Guide pour le renouvellement des infrastructures
Guide pour le renouvellement des infrastructures
Recherche et rédaction :
Chaker Al Amari, ex-conseiller, CERIU
Sadok Ben Hassine, ex-conseiller, CERIU
Claude Bruxelle, ex-directeur, CERIU
Salamatou Modieli A., conseillère, CERIU
ISBN 978-2-550-69275-1
III
REMERCIEMENTS
Nous remercions le gouvernement du Québec pour son appui financier à ce projet. Ce guide a
été réalisé dans le but de fournir un outil aux municipalités permettant d’élaborer leur plan
d’intervention pour le renouvellement des conduites d’eau potable, d’égouts et des chaussées.
La réalisation du guide a été pilotée par le Centre d’expertise et de recherche en infrastructures
urbaines (CERIU) dans le cadre du Programme d’infrastructures Québec-Municipalités (PIQM)
du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT).
Ce guide est le résultat d’une collaboration entre plusieurs personnes qui ont généreusement
accepté d’y consacrer leur temps et de partager leurs connaissances. Nous remercions les
municipalités du Québec, ainsi que les membres de l’Association des ingénieurs municipaux du
Québec qui ont contribué à enrichir le contenu de ce guide. Nous remercions aussi les
nombreux experts provenant des firmes d’ingénieurs-conseils et des fournisseurs de services
spécialisés qui ont grandement contribué par leurs exposés sur leurs pratiques.
De plus, la production de ce document n’aurait pu être possible sans l’effort soutenu des
membres des comités de travail. Nous les remercions tout particulièrement pour leur
disponibilité et leur enthousiasme tout au long du projet. Nous remercions aussi tous ceux et
celles qui ont pris le temps de lire le document et de faire des commentaires sur les versions
préliminaires du texte. Leur apport a grandement contribué à améliorer ce document et nous
leur en sommes très reconnaissants.
IV
PRÉAMBULE
Le premier Guide d’élaboration d’un plan d’intervention (octobre 2005) a donné lieu aux
orientations à privilégier et à une méthodologie d’analyse afin d’établir la priorisation des
interventions pour le renouvellement des conduites d’eau potable et d’égouts. Préparé par la
Direction des infrastructures du ministère des Affaires municipales, des Régions et de
l’Occupation du territoire (MAMROT) et un groupe de travail composé de neuf représentants du
milieu municipal, il a grandement contribué à instaurer une pratique émergente à travers tout le
Québec.
Le deuxième et présent guide est élaboré dans le souci de répondre avant tout aux besoins des
municipalités en leur fournissant un outil plus élaboré pour la préparation de leur plan
d’intervention portant sur les conduites d’eau potable et d’égouts et les chaussées. Élaboré par
un groupe de travail composé de 29 membres provenant des municipalités, du domaine des
infrastructures et de la Direction des Infrastructures du MAMROT, ce guide offre une pratique
recommandée, mise à jour par plus de sept années d’expérimentation et de cas vécus.
AVIS
Contrairement au guide précédent, le nouveau guide n’a pas pour objectif de produire
des plans d’intervention qui ont pour but de déterminer les travaux admissibles dans le
cadre des programmes d’aide financière ou du programme de la taxe sur l’essence et de
la contribution du Québec (TECQ), mais plutôt d’identifier les travaux prioritaires devant
être réalisés par la municipalité.
Les critères d’admissibilité seront précisés dans chaque programme, mais tout en tenant
compte des données du plan d’intervention.
V
TABLE DES MATIÈRES
VI
3.3.1 Inspection 21
3.3.2 Fréquences d’inspection 22
4 É V AL UAT ION DE L ’É T AT DE S INF R AS T R UC T UR E S E T DÉ T E R MINAT ION DE S
S T AT UT S DE C ONDIT ION 23
4.1 Méthodologie préconisée 23
4.1.1 Introduction 23
4.1.2 Indicateurs 24
[Link] Catégorie de l’indicateur : structural ou fonctionnel 24
[Link] Exigence de l’indicateur : requis ou complémentaire 24
[Link] Niveau de l’indicateur : sectoriel ou localisé 24
4.2 Indicateurs des conduites d’eau potable 25
4.2.1 Indicateur EP-1 — Nombre de réparations 26
4.2.2 Indicateur EP-2 — Taux de réparations 28
4.2.3 Indicateur EP-3 — Durée de vie écoulée 29
4.2.4 Indicateur EP-4 — Qualité et pression d’eau — Plaintes et constats
d’événements 31
4.2.5 Indicateur EP-5 — Perte d’épaisseur relative de la paroi 32
4.2.6 Indicateur EP-6 — Susceptibilité au gel 33
4.2.7 Indicateur EP-7 — Pression statique — Mesures ou simulation 34
4.2.8 Indicateur EP-8 — Protection contre l’incendie — Mesures ou simulation 35
4.2.9 Indicateur EP-9 — Pression statique — Étude 36
4.2.10 Indicateur EP-10 — Protection contre l’incendie — Étude 37
4.2.11 Indicateur EP-11 — Qualité de l’eau — Étude 38
4.3 Indicateurs des conduites d’égouts 38
4.3.1 Indicateurs EU-1 et EPL-1 — État structural 39
4.3.2 Indicateurs EU-2 et EPL-2 — Problème hydraulique — Registre 40
4.3.3 Indicateurs EU-3 et EPL-3 — Déficiences fonctionnelles 42
4.3.4 Indicateurs EU-4 et EPL-4 — Problème hydraulique — Étude 43
4.4 Indicateurs des chaussées 45
4.4.1 Indicateur CH-1 — État de la surface 45
4.4.2 Indicateur CH-2 — Confort au roulement 46
4.4.3 Indicateur CH-3 — Susceptibilité au gel 47
4.4.4 Indicateur CH-4 — Capacité structurale 48
5 MÉ C ANIS ME D’É T AB L IS S E ME NT DE S INF R AS T R UC T UR E S P R IOR IT AIR E S 50
5.1 Mécanisme préconisé 50
5.2 Étape 1 : Établissement des classes d’interventions préliminaires 51
5.2.1 Règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les
segments de conduite d’eau potable 51
5.2.2 Règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les
segments de conduite d’égout 53
5.2.3 Règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les
segments de chaussée 54
5.3 Étape 2 : Établissement des classes d’interventions intégrées 55
VII
5.4 Étape 3 : Recommandations préliminaires d’interventions intégrées 56
5.4.1 Interventions sur les conduites d’égouts 56
5.4.2 Ordonnancement des infrastructures prioritaires 57
5.4.3 Interventions sur des conduites fragiles en raison de leur localisation 57
5.4.4 Interventions stratégiques non prioritaires 58
5.4.5 Évaluation des besoins annuels pour le maintien d’actifs 58
6 P L ANIF IC AT ION E T P R OG R AMMAT ION À R É AL IS E R AP R È S L A P R ODUC T ION DU
P L AN D’INT E R V E NT ION 59
6.1 Planification à la suite du plan d’intervention 59
6.2 Programmation des interventions 59
6.3 Planification des travaux et des projets 60
7 L IV R AB L E S OB L IG AT OIR E S 61
VIII
LISTE DES TABLEAUX
IX
Tableau 28 – Établissement des statuts de l’indicateur CH-2 — Confort au roulement ............ 47
Tableau 29 – Établissement des statuts de l’indicateur CH-3 — Susceptibilité au gel .............. 48
Tableau 30 – Établissement des statuts de l’indicateur CH-4 — Capacité structurale en
fonction de la durée de vie résiduelle .................................................................49
Tableau 31 – Liste des classes d’interventions sur les segments............................................. 51
Tableau 32 – Informations obligatoires à fournir avec le plan d’intervention ............................. 63
X
ACRONYMES
PI : Plan d’intervention
XI
1 INTRODUCTION
Le premier guide publié en octobre 2005 était intitulé « Guide d’élaboration d’un plan
d’intervention pour le renouvellement des conduites d’eau potable et d’égouts ». Celui-ci fut
développé dans le cadre du respect de l’Engagement 43 de la « Politique nationale de l’eau »,
adoptée en 2002. Cet engagement stipulait : « Le gouvernement exigera, de façon graduelle
d’ici 2007, que toute demande d’aide financière pour la réalisation de travaux d’infrastructures
soit appuyée par une mise en priorité des travaux à effectuer à partir d’un plan d’intervention. »
Ce guide offrait un encadrement minimal pour l’élaboration d’un plan d’intervention.
Depuis 2005, les municipalités du Québec ont œuvré sur leurs premiers plans d’intervention.
Elles ont réalisé les inventaires de leurs réseaux et procédé à des auscultations afin d’apprécier
la condition de ceux-ci. Le niveau de connaissance des réseaux s’est nettement amélioré et les
municipalités ont adopté une approche plus progressive face au renouvellement de leurs
infrastructures.
Considérant le besoin exprimé de tenir compte de l’égout pluvial et des chaussées, et de mieux
encadrer l’évaluation des infrastructures municipales et l’identification des priorités
d’intervention, les intervenants du milieu municipal et du ministère des Affaires municipales, des
Régions et de l’Occupation du territoire (MAMROT) ont entrepris l’élaboration de ce nouveau
guide.
• intégrer les interventions sur les chaussées et l’égout pluvial au même titre que les
interventions sur les conduites d’eau potable et d’eaux usées;
1
1.3 Changements apportés
La démarche de révision du guide s’est appuyée sur des principes de gestion des actifs et les
besoins de base en matière de services attendus, de santé, de sécurité, de protection de
l’environnement et de réglementation ont été identifiés. Les groupes de travail se sont assurés
par la suite de répondre à chacun de ces besoins en portant attention à leur pertinence avec les
objectifs du guide. Plusieurs changements ont donc été apportés par rapport au précédent
guide. Parmi ces changements, les plus importants sont les suivants :
• la portée du plan d’intervention est élargie de sorte que les conduites d’eaux pluviales et
les chaussées sont évaluées au même titre que les conduites d’eau potable et d’eaux
usées, permettant maintenant d’identifier des priorités d’intervention parmi ces réseaux
plutôt que de servir uniquement à les départager;
• les conduites d’alimentation en eau potable ainsi que les conduites d’interception des
eaux usées sont également incluses dans le plan d’intervention;
• bien que l’évaluation de l’état des conduites de refoulement ne soit pas balisée, elles
doivent être traitées dans le cadre du plan d’intervention. Les recommandations
d’intervention sur ces conduites devront être justifiées;
• des exigences minimales ont été ajoutées relativement à l’inspection des conduites
d’égouts;
• la notion de statut de condition est introduite. Celle-ci fait appel à l’état des infrastructures
et à la hiérarchisation :
l’état des infrastructures est établi à partir d’indicateurs. Chaque indicateur possède
trois caractéristiques : sa catégorie (structural ou fonctionnel), son exigence (requis
ou complémentaire) et son niveau (sectoriel ou localisé). Les indicateurs sectoriels
permettront de diriger la démarche vers des études plus approfondies lorsque ce
sera nécessaire;
la hiérarchisation n’est plus un indicateur en soi, mais sert plutôt à définir les seuils
de tolérance de quelques indicateurs.
