Séquences pédagogiques sur la tragédie
Séquences pédagogiques sur la tragédie
Première séquence
Évaluation diagnostique………………………………………………………………………6
Exposé-discussion……………………………………………………………………………10
Lecture méthodique : Prologue……………………………………………………………....13
Langue : lexique relatif au théâtre……………………………………………………………18
Lecture méthodique………………………………………………………………….……….20
Activité orale : les auteurs tragiques………………………………………………………….25
Activité de langue l’énonciation……………………………………………………………...27
Production écrite résumé du mythe d’Antigone……………………………………………...29
Evaluation diagnostique………………………………………………………………………31
Deuxième séquence
Travaux Exposé – discussion : - Connaître les caractéristiques du 20éme siècle Amener l’apprenant à sélectionner des informations pour la
encadrés - Aperçu sur le siècle. rédaction d’un récit biographique.
- Biographie de J. Anouilh. - Responsabiliser l’apprenant et l’amener à faire des recherches
documentaires.
Langue Lexique relatif au théâtre. Reconnaître le lexique relatif au théâtre Comprendre et employer le lexique pour l’étude d’une pièce de
théâtre.
Production Rédaction de la biographie de Jean Rédiger une biographie à partir de quelques notes Etre capable de rédiger un récit biographique à partir de notes
écrite. Anouilh. prises lors des travaux encadrés.
Lecture L’ouverture : La nourrice : «D’où Analyser un passage tragique Etre capable de faire une analyse du passage afin d’y déceler
méthodique viens – tu ?........ Antigone : non, quelques caractéristique de la tragédie moderne.
nounou »
Activités orales. Exposé : Les principaux auteurs faire une recherche et se documenter sur un sujet Amener les élèves à recueillir des données et les organiser afin
tragiques de l’Antiquité grecque. de faire un exposé.
Langue L’énonciation Etudier l’énonciation Détecter et reconnaître les différentes marques de l’énonciation
dans le discours.
Production Résumé du mythe d’Antigone Rédiger un résumé à partir d’un schéma s’approprier les étapes d’un résumé
écrite.
-1-
Evaluation Evaluation diagnostique Evaluer les compétences des élèves Etre capable d’exploiter ses connaissances antérieures.
-2-
II. Deuxième séquence :
Compétences : - Reconnaître les différentes phases et composantes de la progression dramatique : L’exposition, le noeud, le dénouement ….
- Identifier les différents registres utilisés et notamment le registre tragique.
- Produire des textes relevant du théâtre.
Capacités : - faire réfléchir l’élève sur les procédés de l’argumentation et de l’écriture théâtrale à travers quelques extraits de l’œuvre.
Durée de la séquence : 15 heures.
Production écrite. Rédiger un portrait. Rédiger le portrait d’Antigone et d’Ismène -donner les traits physiques d’une
personne
-donner les traits moraux d’une personne.
-Identifier le contraste entre deux
personnes.
Activités orales Débattre d’un sujet : Débattre d’un sujet - Donner son point de vue à propos de la
La situation de femme situation de la femme.
marocaine : - Confronté les point de vue.
- Chercher des idées et pouvoir comparer
entre deux situations différentes.
Lecture méthodique Le moment de vérité. Etudier une scène de confrontation : Reconnaître les caractéristiques du nœud.
« pourquoi as – tu tenté d’enterrer ton Antigone/Créon. Dégager la structure argumentative (Antigone
frère ? …….. pour personne, pour moi. » argumente, Créon proteste)
Comparer les deux profils.
Repérage des adjectifs, du lexique, et des registres.
Repérer l’ironie dans le passage.
-3-
Langue Les registres de langue Distinguer les registres de langue
Reconnaître les différents registres de langue Contextualiser son savoir.
Activités orales La condamnation à mort Débattre et argumenter son point de vue sélectionner les arguments et les contre arguments
Confronter les points de vue
Travailler en groupe
Production écrite La condamnation à mort Rédiger un texte argumentatif choisir les arguments pour argumenter
Lecture méthodique Extrait : pp 102-105 Etudier le portrait tragique du père Situer le passage.
l’anti-père et le fils désespéré. Relever les champs lexicaux (amour, virilité, mort)
Etre capable de distinguer entre le discours de la
raison politique et le discours amoureux.
Activité de langue La métaphore Reconnaître une métaphore Utiliser une métaphore
Distinguer la métaphore de la comparaison
Production écrite. Rédaction d’un dialogue entre un père et Rédiger un dialogue en prenant compte de Utiliser les temps et les modes adéquats.
son fils toutes ses composantes Respecter les indications scéniques.
Imaginer un objet de discussion.
Utiliser le vocabulaire et les phrases adéquates.
Exploiter ses situations familiales dans la rédaction du
dialogue.
Etude de texte Le dénouement : la mort d’Antigone Etudier le dénouement tragique. Saisir la portée humaniste de la pièce.
« LE MESSAGER, fait irruption, Formuler des idées d’ordre philosophique sur la portée
criant….Fin » symbolique de la pièce.
Langue Exprimer l’antériorité dans une Reconnaître et utiliser une proposition Délimiter une proposition subordonnée de temps.
subordonnée de temps. subordonnée de temps Utiliser les temps et les modes adéquats.
Employer les diverses conjonctions de subordination
qui exprime le temps.
être capable de savoir quand et pourquoi utiliser une
proposition subordonnée de temps.
Activités orales Jouer une scène de théâtre. Dramatiser une scène de théâtre. Développer ses les compétences oratoires
Se servir de la gestuelle, des autres expressions
corporelles.
Production écrite Atelier d’écriture : rédaction d’un mini Réaliser un mini scénario Travailler en groupe.
scénario à partir d’une situation Organiser les tâches et les idées.
-4-
Imaginer et inventer.
Evaluation Evaluation sommative Evaluer les compétences acquises
-5-
Mini-séquence sur la poésie épique
Compétence : étudier le genre épique
Capacités : connaître quelques caractéristiques du genre épique
Lecture méthodique Poème épique : Soir de bataille de Etudier un poème épique Déceler les caractéristiques du genre épique.
José Maria de Heredia Relever les procédés relatifs au genre épique
(syntaxique, historique, poétiques…etc.)
Langue La gradation et l’hyperbole Maîtriser quelques figures de style Identifier la gradation et l’hyperbole
Relever les procédés relatifs à chaque figure
Distinguer entre les deux figures
Production écrite Le récit épique Rédaction d’un récit épique Caractériser des personnes, caractériser des
activités,
utiliser les connaissances acquises
Développer le style personnel
Activité orale Le conte marocain Discussion et débat Mémoriser, traduire, reconstituer,
Lecture méthodique Hernani. Acte IV le monologue du Etudier un poème épique Renforcer les connaissances acquises
roi Don Carlos. Victor Hugo
Langue la phrase complexe Reconnaître une phrase complexe Dégager une phrase complexe
Produire des phrases complexes
Production écrite Le portrait épique Rédiger un portrait épique Décrire, caractériser, amplifier.
évaluation
-6-
Niveau : 1Bac
Durée : 1h
Compétence : discuter un sujet
Capacités :
Effectuer des recherches
Sélectionner les informations utiles
Communiquer oralement
S’approprier quelques caractéristiques du genre épique
Evaluation diagnostique :
1. Mise en situation :
- Amener les élevés par des questions / réponses à construire le paragraphe suivant :
- La tragédie est née en Grèce. C’est un genre dramatique qui met en scène des
personnages historiques ou mythologiques s’exprimant dans un langage soutenu. La
tragédie se distingue de la comédie par ses héros et leurs destins implacables qui
inspirent terreur et compassion - Aristote est un des premiers à avoir analysé le
genre tragique. Il définit la tragédie comme « l’imitation d’une action de caractère
élevé et complète, faite par des personnes en action et non au moyen d’un récit, et
qui suscitant pitié et crainte, père la purgation (catharsis) propre à de pareille
émotions.
* Le lieu : une seule pièce pour une seule scène.
* Le temps : Le temps de la représentation est équivalent au tps de la pièce.
* L’action : La tragédie commence là ou l’action se modifie.
- Le principe de la catharsis : la tragédie doit purger les passions et inspirer terreur et
pitié aux spectateurs.
- Contrôle de la compréhension
- Quel est le berceau de la tragédie ?
-Comment sont les pers de la tragédie ?
-Qui est ARistote ? Quelle forme donne – t – il à la tragédie ?
- Comment s’organise une tragédie ?
- Quel est le principe des trois unités ?
-7-
Le mythe d’Œdipe :
La reine Jocaste attend un enfant. Son mari, Laïos, roi de Thèbes, s'enquiert auprès des
dieux, comme il est naturel, de ce qui va venir. La réponse de l'oracle est terrible : " Il tuera son
père ; il épousera sa mère". Il décide d'échapper à son destin : il attacha les deux pieds de son fils
nouveau-né, qu'ils percent, et ils ordonnent qu'il soit abandonné dans la montagne, aux bêtes
sauvages sur les flancs du mont Cithéron. Le bébé gémissant émeut le cœur du serviteur chargé de
la besogne. Il le confie à des bergers du roi de Corinthe, qui l'amènent à leur maître Polybos, roi de
Corinthe sa femme Périboea désespérait justement d'avoir un héritier, Polybos l'appela Œdipe
("celui qui a les pieds enflés ", en grec) et l'éleva comme son propre fils. Des années passent. Un
jour, pendant une querelle, un Corinthien traite Œdipe d'enfant trouvé. Celui-ci, alarmé, part
demander la vérité à Pythie de Delphes. En chemin, un vieillard monté sur un char lui commande,
un peu trop impérieusement, de s'écarter de son chemin. Œdipe, qui a le sang vif, le tue. C'était
bien sûr le roi Laïos, son père. Ainsi, Œdipe accomplit la prophétie sans le vouloir.
