟Idée : prendre de l‟avance sur les réponses
 fenêtre glissante

D0 D1 D2 D3 D4 D5

ENSAO
329
Notion de segments
UDP gère des messages

TCP gère une communication


 Echange soutenu entre deux machines
 Durée importante
 Messages  Flux de données

ENSAO
 Taille inconnue à l‟avance
•  segmentation
• TCP gère des segments de 64K (ou moins)

330
Réception
• Chaque segment est un morceau
• Ressemble à la fragmentation IP
• Ordre nécessaire pour recomposer le message initial
• IP ne garantit pas l‟ordre
• Chaque paquet est routé séparément
• Certains routeurs équilibrent la charge des réseaux

ENSAO
•  routes différentes pour paquets successifs
• Problème des pertes de trames
•  trou dans la séquence ( retransmission)
• Fenêtre glissante  retard d‟un segment
•  les segments sont reçus en désordre
331
Notion de séquence

Introduction d‟un « numéro de segment »


  introduit un ordre sur les segments

  permet d‟accuser réception d‟un segment particulier

ENSAO
Un même numéro ne doit pas être réutilisé
 Risque de confusion
  durée de vie limitée (2 minutes)

332
Choix du Numéro de séquence
Rappel :
 Donne un numéro d‟octet
 Spécifique à une connexion donnée
• Mêmes IPs
• Mêmes ports
 Unique par période de 2 minutes

ENSAO
Choix basé sur l‟horloge de la machine
 +1 toutes les 4 ms

333
Numéros de séquence (2)
Numéro initial variable

Comment identifier le premier segment ?


  Synchronisation nécessaire
 Elément essentiel de l‟ouverture de connexion
 « three-way handshaking »

ENSAO
• Synchro, Séq = xxx
• Synchro, Séq = yyy; Ack xxx+1
• Ack yyy+1

334
Entête TCP

Port Source Port Destination

Numéro de séquence

Numéro d’acknowledge
Réservé

ENSAO
Long Drapeaux

Longueur de l‟entête Urgent Reset


En mots de 32 bits Acknowledge Synchro
Push Fin 335
Entête TCP
Port Source Port Destination

Numéro de séquence

Numéro d’acknowledge

Long Réservé Drapeaux Taille de fenêtre

ENSAO
Somme de contrôle d’erreurs Pointeur Urgent

Options
336
 Source port et destination port : Spécifie avec quel port (telnet,
FTP...) la communication se fait avec les couches supérieurs. C'est le
Service Access Point de TCP.
 Sequence number: désigne normalement un numéro assigné au premier
octet du message transporté.
 Acknowledgment number : Contient le « Sequence number » du
prochaine octet que l'émetteur s'attend à recevoir. (ce mécanisme sert
d'acquittement).
 Data offset : nombre de mot de 32 bits de l'entête TCP.
 Reserved : pour usage futur.

ENSAO
 Flags : informations de contrôles : SYN (demande de connexion), ACK
(acquittement), FIN (demande de libération de connexion), etc.
 Window : Spécifie la taille maximale des données que peut recevoir
l'émetteur.
 Checksum : somme de contrôle sur l'entête.
 Urgent pointer : point sur le premier octet urgent dans le paquet TCP,
pour les données "hors bande"
337
• Diagramme d'état :
 Exemple de connexion :

ENSAO
 Exemple de connexion :

338
Bilan
Une connexion TCP :
 Ouverture de connexion
 Sychronisation
 Acknowledge Synchronisation

 Envoi de trames selon fenêtre disponible

ENSAO
 Si accusé réception, décaler la fenêtre
 Si TimeOut, ré-envoyer le segment fautif
 Envoi trame de fin
 Accuse réception de la trame de fin 339
Exemple
D1 : Séq=1565
ACK 124

D0 : Séq=565 TimeOut D1 D3 : Séq=3565


SYN Séq=564 D2 : Séq=2565 D1 : Séq=1565
ACK 124 ACK 124
ACK 124 ACK 124

ENSAO
................

SYN Séq=123 ACK 1565


ACK 565 ACK 3565

340
Conclusion
• La couche 4 améliore les services de couche 3
• UDP
• Multiplexage de services
• Protocole très léger
• TCP
• Multiplexage de services
• Full-Duplex

ENSAO
• Service garanti
• Acknowledges  arrivée garantie des segments
• Séquencement  ordre garanti des segments
• Acknowledges cumulés  pas trop de gaspillage

341
Et après ?
Couche 4  Accroche de base des applications

Tous les services principaux sont offerts

Suite du cours ?
• Couche logicielle

ENSAO
FTP
• DHCP/DNS
• Serveurs fichiers et d‟utilisateurs
• Serveur Web / Serveur de courrier

342
• Couche hautes.

