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Prévention et Prévision des Incendies

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QUESTIONS

SUR

LE BSP 731

(CERTIFICAT DE PREVENTION)
GEN 1 : PREVENTION - PREVISION
1. Qu’est-ce que la PREVENTION ?
La prévention peut être considérée comme l’ensemble des activités techniques et
administratives organisant et assurant :
- la recherche ;
- l’expérimentation ;
- l’application ;
- le contrôle des moyens, des mesures et des méthodes permettant de
s’opposer quand elles sont nuisibles :
 à la naissance et à la propagation du feu ;
 à ses effets directs et indirects sur les personnes, les animaux et les
biens.

2. Quels sont les buts de la prévention ?


- assurer la sécurité des personnes ;
- limiter les pertes matérielles ;
- permettre l’engagement des secours.

3. Quels sont les objectifs visés par les mesures de prévention ?


- éviter l’éclosion de l’incendie ;
- limiter la propagation de l’incendie ;
- évacuer les personnes en danger ;
- faciliter l’intervention des moyens de secours.

4. Donner les raisons pour lesquelles les ascenseurs ne sont pas considérés comme
moyens d’évacuation ?
- faible capacité ;
- défaut de fonctionnement fréquent au cours des incendies ;
- envahissement rapide par les fumées.

5. Quels sont les principes généraux à respecter lors de la construction ?


- Emploi de matériaux et d’éléments de construction ayant un
comportement au feu compatible avec la sécurité ;
- Compartimentage et cloisonnement suffisants ;
- Disposition judicieuse des locaux selon leur destination et les risques qu’ils
présentent ;
- Ventilation efficace ;
- Les installations techniques doivent être :
 correctement effectuées, elles peuvent être à l’origine des sinistres et
en faciliter la propagation ;
 réalisées conformément aux normes ou aux DTU (documents
techniques unifiés), avec vérifications régulières par des organismes
agréés ou des techniciens compétents.

6. Qu’est-ce que la PREVISION ?


La prévision comporte l’ensemble des mesures préparatoires destinées :
- à déceler un risque dès son origine ;
- et à assurer, avec le maximum de rapidité et d’efficacité, la mise en action
des moyens d’intervention.
7. Buts de la prévision ?
- la découverte de l’incendie dès sa naissance ;
- l’attaque immédiate du feu pour obtenir l’extinction rapide.

8. Mesures de la prévision ?
- la prévision technique ;
- la prévision tactique.

9. En quoi consiste la prévision technique ?


- la détection : déceler l’incendie ;
- l’alarme : avertir aussitôt les occupants ;
- l’alerte : prévenir au plus tôt le personnel devant combattre le sinistre ;
- la mise en œuvre des moyens de secours : éteindre.

10. Que comprend la prévision tactique ?


- la bonne connaissance du secteur d’intervention ;
- la vérification permanente des moyens d’intervention ;
- l’établissement des consignes d’alerte et d’appel ;
- la liaison téléphonique.

GEN 2 : ANALYSE DU RISQUE


11. Que signifie le sigle CL.I.C.D.V.E.C.R.M ?
CLassement
Implantation (isolement par rapport au tiers)
Construction
Dégagements (cheminements d’évacuation)
Ventilation (extraction fumées, gaz chauds)
Electricité (Eclairage)
Climatisation (Chauffage)
Risques particuliers
Moyens de secours