Œdipe arriva à Thèbes, qui était sous la coupe d'un monstre sanguinaire appelé le Sphinx,
lion à tête de femme. La créature bloquait les routes menant à la ville, tuant et dévorant les
voyageurs qui ne pouvaient résoudre l'énigme fameuse qu'elle leur proposait : " Quel est l'animal
qui le matin marche sur quatre pieds, à midi sur deux et le soir sur trois ?". Œdipe répond sans
hésiter que c'est l'homme, qui au matin de sa vie marche à quatre pattes, va sur ses deux jambes à
l'âge adulte et s'aide d'une canne pour soutenir sa vieillesse. Le Sphinx, vexé, se suicide. Œdipe
s'attira les faveurs de la ville pour avoir libéré Thèbes du Sphinx. En remerciement, les Thébains le
firent roi et lui donnèrent comme épouse la veuve de Laïos, Jocaste. Pendant de nombreuses
années, le couple vécut heureux, ne sachant pas qu'ils étaient en réalité mère et fils. La seconde
partie de l'oracle est accomplie.
Les années passent, des enfants naissent du couple incestueux, deux garçons :Etéocle et
Polynice et deux filles : Antigone et Ismène. Les dieux, qui ont longtemps favorisé le règne
d’Œdipe, s'aperçoivent soudain, dans un spectaculaire accès de mauvaise foi, que ce roi est un
meurtrier.
Jusqu'au jour où la peste ravagea le pays. Œdipe, innocemment, envoie son oncle Créon à
Delphes, et l'oracle de Delphes proclama que le meurtre de Laïos devait être puni et que la maladie
ravagera la cité tant que son meurtre ne sera pas vengé. Œdipe prononce alors contre le meurtrier
une malédiction sauvage, et consulte le divin Tirésias pour connaître le nom du coupable. Tirésias
esquive, feinte, suscite même contre lui les soupçons du roi. Finalement, excédé, il conseille à
Œdipe de consulter ses serviteurs. L'un d'eux, témoin du meurtre, est le même esclave qui autrefois
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a "perdu" l'enfant sur le Mont Cithéron. La vérité est dévoilée et Jocaste se suicide de désespoir, et
lorsque Œdipe se rendit compte qu'elle était morte et que leurs enfants, Etéocle, Polynice, Antigone
et Ismène étaient maudits ; il se creva les yeux avec les broches de la reine et renonça au trône. Il
part sur les routes, la main sur l'épaule d'Antigone, chercher un pardon problématique. Parvenu en
Attique, il est purifié de son crime par Thésée, et en reconnaissance meurt à Colone : un oracle n'a
t’il pas déclarer que l'endroit où serait érigée sa tombe serait béni par les dieux ? Ses enfants ont
d'ailleurs essayé en vain de le faire revenir à Thèbes.
Le mythe d’Antigone :
Antigone appartient aux légendes attachées à la ville de Thèbes. Elle est l’une des
enfants nés de l’union incestueuse du roi de Thèbes Œdipe et de sa propre mère.
Jocaste. Antigone est la sœur d’Ismène, d’Etéocle et Polynice. Elle fait preuve d’un
dévouement et d’une grandeur d’Une sans pareil dans la mythologie. Quand son père
est chassé de Thèbes par ses frères et quand, les yeux grevés, il doit mendier sa
nourriture sur les routes, Antigone lui sert de guide.
Elle veille sur lui jusqu’à la fin de son existence et l’assiste dans ses derniers
moments. Puis Antigone revient à Thèbes. Elle y connaît une nouvelle et cruelle
épreuve. Ses frères Etéocle et Polynice se disputent le pouvoir. Ce dernier fait appel à
une armée étrangère pour assiéger la ville et combattre son frère Etéocle. Après la mort
de deux frères, Créon, leur oncle prend le pouvoir. Il ordonne des funérailles
solennelles pour Etéocle et interdit qu’il soit donné une sépulture à Polynice, coupable
à ses yeux d’avoir porté les armes contre sa partie avec le concours d’étrangers .Ainsi
l’âme de
Polynice ne connaîtra jamais le repos. Pourtant Antigone, considère comme sacré le
devoir d’ensevelir les morts, se rend une nuit auprès du corps de son frère et verse sur
lui, selon le rite, quelques poignées de terre. Créon apprend d’un garde qu’ Antigone a
recouvert de poussière le corps de Polynice. On amène Antigone devant lui et il la
condamne à mort. Elle est enterrée vivre dans le tombeau des Labdacides. Hémon, fils
de Créon et fiancé d’Antigone se suicide désespoir. Eurydice, l’épouse de Créon ne
peut supporter la mort de ce fils qu’elle adorait mettra fin elle aussi à ses jours.
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Questions de contrôle :
- Citez tous les membres de la famille d’Antigone.
- Pourquoi Œdipe est chassé de la ville de Thèbes ?
- Est-ce que Créon a tué Antigone ?
- Que fait le fils de Créon ? pourquoi ?
- Quel était le sort de la femme de Créon ? pourquoi ?
Application :
1/ - Donnez le nom d’une comédie et de deux tragédies.
- Comment est la fin de la tragédie ?
- Comment est la fin de la comédie ?
- Explique le concept de « Catharsis ».
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Travaux encadrés : Exposé – discussion.
-Aperçu sur le xx éme siècle
- Biographie de Jean Anouilh.
Niveau : 1Bac
Durée : 1h
Compétence : Connaître les caractéristiques du 20éme siècle
Capacités : Amener l’apprenant à sélectionner des informations pour la rédaction d’un
récit biographique.
- Responsabiliser l’apprenant et l’amener à faire des recherches
documentaires.
Conflits et tragédies :
En France, en Europe, puis dans le monde entier, par la succession des crises
économiques (1929) et des guerres (1914- 1918 ; 1933- 1945), notre 20éme.
Aura été celui des drames majeurs de l’humanité, Au-delà des en grenages de haines et
de violences, plusieurs événements dominent cet horizon souvent tragique de l’histoire
contemporaine : la « grande ………. humaine de Verdun lors du premier conflit
mondial : la barbarie nazie lors du second , en 1945 : Hiroshima ou les prémices de
l’apocalypse nucléaire et Yalta ou le partage du monde en zone d’influence américaine
et soviétique , dans les années cinquante l’enlisement français dans les bombardements
d’Indochine ( 1954 ) puis d’Algérie
( 1954 – 1962 ) ; le durcissement de « la guerre froide ; les conflits au Maroc _ orient
( 1967 – 1973 ) ; l’impuissance de l’ONU à maîtriser les conflits en Europe ( Bosnie ,
Kosovo ) et en Afrique ( Somalie , Rwanda ) .Rénovations et espérances :
Pourtant malgré ces drames à répétition, la seconde moitié du siècle a vu se lever de
nouvelles espérances. Après les heures sombres de la défaite de 1940 et de
l’Occupation, la France se redresse vigoureusement sur le plan économique pendant les
4 et 5 républiques.
Sur le plan international, les années soixante furent aussi pour la France celle de
l’achèvement de la décolonisation, puis des dep. De la communauté européenne qui n’a
depuis cesse de s’élargir. Ailleurs dans le monde d’autres événements majeurs sont
intervenus dans les vingt dernières années : la chute de grandes dictatures ( Espagne,
- 11 -
Chili, Grèce ); celle surtout du mur de Berlin ( 1989 ) conduisant à la réunification de
l’Allemagne; la fin de l’Apartheid en Afrique du Sud ( 1994 ) ou encore la difficile
mais salutaire mise en pratique du «droit d’ingérence humanitaire ( Somalie , Bosnie ) .
Faillite des idéologies et « défaite de la pensée »
Les dernières décennies du 20 s. Sont profondément par le reflux puis l’effondrement
spectaculaire de l’idéologie communiste, de ses divers
« Modèles » (Soviétique, Chinois) et de plusieurs régimes qui l’incarnaient de ses
formes les plus dictatoriales ou sanguinaires (Roumanie, Cambodge)
Mais la faillite du marxisme n’a pas pour autant donné corps , dans le monde occidental
, à une alternative incontestable .Propulsée par une formidable accélération des progrès
technologiques et notamment des moyens de communication , la société dite de
consommation a engendré ses propres crises dont les événement de Mai 1968 en France
sont les signes avant coureurs crises d’identité sociale ( chômage , précarité ) , reflux
des valeurs ou repères traditionnels ( école , famille , religion ) . Certains philosophes
parlent de « défaite de la pensée pour désigner le risque de déracinement et de
banaliser culturels que compte le développement d’une culture de masse «
américanisée dont les supports techniques (télévision, informatique, Internet)
deviennent les nouveaux objets de « culte planétaires.
La vie et les formes littéraires :
« La belle époque : Au lendemain du double « épuisement du naturalisme et du
symbolisme, le 20 s. littéraire s’ouvre par une belle époque qui l’est d’abord pour les
trois grands genres traditionnels . La poésie avec Apollinaire, le théâtre avec Claudel et
le roman avec Gide et Proust paraissant en effet retrouver un souffle nouveaux et
surmonter leur épuisement de le fin du 19 s. Mais la Grande Guerre précipite la brutale
confrontation de la littérature et de l’art en général avec les réalités – technique, sociale
et idéologiques – d’un « modernisme dont le poète Paul Valéry avait pressenti qu’il
rendait les civilisations « nouvelles ».
* La temps des engagements : L’effondrement, dans les violences se la guerre, des
valeurs de l’humanisme traditionnel provoque alors la réapparition d’une conscience
tragique que la littérature de l’entre – deux – guerres va s’efforcer de décrire pour tenter
de la surmonter. De la révolution surréaliste ( Breton , Aragon ) à l’existentialisme
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( Sartre , Camus ) en passant par des œuvres dramatiques comme celle de Giraudoux ,
toute une génération redécouvre ainsi l’urgence de certaines questions : quelle fonction
pour l’écrivain ; quelle formes pour l’engagement , individuel ou collectif ( avant –
gardes ; manifestes ) ; quels symboles , quelles figures d’un nouvel héroïsme peut – on
apposer à l’inévitable « montée des périls fascisme , nazisme ?
* La littérature en question : Après l’épreuve douloureuse mais souvent courageuse de
la Résistance, la littérature des années 1950 – 1970 doit affronter de nombreux défis :
faillite annoncée des croyances et des idéologies ; déclin des « maîtres à penser ;
mondialisation des concurrence effrénée de toutes les formes de l’image (cinéma, télé,
vidéo).
