U.M.B.
B
Département : Génie mécanique
Module : Fiabilité des systèmes
Loi de weibull
Introduction
La distribution de Weibull est souvent utilisée dans le domaine de l'analyse de la durée de vie, grâce à sa
flexibilité : elle permet de représenter au moins approximativement une infinité de lois de probabilité.
1. Fonction de fiabilité R (t)
La forme générale de la fonction de fiabilité est désignée par R (t) représentant la probabilité de bon
fonctionnement à l'instant t.
β : est le paramètre de forme du modèle. Nous constatons que :
Si β < 1 le taux de défaillances est décroissant, nous avons donc des pannes de jeunesse,
si β = 1 le taux de défaillances est constant et
si β > 1 e taux est croissant, panne de vieillesse ou maturité en mécanique.
η : est le paramètre d’échelle et indique l’ordre de grandeur de la durée de vie moyenne.
γ : est le paramètre de décalage, souvent il est égal à 0.
Le modèle de Weibull ne peut à lui seul représenter l’ensemble des cofacteurs influents sur la fiabilité de la
macro composant, l’adjonction d’un modèle à hasard proportionnel sous forme de régression apporte une
réponse qui devrait être plus adaptée.
Sa fonction de répartition F (t) est la probabilité que le dispositif soit en panne à l'instant t. Elle est exprimée
par :
Si l'on désigne par t la variable aléatoire qui, à tout matériel choisi au hasard, associe son temps de bon
fonctionnement avant défaillance, lorsque β est constant, on montre que t suit une loi exponentielle. Pour couvrir
tous les cas, Weibull a choisi pour λ une fonction dépendant de trois paramètres : γ, β et η. Le taux instantané de
défaillance λ (t) est un estimateur de fiabilité. Il s’exprime par :
Remarque si :
La courbe theorique de distribution est montrée à la figure III.1. On peut remarquer l’influence du paramètre
β(coefficient de forme).
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Avec t > γ , β > 0, η > 0 (le paramètre important étant β paramètre "de forme", les autres terminent l'ajustement).
Ainsi, lorsque la variable aléatoire t, correspondant au temps de bon fonctionnement, suit la loi de Weibull de
paramètres γ , β et η . On montre que sa densité est donnée par l’expression (III.6).
2. Domaine d’application
La distribution de Weibull est souvent utilisée dans le domaine de l'analyse de la durée de vie, grâce à sa
flexibilité car elle permet de représenter au moins approximativement une infinité de lois de probabilité.
2.1 Papier de Weibull
Ce papier de Weibull sert à lire graphiquement les paramètres d'une loi de Weibull dans le cas où le paramètre γ
est nul.
En effet, la fonction de répartition associée à une loi de Weibull de paramètres β, γ = 0, η est définie par :
La dernière équation obtenue est l'équation d'une droite dans le repère rouge (O ; X ; Y) où O est le point
correspondant à X = 0 et Y = 0 soit à t = 1 et F (t) = 1 - 1/e.
Le paramètre se lit directement à l'intersection de la droite précédente avec l'axe des abscisses puisque celui-ci est
gradué en échelle logarithmique, ce qui est montré sur les figures III.2.a et III.2.b.
Le paramètre est le coefficient directeur de la droite précédente, il suffit de tracer une droite parallèle à la
précédente et de lire directement le coefficient directeur de cette droite sur l'axe d'équation X = - 1.
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2.1.1 Echelles utilisées sur le papier de Weibull
Abscisse haute : échelle naturelle en X
Abscisse intermédiaire : échelle logarithmique (lecture du paramètre t)
Abscisse basse : échelle logarithmique (on fait correspondre à chaque valeur de t son logarithme népérien ln t).
Ordonnée gauche : on place les valeurs de F (t) en pourcentage en échelle ln (- ln (1 - F (t)))
Ordonnée sur l'axe X = -1 (lecture du paramètre) : ce sont les valeurs ln (- ln (1 - F (t)))
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A titre d’exemple :
On construit tout d'abord le nuage de points (t ; F (t)) puis une droite d'ajustement D, on lit la valeur du paramètre
η sur l'axe des abscisses puis on trace la parallèle D' à la droite D passant par l'origine O du repère, on lit le
paramètre β sur l'axe d'équation X = -1.
Pour calculer gamma. Si le nuage de points correspond à une droite, alors γ = 0.
Si le nuage de points correspond à une courbe, on la redresse par une translation de tous les points en ajoutant ou
en retranchant aux abscisses "t", une même valeur (gamma) afin d'obtenir une droite. Ceci est montré à la figure
III.3
Pour le calcul d’êta. La droite de régression linéaire coupe l'axe A à l'abscisse t = éta.
Bêta est la pente de la droite de corrélation. On trace une droite parallèle à la droite de corrélation, et passant par
η =1 On lit ensuite bêta sur l'axe bêta est sans dimension. La figure III.3, montre la démarche pour ce calcul.
Remarque :
Si le nuage de point met en évidence plusieurs droites, on déterminera plusieurs pentes b montrant des
populations distinctes qui correspondent à des modes de défaillances successifs et différents (défaillances
juvéniles suivit de défaillances par usure par exemple).
3. Signification des paramètres
Paramètre d'échelle êta(η): Ce paramètre permet d'utiliser le papier d'Allan Plait quelque soit l'ordre de
grandeur de t. Il n'a donc pas à être interprété.
Paramètre de forme bêta (β): Ce paramètre donne des indications sur le mode des défaillances et sur
l'évolution du taux de défaillances dans le temps. Les courbes des figures III.5.a, III.5.b et III.5.c, illustrent
respectivement l’évolution de la fiabilité, de la fonction de répartition et du taux de défaillance en fonction du
paramètre de forme (β )
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On peut donc remarquer que si :
β <1 =>λ (t) décroît → période de jeunesse.
β =1 =>λ (t) = cte → indépendance du temps.
β >1 =>λ (t) croit → période d’obsolescence.
1.5< β > 2.5 → exprime un phénomène de fatigue.
3 < β > 4 → exprime un phénomène d’usure.