GEN 3 : LA REGLEMENTATION
12. Définir
Constitution : Base de la république sur laquelle repose l’état, c’est la norme de base et
de référence de tous les textes et de tous les actes administratifs.
Lois : Actes juridiques qui émanent du pouvoir législatif, les lois possèdent une valeur
obligatoire pour tous.
Ordonnances : Ensembles de mesures prises par le gouvernement qui sont du domaine
de la loi, avec l’autorisation du parlement donnée pour un délai « limité ».
Elles ont force de loi si elles sont ratifiées par le parlement, sinon elles ont valeur de
règlement.
Décrets : Actes qui émanent du pouvoir exécutif destinés à faciliter l’application des lois.
Ils ont le même pouvoir universel que les lois mais ne peuvent ni les modifier ni les
abroger.
Arrêté ministériel : Règlement pris par un ou plusieurs ministres dans le cadre de leurs
attributions destiné à faciliter l’application des lois et des décrets.
GEN 4 : COMBUSTION ET INCENDIE
13. Définir le feu
Le feu est la manifestation visible de la combinaison d’un corps combustible avec un
corps comburant en présence d’une énergie d’activation. Cette combinaison s’appelle
une COMBUSTION.
COMBUSTIBLE + COMBURANT + CHALEUR = FEU

14. Donner l’équation du sinistre


ECLOSION + PROPAGATION = DESTRUCTION

15. Définir les lois et méthodes de la sécurité incendie


- EVITER LA NAISSANCE DU FEU : c’est réduire les causes ;
- EVITER LA PROPAGATION DU FEU : c’est limiter les effets de
l’incendie ;
- EVITER LA DESTRUCTION PAR LE FEU : c’est prendre un ensemble
de mesures propres à limiter ou empêcher les dommages.

16. D’où provient l’énergie d’activation ?


L’énergie d’activation est l’énergie nécessaire « pour faire démarrer » la combustion.
Elle peut avoir des origines diverses :
- thermiques ;
- chimiques ;
- biologiques ;
- mécaniques ;
- électriques.

17. A quelles conditions y a-t-il combustion ?


Seuls les gaz brûlent. En pratique, c’est le mélange « gaz-combustible – oxygène de
l’air » qui est inflammable, à 2 conditions :
- que l’énergie d’activation soit suffisamment élevée ;
- que la concentration du mélange soit comprise entre certaines limites (LIE
= excès d’air, LSE = excès de gaz)

18. Quelques définitions


Point d’ignition : Température minimale à laquelle un mélange combustible de gaz et
d’air s’enflamme en présence d’une flamme avec persistance de flammes.
Point d’auto-ignition : Température à laquelle un mélange gazeux combustible peut
s’enflammer spontanément sans présence de flamme ou d’étincelle.
Point-éclair : Température minimale à laquelle un liquide combustible émet
suffisamment de vapeurs pour former avec l’air ambiant, une atmosphère inflammable.
Combustion vive : Réaction avec forte élévation de température et émission de flammes.
Combustion lente : Réaction avec peu d’élévation de température, des phénomènes
lumineux presque nuls et une absence totale de flammes.

19. Quels sont les facteurs qui peuvent influencer la combustion d’un corps ?
- l’état de division de la matière (rapport entre le volume et la surface du
corps) ;
- la disposition de la matière et des matériaux ;
- la température ;
- l’humidité (degré hygrométrique) ;
- -la teneur en oxygène ;
- la catalyse (pouvoir calorifique) ;
- l’inhibition.

20. Citer les modes de propagation de la combustion par transmission de chaleur


- conduction ;
- rayonnement ;
- convection.

GEN 5 : NOTIONS ESSENTIELLES


21. Définir
Combustibilité : La combustibilité d’un corps est la propriété qu’il a brûler ie de se
consumer en feu.
Incombustibilité : Capacité d’un matériau de résister à l’ignition, il ne brûle pas et ne
dégage pas de vapeurs inflammables en quantité suffisante pour s’enflammer au contact
d’une source de chaleur quelconque.
Inflammabilité : C’est la propriété d’un matériau qui s’enflamme, combustible
inflammable.
Ininflammabilité : Matériau dont la décomposition s’effectue sans production de gaz
inflammables ou de flammes et cesse dès que disparaît la source de chaleur, combustible
ininflammable, déformation de la structure.
Ignifugation : Opération qui consiste à modifier les caractères d’inflammabilité des
matériaux. Elle agit sur :
- la facilité d’inflammation ;
- la vitesse de combustion ;
- la vitesse de propagation du feu.
Isolation thermique : Elle a pour but de protéger les matériaux et éléments de
construction contre l’action des flammes et de la chaleur.

