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Gestion de Production et Approvisionnements

Gestion Production_Introduction Générale

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Nouhaïla BËN
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Module : Gestion de Production et des Approvisionnements

Introduction Générale

Objectifs du Module
I. Introduction
II. Historique
III. Objectifs de la gestion de production.
 Volume

 Qualité

 Délais

 Coûts

 Flexibilité

IV. Conclusion

Objectifs du Module :
L’entreprise entant que système productif est orienté vers la solution de la problématique
centrale du rapport qualité/ quantité/ coût. Ce cours a pour objectif de sensibiliser les stagiaires,
en gestion et éventuellement dans les autres filières, à quelques problèmes relevant de la gestion de
production aussi bien pour les entreprises industrielles que pour les entreprises de services.
La production est la plus vieille fonction du monde. Avec la concurrence et la mondialisation des
marchés, les méthodes classiques de production sont tombées en caduc. Actuellement, il faut produire
vite des produits et des services de bonne qualité et au moindre coût.
La gestion de production devient une arme stratégique privilégiée. Ainsi, les modes de gestion
de la production ont évolué pour répondre aux besoins des clients qui deviennent de plus en plus
exigeant.
I. Introduction
L’entreprise est une organisation qui produit des biens et des services pour un marché. Dans une
entreprise industrielle, l’activité de production consiste à transformer des matières premières ou
des produits semi-finis en produits finis grâce à des moyens de production : Capital, hommes,
machines.
De nombreuses questions se posent alors :
 Quels sont les objectifs et les enjeux de production ?
 Quelle est la place de la fonction production dans l’entreprise ?
 Quelle politique d’approvisionnement des matières premières ?
 Quelle politique de stockage ?

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Module : Gestion de Production et des Approvisionnements

 Quelle gestion de production : Moyens et étapes de fabrication ?


 Quelle sont les méthodes d’ordonnancement ?
La gestion de production concerne la fonction de production. Celle – ci permet de fabriquer un ou
plusieurs produits en réponse à des besoins. Elle permet de combiner ente eux de manière efficace
les facteurs de production (main d’œuvre, capital, matière, information).
Elle est l'ensemble des activités qui participent à planifier, prévoir, et organiser l'attribution des
ressources (matérielles, financières, ou humaines) d'une entreprise afin d'optimiser au maximum ses
processus de valeur ajoutée. Ces processus ont pour but d'optimiser les flux de produits allant des
fournisseurs aux clients. Ils concernent le pilotage des stocks et le pilotage de la production.
L'ensemble de ces activités doit être réalisé dans le respect des procédures établies (implicitement
ou explicitement) par l'entreprise et tenir compte à la fois de la qualité de ses produits ou services, mais
aussi de la sécurité de ses salariés ou de son environnement.
Le but de la gestion de la production est la rationalisation de la production avec une réduction des coûts
de production, une amélioration de la qualité et un respect des délais de production dans un délai
évolutif. La gestion de production doit permettre de concilier contrainte de la production soit prévision,
stabilité des produits, précision des commandes pour lancer des séries importante et exigences du marché
soit produits évolutifs avec des délais rapides et une qualité adaptée (adaptation, efficacité et
flexibilité).
II. Un peu d’Histoire
Les méthodes de gestion de la production ont énormément évolué. Les méthodes pionnières en la matière
sont connues par le Taylorisme et le Fordisme.
· Le Taylorisme :
est une méthode de travail qui tire son nom de celui de l'ingénieur américain Frederick Winslow Taylor
(1856-1915). Elle repose sur une division du travail en tâches simples et répétitives
individuellement optimisées et sur le paiement des employés au rendement.
Il convient toutefois de préciser que Taylor a permis aux ateliers d'être organisés pour une moindre
fatigue de l'ouvrier (la juste journée de travail). Il serait donc injuste d'assimiler Taylor aux excès du
taylorisme commis au cours de la crise de la fin des années 1930.
Aujourd'hui, le taylorisme se retrouve prolongé par une méthode de travail d'origine japonaise : le
toyotisme, qui donne davantage d'autonomie aux individus, mais reste cependant largement inspirée
par le projet initial de Taylor : la rationalisation méthodique du travail humain afin d'accroître son
efficacité.
· Post-Taylorisme
On parle aussi souvent de post-taylorisme, c'est-à-dire une organisation de travail qui met en œuvre
diverses formes de participation des travailleurs aux décisions concernant la production. Le but est de
remédier aux dysfonctionnements liés au taylorisme (démotivation des travailleurs, entre autres).
On Distingue Cinq Formes De Post-taylorisme :
1) Rotation des postes : l'ouvrier occupe successivement différents postes de travail pour éviter
la routine et pour avoir une vision plus globale du processus de production.
2) Élargissement des tâches : les tâches sont moins fragmentées, moins pénibles, moins
répétitives.