Organization client-serveur. Les plus importantes applications


utlisant la pile TCP/IP(session, application et presentation ).

• Sous forme d’exposés.(FTP, TELNET, DNS,

ENSAO
NFS,SMTP, POP3, HTTP…)

343
• Administration réseau, sécurité.

Informations de base sur la structure de base et organisation


d‟un LAN et son administration. Securité dans les réseaux
informatiques.

ENSAO
344
• Sensibilisation à la sécurité informatique
Enjeux, menaces et vulnérabilités
Démonstrations de vulnérabilités
Xhost, scan, xkey, xkbd
Sniff de mot de passe

Sécurité des réseaux, architecture, protocoles et services 1 - les

ENSAO
couches du modèle OSI : physique, liaison, réseau et transport,
supérieures 2 - Analyse fine de la trame Ethernet avec ethereal 3 -
Couches physique et liaison, CSMA/CD, interconnexions,
commutateurs et concentrateurs, sniffer réseau. 4 - ARP : ARP
spoofing, ARP cache poisonning, attaque Man in the Middle 5 -
Applications client/serveur, implication sur la sécurité du réseau :
Connexion telnet (TCP sur un port), ftp (TCP sur deux ports
345
Filtrage et topologie réseau
Mise en place d'une politique de filtrage
Règles de base du filtrage
Topologies réseau à base de firewall
Segmentation du réseau local : VLANs
Zone démilitarisée : DMZ
Proxy applicatif
NAT

ENSAO
Firewall transparent
IPtables

346
Cryptologie
Généralités
Chiffrement symétrique - asymétrique
Certificats et PKI
Certificats X509
Authentification et certificats
SSL
Constitution d'une PKI avec openssl

ENSAO
Utilisation de certificats pour HTTPS et l'envoi de mails signés, chiffrés
stunnel pour sécuriser l'authentification Webmail, IMAP, POP SMTP

347
• Enjeux
• Perte d'exploitation, coût des ressources
• Indisponibilité des services
• Image de marque
• Exemplarité de l'état
• Risque juridique
Exemples d'enjeux : le risque juridique
• Au civil, risque de condamnation avec demandes de dommages et

ENSAO
intérêts
- Capacité à présenter les Logs
- Attitude par rapport aux p2p
. • Si possible impliquer la direction dans la définition des enjeux. En
dernier recours c'est la direction qui arbitre et qui devra assumer le
risque résiduel. (Exemples d'enjeux : Messagerie : utilisation en relais 348
propagation de SPAM, risque d'être blacklisté. )
• Menaces
• 1 milliard d'internautes, dont une petite proportion est hostile!
• Dès qu'on est connecté sur internet la menace est présente.
• Si le site est sensible la menace devient spécifique (SRP, ou même
service de renseignement d'état).
• La menace évolue : quelques chiffres
• Le 25 janvier 2003, le ver « Sapphire » a infecté 75000 machines en

ENSAO
30 minutes.
• Le 19 juillet 2001, « CodeRed » avait mis 15 heures pour parvenir à
même ce résultat.

349
• Vulnérabilités
• Les systèmes présentent malheureusement un grand nombre de
vulnérabilités :
• Vulnérabilités humaines,
- Mauvaises configurations, configuration par défaut, mauvais
paramétrage..
- Manque de temps, ignorance, négligence ou inconscience.
• Vulnérabilités des systèmes d'information
- Défaut de conception des outils

ENSAO
- Défaut d'implémentation des programmes.
- Vulnérabilités des outils de communication
- - Architecture matérielle du réseau
- • Réseaux non commutés
- - Faiblesses des protocoles
- • L'homme du milieu (Man in the middle) pour TCP/IP SSH
350
• Se protéger
• Difficile d'agir sur les enjeux..
• Diminuer le nombre de machines exposées à la menace par :
- Le filtrage
- La mise en place de DMZ
- Le NAT..
• Agir sur les vulnérabilités tout particulièrement pour les machines critiques.
- Se protéger
• Difficile d'agir sur les enjeux..
• Diminuer le nombre de machines exposées à la menace par :

ENSAO
- Le filtrage
- La mise en place de DMZ
- - Le NAT..
- • Agir sur les vulnérabilités tout particulièrement pour les machines critiques.
-Se protéger
• Filtrage et cloisonnement du réseau
• Sécurisation des communications : la technique de choix est le chiffrement
• Surveillance réseau, journalisation des évènements, détection d'intrusion. 351
ENSAO
352
Filtrage et topologie réseau (Iptables – ACL - Proxy)

Politique de filtrage:(Iptables-ACL-Proxy)
• Filtrer quoi?
– Well known ports number : ces ports sont utilisés par les applications
connues.
– Sur ces ports il y a des deamons (services) qui écoutent.
– Ces daemons ont des vulnérabilités.
– Seul le port du serveur est connu, le port client est aléatoire.
•– Ports < 1024 :
• Sous Unix pour ouvrir un port < 1024 il faut les privilèges de root.