Tous les genres sont affectés par une crise des valeurs et des pratiques littéraires
(nouveau roman, nouveau théâtre, nouvelle critique …
- Biographie de J. Anouilh.
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Niveau : 1Bac
Durée : 1h
Support : Le prologue :
Décor
Un décor neutre. Trois portes semblables. Au lever du rideau, tous les personnages sont
en scène. Ils bavardent, tricotent, jouent aux cartes.
Le Prologue se détache et s’avance.
Le prologue
Voilà. Ces personnages vont vous jouer l’histoire d’Antigone. Antigone, c’est la petite
maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense.
Elle pense quelle va être Antigone tout à l’heure, quelle va surgir soudain de la maigre
jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux dans la famille et se
dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son oncle, qui est le roi. Elle
pense quelle va mourir, quelle est jeune et quelle aussi, elle aurait bien aimé vivre. Mais
il n y a rien à faire. Elle s’appelle Antigone et il va falloir quelle joue son rôle jusqu’au
bout... Et, depuis que ce rideau s’est levé, elle sent quelle s’éloigne à une vitesse
vertigineuse de sa sœur Ismène, qui bavarde et rit avec un jeune homme, de nous tous,
qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n’avons pas à mourir ce soir.
Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l’heureuse Ismène, c’est Hémon, le
fils de Créon. Il est le fiancé d’Antigone. Tout le portait vers Ismène: son goût de la
danse et des jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi, car Ismène
est bien plus belle qu’Antigone; et puis un soir, un soir de bal où il n’avait dansé
qu’avec Ismène, un soir où Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle robe, il a été
trouver Antigone qui rêvait dans un coin, comme en ce moment, ses bras entourant ses
genoux, et il lui a demandé d'être sa femme. Personne na jamais compris pourquoi.
Antigone a levé sans étonnement ses yeux graves sur lui et elle lui a dit «oui» avec un
petit sourire triste... L’orchestre attaquait une nouvelle danse, Ismène riait aux éclats, là-
bas, au milieu des autres garçons, et voilà, maintenant, lui, il allait être le mari
d’Antigone. Il ne savait pas qu’il ne devait jamais exister de mari d’Antigone sur cette
terre et que ce titre princier lui donnait seulement le droit de mourir.
- 14 -
Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, près de son page, c’est Créon.
C’est le roi. Il a des rides, il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les hommes.
Avant, du temps d’Œdipe, quand il n’était que le premier personnage de la cour, il
aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits antiquaires de
Thèbes. Mais Œdipe et ses fils sont morts. Il a laissé ses livres, ses objets, il a retroussé
ses manches, et il a pris leur place.
Quelquefois, le soir, il est fatigué, et il se demande sil n’est pas vain de conduire les
hommes. Si cela n’est pas un office sordide qu’on doit laisser à d’autres, plus frustes...
Et puis, au matin, des problèmes précis se posent, qu’il faut résoudre, et il se lève,
tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée.
La vieille dame qui tricote, à côté de la nourrice qui a élevé les deux petites, c’est
Eurydice, la femme de Créon. Elle tricotera pendant toute la tragédie jusqu’à ce que son
tour vienne de se lever et de mourir. Elle est bonne, digne, aimante. Elle ne lui est
d’aucun secours. Créon est seul. Seul avec son petit page qui est trop petit et qui ne peut
rien non plus pour lui.
Ce garçon pâle, là-bas, au fond, qui rêve adossé au mur, solitaire, c’est le Messager.
C’est lui qui viendra annoncer la mort d’Hémon tout à l’heure. C’est pour cela qu’il na
pas envie de bavarder ni de se mêler aux autres. Il sait déjà...
Enfin les trois hommes rougeauds qui jouent aux cartes, leurs chapeaux sur la nuque, ce
sont les gardes. Ce ne sont pas de mauvais bougres, ils ont des femmes, des enfants, et
des petits ennuis comme tout le monde, mais ils vous empoigneront les accusés le plus
tranquillement du monde tout à l’heure. Ils sentent l’ail, le cuir et le vin rouge et ils sont
dépourvus de toute imagination. Ce sont les auxiliaires toujours innocents et toujours
satisfaits d’eux-mêmes, de la justice. Pour le moment, jusqu’à ce qu’un nouveau chef de
Thèbes dûment mandaté leur ordonne de l’arrêter à son tour, ce sont les auxiliaires de la
justice de Créon.
Et maintenant que vous les connaissez tous, ils vont pouvoir vous jouer leur histoire.
Elle commence au moment où les deux fils d’Œdipe, Étéocle et Polynice, qui devaient
régner sur Thèbes un an chacun à tour de rôle, se sont battus et entre-tués sous les murs
de la ville, Étéocle l’aîné, au terme de la première année de pouvoir, ayant refusé de
céder la place à son frère. Sept grands princes étrangers que Polynice avait gagnés à sa
cause ont été défaits devant les sept portes de Thèbes. Maintenant la ville est sauvée, les
deux frères ennemis sont morts et Créon, le roi, a ordonné qu’à Étéocle, le bon frère, il
serait fait d’imposantes funérailles, mais que Polynice, le vaurien, le révolté, le voyou,
serait laissé sans pleurs et sans sépulture, la proie des corbeaux et des chacals..
Quiconque osera lui rendre les devoirs funèbres sera impitoyablement puni de mort.
Pendant que le Prologue parlait, les personnages sont sortis un à un. Le Prologue
disparaît aussi.
- 15 -
I/ Identification du texte :
A/ Situation du texte
De quoi s’agit-il ?
Quel est le sens du mot prologue ?
Où se situe cette scène ?
Quelle est sa fonction ?
Que présente-elle ?
Qu’annonce-elle ?
Le prologue : C’est la scène d’exposition qui ouvre la pièce Antigone de Jean Anouilh écrite en
1944. Elle présente les personnages, leurs rôles, leurs traits et annonce ainsi les actions à venir.
B/ Caractéristiques :
C/ Hypothèse de lecture :
Qui parle ?
A qui s’adresse t-il ?
Quel est le rôle du prologue ?
Que présente-t-il ?
Dans cette scène d’exposition, le prologue s’adresse directement au public et lui fournit
les indications nécessaires pour suivre et vivre l’action de la pièce. Il présente aussi les différents
personnages de l’histoire : leurs liens, leurs caractères, leurs traits physique et moraux et même
leur destin. Il nous offre aussi une vision panoramique sur les circonstances de l’histoire.
-Les autres garçons, L’orchestre, Le page, Les sept grands princes étrangers, La nourrice.
1ere conclusion :
D’après ces deux hypothèses de lecture, que peut-on déduire ? Quel est le sort de l’héroïne ?
Quel est le destin des autres protagonistes?
Dans cette scène d’exposition, le prologue donne d’avance une vision tragique. Antigone
est condamnée à mourir vivante, son fiancé se suicide, sa mère Eurydice désespéré mettra fin à
sa vie. Autrement dit, la fatalité écrase tous les protagonistes.
- 17 -
- L’idée de la mort : « Elle pense qu’elle va mourir… ? »
D’après ces deux champs lexicaux, la fatalité et la mort, le texte reçoit sa tonalité
tragique. Autrement dit, le destin fatal est inéluctable.
Synthèse :
Le prologue annonce d’avance la tonalité tragique de cette pièce. L’héroïne Antigone est
présentée comme un personnage tragique qui doit subir la fatalité inéluctable. Elle ne peut rien
faire et elle doit se plier à son destin. Ce tragique trouve son origine dans le mythe d’Œdipe et
dans la mort des deux frères. Il s’accentue avec Créon qui se trouve obligé à tuer sa nièce
Antigone.
- 18 -
Activités de langue : Lexique relatif au théâtre.
Niveau : 1 A. L.
Durée : 1 heure.
Compétence : Reconnaître la caractéristique du genre théâtral.
Capacité : Comprendre et employer le lexique pour l’étude d’une pièce de théâtre.
Mise en situation :
- Une pièce de théâtre qui fait rire, on dit c’est une …..
- Qu’est – ce qu’une comédie ?
- C’est une pièce comique mettant en scène des personnages du peuple dont on se
moque des défauts. Son dénomment est heureux.
- Quel est l’antonyme de comédie ?
- Est – ce que vous avez déjà lu le bonjour Gentilhomme ?
- De quoi est composée cette pièce ?
- Acte : Chacune des divisions d’une pièce de théâtre. Il est découpé en plusieurs
scènes.
- Scène : - Division d’un acte.
- Espace de jeu (planche, plateau …….)
- A qui sert la première scène dans une pièce de théâtre ?
- Elle sert présenter le lien, le temps, les personnages, l’action, …..
- On l’appelle comment ? Scène d’exposition.
- Comment est structurée une scène de théâtre ?
- L’exposition, le nœud, le rebondissement, le dénouement.
- Quel est le nom de celui qui interperte un rôle au théâtre ? L’acteur.
- 19 -
- Lorsqu’un acteur parle longuement dans le théâtre on parle de tirade. Qu’est – ce
qu’une tirade ?
- Tirade : langue suite de phrases dites sons interruption par une pose.
- Stichomythie : Echanger de courtes répliques. (Vers pour vers, mot pour mot).
- Le monologue : Discours adressé à soi même.
- L’aparté : mot ou parole que l’acteur dit à part soi et qu’il adresse au public.
- L’intrigue : L’ensemble des événement qui constituent le déroulement de la pièce.
- Le coup de théâtre : renversement brutal de situation dans une pièce de théâtre.
Appropriation :
- 20 -
Activité : lecture méthodique
Niveau : 1Bac
Durée : 1 heure
Compétence : Reconnaître les caractéristiques d’une tragédie moderne.
Capacité : Etre capable de faire une analyse du passage afin d’y déceler quelques
caractéristiques de la tragédie moderne.
D’où viens-tu?
Antigone
De me promener, nourrice. C’était beau. Tout était gris. Maintenant, tu ne peux pas
savoir, tout est déjà rose, jaune, vert. C’est devenu une carte postale. Il faut te lever plus
tôt, nourrice, si tu veux voir un monde sans couleurs.
Elle va passer
La nourrice
Je me lève quand il fait encore noir, je vais à ta chambre pour voir si tu ne tes pas
découverte en dormant et je ne te trouve plus dans ton lit!