22. Qualités des produits ignifugés ?


- application facile ;
- ne pas altérer les matériaux ;
- ni toxiques, ni corrosifs ;
- ne pas être altérés par le temps ;
- adhérer aux matériaux ;
- ne pas s’altérer.

23. Citer les principaux produits ignifugés


- les sels ammoniacaux (sulfate, phosphate…) ;
- le tungstate de soude, le borax, le chlorure de magnésium ;
- les peintures à base d’amiante ou de laque d’éther.

24. Citer les diverses techniques d’ignifugation employées


- injection à cœur ;
- trempage ;
- brossage ;
- badigeonnage ;
- peinture-vernis ;
- sels pénétrants.
25. Propriétés des isolants thermiques ?
- conductibilité thermique très bas ;
- bonne résistance thermique ;
- étanche à la vapeur ;
- invulnérable aux insectes ;
- mise en œuvre facile.

26. Citer les principaux produits isolants


- le plâtre ;
- les revêtements à base de fibres minérales et végétales ;
- les panneaux en vermiculite et perlite (pical, fibralith…).

GEN 6 : COMPORTEMENT AU FEU DES MATERIAUX


27. Définir :
Pouvoir calorifique : Quantité de chaleur dégagée par un kilogramme de matériau lors
de sa combustion complète.
Potentiel calorifique : Quantité de chaleur dégagée lors de la combustion complète de
l’ensemble de matériaux contenus dans un volume donné.

28. Différence entre réaction au feu et résistance au feu


L’évolution d’un feu dans un local est tributaire d’un ensemble de phénomènes
complexes :
- la réaction au feu : il renvoie au potentiel calorifique et à la combustibilité
des matériaux contenus dans le local ;
- la résistance au feu : renvoie à la capacité d’un volume et de ses
constituants à contenir le feu pendant un temps donné.

GEN 7 : REACTION AU FEU DES MATERIAUX D’AMENAGEMENT


ET PRODUITS DE CONSTRUCTION

29. Comment sont classifiés les matériaux de construction ?


- Incombustibles : ne brûlent pas ;
- M0 : matériaux incombustibles ;
- M1 : ininflammables ;
- M2 : difficilement inflammables ;
- M3 : moyennement inflammables ;
- M4 : facilement inflammables ;

30. Définir résistance au feu et réaction au feu


Résistance au feu : C’est le temps pendant lequel les éléments de construction jouent le
rôle qui leur est dévolu malgré l’action de l’incendie.
Réaction au feu : C’est l’ensemble des phénomènes qui se manifestent à partir d’une
élévation de température et qui aboutissent à la désagrégation puis à l’inflammation des
gaz dégagés par le matériau
ERP 1 : DEFINITION, BUTS ET PRINCIPES DE LA
REGLEMENTATION
31. Qu’est ce qu’un ERP ? Art. R 123-2
Constituent des établissements recevant du public, tous bâtiments, locaux, ou enceintes :
- dans lesquels des personnes sont admises soit librement, soit moyennant
une rétribution ou une participation quelconque ;
- ou dans lesquels sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur
invitation, payantes ou non.

32. Quel est le but de la réglementation en matière d’ERP ? Art. R 123-1


Assurer la sécurité contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements
recevant du public.

33. Quelles sont les règles de sécurité à respecter dans un ERP ?


a. Permettre l’évacuation rapide et en bon ordre de la totalité des occupants et la
mise en service des moyens de secours (art. R 123-4) ;
b. Comportement au feu des matériaux et éléments de construction appropriés
aux risques (art. R 123-5) ;
c. Locaux aménagés et isolés entre eux en assurant une protection suffisante (art.
R 123-6) ;
d. Sorties et dégagements qui y conduisent permettant l’évacuation rapide et sûre
des occupants : au moins 2 sorties (art. R 123-7) ;
e. Eclairage électrique toujours secouru par un éclairage de sécurité (art.123-8) ;
f. Interdiction de produits dangereux (art. R 123-9) ;
g. Equipements techniques présentant des garanties de sécurité et de bon
fonctionnement (art. R 123-10) ;
h. Etablissements dotés de dispositifs d’alarme, d’avertissement, d’un service de
surveillance et de moyens de secours appropriés aux risques (art. R 123-11).

