Chapitre 1 : Les risques liés aux ouvrages hydrauliques
1 Chapitre 1 :Etude bibliographique
1 Les risques liés aux ouvrages hydrauliques
Un barrage est une structure construite dans le but de retenir de grandes quantités
d’eau, qui est une construction humaine réalisée généralement en béton, en terre
ou en matériaux composites, érigée dans une rivière, un fleuve ou un cours d’eau
pour former un réservoir artificiel et retenir l’eau. Ces structures sont utilisées
pour différentes finalités telles que la production d’électricité, l’approvisionnement
en eau potable, l’irrigation agricole, le contrôle des inondations, la régulation du
débit d’eau et la récréation.
1.1 Notion de risque
aprésence d’ouvrages de retenue constitue un risque pour la population, les biens et
l’environnement, qu’il convient de maîtriser à tout moment. La définition du risque
dans le contexte industriel associe deux notions : la probabilité et la conséquence.
Une définition générale du risque peut être la suivante (Peyras et al. 2011) : «
Le risque est une mesure d’un danger associant une mesure de l’occurrence d’un
événement indésirable, et une mesure de ses effets ou conséquences. ».
Pour l’obtenir, on recherche :
— une mesure de l’occurrence d’un danger ou aléa (naturel, tel qu’une crue
ou un séisme, ou technologique tel qu’une défaillance dans l’industrie). Elle
correspond à la probabilité d’apparition de ce danger (sur une période de
référence donnée).
— une estimation des effets ou conséquences du danger s’il se produisait. Cette
estimation correspond généralement à un coût humain, économique ou en-
vironnemental, mais on rencontre également des estimations qualitatives
décrivant la gravité des effets.
Le risque est souvent exprimé par la multiplication de ces deux quantités. Les bar-
rages sont des structures du génie civil remarquables, par leur taille, les charges
particulièrement importantes auxquelles ils sont soumis, et leur comportement
complexe. Ils sont de plus exposés à un ensemble d’aléas provenant de leur envi-
ronnement (qui sont principalement les crues, glissements de terrains et séismes),
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mais aussi des aléas internes, liés aux mécanismes de vieillissement de la structure
dans son ensemble (barrage, fondations, organes hydrauliques).
Le facteur humain (erreur organisationnelle, défaut de conception, d’exploitation
etc) constitue une dernière source possible de défaillance (Larouzée et al. 2014).
L’occurrence d’une défaillance (accident ou incident) n’est souvent pas le fait d’une
cause unique mais d’une conjonction de facteurs (chacun nécessaire mais non suf-
fisant pour outrepasser les défenses du système industriel) (Larouzée et al. 2014).
La probabilité de rupture d’un ouvrage est très faible, mais demeure une préoccu-
pation centrale, compte tenu de l’ampleur des conséquences d’une rupture sur les
populations habitant en aval du barrage. La probabilité moyenne annuelle de rup-
ture d’un grand barrage, établie par la recherche, l’enseignement et l’expérience
de nombreuses années d’exploitation de ces ouvrages, est inférieure à 1 sur 10 000
(CFBR 2013). Si faible soit-il, le risque n’est pas nul, même après des années de
retour d’expérience, comme en attestent les événements récents survenus entre
2017 et 2019. Effectivement, pas moins de neuf accidents ou presque-accidents ont
été recensés à l’international, allant de l’endommagement à la rupture totale de
l’ouvrage principal, d’ouvrages annexes ou d’organes hydrauliques. Ces accidents
sont décrits sur la base d’une revue de presse, puisqu’aucun document « officiel »
n’est disponible à ce jour. La quantification des faits étant variable d’une source à
l’autre, on ne donnera pas plus de précisions chiffrées.
— février 2017 : Oroville (USA) : endommagements sévères du déversoir des
deux évacuateurs de crue (EVC principal et EVC d’urgence) du plus haut
barrage des USA (remblai de 230m de haut) suite à de fortes précipitations.
Population à l’aval évacuée. (Ministère de la transition écologique et Soli-
daire 2017)
— mai 2018 : Patel (Kenya) : rupture d’un petit barrage en remblai (Patel) mais
village en aval : au moins 41 morts. (RFI 2018)
— mai 2018 : Ituango (Colombie) : blocage du tunnel de dérivation par un glis-
sement de terrain alors que la construction de la digue n’est pas achevée,
provoquant un remplissage précoce de la retenue. La centrale hydroélec-
trique en construction est sacrifiée pour évacuer les débits et un remblai
d’urgence est construit. Évacuation de la population à l’aval pendant 2 mois.
