République algérienne démocratique et
populaire
Université Dr. YAHIA FARES _ Médéa
Faculté de technologie
Département de Génie électrique
Licence
l'impact socio-economique de l'énergie
renouvelable
Prépare par : DRAIFI MOHAMED AMINE
1ère année master Energie renouvelable LMD
Introduction
L’énergie est un facteur essentiel dans le
développement économique et social des pays.
Jusqu’à ici les progrès économiques ont été
accomplis grâce à l’utilisation du pétrole, une
ressource abondante, ayant une grande
souplesse d’utilisation et relativement bon
marché. Cependant son impact négatif sur
l’environnement, à cause des émissions en
CO2, a poussé les chercheurs à penser à
d’autres sources d’énergies qui sont plus
propres et qui protègent l’environnement et qui
seront renouvelables.
Les sources d’énergie renouvelable apportent
aujourd’hui une dimension nouvelle à notre
société avec des enjeux technologiques,
économiques et sociologique, en particulier, la
génération d’énergie thermique et électrique.
Ces nouvelles sources font désormais l’objet
de nombreuses initiatives tant au niveau de la
recherche que des acteurs industriels, et nourrit
une forte demande sur le marché de l’emploi
en ingénieurs et en chercheurs qualifiés. Celle-
ci va se renforcer à l’avenir avec la
concurrence amplifiée par la dérégulation,
l’apparition de nouveaux métiers requérant
une main d’œuvre qualifiée, ainsi que par les
développements technologiques et
économiques autour des systèmes de
conversion d’énergie, des interfaces dédiées et
algorithmes de commande et de réglage
appropriés.
Historique des énergies renouvelables :
Si le terme « énergie renouvelable » est
relativement récent « apparition en 1970 », la
totalité des énergies qu’existe depuis
quasiment l’origine de la terre et leur
utilisation par l’homme remonte à plusieurs
centaines voire à plusieurs milliers d’années.
La biomasse fut utilisée notamment pour se
chauffer, et développer l’industrie des métaux.
L’énergie thermique solaire fut mobilisée pour
sécher les aliments, les céréales ou le foin. Les
sources géothermales furent à l’origine de
nombreuses implantations humaines.
L’énergie hydraulique fut utilisée en Perse et
dans L’empire Romain il y a plus de deux
millénaires
les différents types d’énergie renouvelable :
La famille des énergies renouvelables est
composée de : l’énergie solaire, l’énergie
éolienne, l’énergie hydraulique, l’énergie
géothermique et l’énergie de la biomasse.
Les énergies renouvelables en Algérie :
Les énergies renouvelables sont une réalité
quotidienne au service du développement
socioéconomique et de l’environnement.
L’Algérie amorce une dynamique d’énergie
verte en lançant un programme ambitieux de
développement des énergies renouvelables et
d’efficacité énergétique. Cette vision du
gouvernement algérien s’appuie sue une
stratégie axée sur la mise en valeur des
ressources inépuisables comme le solaire et
leur utilisation pour diversifier les sources
d’énergie et préparer l’Algérie de demain.
programme algérienne desénergies
renouvelables et l’efficacité énergétique
L’Algérie s’est engagée sur la voie des
énergies renouvelables afin d’apporter des
solutions globales et durables aux défis
environnementaux et problématiques de
préservation des ressources énergétiques
d’origine fossile à travers le lancement d’un
programme ambitieux pour le développement
des énergies renouvelables.
programme nationale des énergies nouvelles et
renouvelables
L'Algérie est attachée au développement des
énergies renouvelables, en vue de lancer un
ambitieux plan de développement de ces
énergies pour apporter des solutions globales
et durables aux défis environnementaux et à la
protection des ressources énergétiques
d'origine fossile. Il a été révisé en février 2011.
Révisé en mai 2015. L'Algérie se lance dans
une nouvelle ère d'énergie durable. Le plan
d'énergies renouvelables mis à jour comprend
l'installation de 22 000 MW d'énergie
renouvelable pour le marché national d'ici
2030
la croissance économique
Il s’avère nécessaire de connaitre des notions
utiles sur la croissance économique, sa mesure
et aussi les facteurs et les théories de la
croissance économique.