Antigone
Le jardin dormait encore. Je lai surpris, nourrice. Je lai vu sans qu’il sen doute. C’est
beau, un jardin qui ne pense pas encore aux hommes.
La nourrice
Tu es sortie. J’ai été à la porte du fond, tu lavais laissée entrebâillée.
Antigone
Dans les champs, c’était tout mouillé, et cela attendait. Tout attendait. Je faisais un bruit
énorme toute seule sur la route et j’étais gênée, parce que je savais bien que ce n’était
pas moi qu’on attendait. Alors, j’ai enlevé mes sandales et je me suis glissée dans la
campagne sans quelle sen aperçoive.
La nourrice
Il va falloir te laver les pieds avant de te remettre au lit.
Antigone
Je ne me recoucherai pas ce matin.
la nourrice
A quatre heures! Il n’était pas quatre heures! Je me lève pour voir si elle n’était pas
découverte. Je trouve son lit froid et personne dedans.
Antigone
Tu crois que si on se levait comme ça tous les matins, ce serait tous les matins aussi
beau, nourrice, d’être la première fille dehors?
La nourrice
- 21 -
La nuit! C’était la nuit! Et tu veux me faire croire que tu as été te promener, menteuse!
D’où viens-tu?
la nourrice
Fais la folle! Fais la folle! Je la connais, la chanson. J’ai été fille avant toi. Et pas
commode non plus, mais tête dure comme toi, non. D’où viens-tu, mauvaise?
La nourrice
Tu avais un rendez-vous, hein? Dis non, peut-être.
Antigone, doucement
Oui. J’avais un rendez-vous.
La nourrice
Tu as un amoureux?
La nourrice, éclate.
Ah! C’est du joli! C’est du propre! Toi, la fille d’un roi! Donnez-vous du mal; donnez-
vous du mal pour les élever! Elles sont toutes les mêmes! Tu n’étais pourtant pas
comme les autres, toi, à t’attifer toujours devant la glace, à te mettre du rouge aux
lèvres, à chercher à ce qu’on te remarque. Combien de fois je me suis dit: «Mon Dieu,
cette petite, elle n’est pas assez coquette! Toujours avec la même robe, et mal peignée.
Les garçons ne verront qu’Ismène avec ses bouclettes et ses rubans et ils me la
laisseront sur les bras.» Hé bien, tu vois, tu étais comme ta sœur, et pire encore,
hypocrite! Qui est-ce? Un voyou, hein, peut-être? Un garçon que tu ne peux pas dire à
ta famille: «Voilà, c’est lui que j’aime, je veux l’épouser.» C’est ça, hein, c’est ça?
Réponds donc, fanfaronne!
La nourrice
Et elle dit oui! Miséricorde! Je lai eue toute gamine; j’ai promis à sa pauvre mère que
j’en ferais une honnête fille, et voilà! Mais ça ne va pas se passer comme ça, ma petite.
Je ne suis que ta nourrice, et tu me traites comme une vieille bête; bon! mais ton oncle,
ton oncle Créon saura. je te le promets!
La nourrice
Et tu verras ce qu’il dira quand il apprendra que tu te lèves la nuit. Et Hémon? Et ton
fiancé? Car elle est fiancée! Elle est fiancée et à quatre heures du matin elle quitte son
lit pour aller courir avec un autre. Et ça vous répond qu’on la laisse, ça voudrait qu’on
ne dise rien. Tu sais ce que je devrais faire? Te battre comme lorsque tu étais petite.
Antigone
Nounou, tu ne devrais pas trop crier. Tu ne devrais pas être trop méchante ce matin.
La nourrice
Pas crier! Je ne dois pas crier par dessus le marché! Moi qui avais promis à ta mère...
Qu’est-ce quelle me dirait, si elle était là? «Vieille bête, oui, vieille bête, qui n’as pas su
me la garder pure, ma petite. Toujours à crier, à faire le chien de garde, à leur tourner
autour avec des lainages pour quelles ne prennent pas froid ou des laits de poule pour
les rendre fortes; mais à quatre heures du matin tu dors, vieille bête, tu dors, toi qui ne
peux pas fermer l’oeil, et tu les laisses filer, marmotte, et quand tu arrives, le lit est
froid!» Voilà ce quelle me dira ta mère, là-haut, quand j’y monterai, et moi j’aurai
honte, honte à en mourir si je n’étais pas déjà morte, et je ne pourrai que baisser la tête
et répondre: «Madame Jocaste, c’est vrai.»
Antigone
Non, nourrice. Ne pleure plus. Tu pourras regarder maman bien en face, quand tu iras la
retrouver. Et elle te dira: «Bonjour, nounou, merci pour la petite Antigone. Tu as bien
pris soin delle.» Elle sait pourquoi je suis sorti ce matin.
La nourrice
Tu n’as pas d’amoureux?
Antigone
Non, nounou.
- 23 -
- Lecture magistrale :
- Identification du texte :
* Situation du texte :
- où se situe ce passage ?
* Identification :
- Quels sont les personnages en présence ?
- De quoi parlent – ils ?
- Hypothèses de texte :
Deux personnages contrastés
- Axes de lecture.
*Le contraste des deux personnages :
- Qu’est – ce qu’une nourrice ?
- Comment la nourrice se représente – t – elle son devoir envers Antigone ?
- Que représente la nourrice pour Antigone ?
- Qu’est – ce qui perturbe la relation entre Antigone et sa nourrice ?
- Antigone ressemble – t – elle à sa nourrice ?
- Que cherche à savoir la nourrice ?
La nourrice est la femme qui prend soin d’un enfant depuis sa naissance. Ici la
nourrice représente une autorité alors que Antigone représente la révolte contre cette
autorité. La nourrice incarne l’ordre, alors qu’Antigone présente l’inconscience et la
rêverie. Il y a un grand contraste entre les deux
* La potée symbolique du jardin :
- Sur quel ton Antigone parle – t elle de son escapade nocturne ?
- Quelle est son attitude face à la nature ?
- Quelle opposition fait – elle entre cette nature aux premières lueurs du matin et
après ?
- Que n’aime – t – elle pas au juste ?
- Est – ce que Antigone accepte les bois dans adultes ?
- Qu’est – ce qui le montre dans la 1 partie de la pièce ?
Antigone parle de son escapade nocturne d’une manière ferme et assurée. Elle la
nature de la nuit, c’est-à- dire sons la présence des hommes ce qui montre son refus
du monde et des lois dans adultes.
Synthèse :
- 24 -
Dans cette scène d’ouverture, J. Anouilh met en scène deux personnages tout à fait
apposés.
D’une part la nourrice qui incarne les lois et l’autorité dans adultes et d’autre part
Antigone qui symbolise la liberté et l’héroïsme ainsi que le fait d’assumer jusqu’au
bout son action.
- 25 -
Activités orales :
Niveau : 1BAC.
Durée : 1 heure.
Compétence : Reconnaître les auteurs de la tragédie grecque.
Capacité : Amener les élèves à recueillir des données et les organiser afin de faire un
exposé
Naissance de la tragédie :
La tragédie est née à Athènes au v siècle avant J. C. D’près l’étymologie , ce mot
proviendrait du nom du bouc – en grec tragos sacrifié aux dieux lors des grandes
Dionysies et du verbe « chanter , ce qui voudrait dire « chant de bouc . Selon toute
vraisemblance, la tragédie serait née, avec le temps, dans cantiques dansés et
chantés par des choristes en l’honneur du dieu Dionysos et qu’on appelait des
dithyrambes.
Les principaux auteurs tragiques de l’Antiquité grecque :
Les trois grands auteurs de la tragédie dans la Grèce antique sont : Eschyle,
Sophocle et Euripide. Voici quelques éléments biographiques les concernant et
quelques principales caractéristiques de leurs œuvres.
Eschyle : Il a vécu de S 25 à 456 au. J. C. Ce n’est certes pas l’inventeur de la
tragédie mais il est le premier à lui donner une forme accomplie. Ses tragédie au
nombre de 90 environ et dont sept seulement nous sont parvenues lui assurèrent une
grande renommée. Les tragédie d’Eschyle sont caractérisées par la forte présence
des dieux dont dépend le destin des hommes, d’où la notion centrale de fatalité, du
destin implacable auquel nul humain ne peut échapper. Eschyle dont le théâtre est
emprunt de puissance et de majesté, aime à monter sur scène le destin d’une ligné,
d’une famille.
Ses principales œuvres sont : les Perses, datée de 472 av. J. C. Les sept contre
Thèbes, datée de 467 av. J. C, Laïos et Œdipe, Prométhée enchaîné, Prométhée
délivré et Prométhée porte – feu.
Sophocle : Il a vécu de 496 à 406 av. J. C. Il est plus jeune qu’Eschyle mais plus
âgé qu’Euripide. Il a fait parvenir la tragédie à sa forme la plus accomplie. Chez lui,
le dialogue est très important : c’est à traverse lui, dans son opposition avec les
autres, que se construit le personnage.
La solitude du héros tragique, évoluant dans un milieu qui ne comprend pas ses
motivation, mais daté d’une grande force de caractère, celui – ci ne cherche qu’à
réaliser ce qu’il a l’intention de faire. Néanmoins, étant alors dans l’imposition
d’inverser le courant des événements, il ne fait que les subir. Les principales œuvres
sont : Antigone, Electre, Œdipe roi et Œdipe à colonne.
Euripide : Il a vécu de 480 à 406 av. J. C. Il a reçu un enseignement solide malgré la
modeste de ses origines.
Porté sur l’innovation, il décrit les comportement humains et les situation avec plus
de réalisme, et donc moins de grandeur et de majesté que ses prédécesseurs. Drique
- 26 -
ses œuvres portent l’empreinte de son tempérament passionné, il construit ses
pièces auteur d’une véritable intrigue. Les principales œuvres sont Alceste, Médée,
Hippolyte, et Oreste.
- Les exposants doivent écrire le plan de l’exposé a – T.
- Les autres élèves auront préparé eux aussi l’exposé.
- Débat après l’exposé.
- Evaluation de la prestation.
- Traces écrites.
