Spectroscopie d'Absorption Atomique
Spectroscopie d'Absorption Atomique
SPECTROMETRIE
D’ABSORPTION ET
D’EMISSION
ATOMIQUE
Méthodes spectroscopiques
On distingue deux grandes familles de méthodes spectroscopiques :
Exemples :
Exemples :
Spectroscopies d’absorption
Spectroscopies UV-Vis,
atomique (SAA) et
IR, RAMAN
D’émission atomique (SEA)
1
03/03/2021
Electron de
l’atome à l’ état n2, E2 : Etat excité
excitée e-*
Absorption Emission E1˂E2
Electron de
l’atome à l’ état
e- n1, E1 : Etat fondamental
fondamental
L’énergie du photon produit
ou absorbé par l'atome est :
Une raie spectrale est une ligne sombre ou colorée dans un spectre
électromagnétique uniforme et continu. Les raies spectrales sont le résultat
d’interaction entre un atome et le rayonnement électromagnétique absorbé.
EXEMPLE – Spectres de raie du Sodium
Dans le spectre de raie d’absorption du sodium, il manque deux portions de lumière à
589 et 589,6 nm (deux taches noires dans le spectre) qui sont adsorbées par le sodium.
2
03/03/2021
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
Différence entre Spectre de bandes et spectre de raies
Les spectres de raie
Le spectre de raie d’absorption du sodium présente deux taches noires à 589 et
589,6 nm, qui correspondent aux radiations absorbées (ayant λ=589 et 589,6 nm)
par le sodium lors de son excitation
589 nm 589,6 nm
Le spectre de raie d’émission du sodium présente deux taches colorées à 589 et 589,6
nm, qui correspondent aux radiations émises (ayant λ=589 et 589,6 nm par le sodium
lors de sa désexcitation)
589 nm 589,6 nm
Il existe une relation de complémentarité entre les deux spectres. Les raies
d’absorption et d’émission d’une même espèce chimique ont la même longueur
d’onde : l’atome est donc capable d’absorber les longueurs d’onde qu’il peut émettre.
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
Différence entre Spectre de bandes et spectre de raies
Les spectres de bandes
Electrons de la
Molécule à l’ état n2, E2 : Etat excité
excitée e-* e-* e-*…
Absorption Emission E1˂E2
Electrons de la
Molécule à l’ état
e- e- e- … n1, E1 : Etat fondamental
fondamental
L’énergie du photon produit
ou absorbé par l'atome est :
3
03/03/2021
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
Différence entre Spectre de bandes et spectre de raies
Exemple - spectres de bandes d’absorption de CuSO4
spectres de
Lumière bande
CuSO4
Blanche d’absorption de
CuSO4
REMARQUE
La couleur d’une solution colorée est due à la lumière
qui n'est pas absorbée par la molécule de la solution.
4
03/03/2021
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
les expériences de Kirchhoff
Quand un atome à l’état fondamentale est porté à des températures élevées (ou
irradié avec une lumière du domaine du proche UV/Visible), le passage d’un de
ses électrons de valence de l’état fondamental à un état excité est favorisé.
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
les expériences de Kirchhoff
Expérience 1
Projection du
Collimateur
5
03/03/2021
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
les expériences de Kirchhoff
Expérience 2
La lumière polychromatique est remplacée par un bec Bunsen, dans lequel
brûle un sel de sodium. On obtient les raies brillantes qui caractérise Le
sodium sur un fond noir. On obtient donc le spectre d'émission de cet élément
vapeur de
sodium
Collimateur
Système spectre de
Dispersif raies
Bec Bunsen
d’émission
(Flamme) (prisme)
du sodium
Le Bec Bunsen
chauffe le La lumière émise La lumière Les lumières
sodium à hautes par les électrons de concentrée dispersées vont être
températures, valence lors de leur (émise par les projetées sur l’écran
ce qui excite les retour à l’état électrons de pour donner le
électrons de fondamental est valence) vas être spectre de raies
valence du concentrée par le dispersée au d’émission du sodium
sodium collimateur niveau du prisme (spectre de flamme)
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
les expériences de Kirchhoff
Expérience 3
6
03/03/2021
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
les expériences de Kirchhoff
Expérience 3
Une lampe
(source
Lumineuse)
Collimateur
Vapeur de Système
sodium Dispersif
spectre de
(prisme) raies
d’absorption
du sodium
Bec Bunsen
(Flamme)
Les atomes de la
Les lumières non
vapeur de sodium La lumière non La lumière non
absorbées et dispersées
absorbent la absorbée par les absorbée
sont projetées sur
lumière, ce qui atomes de sodium concentrée vas
l’écran pour donner le
excite leurs est concentrée par être dispersée au
spectre de raies
électrons de le collimateur niveau du prisme
d’absorption
valence
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
Effet de la température sur un échantillon
Quand un atome seul est exposé à une élévation de la température, il absorbe une
certaine énergie et si cette énergie est assez suffisante, les électrons de la couche de
valence de l’atome passe vers un état d’énergie supérieur et l’atome devient excité.