(AFP 2018a)
— juillet 2018 : Xe Namnoi (Laos) : rupture d’une digue de col (ouvrage de
fermeture) en terre suite à un épisode de mousson. Une vingtaine de morts
et une centaine de disparus.(BBC News 2018 ; Power Technology n.d.)
— août 2017 : Swar Chaung (Birmanie) : rupture d’un EVC du barrage en rem-
blai au cours d’une crue provoquant une inondation de plaines à l’aval. Plus
de 60 000 personnes sont déplacées.(AFP 2018b ; The Guardian 2018)
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— décembre 2018 : Middle Lake (Afrique du Sud) : effondrement d’une dalle en
béton de l’évacuateur de crue de ce barrage en terre au cours d’un épisode de
fortes pluies. Confortement d’urgence et baisse du plan d’eau. (Infrastructu-
[Link] 2019)
— janvier 2019 : Brumadhino (Brésil) : rupture d’un barrage de stériles mi-
niers. Près de 200 morts et au moins 130 disparus. Pollution aux métaux
lourds. (Reporterre 2019 ; RFI 2019)
— mars 2019 : Spencer (USA) : rupture du barrage (barrage au fil de l’eau) lors
de fortes précipitations et sous l’effet de blocs de glace. (ENR Midwest 2019)
C’est dans ce contexte que se définit la sûreté hydraulique, qui vise à prévenir
l’apparition de tels événements.
Les domaines d’intervention scientifiques et thématiques sont l’hydraulique, l’hy-
drologie, le génie civil et la géomécanique, appliqués aux ouvrages hydrauliques.
Des outils et méthodes d’analyse et d’aide à la gestion intégrée des risques sont pro-
posés au travers de l’analyse des enjeux et de leurs vulnérabilités en s’intéressant
particulièrement aux liens entre la décision et l’information :
— la géomorphologie, hydrologie et hydrodynamique pour l’étude des aléas Hy-
drométéorologiques et hydrologiques.
— la géomécanique appliquée aux aléas naturels et ouvrages.
— le génie civil appliqué aux ouvrages hydrauliques et de protection
— l’aide à la décision fondée sur une représentation et un traitement d’infor-
mations hétérogènes et incertaines.
1.2 Sûreté hydraulique
La définition qui sera présentée ici de la Sûreté Hydraulique correspond à celle
que se donne EDF, et qui constitue le cadre dans lequel sont réalisées l’ensemble
des activités de conduite, de maintenance et d’ingénierie. Elle se traduit par une «
une culture sûreté » omniprésente dans tous les métiers de la branche hydraulique
d’EDF (EDF Hydro) et intégrée par tous les acteurs de l’hydraulique. La Sûreté
Hydraulique est constituée de l’ensemble des dispositions prises lors de la concep-
tion des aménagements hydroélectriques et durant leur exploitation, pour assurer
la protection des personnes et des biens contre les dangers liés à l’eau, et dus au
fonctionnement des ouvrages (EDF 2008). Elle est un enjeu majeur et une priorité
permanente pour le propriétaire de barrages. Elle se définit vis-à-vis de risques à
maîtriser, que l’on appellera les risques Sûreté Hydraulique. Les risques Sûreté
Hydraulique se regroupent en trois catégories principales :
— Le risque « rupture d’ouvrage »
Compte tenu des conséquences potentiellement très graves de sa réalisation, il
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constitue un risque majeur. Il concerne tous les ouvrages dont une rupture (totale
ou partielle) aurait des conséquences sur les personnes, les biens et l’environne-
ment : barrages, conduites forcées, canaux, vannes etc. La maîtrise de ce risque
passe par une ingénierie irréprochable en termes de conception puis de mainte-
nance des structures. La surveillance des comportements attendus joue également
un rôle clé, réalisée par l’exploitant et appuyée par l’ingénierie (maintien du réseau
de mesures, détection d’anomalies, visites et investigations spécialisées, diagnostic
étayé).