ERP 2 : CLASSEMENT – VISITES PERIODIQUES


34. Donner les différents types d’établissements installés dans un bâtiment
J – Structures d’accueil pour personnes âgées et personnes handicapées ;
L – salles d’auditions, de conférences, de réunions, de spectacles ou à usage multiple ;
M – magasins de vente, centres commerciaux ;
N – restaurants et débits de boissons ;
O – hôtels et pensions de famille ;
P – salles de danse et salles de jeux ;
R – établissements d’éveil, d’enseignement, de formation, centres de vacances, centres de
loisirs sans hébergement ;
S – bibliothèques, centres de documentation ;
T – salles d’exposition ;
U – établissements sanitaires ;
V – établissements de culte ;
W – administrations, banques, bureaux ;
X – établissements sportifs couverts ;
Y – musées.
35. Donner les différents types d’établissements spéciaux
PA – Etablissements de plein air ;
CTS – chapiteaux, tentes, structures itinérants ;
SG – structures gonflables ;
PS – parcs de stationnement couverts ;
GA – gares ;
OA – hôtels, restaurants d’altitude ;
EF – établissements flottants ;
REF – refuges de montage.

36. Comment sont classés les établissements ?


Les établissements sont classés en catégories d’après l’effectif du public et du personnel
admis.

37. Qu’est-ce qui détermine l’effectif du public dans un établissement ?


L’effectif du public est déterminé, suivant les cas, par :
- le nombre de places assises ;
- la surface réservée au public ;
- la déclaration du chef d’établissement ;
- l’ensemble de ces indications.

38. Donner les différentes catégories d’établissements


- 1re catégorie : au-dessus de 1500 personnes ;
- 2e catégorie : de 701 à 1500 personnes ;
- 3e catégorie : de 301 à 700 personnes ;
- 4e catégorie : 300 personnes et au-dessous, à l’exception des établissements
compris dans la 5e catégorie ;
- 5e catégorie : établissement faisant l’objet de l’article R 123-14 dans
lesquels l’effectif du public n’atteint pas le chiffre minimum fixé par le
règlement de sécurité pour chaque type d’exploitation.
Soit 2 groupes d’ERP :
- le premier groupe comprend les établissements de 1 re, 2e, 3e et 4e
catégories ;
- le deuxième groupe comprend les établissements de 5e catégorie.

39. But des visites périodiques


Ces visites ont pour but :
- de vérifier si les prescriptions ou les arrêtés du préfet ou du maire pris en
application du règlement de sécurité sont observés et notamment si les
moyens de secours contre l’incendie ainsi que les appareils d’éclairage de
sécurité fonctionnent normalement ;
- de suggérer les améliorations ou les modifications à apporter aux
dispositions et à l’aménagement desdits établissements dans le cadre de la
réglementation ;
- d’étudier les mesures d’adaptation à apporter éventuellement aux
établissements existants.
40. Que comporte le registre de sécurité ?
- l’état du personnel chargé du service incendie ;
- les consignes, générales et particulières, établies en cas d’incendie ;
- les dates des divers contrôles et vérifications ainsi que les observations
auxquelles ceux-ci ont donné lieu ;
- les dates des travaux d’aménagements et de transformation, leur nature,
le nom des entrepreneurs, de l’architecte ou du technicien chargé de
surveiller les travaux.