Les électrons d’une couche périphérique n de la molécule peuvent également passer
vers une couche plus profonde n1, et donc vers un état d’énergie inférieur en émettant
chacun un rayonnement et les atomes se désexcitent et retourne à leur état fondamental
Absorptions Emissions
e-* e-*
{ {
En En
état e-* E3
état e-* E3
excitée excitée
e-* e-* E2
E2
état e- E1
état e- E1
fondamental fondamental
Emission λn
Les langueurs d’ondes d’émission sont
Emission λ2
caractériels de l’atome. Donc elles peuvent
permettre l’identification de l’atome excité. Emission λ1
7
03/03/2021
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
Principe
l’échantillon à analyser est porté à une température de plusieurs milliers
de degrés dans une flamme ou dans un four en graphite. Ce chauffage à
haute température permet d’obtenir un gaz d’atomes libres.
Ne/N0= [Link](-ΔE/KBT)
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
Utilités de la SAA et la SEA
Les SAA et la SEA permettent de faire à la fois :
Une analyse qualitative : En identifiant un élément inconnu par sa longueur
d’onde d’absorption ou d’émission qui sont spécifiques à l’ élément analysé
Une analyse quantitative : En quantifiant la concentration de l’élement
EN ABSORPTION ATOMIQUE
EN ÉMISSION DE FLAMME
REMARQUE
8
03/03/2021
Chapitre
Chapitre33: :Spectroscopie
Spectroscopied’absorption atomique
d’absorption atomique
Instrumentation de base
La machine utilisée en absorption atomique se compose des éléments suivants :
Une source lumineuse
Un dispositif d’atomisation : un bruleur et un nébuliseur,
Un monochromateur
Un détecteur relié à un amplificateur
Un dispositif d'acquisition.
Le rayonnement électromagnétique
monochromatique qui provient de
la lampe (1) traverse la flamme (2) Objectif
où se trouve l’élement à doser porté
à l’état atomique, avant d’être Flamme
focalisé sur la fente d’entrée d’un Monochromateur
(3) (2)
monochromateur (3) qui sélectionne
des longueurs d’onde bien
déterminées. Le faisceau optique se Détecteur Source
dirige ensuite vers le détecteur (4). (4) lumineuse
(1)
La Source
D’une manière générale, le rôle de la source est d’émettre
les radiations nécessaires pour le dosage des éléments à
analyser. On distingue différents types de sources :
9
03/03/2021
Fenêtre
remplie d'un gaz de remplissage (Ag, Ne)
sous une pression de quelques mm de Hg. - Anode Ag
On applique une différence de potentiel de Ag
Ag
quelques centaines de volts entre les deux
électrodes, ce qui provoque une décharge : Schéma d’ une lampe à cathode creuse
Le gaz rare (Ar) va s’ioniser , les ions
positifs (Ar+) bombardent alors la cathode,
et arrachant des atomes à celle ci.
Ces atomes libres sont excités par chocs et
retournent à l’état fondamental stable, ce
qui provoque une émission atomique de
l'élément constituant la cathode creuse. Photo d’une lampe à cathode creuse
Excitation Retour à
M M*
L’état fondamental
M + hν
Le faisceau lumineux issu d’une lampe à cathode creuse doit être modulé de
manière à réaliser une amplification sélective du signal. En revanche, les
signaux qui ne proviendraient pas de la lampe ne doivent pas être amplifiés.
10
03/03/2021
Dans le brûleur, la flamme est généralement produite par l’air d’acétylène, ce qui
permet le dosage de nombreux éléments.
La Température peut atteindre les 2500°C environ.
La flamme N2O/acétylène (protoxyde d'azote) est utilisée pour certains éléments qui
forment des oxydes réfractaires particulièrement solides et ne sont pas atomisés par
la flamme air/acétylène.
