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Propriétés et usages du bois en construction

Ce document présente les caractéristiques des matériaux en bois pour la construction. Il décrit les propriétés mécaniques, thermiques et autres du bois, ainsi que son utilisation comme matériau de construction.

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PREMIERE PARTIE : ETUDE PRE-OPERATIONNELLE

1
INTRODUCTION PARTIELLE

Dans cette partie, nous nous atelerons à presentar

2
CHAPITRE 1: BOIS COMME MATERIAUX
DE CONSTRUCTION

I. Présentation et terminologie du bois


La construction fait appel au duramen, appelé aussi « bois parfait » ou « bois de cœur
», qui constitue la partie centrale de l’arbre. Le duramen est biologiquement quasi-inerte et
plus durable que l’aubier — celui-ci, souvent plus clair et léger, étant constitué de cellules
vivantes. L'aubier est plus facilement et rapidement attaqué par les insectes, bactéries et
champignons.

Le cambium, fine zone qui produit le bois et sépare l’aubier de l’écorce, n'est
généralement pas utilisé. L’écorce peut être utilisée de manière traditionnelle : par exemple,
dans les pays nordiques, les mottes de terre des toitures végétalisées sont supportées par des
plaques d'écorce de bouleau déroulées.

Les bois peuvent être sciés (éventuellement selon des sections standards) ou exploités
sous forme de bois ronds écorcés appelés « rondins ». Les bois d'œuvre servent aux
constructions (bois de charpente, de plancher, de traverses de chemin de fer, etc.) ou sont

3
travaillés dans différents métiers manuels et/ou artisanaux (menuiserie, ébénisterie,
tonnellerie, etc.).

La terminologie traditionnelle distingue selon la dimension des bois : bastaing,


carrelet, chevron, liteau, madrier, planche, poutre, solivette, volige, etc. Cette terminologie
dérive partiellement de l'usage qui en a été fait en charpenterie, à laquelle il y a lieu de
rajouter les termes panne, arbalétrier, entrait, fiche, poinçon, ferme, blochet, latte, lambourde,
etc.

En termes de menuiserie, les bois prennent les noms de bâti, châssis, montant, battant,
traverse et panneau pour former des ouvrages d'assemblage tels que les châssis de fenêtre, les
lambris, les escaliers ou les meubles, les boiseries, etc.

L'ingénierie moderne a produit des dérivés du bois sous forme de lamellé-collé et de


panneaux divers.

II. Caractéristiques des bois

1. Propriété mécanique
L’utilisation d’un bois en usage structurel est conditionnée par la connaissance de ses
propriétés mécaniques.

Les bois de construction modernes - essentiellement des bois tendres (Le bois tendre
est un bois issus d'arbres gymnospermes comme les conifères.) - sont légers et solides.
L’épicéa, par exemple, a une masse volumique comprise entre 430 et 470 kg/m3 lorsqu’il est
sec à l’air (taux d’humidité du bois 15 %). C'est cinq fois moins que le béton et dix-sept fois
moins que l’acier. Une maison de deux étages et de 100 m² au sol construite en matériaux durs
pèsera donc 200 tonnes, contre 70 tonnes en 'ossature-bois. Les bois durs (désigne
généralement le bois des feuillus ou des arbres angiospermes.) comme le chêne sont plus
denses et trouvent de nos jours moins de débouchés dans la charpenterie; ce qui n'était pas le
cas au Moyen Âge où on les préférait aux bois résineux. Un bois de chêne par exemple a une
densité comprise entre 610 et 980 kg/m3. La résistance des bois tendres par rapport à leur
poids les rend très attractifs pour des réalisations légères. De plus, le bois amortit les chocs.

4
Le bois est très résistant à la compression, à la traction, dans le sens des fibres, et assez
résistant à la flexion transversale (surtout en lamellé-collé). Mais, s’il ne casse pas, il plie si la
section de pièces soumises à la flexion (arbalétriers, poutres) est insuffisante. En compression,
le problème du flambement, lié à la souplesse du bois, doit être résolu par un rapport hauteur-
largeur relativement petit. La résistance du bois à la compression est élevée. Pour une
résistance égale, le bois demande une section plus grande que l’acier ou le béton.

2. Matériaux isolants
Avant que l'on interpose un matelas isolant entre les montants d'ossatures, la
construction en bois massif empilé avait sur sur la construction à ossature bois, l'avantage de
créer une enveloppe thermique efficace. En Norvège, la construction à ossature, économe en
bois qui s'était imposée pour les bâtiment de grange et les hangars à bateau (grindverk), mais
aussi dans les églises (Stavkirke), va progressivement supplanter la construction en bois
massif lorsque de nouveaux matériaux isolants seront employés .

La conductivité thermique de l’épicéa, par exemple, est moyenne (λ = 0,11 W m-1 K-


1) mais malgré tout quinze fois plus faible que celle du béton et quatre cents fois plus faible
que celle de l’acier. Dans les constructions à ossature bois, selon les critères actuels de
confort, c'est l'isolant placé entre les montants qui réalise véritablement l'isolation thermique
du bâtiment.

Le bois est « subjectivement chaud », car son effusivité thermique est basse (Ef =
0.56). Un bâtiment à ossature bois se chauffe facilement. L’air y est sec et sain, grâce au bois
et à l’isolant aisément placé entre les montants de l’ossature. La température des parois est
proche de celle de l’air ambiant, ce qui augmente le confort thermique. Les ponts thermiques
sont limités.

Néanmoins, le bois accumule peu la chaleur ; sa capacité thermique est moyenne (S =


1 500 kJ m−3) ; il n’a pas de « volant d'inertie thermique » ; mais il peut être associé à une
masse accumulatrice (S > 1 900 kJ m−3) au centre du bâtiment (maçonnerie, cheminée de
pierre ou poêle en faïence par exemple).

En pays froids, le bois est très apprécié pour les qualités citées ci-dessus.

5
En pays chauds, il est moins agréable que la pierre parce qu'accumulant mal la
fraîcheur de la nuit.

Le bois est poreux car constitué d'un réseau de fibres et vaisseaux orientés
longitudinalement, ce qui explique que, quelle qu'en soit l'essence, il a une conductivité
thermique plus grande (donc un pouvoir isolant moindre) dans le sens de ses veines que dans
la direction perpendiculaire ; les sols en pavés de « bois debout » sont plus frais que ceux, du
même bois, d’épaisseur identique, en planches couchées ou en lames de parquet.

3. Matériaux adaptés aux sols difficiles


Par sa légèreté et sa souplesse, le bois est adapté aux pentes, sols de faible portance,
pergélisols, zones de sismicité. Les affaissements sont d’une part plus faibles, d’autre part
absorbés sans conséquences visibles (fissures) par les structures en bois. Les coûts de
fondation des nouvelles constructions sont réduits, surtout sur les terrains difficiles ou en
pente. Les extensions, domaine particulier de l’architecture engendrant souvent des désordres
dus au tassement de la nouvelle construction, sont souvent réalisées en bois, le faible poids de
la structure entraînant un tassement moindre et donc moins de risques de fissures ou
arrachements.

Dans les pays à forte sismicité, le bois est souvent préféré pour sa capacité à absorber
les chocs sismiques au lieu de les transmettre. Au Japon, les assemblages sont à bords arrondis
pour encore plus de souplesse.

4. Matériaux biodégradable
Le bois non protégé est naturellement bio-dégradé par les associations d'insectes
xylophages, de champignons et bactéries, et peu à peu érodé par le vent, la sécheresse, les
ultraviolets solaires. La meilleure façon de construire pour préserver le bois varie selon la
région. En zone tempérée, le bois doit pouvoir respirer, certaines essences doivent être
protégées du contact avec la pluie ou le sol. De nombreuses essences résistent longtemps en
immersion totale (pas d'attaque de champignons) ou à une humidité passagère (tuiles de
châtaignier, cuillère de cuisine en bois de buis). Ce sont surtout les atmosphères humides

6
confinées ou l'eau stagnante qui favorisent respectivement les champignons et les bactéries,
lesquelles préparent le travail des insectes xylophages.

La pose opportune de pare-vapeur, un traitement fongicide approprié peut ralentir le


pourrissement d'une pièce de bois en contact permanent avec l'air et l'humidité ; l'essence et la
provenance du bois détermine sa durée de vie (un bouleau français se dégradera rapidement,
là où un bouleau de Sibérie dont la croissance a été deux fois plus lente résistera). Les piquets
de pâture en chêne ou mieux, en acacia sont très résistants, avec un point faible : non pas la
partie enterrée, mais le collet, au ras du sol.

Les pesticides (insecticides et fongicides) sont de plus en plus utilisés, non sans risque
pour la santé des utilisateurs, et pour l'environnement, et avec des problèmes pour le recyclage
du bois et de ses déchets en construction(les sciures ou poussières de ponçages de certains
bois traités peuvent être violemment toxiques.

5. Facilité de mise en œuvre


Le bois se prête à l’autoconstruction, à la préfabrication, à l’artisanat comme à
l’industrie. Le système à ossature est très flexible, les bâtiments en bois sont faciles à
transformer et à agrandir. Les méthodes d’assemblage sont nombreuses et s’adaptent à toutes
les situations, du simple clouage au collage très performant, en passant par les broches,
plaques, boulons, etc. Il existe également des méthodes d'empilage (bois cordé, bois massif
empilé).

