Propriétés et usages du bois en construction
Propriétés et usages du bois en construction
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INTRODUCTION PARTIELLE
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CHAPITRE 1: BOIS COMME MATERIAUX
DE CONSTRUCTION
Le cambium, fine zone qui produit le bois et sépare l’aubier de l’écorce, n'est
généralement pas utilisé. L’écorce peut être utilisée de manière traditionnelle : par exemple,
dans les pays nordiques, les mottes de terre des toitures végétalisées sont supportées par des
plaques d'écorce de bouleau déroulées.
Les bois peuvent être sciés (éventuellement selon des sections standards) ou exploités
sous forme de bois ronds écorcés appelés « rondins ». Les bois d'œuvre servent aux
constructions (bois de charpente, de plancher, de traverses de chemin de fer, etc.) ou sont
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travaillés dans différents métiers manuels et/ou artisanaux (menuiserie, ébénisterie,
tonnellerie, etc.).
En termes de menuiserie, les bois prennent les noms de bâti, châssis, montant, battant,
traverse et panneau pour former des ouvrages d'assemblage tels que les châssis de fenêtre, les
lambris, les escaliers ou les meubles, les boiseries, etc.
1. Propriété mécanique
L’utilisation d’un bois en usage structurel est conditionnée par la connaissance de ses
propriétés mécaniques.
Les bois de construction modernes - essentiellement des bois tendres (Le bois tendre
est un bois issus d'arbres gymnospermes comme les conifères.) - sont légers et solides.
L’épicéa, par exemple, a une masse volumique comprise entre 430 et 470 kg/m3 lorsqu’il est
sec à l’air (taux d’humidité du bois 15 %). C'est cinq fois moins que le béton et dix-sept fois
moins que l’acier. Une maison de deux étages et de 100 m² au sol construite en matériaux durs
pèsera donc 200 tonnes, contre 70 tonnes en 'ossature-bois. Les bois durs (désigne
généralement le bois des feuillus ou des arbres angiospermes.) comme le chêne sont plus
denses et trouvent de nos jours moins de débouchés dans la charpenterie; ce qui n'était pas le
cas au Moyen Âge où on les préférait aux bois résineux. Un bois de chêne par exemple a une
densité comprise entre 610 et 980 kg/m3. La résistance des bois tendres par rapport à leur
poids les rend très attractifs pour des réalisations légères. De plus, le bois amortit les chocs.
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Le bois est très résistant à la compression, à la traction, dans le sens des fibres, et assez
résistant à la flexion transversale (surtout en lamellé-collé). Mais, s’il ne casse pas, il plie si la
section de pièces soumises à la flexion (arbalétriers, poutres) est insuffisante. En compression,
le problème du flambement, lié à la souplesse du bois, doit être résolu par un rapport hauteur-
largeur relativement petit. La résistance du bois à la compression est élevée. Pour une
résistance égale, le bois demande une section plus grande que l’acier ou le béton.
2. Matériaux isolants
Avant que l'on interpose un matelas isolant entre les montants d'ossatures, la
construction en bois massif empilé avait sur sur la construction à ossature bois, l'avantage de
créer une enveloppe thermique efficace. En Norvège, la construction à ossature, économe en
bois qui s'était imposée pour les bâtiment de grange et les hangars à bateau (grindverk), mais
aussi dans les églises (Stavkirke), va progressivement supplanter la construction en bois
massif lorsque de nouveaux matériaux isolants seront employés .
Le bois est « subjectivement chaud », car son effusivité thermique est basse (Ef =
0.56). Un bâtiment à ossature bois se chauffe facilement. L’air y est sec et sain, grâce au bois
et à l’isolant aisément placé entre les montants de l’ossature. La température des parois est
proche de celle de l’air ambiant, ce qui augmente le confort thermique. Les ponts thermiques
sont limités.
En pays froids, le bois est très apprécié pour les qualités citées ci-dessus.
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En pays chauds, il est moins agréable que la pierre parce qu'accumulant mal la
fraîcheur de la nuit.
Le bois est poreux car constitué d'un réseau de fibres et vaisseaux orientés
longitudinalement, ce qui explique que, quelle qu'en soit l'essence, il a une conductivité
thermique plus grande (donc un pouvoir isolant moindre) dans le sens de ses veines que dans
la direction perpendiculaire ; les sols en pavés de « bois debout » sont plus frais que ceux, du
même bois, d’épaisseur identique, en planches couchées ou en lames de parquet.
Dans les pays à forte sismicité, le bois est souvent préféré pour sa capacité à absorber
les chocs sismiques au lieu de les transmettre. Au Japon, les assemblages sont à bords arrondis
pour encore plus de souplesse.
4. Matériaux biodégradable
Le bois non protégé est naturellement bio-dégradé par les associations d'insectes
xylophages, de champignons et bactéries, et peu à peu érodé par le vent, la sécheresse, les
ultraviolets solaires. La meilleure façon de construire pour préserver le bois varie selon la
région. En zone tempérée, le bois doit pouvoir respirer, certaines essences doivent être
protégées du contact avec la pluie ou le sol. De nombreuses essences résistent longtemps en
immersion totale (pas d'attaque de champignons) ou à une humidité passagère (tuiles de
châtaignier, cuillère de cuisine en bois de buis). Ce sont surtout les atmosphères humides
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confinées ou l'eau stagnante qui favorisent respectivement les champignons et les bactéries,
lesquelles préparent le travail des insectes xylophages.
Les pesticides (insecticides et fongicides) sont de plus en plus utilisés, non sans risque
pour la santé des utilisateurs, et pour l'environnement, et avec des problèmes pour le recyclage
du bois et de ses déchets en construction(les sciures ou poussières de ponçages de certains
bois traités peuvent être violemment toxiques.