2
il n’y a plus d’ordonnancement des infrastructures prioritaires entre elles.
Lorsqu’elles ont la même classe d’intervention, la hiérarchisation est suggérée pour
les ordonnancer. Il est également suggéré que les infrastructures les plus profondes
soient priorisées, étant donné que leur défaillance risque d’entraîner la défaillance
des infrastructures situées au-dessus.
3
1.5 Recommandations pour la planification du développement du plan
d’intervention
Avant de procéder à la réalisation du plan d’intervention, il est recommandé de procéder à un
inventaire des données disponibles, des problèmes connus et des données et analyses
supplémentaires requises pour être en mesure de formuler des recommandations plutôt que de
ne se concentrer que sur l’identification des problèmes. Un plan de travail préliminaire, incluant
l’établissement de la stratégie d’auscultation et précisant la nature et l’étendue des livrables de
chaque étape, devrait être défini au préalable afin d’optimiser les coûts associés à la démarche.
Il faut également prévoir que ce plan de travail devra probablement être ajusté au fur et à
mesure que les résultats des différentes analyses seront disponibles et que des besoins
d’autres études et auscultations seront identifiés. Il est courant de prévoir un cheminement par
étape et viser, dans un premier temps, les priorités ou les infrastructures le plus à risque.
4
2 GESTION ET COLLECTE DES DONNÉES DES RÉSEAUX
2.1 Généralités
La collecte des données des réseaux constitue la première étape de la réalisation d’un plan
d’intervention. Tout d’abord, il est important de rappeler qu’un plan d’intervention vise
l’évaluation des conduites et des chaussées à un niveau général (c.-à-d. qui ne tient pas
compte des problématiques associées aux accessoires tels les regards, les vannes et les
fossés, ni des conditions locales particulières comme l’espacement entre les conduites). Pour
être considéré comme intégré, un plan d’intervention doit porter sur les réseaux d’eau potable,
d’eaux usées, d’eaux pluviales et de chaussées lorsque ces infrastructures se trouvent dans
une même emprise.
Cette section présente la portée du plan d’intervention pour chacun des réseaux
d’infrastructures (conduites d’eau potable, conduites d’eaux usées, conduites d’eaux pluviales
et chaussées), les données requises et complémentaires à collecter, la hiérarchisation des
infrastructures et le découpage des réseaux. Elle présente aussi des éléments de gestion des
données.
La provenance des données utilisées pour noter les indicateurs devrait être identifiée de façon
précise (plans, registres, auscultations, études, relevés, mesures, entrevues et plaintes) dans le
rapport du plan d’intervention. Une appréciation de la fiabilité des données utilisées devrait
également être fournie. Les données considérées peu ou pas fiables devraient être rejetées.
5
Outre les campagnes d’auscultation systématiques des réseaux d’eau potable, d’égouts ou des
chaussées, voici des sources d’information qui peuvent être développées et maintenues par les
municipalités pour améliorer la connaissance des infrastructures :
Les données requises sont des données minimales à la base d’une bonne connaissance des
infrastructures municipales. Elles doivent être collectées pour chacune des infrastructures d’un
réseau présenté au plan d’intervention et sont jugées essentielles à l’établissement de priorités
d’intervention.
Par ailleurs, les données complémentaires sont à obtenir selon les besoins ou les
problématiques rencontrées dans la municipalité. L’objectif est de recueillir les données qui
permettront de bien cerner les problèmes et de trouver la solution la plus appropriée.
Les tableaux 1 à 3 précisent les données requises et complémentaires pour chacun des
réseaux.
6
2.2 Réseau d’eau potable
2.2.1 Portée du plan d’intervention pour le réseau d’eau potable
Le plan d’intervention porte exclusivement sur les conduites de distribution et d’alimentation en
eau potable. Les branchements de service et les accessoires ou équipements connexes tels
que les vannes, les poteaux d’incendie, les chambres de vannes et les postes de surpression
sont exclus. Il peut cependant s’avérer utile d’illustrer les accessoires et les équipements
connexes sur les plans, puisqu’ils peuvent servir de repères. Les réseaux d’eau potable privés
ainsi que les réseaux d’eau non potable sont également exclus.
De même, une conduite d’eau potable peut être caractérisée selon le secteur alimenté, soit :
• résidentiel;
• commercial;
• institutionnel (écoles, hôpitaux, etc.);
• industriel;
• rural.
2.2.3 Données requises et complémentaires
Les données requises et complémentaires pour les conduites d’eau potable sont présentées au
tableau 1.
Requises
Données géométriques et descriptives Complémentaires
(minimales)
Identificateur du tronçon intégré Oui Non
Identificateur du segment Oui Non
Identificateur de la section Non Oui
Nom de la rue du tronçon intégré Oui Non
Localisation (début et fin) du tronçon intégré Oui Non
Type de conduite (voir article 2.2.2) Oui Non
Vocation (voir article 2.2.2) Non Oui
Matériau Oui Non
7
Requises
Données géométriques et descriptives Complémentaires
(minimales)
Diamètre (mm) Oui Non
Longueur (m) Oui Non
Année de construction (d’installation) Oui Non
Année de réhabilitation Oui Non
Type de réhabilitation (structurale, non structurale) Oui Non
Année d’installation de la protection cathodique Non Oui
Profondeur (m) Non Oui
Proximité d’autres infrastructures (égouts, RTU...) Non Oui
Type du sol environnant (encaissant) Non Oui
Nombre de branchements (densité par mètre) Non Oui
Présence de branchements en plomb Non Oui
Hiérarchisation Oui Non
Requises
Données d’états physique et fonctionnel Complémentaires
(minimales)
Débit de protection contre l’incendie (requis et disponible) Non Oui
Pression statique (mesurée et simulée) Non Oui
Pression dynamique (mesurée et simulée) Non Oui
Perte relative d’épaisseur de la paroi (acier ou fonte) (%) Non Oui
Historique de réparations Oui Non
Historique de gel Non Oui
Purge/écoulement dû au gel de conduite Non Oui
Purge/écoulement pour la qualité de l’eau Non Oui
Plaintes (pression, qualité de l’eau, gel des branchements de Oui
service, etc.) Non
8
comprises dans un véritable réseau d’égout pluvial. Il peut cependant s’avérer utile d’illustrer les
accessoires et équipements connexes sur les plans, puisqu’ils peuvent servir de repères.
• de collecte : conduite qui recueille les eaux des branchements de service des bâtiments;
Une conduite d’égout doit aussi être caractérisée selon le type d’eau qu’elle véhicule, soit :
• unitaire : conduite recevant des eaux usées et des eaux pluviales. Aussi appelé égout
combiné;
• pseudo-séparatif : conduite sanitaire qui reçoit aussi de l’eau pluviale provenant des
bâtiments seulement;
Il est important de mentionner que le réseau d’eaux pluviales doit être traité distinctement des
réseaux d’eaux usées (sanitaire, unitaire et pseudo-séparatif).
De même, une conduite d’égout peut être caractérisée selon le secteur desservi, soit :
• résidentiel;
• commercial;
• institutionnel (écoles, hôpitaux, etc.);
• industriel;
• rural.
2.3.3 Données requises et complémentaires
Les données requises et complémentaires pour les conduites d’égouts sont présentées au
tableau 2.
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Tableau 2 – Données requises et complémentaires relatives aux conduites d’égouts
Requises
Données géométriques et descriptives Complémentaires
(minimales)
Identificateur du tronçon intégré Oui Non
Identificateur du segment Oui Non
Identificateur de la section Non Oui
Nom de la rue du tronçon intégré Oui Non
Localisation (début et fin) du tronçon intégré Oui Non
Type de conduite (voir article 2.3.2) Oui Non
Vocation (voir article 2.3.2) Non Oui
Type d’égout (voir article 2.3.2) Oui Non
Matériau Oui Non
Diamètre (mm) Oui Non
Longueur (m) Oui Non
Année de construction (d’installation) Oui Non
Année de réhabilitation Oui Non
Type de réhabilitation (structurale, non structurale) Oui Non
Pente Non Oui
Forme Non Oui
Type de sol environnant (encaissant) Non Oui
Nombre de branchements (densité par mètre) Non Oui
Profondeur (m) Non Oui
Niveau moyen de la nappe phréatique Non Oui
Sens de l’écoulement Oui Non
Hiérarchisation Oui Non
Requises
Données d’états physique et fonctionnel Complémentaires
(minimales)
Historique de réparations Non Oui
Registre des plaintes ou interventions (refoulements,
Oui
nettoyages fréquents) Non
Niveau PACP (CERIU/NASSCO) structural (pire cote) Oui Non
Niveau PACP (CERIU/NASSCO) fonctionnel (pire cote) Oui Non
Date de l’inspection de la conduite Oui Non
Type d’inspection (autotractée, téléobjectif, visuelle) Oui Non
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2.4 Réseau de chaussées
2.4.1 Portée du plan d’intervention pour le réseau de chaussées
Sont incluses (requises) au plan d’intervention toutes les surfaces des rues (routes) de type
souple, rigide ou mixte, gérées par la municipalité ou la MRC, où on retrouve des conduites
d’eau potable ou d’égouts dans l’emprise publique, en chaussée ou hors chaussée.
Sont spécifiquement exclus les aires de stationnement hors rue, les pistes cyclables et les
sentiers multiusages à l’extérieur des surfaces pavées des rues.
Sont aussi exclus tous les éléments du réseau tels que les bordures, les trottoirs, les îlots
séparateurs et de verdure, les mesures de modération sur rue et les drains routiers.
• souple : chaussée ayant un revêtement d’enrobé bitumineux posé sur une fondation
granulaire;
• artère : route principale ou secondaire qui traverse une municipalité (un arrondissement)
afin d’accéder aux collectrices et aux rues locales d’un ou de plusieurs secteurs;
• collectrice : route principale ou secondaire qui traverse une partie d’un secteur ou d’un
quartier et qui permet de desservir un réseau de rues locales;
• ruelle : route qui est habituellement située en arrière d’un lot de bâtiments;
• voie de desserte : voie d’accès aux autoroutes et aux bretelles qui peut aussi appartenir
à une municipalité.
