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Capteurs et Instrumentation P627

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Université Moulay Ismail

Faculté des Sciences et Techniques Errachidia


Département de Physique

Cours

Module P627 : INSTRUMENTATION


Licence : Sciences de l’Ingénieur SI
Semestre : S6

Pr. A. BRAHMI

Année Universitaire : 2023-2024


Plan du cours:

INTRODUCTION

CHAPITRE I: GENERALITES SUR LES CAPTEURS

CHAPITRE II: ETUDES DE CAPTEURS INDUSTRIELS

CHAPITRE III: CONDITIONNEURS DES CAPTEURS

CHAPITRE IV: TECHNIQUES DE REALISATION


Introduction
Dans plusieurs domaines (industrie, recherche scientifique, automobile, stations
services…), il est indispensable de suivre l’évolution en temps réel de quelques
grandeurs physiques (mesurandes): température, pression, courant, tension,
débit, vitesse, position, force, accélération, décélération…..Pour ce faire, on utilise
des dispositifs appelés: capteurs.

Un capteur permet de délivrer un signal qui constitue une image interprétable et


exploitable d’un phénomène physique étudié par le biais d’un élément sensible
(corps d’épreuve) afin de pouvoir l’intégrer dans un système fonctionnant le plus
souvent en boucle fermée.

Le but est de réaliser une ou plusieurs taches planifiées à l’avance: commande,


contrôle, surveillance, protection, déconnexion, régulation, asservissement…d’un
système donné.

Exemple: capteur de température dans un microprocesseur:


Il permet de stabiliser sa température afin d’assurer son bon fonctionnement:
Ainsi, de la mesure de la température du microprocesseur grâce au capteur de
température va dépendre la vitesse de rotation du ventilateur.
D’un point de vue technique:

 Les capteurs sont des dispositifs de la chaîne d'acquisition de données


dans un système

 Ces composants prélèvent une information sur le comportement d’une


partie opérative d’un système et la transforment en une information
exploitable par la partie commande.

 Une information est une grandeur physique qui décrit un comportement


particulier.
 Pour pouvoir être traitée, cette information sera représentée par un
signal (support d’information).
 Les signaux étudiés dans le cadre de ce cours sont généralement de
nature: électrique ou de déformation.

4
Caractéristiques principales d’un capteur:
Pour faire un bon choix des capteurs selon les applications envisagées, il est
indispensable de définir un certain nombre de paramètres caractérisant ces
capteurs (dites performances)
Étendue de la mesure = intervalle formé l’amplitude max du signal mesuré–
l’amplitude min du signal détecté (mesurable) sans risque de destruction
du capteur

PORTEE MINIMALE
= limite inférieure de l'échelle de mesure

PORTEE MAXIMALE
= limite supérieure de l'échelle de mesure
Portée maximale » ÉTENDUE de MESURE » Portée
minimale
5
Caractéristiques principales d’un capteur:
La détermination de l’étendue de mesure permet :
- Assurer la validité de la mesure
- Eviter l’endommagement du capteur
Zone nominale : caractérisée par un fonctionnement nominal (bon) du capteur
(meilleures mesures) et une évolution du mesurande sans modification des
caractéristiques du capteur.

Zone non détérioration : définie les valeurs limites à


atteindre par le mesurande sans modifications des
caractéristiques du capteur après avoir revenir dans la zone
nominale (altération ou modification de paramètres
réversible).
Zone non destruction : définie les valeurs limites garantissant la non destruction du
capteur (endommagement), mais il peut y avoir des modifications permanentes des
caractéristiques du capteur (irréversible , réétalonnage du capteur nécessaire).
6
Caractéristiques principales d’un capteur:
Sensibilité = S(m) = rapport de la variation du signal électrique
(sortie) sur la variation du signal physique (mesurande ou entrée).

s 
S (m) =  
 m m

N.B:
1) Dans le cas ou le capteur est décrit par sa caractéristique linéaire,
on utilise l’opérateur dérivée d au lieu du différentiel Δ
2) Propriété: La sensibilité d'un capteur linéaire est constante.
Exemple: Le capteur de température LM35 à une sensibilité de 10mV/°C
7
Caractéristiques principales d’un capteur:

Précision = aptitude d'un capteur à donner une mesure m proche


de la valeur vraie (ou réelle ou théorique)de la grandeur mesurée
notée M.
L'incertitude de mesure δm est telle que : M = m ± Δm
L'erreur relative de précision = Δm
m max − m min

Soit la représentation suivante de la


valeur réelle ou vraie de la grandeur à
mesurer et une valeur mesurée par un
capteur: (technique de tire sur une cible)

8
Caractéristiques principales d’un capteur:
Fidélité, Justesse, Précision:
Fidèle : qualité à délivrer des mesure répétitives sans erreurs (reproductibles
indépendant du temps). L’erreur de fidélité correspond à l’écart type sur une
série de mesures correspondants à un mesurande constant.
Juste: aptitude à délivrer une mesures proche de la valeur vraie (réelle ou
théorique). elle est liée à la valeur moyenne obtenue sur un ensemble de
mesures par rapport à la valeur réelle (vraie).
Soit n mesures mi efectuées avec un capteur sur un mesurande variable Mi, on définit
à partir de ces mesures:
- La valeur moyenne: mmoy =

- L’écart type: σ=

9
Caractéristiques principales d’un capteur:
Fidélité, Justesse, Précision:

Fidèle : mesures peu dispersés (écart type)


Juste: mesures proche de la valeur vraie (moyenne)
Erreur de précision = erreur de justesse + erreur de fidélité

Capteur est exacte ou précis = Fidèle + Juste

10
Caractéristiques principales d’un capteur:
La rapidité = C’est l’aptitude de suivre les variations du mesurande.
elle caractérise le temps de réaction (ou de réponse) d'un capteur.
(temps de retard à la montée, temps de montée, temps de retard à la chute,
temps de chute).

