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Superficie et localisation de Sétif

La ville de Sétif est située dans le centre de l'Algérie et constitue un carrefour routier et ferroviaire important. Elle se trouve dans une région agricole fertile grâce à son climat et ses sols. Le document décrit la localisation, le relief, les sols, l'hydrologie, la végétation, l'agriculture et le climat de la ville et de sa région.

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Superficie et localisation de Sétif

La ville de Sétif est située dans le centre de l'Algérie et constitue un carrefour routier et ferroviaire important. Elle se trouve dans une région agricole fertile grâce à son climat et ses sols. Le document décrit la localisation, le relief, les sols, l'hydrologie, la végétation, l'agriculture et le climat de la ville et de sa région.

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La wilaya de Sétif occupe une superficie de 6504 Km², soit 0,27 % du territoire national.

Elle se situe
à 300 Km à l’Est de la capitale. Elle occupe une position centrale, entourée de six wilayas. Elle
constitue un carrefour; limitée au nord par les wilayas de Bejaia et Jijel, à l’Est par la wilaya de Mila,
au sud par les wilayas de Batna et Msila et à l’Ouest par la wilaya de Bordj Bou Arreridj.

Grâce à l’important réseau de communications notamment les routes nationales, Sétif est devenue un
passage obligé des flux venant du sud vers les ports de Jijel et de Bejaia, et des mouvements d’Est vers
l’Ouest (Constantine et Annaba vers Alger).

La commune de Sétif est située dans la partie centrale de la Wilaya d’une superficie de 12700 ha soit
217 Km2 limitée :

Au nord : par la commune de Ouricia.

A l’est : par la commune de Ouled Saber.

A l’ouest : par la commune de Mezloug et Ain Arnet.

Au sud : par la commune de Guedjel (DPAT, 2014).

De par son relief, elle appartient au vaste ensemble des hautes plaines, c'est un haut plateau légèrement
aplani au Sud où les pentes sont en général assez faibles, les plus fortes (+ 15 %) couvrent seulement 6
% du territoire communal, celles-ci situées sur les crêtes, versants des monticules et des collines de la
partie Nord. D'autres voies la raccordent à son environnement immédiat, sans oublier la voie
d'évitement et l'autoroute au Sud de la ville. S’ajoute le réseau ferroviaire pour compléter le réseau
routier.

La ville de Sétif, jouit d’une position stratégique remarquable qui lui permet de constituer un carrefour
d’échange intense et un passage obligé du trafic de tous genres. Elle est située au centre d’une vaste
région agricole par excellence et placée sur l’axe ferroviaire Alger-Annaba, de même qu’elle est au
croisement de nombreuses routes nationales (RN5, RN9, RN28 et RN 75), sans oublier les dernières
infrastructures importantes injectées qui sont l’aéroport et l’autoroute Est-Ouest.

La ville de Sétif constitue donc, une véritable plaque tournante assurant les complémentarités
nécessaires entre les sous-ensembles de la région : le littoral, les hauts plateaux Est et le Sud du pays,
favorisant, ainsi tout type d’échanges, d’implantation et de mouvements de populations. Ainsi que la
présence du phénomène d’urbanisation. Dès lors, la ville de Sétif constituerait un échantillon
représentatif intéressent pour ce type de recherche.
[Link]. Localisation géographique: Situé à 300 Km à l’Est d’Alger, la ville se situe dans la zone des
hautes plaines de Sétif et se trouve à une altitude de 1080 m, une longitude de 5° 24' 34’’ Est et d’une
latitude de 36°11‟29‟ Nord.
[Link]. Caractère géo-pédologique :
[Link].1. Relief : Elle est aplatie au Nord, en pente douce du Nord-est au Sud-ouest, passablement
accidentée au Nord-Ouest et bordée à l’Ouest par l’oued Bousselam sur 3km (Haouchet et Maïza,
2012).

[Link].2. Pédologie : Les sols de la région de Sétif présentent, tout comme le climat, de grandes
variations. Au nord, ils sont plus profonds, moins calcaires, plus fertiles et deviennent calcaires
(croutes et encroutements) et peu profonds au sud. Les calcisols développés sur les alluvions, sur
colluvions ou encore sur marnes représentent la majeure partie des sols des hautes plaines
Sétifienne. Ces sols sont fortement carbonatés. Les carbonates de calcium, dans les fractions fines,
sont généralement présents dès la surface du sol. En profondeur, ils sont sous forme
d’individualisations continues et discontinues. Les teneurs en matière organique varient de 1.4 à 2,8
% en surface. En profondeur, elles décroissent très rapidement pour atteindre des valeurs inférieures
à 1 %.
Dans les zones les plus pentues, partie Nord de la région, les sols sont développés sur des
alluvions. En outre, ils sont plus profonds et se caractérisent par des teneurs élevées (30 à 42 %) en
argile. De la partie centre, et en allant jusqu’au Sud de la région, les sols sont moins profonds. Cette
faible profondeur (30 à 70 cm) est causée par l’apparition d’une accumulation calcaire endurée (dalle,
croûte) ou par la présence d’un horizon à forte teneur en limons fins. Cela permet de dire que les sols
de la région de Sétif appartiennent à la classe des sols peu évolués a profil AC et à la sous classe des
sols peu évolué d’apport. Il s’agit ici d’un matériau transporté et déposé par l’eau donc caractéristique
des plaines alluviales. Ces sols sont généralement d’un grand intérêt agricole et jouent un rôle
économique important. Ils sont caractérisés par la présence d’une nappe phréatique soumise à de fortes
oscillations saisonnière (Ouamer-Ali, 1997 in Haouchet et Maïza, 2012).