- 27 -
Activités de langue : L’énonciation.
Niveau : 1Bac
Durée : 1 heure.
Compétence : Usage correcte de la langue française.
Capacité : Détecter et reconnaître les différentes marques de l’énonciation dans le
discours.
Observation :
* Relisez les six premières phrases du prologue.
* questions de compréhension :
- Qui parle ? A qui ? Que fait – il ?
Conceptualisation :
- 28 -
+ Les termes appréciatifs et dépréciatifs qui traduisent un jugement de valeur da la part
du locuteur.
+ Les modes verbaux : subjonctif, conditionnel, …. Les Tps verbaux …..
+ Les types de phrases : l’exclamation, l’interrogation, l’impératif.
Appropriation :
- 29 -
PRODUCTION ECRITE Résumé du mythe d’oedipe
Support :
Le mythe d’Antigone
Antigone appartient aux légendes attachées à la ville de Thèbes. Elle est l’une des enfants
nés de l’union incestueuse du roi de Thèbes Œdipe et de sa propre mère, Jocaste. Antigone
est la sœur d’Ismène, d’Etéocle et de Polynice. Elle fait preuve d’un dévouement et d’une
grandeur sans pareil dans la mythologie.
Quand son père est chassé de Thèbes par ses frères et quand, les yeux grevés, il doit
mendier sa nourriture sur les routes, Antigone lui sert de guide. Elle veille sur lui jusqu’à la
fin de son existence et l’assiste dans ses derniers moments.
Puis Antigone revient à Thèbes. Elle y connaît une nouvelle et cruelle épreuve. Ses frères
Etéocle et Polynice se disputent le pouvoir. Ce dernier fait appel à une armée étrangère
pour assiéger la ville et combattre son frère Etéocle.
Après la mort de deux frères, Créon, leur oncle prend le pouvoir. Il ordonne des funérailles
solennelles pour Etéocle et interdit qu’il soit donné une sépulture à Polynice, coupable à
ses yeux d’avoir porté les armes contre sa partie avec le concours d’étrangers.
Ainsi l’âme de Polynice ne connaîtra jamais le repos. Pourtant Antigone, considère comme
sacré le devoir d’ensevelir les mots, se rend une nuit auprès du corps de son frère et verse
sur lui, selon le rite, quelques poignées de terre. Créon apprend d’un garde qu’Antigone a
recouvert de poussière le corps de Polynice.
Questions de compréhension :
- 30 -
Schéma du mythe d’Antigone :
La mort de Hémon
Condamnée à
mort vivante
par le roi
Créon
+Enterré -Enterré
La mort d’Eurydice
Résumé : À partir du schéma suivant rédiger le résumé du mythe d’Antigone.
Après avoir tué son père, Oedipe se marie, sans le connaître, avec sa mère Jocaste. Cette
union donnera naissance à deux filles : Ismène et Antigone ; et deux garçons : Etéocle et
Polynice.
Ces derniers se disputent, dans un combat cruel, le pouvoir. Ils s’entretuent. Et Créon
prend le pouvoir. Il ordonne des funérailles pour Etéocle et les interdit à Polynice. Mais,
Antigone ose défier les ordres du roi. Elle a décidé d’enterrer son frère.
Par conséquent, le roi Créon la condamne à mourir vivante. Désespéré, son fiancé,
Hémon, se suicide. Et sa mère, Eurydice, mettra aussi fin à sa vie.
- 31 -
Évaluation diagnostique
Le prologue
Voilà. Ces personnages vont vous jouer l’histoire d’Antigone. Antigone, c’est la
petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle.
Elle pense. Elle pense quelle va être Antigone tout à l’heure, quelle va surgir soudain
de la maigre jeune fille noiraude et renfermée que personne ne prenait au sérieux
dans la famille et se dresser seule en face du monde, seule en face de Créon, son
oncle, qui est le roi. Elle pense quelle va mourir, quelle est jeune et quelle aussi, elle
aurait bien aimé vivre. Mais il n y a rien à faire. Elle s’appelle Antigone et il va
falloir quelle joue son rôle jusqu’au bout... Et, depuis que ce rideau s’est levé, elle
sent quelle s’éloigne à une vitesse vertigineuse de sa sœur Ismène, qui bavarde et rit
avec un jeune homme, de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de
nous qui n’avons pas à mourir ce soir.
Le jeune homme avec qui parle la blonde, la belle, l’heureuse Ismène, c’est Hémon,
le fils de Créon. Il est le fiancé d’Antigone. Tout le portait vers Ismène: son goût de
la danse et des jeux, son goût du bonheur et de la réussite, sa sensualité aussi, car
Ismène est bien plus belle qu’Antigone; et puis un soir, un soir de bal où il n’avait
dansé qu’avec Ismène, un soir où Ismène avait été éblouissante dans sa nouvelle
robe, il a été trouver Antigone qui rêvait dans un coin, comme en ce moment, ses
bras entourant ses genoux, et il lui a demandé d'être sa femme. Personne na jamais
compris pourquoi. Antigone a levé sans étonnement ses yeux graves sur lui et elle
lui a dit «oui» avec un petit sourire triste... L’orchestre attaquait une nouvelle danse,
Ismène riait aux éclats, là-bas, au milieu des autres garçons, et voilà, maintenant, lui,
il allait être le mari d’Antigone. Il ne savait pas qu’il ne devait jamais exister de mari
d’Antigone sur cette terre et que ce titre princier lui donnait seulement le droit de
mourir.
Cet homme robuste, aux cheveux blancs, qui médite là, près de son page, c’est
Créon. C’est le roi. Il a des rides, il est fatigué. Il joue au jeu difficile de conduire les
hommes. Avant, du temps d’Œdipe, quand il n’était que le premier personnage de la
cour, il aimait la musique, les belles reliures, les longues flâneries chez les petits
antiquaires de Thèbes. Mais Œdipe et ses fils sont morts. Il a laissé ses livres, ses
objets, il a retroussé ses manches, et il a pris leur place.
Quelquefois, le soir, il est fatigué, et il se demande sil n’est pas vain de conduire les
hommes. Si cela n’est pas un office sordide qu’on doit laisser à d’autres, plus
frustes... Et puis, au matin, des problèmes précis se posent, qu’il faut résoudre, et il
se lève, tranquille, comme un ouvrier au seuil de sa journée.
- 32 -
Compréhension : 10 point
Quel est le sens du mot prologue ?
Où se situe cette scène ?
Quelle est sa fonction ?
A qui s’adresse t-il ?
Quels sont les personnages présentés par le prologue ?
Comment ils sont décrits ?
Quels sont leurs destins ?
Ismène
Hémon
Créon
Langue :
o Relevez les indices de l’énonciation qui se trouvent dans le prologue.
o Comment est structurée une scène de théâtre ?
o Que signifie le mot « Stichomythie » ?
Expression écrite : 10 point
Rédigez un texte de 15 lignes où vous allez donner votre avis sur la portée
symbolique d’Antigone, c'est-à-dire qu’est ce qu’elle représente pour vous en tant
que héroïne tragique.
Antigone, doucement
Moi aussi j’aurais bien voulu ne pas mourir.
Ismène
Ecoute, j’ai bien réfléchi toute la nuit. Je suis l’aînée. Je réfléchis plus que toi. Toi, c’est
ce qui te passe par la tête tout de suite, et tant pis si c’est une bêtise. Moi, je suis plus
pondérée. Je réfléchis.
Antigone
Il y a des fois où il ne faut pas trop réfléchir.
Ismène
Si, Antigone. D’abord c’est horrible, bien sûr, et j’ai pitié moi aussi de mon frère, mais
je comprends un peu notre oncle.
Antigone
Moi je ne veux pas comprendre un peu.
Ismène
Il est le roi, il faut qu’il donne l’exemple.
Antigone
Moi, je ne suis pas le roi. Il ne faut pas que je donne l’exemple, moi… Ce qui lui passe
par la tête, la petite Antigone, la sale bête, l’entêtée, la mauvaise, et puis on la met dans
un coin ou dans un trou. Et c’est bien fait pour elle. Elle n’avait qu’à ne pas désobéir.
Ismène
Allez! Allez!… Tes sourcils joints, ton regard droit devant toi et te voilà lancée sans
écouter personne. Ecoute-moi. J’ai raison plus souvent que toi.
Antigone
Je ne veux pas avoir raison.
Ismène
Essaie de comprendre au moins!
Antigone
Comprendre… Vous n’avez que ce mot-là dans la bouche, tous, depuis que je suis toute
petite. Il fallait comprendre qu’on ne peut pas toucher à l’eau, à la belle et fuyante eau
froide parce que cela mouille les dalles, à la terre parce que cela tache les robes. Il
fallait comprendre qu’on ne doit pas manger tout à la fois, donner tout ce qu’on a dans
ses poches au mendiant qu’on rencontre, courir, courir dans le vent jusqu’à ce qu’on
- 34 -
tombe par terre et boire quand on a chaud et se baigner quand il est trop tôt ou trop tard,
mais pas juste quand on en a envie! Comprendre. Toujours comprendre. Moi, je ne veux
pas comprendre. Je comprendrai quand je serai vieille. (Elle achève doucement.) Si je
deviens vieille. Pas maintenant.
Ismène
Il est plus fort que nous, Antigone. Il est le roi. Et ils pensent tous comme lui dans la
ville. Ils sont des milliers et des milliers autour de nous, grouillant dans toutes les rues
de Thèbes.
Antigone
Je ne t écoute pas.
Ismène
Ils nous hueront. Ils nous prendront avec leurs mille bars, leurs mille visages et leur
unique regard. Ils nous cracheront à la figure. Et il faudra avancer dans leur haine sur la
charrette avec leur odeur et leurs rires jusqu au supplice. Et là, il y aura les gardes avec
leurs têtes d’imbéciles, congestionnés sur leurs cols raides, leurs grosses mains lavées,
leur regard de bœuf qu on sent qu’on pourra toujours crier, essayer de leur faire
comprendre, qu ils vont comme des nègres et qu ils feront tout ce qu on leur a dit
scrupuleusement, sans savoir si c est bien ou mal… Et souffrir? Il faudra souffrir, sentir
que la douleur monte, quelle est arrivée au point où l’on ne peut plus la supporter; qu il
faudrait quelle s arrête, mais quelle continue pourtant et monte encore, comme une voix
aiguë… Oh! Je ne peux pas, je ne peux pas…
Antigone
Comme tu as bien tout pensé!