6. Matériaux résistant au feu


Le bois résiste mieux aux incendies que d’autres matériaux, par contre il peut propager
naturellement le feu contrairement à d'autres matériaux comme le béton, l'acier ou la terre.
Lorsque les armatures du béton armé se déforment sous l'effet de la chaleur et font basculer la
structure, le bois massif ne brûle que de 0,7 mm par minute (4,2 cm par heure) et la couche
carbonisée forme une protection pour le cœur du bois (bois carbonisé). Il ne se dilate que peu
et la structure reste stable, même si l’incendie dure longtemps. De plus les pompiers ont
coutume de dire que le bois a « l'élégance de prévenir » avant de céder, il craque,
contrairement à une ossature métallique, ce qui leur laisse le temps de sortir. Néanmoins le

7
bois, comme matériau de construction, a été abandonné au cours du temps dans les villes à
cause de la facilité qu'il a à propager les incendies, souvent après des évènements dramatiques
(notamment le Grand incendie de Londres, voir Rebuilding of London Act 1666). Ce défaut
explique aussi le faible nombre de maisons en bois anciennes qui demeurent aujourd'hui.

La température d’ignition du bois (c’est-à-dire la température qu’il faut atteindre pour


qu’il s’enflamme) est de 250 °C pour la plupart des résineux et de 350 °C pour les feuillus.

Le bois est combustible mais sa combustion est bien prévisible et suit un


comportement à peu près linéaire : les baisses de résistance (environ 50 % à 150 °C) et de
rigidité (20 à 50 % à 150 °C en fonction de la sollicitation) sont connues ; la vitesse de
combustion est connue (0,5 à 0,9 mm par minute en fonction de l'essence du bois) et la
couche carbonisée est isolante et protège le bois encore non atteint. Dans cette couche, le flux
de chaleur est réduit de plus de moitié. Le bois est mauvais conducteur de la chaleur et ne se
dilate que peu. À l'issue d’un incendie, sous sa surface carbonisée, le bois restant conserve
donc une certaine capacité portante. Ainsi une structure adéquatement dimensionnée pourra
offrir la résistance désirée à l’incendie.

Lors d’un incendie, les fumées produites ne sont pas particulièrement toxiques, au
contraire d'autres matériaux comme les menuiseries en PVC qui, en brûlant, dégagent de
l'acide chlorhydrique, ou des isolants en polyuréthane qui, eux, produisent de l'acide
cyanhydrique. Par contre, les panneaux de matériaux dérivés du bois dégagent d'importantes
concentrations de formaldéhyde.

7. Matériau durable
Tant que la toiture est bien entretenue, les maisons de bois sont remarquablement
stables (facteur de durabilité), souvent plus que des maisons en briques ou béton. Beaucoup
d’habitations à colombage datant de 1750 (notamment dans la région de Malmedy,
Stavelot…), en Belgique, sont encore habitées et en très bon état. Certaines fermes du Pays de
Herve datent de la fin du XVIe siècle. La France en possède quelques-unes, notamment en
Bretagne, en Normandie et en Alsace. En Scandinavie, en Slovaquie et en Pologne, un certain
nombre d'églises en bois, sans aucune restauration importante, existent depuis 600 ans.
L'Égypte ancienne nous a donné de nombreux meubles et une barque solaire en parfait état de
conservation (environ 2 500 ans). Des bateaux coulés en mer, y reposent depuis des siècles ;

8
récemment, une barque a été découverte dans la Somme (environ 900 ans). Leur bois se
dégraderait cependant maintenant rapidement à l'air (bois gorgé d'eau). Les fondations en bois
d'une voie romaine subsistent encore sous une route moderne dans les Fagnes belges (région
de Malmedy). Venise survit aux assauts répétés de la mer sur ses pieux de bois.

III. Aspect écologique


Le bois est un matériau naturel, consommant peu d'énergie et renouvelable. S'il s'agit
d'un bois indigène, il a peu consommé d'énergie pour son transport, et ses déchets peuvent
être recyclés sur place.

a) Bois, puit de carbone


L'arbre, en poussant, absorbe du CO2 et libère de l'oxygène. En zone tropicale, en
mourant, il subit une dégradation biologique par les insectes, bactéries et champignons. Le
processus de décomposition consomme de l'oxygène et libère une quantité égale de CO2 à
celle absorbée par l'arbre durant sa croissance. Le bilan est alors dit « neutre ». En zone
tempérée, l'humus forestier (si la forêt n'est pas détruite ou surexploitée) ou certaines tourbes
accumulent une partie de ce carbone (puits de carbone). Par contre, si l'on coupe l'arbre à
maturité et qu'on l'empêche de se dégrader en l'utilisant dans la construction, le gaz
carbonique reste stocké. Il y a ainsi moins de CO2 dans l’atmosphère et ceci contribue à
réduire l’effet de serre.

L'utilisation du bois nécessite peu de matière et d'énergie et ceci, dans toutes les étapes
d'une construction : la fabrication se fait naturellement, la transformation est faible, la mise en
œuvre nécessite peu de produits annexes et reste généralement facile. La pollution des milieux
physiques (air, sol, eau) est très faible et les déchets peuvent parfois être recyclés dans
d’autres constructions ou brûlés pour produire de l'énergie.

La consommation d’énergie grise pour la production de bois de construction (bois


local, scié, raboté, prêt à l’emploi) est de 300 kWh/tonne, contre 450 pour les maçonneries
traditionnelles en terre cuite, 8 000 pour l’acier, 250 à 300 pour le béton ordinaire, et de 100 à
1 000 pour la pierre, selon le degré de finition.

9
Les fortes capacités d'isolation du bois permettent de réduire la consommation
énergétique d'une construction. Il est 10 fois plus isolant que le béton et plus que la brique
(Conductivité thermique du bois: 0,20 ; du béton plein: 2,00 ; de la brique: 0,34 à 1,003)

Il est également moins polluant que le béton lors de sa mise en œuvre sur un chantier.
Le béton, pour une utilisation d'1 m3 dégage 471 kg de CO2 alors que l'utilisation du même
volume de bois stocke 460 kg de CO2[réf. nécessaire].

L'utilisation de bois au lieu de matériaux d'origine fossile permet de baisser de 33


millions de tonnes par an les émission de CO2 en France. Les déchets de bois de construction
sont revalorisés à 79 %

b) Confort
• Le bois est hygroscopique. À condition de ne pas être recouvert d'une finition
filmogène, il régule en partie la production de vapeur d'eau par les [Link] il
y a trop d’humidité, le bois, qui a une grande capacité hygroscopique, absorbe cet
excès pour le retransmettre à son environnement quand les circonstances l’exigent. Un
manque d’humidité (généré par le chauffage central) favorise les inflammations des
voies respiratoires, la présence de germes pathogènes dans l’air, l’augmentation des
charges électrostatiques…, tandis qu’un excès d’humidité perturbe les échanges de
chaleur entre le corps et son environnement, sensibilise la cornée, diminue la
résistance électrique de la peau, ce qui augmente le risque d’électrocution avec des
appareils électriques défectueux, etc.
• Le bois naturel ne contient pas de substances nocives et n'en produit pas en cas
d'incendie. À l'inverse, certains produits de traitements, contenant des substances
nocives, sont dangereux tant pour la santé des habitants que pour l'environnement. Les
produits peuvent se dégager sous forme de gaz dans l’atmosphère intérieure, être
délavés par la pluie et polluer les rivières ou être transformés en fumées dangereuses
lorsqu'on le brûle.
• Les poussières fines de certains bois (ex. : kambala, iroko, chêne…) sont nocives.
• Le bois est le moins radioactif de tous les matériaux de construction.
• Le bois est un piètre isolant phonique. Il ne peut opposer de masse importante à la
transmission des bruits aériens. On corrige ce défaut en ajoutant des matériaux isolants

10
dans la composition de la paroi. Néanmoins, le bois absorbe les sons et il est utilisé
pour répondre aux exigences des salles de concert.

IV. Aspects économiques


Le bois autorise une préfabrication poussée. Elle permet de raccourcir fortement la
durée du chantier et la construction est sèche, ce qui permet d'effectuer plus vite les finitions
et d'habiter la construction tout de suite. Cette rapidité permet de réduire fortement la durée de
paiement d’un «double loyer». La légèreté du bois permet de se passer de gros engins de
chantier, ce qui réduit aussi les nuisances (bruit, poussières), et les coûts de construction. Mais
la préfabrication en atelier, le recours à des équipes de montage polyvalentes, pour les pays où
la construction en bois n'est pas dominante, représentent un véritable bouleversement des
métiers du bâtiment et supposent une nouvelle forme d’organisation du chantier.

Lors de la construction, selon l'endroit, le bois ne s’avère pas toujours moins cher que
les matériaux traditionnels, notamment parce que les intervenants sont très nombreux
(bûcheron, débardeur, transporteur, sécheur, stockeur, scieur, grossiste, détaillant,
charpentier), prenant chacun leur bénéfice, et dans certains pays, par manque de spécialistes.

À qualités mécaniques égales et isolation thermique améliorée, les murs en bois sont de 15 à
20 cm moins épais que des parois en maçonnerie. Le gain de surface est évalué à 10 % pour
une maison individuelle.

L’avantage le plus important est la réduction possible des coûts de chauffage à long
terme, favorisé par la réduction des ponts thermiques et la facilité de mise en œuvre d’une
forte épaisseur d’isolant entre les montants de l’ossature.

Il est également possible de réaliser des éléments de charpente en panneaux de bois. À


condition qu’elles soient bien calculées, les charpentes réalisées avec des panneaux sont
relativement économiques.