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bois, comme matériau de construction, a été abandonné au cours du temps dans les villes à
cause de la facilité qu'il a à propager les incendies, souvent après des évènements dramatiques
(notamment le Grand incendie de Londres, voir Rebuilding of London Act 1666). Ce défaut
explique aussi le faible nombre de maisons en bois anciennes qui demeurent aujourd'hui.
Lors d’un incendie, les fumées produites ne sont pas particulièrement toxiques, au
contraire d'autres matériaux comme les menuiseries en PVC qui, en brûlant, dégagent de
l'acide chlorhydrique, ou des isolants en polyuréthane qui, eux, produisent de l'acide
cyanhydrique. Par contre, les panneaux de matériaux dérivés du bois dégagent d'importantes
concentrations de formaldéhyde.
7. Matériau durable
Tant que la toiture est bien entretenue, les maisons de bois sont remarquablement
stables (facteur de durabilité), souvent plus que des maisons en briques ou béton. Beaucoup
d’habitations à colombage datant de 1750 (notamment dans la région de Malmedy,
Stavelot…), en Belgique, sont encore habitées et en très bon état. Certaines fermes du Pays de
Herve datent de la fin du XVIe siècle. La France en possède quelques-unes, notamment en
Bretagne, en Normandie et en Alsace. En Scandinavie, en Slovaquie et en Pologne, un certain
nombre d'églises en bois, sans aucune restauration importante, existent depuis 600 ans.
L'Égypte ancienne nous a donné de nombreux meubles et une barque solaire en parfait état de
conservation (environ 2 500 ans). Des bateaux coulés en mer, y reposent depuis des siècles ;
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récemment, une barque a été découverte dans la Somme (environ 900 ans). Leur bois se
dégraderait cependant maintenant rapidement à l'air (bois gorgé d'eau). Les fondations en bois
d'une voie romaine subsistent encore sous une route moderne dans les Fagnes belges (région
de Malmedy). Venise survit aux assauts répétés de la mer sur ses pieux de bois.
L'utilisation du bois nécessite peu de matière et d'énergie et ceci, dans toutes les étapes
d'une construction : la fabrication se fait naturellement, la transformation est faible, la mise en
œuvre nécessite peu de produits annexes et reste généralement facile. La pollution des milieux
physiques (air, sol, eau) est très faible et les déchets peuvent parfois être recyclés dans
d’autres constructions ou brûlés pour produire de l'énergie.
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Les fortes capacités d'isolation du bois permettent de réduire la consommation
énergétique d'une construction. Il est 10 fois plus isolant que le béton et plus que la brique
(Conductivité thermique du bois: 0,20 ; du béton plein: 2,00 ; de la brique: 0,34 à 1,003)
Il est également moins polluant que le béton lors de sa mise en œuvre sur un chantier.
Le béton, pour une utilisation d'1 m3 dégage 471 kg de CO2 alors que l'utilisation du même
volume de bois stocke 460 kg de CO2[réf. nécessaire].
b) Confort
• Le bois est hygroscopique. À condition de ne pas être recouvert d'une finition
filmogène, il régule en partie la production de vapeur d'eau par les [Link] il
y a trop d’humidité, le bois, qui a une grande capacité hygroscopique, absorbe cet
excès pour le retransmettre à son environnement quand les circonstances l’exigent. Un
manque d’humidité (généré par le chauffage central) favorise les inflammations des
voies respiratoires, la présence de germes pathogènes dans l’air, l’augmentation des
charges électrostatiques…, tandis qu’un excès d’humidité perturbe les échanges de
chaleur entre le corps et son environnement, sensibilise la cornée, diminue la
résistance électrique de la peau, ce qui augmente le risque d’électrocution avec des
appareils électriques défectueux, etc.
• Le bois naturel ne contient pas de substances nocives et n'en produit pas en cas
d'incendie. À l'inverse, certains produits de traitements, contenant des substances
nocives, sont dangereux tant pour la santé des habitants que pour l'environnement. Les
produits peuvent se dégager sous forme de gaz dans l’atmosphère intérieure, être
délavés par la pluie et polluer les rivières ou être transformés en fumées dangereuses
lorsqu'on le brûle.
• Les poussières fines de certains bois (ex. : kambala, iroko, chêne…) sont nocives.
• Le bois est le moins radioactif de tous les matériaux de construction.
• Le bois est un piètre isolant phonique. Il ne peut opposer de masse importante à la
transmission des bruits aériens. On corrige ce défaut en ajoutant des matériaux isolants
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dans la composition de la paroi. Néanmoins, le bois absorbe les sons et il est utilisé
pour répondre aux exigences des salles de concert.
Lors de la construction, selon l'endroit, le bois ne s’avère pas toujours moins cher que
les matériaux traditionnels, notamment parce que les intervenants sont très nombreux
(bûcheron, débardeur, transporteur, sécheur, stockeur, scieur, grossiste, détaillant,
charpentier), prenant chacun leur bénéfice, et dans certains pays, par manque de spécialistes.
À qualités mécaniques égales et isolation thermique améliorée, les murs en bois sont de 15 à
20 cm moins épais que des parois en maçonnerie. Le gain de surface est évalué à 10 % pour
une maison individuelle.
L’avantage le plus important est la réduction possible des coûts de chauffage à long
terme, favorisé par la réduction des ponts thermiques et la facilité de mise en œuvre d’une
forte épaisseur d’isolant entre les montants de l’ossature.
V. Risque biologique
1) Développement causé par l’humidité
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Une attaque de champignons ne peut commencer que si l’humidité du bois excède 20
% (voire 22 à 25 % pour des bois plus résistants). L’humidité normale d’un bois est de 6 à 8
% dans une maison avec chauffage central (humidité relative de l’air ± 45 %) ; 10 à 12 %
dans une ambiance intérieure (20 °C), avec air à 60 % d’humidité ; 12 à 18 % pour un bois
extérieur sous abri avec une humidité relative de l’air ± 75 %.