Identification du texte :
1/Situation :
Après une nuit de réflexion, Ismène essaye de convaincre sa sœur Antigone et de la dissuader afin
de renoncer à son projet d’enterres Polynice.
2/Caractéristiques :
Type : Argumentatif.
Genre : Dialogue.
Temps : Infinitif.
Tonalité : Polémique.
- 35 -
Hypothèse de lecture :
2/L’entêtement d’Antigone :
- 36 -
Lexique de la peur Lexique du courage
Il nous ferait mourir Les phases négatives
D’abord c’est horrible Elle n’avait qu’à ne pas désobéir.
Ils nous hueront Nous devons aller enterrer notre frère
Ils nous cracheront à la figure Il ne faut pas que je donne l’exemple
Supplice Moi je ne veux pas comprendre
Les gardes avec leurs têtes
d’imbéciles leurs grosses mains, leur Ironie (comme tu as pensé !)
regard de bœuf sans savoir si c’est
bine ou mal
Souffrir, sentir la douleur
On peut plus la supporter
Comme une voix aigue
2ème Conclusion :
Ismène est faible, lâche et conformiste. Alors qu’Antigone est courageuse et anticonformiste.
Synthèse :
- 37 -
Activité de langue : La caractérisation
Niveau : 1Bac
Compétence : Décrire et caractériser.
Capacité : - Caractériser un objet un lieu ou une personne.
- Utiliser différents procédés de caractérisation.
I - OBSERVATION
(1) ce garçon pâle qui rêve adossé au mur, c’est le messager.
(2) cet homme robuste aux cheveux blancs qui médite la c’est Créon.
(2) le cheval à la crinière d’or galopait majestueusement.
(3) les gardes, insoucieux, empoignent les accusés.
(4) Ismène est plus belle qu’Antigone.
(5) Eurydice est bonne.
Questions :
Le prof invite ses élèves à observer les phrases puis il pose les questions
suivantes :
*Que fait -t-on dans ces phrases ?
*Qui est ce qu’on décrit ?
*Comment appelle- t- on cette opération ?
II - conceptualisation :
III - Appropriation :
Exercices d’application :
(2) Caractérisez brièvement les objets, les personnes et les lieux suivants en
utilisant les procédés mis entre parenthèses ?
39
Compétence : Rédiger un portrait.
Capacités : - Donner les traits physiques d’une personne
- Donner les traits moraux d’une personne.
- Identifier le contraste entre deux personnes.
Objectifs : produire un texte objectif en comparant deux personnages.
Support : Les deux premiers paragraphes du prologue.
Production écrite
I - phase orale :
o Lecture magistrale du professeur.
o Support :
Le prologue
Physiquement, Ismène est plus belle qu’Antigone. Celle-ci est une jeune
fille maigre ayant une petite taille et un teint noiraud. Alors que sa sœur, blonde,
parait éblouissante.
Moralement les deux sœurs sont fortement différentes. Antigone, qui a
toujours l’air pensif est renfermée sur soi Rêveuse, elle vit dans une triste et
profonde solitude. Par contre, la bavardeuse, Ismène mène une vie heureuse.
Cela se manifeste par son goût de la danse, des jeux et du bonheur. Ce qui fait
d’elle une personne rieuse et sociable.
41
Option : 1Bac
Durée : 1h
Capacité :
Sujet :
Plan :
I / Définition de la femme :
B/ Dans le passé :
3/Sur le politique :
C/ Actuellement :
III/ Propositions :
II /Situation de la femme :
43
1/ sur le plan social
La femme d’autrefois La femme d’aujourd’hui
-Quel est son rôle dans la famille/La société ? -Quels sont les rôles de la femme d’aujourd’hui dans la
Machine à produire les enfants; société ?
Education ; rôle actif
femme au Foyer; femme médecin, avocate, ingénieur, professeur…
Domestique ;
-Que pensez-vous du niveau d’instruction ?
Analphabète -Que pensez-vous de son niveau d’instruction ?
-Que peut-on dire de l’espace ? Une femme construite et cultivée.
Espace fermé - clos -Que peut-on dire des espaces confrontés par la femme ?
-Que signifie cet espace clos pour une femme ? Espace extérieur ouvert.
Il y a le relationnel avec les autres.
Emprisonnement ;
Espace mixte.
Enfermement ;
Incarcération ;
-Que pensez-vous de style de vie, d’habillement de cette femme ? -Que pensez-vous du mode de vie de la femme
Style traditionnel : vêtements très lourds d’aujourd’hui ?son style vestimentaire ?
La femme ne peut ni manger avec les hommes ni Liberté d’habillement ;
parler avec les étrangers. Liberté d’expression ;
-A cet époque comment trouvent-ils les gens la décision de la femme ?
Inefficace, Inutile, mineure -Actuellement, l’imaginaire culturel à propos du sexe d’un
-Quel nom de famille portez-vous? bébé
-Comment appelle-t-on ce genre de société où l’homme domine tout ? résiste- t-il ?
Société patriarcale. o Grâce aux résultats cliniques la femme a pu se
libérer de ces idées fausses.
-A travers de ce qu’on a discuté, comment trouvez-vous la femme ?
Stigmatisée ; - actuellement, la femme peut-elle décider? Comment peut-
Dévalorisée ; on juger sa décision ?
Frustrée et marginalisée socialement ; Efficace
Privée de quelques droits.
Comment trouvez-vous son age de mariage ?
44
Très précoce
-Quel est son rapport ave la tradition ?
Conservatisme. Que représente pour vous la femme d’aujourd’hui ?
Transmission des bonnes manières L’émancipation
Transmission des valeurs ancestrales, des coutumes. La liberté d’action
-Au sein de la famille marocaine, quel est le comportement adopté avec une fille
et avec un garçon ? - la femme est elle encore victime d’un mariage précoce ?
Discrimination sexiste Fixé par la modawana.
-Illustrez par des exemples ?
o Hchouma ;
o Tait –toi ; Le rapport de la femme d’aujourd’hui à la tradition.
o Ne parle pas comme une fille ! Refus du conservatisme
o Ne pleure pas comme une femme ! absolu
-A votre avis qui est le responsable de la naissance d’un bébé de sexe biologique
fille?
Scientifiquement c’est l’homme qui détermine le sexe par le
chromosome Y
-Quel est le destin d’une femme qui ne donne naissance qu’à des filles ?
Marginalisation ;
Stigmatisation ;
Travaux forcé ;
Le pire : L’Exclusion et le Divorce.
-La femme est une victime d’un imaginaire culturel et social collectif ; Comment
appelle- t-on ce genre des idées toutes faites et nom démontrables ?
Des clichés ;
Des préjugés ;
Des stéréotypes ;
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Dans les champs agricoles d’aujourd’hui dans la vie économique ?
Dans son foyer. Ingénieur ;
-A-t-elle la possibilité d’approprier des biens c'est-à-dire voiture, terrain, Professeur à l’Université ;
maison….. ? Directrice d’entreprise- Médecin ;…….
Non, puisque l’homme qui règne. -Son rôle dépasse donc sa fonction de simple mère destinée à
Peut-on dire que la femme d’autrefois est autonome financièrement ? produire les enfants, A votre avis quelles sont les causes de
Non, elle est toujours dépendante de l’homme. cette évolution ?
L’école ;
Les textes officiels et juridiques ;
Les organisations internationales ;
Contrairement à la femme traditionnelle, est ce que la femme
d’aujourd’hui peut s’approprier des biens ?
Il y une certaine autonomie financière.
3/ Sur le plan politique :
46
de la condition féminine;
47
Activité : LECTURE METHODIQUE : L’AFFRONTEMENT CREON/ ANTIGONE
Niveau : 1Bac
Durée : 1h
Compétence : étudier une scène de confrontation
Capacité :
Reconnaître les caractéristiques du nœud.
Dégager la structure argumentative (Antigone argumente, Créon proteste)
Comparer les deux profils.
Repérage des adjectifs, du lexique, et des registres.
Repérer l’ironie dans le passage.
CRÉON
Pourquoi as-tu tenté d’enterrer ton frère?
ANTIGONE
Je le devais.
CRÉON
Je lavais interdit.
ANTIGONE, doucement.
Je le devais tout de même. Ceux qu’on n’enterre pas errent éternellement sans jamais trouver
de repos. Si mon frère vivant était rentré harassé dune longue chasse, je lui aurais enlevé ses
chaussures, je lui aurais fait à manger, je lui aurais préparé son lit… Polynice aujourd’hui a
achevé sa chasse. Il rentre à la maison où mon père et ma mère, et Etéocle aussi, l’attendent. Il
a droit au repos.
CRÉON
C’était un révolté et un traître, tu le savais.
ANTIGONE
C’était mon frère.
CRÉON
Tu avais entendu proclamer l’édit aux carrefours, tu avais lu l’affiche sur tous les murs de la
ville?
ANTIGONE
Oui.
CRÉON
Tu savais le sort qui était promis à celui, quel qu’il soit, qui oserait lui rendre les honneurs
funèbres?
ANTIGONE
Oui, je le savais.
CRÉON
48
Tu as peut-être cru que d’être la fille d’Œdipe, la fille de l’orgueil d’Œdipe, c’était assez pour
être au-dessus de la loi.
ANTIGONE
Non. Je n’ai pas cru cela.
CRÉON
La loi est d’abord faite pour toi, Antigone, la loi est d’abord faite pour les filles des rois!
ANTIGONE
Si j’avais été une servante en train de faire sa vaisselle, quand j’ai entendu lire l’édit, j’aurais
essuyé l’eau grasse de mes bras et je serais sortie avec mon tablier pour aller enterrer mon
frère.
CRÉON
Ce n’est pas vrai. Si tu avais été une servante, tu n’aurais pas douté que tu allais mourir et tu
serais restée à pleurer ton frère chez toi. Seulement tu as pensé que tu étais de race royale, ma
nièce et la fiancée de mon fils, et que, quoi qu’il arrive, je n’oserais pas te faire mourir.