V. Risque biologique
1) Développement causé par l’humidité
11
Une attaque de champignons ne peut commencer que si l’humidité du bois excède 20
% (voire 22 à 25 % pour des bois plus résistants). L’humidité normale d’un bois est de 6 à 8
% dans une maison avec chauffage central (humidité relative de l’air ± 45 %) ; 10 à 12 %
dans une ambiance intérieure (20 °C), avec air à 60 % d’humidité ; 12 à 18 % pour un bois
extérieur sous abri avec une humidité relative de l’air ± 75 %.

Les circonstances habituelles d'humidités dans la construction peuvent affecter les bois
mis en œuvre qui sont exposés à celle-ci de manière trop importante: eau stagnante; eau de
condensation; humidité capillaire le long des murs; conduites d'eau non étanches ou cassées;
humidité de l'air longtemps trop élevée; humidité du bois trop élevée lors du montage;
confinement; et les problèmes de champignons découlent souvent d'un problème de mauvaise
conception qu'il est possible d'éviter.

La prévention constructive comprend toutes les mesures visant à protéger le bois de


l’action des intempéries et de l’humidité. Elle a pour but de réduire gonflements et
rétrécissements indésirables du bois, tout en maintenant sa teneur en humidité en dessous des
seuils critiques, afin de se prémunir d'une attaque par les champignons ou le bleuissement.
Quelques règles de base et quelques détails constructifs types assurent la pérennité du bois.
L’eau tombe en hydrométéores, il faut donc avoir un bon toit ou un bardage efficace. Le bois
gagne à être placé loin du sol plutôt que dans un carcan imperméable. À l’ère de l’isolation et
des membranes étanches, le bois doit pouvoir respirer et la vapeur d’eau qui se condense
immanquablement doit pouvoir être évacuée rapidement du bâtiment.

Les piliers poteaux sont de préférence posés sur des soubassements en pierre ou en
acier conçus pour éviter les remontées par capillarité et à favoriser l’évacuation rapide de
l’eau: ils sont éventuellement posés sur une lisse basse, posée sur le soubassement; la surface
du sol peut être étudiée pour amortir ou détourner les gouttes des pluies battantes (La terre
nue fait rebondir en plus de l'eau, la boue sur la façade): les graviers sont une solution simple
et efficace à ce problème, un filet d'eau ou une grille peuvent aussi être envisagés.

L'« humidité confinée » est une humidité qui a pénétré à l'intérieur d'une paroi et qui
ne peut en sortir du fait d'un vice de conception. Elle est la cause principale des problèmes de
dégradation par l'humidité qui peuvent survenir.

Les pièces d'eau comme la salle de bains, la cuisine et la buanderie produisent


beaucoup de vapeur d'eau. Celle-ci se condense et si une ventilation conséquente n'est pas
assurée. Le moyen simple d’aérer soigneusement la pièce en question n'est pas toujours

12
possible de manière systématique. La condensation apparaît lorsque la température des parois
est inférieure au point de rosée. Dans les constructions à ossature bois, ce phénomène ne se
produit que très rarement à la surface mais il apparaît parfois à l’intérieur des parois,
entraînant des désordres pathologiques. Les dégradations provoquées par ce type de
condensation (pourrissement, moisissures destruction de l'isolant) peuvent être très
importantes car leurs manifestations restent longtemps invisibles. Pour l’éviter, on conseille
en général de placer un pare-vapeur devant l’isolant, côté intérieur, dont on assure la
continuité, ce qui est un travail très délicat, surtout dans les détails. Le risque est très
important, que toute la pression de vapeur se concentre aux endroits critiques, car c’est
toujours là que le pare-vapeur se déchire. Un panneau continu d’OSB classe III paraffiné peut
remplacer avantageusement le pare-vapeur, à condition d’utiliser une isolation respirante et de
respecter cette règle de base: « les composants de la paroi doivent être de plus en plus
perméables de l’intérieur vers l’extérieur ».

Les revêtements doivent être posés en prévoyant un léger jeu permettant aux lames de
subir sans dommage les retraits et gonflements dus aux changements de l’hygrométrie
ambiante. L’humidité des bois devrait égaler, au moment de la pose, celle qu’ils auront en
service (10 % pour le plancher, 16 % pour la charpente).

Les parties en bois qui sont encastrées trop étroitement dans une maçonnerie (une
poutre dans un mur porteur par exemple) sont un cas particulier et important de risque de
pourrissement: lorsque les poutres sont posées à joint serré dans les engravures murales,
l’humidité ne peut pas facilement s’échapper. L’engravure dans le mur pour ces poutres
devrait être suffisamment grande pour laisser un espace d’au moins 1,5 cm sur les côtés et
l’extrémité de la poutre pour ventilation.

L'humidité remonte aussi en toiture. Les charpentes restent souvent apparentes, surtout
dans les bâtiments anciens, et cela a un effet protecteur pour le bois. La ventilation constante
évite la formation de moisissures. Il convient d'être attentif, dans une rénovation par exemple,
à ne pas enfermer le bois dans l'isolation: si les combles servent de grenier, il est plus
intéressant d'en isoler le sol, ce qui évite de devoir chauffer ce volume non habitable d'où
réduction de la consommation d'énergie; si on transforme les combles en pièce habitable, on
prend soin de placer l'Isolation thermique de manière qu'elle n'enferme pas le bois. Ceci peut
être réalisé notamment en décalant le tapis d'isolant vers l'intérieur, de manière à laisser
circuler l'air derrière lui. On prévoit une entrée d'air en pied de toiture et une sortie d'air en
faîte.
13
Un pare-vapeur (ou un freine-vapeur) est requis sur le côté chaud des murs et des
plafonds. Mais même lorsqu’un pare-vapeur est utilisé, une certaine quantité d’humidité se
présente autour des tuyaux et autres ouvertures, et parfois même à travers le pare-vapeur lui-
même. Si l’humidité s’accumule à l’entre-toit ou sous les couches extérieures d'un toit plat, la
vapeur d'eau peut se condenser à certains endroits et causer des dommages. La meilleure
méthode pour enlever cette humidité sous les toits est toujours de ventiler suffisamment. Il est
courant de pratiquer des ouvertures sous le débord d’un toit sur pignon ou en croupe. Le
mouvement de l’air par ces ouvertures dépend principalement de la direction et de la vitesse
du vent. Des ouvertures supplémentaires près du faîte améliorent le système. Un évent continu
ou une fente grillagée conviennent pour ventiler un toit plat lorsque l’isolant est placé entre
les solives de toit au niveau du plafond. Chaque espace entre les solives doit être ventilé.
Lorsque l’isolant est installé sur le revêtement de toit, l’aire entre les solives ne doit pas être
ventilée.

Il faut aussi apporter une attention particulière aux bois de bout, les extrémités de
ferme, les évidements et les perforations car ces parties absorbent plus vite l'humidité par
capillarité dans les vaisseaux du bois. On leur applique une coupe de biais ou on les recouvre
d'un bouche-pores. Lorsque la condensation est inévitable, on doit prévoir l'élimination de
l'eau. Il faut penser à ventiler les vides sous planchers et sous combles.

Le schéma en annexe représente une coupe dans une jonction mur-toit, dans les
systèmes poteau-poutre et ossature bois. Exemples adaptés à un climat océanique: l'air
ventilant les bardages et la toiture est représenté par les flèches grises.

2) Fondation
Pour les fondations, il y a lieu d'étancher les fondations à leur point de jonction avec
l’ossature en y appliquant une couche d’étanchéité ou coupure de capillarité. Coupe technique
dans le cas d’une dalle sur sol et fondations indépendantes en béton. Si un pare-vapeur n’est
pas utilisé sur la surface du sol, les vides sanitaires sont sujets à devenir très humides et les
pièces de charpente exposées à ces conditions susceptibles de pourriture. Le vide sanitaire
devrait également être ventilé. Lorsque l’espace est chauffé, les couvercles de ventilateur
devraient être enlevés pendant l’été pour une meilleure ventilation. Le vide sanitaire ne
devrait pas être construit en bois mais avec de la pierre ou du béton.

14
L'eau arrive sur le sol avec une certaine puissance et peut éclabousser la façade ou les
éléments porteurs. Le débord de toiture est un premier élément réduisant le phénomène. La
fondation doit s’élever suffisamment au-dessus du niveau du sol du jardin (au moins 20 cm),
sol qui sera de préférence incliné vers l'extérieur pour écarter l’eau de surface de la maison et
pour protéger de manière satisfaisante la finition en bois et les pièces de charpente contre
l’humidité du sol. On draine aussi l’eau sous la surface du sol, pour empêcher que le sous-sol
soit humide. Pour ce faire un drain ou un tuyau perforé sont posés au périmètre de la maison.

Les contacts directs avec le sol sont à éviter : à moins que le bois soit d’une essence
très durable: un poteau posé sur un soubassement dur (pierre, béton…) est à préférer, mais
l’eau qui s’infiltre par capillarité entre les deux trouve du bois debout et pourra remonter dans
les fibres ; la pose d’une lisse basse sous le poteau oppose à l’eau capillaire des fibres
couchées, qui l’absorbent beaucoup moins, d’où une longévité plus grande; la séparation du
bois de l’assise par des pièces de métal est recommandée.

3) Protection mécanique
Pour les pergolas, poutres et charpentes prolongées vers l’extérieur, il est dans l'usage
de prévoir des revêtements en cuivre, en zinc, en tôle, ou autre, sur la face supérieure des
éléments en bois exposés aux intempéries. Les éléments exposés à la pluie ne présenteront pas
de bois de bout vers le haut, seront coupés de biais plutôt qu’horizontalement, auront des
profils étudiés pour le rejet de l’eau.