ERP 4 : CONCEPTION ET DESSERTE DES BATIMENTS


41. Quelle peut être la distribution intérieure d’un bâtiment ?
- cloisonnement traditionnel ;
- compartimentage ;
- secteurs.
Compartiment : Volume à l’intérieur duquel les exigences de résistance au feu relatives
aux parois verticales ne sont pas imposées.
Secteurs : Volume dont la distribution intérieure est réalisée au moyen de cloisonnement
traditionnel. Ils sont destinés à renforcer le cloisonnement intérieur du bâtiment afin de
limiter au maximum la propagation éventuelle d’un incendie, les parois périphériques
sont CF° 1h.

42. Quelles sont les caractéristiques ?


Voie engins :
- largeur minimale : 8m ;
- largeur utilisable :
 3m si 8m < l < 12m ;
 6m si l > 12m ;
- force portante : 160 kN ;
- rayon intérieur : 11m ;
- résistance au poinçonnement : 80 N/cm² ;
- surlargeur : S = 15/R 11m < R < 50m ;
- pente < 15% ;
- hauteur libre : 3,50m.
Voie échelle :
- Longueur minimale : 10m ;
- largeur minimale : 4m ;
- pente < 10% ;
- si non publique doit être raccordée à une voie publique par une voie
engins ;
- si impasse :
 largeur voie : 10m ;
 largeur utile : 7m.
Espace libre = espace répondant aux caractéristiques minimales suivantes :
- largeur = largeur totale des sorties et > 8m ;
- largeur minimum de l’accès à partir de la voie engins ;
 l > 1,8m si h < 8m ;
 l > 3m si h > 8m ;
- issue de l’ ERP, D < 60m ;
- pas d’obstacle à l’écoulement régulier du public ;
- accès et mise en œuvre facile du matériel nécessaire pour opérer les
sauvetages et combattre le feu.

43. Façade accessible, baie accessible


Façade accessible : façade permettant aux services de secours d’intervenir à tous les
niveaux recevant du public.
Baie accessible : Baie ouvrante permettant d’accéder à un niveau recevant du public.
- baie accessible sur une façade normale : H = 1,30m L = 0,90m ;
- baie accessible sur façade aveugle : H = 1,80 L = 0,90m.

ERP 5 : ISOLEMENT PAR RAPPORT AUX TIERS

44. Dans quels cas un ERP ou un tiers sont dits à risques particuliers ?
- ils sont définis comme tels par le règlement de sécurité ;
- ils abritent dans leurs locaux ou parties contigus une ou plusieurs
installations classées ;
- ils sont considérés comme tels par la commission de sécurité (potentiel
calorifique élevé et présence de matières très inflammables).
Les ERP à risques courants sont les établissements de type M, S, T protégés par un
réseau fixe d’installation automatique à eau.

ERP 7 : LOCAUX NON ACCESSIBLES AU PUBLIC, LOCAUX A


RISQUES PARTICULIERS

45. Classement des locaux


Les locaux sont classés suivant les risques qu’ils représentent en :
- locaux à risques particuliers, qui se subdivisent en :
 locaux à risques importants,
 locaux à risques moyens ;
- locaux à risques courants, auxquels sont assimilés les logements du
personnel situés dans l’établissement.

46. Locaux à risques particuliers


Ils doivent satisfaire aux conditions ci-après :
- locaux à risques importants
 planchers hauts et parois verticales CF° 2h ;
 dispositifs de communication avec les autres locaux CF° 1h,
l’ouverture se faisant dans le sens de la sortie, portes munies de
ferme porte ;
 aucune communication avec les locaux et aménagements accessibles
au public
- locaux à risques moyens
 planchers hauts et parois CF° 1h ;
 blocs portes CF° ½ h équipés d’un ferme porte.

47. Locaux à risques courants et logement du personnel


Ils doivent satisfaire aux conditions ci-après :
- logements du personnel
 isolés des autres parties de l’établissement par des parois verticales
et des blocs portes présentant le même degré de résistance au feu
que les locaux réservés au sommeil CF° 1h ;
 dégagements indépendants de ceux réservés au public ou si
dégagements communs, bloc porte CF° ½ h équipé de ferme porte.