11
De même, une chaussée peut être caractérisée selon le secteur des usagers, soit :
• résidentiel;
• commercial;
• institutionnel (écoles, hôpitaux, etc.);
• industriel;
• rural.
2.4.3 Données requises et complémentaires
Les données requises et complémentaires pour les chaussées sont présentées dans le
tableau 3.
Requises
Données géométriques et descriptives Complémentaires
(minimales)
Identificateur du tronçon intégré Oui Non
Nom de la rue du tronçon intégré Oui Non
Localisation (début et fin) du tronçon intégré Oui Non
Type de chaussée (voir article 2.4.2) Oui Non
Type de route (voir article 2.4.2) Oui Non
Vocation (voir article 2.4.2) Non Oui
Longueur du tronçon (m) Oui Non
Largeur du pavage (m) Non Oui
Année de construction (fondation, reconstruction) Non Oui
Année de la dernière réfection Non Oui
Type de réfection Non Oui
Trafic (débit journalier moyen annuel) Non Oui
Trafic lourd (pourcentage et classification des
Non Oui
véhicules lourds incluant autobus)
Indicateur présence d’un circuit d’autobus
Non Oui
(municipalité de plus de 100 000 personnes)
Présence de route de camionnage Non Oui
Gestionnaire du segment routier (municipalité,
Oui Non
MRC, arrondissement, agglomération, MTQ)
Hiérarchisation Oui Non
Requises
Données d’états physique et fonctionnel Complémentaires
(minimales)
Registre des réparations ponctuelles Non Oui
Registre des plaintes, réclamations Non Oui
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2.5 Hiérarchisation des conduites et des chaussées
La notion de risque revêt une grande importance dans toute démarche d’élaboration d’un plan
d’intervention et cette notion fait intervenir deux éléments, soit la probabilité d’une défaillance de
l’infrastructure et la conséquence possible d’une telle défaillance.
La probabilité d’une défaillance fait référence aux états physique (structural) et fonctionnel d’une
infrastructure et elle augmente généralement en fonction de sa dégradation. Les conditions
environnantes (type de sol, historique de réparations dans la même tranchée, etc.) sont aussi
des facteurs pouvant affecter la probabilité de défaillance.
La conséquence d’une défaillance mesure plutôt les impacts de cette défaillance dans
l’environnement de l’infrastructure et sur les usagers qu’elle dessert. C’est cet élément que le
guide veut faire ressortir à travers la hiérarchisation des conduites et des chaussées.
La hiérarchisation vient donc catégoriser les conduites et les chaussées en fonction des
conséquences d’une défaillance de ces conduites et chaussées.
En guise de référence, les facteurs suivants sont généralement considérés pour définir les
niveaux de hiérarchisation :
• la vocation.
La hiérarchisation peut être établie distinctement pour chaque infrastructure.
Le guide propose l’utilisation de trois niveaux de hiérarchisation pour les diverses conduites et
chaussées des réseaux. Le tableau 4 présente ces trois niveaux.
13
Tableau 4 – Niveaux de hiérarchisation des infrastructures
Impact Niveau
Important I
Moyen II
Faible III
Les critères utilisés pour établir la hiérarchisation devront tenir compte de la taille de la
municipalité et être clairement présentés pour chacune des infrastructures. La hiérarchisation
ne devrait normalement pas être définie uniquement par rapport à un seul élément, comme le
diamètre des conduites, par exemple. Tous les segments d’un même réseau ne peuvent avoir
le même niveau hiérarchique. La classification hiérarchique ne doit pas être appliquée en
fonction des résultats des indicateurs d’état.
Trois niveaux de découpage liés aux infrastructures linéaires sont couverts par le guide :
• le tronçon intégré, c’est-à-dire l’élément géométrique linéaire qui supporte les données
de gestion de l’ensemble des segments d’infrastructures du plan d’intervention (aussi
appelé segment unifié ou segment intégré). Le découpage du tronçon intégré se fait
habituellement aux intersections de chaussée et aux limites de servitude.
14
Les règles suivantes devraient s’appliquer en ce qui concerne le découpage :
• le découpage des segments doit tendre vers une longueur d’environ 200 mètres (selon la
longueur type d’une intervention sur une rue ou une conduite sous-jacente);
• le découpage des segments doit être le plus uniforme possible, particulièrement pour le
calcul des indicateurs EP-1 et EP-2;
• les segments trop courts (moins de 150 mètres) pourraient être regroupés et les
segments trop longs (ex. : plus de 400 mètres), coupés;
• à tous les niveaux, le découpage des éléments linéaires est caractérisé par l’imposition
d’un nœud qui marque un changement pour un ou plusieurs attributs.
Les tronçons intégrés doivent s’arrimer le plus possible aux segments de chaussée. S’il n’y a
pas d’infrastructures souterraines, il n’est pas nécessaire de segmenter le réseau routier, bien
qu’il s’agisse toutefois d’une bonne pratique de gestion préalable à l’auscultation du réseau.
15
2.7 Gestion des données sur les réseaux
Les données collectées doivent être fiables et faire l’objet d’un archivage, d’une gestion et d’une
mise à jour continus. La mise à jour régulière du plan d’intervention en fonction de l’acquisition
des données et de la réalisation des interventions est une opération essentielle. Il constituera
ainsi un instrument d’information actualisé pour une prise de décision éclairée.
• mettre à contribution les outils de géomatique et tout autre outil de gestion d’inventaire
des réseaux et de leurs données respectives;
• tenir à jour des bases de données comportant les différentes informations disponibles sur
les réseaux;
• indiquer la provenance des données (références aux plans "tel que construit", aux
études, aux relevés, aux registres, etc.) et leur niveau de précision.
Le Guide sur l’acquisition de données des réseaux d’eau potable et d’égouts des petites
municipalités (MAMROT-CERIU, 2010), disponible sur le site Web du MAMROT, est un bon
outil pour arriver à ces fins.
16
3 AUSCULTATION DES INFRASTRUCTURES
L’auscultation des infrastructures à la suite de la collecte des données constitue la deuxième
étape de la démarche pour réaliser un plan d’intervention. Il est important de rappeler que
l’objectif principal d’un plan d’intervention est de permettre l’amélioration de la connaissance de
l’état des réseaux afin de préciser les interventions nécessaires sur ceux-ci. Cette amélioration
de la connaissance peut se faire de façon graduelle, en utilisant, entre autres, différentes
méthodes d’auscultation.
Cette section présente certaines méthodes généralement utilisées lors de la production d’un
plan d’intervention.
Pour plus de détails sur les stratégies et les techniques d’auscultation, il est suggéré de
consulter les Classeurs sur les infrastructures souterraines, les chaussées et la gestion intégrée
du Centre d’expertise et de recherche en infrastructures urbaines (CERIU).
La méthode la plus utilisée est l’estimation de la perte relative de l’épaisseur de la paroi d’une
conduite en fonte par le passage d’une sonde à induction. Cette sonde produit un champ
électromagnétique qui se diffuse à travers la paroi de la conduite. Les résultats obtenus par
cette méthode pourront servir pour l’indicateur « Perte d’épaisseur relative de la paroi (EP-5) »
lors de l’évaluation de l’état des conduites d’eau potable. Il est cependant laissé à la discrétion
de la municipalité d’effectuer l’auscultation d’une conduite d’eau potable à l’aide de cette
méthode.
Les méthodes d’auscultation terrain pouvant être utilisées pour évaluer les indicateurs
énumérés dans le présent guide sont énumérées et décrites ci-dessous.
17
Essai débit pression selon la pratique recommandée NFPA 291 1 (EP-8)
L’objectif principal de cet essai est de mesurer le débit disponible à un endroit spécifique du
réseau, à une pression résiduelle souhaitée. Il est recommandé par l’Association nationale
américaine de protection contre l’incendie et a été conçu pour mesurer le débit disponible pour
la protection contre l’incendie dans un secteur.
La pression dynamique est aussi utilisée pour calculer le débit sortant par le poteau d’incendie
ouvert. Elle permet également le calcul approximatif, par extrapolation, du débit disponible au
poteau d’incendie, à une pression donnée; par exemple, à 140 kPa (20 lb/po). Cette mesure est
alors également un indicateur du débit disponible, quoique moins précis et généralement plus
conservateur que le résultat d’un essai de débit pression, selon la méthode NFPA 291.
En effet, le débit ainsi mesuré se limite au débit disponible au poteau d’incendie et ne prend pas
en considération les éventuels apports supplémentaires en eau que peut fournir le réseau via
les poteaux d’incendie environnants. À la limite et en l’absence de données plus précises, cette
mesure pourrait être utilisée pour l’évaluation de l’indicateur EP-8. Il demeure toutefois un
indicateur sectoriel; ainsi, en cas de problème, une analyse plus approfondie est nécessaire
avant de procéder à une intervention.
1
NFPA 291 Recommended Practices for Fire Flow Testing and Marking of Hydrants. Édition 2010.
18
3.1.2 Stratégie et fréquences d’auscultation
Comme mentionné précédemment, l’élaboration d’une stratégie d’auscultation est
recommandée à la suite de l’analyse de l’inventaire des données disponibles, des problèmes
connus et des données et des analyses supplémentaires requises pour arriver à une
recommandation concluante. La stratégie d’auscultation des conduites d’eau potable doit être
réalisée selon les besoins spécifiques de la municipalité.
À noter qu’au Québec, le Code national de prévention des incendies du Conseil national de
recherche du Canada et la Loi sur la sécurité incendie du ministère de la Sécurité publique
recommandent des relevés de pression au moins une fois par année, dans le cadre des
inspections des poteaux d’incendie. Ces données, qui devraient normalement être disponibles
sur l’ensemble des réseaux, peuvent être utilisées pour le suivi des secteurs à problèmes ou
pour la mise à jour des indicateurs du plan d’intervention.
Les inspections par caméra à téléobjectif permettent de visualiser une partie d’une section de
conduite, portion qui varie suivant la dimension de la section, sa position, son alignement et le
niveau de débris et d’obstruction. Les résultats permettent de porter un jugement sur l’état
global de la section, sur les problèmes d’opération et sur les besoins d’entretien. Ce type
d’inspection permet de planifier des interventions d’entretien et les conduites à inspecter par
caméra conventionnelle. Généralement, il ne permet pas de définir le type et l’ampleur de
l’intervention à réaliser sur une section.