4) Pare-vapeur, frein vapeur


On conseille en général de placer un pare-vapeur du côté intérieur de l’isolant. Le
problème majeur de cette technique est que les trous, inévitables, de cette couche
imperméable (par les clous, déchirures accidentelles, joints au droit des châssis etc.) vont
concentrer la vapeur à des endroits qui vont devenir critiques; aux endroits desquels vont en
premier lieu se poser des problèmes d’humidité. Il est préférable de placer un panneau d’OSB
(18 ou 22 mm, classe III Sterling , très dense, contenant de la paraffine) qui jouera le rôle de
freine-vapeur. Les joints entre les panneaux doivent être étanches. L’humidité ne traverse que
très lentement cette couche, et à condition que les matériaux du mur soient progressivement
de plus en plus perméables à la vapeur (il est donc exclu d’isoler avec du polystyrène expansé
qui est étanche), l’humidité sera progressivement transportée à l’extérieur sans causer de
15
dommage. Il est possible qu’un peu d’eau se condense un peu partout, lorsqu’il fait très froid,
car le point de rosée peut être atteint. Ce problème est de moindre importance qu’un problème
de pare-vapeur troué où toute l’eau condense au même endroit et où l’humidité peut
véritablement devenir problématique. Un système plus sûr, consiste à poser entre l’isolant et
la lame d’air, un panneau de sous-toiture « softwood » (Celit 4D ou Gutex) isolant et
respirant, perméable à la vapeur d’eau mais résistant à l’humidification accidentelle, qui évite
que le point de rosée de l’air soit atteint dans l’isolant même, en séparant thermiquement
celui-ci de la lame d’air.

5) Disposition architecturale
Un certain art de construire qui choisit des essences appropriée, qui écarte les eaux de
ruissellement du bois, qui fait jouer la ventilation, etc. s'est transmis par bribes dans certains
corps de métiers et il est difficile de retrouver ce savoir dans son intégralité. On trouvera de
nombreuses références de livres qui traitent de la préservation du bois, parlant de protection
chimique en grande partie, mais qui ne traite que très rarement des dispositions architecturales
en détail, qui vont au-delà de conseils approximatifs du type : « Prendre des dispositions au
niveau de la construction pour empêcher que ne se créent dans le bois mis en œuvre des
conditions permettant le développement de parasites, etc. ». Trop de constructions en bois
(façades, jeux, bancs) mal conçues, sont protégées par le seul traitement-choc d'une
imprégnation (toxique et non durable) à l'arséniate de cuivre chromé (CCA). Certaines vieilles
charpentes, entièrement en bois, ont résisté aux injures du temps sans traitements modernes.
Ce qui indique un savoir ancien (qui consiste par exemple à passer au feu le pied des piquets
avant enfouissement) qui est perdu ou n'est plus considéré. Conscient de la fragilité du
matériau, les premières mesures de protection du bois vont souvent être étudiées au moment
de la conception architecturale d'un ouvrage en bois.

VI. Choix et protection des essences


Après avoir conçu la construction dans ses détails et établi les classes de risque, on
peut choisir l’essence adaptée à chaque utilisation. Les bois soumis à une humidification
intense (meubles de jardin) seront de préférence choisis de classe de durabilité I (très

16
durables), les bois soumis à une humidification occasionnelle (parois verticales non
protégées) de classe II, etc.

On trouve des bois naturellement résistants en Europe ou ailleurs. Lorsqu’on parle


d’écologie, il faut penser à l’économie de produits que l’on réalise en préférant un bois
durable mais aussi au problème de pollution et de déperdition énergétique (énergie grise) que
pose le transport du bois venant de pays lointains. Il existe des bois durables dans la plupart
des pays et il n’est donc pas nécessaire de chercher très loin.

Il est important de s’assurer que le bois que l’on achète provient de forêts bien gérées.
Le premier label mondial attestant la bonne gestion des forêts est le Forest Stewardship
Council (FSC). Il fut mis au point après la Conférence des Nations unies sur l’environnement
et le développement à Rio de Janeiro en 1992, pour les aspects sociaux et environnementaux
du commerce du bois. Il est possible que se mette prochainement en place un label ISO 14000
équivalent.

Le Cameroun possède une grande variété de bois locaux. En voici quelques-uns :

- L'iroko

- Le moabi

- L'okoumé

- Le sapelli

- Le sipo

- Le dibétou

- Le doussié

- Le padouk

- L'azobé

- Le pachyloba

- Le teck d'Afrique

Ces bois sont largement utilisés à des fins de construction, de fabrication de meubles et
d'objets artisanaux, ainsi que dans l'industrie du bois. Cependant, il est important de noter que
certains de ces bois sont en voie de disparition en raison de la surexploitation. Il est donc

17
important de faire preuve de prudence et de durabilité dans l'utilisation des ressources
forestières camerounaises.

Le bois local le plus favorable à la construction de bâtiments au Cameroun est


généralement le bois de l'iroko (Milicia excelsa). Il est connu pour sa durabilité, sa résistance
aux termites et sa capacité à supporter les conditions climatiques difficiles. Cependant, il
convient de mentionner que l'utilisation du bois doit être réalisée de manière éco-responsable
et respectueuse de l'environnement en privilégiant les sources durables et en évitant les
espèces menacées. Il est recommandé de consulter un professionnel du secteur pour choisir le
meilleur bois adapté à vos besoins et pour vous assurer de sa provenance légale.

18
CHAPITRE 2 : HOTEL ET ARCHITECTURE

Les hôtels sont des établissements qui offrent des services d'hébergement aux
voyageurs. Ils peuvent varier en termes de taille, de catégorie et de services proposés. Dans ce
cours, nous allons explorer les différents types d'hôtels, les services qu'ils offrent et les aspects
importants à prendre en compte lors de la réservation d'un hôtel.

I. Les types d’hôtels


1. Hôtels économiques ou budget : Ces hôtels offrent des hébergements basiques à des
prix abordables. Ils sont souvent situés près des zones touristiques ou des centres-villes et sont
populaires auprès des voyageurs à petit budget. Les chambres sont généralement simples et ne
disposent pas de nombreux équipements. Certains hôtels économiques proposent également
des dortoirs ou des chambres partagées pour les voyageurs individuels.

2. Hôtels de milieu de gamme : Ces hôtels offrent des hébergements confortables à des
prix modérés. Ils sont souvent situés dans des quartiers plus calmes et offrent une gamme
d'équipements tels que des restaurants, des salles de sport, des piscines et des services de
conciergerie. Les chambres sont généralement plus spacieuses que dans les hôtels
économiques et disposent de commodités supplémentaires telles que la télévision par câble, le
Wi-Fi gratuit et des articles de toilette de qualité.

3. Hôtels haut de gamme ou de luxe : Ces hôtels offrent une expérience haut de
gamme avec des hébergements de luxe et une gamme complète de services. Ils sont souvent
situés dans des destinations prisées et proposent des chambres élégantes avec des vues
panoramiques, des lits king-size, des salles de bains spacieuses et des équipements haut de
gamme tels que des spas, des restaurants gastronomiques, des piscines et des centres de

19
remise en forme. Les hôtels haut de gamme offrent également un service personnalisé et des
options de divertissement exclusives.

4. Hôtels-boutiques : Ces hôtels sont caractérisés par leur taille plus petite et leur
ambiance intime. Ils sont souvent situés dans des quartiers branchés ou historiques et offrent
une expérience unique et personnalisée. Les chambres sont généralement décorées avec goût
et disposent d'équipements modernes. Les hôtels-boutiques mettent l'accent sur le service
attentionné, les installations uniques telles que des bars à cocktails ou des galeries d'art, et
offrent souvent des expériences gastronomiques spéciales.

5. Hôtels de charme : Ces hôtels sont souvent situés dans des bâtiments historiques ou
des maisons traditionnelles et offrent une atmosphère chaleureuse et accueillante. Les
chambres sont décorées avec des éléments locaux et disposent souvent de caractéristiques
architecturales uniques. Les hôtels de charme mettent l'accent sur l'authenticité, le service
personnalisé et offrent souvent des repas faits maison préparés avec des produits locaux.

6. Hôtels de villégiature : Ces hôtels sont situés dans des destinations de vacances
populaires, souvent près de la plage ou au milieu de paysages naturels magnifiques. Ils offrent
une gamme complète d'équipements pour les loisirs tels que des piscines, des spas, des
terrains de golf, des activités nautiques et des clubs pour enfants. Les chambres sont
confortables et offrent souvent une vue sur la mer ou les jardins.

7. Hôtels de chaîne : Ces hôtels appartiennent à une chaîne hôtelière et offrent une
expérience standardisée à travers toutes leurs propriétés. Ils sont souvent situés dans des zones
touristiques et offrent des chambres confortables avec des équipements de base. Les hôtels de
chaîne sont populaires auprès des voyageurs d'affaires et des familles en raison de leur
fiabilité et de leur accessibilité.

20
II. Les différents services offerts par un hôtel

1. Réception et service client : La réception est le point central de tout hôtel. Les
employés de la réception sont responsables de l'enregistrement et du départ des clients, de la
remise des clés, de répondre aux questions et demandes des clients, de fournir des
informations sur les attractions locales et de résoudre les problèmes éventuels. Ils sont
également chargés de gérer les réservations et les paiements.

2. Service d'étage : De nombreux hôtels proposent un service d'étage, qui permet aux
clients de commander des repas, des boissons et d'autres articles directement dans leur
chambre. Ce service est généralement disponible 24h/24 et 7j/7 et est très pratique pour les
voyageurs qui préfèrent dîner dans l'intimité de leur chambre.