Les circonstances habituelles d'humidités dans la construction peuvent affecter les bois
mis en œuvre qui sont exposés à celle-ci de manière trop importante: eau stagnante; eau de
condensation; humidité capillaire le long des murs; conduites d'eau non étanches ou cassées;
humidité de l'air longtemps trop élevée; humidité du bois trop élevée lors du montage;
confinement; et les problèmes de champignons découlent souvent d'un problème de mauvaise
conception qu'il est possible d'éviter.
Les piliers poteaux sont de préférence posés sur des soubassements en pierre ou en
acier conçus pour éviter les remontées par capillarité et à favoriser l’évacuation rapide de
l’eau: ils sont éventuellement posés sur une lisse basse, posée sur le soubassement; la surface
du sol peut être étudiée pour amortir ou détourner les gouttes des pluies battantes (La terre
nue fait rebondir en plus de l'eau, la boue sur la façade): les graviers sont une solution simple
et efficace à ce problème, un filet d'eau ou une grille peuvent aussi être envisagés.
L'« humidité confinée » est une humidité qui a pénétré à l'intérieur d'une paroi et qui
ne peut en sortir du fait d'un vice de conception. Elle est la cause principale des problèmes de
dégradation par l'humidité qui peuvent survenir.
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possible de manière systématique. La condensation apparaît lorsque la température des parois
est inférieure au point de rosée. Dans les constructions à ossature bois, ce phénomène ne se
produit que très rarement à la surface mais il apparaît parfois à l’intérieur des parois,
entraînant des désordres pathologiques. Les dégradations provoquées par ce type de
condensation (pourrissement, moisissures destruction de l'isolant) peuvent être très
importantes car leurs manifestations restent longtemps invisibles. Pour l’éviter, on conseille
en général de placer un pare-vapeur devant l’isolant, côté intérieur, dont on assure la
continuité, ce qui est un travail très délicat, surtout dans les détails. Le risque est très
important, que toute la pression de vapeur se concentre aux endroits critiques, car c’est
toujours là que le pare-vapeur se déchire. Un panneau continu d’OSB classe III paraffiné peut
remplacer avantageusement le pare-vapeur, à condition d’utiliser une isolation respirante et de
respecter cette règle de base: « les composants de la paroi doivent être de plus en plus
perméables de l’intérieur vers l’extérieur ».
Les revêtements doivent être posés en prévoyant un léger jeu permettant aux lames de
subir sans dommage les retraits et gonflements dus aux changements de l’hygrométrie
ambiante. L’humidité des bois devrait égaler, au moment de la pose, celle qu’ils auront en
service (10 % pour le plancher, 16 % pour la charpente).
Les parties en bois qui sont encastrées trop étroitement dans une maçonnerie (une
poutre dans un mur porteur par exemple) sont un cas particulier et important de risque de
pourrissement: lorsque les poutres sont posées à joint serré dans les engravures murales,
l’humidité ne peut pas facilement s’échapper. L’engravure dans le mur pour ces poutres
devrait être suffisamment grande pour laisser un espace d’au moins 1,5 cm sur les côtés et
l’extrémité de la poutre pour ventilation.
L'humidité remonte aussi en toiture. Les charpentes restent souvent apparentes, surtout
dans les bâtiments anciens, et cela a un effet protecteur pour le bois. La ventilation constante
évite la formation de moisissures. Il convient d'être attentif, dans une rénovation par exemple,
à ne pas enfermer le bois dans l'isolation: si les combles servent de grenier, il est plus
intéressant d'en isoler le sol, ce qui évite de devoir chauffer ce volume non habitable d'où
réduction de la consommation d'énergie; si on transforme les combles en pièce habitable, on
prend soin de placer l'Isolation thermique de manière qu'elle n'enferme pas le bois. Ceci peut
être réalisé notamment en décalant le tapis d'isolant vers l'intérieur, de manière à laisser
circuler l'air derrière lui. On prévoit une entrée d'air en pied de toiture et une sortie d'air en
faîte.
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Un pare-vapeur (ou un freine-vapeur) est requis sur le côté chaud des murs et des
plafonds. Mais même lorsqu’un pare-vapeur est utilisé, une certaine quantité d’humidité se
présente autour des tuyaux et autres ouvertures, et parfois même à travers le pare-vapeur lui-
même. Si l’humidité s’accumule à l’entre-toit ou sous les couches extérieures d'un toit plat, la
vapeur d'eau peut se condenser à certains endroits et causer des dommages. La meilleure
méthode pour enlever cette humidité sous les toits est toujours de ventiler suffisamment. Il est
courant de pratiquer des ouvertures sous le débord d’un toit sur pignon ou en croupe. Le
mouvement de l’air par ces ouvertures dépend principalement de la direction et de la vitesse
du vent. Des ouvertures supplémentaires près du faîte améliorent le système. Un évent continu
ou une fente grillagée conviennent pour ventiler un toit plat lorsque l’isolant est placé entre
les solives de toit au niveau du plafond. Chaque espace entre les solives doit être ventilé.
Lorsque l’isolant est installé sur le revêtement de toit, l’aire entre les solives ne doit pas être
ventilée.
Il faut aussi apporter une attention particulière aux bois de bout, les extrémités de
ferme, les évidements et les perforations car ces parties absorbent plus vite l'humidité par
capillarité dans les vaisseaux du bois. On leur applique une coupe de biais ou on les recouvre
d'un bouche-pores. Lorsque la condensation est inévitable, on doit prévoir l'élimination de
l'eau. Il faut penser à ventiler les vides sous planchers et sous combles.