[Link]. Hydrologie : Le réseau hydrographique est organisé autour du dispositif montagneux de la


région. La moitié Nord envoie ses eaux de surface vers le bassin méditerranéen par les réseaux de
l’Oued Bousellam qui rejoint la Soummam, de l’Oued Agrioun, de l’Oued El Kebir, de l’Oued Bou
Selah et de l’Oued Rhumel. Ces réseaux d’Oueds alimentent les barrages et autres retenues collinaires
de la région. Le reste possède une hydrographie endoréique centrée sur les Chotts.
(Kaabach et Mebrak, 2010).
[Link]. Végétation : La barrière climatique des reliefs septentrionaux et l’altitude accentuent les
contrastes et diversifient la végétation naturelle. On distingue sur les monts les forêts d'Alep de cèdre,
le sapin de Numidie, le cyprès et le chêne vert et le chêne-liège. Par ailleurs, la zone montagneuse
demeure une région de l'arboriculture notamment l'olivier et le figuier. Les hautes plaines sont le
domaine de la céréaliculture et des cultures maraîchères. Par contre pour la zone semi- aride, et
compte tenu de la qualité saline de ses sols, la flore est généralement pauvre. (Kaabach et Mebrak,
2010).
[Link]. L’agriculture :
L'interprétation générale des statistiques agricoles de la commune de Sétif nous a permis de
constaté que l'espace cultivable dans l'aire d'étude comporte une superficie de 9 098 hectares. Il s'agit
essentiellement de la céréaliculture. Les cultures extensives se localisent uniquement dans les deux
sous-ensembles naturels de la commune (les plaines et le bassin de Fermatou) où les déclivités des
terrains ne dépassent pas 7%. Selon les données des superficies cultivées on constate la très faible part
des cultures arboricoles. Celles-ci s'étale sur une superficie de 15,4 hectares. Elles se présentent
actuellement en parcelles morcelées aux abords de quelques fermes. Les parcours se caractérisent par
la présence de plantes herbacées naturelles et de plusieurs espèces. Les pacages sont présents en une
seule entité homogène dans la partie Nord-Ouest de la commune, et se localisent dans les versants des
collines. On remarque que les espaces boisés et les maquis occupent une superficie assez faible
d’environ 320 hectares. Ils se localisent dans le sous-ensemble naturel du Nord de la commune dans
des parcelles de petite taille, dont la plus importante est Djebel Zenadia. Il existe des alignements
d'arbres épousant le parcours d’Oued Bousselem et El Hassi constitués essentiellement par les
peupleraies.
[Link]. Le climat : Le climat de la wilaya de Sétif est de type Méditerranéen continental semi–aride
caractérise par une saison hivernale pluvieuse et fraîche et une saison estivale, sèche et chaude. Le
mois le plus pluvieux est avril et le plus sec est juillet. Les données climatiques utilisées proviennent
du centre météorologique de Sétif, sur une période (1990-2011).
(Barket, 2014)
[Link].1. Précipitations :
La pluie : La pluie joue un rôle prépondérant dans l’écologie des végétaux, avec une interaction
réciproque.
* Répartition interannuelle des précipitations : Comme nous le montre la figure cidessous, la variation
des quantités annuelles de pluie a atteint son maximum de 614,7mm en 2011.
Elle a eu un deuxième pic de 590,1 mm en 2003 ; avec deux années sèche : 118,4 mm en 1999, et
254,1 mm en 1994.
* Répartition mensuelle et saisonnière des précipitations : Le régime mensuel des pluies dans notre
région d’étude présente un graduant annuel cyclique au mois de juillet, où on enregistre la quantité la
plus faible, qui est en moyenne de l’ordre de 13,03mm. Ce régime va progresser pour atteindre son
maximum moyen de 43,35mm en d’avril. Cette régressiondes précipitations n’est pas régulière. La
présence d’un deuxième pic de précipitation a lieu en mois de décembre avec 39,45 mm, puis on
enregistre une régression jusqu’au mois de juillet avec 13,03mm. Ensuite une progression en mois de
septembre après la saison estivale.
Figure 11: Variation interannuelle des précipitations. (1990-2020)
Figure 12 : Variation mensuelle des précipitations (1990-2020). Le régime saisonnier des pluies est
une indication importante pour la végétation, et détermine les besoins en eau. Dans notre cas, le
régime saisonnier est de type P.H.A.E., c’est- à-dire seule 121,47% de la quantité annuelle de pluie
est disponible au bon moment pour la végétation durant son activité végétale (des plantes ligneuse
et annuelles). La deuxième quantité de pluie (108,45%) tombe pendant le repos végétatif, qui part
directement dans les Oueds et une faible quantité s’infiltre dans le sol et/ou est absorbée par la
végétation sempervirente.