Les inspections par caméra tractée conventionnelle permettent de déterminer l’état sur toute la
longueur de la conduite et ainsi de déterminer précisément les travaux à réaliser sur chaque
section de la conduite.
• toutes les conduites d’égouts ayant atteint 90 % ou plus de leur durée de vie utile, à
moins qu’une intervention y soit justifiée pour d’autres considérations;
19
Les inspections visuelles ou télévisées doivent être réalisées par du personnel certifié selon le
programme PACP (CERIU/NASSCO), soit le programme qui a été adopté par l’ensemble des
intervenants au Québec.
Seules les conduites inspectées peuvent obtenir une cote, la corrélation n’étant plus acceptée.
De plus, une stratégie d’inspection répondant aux exigences de la section 3.2.2 doit également
être incluse dans le plan d’intervention.
La durée de vie utile probable à considérer pour chacun des matériaux est présentée dans le
tableau 5.
Les valeurs de ce tableau sont des valeurs types. Une municipalité qui désire utiliser d’autres
valeurs doit les justifier et les appuyer avec un rapport d’ingénieur basé sur des courbes de
dégradation qui lui sont propres et qui tiennent compte des conditions locales.
La stratégie d’inspection pour les conduites qui n’ont pas été inspectées devra viser l’inspection
de toutes les conduites d’égouts de 50 ans et plus au cours des dix (10) prochaines années
suivant la production du plan d’intervention, en considérant les conduites qui auront 50 ans au
cours de cette période (les risques de défaillance étant généralement plus élevés pour les
conduites âgées).
Elle devra également considérer la présence de conduites dites fragiles (grès, béton non armé)
et la présence de conduites sujettes à la corrosion (TTOG).
20
La stratégie d’inspection devrait aussi considérer les facteurs qui influencent la durée de vie :
une mauvaise installation, la mise en charge des conduites, un entretien déficient, des rejets
d’eaux usées agressives ainsi que des événements extérieurs tels que des bris, des fuites de
conduites d’eau potable ou des excavations à proximité. En effet, les défauts engendrés par ces
facteurs s’amplifient plus ou moins rapidement avec le temps et peuvent provoquer
éventuellement des effondrements et des ruptures de service. Enfin, cette stratégie devrait tenir
compte également de la hiérarchisation des conduites.
Inspection ultérieure
Pour les conduites qui ont déjà été inspectées, la stratégie sera basée sur leur état structural
(niveau PACP) et leur hiérarchisation. Le tableau 6 présente les fréquences d’inspection
suggérées pour ces conduites.
21
3.3.2 Fréquences d’inspection
Les meilleures pratiques suggèrent de couvrir tout le réseau routier dans un programme
d’inspection aux cinq ans. Cependant, il est possible de moduler les fréquences d’inspection en
fonction des niveaux hiérarchiques, soit à tous les trois ou quatre ans pour le niveau I, et plus
espacées dans le temps pour le niveau III, soit de six à huit ans, selon les besoins de la
municipalité. Le tableau 7 présente les fréquences d’inspection suggérées pour les chaussées.
22
4 ÉVALUATION DE L’ÉTAT DES INFRASTRUCTURES ET DÉTERMINATION DES
STATUTS DE CONDITION
Tout d’abord, il est important de définir certains termes en fonction de leur utilisation dans le
cadre de la méthodologie préconisée.
Le paramètre est une information de base qui est utilisée pour évaluer ou désigner une
condition ou un état. C’est une caractéristique qu’on peut observer, mesurer, relever ou évaluer
(ex. : le relevé de la pression statique).
L’indicateur est un outil qui sert à déterminer un statut de condition d’une infrastructure par
interprétation, par combinaison ou par calculs, à partir de différents paramètres et de la
hiérarchisation, dans certains cas.
Dans le présent guide, une présentation similaire est retenue pour tous les indicateurs, selon
l’appréciation suivante :
Les statuts présentés au tableau 8 sont quantifiés par des valeurs numériques (cote) en vue
d’identifier les interventions prioritaires qui peuvent être des études ou des travaux, selon les
données disponibles. Le système de notation retenu est un système à cinq niveaux, 5 étant le
plus critique, similaire au PACP (CERIU/NASSCO). Les intervalles de valeurs établis pour fixer
les cotes sont basés sur les seuils de tolérance observés par la pratique au Québec.
23
Lorsque la condition est inconnue, aucune cote n’est attribuée à l’indicateur; le champ
correspondant devra donc être laissé vide.
4.1.2 Indicateurs
Chaque indicateur possède trois caractéristiques : sa catégorie (structural ou fonctionnel), son
exigence (requis ou complémentaire) et son niveau (sectoriel ou localisé).
L’indicateur complémentaire est un indicateur qui pourra être utilisé par la municipalité afin de
tenir compte de ses problématiques ou de ses besoins particuliers, s’il y a lieu.
L’indicateur localisé vise à identifier un segment ou une conduite ayant une caractéristique,
condition qui s’avère être la source du problème indiqué ou relevé. Les indicateurs localisés
24
permettent d’assigner une cote aux segments où l’intervention aura lieu, selon la cote du
problème qui sera réglé avec l’intervention (ex. : conduite d’eau potable causant une faible
pression dans un secteur).
Les indicateurs de chaque réseau d’infrastructures sont présentés dans les sections suivantes.
Pour chaque indicateur, on retrouve sa définition, le (s) paramètre (s) d’évaluation, les valeurs
limites ou les plages de valeurs des paramètres définissant leur statut.
25
4.2.1 Indicateur EP-1 — Nombre de réparations
Catégorie : Structural
Exigence : Requis
Niveau : Localisé
Justification et interprétation
Le nombre de réparations effectuées sur une conduite est un important indicateur de sa
dégradation réelle en fonction de ses caractéristiques, de son environnement et des
sollicitations qu’elle subit. Il constitue un bon indicateur de l’état structural de la conduite.
Excellent 1 0 0 0
Bon 2 1 1 1-2
Très mauvais 5 5 et + 6 et + 7 et +
Il est important de tenir un registre de réparations sur la plus longue période de temps possible
afin d’établir, par exemple, des courbes de dégradation.
Explications supplémentaires
Les réparations comptabilisées aux fins de calculs ne comprennent que celles effectuées sur
les conduites (excluant notamment les réparations sur les vannes, les branchements de service
et les raccordements de poteaux d’incendie, dans la mesure où ces réparations sont
distinguées des autres).
26
Le cas échéant, les réparations effectuées sur le segment avant sa réhabilitation structurale ou
son remplacement ne doivent pas être considérées.
Excellent 1 0 0 0
Bon 2 1 1 1-2
Mauvais 4 3 4 5
Très mauvais 5 4 et + 5 et + 6 et +
Pour un segment de plus de 300 mètres et de moins de 400 mètres, le tableau 12 doit être
utilisé. Les segments de 400 mètres et plus devront être scindés.
Excellent 1 0 0 0
Très mauvais 5 6 et + 8 et + 10 et +
27
L’établissement des statuts pourrait être modulé différemment pour les conduites présentant un
seuil de tolérance aux bris nettement inférieur telles les conduites en béton acier (béton
précontraint) par exemple.
Justification et interprétation
Le taux de réparations sur une conduite est un important indicateur de sa dégradation réelle en
fonction de ses caractéristiques, de son environnement et des sollicitations qu’elle subit.
Excellent 1 0 0 <1
Très mauvais 5 2 et + 3 et + 4 et +
Note : Pour être considéré comme valide, le taux de réparations doit être obtenu à partir d’au
moins deux réparations sur le segment en cause.
28
Les intervalles de valeurs établis pour fixer les cotes sont basés sur les seuils de tolérance
observés au Québec et sur les résultats d’une étude de la ville de Hamilton 2 sur la sensibilité du
public. La municipalité doit tenir un registre dans lequel sont listées les réparations pour chaque
année, pour chaque segment et pour la période considérée, s’étendant sur l’ensemble de son
réseau. Un exemple de calcul du taux de réparations doit être présenté dans le rapport du PI
pour un segment donné.
Explications supplémentaires
Les réparations comptabilisées aux fins de calcul ne comprennent que celles effectuées sur les
conduites (excluant notamment les réparations sur les vannes, les branchements de service et
les raccordements de poteaux d’incendie, dans la mesure où ces réparations sont distinguées
des autres).
Le calcul du taux de réparations doit être basé sur le segment et non sur la section. Comme
pour l’indicateur précédent, l’établissement des statuts pourrait être modulé différemment pour
les conduites présentant un seuil de tolérance aux bris nettement inférieur telles les conduites
en béton acier (béton précontraint), par exemple.
Le cas échéant, les réparations effectuées sur le segment avant sa réhabilitation structurale ou
son remplacement ne doivent pas être considérées.
Justification et interprétation
Cet indicateur utilise le ratio « Âge ou Durée de vie écoulée »/« Durée de vie utile » pour
déterminer les statuts. En ce qui concerne le bois et le « carlon », ils sont considérés comme
des matériaux particuliers et un statut « mauvais » leur est attribué par défaut.
2
The North American Society (NASTT) and the International Society for Trenchless Technology (ISTT) International No-Dig Show
Toronto 2009 - Water Main Asset Management in the City of Hamilton: A comprehensive Overview of Policies, Practices, Tools,
and Technology – Hesham Osman and Kevin Bainbridge
29
Tableau 14 – Établissement des statuts de l’indicateur EP-3 — Durée de vie écoulée
Excellent 1 20 % et moins
Bon 2 > 20 à 50 %
Moyen 3 > 50 à 90 %
Les durées de vie utile probables à considérer pour chacun des matériaux sont présentées
dans le tableau 15.
Tableau 15 – Durées de vie utile des conduites d’eau potable par matériau
Les valeurs dans le tableau ci-dessus sont des valeurs types qui devraient être utilisées pour
l’établissement des statuts de l’indicateur EP-3. Toutefois, puisque divers facteurs influencent
ces durées de vie utile, une municipalité qui désire utiliser d’autres valeurs doit les justifier et les
appuyer par un rapport d’ingénieur basé sur des courbes de dégradation qui lui sont propres et
qui tiennent compte des conditions locales.
30
Explications supplémentaires
Comme l’indique le tableau 14, un statut « très mauvais » ne peut être attribué à un segment de
conduite pour cet indicateur. La durée de vie écoulée ne peut donc pas être un élément
déclencheur d’une intervention de renouvellement de conduite, étant donné qu’il s’agit d’une
estimation de l’état ou du niveau de risque de défaillance et non d’un constat. Une considération
particulière pourra être apportée aux conduites fragiles, comme indiqué à la section 5.4.3 du
guide.