Le schéma en annexe représente une coupe dans une jonction mur-toit, dans les
systèmes poteau-poutre et ossature bois. Exemples adaptés à un climat océanique: l'air
ventilant les bardages et la toiture est représenté par les flèches grises.
2) Fondation
Pour les fondations, il y a lieu d'étancher les fondations à leur point de jonction avec
l’ossature en y appliquant une couche d’étanchéité ou coupure de capillarité. Coupe technique
dans le cas d’une dalle sur sol et fondations indépendantes en béton. Si un pare-vapeur n’est
pas utilisé sur la surface du sol, les vides sanitaires sont sujets à devenir très humides et les
pièces de charpente exposées à ces conditions susceptibles de pourriture. Le vide sanitaire
devrait également être ventilé. Lorsque l’espace est chauffé, les couvercles de ventilateur
devraient être enlevés pendant l’été pour une meilleure ventilation. Le vide sanitaire ne
devrait pas être construit en bois mais avec de la pierre ou du béton.
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L'eau arrive sur le sol avec une certaine puissance et peut éclabousser la façade ou les
éléments porteurs. Le débord de toiture est un premier élément réduisant le phénomène. La
fondation doit s’élever suffisamment au-dessus du niveau du sol du jardin (au moins 20 cm),
sol qui sera de préférence incliné vers l'extérieur pour écarter l’eau de surface de la maison et
pour protéger de manière satisfaisante la finition en bois et les pièces de charpente contre
l’humidité du sol. On draine aussi l’eau sous la surface du sol, pour empêcher que le sous-sol
soit humide. Pour ce faire un drain ou un tuyau perforé sont posés au périmètre de la maison.
Les contacts directs avec le sol sont à éviter : à moins que le bois soit d’une essence
très durable: un poteau posé sur un soubassement dur (pierre, béton…) est à préférer, mais
l’eau qui s’infiltre par capillarité entre les deux trouve du bois debout et pourra remonter dans
les fibres ; la pose d’une lisse basse sous le poteau oppose à l’eau capillaire des fibres
couchées, qui l’absorbent beaucoup moins, d’où une longévité plus grande; la séparation du
bois de l’assise par des pièces de métal est recommandée.
3) Protection mécanique
Pour les pergolas, poutres et charpentes prolongées vers l’extérieur, il est dans l'usage
de prévoir des revêtements en cuivre, en zinc, en tôle, ou autre, sur la face supérieure des
éléments en bois exposés aux intempéries. Les éléments exposés à la pluie ne présenteront pas
de bois de bout vers le haut, seront coupés de biais plutôt qu’horizontalement, auront des
profils étudiés pour le rejet de l’eau.
5) Disposition architecturale
Un certain art de construire qui choisit des essences appropriée, qui écarte les eaux de
ruissellement du bois, qui fait jouer la ventilation, etc. s'est transmis par bribes dans certains
corps de métiers et il est difficile de retrouver ce savoir dans son intégralité. On trouvera de
nombreuses références de livres qui traitent de la préservation du bois, parlant de protection
chimique en grande partie, mais qui ne traite que très rarement des dispositions architecturales
en détail, qui vont au-delà de conseils approximatifs du type : « Prendre des dispositions au
niveau de la construction pour empêcher que ne se créent dans le bois mis en œuvre des
conditions permettant le développement de parasites, etc. ». Trop de constructions en bois
(façades, jeux, bancs) mal conçues, sont protégées par le seul traitement-choc d'une
imprégnation (toxique et non durable) à l'arséniate de cuivre chromé (CCA). Certaines vieilles
charpentes, entièrement en bois, ont résisté aux injures du temps sans traitements modernes.
Ce qui indique un savoir ancien (qui consiste par exemple à passer au feu le pied des piquets
avant enfouissement) qui est perdu ou n'est plus considéré. Conscient de la fragilité du
matériau, les premières mesures de protection du bois vont souvent être étudiées au moment
de la conception architecturale d'un ouvrage en bois.
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durables), les bois soumis à une humidification occasionnelle (parois verticales non
protégées) de classe II, etc.
Il est important de s’assurer que le bois que l’on achète provient de forêts bien gérées.
Le premier label mondial attestant la bonne gestion des forêts est le Forest Stewardship
Council (FSC). Il fut mis au point après la Conférence des Nations unies sur l’environnement
et le développement à Rio de Janeiro en 1992, pour les aspects sociaux et environnementaux
du commerce du bois. Il est possible que se mette prochainement en place un label ISO 14000
équivalent.
- L'iroko
- Le moabi
- L'okoumé
- Le sapelli
- Le sipo
- Le dibétou
- Le doussié
- Le padouk
- L'azobé
- Le pachyloba
- Le teck d'Afrique
Ces bois sont largement utilisés à des fins de construction, de fabrication de meubles et
d'objets artisanaux, ainsi que dans l'industrie du bois. Cependant, il est important de noter que
certains de ces bois sont en voie de disparition en raison de la surexploitation. Il est donc
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important de faire preuve de prudence et de durabilité dans l'utilisation des ressources
forestières camerounaises.
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CHAPITRE 2 : HOTEL ET ARCHITECTURE
Les hôtels sont des établissements qui offrent des services d'hébergement aux
voyageurs. Ils peuvent varier en termes de taille, de catégorie et de services proposés. Dans ce
cours, nous allons explorer les différents types d'hôtels, les services qu'ils offrent et les aspects
importants à prendre en compte lors de la réservation d'un hôtel.