— Le risque « crue »
Les aménagements hydroélectriques doivent assurer le transit des crues sans risque
pour les ouvrages ni aggravation des conséquences naturelles des crues pour les
riverains. La maîtrise de ce risque est assurée par le dimensionnement hydrau-
lique des ouvrages et en particulier de leurs évacuateurs de crue (au regard notam-
ment des évolutions des connaissances hydrologiques), l’appui à la constitution des
consignes de crue, la mise au point des outils de simulation, la mise en alerte de
l’exploitant sur prévision d’événements de crue.
— Les risques liés à l’exploitation
La présence et le fonctionnement des installations en exploitation normale peuvent
générer des interférences avec les autres activités (activités économiques et de loi-
sir) aux abords des rivières et des lacs. Il s’agit de protéger les usagers des rivières
et lacs confrontés aux risques dus au fonctionnement des installations, notamment
les variations de débits et de cotes des plans d’eau. Les parades mise en place pour
minimiser ces risques correspondent aux interventions sur l’outil de production ou
ses organes de commande permettant de maîtriser les variations de débits ou de
cote. Ces interventions font suite à des analyses de risques.
La mise en œuvre de conditions sûres pour la réalisation des activités liées aux
aménagements hydrauliques est garantie par le retour d’expérience technique et
socio-organisationnel, qui permet une amélioration continue du niveau de fiabilité
des organisations et pratiques.
Par la suite, on va détailler ci-dessous quelques exemples de risques naturels af-
fectant les ouvrages en terre.
1.2.1 Rupture par renard
Les ruptures consécutives à une érosion interne (effet renard) sont peu fréquentes.
(4 à 6% des cas observés). La rupture par effet renard (fig 1.1)est fréquente lorsque
les matériaux constitutifs du barrage ont pour propriétés d’être perméables ou for-
tement érodables.
Les barrages naturels sont constitués de matériaux hétérogènes ayant été peu com-
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pactés (en comparaison aux barrages de construction. De ce fait ces barrages sont
souvent poreux, non imperméabilisés et non drainés. Il y a donc présence d’écoule-
ments internes. Ces écoulements peuvent entraîner de l’érosion interne, qui peut
aboutir une rupture par renard. Des suintements sont souvent observés à la base
de nombreux barrages. Mais ces suintements sont rarement assez importants pour
provoquer un « renard ». L’érosion interne peut aussi provoquer un affaissement
partiel du barrage, suivi du débordement, de la formation d’une brèche et de la
rupture (donc rupture par surverse). Il y a peu d’exemple de rupture par renard
car celle-ci arrive rarement. Deux cas ont tout de même pu être observés. En 1966,
rupture de l’éboulement ayant entraîné la formation du lac Yashinkul sur la rivière
Isfayramsay (Centre sudde l’ex URSS) et en 1906 rupture de l’éboulement sur le
cache creek (Californie).
F IGURE 1.1 – Illustration en deux phases du phénomène de renard en fondation
1.2.2 Rupture par glissement
Il existe peu de cas de rupture par glissement des pentes du barrage. Ceci est dû
au fait que naturellement les pentes du barrage se sont formées à un état d’équi-
libre naturel. Les glissements sont observés dans les cas où les pentes du barrage
s’avèrent trop raides. Les masses éboulées avec leurs pentes relativement douces
sont souvent peu vulnérables au glissement. Un seul cas de glissement semble
avoir été identifié, celui du Cerro Condor-Sencca au Pérou sur la rivière Mantaro,
bien qu’il soit possible que la rupture fût due à un effet renard.
1.2.3 Rupture par surverse
La surverse est la principale cause de rupture de barrages naturels. Elle représente
92 à 95 % des cas de rupture. S’il n’y a pas d’infiltration d’eau dans le barrage, le
barrage se remplit jusqu’au déversement. Il y a alors apparition d’un écoulement,
sur le parement aval de la masse éboulée. L’écoulement emporte progressivement
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les matériaux constituants le barrage pour aboutir par érosion régressive à la for-
mation d’une brèche. Une fois la brèche formée, la rupture du barrage et la vidange
de la retenue peuvent alors être très rapides.
1.2.4 la liquéfaction
qui traduit un effondrement granulaire du matériau, dû une sollicitation dyna-
mique telle qu’un séisme ou à une surcharge du matériau.