Les mesures
Pour mesurer et appréhender la croissance
économique, on utilise généralement des
indicateurs dont le plus courant est le PIB qui
offre une certaine mesure quantitative de
volume de production. Pour éviter le problème
du à l’augmentation des prix, la croissance est
calculée en monnaie constante (hors inflation),
une croissance en volume est donnée par la
formule suivant (le PIB est corrigé de
l’augmentation) :
Les facteurs de la croissance
On entend souvent par les factures de la
croissance tout ce qui peut avoir un effet
immédiat et quasi mécanique sur la croissance.
Les factures de croissance agissent
essentiellement sur l’offre des biens et
services. Cependant, on peut distinguer trois
facteurs de croissance, à savoir le facteur
capital et le progrès technique.
Le facteur travail
Le facture travail est représenté parla totalité
des forces disponibles pour crées la richesse. Il
s’agit des capacités intellectuelles (aspect
qualitatif) que les agents économiques
acceptent de mettre en œuvre pour la
satisfaction de leurs besoins.
La quantité de travail disponible dans un pays
est fonction de la population active qui est
composée de l’ensemble des individus
exerçant ou cherchant une activité rémunérée.
L’accroissement de la population active est du
essentiellement à l’évolution démographique,
et à l’arrivée de travailleurs étrangers
(immigration) et à l’évolution du mode de vie
(travail des femmes, durée des études, âges de
départ en retraite).
Le niveau de formation et de qualification,
l’intensité de travail (motivation, cadences), et
l’organisation du travail influent sur la
productivité du travail. Ainsi, le facture
essentiel théorisé par les économistes est la
division de travail, qui, en spécialisant les
individus, augment leur productivité. La
productivité de travail peut être mesurée par
rapport entre le volume de production réalisé
et le volume de travail nécessaire à cette
production.
Le facteur capital
Pour la création de la richesse qui ne se limite
pas seulement au facteur travail, le capital est
une autre source indispensable à l’activité
productive. Le mot capital recouvre différents
sens. D’un point de vue technique, le capital
désigne l’ensemble de moyens nécessaires à la
production des biens et services. Le capital
technique se compose : de capital fixe qui
regroupe les biens d’équipements et les
machines utilisés au cours du processus de
production et de capital circulant
(consommation intermédiaire) qui correspond
aux biens détruits ou transformés dans le cycle
de production, qui sont utilisés qui une seul
fois. D’un point du vue comptable, le capital
se devise en deux catégories : les capitaux
propres (capita social, réserve, bénéfice) et les
capitaux étrangères (emprunts et dettes à long
et court terme).
L’augmentation du capital se fait par la baise
de l’investissement qui est dépense immédiate
pour acquérir les biens de production (capital
fixe) en vue de retirer une recette future. Il
existe deux types d’investissement.
L’investissement matériel qui représente
l’acquisition d’un bien matériel qui regroupe
l’investissement immatériel qui regroupe
l’investissement intellectuel (formation
continue, recherche et développement) ainsi
l’investissement incorporel (brevet, logiciels,
publicité).
le progrès technique
Dans la plu part du temps, pour mesurer la
croissance économique, seuls deux facteurs
sont étudiés : le travail et le capital. La
productivité apparente des deux facteurs est en
effet facilement calculable : il suffit de faire le
rapport entre la production réalisée et les
facteurs mis en œuvre. La contribution de ces
deux factures à la croissance ne suffit
cependant pas à expliquer la totalité de la
croissance : il existe un « résidu » de
croissance non explique. C’est ce résidu qui
est assimilé aux effets du progrès technique.
Celui-ci semble être un élément indispensable
à la croissance d’un pays.
- L’école classique libérale
Les premières interrogations autour de la
croissance économique ont été formulées dès
la fin du XVII° siècle par Smith, reprise
ensuite par Ricardo dans la première moitié du
XIX siècle, par Marx dans la seconde moities
du XIX°.
Smith et Say : Les vertus de la division du
travail et de machinisme
Smith mer l’accent sur les vertus de la division
de travail et affirme que l’opulence en résulte.
Il avance l’idée que la division de travail est
source de gains de productivité : par
l’économie faite sur le temps, le changement
d’opération par un même individu et surtout
par l’augmentation de l’expertise qui nait de la
spécialisation. Il s’agit non seulement de
l’habilité amener une opération donnée, mais
aussi la capacité à inventer des techniques et
des outils plus spécialisée et donc plus
efficients. Chez Smith19, l’intensité de la
division de travail est conditionnée par
l’étendue du marché : une activité peut être
d’autant plus divisée qu’elle emploie une
quantité importante de main d’ouvre, et celle-
ci est déterminée par le volume de production.