2. Hôtels de milieu de gamme : Ces hôtels offrent des hébergements confortables à des
prix modérés. Ils sont souvent situés dans des quartiers plus calmes et offrent une gamme
d'équipements tels que des restaurants, des salles de sport, des piscines et des services de
conciergerie. Les chambres sont généralement plus spacieuses que dans les hôtels
économiques et disposent de commodités supplémentaires telles que la télévision par câble, le
Wi-Fi gratuit et des articles de toilette de qualité.
3. Hôtels haut de gamme ou de luxe : Ces hôtels offrent une expérience haut de
gamme avec des hébergements de luxe et une gamme complète de services. Ils sont souvent
situés dans des destinations prisées et proposent des chambres élégantes avec des vues
panoramiques, des lits king-size, des salles de bains spacieuses et des équipements haut de
gamme tels que des spas, des restaurants gastronomiques, des piscines et des centres de
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remise en forme. Les hôtels haut de gamme offrent également un service personnalisé et des
options de divertissement exclusives.
4. Hôtels-boutiques : Ces hôtels sont caractérisés par leur taille plus petite et leur
ambiance intime. Ils sont souvent situés dans des quartiers branchés ou historiques et offrent
une expérience unique et personnalisée. Les chambres sont généralement décorées avec goût
et disposent d'équipements modernes. Les hôtels-boutiques mettent l'accent sur le service
attentionné, les installations uniques telles que des bars à cocktails ou des galeries d'art, et
offrent souvent des expériences gastronomiques spéciales.
5. Hôtels de charme : Ces hôtels sont souvent situés dans des bâtiments historiques ou
des maisons traditionnelles et offrent une atmosphère chaleureuse et accueillante. Les
chambres sont décorées avec des éléments locaux et disposent souvent de caractéristiques
architecturales uniques. Les hôtels de charme mettent l'accent sur l'authenticité, le service
personnalisé et offrent souvent des repas faits maison préparés avec des produits locaux.
6. Hôtels de villégiature : Ces hôtels sont situés dans des destinations de vacances
populaires, souvent près de la plage ou au milieu de paysages naturels magnifiques. Ils offrent
une gamme complète d'équipements pour les loisirs tels que des piscines, des spas, des
terrains de golf, des activités nautiques et des clubs pour enfants. Les chambres sont
confortables et offrent souvent une vue sur la mer ou les jardins.
7. Hôtels de chaîne : Ces hôtels appartiennent à une chaîne hôtelière et offrent une
expérience standardisée à travers toutes leurs propriétés. Ils sont souvent situés dans des zones
touristiques et offrent des chambres confortables avec des équipements de base. Les hôtels de
chaîne sont populaires auprès des voyageurs d'affaires et des familles en raison de leur
fiabilité et de leur accessibilité.
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II. Les différents services offerts par un hôtel
1. Réception et service client : La réception est le point central de tout hôtel. Les
employés de la réception sont responsables de l'enregistrement et du départ des clients, de la
remise des clés, de répondre aux questions et demandes des clients, de fournir des
informations sur les attractions locales et de résoudre les problèmes éventuels. Ils sont
également chargés de gérer les réservations et les paiements.
2. Service d'étage : De nombreux hôtels proposent un service d'étage, qui permet aux
clients de commander des repas, des boissons et d'autres articles directement dans leur
chambre. Ce service est généralement disponible 24h/24 et 7j/7 et est très pratique pour les
voyageurs qui préfèrent dîner dans l'intimité de leur chambre.
3. Restauration : La plupart des hôtels proposent des options de restauration sur place,
allant des restaurants gastronomiques aux cafés informels. Certains hôtels offrent également
des services de petit-déjeuner buffet ou à la carte. Les restaurants de l'hôtel peuvent servir une
cuisine locale ou internationale et sont souvent ouverts aux clients extérieurs.
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6. Services d'affaires : Les hôtels sont souvent équipés de salles de réunion et de
conférence, ainsi que de services de secrétariat et d'assistance technique pour les voyageurs
d'affaires. Certains hôtels offrent également des services de fax, d'impression et de
photocopie.
8. Services pour enfants : De nombreux hôtels proposent des services pour les familles
avec enfants, tels que des clubs pour enfants, des aires de jeux, des menus pour enfants et des
services de baby-sitting. Ces services permettent aux parents de profiter pleinement de leur
séjour tout en s'assurant que leurs enfants sont bien pris en charge.
10. Services de transport : Certains hôtels offrent des services de navette pour le
transport des clients vers et depuis l'aéroport ou d'autres destinations locales. Ils peuvent
également aider les clients à réserver des taxis ou à louer des voitures.
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III. Les hôtels en bois
Les hôtels en bois sont devenus une option de plus en plus populaire dans l'industrie
hôtelière, offrant une alternative écologique et esthétique aux constructions traditionnelles en
béton. Dans cette partie, nous explorerons en détail les exemples inspirants de ces
établissements à travers le monde.
A. Treehotel, Suède
1. Construction en bois massif avec vue sur l'océan : L'Explora Rapa Nui offre des
vues spectaculaires sur l'océan grâce à sa construction en bois massif.
2. Utilisation de matériaux locaux pour une immersion culturelle : L'hôtel utilise des
matériaux locaux, mettant en valeur la culture et les ressources de la région.
1. Suites suspendues dans des sphères en bois : Les Free Spirit Spheres proposent
des suites uniques suspendues dans des sphères en bois, offrant une expérience insolite au
cœur de la forêt.
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DEUXIEME PARTIE : PARTIE OPERATIONNELLE
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CHAP 3 : ELEMENT TECHNIQUE DE
CONSTRUCTION DU BOIS AU
CAMEROUN
Remarques préliminaires :
Nous rappelons que ce chapitre est un guide sur la construction bois. Ainsi, les
techniques décrites ci-dessous détaillent en priorité des éléments à base de ce matériau, même
si d’autres matériaux tels que le béton ou le fer ... peuvent aussi être utilisés.