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3) Enrichissement des tâches : le travail s'étend à d'autres tâches tel que le réglage et l'entretien
des machines. Cela implique une responsabilisation du travailleur.
4) Groupes semi-autonomes : quelques ouvriers s'organisent librement pour réaliser un niveau
de production fixé par la direction. Cela implique une responsabilisation et une solidarité. Ces
petits groupes de plus ou moins 12 à 15 personnes, sont très peu influencés par la direction, si ce
n'est pour les quotas qu'ils doivent respecter.
5) Cercles de qualité : les groupes de travailleurs volontaires se réunissent pour améliorer le
processus de production et la qualité des produits. C'est une remise en cause de la division
verticale du travail énoncé dans le taylorisme.
· Le Fordisme :
Le fordisme, est — au sens premier du terme — un modèle d'organisation et de développement
d'entreprise développé et mis en œuvre en 1908 par Henry Ford (1863-1947) fondateur de l'entreprise
qui porte son nom, à l'occasion de la production d'un nouveau modèle, la Ford T.
Le but de ce développement de l'entreprise est d'accroître la productivité (quantité de pièces produites par
ouvrier) et la production de l'entreprise grâce à plusieurs principes :
la division du travail en une division verticale (séparation entre conception et réalisation) et en une
division horizontale (parcellisation des tâches), et l'apparition de la ligne de montage (et donc du
travail à la chaîne) ;
la standardisation permettant de produire en grandes séries, et à des coûts bas, à l'aide de pièces
interchangeables ;
l'augmentation du salaire des ouvriers (5 dollars / jour contre 2 à 3 auparavant), afin de stimuler la
demande de biens et donc d'augmenter la consommation, grâce à la hausse du pouvoir d'achat qui en
résulte. Mais cette augmentation des salaires avait pour but principal de lutter contre le taux de
roulement (démission des ouvriers) devenu de plus en plus élevé avec l'apparition du travail à la
chaîne, qui rendait les conditions de vie des ouvriers encore plus difficiles qu'auparavant.
De plus, si les ouvriers étaient mieux payés, ils seraient « exempts de préoccupation étrangère au travail,
et donc plus industrieux, par conséquent, plus productifs »3 et moins démotivés.
Þ Les conséquences sont une hausse de la production et de la productivité, mais aussi de la
consommation, une baisse du coût de production (par une économie de main-d'œuvre et de surface),
une dé-qualification du travail ouvrier, un meilleur contrôle par la direction du travail ouvrier, la
réalisation d'un travail ouvrier de plus en plus répétitif et monotone, et une standardisation de la
production dans le but de favoriser une consommation de masse. Cette époque a été caractérisée par
l'école de la régulation.
Þ Ainsi, le modèle du fordisme comporte aussi certaines limites, qui sont mises particulièrement en
lumière lorsque se développe la crise économique et sociale de l'organisation scientifique du travail,
depuis le début des années 1970, (en particulier en raison de la concurrence des entreprises asiatiques,
fonctionnant selon le modèle du toyotisme). Aujourd'hui, les modèles primitifs du taylorisme et le
fordisme ont dû changer pour s'adapter : ils ne sont plus ce qu'ils étaient, en raison de la concurrence,
de l'éducation et de la qualification des ouvriers, et, notamment, de leur incapacité à faire face à une
production plus diversifiée. D'où l'émergence des modèles dits « néo-fordistes » et « post-
tayloristes ».