ERP 8 : DEGAGEMENTS

48. Terminologie
Dégagement : Toute partie de la construction permettant le cheminement d’évacuation
des occupants : porte, sortie, issue, circulation horizontale, zone de circulation, escalier,
couloir, rampe…
Dégagement normal : Dégagement comptant dans le nombre minimal de dégagements
imposés en application des dispositions de l’article CO 38.
Dégagement accessoire : Dégagement répondant aux dispositions de l’article CO 41,
imposé lorsque exceptionnellement les dégagements normaux ne sont pas
judicieusement répartis dans le local, l’étage, le secteur, le compartiment ou l’ERP.
Dégagement de secours : Dégagement qui, pour des raisons d’exploitation, n’est pas
utilisé en permanence par le public.
Dégagement supplémentaire : Dégagement en surnombre des dégagements définis ci-
dessus.
Circulation principale : circulation horizontale assurant un cheminement direct vers les
escaliers, sorties ou issues.
Circulation secondaire : circulation horizontale assurant un cheminement des personnes
vers les circulations principales.
Dégagement protégé : dégagement dans lequel le public est à l’abri des flammes et des
fumées, soit :
- dégagement encloisonné : dégagement protégé dont toutes les parois ont un degré
minimum de résistance au feu imposé ;
- dégagement ou rampe à l’air libre : dégagement protégé dont la paroi donnant
sur le vide de la façade comporte en permanence sur toute sa longueur, des vides
au moins égaux à la moitié de la surface totale de cette paroi .

ERP 21 : LES INSTALLATIONS ELECTRIQUES

49. Définitions
Source normale : source constituée par un raccordement au réseau électrique de
distribution publique haute ou basse tension.
Source de remplacement : source délivrant l’énergie électrique permettant de
poursuivre tout ou partie de l’exploitation de l’établissement en cas de défaillance de la
source normale.
Source de sécurité : source prévue pour maintenir le fonctionnement des matériels
concourant à la sécurité contre les risques d’incendie et de panique en cas de défaillance
de la source « normal-remplacement ».
Temps de commutation : intervalle de temps entre le moment où apparaît une
défaillance de l’alimentation normale et le moment où la tension est disponible aux
bornes de la source de sécurité.
Alimentation électrique de sécurité (AES) : dispositif qui fournit l’énergie électrique
nécessaire au fonctionnement des installations de sécurité afin de leur permettre
d’assurer leur fonction aussi bien en marche normale, lorsque l’énergie provient de la
source normal-remplacement, qu’en marche en sécurité lorsque l’énergie provient de la
source de sécurité.

50. Qu’appelle-t-on installations de sécurité et que comprennent-elles ?


Ce sont les installations qui doivent être mises ou maintenues en service pour assurer
l’évacuation du public et faciliter l’intervention des secours ; elles comprennent :
- l’éclairage de sécurité ;
- les installations du SSI ;
- les ascenseurs ;
- les secours en eau ;
- les pompes d’exhaure ;
- les moyens de communication.

ERP 22 : ECLAIRAGE

51. L’éclairage comprend :


- l’éclairage normal ;
- l’éclairage de sécurité ;
- l’éclairage de remplacement.

52. Que comporte l’éclairage de sécurité ?


L’éclairage de sécurité comporte :
- soit une source centralisée constituée d’une batterie d’accumulateurs
alimentant les luminaires ;
- soit des blocs autonomes.

53. Fonctions de l’éclairage de sécurité :


- l’éclairage d’évacuation :
 locaux de plus de 50 personnes,
 locaux de superficie > 300m² en étage et RDC,
 locaux de superficie > 100m² en sous-sol ;
- l’éclairage d’ambiance ou d’anti-panique :
 local ou hall de 100 personnes en étage et RDC,
 50 personnes en sous-sol.
54. Que comporte le choix des moyens de secours contre l’incendie ?
- des moyens d’extinction (extincteurs, seaux-pompes, RIA, CS, CH…) ;
- des installations de détection et d’extinction automatique (sprinklers…)
- des dispositifs d’alerte et d’avertissement (téléphone, TASAL…) ;
- des dispositifs et aménagements facilitant l’intervention des SP (portes et
rideaux coupe-feu, cheminées d’appel, trémies d’attaques…).