ENSAO
• Le service (daemon) correspondant doit donc tourner sous root!
• Si l‟implémentation de ce daemon permet un buffer overflow le
hacker va pouvoir exécuter son code arbitraire sous root!
– Attention aux ports < 1024!
– Mais la réciproque n‟est pas vraie, un daemon peut écouter sur un port >=
1024 et s‟exécuter sous root..
– Filtrer les ports <1024 n‟est pas suffisant. 353
ENSAO
354
Iptables

• iptables .: Les principales options


• -F <chaîne> : flush toutes les règles
• -P <chaîne> : définit la politique par défaut
• -A <chaîne> : ajoute une règle à la chaîne
• -i <interface> : restreint l'interface en entrée
• -s, -d <addresse> : adresse IP source ou destination
• -p <protocole> : précise le protocole

ENSAO
• --sport, --dport : port source, port destination
• ! --syn : désigne les connexions pré-établies
• -j <cible> : définit l'action

355
ENSAO
356
• Commande « iptables »
• Spécifier la table :
-t filter
-t nat
-t mangle
• Spécifier la chaîne :
-A INPUT

ENSAO
-A OUTPUT
-A PREROUTING
-A POSTROUTING
-A FORWARD

357
• Commande « iptables »
• Les actions :
-j ACCEPT le paquet est accepté
-j DROP le paquet est rejeté
-j REJECT le paquet est rejeté
-j QUEUE le paquet est envoyé à une application
-j LOG le paquet est envoyé au système « syslog »
-j MARK le paquet est marqué

ENSAO
-j TOS modifie le « Type Of Service » du paquet
-j MIRROR renvoi le paquet à l'expéditeur
-j SNAT l'adresse source du paquet est translatée
-j DNAT l'adresse destination du paquet est translatée
-j MASQUERADE l'adresse de source du paquet est translatée
-j REDIRECT redirection d'un port vers un autre
358
• Etablir des règles de firewalling
#!/bin/sh
# Script "[Link]"
REMISE à ZERO des règles de filtrage
• iptables -F
• iptables -t nat -F
• iptables -P INPUT ACCEPT

ENSAO
# Je veux que les connexions destinées à être forwardées
soient acceptées par défaut
• iptables -P FORWARD ACCEPT
# Je veux que les connexions sortantes soient acceptées par
défaut
• iptables -P OUTPUT ACCEPT 359
# J'autorise les connexions TCP entrantes sur les ports 20 et 21
# (pour que mon serveur FTP soit joignable de l'extérieur)
- iptables -A INPUT -p tcp --dport 20 -j ACCEPT
- iptables -A INPUT -p tcp --dport 21 -j ACCEPT
# J'autorise les connexions TCP entrantes sur le port 22
# (pour que mon serveur SSH soit joignable de l'extérieur)

ENSAO
• iptables -A INPUT -p tcp --dport 22 -j ACCEPT
• DMZ-Router et rediriger le trafic vers certains ordinateurs, toutes les
connexions HTTP vers le port 80 provenant de l'extérieur du LAN
sont routé vers le serveur HTTP sur un réseau séparé du reste du
réseau interne
• iptables -t nat -A PREROUTING -i eth0 -p tcp --dport 80 -j DNAT -- 360
to-destination [Link]:80
Proxy

• les serveurs mandataires ou proxy gèrent toutes les communications, ils


peuvent enregistrer tout ce qu'ils font (donc ce que vous faites). Pour les
mandataires HTTP (web), cela comprend les URL que vous demandez. Pour
les mandataires FTP, cela inclut chaque fichier téléchargé. Ils peuvent même
expurger les mots "inappropriés" des sites que vous visitez ou analyser la
présence de virus.
• Les serveurs mandataires d'applications peuvent authentifier des utilisateurs.
Avant qu'une connexion soit réalisée vers l'extérieur, le serveur peut
demander à l'utilisateur de se connecter préalablement. Pour un utilisateur
web, cela fonctionnera comme si chaque site requérait une connexion.
Pour résumer, un proxy permet :

ENSAO
• de faire du cache,
• de filtrer certains sites,
• d'interdire l'accès d'Internet à certaines machines (ou certains utilisateurs
dans le cas d'utilisateurs itinérants),
• d'interdire le téléchargement,
• de protéger votre réseau,
• de partager l'accès à internet 361
Crypto - Certificats - SSL