Les relevés de pression d’eau et les études pointues de qualité d’eau réalisés par les
municipalités sont considérés par d’autres indicateurs.
Justification et interprétation
Les déficiences de la qualité de l’eau du réseau de distribution d’eau potable généralement
rencontrées sont les suivantes : eau rouge/jaune, particules, turbidité, odeurs, goût douteux.
Les avis d’ébullition et les analyses d’eau non conformes devraient également être considérés.
Les plaintes reliées à des travaux d’entretien ou de réparation ne doivent pas être considérées.
Les valeurs établies pour déterminer les statuts sont basées sur l’importance de la
problématique observée sur un segment. Les critères retenus pour déterminer les statuts
doivent être mentionnés, et la façon de déterminer les statuts en fonction des critères retenus
doit être clairement exposée.
La cote de cet indicateur doit être attribuée au segment sur lequel le problème a été observé,
même si la cause peut avoir son origine à un autre endroit.
31
Tableau 16 – Établissement des statuts de l’indicateur EP-4 — Qualité et
pression d’eau — Plaintes et constats d’événements
Excellent 1 Aucune
Moyen 3 Tolérable
Mauvais 4 Préoccupante
Justification et interprétation
La technique permet de déterminer le nombre, l’endroit et l’ampleur des points de corrosion,
ainsi que le pourcentage de perte d’épaisseur relative de la paroi d’une conduite en fonte.
L’analyse des rapports d’inspection permet ensuite d’attribuer un statut aux segments de
conduite inspectés.
Excellent 1 0
Bon 2 > 0 à 10 %
Moyen 3 > 10 % à 40 %
Mauvais 4 > 40 % à 70 %
32
L’évaluation de la conduite devrait tenir compte de l’ensemble des points de corrosion observés
sur une conduite, et non pas seulement du point le plus sévère, ainsi que de toutes les
recommandations de l’ingénieur qui a fait l’analyse des inspections.
La perte d’épaisseur relative de la paroi s’avère un bon indicateur de l’état structural d’une
conduite de fonte.
Justification et interprétation
Les épisodes de gel de conduite peuvent causer des problèmes de différentes natures. D’une
part, les pertes d’eau encourues par l’écoulement de l’eau pour éviter le gel (purges ou robinets
ouverts) ne sont pas souhaitables. De plus, le gel de conduite, partiel ou complet, en diminue la
capacité et peut même en interrompre le service.
Au même titre que pour les plaintes, il peut s’avérer difficile de départager les problèmes de gel
à utiliser pour le plan d’intervention. Il est conseillé de classifier l’historique au moment de son
enregistrement, indiquant s’il est récurrent et s’il justifie une intervention pour régler le problème
de façon permanente.
33
Explications supplémentaires
Le terme écoulement comprend autant les purges en réseau qu’à l’intérieur des résidences
pour éviter le gel. Advenant un problème de gel, la recommandation devra être appuyée par
une analyse économique des solutions possibles.
Le remplacement des conduites qui sont affectées par le gel est rarement la solution la plus
économique. Les purges programmables qui permettent de réduire le débit de purge ou de
réduire le temps d’ouverture sont très efficaces pour optimiser les purges. Le bouclage du
réseau et l’isolation des conduites sont aussi des solutions à considérer. Il est possible de
référer au document « L’économie d’eau potable et les municipalités » de Réseau
Environnement pour la correction des purges. Un complément à ce document sera produit
prochainement sur ce sujet.
Justification et interprétation
La faible pression statique rend le réseau de distribution vulnérable à la contamination et
indique un niveau de service déficient sous certaines conditions. Les pressions statiques
peuvent être mesurées aux poteaux d’incendie ou obtenues par simulation hydraulique en
pointe horaire.
Le statut de cet indicateur doit être attribué au segment sur lequel la pression a été observée.
Ce dernier n’est pas nécessairement la source du problème.
Pour l’horizon actuel, les intervalles de valeurs établis pour fixer la cote sont basés sur les
seuils de tolérance observés au Québec et associés à la Directive 001 du MDDEFP.
34
Tableau 19 – Établissement des statuts de l’indicateur EP-7 — Pression statique – Mesures ou
simulation
Pression statique en
Pression statique en
Pression statique simulation de pointe
Statut Cote simulation de pointe
mesurée sur le terrain horaire pour un horizon
horaire
futur de 10 ans
> 40 à 50 ou > 110 lb/po² > 30 à 40 ou > 110 lb/po² > 20 à 30 lb/po²
Moyen 3
> 276 à 345 ou > 758 kPa > 207 à 276 ou > 758 kPa > 138 à 207 kPa
La pire des deux premières conditions, soit « Pression statique mesurée sur le terrain » ou
« Pression statique en simulation pointe horaire », doit être retenue pour établir le statut pour
cet indicateur. La différence des seuils pour ces deux conditions vient du fait que les pressions
mesurées sur le terrain sont généralement supérieures à celles simulées en condition de pointe
horaire. La pression obtenue par simulation avec un modèle hydraulique calibré et validé devrait
être retenue lorsque disponible. S’il est plus critique, le statut pour l’horizon 10 ans peut être
retenu.
Justification et interprétation
Le manque de protection contre l’incendie est un signe de déficience de capacité du réseau de
distribution d’eau potable. Cet indicateur complémentaire est basé sur le ratio entre deux
35
paramètres : le débit incendie disponible (mesure terrain ou résultat du modèle hydraulique) à
un point du réseau, tout en conservant une pression résiduelle de 138 kPa (20 lb/po2), ainsi que
le débit requis pour la protection contre l’incendie en fonction des besoins des bâtiments à
proximité. Le statut doit être attribué au segment sur lequel la protection contre l’incendie a été
évaluée. L’appréciation des débits disponibles pour la protection contre l’incendie d’un secteur
peut se faire par des mesures aux poteaux d’incendie, selon la pratique recommandée de
l’AWWA (NFPA 291) ou par simulation hydraulique. S’il est plus critique, le statut pour l’horizon
10 ans peut être retenu.
Moyen 3 > 70 à 80 % ≥ 50 à 70 %
Mauvais 4 ≥ 50 à 70 % Moins de 50 %
Justification et interprétation
Les segments considérés déficients doivent être identifiés à partir des résultats d’une étude
hydraulique ou d’un balancement hydraulique. À noter que ces segments, pris de façon isolée,
peuvent être en bon état, mais leur fonctionnement à l’intérieur du maillage du réseau peut être
déficient.
36
Les problèmes de pression statique actuels ou futurs peuvent être observés ailleurs que sur le
segment déficient. Le statut qui sera assigné au segment déficient (ou résolvant la
problématique) est le même statut que celui inscrit à l’indicateur EP-7, où la problématique a été
observée.
Il est toutefois important de noter que certaines problématiques pourraient être résolues par la
mise en place d’équipements de surpression, de régulation de pression, de bouclage ou
d’autres interventions plutôt qu’une intervention sur les conduites. Dans de tels cas, la
recommandation devra être précisée dans le plan d’intervention.
Justification et interprétation
Les segments considérés déficients doivent être identifiés à partir des résultats d’une étude
d’ingénierie ou d’un balancement hydraulique. Tel que mentionné précédemment, il est
important de noter que ces segments, pris de façon isolée, peuvent être en bon état, mais leur
fonctionnement à l’intérieur du maillage du réseau peut être déficient.
Les problèmes de débits actuels et futurs disponibles pour la protection contre l’incendie
peuvent être observés ailleurs que sur le segment déficient. Le statut qui sera assigné au
segment déficient (ou résolvant la problématique) est le même statut que celui inscrit à
l’indicateur EP-8, où la problématique a été observée. Si la solution n’identifie pas un segment
comme étant déficient, mais consiste toutefois en un bouclage par l’ajout d’un nouveau
segment de conduite, par exemple, une recommandation particulière devra être formulée en
conséquence.
37
4.2.11 Indicateur EP-11 — Qualité de l’eau — Étude
Catégorie : Fonctionnel
Exigence : Complémentaire
Niveau : Localisé
Justification et interprétation
Plusieurs paramètres peuvent être évalués selon la nature des problèmes. Le temps de séjour
de l’eau potable dans le réseau de distribution dépend généralement de la géométrie et des
caractéristiques des composantes du réseau (de la longueur et de la configuration du réseau,
des réservoirs trop grands, des conduites surdimensionnées pour la protection contre l’incendie
dans un secteur de faible consommation, des bouts morts, etc.) plutôt que d’un segment en
particulier. Par ailleurs, une contamination chimique ou bactériologique peut être attribuable à
bien d’autres raisons qu’une déficience sur un segment, et il n’est pas toujours évident de
l’associer à une conduite particulière du réseau. Les contaminations causées par des bris ou
par d’autres interventions ponctuelles ne devraient pas être considérées.
Étant donné qu’il s’agit d’un indicateur localisé, une étude d’ingénierie est donc requise pour
justifier, de façon déterminante, un statut mauvais ou très mauvais. Le statut qui sera assigné
au segment déficient est le même statut que celui inscrit à l’indicateur EP-4 où la problématique
a été observée.
38
Tableau 21 – Liste des indicateurs pour les conduites d’égouts
EU-2
Problème hydraulique — Registre Fc Comp. Sec.
EPL-2
EU-4
Problème hydraulique — Étude Fc Comp. Loc.
EPL-4
Les segments de conduite qui doivent être inspectés sont indiqués à la section 3.2.1. Toute
nouvelle inspection doit être réalisée selon le programme PACP (CERIU/NASSCO).
Justification et interprétation
L’inspection d’une conduite, qu’elle soit effectuée visuellement ou par caméra télévisée, permet
d’en déterminer l’état structural. L’indicateur d’état structural est basé sur les défauts
structuraux observés lors de l’inspection, selon le programme PACP (CERIU/NASSCO).
Pour les inspections réalisées antérieurement à la parution de ce guide, les cotes obtenues par
le protocole WRc peuvent être utilisées en équivalence aux niveaux PACP pour établir les
statuts de l’indicateur. Dans les cas où la nomenclature CERIU a été utilisée pour codifier les
observations, une table de conversion devra être utilisée pour l’établissement des niveaux
d’équivalence PACP à utiliser pour obtenir les statuts des segments pour l’indicateur. Dans les
autres cas, le visionnement et l’analyse des observations doivent être repris selon le
programme PACP (CERIU/NASSCO) pour l’établissement des cotes de l’indicateur.