55. Qu’est-ce qu’un IGH ?


Constituent un immeuble de grande hauteur tout corps de bâtiments dont le plancher
bas du dernier niveau est situé, par rapport au niveau du sol le plus haut utilisable par
les engins des services publics de secours et de lutte contre l’incendie :
- à plus de 50m pour les immeubles à usage d’habitation ;
- à plus de 28m pour les autres immeubles.

56. Qu’est-ce qu’un parc de stationnement couvert ?


Un parc de stationnement est un emplacement qui permet le remisage des véhicules
automobiles et de leurs remorques en dehors de la VP, à l’exclusion de toute autre
activité.

57. Citer les modes de propagation de la combustion par déplacement des substances
en combustion
- les gaz ;
- les liquides ;
- les solides.

58. Différence entre Incombustible et M0


Incombustible = matériau dont le PCS (Pouvoir Calorifique Supérieur) est nul alors que
M0 = matériau dont le PCS est < 600 Kcal/kg et présentant une inflammabilité
superficielle (plaque de fibrociment).

59. Définir résistance au feu


C’est le temps pendant lequel les éléments de construction jouent le rôle qui leur est
dévolu malgré l’action de l’incendie.

60. Donner les différentes classes de feux


- classe A : feux de matériaux solides (cellulose, bois, coton, tissus,
papier…) ;
- classe B : feux de liquides ou solides liquéfiables (essence, pétrole, gasoil,
fuel, mazout, acétone…) ;
- classe C : feux de gaz ;
- classe D : feux de métaux (aluminium, zinc, magnésium, potassium,
sodium..) pour lesquels il faut des moyens d’extinction particuliers (sable,
ciment…) ;
- classe F : feux liés aux auxiliaires de cuisson (huiles et graisses végétales et
animales) sur les appareils de cuisson.
61. Quels les différents produits extincteurs ?
- eau : A
- eau + additif : A/B
- mousse : B
- CO2 : B
- poudre normale : B/C
- poudre polyvalente : A/B/C
- poudre spéciale : D
- et les produits divers (sable, ciment secs…)

62. Que comportent les moyens d’extinction ?


- des moyens d’extinction ;
- des dispositions facilitant l’action des SP ;
- un service de sécurité incendie ;
- un système de sécurité incendie pouvant comprendre :
 un système de détection automatique incendie ;
 un système de mise en sécurité incendie ;
 un système d’alarme ;
- un système d’alerte.

63. Définir Système de Sécurité Incendie


Le SSI d’un établissement est constitué de l’ensemble des matériels servant :
- à collecter les informations ou les ordres liés à la seule sécurité incendie ;
- à les traiter et à effectuer les fonctions nécessaires à la mise en sécurité de
l’établissement.
5 catégories de SSI : A, B, C, D et E.

64. Définir Système Mise en Sécurité Incendie


Le SMSI est constitué de l’ensemble des équipements qui assurent les fonctions
nécessaires à la mise en sécurité d’un établissement en cas d’incendie :
- soit à partir des informations transmises par le système de détection
incendie ;
- soit à partir d’ordres en provenance de commandes manuelles.

BÂTIMENTS D’HABITATION

65. Qu’est-ce qu’un bâtiment d’habitation ?


Constituent des bâtiments d’habitation :
- les bâtiments ou parties de bâtiments abritant un ou plusieurs logements y
compris les foyers tels que les foyers de jeunes travailleurs et les foyers de
personnes âgées ;
- à l’exclusion des locaux destinés à la vie professionnelle lorsque celle-ci ne
s’exerce pas, au moins partiellement dans le même ensemble de pièces que
la vie familiale et les locaux recevant du public.