3. Restauration : La plupart des hôtels proposent des options de restauration sur place,
allant des restaurants gastronomiques aux cafés informels. Certains hôtels offrent également
des services de petit-déjeuner buffet ou à la carte. Les restaurants de l'hôtel peuvent servir une
cuisine locale ou internationale et sont souvent ouverts aux clients extérieurs.

4. Services de nettoyage et d'entretien : Les hôtels offrent généralement des services de


nettoyage quotidien des chambres, y compris le changement des draps et des serviettes, le
dépoussiérage, le nettoyage des salles de bains et le réapprovisionnement des articles de
toilette. Certains hôtels proposent également des services de blanchisserie et de repassage
pour les clients.

5. Services de bien-être et de remise en forme : De nombreux hôtels disposent


d'installations de bien-être telles que des spas, des salles de sport, des piscines et des saunas.
Ces installations permettent aux clients de se détendre, de se ressourcer et de maintenir leur
routine de remise en forme pendant leur séjour.

21
6. Services d'affaires : Les hôtels sont souvent équipés de salles de réunion et de
conférence, ainsi que de services de secrétariat et d'assistance technique pour les voyageurs
d'affaires. Certains hôtels offrent également des services de fax, d'impression et de
photocopie.

7. Services de conciergerie : Les hôtels haut de gamme proposent souvent un service


de conciergerie, qui peut aider les clients à organiser des visites touristiques, des réservations
de restaurants, des services de transport ou tout autre besoin spécifique. Les concierges sont
des experts locaux qui peuvent fournir des recommandations personnalisées et répondre aux
demandes spéciales des clients.

8. Services pour enfants : De nombreux hôtels proposent des services pour les familles
avec enfants, tels que des clubs pour enfants, des aires de jeux, des menus pour enfants et des
services de baby-sitting. Ces services permettent aux parents de profiter pleinement de leur
séjour tout en s'assurant que leurs enfants sont bien pris en charge.

9. Services de sécurité : Les hôtels accordent une grande importance à la sécurité de


leurs clients. Ils disposent souvent de systèmes de surveillance, d'un personnel de sécurité
24h/24 et d'un accès sécurisé aux chambres. Certains hôtels proposent également des coffres-
forts dans les chambres pour protéger les objets de valeur des clients.

10. Services de transport : Certains hôtels offrent des services de navette pour le
transport des clients vers et depuis l'aéroport ou d'autres destinations locales. Ils peuvent
également aider les clients à réserver des taxis ou à louer des voitures.

22
III. Les hôtels en bois

Les hôtels en bois sont devenus une option de plus en plus populaire dans l'industrie
hôtelière, offrant une alternative écologique et esthétique aux constructions traditionnelles en
béton. Dans cette partie, nous explorerons en détail les exemples inspirants de ces
établissements à travers le monde.

A. Treehotel, Suède

1. Chambres suspendues dans les arbres : Le Treehotel propose des chambres


uniques suspendues dans les arbres, offrant une expérience proche de la nature.

2. Intégration harmonieuse dans la nature environnante : Les chambres du Treehotel


sont conçues pour se fondre dans le paysage naturel, offrant une expérience immersive.

B. Explora Rapa Nui, Chili

1. Construction en bois massif avec vue sur l'océan : L'Explora Rapa Nui offre des
vues spectaculaires sur l'océan grâce à sa construction en bois massif.

2. Utilisation de matériaux locaux pour une immersion culturelle : L'hôtel utilise des
matériaux locaux, mettant en valeur la culture et les ressources de la région.

C. Free Spirit Spheres, Canada

1. Suites suspendues dans des sphères en bois : Les Free Spirit Spheres proposent
des suites uniques suspendues dans des sphères en bois, offrant une expérience insolite au
cœur de la forêt.

2. Expérience unique au cœur de la forêt : Les suites permettent aux clients de se


connecter avec la nature tout en profitant d'un hébergement confortable et original.

23
DEUXIEME PARTIE : PARTIE OPERATIONNELLE

24
CHAP 3 : ELEMENT TECHNIQUE DE
CONSTRUCTION DU BOIS AU
CAMEROUN

Remarques préliminaires :

Nous rappelons que ce chapitre est un guide sur la construction bois. Ainsi, les
techniques décrites ci-dessous détaillent en priorité des éléments à base de ce matériau, même
si d’autres matériaux tels que le béton ou le fer ... peuvent aussi être utilisés.

Cela est vrai en particulier pour les éléments de structure horizontaux et verticaux
comme les dalles ou les poteaux.

Différents éléments chiffrés sont donnés dans ce chapitre, tels que des dimensions,
entraxes, portées : ils ne constituent que des données indicatives. Les données réelles doivent
faire l’objet de calculs précis tenant compte de la nature du terrain, de la topographie, des
différentes charges supportées, des matériaux retenus. Ces chiffres doivent être précisés par le
cabinet d’architecte ou le bureau d’études en charge du projet.

I. FONDATION
Introduction

Les fondations sont destinées à supporter l’ensemble du poids du bâtiment. Le calcul


détaillé des charges et de leur répartition déterminera le type de fondation nécessaire en tenant
compte du type de construction, de la topographie de l’emplacement et des aspects
géologiques.

25
Indépendamment de la structure du bâtiment, 3 types principaux de fondation sont
couramment utilisés :

▪ Simple dalle béton, ou radier, posée à même le sol : pour éviter les remontées capillaires
d’humidité sur le plancher ou dans les murs, il faudra prévoir une étanchéité par dépose
d’un film adapté et/ou d’un produit hydrophobe de type bitumineux.
▪ Aménagement d’un vide sanitaire sur semelle périphérique continue : destiné à éloigner
l’espace d’habitation du sol, il empêche ainsi toute remontée d’humidité et est
particulièrement adapté en cas de terrain humide ou imperméable.
▪ Réseau de plots : mêmes avantages que le vide sanitaire en terme d’isolation et de
salubrité, grâce à une bonne ventilation, il permet la pose d’un plancher bois, réduit la
consommation de béton et rend la mise en œuvre plus simple. La consommation de
produits lourds et denses ainsi que celle d’eau étant réduite, le chantier est ainsi plus «
propre ».

Les interfaces sol-bâtiment étant limitées, le risque d’attaques par des agents
biologiques, champignons ou insectes, en particulier termites, se trouve ainsi minimisé. De
plus, la facilité d’accès à l’espace ainsi réservé sous le plancher bas permet une détection et un
traitement rapide dès la moindre apparition du risque.

Il est particulièrement adapté aux bâtiments de petites et moyennes surfaces : habitat


individuel, bungalows, ...

Ce système sera donc à privilégier le plus possible.

Cas particulier des pieux en bois : il est possible de réaliser le réseau de plots décrit ci-
dessus à partir de plots en bois. Ils seront généralement ronds de diamètre compris entre 0.15
m et 0.25 m, et seront enfoncés dans le sol d’environ 1 m. Suivant les caractéristiques de
ceux-ci, ils pourront reposer sur des semelles béton.

On veillera cependant à utiliser des essences d’excellente durabilité ou traitées. Les


plots bois conviennent aussi pour les « annexes » de bâtiments telles que des terrasses.

26
Figure : Mise en place des pieux en bois dans une fondation

Dans le contexte local du Cameroun et de la sous-région, la légèreté de l’habitat


structure bois, la simplification de mise en œuvre et une meilleure salubrité permettent
d’envisager les fondations à partir de 2 des types décrits ci-dessus : vide sanitaire sur semelle
ou plots.

1) Semelles dites « non armé »

Ouvrages filants de largeur


0.4m environ, en périphérie du
bâtiment, faiblement armés, 3 à 4
barres HA Ø 8 ou 10 mm.

Figure : Semelle simple

27
Dans le cas de semelles dont la
longueur dépasse 10 m et/ou d’un sol
hétérogène l’armature devra être
doublée : 2 rangées de3 à 4 barres
HAØ8ou10mm

Figure : Semelle double

Mur de soubassement :

▪ Pour respecter la distance minimale entre la surface du sol et la face inférieure du


plancher (0.4 m ou 0.8 m si risque de termites)
▪ Et pour limiter la hauteur des fondations et donc les couts, un mur de soubassement
viendra « coiffer » la face supérieure de la semelle. Il est constitué généralement de
parpaings semi pleins ou de blocs à bancher. Il doit être couronné par un chainage en
béton armé et comporter des raidisseurs verticaux armés à chaque angle et répartis sur la
longueur.

Toutes les armatures métalliques, verticales ou horizontales, devront faire l’objet


d’assemblages entre elles avant de couler le béton.

Figure : chainage béton et ferraillage

28
2) Plots béton, semelles isolées

De section variées, circulaires, carrées ou


rectangulaires, les plots sont peu, voire pas armés.

▪ Utilisés dans le cas de sols de bonne qualité


et pour les bâtiments les plus légers, ils sont
implantés directement sans aucune tranchée
mais simplement par forage de réservations.

La section des plots est d’environ 0.5 m x 0.5


m et un espacement de 4 à 8 m est préconisé. On
peut par exemple, utiliser des rehausses creuses,
traditionnellement destinées aux évacuations d’eau :
elles servent alors de coffrage pour le coulage des
plots.