On constate que ce régime est très favorable pour la céréaliculture, puisqu’il met à la disposition de
ces cultures la quantité nécessaire d’eau qui coïncide avec le stade de formation cumulée des
réserves végétales (grains), de ce fait Sétif est une région de céréaliculture par excellence.
La neige : Dans la région septentrionale en général, et en Algérie en particulier, la quantité et la
durée d’enneigement décroit du Nord au Sud. Ce qui est le cas à Sétif où on a enregistré que le
nombre de jours neigeux est en moyenne de 14 à 15 jours par an. Elle diffère d’année en année, alors
qu’elle constitue la seule forme de précipitation qui alimente les nappes souterraines par de grandes
quantités d’eau.
La grêle : Elle agit de façon destructive sur la végétation malgré qu’elle tombe en moyenne 01 jour par
an. Son rôle est très important dans le milieu écologique, parce qu’elle est étroitement liée aux
conditions locales.
[Link].2. Températures : La température représente un facteur limitant de première importance car,
elle contrôle l’ensemble des phénomènes métaboliques et conditionne de ce fait la répartition de la
totalité des espèces et des communautés d’êtres vivants dans la biosphère (Ramade, 1984). C’est le
paramètre le plus couramment relevé en météorologie, du fait qu’il est facile à mesurer et joue un rôle
très important avec d’autres paramètres écologiques dans le développement et la répartition des
végétaux. Tout végétal croît et se développe dans un intervalle de température ; à l’extérieur de cette
intervalle il ne peut pas vivre, ce qui est identique à la température minimale et maximale ; à
l’intérieur de cette intervalle il trouve la température favorable pour se développer, ce qui est identique
à la température optimale.
(Limani, 2008)
Dans notre cas, les données présentées ont été mesurées sous abri conventionnel dans la station
météorologique de l’aéroport d’Ain Arnet pour la période 1990-2020.

57 On remarque que plus la température est grande, plus l’amplitude (M-m) est grande et vis versa ;
Cette relation réciproque est en relation étroite avec la variation journalière (succession du jour et
nuit) et leur durée.
[Link].3. Autres données climatiques :
L’humidité relative : C’est le rapport exprimé en pourcentage entre la teneur réelle de l’air en vapeur
d’eau à la température à laquelle il se trouve et celle que l’on relèverait s’il était à saturation à la même
température (Ramade, 1993). L’humidité relative mensuelle moyenne est de 63,4 % avec un maximum
de 80,2 % en décembre, et un minimum de 40,3 % en juillet.
L’évaporation : C’est le phénomène par lequel l’eau est apportée à un sol dépourvu de végétation et
qui s’évapore dans l’atmosphère (Ramade, 1993). Elle est mesurée sous abri à l’aide d’évaporomètre
Piche. Elle est en moyenne de l’ordre de 1923,3 mm/an et elle atteint son maximum en période
estivale.
L’insolation : C’est la durée d’exposition au soleil, mesurée à l’aide de l’héliographe GAMBELLE.
La moyenne mensuelle est de 250,3 heures. En juillet le maximum est atteint (353 heures), et le
minimum est atteint en décembre (171 heures). (Limani, 2008)
Le vent : Au niveau du sol, l’air s’étend, pour se déplacer des zones de haute pression vers celles de
basse pression. Ce mouvement, caractérisé par une force et une direction, le vent moyen est défini
comme étant le vent instantané moyen sur dix (10) minutes. A Sétif le vent a une vitesse mensuelle
moyenne de 11,95 m/s (1990-2020); son maximum se rencontre en avril avec 13,19 m/s et le
minimum en octobre avec 10,67 m/s.

Dans notre région d’étude la direction du vent est influencée par les reliefs, et d’après la rose des vents
ci-dessous on constate que les vents dominants ont une direction Nord et Ouest surtout pour la
première et la deuxième classe.

Le sirocco : C’est le seul danger naturel vigoureux qui menace la végétation durant la période estivale.
Sa moyenne annuelle est de 6 jours, alors que son maximum a atteint 13 jours par mois en juin 2006.

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