39
Le statut du segment est déterminé à partir du niveau de la pire anomalie structurale rencontrée
et de sa hiérarchisation. Le pointage rapide PACP des défauts structuraux devrait être inscrit en
commentaire au tableau de l’annexe 5 lorsqu’une intervention est recommandée sur une
conduite d’égout.
Tableau 22 – Établissement des statuts des indicateurs EU-1 et EPL-1 — État structural
Excellent 1 1 1 1
Moyen 3 2 2 3
Mauvais 4 3 3 4
Explications supplémentaires
Les défauts à considérer sont les suivants : fissure (C), fracture (F), bris (B), trou (H),
effondrement (X), déformation (D), joint (J), dommage à la surface (S), défaillance du
revêtement (LF), défaillance de soudure (WF), défaut de réparation ponctuelle (RP) et défauts
de conduite en briques, soit les défauts de la famille « Défauts structuraux » du programme
PACP (CERIU/NASSCO).
40
Justification et interprétation
Le nombre de refoulements (nombre d’événements) observés sur une conduite est un important
indicateur de sa déficience hydraulique. Un événement affectant plusieurs résidences est
considéré comme un refoulement. Le nombre de refoulements considérés doit être validé par la
municipalité. Le registre de refoulements constitue la base de connaissance des problèmes
hydrauliques.
Excellent 1 Aucun
Bon 2 1 nettoyage/an
Moyen 3 2 nettoyages/an
1 refoulement ou 3 nettoyages/an ou au
Mauvais 4
moins 1 mise en charge
Explications supplémentaires
Les refoulements comptabilisés ne devraient comprendre que ceux causés par les conduites,
excluant notamment ceux causés par les branchements de service. Les mises en charge
hydrauliques des conduites qui atteignent le niveau des sous-sols des bâtiments, mais sans
refoulement à l’intérieur des bâtiments, doivent être considérées pour l’identification des
problèmes hydrauliques.
Bien qu’ils doivent quand même être répertoriés, les refoulements causés par des événements
extrêmes, par exemple par des pluies récurrentes de plus de 25 ans, ne devraient pas être
considérés.
41
4.3.3 Indicateurs EU-3 et EPL-3 — Déficiences fonctionnelles
Catégorie : Fonctionnel
Exigence : Requis
Niveau : Localisé
Les segments de conduites qui doivent être inspectés sont indiqués à la section 3.2.1. Toute
nouvelle inspection doit être réalisée selon le programme PACP (CERIU/NASSCO).
Justification et interprétation
L’inspection d’une conduite, qu’elle soit effectuée visuellement ou par caméra télévisée, permet
d’en déterminer l’état fonctionnel. L’indicateur « déficiences fonctionnelles » est basé sur les
défauts de nature fonctionnelle, soit d’opération et d’entretien observés lors de l’inspection. Les
défauts sont notés selon le programme PACP (CERIU/NASSCO).
Pour les inspections réalisées antérieurement à la parution de ce guide, les cotes obtenues par
le protocole WRc peuvent être utilisées en équivalence aux niveaux PACP pour établir les
statuts des segments pour cet indicateur. Dans les cas où la nomenclature CERIU a été utilisée
pour codifier les observations, une table de conversion devra être utilisée pour l’établissement
des niveaux d’équivalence PACP à utiliser pour obtenir les statuts des segments pour cet
indicateur. Dans les autres cas, le visionnement et l’analyse des observations doivent être
repris selon le programme PACP (CERIU/NASSCO) pour l’établissement des cotes de
l’indicateur.
Les cotes sont établies à partir des résultats de l’inspection réalisée selon le programme PACP
(CERIU/NASSCO).
42
Tableau 24 – Établissement des statuts des indicateurs EU-3 et EPL-3 — Déficiences
fonctionnelles
Excellent 1 1 1 1
Moyen 3 2 2 3
Mauvais 4 3 3 4
Explications supplémentaires
Les défauts fonctionnels ne justifient pas nécessairement un renouvellement de conduites.
Plusieurs de ces défauts sont associés à un entretien normal d’un réseau, tels que la graisse,
les dépôts, les obstacles, les raccordements pénétrants, etc.
Les défauts à considérer pour le renouvellement de conduites sont les suivants : racines (R),
infiltration (I), incrustation (DAE), niveau d’eau avec bas-fond (MWLS), trace de niveau d’eau
élevé (MWM), traverse de conduite (OBS) et alignement (L). Il est à noter que ces défauts
n’entraînent pas nécessairement une intervention directe sur le réseau (une infiltration forte
localisée peut avoir pour origine une fuite de conduite d’eau potable, et non la nappe
phréatique; aussi, une trace de niveau d’eau élevé est souvent causée par des problèmes en
aval). Par ailleurs, le défaut « trace de niveau d’eau élevé » ne doit pas être considéré dans le
cas d’un réseau pluvial.
43
Justification et interprétation
Les effets du problème hydraulique peuvent être observés ailleurs que sur le segment en
cause, mais le statut doit être attribué au segment déficient causant le problème. Lorsqu’il s’agit
d’une problématique de fréquence de nettoyage, le statut qui sera assigné au segment déficient
correspond au pire statut des problèmes qu’il va résoudre, soit le même statut inscrit aux
indicateurs EU-2 et EPL-2, où la problématique a été observée. La cause du problème
occasionnant des nettoyages fréquents doit être indiquée dans la section « commentaires » des
annexes 2 ou 3. Lorsqu’il s’agit d’une problématique de refoulement, le statut assigné au
segment déficient doit être modulé en fonction du tableau 25. Il est important de spécifier qu’il
s’agit de recommandations provenant d’une étude d’ingénierie, dont les bases solides justifient
les travaux de façon non équivoque.
Tableau 25 – Établissement des statuts des indicateurs EU-4 et EPL-4 — Problème hydraulique –
Étude
Problème de Problème de
Problème de
Fréquence de capacité capacité actuelle
Statut Cote capacité future
nettoyage actuelle (pseudo-séparatif,
sur 10 ans
(sanitaire) unitaire ou pluvial)
Capacité ≥ débit
théorique et Pluie récurrente de Pluie récurrente
Bon 2 1 nettoyage/an
< 120 % du débit > 10 à 25 ans de > 5 à 10 ans
théorique
Pluie récurrente
Capacité < débit Pluie récurrente de
Moyen 3 2 nettoyages/an de > 2-5 ans et
théorique > 2 à 10 ans
moins
44
4.4 Indicateurs des chaussées
Cette section décrit les quatre indicateurs qui peuvent servir à l’évaluation des segments de
chaussée.
Les indicateurs pour les chaussées sont résumés au tableau 26 et décrits ci-après.
Justification et interprétation
L’état de la surface constitue un indicateur de premier plan pour évaluer la condition de la
chaussée. Le relevé des conditions de la surface d’une chaussée peut se faire manuellement
par inspection visuelle ou de manière automatisée à l’aide d’équipements à haut rendement. De
façon générale, cette opération permet de définir le type, l’emplacement, l’étendue et la sévérité
des différents défauts qui sont présents à la surface de la chaussée.
La méthode de calcul préconisée pour obtenir une valeur située entre 0 et 100 est définie par la
norme ASTM D-6433 (Standard Practice for Pavement Condition Surveys). La condition de la
surface est déduite à partir de la valeur de l’indice d’état de surface (PCI : Pavement Condition
Index) obtenue.
45
Le tableau 27 présente l’établissement des statuts.
Très mauvais 5 0 à 40 0 à 30 0 à 20
Explications supplémentaires
Les défauts à considérer sont les suivants : carrelage (alligator cracking), ressuage (bleeding),
fissures longitudinales et transversales (longitudinal & transverse cracking),
rapiéçage (patching), coupe et tranchées (utility cut patching), nids-de-poule (potholes),
orniérage (rutting), désenrobage et arrachement (weathering / ravelling). La sévérité des
fissures longitudinales et transversales sera déterminée comme suit : faible (ouverture < 5 mm),
moyenne (ouverture de 5 à 20 mm), majeure (ouverture > 20 mm).
Justification et interprétation
L’indice de rugosité international (IRI) est une mesure reconnue dans le domaine pour évaluer
la qualité d’une chaussée. L’indicateur de confort au roulement est basé sur la mesure de l’IRI
obtenue lors d’un relevé spécialisé habituellement réalisé à l’aide d’un profilomètre. En milieu
urbain, l’indice IRI peut varier entre 0 et 20 environ. L’usager étant souvent très sensible au
confort au roulement, il serait souhaitable de connaître, minimalement, la valeur de l’IRI pour les
chaussées de niveau I.
46
Le tableau 28 présente l’établissement des statuts.
Bon 2 > 1,5 à 2,5 > 2,0 à 3,5 > 2,5 à 4,0
Moyen 3 > 2,5 à 4,5 > 3,5 à 5,5 > 4,0 à 6,0
Mauvais 4 > 4,5 à 6,0 > 5,5 à 7,0 > 6,0 à 8,0
Justification et interprétation
L’effet du gel se fait sentir sur des chaussées dont la structure est gélive. La désuétude d’une
chaussée peut donc également être mesurée par sa susceptibilité au gel. Bien que la
susceptibilité au gel d’une chaussée puisse dépendre de nombreux facteurs, le paramètre qui a
été retenu aux fins de cette méthode est le différentiel des mesures de l’IRI relevées en période
hivernale et en période estivale. Des soulèvements de la surface de la chaussée en période de
gel peuvent survenir à la suite de la formation de lentilles de glace dans la structure de la
chaussée et dans le sol. La susceptibilité au gel d’une chaussée peut être établie à l’aide d’un
profilomètre, en faisant la comparaison des profils mesurés en période hivernale et les profils
mesurés en période estivale.
47
Le tableau 29 présente l’établissement des statuts.
Explications supplémentaires
Une appréciation de la susceptibilité au gel selon une échelle ou une méthode différente peut
être considérée. La méthode utilisée devra cependant être documentée et justifiée.
Justification et interprétation
La désuétude d’une chaussée peut être mesurée par sa capacité structurale, soit son aptitude à
supporter les charges des véhicules qui y circulent, sans présenter une détérioration anormale
et accélérée de sa condition. La détermination de la capacité structurale d’une chaussée
permet, entre autres, de modéliser les dommages causés à la chaussée par le trafic, de
déterminer sa durée de vie structurale résiduelle et d’estimer les besoins en renforcement de la
chaussée.