ANTIGONE
Vous vous trompez. J’étais certaine que vous me feriez mourir au contraire.
CRÉON
Antigone! C’est par cette porte qu’on regagne ta chambre. Où t’en vas-tu par là?
I/ Identification du texte :
A/ situation du texte :
Où se situe cette scène ?
De quoi s’agit-il ?
Quel est l’événement marquant qui précède cet affrontement ? Referez vous à la 1ère
phrase ?
Quels sont les personnages mis en scène ?
Dans cette scène d’affrontement Antigone ose défier les ordres du roi après avoir
tenté d’enterrer son frère Polynice.
B/ caractéristiques :
C/ HYPOTHESES DE LECTURE :
1/ L’AFFRONTEMENT VERBAL.
2/ LA DESACRILISATION DU MYTHE.
1 - L’AFFRONTEMENT VERBAL.
Dans cette scène d’affrontement qui s’adresse à qui ?
Qui domine la parole ?
Quel est le ton de Créon ?
Que veut Créon ?
Quelle est la réaction d’Antigone ?
Comment trouvez vous son attitude ? Et son entêtement ?
50
En observant les didascalies et les réponse d’Antigone comment peut- on
qualifier la décision de l’héroïne ?
Référez vous au début et à la fin du passage et relever l’argument qui légitime
l’action d’Antigone ?
Dans la tirade de Créon, les phrases expriment quel rapport ?
Créon qui domine la parole s’adresse, agressivement et avec un ton dur, à Antigone.
Il lui interdit d’enterrer son frère, Polynice. Pourtant, consciente de sa fin, l’héroïne, en partant
des argument solides change son attitude et ose fermement renverser sa situation
d’interlocutrice passive. Elle va se révolter contre une loi injuste.
2- la désacralisation du mythe :
En constatant la tirade prononcée par Créon, remplissez le tableau suivant pour pouvoir
comparer la généalogie d’Antigone et celle de Créon?
Personnages Caractéristiques
Antigone Orgueilleuse- malheureuse- fille de l’inceste- destin fatal-
maudite- histoire tragique (généalogie impure)-moineau-
maigre- sale caractère
Oedipe Orgueilleux –malheureux- mariage incestueux -destin fatal –
malédiction histoire tragique.
Créon Sans histoire tragique (généalogie pure.)-prosaïque- aime
Antigone !
D’après ce tableau Créon établit un parallélisme entre Antigone et son père Œdipe,
lequel ?
D’après la tirade de Créon comment ce dernier désacralise- t- il le mythe ?
Pour Créon Antigone est orgueilleuse comme son père, sa généalogie impure est chassé
par la malédiction fatale. Au contraire Créon semble descendant d’une généalogie saine.
Synthèse
D’après ces deux axes de lecture, rédigez la synthèse ?
Dans cette scène d’affrontement, Antigone ose enterrer son frère polynice. Selon Créon
cette orgueilleuse comme son père est descendante d’une généalogie impure et maudite
contrairement à son histoire.
51
ACTIVITE DE LANGUE : LES REGISTRES DE LANGUE
Niveau : 1Bac
Durée : 1h
COMPETENCE : Reconnaître les différents registres de langue
CAPACITE Distinguer les registres de langue
I – OBSERVATION
CORPUS 1
QUESTIONSDE COMPREHENSION
II-CONCEPTUALISATION
III-APPROPRIATION
I- OBSERVATION 2
CORPUS 2
Un feu de peloton terrible ? Qui éclate comme un coup de foudre Aux oreilles de
Françoise. Quand elle se tourna, Dominique était sur terre, la poitrine trouée de douze
balles.
Question de compréhension
II-CONCEPTUALISATION
III- APPROPRIATION :
*Dites de quel registre s’agit –il et souligner les mots qui les caractérisent
53
ACTIVITE ORALE LA CONDAMNATION A MORT
Niveau : 1Bac
Durée : 1h
Compétence : Débattre d’un sujet
Capacité : sélectionner les arguments et les contre arguments
Confronter les points de vue
Travailler en groupe
Sujet :
Définition de la condamnation :
Décision de justice qui condamne une personne à une obligation ou une peine
(arrêt, jugement, sentence, astreinte, peine, punition.)
Frapper d’une peine, faire subir une punition à quelqu’un par un jugement.
54
Les arguments pour la condamnation de Les contre arguments
la mort
La peine de mort est nécessaire La peine de mort est
coûteuse
retrancher de la société un La prison perpétuelle
élément nuisible suffirait
retrancher de la communauté La société doit intégrer le
sociale un membre inutile, condamné de façon moins
inadéquat et perturbateur chère
Il faut que la société se venge La loi doit corriger l’être
au lieu de le sanctionner
La société doit punir tout Il suffit de redresser le
anarchiste défiant la loi qui régit comportement des révoltés
les groupes
La loi doit condamner tous ceux La communauté
qui ne respectent pas la internationale doit
souveraineté des autres pays intervenir
pacifiquement
Il faut faire des exemples Démoraliser la famille des
condamnés (blessure
psychologique, épuisement
morale, déchéance
physique)
Avertir ceux qui tenteraient Ruiner toute sensibilité
d’imiter ces criminels
Il faut épouvanter par le Au lieu d’édifier la société,
spectacle du destin tragique la condamnation à mort
réservé aux criminels ceux qui crée un
osent défier les règles morales et sentiment de haine et de
les règles de conduite sociale révolte
Lutter contre le terrorisme, la Riposte intensifiée des
dictature et le pouvoir injuste partisans
Le climat social, économique
et politique devient de plus
en plus tendu et de plus en
plus conflictuel.
Instaurer la paix, la
tolérance et la convivialité.
55
PRODUCTION ECRITE
Texte à produire
Ceux qui jugent et qui condamnent disent que la peine de mort est nécessaire. D’abord,
parce qu’il importe de retrancher de la société un élément nuisible qui lui a déjà nui et qui
pourrait lui nuire encore. Ainsi la communauté sociale doit se libérer de cet élément jugé
inutile, perturbateur et inadéquat. Mais s’il ne s’agit que de cela, la prison perpétuelle suffirait
pour pouvoir corriger et redresser le comportement du criminel et l’intégrer de façon moins
coûteuse.
Certes, la société doit donner des exemples pour avertir ceux qui veulent l’imiter ou
défier les règles morales et les normes de conduite sociale, mais sans démoraliser et ruiner la
famille du condamné ni créer un sentiment de haine sociale.
Ainsi, la condamnation, loin d’édifier la société ou lutter contre le pouvoir injuste, la
riposte des partisans devient plus tendue et plus grave. Pour cette raison, il faut penser à des
solutions pacifiques capable d’instaurer la paix, la tolérance et la convivialité.
56
ACTIVITE DE LANGUE : LA METAPHORE
Niveau : 1Bac
Durée : 1h
Compétence : Reconnaître une métaphore
Capacités : Utiliser une métaphore
Distinguer la métaphore de la comparaison.
OBSERVATION
CONCEPTUALISATION
La métaphore est une comparaison elliptique, elle supprime non seulement les
mots qui expriment la comparaison mais aussi le terme comparé pour ne garder que le
comparant
APPROPRIATION
57
Niveau : 1Bac
Durée : 1h
Compétence : discuter un sujet
Capacités :
Effectuer des recherches
Sélectionner les informations utiles
Communiquer oralement
S’approprier quelques caractéristiques du genre épique
1. Mise en situation :
Amener les élèves par des questions réponses à construire une définition du genre
épique
Concusion1 :
Approche du genre : le mot épopée est issu du grec epos, parole, et poiein, faire.
L'épopée consiste donc à raconter, et il est probable que les premiers récits présentaient
tous les caractères du genre épique : narration d'un haut fait devenu légendaire, nimbé
d'éléments merveilleux et dont le héros, à la valeur surhumaine, entre en conflit avec
des forces gigantesques dont il triomphe, fût-ce dans la défaite. Ce personnage, toujours
masculin, est porteur d'une morale destinée à exalter une collectivité (famille, nation) ou
symboliser la grandeur humaine.
58
Conclusion 2:
LE STYLE ÉPIQUE
Tous les procédés d'écriture qui accentuent le grandissement épique sont utilisés.
Dans la structure des phrases : les périodes, les phrases longues qui
s'étendent sur plusieurs vers, les énumérations, les gradations, les
développements qui amplifient la phrase (rythmes binaires, ternaires).
Les anaphores, les inversions qui mettent en valeur certains mots.
Le grossissement est aussi rendu par des hyperboles, des antithèses fortes.
Les métaphores et les comparaisons font appel à tout ce qui suggère la force,
la grandeur, l'intensité, la violence
Conclusion 4 :
Épopée : Iliade et Odyssée (Homère), Énéide (Virgile), La Chanson des Nibelungen, Les Martyrs
(Chateaubriand), Les Tragiques (A. d'Aubigné), La Henriade (Voltaire). Ces œuvres se caractérisent par
une unité d'action qui commande l'organisation autour d'une geste guerrière. On pourrait y ajouter les
grandes œuvres poétiques issues du Romantisme : La Légende des siècles et Châtiments de V. Hugo ;
Jocelyn de Lamartine.
Chanson de geste : le mot geste est issu du pluriel latin gesta (exploits). Il s'agit
bien d'épopées, telle La Chanson de Roland. Cette dénomination est sans doute
d'origine carolingienne, les chansons évoquant les exploits guerriers étant alors
regroupées en cycles, ou gestes.
Roman : Nombre de romans touchent au registre épique, parfois héroï-comique
(Rabelais, Gargantua). Le roman historique, notamment, (Notre-Dame de Paris
de V. Hugo, dont il faudrait citer ici tous les romans) et même le roman
naturaliste (E. Zola, L'Assommoir) touchent à l'épique en brossant de larges
fresques. On pourra toutefois s'interroger sur la viabilité du genre épique dans le
roman (voir notre article à propos de La Chartreuse de Parme de Stendhal).
Récit historique : Le tempérament de certains historiens (J. Michelet, Histoire de
France) soulève leur récit d'un souffle épique qui donne à certains épisodes une
dimension mythologique.