66. Principes de la réglementation


- limiter les risques d’éclosion et de propagation de l’incendie ;
- isoler les locaux constituant un danger d’incendie ;
- permettre l’évacuation et la protection des personnes ;
- faciliter l’intervention des secours ;
- entretien préventif et périodique des équipements concourant à la
précarité.

67. Familles d’habitation


 1re famille :
- R+0 : en bande
- R+1 maxi : isolées, jumelées ou en bande à structures indépendantes
 e
2 famille : habitations individuelles
- R+1 : en bande à structures non indépendantes
- > R+1 : isolées, jumelées ou en bande à structures indépendantes
 e
2 famille : habitations collectives
- R+3 maxi : si h > 8m, escalier encloisonné et désenfumé + duplex admis si
au moins une pièce principale et accès au 3e étage
 3e famille A
- R+7 maxi
- D appartement / escalier < ou = 7m
- accès escalier desservi par une voie-échelle
 3e famille B: H < ou = 28m
- > R+7 et/ou D > 7m mais < ou = 15m et/ou escalier non atteint par voie-
échelle
 e
4 famille : 28m < H < ou = 50m
- dégagements protégés et D escalier / voie-engins < ou = 50m

68. Quelles sont les qualités fondamentales d’une installation de détection


automatique ?
- rapidité
- fiabilité
- crédibilité

69. Donner les trois catégories de détecteurs


- les détecteurs de gaz de combustion et de fumée (détecteurs ioniques de
gaz de combustion et détecteurs optiques de fumée)
- les détecteurs de flammes
- les détecteurs thermiques

70. Expliquer l’ « effet TYNDALL »


C’est le fait que les détecteurs optiques de fumée voient la fumée comme nous voyons les
fines particules de poussière qui semblent flotter dans un rayon de soleil.
71. Définir SSI
Ensemble des matériels servant :
- à collecter toutes les informations ou ordres liés à la seule sécurité incendie
- à traiter ces informations ou ordres
- et à effectuer les fonctions de mise en sécurité.
5 catégories de SSI : A, B, C, D et E
72. Quels sont les différents types d’éclairage ?
- éclairage normal
- éclairage de sécurité
- éventuellement l’éclairage de remplacement

73. Fonctions de l’éclairage de sécurité


- éclairage d’évacuation
 locaux recevant 50 personnes et plus
 locaux d’une superficie > 300m² en étage et au RDC
 locaux d’une superficie > 100m² en sous-sol
- éclairage d’ambiance ou d’anti-panique

74. Quelles sont les fonctions de mise en sécurité ?


- évacuation des personnes
 signal d’évacuation
 éclairage de sécurité
 déverrouillage des issues
- compartimentage
- désenfumage
- extinction automatique

75. Qu’est-ce qu’un équipement d’alarme ?


Ensemble des appareils nécessaires au déclenchement et à l’émission des signaux
sonores d’évacuation d’urgence.

76. Donner les différents types d’EA et leurs particularités


- type 1 : une ou plusieurs ZA + temporisation (5mn max)
- type 2a : une ou plusieurs ZA + temporisation (5mn max)
- type 2b : une seule ZA + temporisation (5mn max)
- type 3 : une seule ZA
- type 4 : tout autre dispositif autonome de diffusion (cloche, sifflet,
trompe).

[Link] des alarmes


Alarme restreinte :
- déclenchée immédiatement au niveau du tableau de signalisation par
fonctionnement d’un détecteur ou d’un déclencheur manuel
Alarme générale :
- déclenchement automatique après une temporisation réglable (maxi :
5mn)
- peut être déclenchée à tout moment par commande manuelle
Temporisation :
- admise si personnel qualifié pour exploiter l’alarme restreinte
Automatismes
- déverrouillage immédiat des issues de secours dès le début de l’alarme
restreinte s’il existe une temporisation

77. Installations de sécurité

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