48
Il existe différentes approches pour établir la capacité structurale d’une chaussée à partir des
essais FWD. Dans le cadre de l’élaboration d’un plan d’intervention, la méthode d’analyse
retenue doit au minimum permettre d’apprécier la durée de vie résiduelle structurale de la
chaussée. Comme l’indique le tableau suivant, un statut « très mauvais » ne peut être attribué à
un segment de chaussée pour cet indicateur. La durée de vie résiduelle ne peut donc pas être
un élément déclencheur d’une intervention de renouvellement de la chaussée.
Mauvais 4 0 à 5 ans
49
5 MÉCANISME D’ÉTABLISSEMENT DES INFRASTRUCTURES PRIORITAIRES
Le mécanisme préconisé comporte 3 étapes qui sont détaillées dans les sections suivantes.
Ces étapes sont :
Appréciation de Classe
Statut Cote Intervention
l’indicateur de condition d’intervention
50
5.2 Étape 1 : Établissement des classes d’interventions préliminaires
La première étape du mécanisme d’établissement des infrastructures prioritaires est la
détermination d’une classe d’interventions préliminaires en fonction des statuts obtenus pour les
indicateurs. Une classe d’interventions est donc à déterminer pour chaque segment de chacun
des réseaux évalués.
Classe
Intervention
d’interventions
C Intervention souhaitable
D Attention immédiate
Explications supplémentaires
La première série de règles fixe les critères d’assignation des classes d’interventions
préliminaires pour chacun des segments des différentes infrastructures. Tous les indicateurs
sont visés par les règles. Cependant, il est important de rappeler que les indicateurs sectoriels
ne peuvent engendrer que des classes d’interventions A pour « aucune intervention, maintien
ou entretien préventif » ou B pour « étude ou auscultation requise », alors que les indicateurs
localisés peuvent engendrer toutes les classes d’interventions (A, B, C et D).
À noter que la classe D « attention immédiate » n’implique pas nécessairement une intervention
de renouvellement de conduite, mais indique seulement qu’une attention doit être apportée dès
que possible à la situation afin de déterminer l’intervention appropriée.
La classe C « intervention souhaitable » est, quant à elle, attribuée à une infrastructure dans
une condition préoccupante.
5.2.1 Règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les segments
de conduite d’eau potable
Cette section présente les règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires
spécifiques aux conduites d’eau potable. Chacun des segments de conduite d’eau potable doit
être évalué en fonction des règles présentées ci-après. Le résultat sera compilé dans la colonne
« classes d’interventions préliminaires » du tableau de l’annexe 1.
51
Les règles qui s’appliquent sont :
• si un segment possède au moins un indicateur localisé ayant une cote de 5, une classe
D pour « attention immédiate » lui est assignée;
• si un segment possède au moins un indicateur localisé avec une cote de 4, une classe C
pour « intervention souhaitable » lui est assignée. Un segment qui a obtenu une classe C
et qui a une cote de 5 pour un indicateur sectoriel pourrait obtenir une classe D s’il
s’avère, après analyse, que ce segment est effectivement la source du problème
fonctionnel relevé. Il est souhaitable de réaliser cette analyse dans le cadre du PI;
• si tous les indicateurs localisés d’un segment ont une cote inférieure à 4 et qu’un de ses
indicateurs sectoriels a une cote de 4 ou 5, une classe B pour « étude ou auscultation
requise » lui est assignée;
• dans tous les autres cas (cotes de 1, 2 et 3), une classe A pour « aucune intervention,
maintien ou entretien préventif » est assignée au segment.
La schématisation des règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les
segments de conduite d’eau potable est présentée à la figure 4.
Figure 4 – Schéma des règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les
segments de conduite d’eau potable
52
5.2.2 Règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les segments
de conduite d’égout
Cette section présente les règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires
spécifiques aux conduites d’égouts. Chacun des segments de conduite d’eaux usées ou d’eaux
pluviales doit être évalué en fonction des règles présentées ci-après. Le résultat sera compilé
dans la colonne « classes d’interventions préliminaires » des tableaux des annexes 2 ou 3.
• si un segment possède une cote de 5 pour un des indicateurs EU-4 ou EPL-4, une classe
D pour « attention immédiate » lui est assignée;
• si un segment possède une cote de 5 pour un des indicateurs EU-1, EPL-1, EU-3 ou
EPL-3 et que l’analyse de l’inspection est concluante, comme définie à la section 5.4.1,
une classe D pour « attention immédiate » lui est assignée. Si l’analyse de l’inspection
n’est pas concluante, une classe B pour « étude ou auscultation requise » lui est
assignée;
• si un segment possède une cote de 4 pour un des indicateurs EU-4 ou EPL-4, une classe
C pour une « intervention souhaitable » lui est assignée;
• si un segment possède une cote de 4 pour un des indicateurs EU-1, EPL-1, EU-3 ou
EPL-3 et que l’analyse de l’inspection est concluante, comme définie à la section 5.4.1,
une classe C pour « intervention souhaitable » lui est assignée. Si l’analyse de
l’inspection n’est pas concluante, une classe B pour « étude ou auscultation requise » lui
est assignée;
• si tous les indicateurs localisés d’un segment ont une cote inférieure à 4 et que la cote de
l’indicateur sectoriel (EU-2 ou EPL-2) est de 4 ou 5, une classe B pour « étude ou
auscultation requise » lui est assignée;
• dans tous les autres cas (cotes de 1, 2 et 3), une classe A pour « aucune intervention,
maintien ou entretien préventif » lui est assignée.
La schématisation des règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les
segments de conduite d’égout est présentée à la figure 5.
53
Figure 5 – Schéma des règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les
segments de conduite d’égout
5.2.3 Règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les segments
de chaussée
Cette section présente les règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires
spécifiques aux chaussées. Chacun des segments de chaussée doit être évalué en fonction
des règles présentées ci-après. Le résultat sera compilé dans la colonne « classes
d’interventions préliminaires » du tableau de l’annexe 4.
• si un segment possède au moins un indicateur ayant une cote de 5, une classe D pour
« attention immédiate » lui est assignée;
• si un segment possède au moins un indicateur ayant une cote de 4, une classe C pour
« intervention souhaitable » lui est assignée;
• dans tous les autres cas (cotes de 1, 2 et 3), une classe A pour « aucune intervention,
maintien ou entretien préventif » est assignée au segment.
54
Le schéma des règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les segments
de chaussée est présenté à la figure 6.
Figure 6 – Schéma des règles d’assignation des classes d’interventions préliminaires pour les
segments de chaussée
Les règles suivantes s’appliquent pour l’assignation des classes d’interventions intégrées des
segments d’infrastructure d’un tronçon intégré :
Lorsqu’il y a plus d’un segment d’un même réseau dans un tronçon intégré (ex. : deux
conduites d’eau potable parallèles), ces segments doivent être traités distinctement pour
chacun des indicateurs concernés et apparaître aux tableaux des annexes 1 à 3. La classe
d’interventions du pire segment devra être reportée au tableau de l’annexe 5.
55
5.4 Étape 3 : Recommandations préliminaires d’interventions intégrées
Une recommandation préliminaire doit être produite pour tous les segments de classe
d’interventions intégrées D, ainsi que pour tous les segments de classe d’interventions
intégrées B.
Une estimation sommaire du coût des interventions doit également être fournie au tableau de
l’annexe 5 pour chaque segment de classe d’interventions intégrées D. Le coût doit inclure les
frais contingents. À cette étape, l’estimation offre une très faible précision et il faut le mentionner
dans le rapport du PI.
Comme les seules recommandations possibles pour les segments de classe B sont des études,
des inspections ou des analyses et que ces segments ont une cote de 4 ou 5, il est important
qu’elles soient effectuées à très court terme pour confirmer et préciser la localisation et/ou la
nature des interventions requises. C’est d’autant plus important que les classes d’interventions
des segments concernés et des segments de classe C situés dans les mêmes tronçons
pourront aussi être modifiées à la suite de ces investigations. Par ailleurs, si un segment a
obtenu une classe B à cause d’un indicateur sectoriel et que l’étude requise a été réalisée et a
révélé que l’intervention requise est ailleurs, la solution devra être indiquée dans la colonne
« commentaires » du tableau des annexes 1, 2 ou 3 de ce segment.
Une estimation du coût des interventions possibles pour les segments de conduite d’égout de
classe B dont l’analyse d’inspection n’est pas concluante (cote de statut 4 ou 5 pour les
indicateurs EU-1, EPL-1, EU-3 ou EPL-3) devra être produite pour évaluer les besoins
d’investissement qui pourraient être requis à court terme. Les coûts de ces interventions
devront être clairement indiqués au tableau 32, et ce, de façon distincte. Tel que précisé à la
section 5.4.1, ces interventions demeureront toutefois à confirmer par une analyse concluante
des résultats d’inspection.
56
Les interventions possibles sur un segment d’égout sont nombreuses. Les interventions sont
analysées tout d’abord section par section. Voici quelques cas de figure d’interventions sur une
section :
• réhabilitation complète;
• remplacement complet;
Enfin, il est bon de rappeler que plusieurs défauts fonctionnels, tels que mentionnés à la section
4.3.3, relèvent d’un programme d’entretien plutôt que d’un programme de renouvellement de
conduites. L’analyse devra en tenir compte lors des recommandations.
57
Si ces informations sont disponibles lors de l‘élaboration du PI, elles peuvent être indiquées
dans la colonne « commentaires » du tableau de l’annexe 5 pour justifier des interventions sur
des conduites qui ne sont pas de classe D.
Les conduites constituées d’autres matériaux peuvent généralement être conservées. S’il y a
lieu, des mesures peuvent être prises pour assurer leur protection lors de la réalisation des
travaux.
58
6 PLANIFICATION ET PROGRAMMATION À RÉALISER APRÈS LA
PRODUCTION DU PLAN D’INTERVENTION
Le plan d’intervention n’est pas une fin en soi, mais il est le point de départ d’une planification
plus détaillée des projets afin d’en arriver à la réalisation de travaux.
Cette section ne vise pas la préparation du plan d’intervention comme telle, mais présente de
façon très générale, à titre d’information, les gestes à poser par la municipalité pour y donner
suite.
Une planification à long terme devrait aussi être élaborée pour permettre d’intervenir à des
stades de dégradation moins avancés ou à des moments plus opportuns, selon l’état des
infrastructures, pour optimiser les investissements.
Les municipalités préparent déjà un plan triennal d’immobilisation (PTI) qui contient, entre
autres, l’ensemble des travaux d’infrastructures planifiés ou convenus avec le conseil municipal.