Cela est vrai en particulier pour les éléments de structure horizontaux et verticaux
comme les dalles ou les poteaux.
Différents éléments chiffrés sont donnés dans ce chapitre, tels que des dimensions,
entraxes, portées : ils ne constituent que des données indicatives. Les données réelles doivent
faire l’objet de calculs précis tenant compte de la nature du terrain, de la topographie, des
différentes charges supportées, des matériaux retenus. Ces chiffres doivent être précisés par le
cabinet d’architecte ou le bureau d’études en charge du projet.
I. FONDATION
Introduction
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Indépendamment de la structure du bâtiment, 3 types principaux de fondation sont
couramment utilisés :
▪ Simple dalle béton, ou radier, posée à même le sol : pour éviter les remontées capillaires
d’humidité sur le plancher ou dans les murs, il faudra prévoir une étanchéité par dépose
d’un film adapté et/ou d’un produit hydrophobe de type bitumineux.
▪ Aménagement d’un vide sanitaire sur semelle périphérique continue : destiné à éloigner
l’espace d’habitation du sol, il empêche ainsi toute remontée d’humidité et est
particulièrement adapté en cas de terrain humide ou imperméable.
▪ Réseau de plots : mêmes avantages que le vide sanitaire en terme d’isolation et de
salubrité, grâce à une bonne ventilation, il permet la pose d’un plancher bois, réduit la
consommation de béton et rend la mise en œuvre plus simple. La consommation de
produits lourds et denses ainsi que celle d’eau étant réduite, le chantier est ainsi plus «
propre ».
Les interfaces sol-bâtiment étant limitées, le risque d’attaques par des agents
biologiques, champignons ou insectes, en particulier termites, se trouve ainsi minimisé. De
plus, la facilité d’accès à l’espace ainsi réservé sous le plancher bas permet une détection et un
traitement rapide dès la moindre apparition du risque.
Cas particulier des pieux en bois : il est possible de réaliser le réseau de plots décrit ci-
dessus à partir de plots en bois. Ils seront généralement ronds de diamètre compris entre 0.15
m et 0.25 m, et seront enfoncés dans le sol d’environ 1 m. Suivant les caractéristiques de
ceux-ci, ils pourront reposer sur des semelles béton.
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Figure : Mise en place des pieux en bois dans une fondation
27
Dans le cas de semelles dont la
longueur dépasse 10 m et/ou d’un sol
hétérogène l’armature devra être
doublée : 2 rangées de3 à 4 barres
HAØ8ou10mm
Mur de soubassement :
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2) Plots béton, semelles isolées
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Dans tous les cas, les plots, dans leur partie supérieure, sont reliées les uns aux autres,
par les longrines horizontales, bois ou béton, supports de la dalle ou du plancher inférieur et
plus généralement de l’ensemble de la structure du bâtiment.
■ Épaisseurs de 50 mm à 60 mm
Dans le cas de bâtiments de petite surface, ces longrines peuvent être réduites à une
simple ceinture périphérique de dimension la plus courante : 100 mm x 220 mm.
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Cas particulier des terrains en pente
▪ il y a lieu de privilégier le système sur plots pour éviter des terrassements importants
(excavation, remblaiement, nivellement ;
▪ dans le cas de semelles filantes, il est impératif de respecter une pente maximale de 2/3
ou 0.66 entre 2 niveaux successifs de ces éléments afin d’éviter des surcharges
ponctuelles excessives sur la partie basse.
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Drainage
Afin de pallier à tout risque ultérieur de désordres liés aux infiltrations d’eau
(ruissellement, fortes pluies, terrains imperméables,) dans le sol, plus particulièrement à
proximité des fondations, plots ou semelles, un réseau de drainage est fortement recommandé
: il est destiné à éloigner cette humidité du bâtiment et à limiter les problèmes d’affouillement
(particules du sol entrainées par l’eau de ruissellement), causes de déstabilisation des
fondations, donc du bâtiment.
Le drainage est assuré par enfouissement d’un drain en périphérie des fondations,
recouvert de matériaux perméables.
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II. Dalle – Plancher bas
Les « bases » du bâtiment étant désormais en place suivant les détails décrits dans le
paragraphe précédent, les premiers éléments de la construction proprement dite peuvent alors
être montés : il s’agit de la structure horizontale inférieure, dalle bois (ou plancher bas).
Rappel important :
Pour des raisons de salubrité, la distance minimale entre le sol et la face inférieure du
plancher bas devra être de 0.4 m en général et de 0.8 m si un risque termites est avéré. Cette
contrainte est assurée par la hauteur hors sol des plots ou du mur de soubassement.
Isolation phonique
Elle ne s'impose pas systématiquement au niveau du plancher bas. Dans le cas où elle
le serait, on se reportera aux techniques décrites au chapitre 4.6.
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1) Semelles + mur de soubassement : les porteuses reposeront
sur une lisse basse
• Préalablement fixée par chevilles métalliques à expansion, pattes à sceller ou tiges filetées,
sur la face supérieure du mur de soubassement.
• Et isolée de celle-ci par une barrière d'étanchéité (bande de feutre bitumine,...) destinée à
éviter les remontées capillaires.
La porteuse devra reposer sur la lisse basse sur une longueur d’au moins 50 mm et la
fixation entre ces 2 éléments sera assurée par cloutage ou vissage.
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2) Plots + longrines : les porteuses sont fixées aux longrines soit :
▪ Sur une lambourde si les hauteurs respectives de ces 2 éléments sont suffisantes
▪ Par l’intermédiaire de supports métalliques, sabots ou étriers
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Un système d’entretoises doit être mis en place entre les solives pour éviter tout dévers
de celles-ci, et ainsi renforcer la structure : elles seront constituées d’éléments massifs ou
d’étrésillons.