▪ Dans le cas de constructions plus lourdes


Figure : Semelle isolée pour plot de fondation
et/ou de sols moins stables, les plots tels que
décrits ci-dessus, reposeront sur des semelles
isolées. Ces semelles généralement de
section carrée, seront armées. Une liaison
entre les armatures de la semelle et du plot
est à prévoir.
Les semelles isolées peuvent être
remplacées par des semelles filantes, ce
qui représente une solution technique
intermédiaire entres les 2 systèmes
décrits ci-dessus : semelles dites « non
armées » et plots (photo).

Dans le cas où les plots reposent


sur des semelles isolées ou filantes leurs
sections peuvent être réduites.

29
Dans tous les cas, les plots, dans leur partie supérieure, sont reliées les uns aux autres,
par les longrines horizontales, bois ou béton, supports de la dalle ou du plancher inférieur et
plus généralement de l’ensemble de la structure du bâtiment.

Figure : Liaison des plots par longrines

La fixation de la longrine sur la


face supérieure du plot est assurée par
un cavalier métallique, dont le rôle est
aussi d’isoler la sous-face de la longrine
de la tête du plot et d’éviter ainsi tout
risque d’altération biologique liée à une
possible condensation ou de stagnation
d’eau, de poussière, de terre.

Les dimensions les plus courantes de longrines en bois sont :

■ Épaisseurs de 50 mm à 60 mm

■ Largeur de 180 mm à 220 mm

Dans le cas de bâtiments de petite surface, ces longrines peuvent être réduites à une
simple ceinture périphérique de dimension la plus courante : 100 mm x 220 mm.

30
Cas particulier des terrains en pente

Dans le cas d’un terrain non horizontal :

▪ il y a lieu de privilégier le système sur plots pour éviter des terrassements importants
(excavation, remblaiement, nivellement ;
▪ dans le cas de semelles filantes, il est impératif de respecter une pente maximale de 2/3
ou 0.66 entre 2 niveaux successifs de ces éléments afin d’éviter des surcharges
ponctuelles excessives sur la partie basse.

Figure : Semelle pour terrain en pente

31
Drainage

Afin de pallier à tout risque ultérieur de désordres liés aux infiltrations d’eau
(ruissellement, fortes pluies, terrains imperméables,) dans le sol, plus particulièrement à
proximité des fondations, plots ou semelles, un réseau de drainage est fortement recommandé
: il est destiné à éloigner cette humidité du bâtiment et à limiter les problèmes d’affouillement
(particules du sol entrainées par l’eau de ruissellement), causes de déstabilisation des
fondations, donc du bâtiment.

Le drainage est assuré par enfouissement d’un drain en périphérie des fondations,
recouvert de matériaux perméables.

Figure : éléments de drainage

32
II. Dalle – Plancher bas

Les « bases » du bâtiment étant désormais en place suivant les détails décrits dans le
paragraphe précédent, les premiers éléments de la construction proprement dite peuvent alors
être montés : il s’agit de la structure horizontale inférieure, dalle bois (ou plancher bas).

Rappel important :

Pour des raisons de salubrité, la distance minimale entre le sol et la face inférieure du
plancher bas devra être de 0.4 m en général et de 0.8 m si un risque termites est avéré. Cette
contrainte est assurée par la hauteur hors sol des plots ou du mur de soubassement.

Isolation phonique

Elle ne s'impose pas systématiquement au niveau du plancher bas. Dans le cas où elle
le serait, on se reportera aux techniques décrites au chapitre 4.6.

Les éléments porteurs de la structure, ou « porteuses », sont constitués par un réseau


de solives, poutres massives ou en I, placées parallèlement les unes aux autres, et dont l'entre
axe et la portée dépendent de la charge à supporter, ces éléments étant donnés par les calculs
lors de la conception du bâtiment par l'architecte ou le bureau d'études.

L'épaisseur des solives en bois massif est généralement de 38 mm et leurs hauteurs


varient de 100 mm à 200 mm. Les dimensions des poutres en I sont données par les
fabricants. Ils sont reliés aux éléments de fondation suivant le type retenu pour ces dernières.

33
1) Semelles + mur de soubassement : les porteuses reposeront
sur une lisse basse

• Préalablement fixée par chevilles métalliques à expansion, pattes à sceller ou tiges filetées,
sur la face supérieure du mur de soubassement.
• Et isolée de celle-ci par une barrière d'étanchéité (bande de feutre bitumine,...) destinée à
éviter les remontées capillaires.

Figure : lisse basse porteuse

La porteuse devra reposer sur la lisse basse sur une longueur d’au moins 50 mm et la
fixation entre ces 2 éléments sera assurée par cloutage ou vissage.

Figure : Détail de l’appui de la porteuse sur lisse basse

34
2) Plots + longrines : les porteuses sont fixées aux longrines soit :

▪ Sur une lambourde si les hauteurs respectives de ces 2 éléments sont suffisantes
▪ Par l’intermédiaire de supports métalliques, sabots ou étriers

Figure : Fixation des solives sur longrines par sabot

Figure : Fixation des


solives sur longrines
par lambourdes

Figure : Étrésillonnage des solives

35
Un système d’entretoises doit être mis en place entre les solives pour éviter tout dévers
de celles-ci, et ainsi renforcer la structure : elles seront constituées d’éléments massifs ou
d’étrésillons.

Dans le cas particulier ou les porteuses sont constituées de poutres en I ou treillis, avec
âme et membrures, il y aura lieu de se référer aux instructions d’utilisation établies par le
fabricant : les propriétés mécaniques de ce type d’élément étant directement liées aux
différents matériaux utilisés et à leur conception.

Cas particuliers

▪ Des zones à risque de charges lourdes : les charges lourdes ponctuelles doivent être
traitées par un renfort du solivage, en ajoutant des entretoises supplémentaires pour
mieux répartir les efforts. Une fondation spécifique peut aussi avoir été réalisée au droit
de la surcharge.

Figure 16 : Renfort de solivage et entretoises additionnelles

▪ Des porte-à-faux : ils peuvent être réalisés dans la mesure où leur longueur n’excède pas
4 fois la hauteur des solives. Dans le cas où ils sont dans le prolongement des solives, ils
sont simples à réaliser. Dans le cas contraire, ils nécessitent des précautions pour
l’ancrage sur la structure principale

36
Figure : Portes à faux dans le Figure 18 : Détail porte à faux dans prolongement
prolongement des solives

Figure : Porte à faux perpendiculaire aux solives

▪ Des gaines techniques : alimentation électrique, alimentation eau, évacuations. Leur


passage, facilité dans le cas d’une dalle bois, est assuré dans l’espace entre solives.

Attention cependant à prendre quelques précautions :

- Utilisation de gaines d’étanchéité ou mousse polyuréthane au niveau du bois.

- Maintien des propriétés mécaniques des porteuses en cas d’entaillage ou perçage.

37
Pose du plancher bas

Il sera constitué :

• de panneaux dérivés du bois type contreplaqué, panneaux de particules, OSB , HDF, en


privilégiant le choix de produits avec rainures languettes sur l’épaisseur de façon à assurer
un bon assemblage et jointement des panneaux entre eux. Ces panneaux seront
impérativement de type hydrofuge.

Exemples de panneaux recommandés : EN 300 OSB 3 ou 4, particules EN 312/P5


CTB H, EN 636/3 CTB X

• ou bien directement des planches séchées, rabotées, rainées et bouvetées, ou lames de


parquets. Le bois devra pouvoir répondre à une classe d’emploi 2.

La fixation sera réalisée par cloutage, vissage ou agrafage et dans tous les cas il y aura
lieu d’intercaler en sous face de ces éléments sur la structure porteuse (longrines, solives) une
bande d’étanchéité compressible. On notera que ce plancher bas participe au contreventement
général de la structure. Pour cela l’axe principal des panneaux ou des lames, la longueur devra
être perpendiculaire à celui des solives.

Pose de la semelle de l’ossature

Par vissage ou cloutage seront fixées à plat des pièces de bois massifs, destinées à
recevoir les éléments porteurs (objet du chapitre 3). Leur dimension est généralement de 38
mm x120mm. On aura aussi fixé en sous face de ces semelles une bande d’étanchéité du coté
extérieur.

La structure est désormais prête pour l’étape suivante.

38
III. STRUCTURE
On rencontre communément 4 types principaux de structure :

▪ L’ossature bois : c’est le principe le plus


répandu en particulier en Amérique du Nord
et désormais en Europe. Il s’articule autour
d’une trame de montants et traverses
doublés par des panneaux extérieurs et
intérieurs. La production de ces trames est
le plus souvent industrialisée en atelier. Le
montage sur le chantier est réalisé dans un
délai relativement réduit.

▪ Les « poteaux poutres » : Les des


éléments massifs, verticaux et
horizontaux constituent la structure. Leur
plus forte section permet un espacement
entre eux et en conséquence des espaces
ouverts plus vastes. Système très «
flexible », il permet la réalisation de
bâtiments spécifiques et est
particulièrement adapté aux projets des
architectes.
▪ Le bois empilé : la structure est
réalisée à partir de pièces de bois
empilées les unes sur les autres,
horizontalement. Un profilage rainure-
languette des faces inférieures et
supérieures, associé à un entaillage en
bout de chacun des éléments :
- Assurent leur liaison au sein d’une
même paroi et entre 2 parois
successives (perpendiculaires ou
non)
- Confèrent sa rigidité au bâtiment
39
▪ Le bois lamellé croisé : il s’agit de
panneaux de grandes dimensions,
composés de plis croisés et collés,
(Connu comme CLT, Cross Laminated
Timber), chacun des plis étant
constitué à partir de lamelles de bois.

Leurs longueurs peuvent atteindre plus


de 15 m. Ils sont produits en atelier puis
découpés aux dimensions nécessaires pour
une utilisation en plancher, toiture ou parois
verticales.