On peut également boucler ce schéma : la
productivité dépend de l’échelle de l’activité
qui elle-même dépend par la productivité (par
le niveau du revenu qui en est issu). Donc, on
doit reconnaitre que Smith pense à la longue
période et à la croissance économique. Say
s’interroge également sur les conséquences du
machinisme et sur la croissance économique.
Selon lui, le machinisme permet d’augmenter
la production et de diminuer les prix et les
couts, et il est à l’origine du progrès
économique et de la croissance. Say rejoint
Smith en expliquant que la division de travail
permet de multiplier les produits relativement
aux frais de production et le procure à meilleur
marché.
Ricardo et l’état stationnaire
Ricardo s’intéresse aux effets du machinisme
sur l’emploi. Selon lui, la machine est vue
comme destructrice d’emploi, substituant le
capital du travail, et non comme source de
gains de productivité. Ce sont donc les effets
de court terme du progrès technique qui sont
examinés et non les effets de long terme. Selon
Ricardo, la croissance économique implique
que le taux moyen de profit demeure
suffisamment élevé. Tant que le taux de profit
peut se maintenir à un niveau suffisant, le
processus de croissance se pérennise et la
dynamique du taux de profit est dépendante de
l’évolution de la part de revenu national
Le pessimisme de Malthus
Malthus expose une vision très pessimiste
quant à la croissance économique à long
terme, puisque la croissance de la population
se développe selon une progression
géométrique et les substituant ne peuvent
croitre que selon une progression arithmétique.
Cela entraine de graves crises qui rétablissent,
à court terme, le rapport entre la population et
les subsistants avant que l’écart entre les deux
taux de croissance ne provoquent de nouvelles
crises.
Marx
La conclusion de Marx rejoint celle des
classiques. La croissance n’est pas un
phénomène durable. Cependant l’analyse de
Marx est sans doute plus riche que celle des
classiques. D’une part, le déclin inéluctable de
la croissance trouve son origine dans les
rendements d’échelle décroissants dans
l’industrie (hausse de la composition
organique du capital) et non dans l’agriculture.
D’autre part, Marx identifie et analyse le
progrès technique comme facteur de
productivité. Mais celui-ci n’est pas suffisant
pour contrecarrer l’épuisement de la
croissance.
La conception keynésienne
A la fin des années trente et au cours des
années quarante, plusieurs auteurs ont
prolongé au long terme, les analyses de
Keynes, en introduisant l’accumulation des
facteurs capital et travail. Selon Keynes, le
fonctionnement spontané des économies du
marché débouche presque inévitablement sur
le chômage. Il existe deux raisons à cela : des
rigidités nominales qui interdisent aux salaires
et aux prix de s’ajuster ; des défauts de
coordination qui conduisent les agents à avoir
des anticipations de dépenses dont la somme
(la demande effective) ne permettra pas le
plein usage.
Harrod : Le fil de rasoir
Harrod établit de son modèle une distinction
entre trois taux de croissance : Le taux de
croissance naturel qui est le taux de croissance
de la production résultant de l’emploi de la
population active disponible. Le taux de
croissance garanti ou justifié qui est le taux de
croissance qui autorise le plein emploi et la
pleine utilisation du capital, il doit
correspondre aux anticipations des
entrepreneurs. Le taux de croissance effectif,
ou effectivement constatable, dont rien ne
garantit qu’il soit tel qu’il donne satisfaction
aux différents groupes d’agents.
Domar et les deux effets de l’investissement
Les travaux de Domar rejoint les conditions de
Harrod, en partant d’une distinction entre les
deux effets de l’investissement. Ces deux
effets sont, d’une part, l’effet revenu et,
d’autre part, l’effet de capacité
Conclusion
Les énergies renouvelables représentent une
grande partie de notre avenir énergétique.
Elles permettent le développement futur et
sont une solution de nos problèmes
énergétiques et environnementaux.
La croissance a un impact important sur la
démographie et le niveau de vie des sociétés
qui en sont le cadre. De même,
l’enrichissement qui résulte de la croissance
économique peut permettre de faire reculer la
pauvreté.
On conclut que l’objectif de ce chapitre
représenté le cadre théorique de l’énergie
renouvelable et la croissance économique.
Nous avons donné un aperçu général sur
l’énergie renouvelable historique, définition,
les différents types et l’importance et ses
mesures. Et la croissance économique, sa
définition et sa mesure les facteurs et enfin les
théories.