1.2.5 l’affouillement du remblai
qui peut être provoqué par le courant le long du parement des digues et aggravé
par la végétation ;
1.3 Des ouvrages vieillissants
Outre les aléas externes (crues, séismes) auxquels sont exposés les barrages et
leurs ouvrages annexes sont, comme l’ensemble des ouvrages en béton, soumis à
des processus internes de vieillissement qui s’ils ne sont pas détectés à temps et
maîtrisés, font courir des risques importants à la structure. Ces processus sont
multiples et complexes, du fait principalement de l’action permanente de l’eau,
mais aussi des autres actions environnementales auxquelles le barrage et soumis
au cours de sa vie (rayonnement solaire, cycles de gel/dégels etc). Ils sont caractéri-
sés par des cinétiques variées, et peuvent apparaître au cours de la vie de l’ouvrage,
s’interrompre, puis reprendre. La combinaison de l’ensemble de ces évolutions tem-
porelles contribue au vieillissement de l’ouvrage.
Tel que défini dans le bulletin 93 de la CIGB, le vieillissement commence au-delà
des cinq premières années d’exploitation (avant cette période, les détériorations
qui se produisent sont jugées comme des « maladies de jeunesse » qui trouvent leur
origine dans des insuffisances relatives au projet, à la construction, ou aux opéra-
tions de mise en service), et correspond à une catégorie de détérioration associée
aux altérations au cours du temps des propriétés des matériaux et des structures
(barrages et ouvrages annexes). Les détériorations dues à des actions imprévues ou
exceptionnelles, ou encore des pannes du matériel, sont exclus de la définition du
vieillissement. Dans les conditions normales d’exploitation des ouvrages, le vieillis-
sement pourra d’abord affecter l’aptitude au service de l’ouvrage, puis se répercuter
sur la sécurité si des mesures correctives ne sont pas prises. Le vieillissement est
la conséquence d’un enchaînement de causes et d’effets que l’on appellera scéna-
rios. Les effets de ces causes (fuites, déplacements, contraintes, etc.) peuvent avoir
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des conséquences sur l’intégrité des ouvrages (érosion interne, glissement, fissures,
etc.), et peuvent se faire sentir parfois après des années d’exploitation, alors que
les exploitants ont un faux sentiment de sécurité.
Le Tableau 1.2 recense les principaux scénarios de vieillissement affectant les bar-
rages en béton.
F IGURE 1.2 – Scénarios de vieillissement des barrages en béton et maçonnerie
(CIGB 1994)
Au cours de sa vie, un barrage va être soumis à un ensemble de charges, qui vont
entraîner des déformations et contraintes dans le corps de l’ouvrage et sa fonda-
tion. En dehors des charges exceptionnelles (crue, séisme, etc), on peut distinguer
les charges permanentes et les charges variables, dont les principales sont énumé-
rées dans le Tableau 1.3. Ce sont les charges prises en compte dans les calculs de
vérification des barrages.
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F IGURE 1.3 – Charges s’exerçant sur un barrage (d’après (CFBR 2018 ; Schleiss
and Pougatsch 2011))
De plus, les ouvrages hydrauliques en remblai (terre et enrochements) présentent
des indices de vieillissement tels que :
— la fissuration de la crête et des parements.
— le ravinement des pentes.
— le batillage et dégradation du talus amont.
— Agressions dues à la végétation.
— Colmatage de système d’auscultation.
D’une manière générale, un ouvrage hydraulique peut être susceptible aux aléas
suivants :
— Géologiques : Séismes (tsunamis, glissements de terrain, liquéfaction des
sols), Volcans.
— Hydrométéorologiques : inondations, glissements de terrain, phénomènes
météo-sévères.
— Climatique : Sécheresse (incendies de forêts, invasion des criquets pèlerins).
— Liés à l’activité humaine : risques technologiques : industries, transport (ex-
plosions, incendies, rejets intempestifs ,pollution).
— Aggravés par l’activité humaine : catastrophes environnementales.