Le choix entre ces différents systèmes constructifs sera fonction du projet


architectural, du budget, de la mise en œuvre et surtout de l’offre localement disponible. A ce
titre, ne sera pas développé dans ce document le système de bois lamellé croisé car il est
encore peu disponible au Cameroun.

a) L’ossature bois

Le système repose sur la production, si possible industrielle en atelier, de modules


rectangulaires composés de :

▪ 2 traverses filantes horizontales : la lisse basse et la lisse haute.


▪ Des montants verticaux espacés généralement de 0.60 m (largeur des panneaux des
parois). L’ensemble de ces éléments est réalisé à partir de bois massif sec, éventuellement
brut de calibrage après sciage, ou mieux, rabotés, aboutés et lamellés. Leur section est de
38 mm x 120 mm.
▪ Un système de contreventement : généralement un panneau hydrofuge dérivé du bois
type OSB, voire un réseau d’écharpes bois posées en diagonales.
▪ Les assemblages lisses /montants puis des panneaux de contreventement, sont réalisés par
clouage ou vissage.

40
Fixation des parois sur la base

Les éléments de parois une fois positionnés verticalement, sont déposés sur la semelle
(II). La liaison entre ceux-ci et la traverse basse de la paroi est assurée par vissage, clouage
(pointes torsadées ou annelées).

Figure : liaison paroi sur semelle

On aura auparavant pris soin de placer une nouvelle barrière d’étanchéité (joint
bitumineux) entre ces 2 éléments horizontaux.

Figure : Détail étanchéité semelle et traverse


inférieures de la paroi

41
Fixation entre 2 parois contiguës

▪ Dans le cas de 2 parois perpendiculaires, ou formant un angle, rentrant ou sortant, un


montant vertical sera ajouté puis fixé par clouage ou vissage aux 2 montants
d’extrémité de chacune des parois. Une lisse supérieure viendra « coiffer » les 2
traverses hautes pour renforcer la rigidité de l’assemblage, en veillant à croiser les
joints.

▪ Dans le cas de 2 parois continues, les 2 montants d’extrémité seront directement fixés
l’un à l’autre et la lisse supérieure « coiffera » également les 2 traverses hautes sur une
longueur d’au moins 0.6 m de part et d’autre de la liaison.

Figure : Fixation entre


deux parois alignées

42
Eléments supplémentaires :

Des montants et traverses supplémentaires devront être intégrés dans la structure


principale :

▪ Au droit des murs de refend ou des cloisons intérieures.


▪ À l’emplacement des futures menuiseries extérieures de manière à assurer l’ancrage de
ces éléments additionnels sur la structure principale.

Figure : Renfort ossature pour menuiseries

b) Les poteaux poutres

Principe de construction :

Des poutres supportent l’ensemble des planchers et de la toiture : elles sont reliées à
des poteaux transférant ainsi les charges du bâtiment vers les fondations. L’espace entre les
poteaux est alors comblé par des parois pleines (maçonnées ou structure bois), des
menuiseries (portes et fenêtres), ou totalement vitré.

43
Figure : Ossature avec remplissage bois ou maçonnerie

Un système de contreventement doit systématiquement renforcer la structure : il peut


être assuré par les parois placées entre les poteaux (panneaux dérivés du bois ou maçonnerie)
ou par un réseau de tirants métalliques.

Figure : Dispositifs de contreventement : maçonnerie, panneaux, tirants

44
Nature et section des éléments :

En bois massif ou reconstitués par aboutage et lamellation, ces éléments sont


généralement de grandes dimensions. Les poteaux peuvent éventuellement être ronds ou non
équarris.

La portée des poutres en bois massif est généralement de 3,00 m à 4,80 m. Une trame
de 3,60 m est économique en raison de la largeur des panneaux des parois. Au-delà de 5,00 m,
on fera appel à des poutres en bois reconstitué.

Dans la mesure où les sections sont importantes on prévoira des systèmes anti fentes
pour les éléments massifs : débits hors cœur, rainures, perçages.

Liaisons poteaux – poutres :

Elles sont réalisées suivant 4 types décrits ci-dessous :

Figure : Types de liaisons poteaux-poutres

Dimensions courantes en mm

▪ Poteaux : 100 mm x 100 mm si un seul niveau = RdC (rez de chaussée)

120 mm x 120 mm ou 2 x 75 mm x 120 mm si 2 niveaux = RdC + 1 étage

140 mm x 140 mm ou 2 x 75 mm x 140 mm si 3 niveaux = RdC + 2 étages

▪ Poutres : dans des conditions courantes de charges de plancher (150 daN/m2) et avec
une hauteur de poteaux de 2.5 m en moyenne, la section de chaque poutre sera établie
en fonction de la portée L de celle-ci, comme suit :

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- Hauteur H = 1/15L
- Épaisseur e = 1/2 H

Jonction poteaux-fondations

Les poteaux sont généralement ancrés directement au système de fondation, plots ou


semelles filantes. Ces ouvrages devront être particulièrement bien étudiés et adaptés au droit
des poteaux, ceux-ci reprenant de façon ponctuelle la totalité des charges du bâtiment.

Ainsi le dispositif d’assemblage doit être suffisamment résistant pour assurer une
bonne transmission des charges entre les poteaux et les fondations. Celle-ci se fait
généralement par l’intermédiaire d’un connecteur métallique ancré dans la maçonnerie, ce qui
évite tout contact entre la maçonnerie (humide) et le bois.

Coté extérieur, on prévoira une distance d’au minimum 10 cm entre la maçonnerie et


le pied du poteau.

La jonction pied du poteau - connecteur doit être particulièrement soignée pour


permettre un bon écoulement de l’eau et éviter ainsi tout risque d’humidité résiduelle.

Figure : Pied de poteau

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c) Le bois empilé
C’est un concept simple mais qui nécessite un volume plus important de bois. En
revanche le besoin en matériaux dérivés du bois type panneau est limité, voire nul.

Les murs extérieurs sont simplement constitués de rondins ou équarris empilés les uns
sur les autres et croisés aux angles. Séchage, profilages et entaillages sont les seules
opérations nécessaires.

photo

Figure : Entaillages en bout pour assemblages en angles

L’épaisseur des pièces de section rectangulaire ou carrée sera de 60 mm ou 70 mm.


Leur hauteur n’excède pas 2 fois l’épaisseur si les pièces sont réalisées en bois massif.

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À la conception et au montage les espaces seront réservés pour les menuiseries
extérieures, portes et fenêtres

IV. Murs extérieurs


La structure du bâtiment ayant été traitée dans le chapitre précédant, les propos ci-
dessous concernent le « remplissage » des espaces laissés par les éléments porteurs. Ceux-ci
ne répondent pas directement à des sollicitations mécaniques, même si les panneaux pouvant
entrer dans la constitution de la paroi contribuent au contreventement de l’ensemble.

Les parois ont une fonction de barrière entre le milieu extérieur « ouvert » et l’intérieur
« privé ». Elles contribuent à l’isolation thermique du bâtiment dans les pays tempérés,
fonction limitée voire inutile dans les pays de la zone tropicale concernée par cet ouvrage. Les
matériaux destinés à l’isolation thermique ne seront donc pas considérés, d’autant que leur
disponibilité sur le marché local n’est pas courante.

En revanche, la paroi doit participer au confort acoustique ainsi qu’à la salubrité de


l’espace intérieur (perméabilité à la vapeur d’eau).

Composition de la paroi

Soulignons que la paroi peut être réalisée à partir de matériaux locaux traditionnels tels
que briquettes et torchis à base de végétaux et la terre, ce qui n’empêche pas la pose de
revêtements décoratifs intérieurs (lambris) et extérieurs (bardage bois).

Plus généralement et dans l’esprit des technologies développées précédemment pour la


structure, on décrira ci-dessous des procédés plus innovants et de mise en œuvre simplifiée.

La paroi d’un bâtiment de structure bois se décompose en éléments successifs, de


l’extérieur vers l’intérieur :

i. Un revêtement extérieur

Même si d’autres matériaux sont utilisables, tels que briquettes minces à coller sur un
panneau, panneaux contreplaqués ou HDF (High Density Fiberboard) hydrofuges

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éventuellement rainurés, feuilles PVC ou aluminium, on préconisera ici les bardages bois,
compte tenu de la disponibilité de la matière première pour leur production locale.

La gamme de couleurs selon l’essence retenue, la variété des profils et des sections, les
différents modes de pose (horizontale, verticale, inclinée, à claire voie, mixte,...) offrent ainsi
esthétisme et possibilités de personnalisation du bâtiment chers au concepteur.

Photo : Différents modes de pose d’un bardage

Moins courant mais éventuellement disponibles sur la marché local, les bardeaux bois,
planches de faible longueur obtenues par sciage ou fendage, offrent au bois local un nouveau
marché pour la construction (voir chapitre 4.7 sur les toitures).

Au même titre que d’autres revêtements, en particulier les panneaux contreplaqués ou


HDF, le bardage ou les bardeaux, seront fixés sur leur face arrière, par des pointes, sur des
liteaux de 28 mm x27 mm ou 28 mm x 40 mm préalablement posés sur les éléments de
structure.

L’utilisation de pointes en acier inoxydable ou galvanisé à chaud est impérative pour


éviter les coulures noires sur la façade.