Dans le cas particulier ou les porteuses sont constituées de poutres en I ou treillis, avec
âme et membrures, il y aura lieu de se référer aux instructions d’utilisation établies par le
fabricant : les propriétés mécaniques de ce type d’élément étant directement liées aux
différents matériaux utilisés et à leur conception.
Cas particuliers
▪ Des zones à risque de charges lourdes : les charges lourdes ponctuelles doivent être
traitées par un renfort du solivage, en ajoutant des entretoises supplémentaires pour
mieux répartir les efforts. Une fondation spécifique peut aussi avoir été réalisée au droit
de la surcharge.
▪ Des porte-à-faux : ils peuvent être réalisés dans la mesure où leur longueur n’excède pas
4 fois la hauteur des solives. Dans le cas où ils sont dans le prolongement des solives, ils
sont simples à réaliser. Dans le cas contraire, ils nécessitent des précautions pour
l’ancrage sur la structure principale
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Figure : Portes à faux dans le Figure 18 : Détail porte à faux dans prolongement
prolongement des solives
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Pose du plancher bas
Il sera constitué :
La fixation sera réalisée par cloutage, vissage ou agrafage et dans tous les cas il y aura
lieu d’intercaler en sous face de ces éléments sur la structure porteuse (longrines, solives) une
bande d’étanchéité compressible. On notera que ce plancher bas participe au contreventement
général de la structure. Pour cela l’axe principal des panneaux ou des lames, la longueur devra
être perpendiculaire à celui des solives.
Par vissage ou cloutage seront fixées à plat des pièces de bois massifs, destinées à
recevoir les éléments porteurs (objet du chapitre 3). Leur dimension est généralement de 38
mm x120mm. On aura aussi fixé en sous face de ces semelles une bande d’étanchéité du coté
extérieur.
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III. STRUCTURE
On rencontre communément 4 types principaux de structure :
a) L’ossature bois
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Fixation des parois sur la base
Les éléments de parois une fois positionnés verticalement, sont déposés sur la semelle
(II). La liaison entre ceux-ci et la traverse basse de la paroi est assurée par vissage, clouage
(pointes torsadées ou annelées).
On aura auparavant pris soin de placer une nouvelle barrière d’étanchéité (joint
bitumineux) entre ces 2 éléments horizontaux.
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Fixation entre 2 parois contiguës
▪ Dans le cas de 2 parois continues, les 2 montants d’extrémité seront directement fixés
l’un à l’autre et la lisse supérieure « coiffera » également les 2 traverses hautes sur une
longueur d’au moins 0.6 m de part et d’autre de la liaison.
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Eléments supplémentaires :
Principe de construction :
Des poutres supportent l’ensemble des planchers et de la toiture : elles sont reliées à
des poteaux transférant ainsi les charges du bâtiment vers les fondations. L’espace entre les
poteaux est alors comblé par des parois pleines (maçonnées ou structure bois), des
menuiseries (portes et fenêtres), ou totalement vitré.
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Figure : Ossature avec remplissage bois ou maçonnerie
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Nature et section des éléments :
La portée des poutres en bois massif est généralement de 3,00 m à 4,80 m. Une trame
de 3,60 m est économique en raison de la largeur des panneaux des parois. Au-delà de 5,00 m,
on fera appel à des poutres en bois reconstitué.
Dans la mesure où les sections sont importantes on prévoira des systèmes anti fentes
pour les éléments massifs : débits hors cœur, rainures, perçages.
Dimensions courantes en mm
▪ Poutres : dans des conditions courantes de charges de plancher (150 daN/m2) et avec
une hauteur de poteaux de 2.5 m en moyenne, la section de chaque poutre sera établie
en fonction de la portée L de celle-ci, comme suit :
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- Hauteur H = 1/15L
- Épaisseur e = 1/2 H
Jonction poteaux-fondations
Ainsi le dispositif d’assemblage doit être suffisamment résistant pour assurer une
bonne transmission des charges entre les poteaux et les fondations. Celle-ci se fait
généralement par l’intermédiaire d’un connecteur métallique ancré dans la maçonnerie, ce qui
évite tout contact entre la maçonnerie (humide) et le bois.
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c) Le bois empilé
C’est un concept simple mais qui nécessite un volume plus important de bois. En
revanche le besoin en matériaux dérivés du bois type panneau est limité, voire nul.
Les murs extérieurs sont simplement constitués de rondins ou équarris empilés les uns
sur les autres et croisés aux angles. Séchage, profilages et entaillages sont les seules
opérations nécessaires.
photo
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À la conception et au montage les espaces seront réservés pour les menuiseries
extérieures, portes et fenêtres
Les parois ont une fonction de barrière entre le milieu extérieur « ouvert » et l’intérieur
« privé ». Elles contribuent à l’isolation thermique du bâtiment dans les pays tempérés,
fonction limitée voire inutile dans les pays de la zone tropicale concernée par cet ouvrage. Les
matériaux destinés à l’isolation thermique ne seront donc pas considérés, d’autant que leur
disponibilité sur le marché local n’est pas courante.
Composition de la paroi
Soulignons que la paroi peut être réalisée à partir de matériaux locaux traditionnels tels
que briquettes et torchis à base de végétaux et la terre, ce qui n’empêche pas la pose de
revêtements décoratifs intérieurs (lambris) et extérieurs (bardage bois).
i. Un revêtement extérieur
Même si d’autres matériaux sont utilisables, tels que briquettes minces à coller sur un
panneau, panneaux contreplaqués ou HDF (High Density Fiberboard) hydrofuges
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éventuellement rainurés, feuilles PVC ou aluminium, on préconisera ici les bardages bois,
compte tenu de la disponibilité de la matière première pour leur production locale.
