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Calcul du travail d'un moteur à combustion

Cet exemple présente le calcul du travail effectué par un moteur à combustion interne sur un cycle complet en utilisant les intégrales curvilignes et le théorème de Green. Le travail est égal à la différence entre les aires des deux boucles formées par la courbe pression-volume.

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Cet exemple présente le calcul du travail effectué par un moteur à combustion interne sur un cycle complet en utilisant les intégrales curvilignes et le théorème de Green. Le travail est égal à la différence entre les aires des deux boucles formées par la courbe pression-volume.

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Applications des mathématiques: Mathématiques

Appliquées et
Moteur à combustion interne Génie Industriel

Résumé Dans cet exemple, on présente le moteur à combustion interne et


on calcule son travail en utilisant les intégrales curvilignes ainsi que
le théorème de Green.

Domaines du génie Électrique, Mécanique

Notions mathématiques Intégrales curvilignes, Théorème de Green

Cours pertinents Calcul II

Auteur(es) [Link]

Sommaire
1 Introduction 2

2 Résolution 3

3 Conclusion 4

Références 4
Moteur à combustion interne MAGI

1 Introduction

Les moteurs à combustion interne (ou à explosion) transforment l’énergie


chimique stockée dans un carburant en travail grâce à l’expansion du
gaz durant la combustion. Ils sont principalement utilisés pour la pro-
pulsion des véhicules de transport : avions à hélice, automobiles, motos,
camions et bateaux.
Dans le présent exemple. on s’intéresse aux moteurs dits à 4 temps.
La figure ci-dessous, tirée de la référence [3], montre la séquence des
mouvements qui se produisent dans chacun des quatre cylindres d’un
Figure 1: Un moteur à moteur à combustion interne. Chaque piston monte et descend et est
combustion interne. relié au vilbrequin par une bielle. Soit P (t) et V (t) la pression et le
volume à l’intérieur d’un cylindre au moment t, où a 6 t 6 b indique
la durée d’un cycle complet. Le graphique montre comment P et V varient au cours d’un cycle d’un
moteur à quatre temps.

P 4

3 C

5
1 2
O V

Figure 3: Un graphique des variations de P et V au


Figure 2: Un schéma du moteur à cours d’un cycle.
combustion interne.

Pendant l’admission (de 1 à 2), un mélange d’air et de carburant à la pression atmosphérique est admis
dans le cylindre, la soupape d’admission étant ouverte, pendant que le piston se déplace vers le bas.
Le piston comprime ensuite rapidement le mélange, les deux soupapes étant fermées, c’est la phase de
compression (de 2 à 3). Le volume diminue et la pression augmente. En 3, c’est la phase de l’explosion,
une étincelle enflamme le carburant, faisant augmenter très rapidement la température et la pression
tandis que le volume reste presque constant jusqu’en 4. Alors, les soupapes étant fermées, la pression
du gaz chaud repousse brutalement le piston vers le bas, c’est la phase moteur (de 4 à 5). Finalement,
pendant la phase de l’échappement, la soupape d’échappement s’ouvre ; la pression et la température
diminuent et l’énergie mécanique emmagasinée dans le volant tournant pousse le piston vers le haut,
forçant le reste des gaz inutiles à s’évacuer par la soupape d’échappement. La soupape d’échappement se
ferme, la soupape d’admission s’ouvre. On est de retour en 1 et le cycle recommence. Dans cet exemple,
nous allons montrer une façon de calculer le travail effectué sur le piston durant un cycle moteur à quatre
temps.

2
Moteur à combustion interne MAGI

2 Résolution

Soient x(t) la position du piston au temps t à partir de son point le plus haut (x = 0) au sommet du
cylindre et A l’aire d’une section horizontale du piston. Dans ce cas, le volume est V (t) = Ax(t). On
note que la force sur le piston est :

− →

F = AP (t) i . (1)
Par définition, le travail d’un champ F~ le long d,une courbe C est :
→ −
− →
Z
W = F · dr
C1


− →
− →

où C1 est donnée par −

r (t) = x(t) i + y(t) j + z(t) k avec a 6 t 6 b. C1 est donc une courbe dans
l’espace R3 . Rappelons que C est une courbe paramétrée dans le plan P − V de la figure 3.
Il s’ensuit que :
− −
→ →
Z
W = F · dr.
C1

Par définition de l’intégrale curviligne et en remplaçant F~ dans l’expression (??), on a :


Z b
= AP (t) x0 (t)dt,
a

Or V = Ax, on déduit :
Z b
= P (t)V 0 (t)dt,
a

Par définition de dV , on retrouve donc :


Z
= P dV.
C

Soient A1 l’aire de la grande région (3 − 4 − 5), A2 l’aire de la région plus petite (1 − 2) ainsi que B1
et B2 les parties de la courbe C qui définissent ces régions.
On a alors : Z Z Z
W = P dV = P dV + P dV.
B1 B2
C

Grâce au théorème de Green, on déduit que la première intégrale est l’aire de la grande boucle et la
deuxième intégrale est égale à moins l’aire de la petite boucle. On obtient le signe négatif parce que B2
est parcourue dans le sens contraire de l’aiguille d’une montre.

Par conséquent : Z
W = P dV = A1 − A2 .
C

3
Moteur à combustion interne MAGI

3 Conclusion

Dans cet exemple, on a présenté le moteur à combustion interne avec le graphique qui montre avec une
boucle C les variations de P et V au cours d’un cycle, on a ensuite calculé son travail et montré que
ce dernier est simplement la différence des aires des deux boucles formées par C. Comme l’indique la
figure 3, c’est la partie de la courbe C1 du point 4 à 5 qui a le plus d’impact sur la quantité de travail
fait par le moteur. Les ingénieurs essaient donc en général d’augmenter la pression au point 4, le rendre
la courbe 4-5 moins convexe, et de diminuer la pression au point 5, au début de l’échappement. En
particulier, les moteurs Diesel ont une plus grande pression au point 4 et sont donc les plus efficaces des
moteurs conventionnels.

Références

[1] STEWART, James. Analyse, concepts et contextes : Vol 2. Fonctions de plusieurs variables. Paris :
De Boeck Université, 2001. BIBLIO POLY : QA 303 S8314 v.2 2001
[2] La figure 1. [En ligne]. http ://[Link]/BULLES/BELLECOMBE/BULLES-
3/Science/Pages/[Link] Page consultée le 20 mai 2009.
[3] La figure 2 : STEWART, James. Analyse, concepts et contextes : Vol 2. Fonctions de plusieurs
variables. Paris : De Boeck Université, 2001. BIBLIO POLY : QA 303 S8314 v.2 2001

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