• Vocabulaire du chiffrement?
• Chiffrer : transformation d'un message en clair en un message codé
compréhensible seulement de celui qui dispose du code, ou clé.
• Déchiffrer : transformation d'un message chiffré en un message clair en utilisant la
clé.
• Décrypter : extraire le texte en clair d'un message chiffré dont on ne connaît pas la
clé!
Application du chiffrement à la sécurité informatique
• La fiabilité du chiffrement repose sur 3 facteurs :

ENSAO
- La qualité de l'algorithme mathématique plutôt que son secret!
- La qualité de l'implémentation de cet algorithme : la plupart des « exploits »
s'attaquent à l'implémentation de l'algorithme (recherche de possible buffer overflow)
plutôt qu'à l'algorithme lui même.
- La bonne gestion des clés de chiffrement : si tout le monde a la clé
l'algorithme a beau être bon.
362
• Application du chiffrement à la sécurité informatique
• Le chiffrement appliqué à la sécurité informatique va permettre :
- D'assurer l'intégrité et la confidentialité de tout document électronique, y
compris les mots de passe.
- La signature authentifiée des mails et leur confidentialité par le chiffrement.
- La mise en place d'une authentification unique qui pourra remplacer de
multiples mots de passe. - La mise en place d'accès sécurisés pour les serveurs
d'information (web).

ENSAO
• Exemple d'Application du Chiffrement : la Stéganographie( S-tools )
• Certains documents informatiques peuvent être légèrement modifiés sans
que cela soit visible pour l'utilisateur C'est le cas par exemple des images et
du son.
• La stéganographie utilise cette possibilité pour cacher un document
confidentiel à l'intérieur de ces images ou sons.
• Dans le cas des images le document caché peut aussi être un copyright!! 363
- Chiffrement à Clés Symétriques :
• Une seule clé identique pour chiffrer et déchiffrer : clé secrète.
• Exemples :
- DES : Data Encryption Standard (1977). La clé secrète a une longueur de
56 bits.
- 3DES : Application de l'algorithme DES à 3 reprises avec 3 clés différentes
(A-B-C 168 bits) ou 2 clés différentes (A- B-A 112 bits).
- RC2, RC4 RC5 clés jusqu'à 1024 bits.

ENSAO
- IDEA International Data Encryption Algorithme.
- AES : Advanced Encryption Standard (2001) issu d'un concours
international afin de remplacer l'algorithme DES.
• Avantage : rapidité d'exécution de l'algorithme.
• Inconvénients :
- Nécessite de partager une clé avec chacun de nos correspondants, pour un
groupe de 100 personnes cela représente près de 5000 clés! 364
- Nécessite un canal sûr pour échanger les clés.
• Chiffrement à Clés Publiques (Chiffrement Asymétriques )
• Bi-clés : couple de clés asymétriques Kpu/Kpri :
- Les deux clés sont générées ensembles.
- Ce qui est chiffré avec Kpu ne peut être déchiffré qu'avec Kpri.
- Ce qui est chiffré avec Kpri ne peut être déchiffré qu'avec Kpu.
- Kpri ne peut pas être déduit de Kpu et Kpu ne peut pas être déduit de Kpri.
• Kpri sera la clé privée de Bill, il ne doit pas la diffuser.
• Kpu sera la clé publique de Bill, il la diffuse dans un annuaire.

ENSAO
365
Certificats et PKI

• Pourquoi PKI ? (Public Key Infrastructure )


• Les mécanismes à clé privé et clé publique permettent de sécuriser
(chiffrement, signature) les communication entre deux individus ou services.
• Mais n'importe qui peut générer un couple de clés et prétendre que la clé
publique est celle de Nicolas Sarkozy, .., Bill Gates...
• Pour s'assurer que la clé publique de notre correspondant n'est pas forgée
il faut qu'elle soit signée avec la clé privée d'une autorité de confiance.
• Seule la clé publique de l'autorité de confiance sera distribuée à tout le
monde par un canal sûr.

ENSAO
• Les fonctions principales d'une PKI sont
- Emettre et révoquer des certificats
- Publier les certificats dans un annuaire
- Eventuellement, fournir un servie de séquestre et de recouvrement
des clés privées.
366
• Certificat (X509)
• Le certificat joue le rôle d'une carte d'identité pour :
- une personne,
- une machine, « le site sur lequel je me connecte est bien celui qu'il
prétend ».
- un logiciel, « quelle est l'origine du logiciel?, n'a-t-il pas été modifié ».
PKI
• PKI = ensemble des matériels, logiciels, personnes, règles et procédures

ENSAO
nécessaires à une Autorité de certification pour créer, gérer et distribuer des
certificats X509.

367
• FIN

ENSAO
368

Vous aimerez peut-être aussi