Théâtre épique : B. Brecht a appelé ainsi un théâtre qui refuse l'illusion et prône
l'attitude critique du spectateur (la distanciation). Morcelée en tableaux
discontinus, la pièce s'intéresse à un personnage problématique confronté à une
situation socio-historique, par rapport auquel le spectateur est invité à la réflexion
politique (La vie de Galilée).
Exemple :
L'expiation, où V. Hugo évoque la bataille de Waterloo (Châtiments).
59
Synthèse :
Approche du genre
Le mot épopée est issu du grec epos, parole, et poiein, faire. L'épopée consiste donc à
raconter, et il est probable que les premiers récits présentaient tous les caractères du
genre épique : narration d'un haut fait devenu légendaire, nimbé d'éléments merveilleux
et dont le héros, à la valeur surhumaine, entre en conflit avec des forces gigantesques
dont il triomphe, fût-ce dans la défaite. Ce personnage, toujours masculin, est porteur
d'une morale destinée à exalter une collectivité (famille, nation) ou symboliser la
grandeur humaine.
LE STYLE ÉPIQUE
Tous les procédés d'écriture qui accentuent le grandissement épique sont utilisés.
Dans la structure des phrases : les périodes, les phrases longues qui s'étendent sur
plusieurs vers, les énumérations, les gradations, les développements qui amplifient la
phrase (rythmes binaires, ternaires).
Les anaphores, les inversions qui mettent en valeur certains mots.
Le grossissement est aussi rendu par des hyperboles, des antithèses fortes.
Les métaphores et les comparaisons font appel à tout ce qui suggère la force, la
grandeur, l'intensité, la violence
Chanson de geste : le mot geste est issu du pluriel latin gesta (exploits). Il s'agit bien
d'épopées, telle La Chanson de Roland. Cette dénomination est sans doute d'origine
60
carolingienne, les chansons évoquant les exploits guerriers étant alors regroupées en
cycles, ou gestes.
Théâtre épique : B. Brecht a appelé ainsi un théâtre qui refuse l'illusion et prône
l'attitude critique du spectateur (la distanciation). Morcelée en tableaux discontinus, la
pièce s'intéresse à un personnage problématique confronté à une situation socio-
historique, par rapport auquel le spectateur est invité à la réflexion politique (La vie de
Galilée).
Exemple :
L'expiation, où V. Hugo évoque la bataille de Waterloo (Châtiments).
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Niveau : 1Bac
Durée : 1h
Activité : lecture méthodique
Compétence : étudier un poème épique
Capacités :
Déceler les caractéristiques du genre épique
Relevé systématique des procédés épique (systématique, historique, poétique)
Progresser de la forme vers le fond
Support :
Soir de bataille
Le choc avait été très rude. Les tribuns
Et les centurions, ralliant les cohortes,
Humaient encor, dans l'air où vibraient leurs voix fortes,
La chaleur du carnage et ses âcres parfums.
D'un oeil morne, comptants leurs compagnons défunts,
Les soldats regardaient, comme des feuilles mortes,
Tourbillonner au loin les archers des Phraortes,
Et la sueur coulait de leurs visages bruns.
C'est alors qu'apparut, tout hérisse de flèches,
Rouge du flux vermeil de ses blessures fraîches,
Sous la pourpre flottante et l'airain rutilant,
Au fracas des buccins qui sonnaient leur fanfare,
Superbe, maîtrisant son cheval qui s'effare,
Sur le ciel enflammé, l'Imperator sanglant.
AIRAIN, subst. masc.A. Vx, littér. (style noble)1. Alliage à base de cuivre et de différents métaux, en
particulier d'étain, désigné aujourd'hui sous le nom de bronze.
BUCCIN, subst. masc., BUCCINE, subst. fém. ANTIQ. Trompette recourbée ou droite qui servait à
sonner, dans les camps, les heures du jour et les veilles de la nuit.
62
I. Identification du texte
a) Situer le poème
De quoi s’agit-il dans ce poème ?
Quel est le nom du poète ?
Que raconte le poème ?
Quand a eu lieu la bataille ?
Les événements racontés, relèvent-ils de l’histoire ou de la mythologie ?
Conclusion1 :
J.M. de Hérédia est un poète parnassien, son œuvre majeure est un recueil
de sonnets, Le Trophée, d'abord paru dans des revues littéraires. A travers son
œuvre, on ressent l'inspiration de personnages et de scènes antiques, parfois
aussi tirés de la mythologie.
Soir de bataille se place dans un contexte historique de la victoire du gal
Marc Antoine contre les Parthes. La précision du cadre temporel n'est qu'un
détail que nous offre Hérédia dans son poème.
On remarquera également la beauté épique et picturale caractéristique du
style parnassien de Hérédia, faisant de ce poème un chef-d'œuvre pictural
d'une scène d'après-bataille antique.
b. Caractéristiques du poème :
C. Hypothèses de lecture :
Le réalisme de la reconstitution historique
La vision esthétique
63
Richesse du vocabulaire désignant la réalité historique.
Termes précis : officiers, corps de troupes "centurions", l'"Imperator" (latin)
objets, matières qui renvoient à l'antiquité latine "buccins", "pourpres", "airin"
b. Un combat violent :
Conclusion 2
Combat déjà terminé => PQP "avait été" mais la violence est toujours perceptible : "le
choc avait été très rude"
- superlatif "très"
- isolation de la phrase derrière la césure "rude"
-phrase brève, allitération de consonnes dures avec le "t" et le "d" (dentales), le "r" et le
"c" dur
lexique de la violence : "choc", "rude", "carnage"
chiasme v.3-4 "humaient" "carnage" "âcres" "parfums"=> ivresse meurtrière des
combattants
Conclusion 3 :
- importance des pertes "comptant leurs compagnons défunts" => répétition de la même
syllabe
"con" qui illustre la répétition de l'action et le grand nombre de victimes
champ lexical de la mort "défunts", "feuilles mortes"
- désordre, dispersion des combattants :
les vainqueurs qui "rallient leurs troupes",les vaincus qui "tourbillonnent au loin"
prolongement de l'impression de désorganisation avec sujet et verbe séparés du COS
par une comparaison :"les soldats regardaient, comme des feuilles mortes, tourbillonner
au loin, les archers de Phraortes" => caractère ambiguë du sens de la phrase (qui se
rapporte aux "feuilles mortes" ?)
-abattement des soldats, lassitude physique "la sueur coulait de leurs visages bruns"
et morale "d'un œil morne"
on ne sent pas dans un 1er tps l'enthousiasme de la victoire chez les soldats - attitude
passive et immobile
lourdeur des 2ème et 3ème phrases accentuant la lassitude et marquant la retombée de
l'ardeur guerrière. Sonorités nasales sourdes "on", "un", "en" à connotation de tristesse
et d'abattement faisant écho à celles de la 1ère strophe exprimant.
- une couleur : le brun "visages bruns" dernier mot du deuxième quatrain, également
suggéré par les "feuilles mortes"connotation de tristesse
- pas de sujet individualisé : groupes, pluriels "les soldats", "les centurions", "les
cohortes",...
"d'un œil morne" => même vision commune à tous les soldats Un personnage
principal : l'Imperator qui se détache et apparaît comme un être sublime.
65
Champ lexical du rouge qui accentue l'éclat visuel: "rutilant", "vermeil" (rouge
éclatant et flamboyant), "enflammé", "pourpre", "sanglant"...
ciel enflammé formant une nimbe autour de lui
attitude majestueuse : "sur un cheval qui s'effare" (cabré), "pourpre flottante"
2. Glorification du héros :
Conclusion 5:
Ils ménagent un suspens, une attente.
Le personnage n'est pas annoncé explicitement dès le début : rupture avec le
temps
"C'est alors qu'apparut" passé simple qui tranche et rompt avec l'arrière-plan.
Le sujet est rejeté à la fin et polarise toute l'attention du lecteur "l'Imperator
sanglant"
entre temps toutes ses qualités sont énumérées avant qu'il ne soit nommé.
b. L’héroïsme du personnage
Comment est l’état du personnage central ?
Malgré ses blessures, est-ce que l’Imperator fait signe de faiblesse ?
Quel adjectif dans le dernier tercet qualifie la posture du héros ?
Relevez les allitérations dans les deux derniers tercets, qu’est ce que vous
constatez par rapport aux allitérations des deux premiers quatrains ?
Conclusion6 :
Il subit ses blessures "tout hérissé de flèches" sans que sa vitalité ne semble atteinte
"blessures vermeilles".
Il paraît invulnérable, blessé mais fort.
domination sur un cheval cabré qu'il maîtrise et manteau au vent
"superbe" adjectif mis en relief signifiant "orgueilleux"
Sonorités claires, allitérations
- "c" : "fracas", "buccins"
- "f" : "fanfare", "s'effare" (soufflantes)
- "ch" : "flèches", "fraîches"
- "u" : "apparut", "flux", "blessures" (voyelles claires)
- "è" : "flèches", "vermeilles", "fraîches"
=> contraste avec la sonorité sourde des premiers quatrains, rupture du silence.
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Marc Antoine apparaît comme un demi Dieu, c'est l'apothéose du héros.
Synthèse :
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ACTIVITES DE LANGUE : LA GRADATION ET L’HYPERBOLE
Niveau : 1Bac
Durée : 1h
Support : Corpus
I/ Observation :
Corpus1 :
Corpus 2 :
1-Michel Shumacher est le plus grand coureur automobiliste de tous les temps.
2-Les chinois ont inventé des voitures super économiques à des prix imbattables.
II/Conceptualisation :
La gradation : est une figure d’insistance, constituée d’une succession de mots ou d’idées de
sens proches, rangés en ordre croissant (gradation ascendante) ou décroissant (gradation
descendante) d’un intensité.
L’hyperbole : est une figure d’exagération qui consiste à employer des mots très forts qui
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dépassent la réalité. On peut l’exprimer à travers plusieurs procédés, par exemple :
III/Appropriation :
Exercice1 :
-Repérez les gradations ascendantes et les gradations descendantes dans les phrases suivantes ?
Exercice 2 :
69
70