À partir du plan d’intervention, les interventions priorisées devraient faire l’objet d’une étude de
faisabilité, incluant une estimation budgétaire qui tient compte des particularités du projet, avant
de se retrouver dans un plan triennal d’immobilisation.
L’étude de faisabilité doit aussi tenir compte d’autres besoins de reconstruction des réseaux,
comme, par exemple, pour les réseaux câblés des services publics (aussi appelés réseaux
techniques urbains ou RTU). Lors de cette programmation, les divers équipements et
accessoires des réseaux doivent faire l’objet de décisions d’intervention quant à leur
reconstruction, leur remplacement ou leur mise à jour.
59
Ces équipements ou accessoires incluent notamment :
• les bordures, les trottoirs, les îlots séparateurs et les îlots de verdure;
• les vannes de réseau et les chambres de vannes;
• les poteaux d’incendie;
• les branchements de service des bâtiments;
• les regards et les puisards;
• les réseaux d’éclairage, d’électricité et les boucles des feux de circulation;
• les massifs et les tranchées des réseaux techniques urbains (RTU).
Bien que ces équipements ne font pas partie des infrastructures ciblées par le plan
d’intervention, ils feront partie du projet.
60
7 LIVRABLES OBLIGATOIRES
Le rapport du plan d’intervention devra contenir les éléments suivants :
• les tableaux des annexes 1, 2, 3, 4 en format Excel pour tous les segments et en format
papier pour les segments présentant des classes d’interventions de B, C ou D. Les
segments doivent être présentés par classement croissant des identificateurs des
tronçons intégrés;
• le tableau de l’annexe 5 en format Excel pour tous les tronçons intégrés et en format
papier pour les tronçons intégrés présentant des classes d’interventions intégrées de B,
C ou D. Les tronçons intégrés doivent être présentés par classement croissant de leur
identificateur;
• les indicateurs complémentaires non utilisés n’ont pas à être présentés dans le tableau;
• des plans d’ensemble des réseaux existants et un plan des tronçons intégrés et de leur
numéro d’identification. Pour les réseaux d’égouts, le sens d’écoulement et la localisation
des regards devraient être montrés. Les parties des réseaux non étudiées par le PI,
telles que les conduites récentes, doivent également être représentées sur les plans.
61
Par ailleurs, si un segment a obtenu une classe B à cause d’un indicateur sectoriel (EP-4, EP-7
et EP-8) et que l’étude requise a été réalisée et a révélé que l’intervention requise est ailleurs, la
solution devra être indiquée dans la colonne « commentaires » du tableau de l’annexe 1 pour
ce segment.
Par ailleurs, si un segment a obtenu une classe B à cause d’un indicateur sectoriel
correspondant (EU-2 et EPL-2) et que l’étude requise a été réalisée et a révélé que
l’intervention requise est ailleurs, la solution devra être indiquée dans la colonne
« commentaires » du tableau des annexes 2 ou 3 pour ce segment.
Si l’évaluation d’une conduite ou d’un groupe de conduites est jugée non nécessaire, par
exemple pour les conduites récentes sans problématique évidente, « N/N » (pour non
nécessaire) devrait être inscrit dans les colonnes des indicateurs EU-1, EPL-1, EU-3 et EPL-3.
Ceci permettra de différencier ce qui est non disponible, mais qui serait souhaitable versus ce
qui n’est pas nécessaire.
62
Tableau 32 – Informations obligatoires à fournir avec le plan d’intervention
Municipalité :
Code géo :
Chaussées
Somme des coûts estimés pour les interventions recommandées sur les infrastructures avec une classe d’interventions $
intégrées D (1 + 3 + 6 + 9)
Somme des coûts estimés pour les interventions possibles (4 + 7) $
Somme des besoins annuels pour le maintien d’actifs (2 + 5 + 8) $
Signature de l’ingénieur
Date
Note 1 : Les coûts estimés pour les interventions pour chacune des interventions recommandées (1, 3, 6 et 9) proviennent des coûts inscrits à
l’annexe 5 (synthèse des tronçons intégrés)
Note 2 : Les besoins annuels pour le maintien d’actifs (2, 5 et 8) proviennent des coûts inscrits aux annexes 1, 2 et 3.
63
ANNEXES
65
2
1
Identificateur du tronçon intégré
Identificateur du segment
Type de conduite
Alimentation (A), Distribution (D)
Matériau
Diamètre (mm)
Année de réhabilitation
Type de réhabilitation
Structurale (S), Non structurale (NS)
Hiérarchisation – Impact
Important (I), Moyen (II), Faible (III)
Nombre de
réparations
EP-1
(Requis)
Nombre de réparations
Cote (Requis)
Nombre de
réparations
(Requis)
Taux de EP-2
réparations Taux de réparations
(Requis)
Cote (Requis)
EP-3
Cote (Requis)
Durée de vie écoulée
EP-4
Cote
Qualité et pression d'eau - Registre
Eau potable : Aucune (AUC), Réhabilitation (RH), Remplacement (R), Étude (ET), Auscultation (AUS), Entretien préventif (EP), Autres (AUT)
EP-5
Cote
Perte d’épaisseur relative de la paroi
EP-6
INDICATEURS
Cote
Susceptibilité au gel
(EP : Eau potable)
EP-7
Cote
Pression statique - Mesures
EP-8
Cote
Protection contre l'incendie - Mesures
EP-9
Cote
Pression statique - Étude
EP-10
Cote
Protection contre l'incendie - Étude
EP-11
Cote
ANNEXE 1 – SYNTHÈSE DES SEGMENTS DE CONDUITE D’EAU POTABLE
Identificateur du segment
Type de conduite
Collecte (C), Interception (I), (RC ou RI si conduite de
refoulement)
Type d’égout
Sanitaire (S), Unitaire (U), Pseudo-séparatif (PS)
Matériau
Diamètre (mm)
Année de réhabilitation
Type de réhabilitation
Structurale (S), Non structurale (NS)
Année
Type
Visuelle (V), Caméra téléobjectif (TO), Caméra
conventionnelle (CCTV)
Inspection
1
Analyse concluante (oui, non)
Hiérarchisation — Impact
Important (I), Moyen (II), Faible (III)
Cote EU-1
(Requis) État structural — Inspection
EU-2
Cote
Problème hydraulique — Registre
EU-3
Cote
Déficiences fonctionnelles —
(Requis)
Inspection
EU-4
INDICATEURS
Cote
Problème hydraulique — Étude
(EU : Eaux usées)
Eaux usées : Aucune (AUC), Analyse (AN), Auscultation (AUS), Étude (ET), Réhabilitation ponctuelle (RHP), Réhabilitation totale (RHT), Remplacement ponctuel (RP), Remplacement total (RT), Entretien préventif (EP), Autres (AUT)
Identificateur du segment
Matériau
Diamètre (mm)
Longueur
du segment (m)
Année de construction
(d’installation)
Année de réhabilitation
Type de réhabilitation
Structurale (S), Non structurale (NS)
Année
Ty p e
Visuelle (V), Caméra téléobjectif (TO), Caméra
conventionnelle (CCTV)
Inspection
1
Analyse concluante (oui, non)
Hiérarchisation — Impact
Important (I), Moyen (II), Faible (III)
EPL-1
Cote (Requis)
État structural — Inspection
EPL-2
Cote
Problème hydraulique — Registre
EPL-3
Cote (Requis) Déficiences fonctionnelles —
pluviales)
Inspection
(EPL : Eaux
EPL-4
INDICATEURS
Cote
Problème hydraulique — Étude
Classes d’interventions préliminaires
A : Aucune intervention, maintien ou entretien préventif
B : Étude ou auscultation requise
C : Intervention souhaitable D : Attention immédiate
2
Intervention préconisée sur le segment
(optionnel selon les besoins des municipalités)
71
1
Identificateur du tronçon intégré
Chaussée
Identificateur du segment
Localisation
Nom de la rue
Type de chaussée
Souple – Rigide – Mixte – En pavé –
Gravelée - Autres
Type de route
Artère – Collectrice - Rue locale –
Ruelle - Voie de service
DONNÉES REQUISES
Longueur (m)
Gestionnaire du tronçon
Ville - Arrondissement - Agglomération
MTQ
Hiérarchisation Impact
Important (I), Moyen (II), Faible (III)
Cote
(Requis)
CH-1
État de la surface
(requis)
Valeur PCI
(Requis)
CH-2
Cote
Confort au roulement
CH-3
Cote
Susceptibilité au gel
INDICATEURS
(CH: Chaussée)
CH-4
Cote Capacité structurale
SUR LE
SEGMENT 1
(optionnel selon les
PRÉCONISÉE
: Aucune (AUC), Réparation ponctuelle (RPO), Repavage (P), Réfection majeure (RFM), Reconstruction partielle (RCP), Reconstruction complète (RCC), Entretien préventif (EP), Autres (AUT)
INTERVENTION
73
ANNEXE 5 – SYNTHÈSE DES TRONÇONS INTÉGRÉS
CLASSES
INTERVENTIONS
D’INTERVENTIONS COÛT ESTIMÉ
PRÉLIMINAIRES COMMENTAIRES OU
DONNÉES REQUISES INTÉGRÉES DES INTERVENTIONS
SUR LES SEGMENTS 1 NOTES EXPLICATIVES
DES SEGMENTS PRÉLIMINAIRES
(suite à l’analyse intégrée)
Localisation — Début (A, B, C, D)
Localisation — Nom
Localisation — Fin
Identificateur du
tronçon intégré
Eaux pluviales
Eaux pluviales
Eaux pluviales
Longueur (m)
Eau potable
Eau potable
Eau potable
Eaux usées
Eaux usées
Eaux usées
Chaussée
Chaussée
Chaussée
de la rue
TOTAL
(EPL)
(EPL)
(EPL)
(CH)
(CH)
(EU)
(EU)
(EU)
(EP)
(EP)
(EP)
(CH)
1
Eau potable : Aucune (AUC), Réhabilitation (RH), Remplacement (R), Étude (ET), Auscultation (AUS), Entretien préventif (EP), Autres (AUT)
Eaux usées/pluviales : Aucune (AUC), Analyse (AN), Auscultation (AUS), Étude (ET), Réhabilitation ponctuelle (RHP), Réhabilitation totale (RHT), Remplacement ponctuel (RP), Remplacement total (RT), Entretien préventif (EP), Autres (AUT)
Chaussée : Aucune (AUC), Réparation ponctuelle (RPO), Repavage (P), Réfection majeure (RFM), Reconstruction partielle (RCP), Reconstruction complète (RCC), Entretien préventif (EP), Autres (AUT)
75