La gamme de couleurs selon l’essence retenue, la variété des profils et des sections, les
différents modes de pose (horizontale, verticale, inclinée, à claire voie, mixte,...) offrent ainsi
esthétisme et possibilités de personnalisation du bâtiment chers au concepteur.
Moins courant mais éventuellement disponibles sur la marché local, les bardeaux bois,
planches de faible longueur obtenues par sciage ou fendage, offrent au bois local un nouveau
marché pour la construction (voir chapitre 4.7 sur les toitures).
Au niveau bas, le bardage devra recouvrir la lisse basse d’au moins 3 cm tout en
restant à une hauteur minimale de 20 cm du sol.
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Une lame d’air d’environ 2.5 cm sera réservée entre le bardage et l’élément suivant, le
pare-pluie : son rôle est de permettre une circulation d’air derrière le bardage et ainsi
d’évacuer toute humidité accidentelle. Une grille viendra fermer les extrémités hautes et
basses de la lame afin d‘éviter tout passage de corps étrangers (animaux ou autres).
ii. Un pare-pluie
Ils sont maintenus en place sur le contreventement ou sur la structure par vissage ou
agrafage ainsi que par les tasseaux assurant la circulation de l’air (voir lame d’air ci-dessus)
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Figure : Pare-pluie sur contreventement extérieur.
Dans tous les cas, son efficacité sera liée à une pose précise, toute surface non traitée
diminuant rapidement les performances acoustiques de l’ensemble.
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iv. Un revêtement intérieur
▪ D’une structure :
- Une traverse basse fixée au sol ;
- Une traverse haute fixée au plafond ;
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- Des montants verticaux.
Les 2 montants d’extrémité seront fixés à la structure des murs extérieurs et aux 2
traverses, les autres montants uniquement aux traverses. Un entre axe de 0,6 m sera réservé
entre 2 montants consécutifs pour les cloisons non porteuses. Dans le cas des murs de refend,
il sera réduit à 0,4 m pour les bâtiments de type R+1 et à 0,3 m pour les R+2. Des traverses
supplémentaires seront positionnées au droit des futures portes intérieures.
Avant leurs fixations sur les sols, plafonds et murs extérieurs on aura pris soin
d’intercaler une bande d’étanchéité à l’humidité et à l’air. Son rôle est aussi acoustique, en
particulier en limitant les grincements.
▪ D’un remplissage en matériau d’isolation phonique qui pourra être inséré dans
l’épaisseur de la structure.
▪ De 2 parements fixés par vissage ou agrafage sur la structure : plaque de plâtre,
panneaux dérivés du bois, lambris bois massif, ...
On notera que comme dans le cas des murs extérieurs, le passage des gaines
d’alimentation électrique sera réalisé dans l’épaisseur de la cloison.
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L’ensemble de ces éléments figure dans le schéma ci-dessous :
Comme cela a été mentionné dans le chapitre 4.3, il est important d’avoir positionné
dans le mur extérieur et au droit du mur de refend (ou de la cloison) un montant
supplémentaire, ainsi qu’un pare-vapeur.
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Figure : Détail liaison refend sur ossature extérieure
De plus, une lisse supérieure viendra « coiffer » les traverses hautes du mur extérieur
et du mur de refend en veillant à croiser les assemblages.
D’une manière générale la structure du plancher haut sera très similaire à celle du
plancher bas, objet du chapitre 4.2.
▪ De dimensions ;
▪ De fixations sur les cloisons inférieures ;
▪ D’entretoises ;
▪ De renforts sous charges lourdes et/ou ponctuelles ;
▪ De portes à faux ;
▪ De contreventements.
Il est rappelé que les calculs de charges, de dimensionnement des différents éléments,
des entre axes et portées, devront faire l’objet d’une étude précise et détaillée par l’architecte
ou par un bureau d’études spécialisé.
▪ Porteuses parallèles entre elles, reposant sur la traverse haute de la cloison du niveau
inférieur. L’appui sera total pour les 2 solives extérieures et limité aux 2 extrémités pour
les intermédiaires.
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Figure : Porteuses parallèles
▪ De solives transversales assemblées aux porteuses par entaillage (queue d’aronde par
exemple) ou par supports métalliques (connecteurs, équerres, sabots,..).
Les 2 porteuses extérieures sont en bois massif alors que les intermédiaires et les
transversales pourront être des poutres massives, en I ou treillis.
On utilise alors des panneaux à forte densité (fibres de bois, liège, cellulose, fibres de
verre, plâtre, etc.) pouvant supporter, par la suite, la charge des matériaux de revêtement et
des équipements meublés. Une épaisseur minimum de 10 à 20 mm est préconisée pour la
plupart des matériaux.
Variante :
Cas de murs extérieurs filants entre les 2 niveaux ou construction poteaux poutres.
Si le principe décrit ci-dessus reste globalement valable dans ces 2 cas, il y a lieu de
noter que l’absence de traverse sur le mur extérieur au droit du plancher haut, contraint alors à
fixer sur les montants de la cloison filante ou sur les poteaux une pièce massive dont la
section devra faire l’objet d’un calcul suivant la portée entre ses appuis. Cet élément
supplémentaire est connu sous le nom de muralière (voir figure 39).
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Figure : Muralière pour ossature filante
Il s’agit d’une partie du plancher laissée vide et réservée au passage vertical d’un
conduit de cheminée ou à l’installation d’un escalier.
La surface d’une trémie est limitée. Elle s’applique uniquement aux utilisations ci-
dessus et non pas aux mezzanines : ces éléments, considérés comme des variantes ou comme
un aménagement intérieur, ne font pas l’objet de ce document.
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