11
03/03/2021
Le tube en graphite est chauffé par effet Joule et peut atteindre des températures voisines
de 3000 K. Ensuite ce tube est parcouru par un courant et fait office de résistance
électrique. Enfin, le tube est parcouru par un flux de gaz dont le débit est réglable.
Pour doser les éléments ayant des états d’oxydation élevés, l’échantillon est
traité en amont du spectrophotomètre par un agent réducteur constitué par
du borohydrure de sodium (NaBH4) ou du chlorure stanneux SnCI2 en milieu
acide. Il se forme un hydrure volatil de l’élément qui est entraîné par un gaz
de balayage vers une cellule en quartz placée dans la flamme du brûleur.
Exemple de la réduction
d’un sel d’arsenic par le NaBH4 800 °C
As3+ AsH3 As + 3/2H3
borohydrure de sodium
Monochromateur
Le faisceau lumineux arrive sur le détecteur qui mesure les intensités lumineuses
nécessaires au calcul des absorbances spécifique due à l'élément à doser (sur une raie).
Le détecteur est relié à un amplificateur et un dispositif d'acquisition.
12
03/03/2021
Détecteur
RAPPEL
La sensibilité
La limite de détection
13
03/03/2021
En revanche
Dans le cas de la SAA dotée d’un four en graphite, le bruit de fond est plus important.
À titre d’exemple, une atomisation incomplète due à la matrice peut causer des
absorptions parasites. Ce cas de figure peut être rencontrer dans de cas des :
Échantillons contenant des particules en suspension,
Ions difficilement réductibles
Molécules organiques non brûlées par manque d’oxygène.
Par conséquent, ces espèces présentent des bandes d’absorption plutôt que des raies
fines. Il apparaît alors un fond d’absorption constant dans la bande définie par le
monochromateur.
Par conséquent
14
03/03/2021
15
03/03/2021
Les interférences chimiques sont dues au fait que certains sels métalliques sont difficiles à
atomiser, ou forment des oxydes réfractaires dans la flamme.
Dans ce cadre, le contre-ion du cation que l’on dose joue un rôle important. A titre
d’exemple :
Le Calcium dans le CaCl2 est plus facile à atomiser, donc plus facile à doser que le
calcium sous forme du phosphate tricalcique Ca3(PO4)2.
Donc, l’acide phosphorique est à éviter comme acide pour redissoudre les échantillons
après minéralisation, car il forme des phosphates difficiles à atomiser.
La correction des interférences chimiques se fait par la réalisation des étalonnages et des
dosages en utilisant les analytes sous leur même forme saline sans changement.
EXEMPLE
Si on dose du Calcium dans CaCl2, on prendra CaCl2 pour faire la gamme d’étalonnage.
Dans le cas d’un analyte facilement ionisable (ce qui ne permet pas son dosage), on
choisit des conditions de température qui permettent d’éviter son ionisation. Cependant,
on ne peut pas toujours l’éviter. L’ajout d’un autre élément plus facilement ionisable
modifie l’équilibre d’ionisation de l’analyte (effet tampon) et donc accroître l’absorbance
REMARQUE
et physiques provoquent un
changement de pente de la
droite par rapport à la droite
d’étalonnage établie en
milieu simple.
Concentration
16
03/03/2021
Si on veut doser les alcalino-terreux (calcium par exemple), pour éviter son ionisation,
on ajoute dans la solution à doser un élément qui s’ionise davantage (comme un alcalin).
Dans ce cas, le calcium à doser est protégé contre l’ionisation.
Pour doser les alcalins, il existe un élément qui s’ionise plus facilement qu’eux : un sel de
tantale qui vas supporter l’ionisation.
Dans ce cas, l’alcalin à doser est protéger.
17
03/03/2021
Pour les concentrations plus élevées, les l’absorbances présentent un écart grandissant
avec l’augmentation de la concentration. Dans la pratique, des dilutions assez
suffisantes sont effectuées pour travailler dans le domaine linéaire ou quasi-linéaire
.
Finalement, à partir de
l’absorbance (A) de Equation de la droite
l’échantillon pour la d'étalonnage :
(A)
longueur d’onde associée à Calculée A = aC + b
un élément absorbant et la
courbe d’étalonnage, on
calcule sa concentration (C)
(C) Calculée Concentration
L’allure d’une courbe d'étalonnage
18
03/03/2021
19