Au niveau bas, le bardage devra recouvrir la lisse basse d’au moins 3 cm tout en
restant à une hauteur minimale de 20 cm du sol.
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Une lame d’air d’environ 2.5 cm sera réservée entre le bardage et l’élément suivant, le
pare-pluie : son rôle est de permettre une circulation d’air derrière le bardage et ainsi
d’évacuer toute humidité accidentelle. Une grille viendra fermer les extrémités hautes et
basses de la lame afin d‘éviter tout passage de corps étrangers (animaux ou autres).

ii. Un pare-pluie

Il s’agit d’un matériau souple ou rigide placé entre la lame d’air :

▪ Et le panneau de contreventement si celui-ci est placé à l’extérieur.


▪ Et les montants et traverses de structure si le contreventement est placé à l’intérieur.

Ils sont maintenus en place sur le contreventement ou sur la structure par vissage ou
agrafage ainsi que par les tasseaux assurant la circulation de l’air (voir lame d’air ci-dessus)

Figure : Pare-pluie sur ossature (contreventement intérieur)

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Figure : Pare-pluie sur contreventement extérieur.

Le rôle de cette membrane est d’augmenter l’étanchéité à l’air et à l’eau du bâtiment,


offrant ainsi une barrière en cas d’infiltration d’eau de pluie derrière le revêtement extérieur.

iii. Un isolant acoustique éventuel


Dans le cas où il est préconisé ou souhaité, un matériau isolant acoustique viendra
s’insérer dans l’épaisseur des éléments de la structure. Selon sa nature, il sera autoporteur et
sera bloqué naturellement entre les montants, ou bien nécessitera une fixation adaptée.

Dans tous les cas, son efficacité sera liée à une pose précise, toute surface non traitée
diminuant rapidement les performances acoustiques de l’ensemble.

Les principaux matériaux isolants acoustiques sont :

▪ Des mousses polyuréthanes alvéolaires, composites caoutchouc, mélamines, ... ;


▪ Des laines de verre ou de roche ;
▪ Des produits naturels à base de fibre de bois (panneaux souples ou rigides), ouate de
cellulose, liège ou autres fibres végétales telles que le chanvre ;
▪ Laine de mouton ;
▪ Textiles recyclés.

Le choix entre ces produits sera fonction de la disponibilité locale et du budget

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iv. Un revêtement intérieur

Il sera constitué le plus généralement de panneaux, plaques de plâtre, ou dérivés du


bois, contreplaqués, ou de lambris. La pose se fera par clouage ou vissage sur des tasseaux de
28 mm x 27 mm ou 28 mm x 40 mm fixés préalablement sur les éléments de structure ou sur
le contreventement si celui-ci est placé à l’intérieur.

Une lame d’air aura ainsi été ménagée côté intérieur.

Schéma récapitulatif des éléments constitutifs

Figure : Coupe de la paroi

V. Murs de refend et cloisons intérieures


Les murs de refend et cloisons intérieures sont des éléments simples à réaliser et à
mettre en place. Tout comme les murs extérieurs, ils seront réalisés à partir :

▪ D’une structure :
- Une traverse basse fixée au sol ;
- Une traverse haute fixée au plafond ;

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- Des montants verticaux.

Les 2 montants d’extrémité seront fixés à la structure des murs extérieurs et aux 2
traverses, les autres montants uniquement aux traverses. Un entre axe de 0,6 m sera réservé
entre 2 montants consécutifs pour les cloisons non porteuses. Dans le cas des murs de refend,
il sera réduit à 0,4 m pour les bâtiments de type R+1 et à 0,3 m pour les R+2. Des traverses
supplémentaires seront positionnées au droit des futures portes intérieures.

La section de ces éléments est de 38 mm x 60 mm au minimum.

Avant leurs fixations sur les sols, plafonds et murs extérieurs on aura pris soin
d’intercaler une bande d’étanchéité à l’humidité et à l’air. Son rôle est aussi acoustique, en
particulier en limitant les grincements.

▪ D’un remplissage en matériau d’isolation phonique qui pourra être inséré dans
l’épaisseur de la structure.
▪ De 2 parements fixés par vissage ou agrafage sur la structure : plaque de plâtre,
panneaux dérivés du bois, lambris bois massif, ...

Cas particulier des murs de refend

Ceux-ci participant à la stabilité de la structure, les parements font office de


contreventement : en conséquence, le choix de panneaux dérivés du bois s’impose, le type et
l’épaisseur devant répondre à ces contraintes.

On notera que comme dans le cas des murs extérieurs, le passage des gaines
d’alimentation électrique sera réalisé dans l’épaisseur de la cloison.

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L’ensemble de ces éléments figure dans le schéma ci-dessous :

Figure : Composition d’un mur de refend

Rappel : fixation sur les murs extérieurs

Comme cela a été mentionné dans le chapitre 4.3, il est important d’avoir positionné
dans le mur extérieur et au droit du mur de refend (ou de la cloison) un montant
supplémentaire, ainsi qu’un pare-vapeur.

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Figure : Détail liaison refend sur ossature extérieure

De plus, une lisse supérieure viendra « coiffer » les traverses hautes du mur extérieur
et du mur de refend en veillant à croiser les assemblages.

Figure : Détail du recouvrement de la liaison par lisses supérieures


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VI. Plafonds - Planchers haut
Dans le cas d’un bâtiment comprenant un ou plusieurs étages, il y a lieu désormais de
considérer l’élément de séparation entre les niveaux, constituant ainsi le plafond du niveau
inférieur et le plancher du niveau supérieur.

Il doit simultanément répondre à des critères mécaniques (support de charges) et


d’isolation en particulier phonique.

D’une manière générale la structure du plancher haut sera très similaire à celle du
plancher bas, objet du chapitre 4.2.

Ainsi, seront traitées de manières identiques les problématiques suivantes :

▪ De dimensions ;
▪ De fixations sur les cloisons inférieures ;
▪ D’entretoises ;
▪ De renforts sous charges lourdes et/ou ponctuelles ;
▪ De portes à faux ;
▪ De contreventements.

Il est rappelé que les calculs de charges, de dimensionnement des différents éléments,
des entre axes et portées, devront faire l’objet d’une étude précise et détaillée par l’architecte
ou par un bureau d’études spécialisé.

Composition traditionnelle du plafond / plancher-haut

Elle s’articule autour des éléments suivants :

▪ Porteuses parallèles entre elles, reposant sur la traverse haute de la cloison du niveau
inférieur. L’appui sera total pour les 2 solives extérieures et limité aux 2 extrémités pour
les intermédiaires.

Dans le cas de portées importantes ou de charges lourdes, les porteuses intérieures


pourront reposer sur un appui intermédiaire : poteau, mur de refend.

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Figure : Porteuses parallèles

▪ De solives transversales assemblées aux porteuses par entaillage (queue d’aronde par
exemple) ou par supports métalliques (connecteurs, équerres, sabots,..).

Les 2 porteuses extérieures sont en bois massif alors que les intermédiaires et les
transversales pourront être des poutres massives, en I ou treillis.

Figure : Porteuses transversales


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▪ Revêtement inférieur

Suivant le type de poutres et le mode d’assemblage retenus, le plafond du niveau


inférieur pourra rester apparent ou devra être « habillé » d’un revêtement, fixé sur la face
inférieure du plancher. Ceci est rendu nécessaire si un isolant phonique ou autre est installé
entre les 2 niveaux, celui-ci pouvant être inséré dans l’épaisseur du plancher entre le solivage.

▪ Élément pour isolation phonique

Plusieurs techniques peuvent être appliquées :

- La solution la plus simple et la moins onéreuse consiste à insérer un matériau résilient


(liège, caoutchouc, ...) entre les solives et le plancher (panneaux, parquet). Une
épaisseur de 3 mm à 7 mm est suffisante avec le liège, par exemple ;
- Un procédé plus efficace consiste à la réalisation d’une chape flottante, totalement
désolidarisée de la structure du bâtiment, en insérant une bande isolante en périphérie.
- Il est également possible d’utiliser des granulés, éventuellement du sable, maintenus
par une structure alvéolée ;

On utilise alors des panneaux à forte densité (fibres de bois, liège, cellulose, fibres de
verre, plâtre, etc.) pouvant supporter, par la suite, la charge des matériaux de revêtement et
des équipements meublés. Une épaisseur minimum de 10 à 20 mm est préconisée pour la
plupart des matériaux.

Variante :

Cas de murs extérieurs filants entre les 2 niveaux ou construction poteaux poutres.

Si le principe décrit ci-dessus reste globalement valable dans ces 2 cas, il y a lieu de
noter que l’absence de traverse sur le mur extérieur au droit du plancher haut, contraint alors à
fixer sur les montants de la cloison filante ou sur les poteaux une pièce massive dont la
section devra faire l’objet d’un calcul suivant la portée entre ses appuis. Cet élément
supplémentaire est connu sous le nom de muralière (voir figure 39).

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Figure : Muralière pour ossature filante

Traitement des trémies

Il s’agit d’une partie du plancher laissée vide et réservée au passage vertical d’un
conduit de cheminée ou à l’installation d’un escalier.

La surface d’une trémie est limitée. Elle s’applique uniquement aux utilisations ci-
dessus et non pas aux mezzanines : ces éléments, considérés comme des variantes ou comme
un aménagement intérieur, ne font pas l’objet de ce document.

La trémie nécessite une adaptation de la structure du plancher car certaines solives


transversales doivent être interrompues. Les charges sont alors transférées aux solives filantes
les plus proches par l’ajout de chevêtres et enchevêtrures.

Suivant la largeur de la trémie, l’enchevêtrure sera simple ou renforcée.

Figure 39 : Trémie étroite


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Figure : Trémie large

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