1.4 Autres risques liés aux ouvrages hydrauliques :
Le climat :
Pluviométrie :
Evaporation
Pression atmosphérique
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Vent :
Salinité de l’eau :
Envasement
l’argile :
La nature de la fondation et le corps du barrage
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2 Barrage d’étude : Ghezala
2.1 Contexte du barrage Ghezala
La construction du barrage de Ghezala est sur l’oued Ghezala, l’affluent Sud du lac
Ichkeul, dans les limites du gouvernorat de Bizerte, à 13 km à l’ouest de la ville de
Mateur. Le site du barrage (fig 1.4) est choisi au droit du débouche de l’oued dans
la vallée adjacente du lac Ichkeul, à 2 km du croisement de l’oued avec la route
Mateur-Béja.
F IGURE 1.4 – Localisation du barrage Ghezala[?]
Le barrage Ghezala s’intègre dans le cadre du plan directeur des eaux de l’extrême
nord. Les objectifs de construction du barrage sont :
— L’alimentation en eau de l’industrie et des localités dans la région des villes
de Menzel-Bourghiba et de Bizerte.
— L’irrigation des terres dans la région du lac Ichkeul.
— Le transfert des eaux de l’extrême nord régularisées vers le Cap Bon, le
Sahel et Sfax.
2.1.1 Situation géologique
Le bassin de l’oued de Ghezala se trouve dans les limites d’une vaste province géo
structurale qui embrasse l’aile Est du massif de L’Atlas formé des roches céno-
zoïques, mésozoïques et paléozoïques.
Les terrains développés sur le territoire de la retenue appartiennent au quater-
naire, au néogène, au paléogène, au crétacé et au trias. Les dépôts prequaternaires
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sont disloqués et forment les plis anticlinaux et synclinaux avec un pendage domi-
nant au nord-est.
Le fond de la vallée dans les limites de la retenue en projet est formé d’alluvions don
l’épaisseur atteint jusqu’à 12m. Les limons argileux et les argiles qui prédominent
dans l’assise des alluvions renferment les galets et le gravier de calcaire substitués
en bas de galets et de sable épais de 1.5 à 3.0m. Les alluvions reposent sur les
marnes argileuses du paléogène et du crétacé supérieur.
Dans le contour de la retenue la pente gauche de la retenue est formée de marnes
argileuses recouvertes de dépôts alluviaux et alluvion-diluviens dont l’épaisseur
varie de 2.5 à 8-12m.
On observe plusieurs fouilles et affleurements à partir du pied de la pente jusqu’à
la cote absolue 90. 00m. Le relief du toit de roches-mères est assez compliqué,
caractérisé par la présence des crêtes et des combes orientées vers le lit de l’oued.
Le bord droit de la retenue est formé de marnes argileuses du crétacé supérieur re-
couvertes de formation quaternaires d’origine alluvionnaire dont l’épaisseur varie
de 1.5 à 6-8m.
Le toit de roches-mères est coupé par des fouilles aux cotes absolues de 58 à 88,
celles qui dépassent le niveau normal. Dans la région d’appointement de la retenue,
ces cotes sont fixées dans les affleurements entre 88 et 98m.
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Chapitre 1 : Les risques liés aux ouvrages hydrauliques
F IGURE 1.5 – Carte géologique du bassin versant du barrage Ghezala
2.1.2 2. Situation hydrographique
Le bassin versant du barrage Ghezala est drainé par un réseau hydrographique
dense dont le cours d’eau principal (oued Ghazele) est de direction SW-NE (figure
Carte de réseau hydrographique du bassin versant du barrage Ghezala). La lon-
gueur de l’oued jusqu’à l’exutoire dans Garret Ichkeul est de 8,3Km, Le bassin
Ghezala comporte deux principaux sous basins drainés respectivement les oueds
Ghezala et Jlidi.
L’oued Ghezala est le principal affluant, la superficie de son bassin versant repré-
sente environ 60% de la superficie totale du bassin versant, ce bassin est composé
de quatre sous bassins drainé respectivement par les oueds Bou-Hlal, el Safsaf,
ECH-Charchour et Ech- Chouachnia.
Le bassin de l’oued el Jlidi est petit et ne comporte pas d’affluant important. La
partie aval, de l’oued Jlidi, est caractérisée par un nombre comportant de petits
affluant juxtaposés qui s’y déversent directement.
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Chapitre 1 : Les risques liés aux ouvrages hydrauliques
F IGURE 1.6 – Carte de réseau hydrographique du bassin versant du barrage
Ghezala
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