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· Le Toyotisme :
Le toyotisme ou Ohnisme (du nom de Taïchi Ohno, ingénieur chez Toyota) est une organisation du
travail d'origine asiatique, qui s'impose comme un concurrent du taylorisme et du fordisme depuis
qu'il est appliqué en Europe et en Amérique.
Il se définit selon quatre principes :
 le principe des flux tendus, où l'aval de la production commande l'amont (c'est-à-dire que
l'entreprise a toujours les stocks juste nécessaires et assure donc sa production selon les
commandes, ce qui permet d'éviter des dépenses inutiles en achetant trop de stocks). Pour
cela, il faut une paix sociale assurée par une idée de "harmonie industrielle" dans
l'économie politique asienne de tradition confucéenne.
 l'auto-activation de la production, ce qui a pour conséquence de rendre les machines et les
travailleurs plus qualifiés et plus polyvalents.
 le principe des cinq 0 c'est à dire:
1) 0 défauts dans la production en renforçant les contrôles
2) 0 pannes dans le processus de production
3) 0 papiers donc la mise sur un réseau interne de toutes les suites des produits
4) 0 stocks donc la mise en place des flux tendus, production en fonction de la demande
5) 0 délai ou "just in time" autre caractéristique de la production en fonction de la demande.
 Le principe de l'autonomation de la production: contraction d'autonomie et robotisation
Le toyotisme se veut un remède au fordisme et au taylorisme, en répondant à l'absence de
participation des ouvriers et à leur faible qualification du travail par une plus grande polyvalence et un
plus grand intérêt du travail, en supprimant les chaînes de montage pour permettre une plus grande
flexibilité de l'outil de production (des machines), en diversifiant la production pour ainsi
satisfaire davantage les consommateurs, en réduisant les risques de défaut de fabrication, et en évitant les
stocks importants et coûteux.
III. Objectifs de la gestion de production :
L’objectif essentiel, de la gestion de production, quelle que soit l’organisation est d’obtenir le produit
permettant la satisfaction du client dans les délais à un coût concurrentiel. Cette mission doit être remplie
en atteignant quatre objectifs :
 Volume : Le volume de production doit correspondre aux objectifs commerciaux de
l’entreprise.
 Qualité : Les services de la gestion de production doivent fournir aux services de
fabrication, sans erreur ni omission les informations nécessaires à l’exécution des ordres
clients. Les produits fabriqués doivent être conformes aux spécifications du besoin des clients.
La qualité est appréciée par référence à des normes externes ou internes. Les normes externes
sont définies par des organismes privés ou publics. Les normes internes sont définies par le
bureau d’étude qui fixe des standards ou des seuils de tolérances. La qualité touche de plus en
plus toute l’entreprise qui s’inscrit dans une démarche de TQC (Total Quality Control).
 Délais : Ils sont liés au cycle de production, à la nature des marchés, à la concurrence
et au cycle administratif. Les délais dépendent de compromis ou de concertation entre les
services. Fournir au commercial des indications valables sur les délais qu’il serait possible

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de tenir pour tel ordre client éventuel. S’efforcer pour les ordres reçus de respecter les
délais maximums promis aux clients par le département commercial.
 Coûts : Ils s’apprécient par références à des standards ou des devis qui dépendent de
facteurs techniques et du niveau d’activité des ateliers. La production ne fixe pas le prix
de vente mais le coût de revient. La gestion de la production doit expliquer les écarts entre les
coûts standard et préétablis.
 Flexibilité : Elle doit permettre une certaine adaptation de la demande en quantité et nature
dans un atelier flexible, par la production modulaire, la polyvalence, aménagement des
horaires, la formation, la gestion des emplois et des compétences.
En conclusion la gestion de la production doit :
- S’efforcer d’assurer le meilleur emploi du matériel et de la main d’œuvre.
- Minimiser les heures supplémentaires et les dépannages héroïques.
- Déterminer les enclenchements des différentes opérations, afin de minimiser l’en-cours de fabrication
et respecter les délais.

· Taylor : Organisation scientifique du travail en 1911 ;


· Ford : Travail à la chaîne et standardisation 1913 ;
· Wilson & Harris : La quantité économique entre 1913/1924 ;
· Fayol : Principe de direction et de gestion en 1916 ;
· Gantt : Ordonnancement des tâches de projets en 1917 ;
· Shewart : Contrôle de qualité en 1930 (application des mathématiques à des problèmes de
gestion) ;
· Dantzing : recherche opérationnelle (programmation linéaire et PERT…) en 1950 ;
· Introduction de l’informatique pour gérer une production complexe (gestion intégrée de la
production ; GPAO…) en 1960 ;
· Introduction de l’informatique dans l’entreprise en 1970 ;
· Le renouveau des concepts de la gestion de production au japon en 1980 et avènement des
concepts du JAT (juste à temps)
Ces mutations imposent de nouveaux objectifs :
 Un temps de réponse plus court (livraison, conception nouveau produit…)
 Coût de revient plus bas
 Qualité parfaite
 Meilleur service au client.
En parallèle de ces développements en management d’autre en technologies viennent compléter la
modification des modes de production :
* La CAO : conception assistée par ordinateur
*La productique :
 Machine à commande numérique ;
 FAO (fabrication assisté par ordinateur)
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 Robots
 Ateliers flexibles
*Transport & communication :
 Avion cargo (Navire)
 Porte conteneurs (placer les ateliers n’ importe où au monde)
 Moyen de communication rassemble des informations dispersés en temps réel.

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