Le temps de réaction (ou de réponse) est le temps au bout duquel la


sortie du capteur peut atteindre 90% ou 95% de sa valeur finale quand le
mesurande est un échelon.

11
Caractéristiques principales d’un capteur:

Fonction de transfert = relation fonctionnelle qui relie le


mesurande (entrée) et la grandeur électrique (sortie) du
capteur.
Elle est définie par:
- un graphe (courbe d’étalonnage),
- ou par une équation caractéristique (linéaire, exponentielle,
logarithmique…)

12
Caractéristiques principales d’un capteur:
Bande passante = plage de fréquence du mesurande où les caractéristiques
du capteur spécifiées par le constructeur sont respectées.
Elle caractérise la variation de la sensibilité du capteur en régime
dynamique.
Il s’agit de la gamme de fréquence du mesurande que peut traiter le capteur.
Si la fréquence du mesurande est comprise entre f. basse et f. haute,
l'amplitude du signal de sortie sera conforme aux spécifications du
constructeur.

Dans cette bande, le sensibilité ne varie


pas au delà de -3dB.
La rapidité est liée à la bande passante.

Détermination de la bande passante:


On applique une variation périodique du mesurande et on mesure la
sortie associée et on trace la sensibilité du capteur en fonction de la
fréquence. 13
Caractéristiques principales d’un capteur:
Non-linéarité : écart ou déviation maximale
de la réponse du capteur(caractéristique
réelle), par rapport à la fonction de
transfert linéaire (caract linéaire) dans
l'étendue de mesure.
 y ma x
Erreur relative de linéarité =
y ma x − y 0
Caractéristique réelle : obtenue par une série de mesure effectuées sur le capteur
sur l’étendue de mesure : le tracé graphique.
Caractéristique linéaire : obtenue en approchant au mieux la caractéristique réelle
du capteur (moindres carrés de Gauss, Maximum de Vraisemblance, Inférence
Bayésienne… ).
NB:
Un capteur est linéaire ssi sa sensibilité est constante sur l’étendue de mesure
14
Caractéristiques principales d’un capteur:
Certains capteurs possèdent un effet Hystérésis.
En effet pour des valeurs croissantes du mesurande la caractéristique réelle
obtenue n’est pas la même
que celle obtenue avec des valeurs décroissantes du mesurande sur l’étendue
de mesure:
c’est l’effet Hystérésis.

Hystérésis : déviation max de la valeur de sortie pour un même mesurande


par rapport à un cycle croissant ou vis versa = L'hystérésis est la différence
maximale entre ces deux valeurs de sortie sur l’étendue de mesure.

Suite à l’effet Hystérésis, le résultat de la mesure


dépend de la précédente mesure.

15
Caractéristiques principales d’un capteur:
Résolution : La valeur de l’incrément du mesurande Δm en dessous duquel
aucune variation Δ y de la réponse ne peut être détectée .

Autrement dit c’est la plus petite variation du mesurande que peut détecter
un capteur.

N.B:
Quand-t-on fait varier le mesurande à partir
de 0, la résolution s’appelle cette fois ci le
seuil du capteur

16
Caractéristiques principales d’un capteur:

Erreur d’offset (ou de zéro): C’est la valeur


délivrée par le capteur lorsque aucun
mesurande n’est lui appliqué à son entrée.

Erreur de gain (ou d’échelle): C’est l’erreur


due à la déviation de la sortie du capteur par
rapport à la réponse correspondante
obtenue avec un capteur de référence
(normalisé) sur l’étendue de mesure .
Elle souvent exprimée en dB (décibel).
Il existe dans ce cas un coefficient entre la
réponse du capteur et la sortie de référence.
17
Caractéristiques principales d’un capteur:

Finesse: C’est la qualité d’un capteur à ne pas venir modifier par sa présence
le mesurande.

Autrement dit c’est l’influence du capteur sur la grandeur physique à


mesurer.

Exemple: mesure du champ magnétique:


La présence d’un capteur à forte perméabilité (très sensible) aura tendance à
perturber le champ qu’on souhaite mesurer.

Solution:
On recourt à une correction post-mesure: on estime l’effet de l’insertion du
capteur sur le mesurande pour le prendre en compte afin d’obtenir la bonne
mesure.

18
Caractéristiques principales d’un capteur:

Autonomie: il doit fonctionner sur une durée maximale sans intervention


humaine et avoir une certaine capacité d’auto-entretien.
Un capteur doit être :
Rapide: délivre sa réponse en temps réel,
Fidèle: chaque essai doit être reproductible,
Facile à calibrer : à corriger,
Robuste : résiste aux grandeurs d’influence ( température, pH, force ionique…),
Simple à utiliser: n’exige qu’un minimum de technicité.

N.B:. La rapidité (ou temps de réponse) et la bande passante sont deux


propriétés dynamiques, les autres (Fidélité, justesse, Précision, stabilité) sont
des propriétés statiques.
19
Types de
capteurs:

20
Fonction et structure d’un capteur:

Un capteur (corps d’épreuve + transducteur) : c’est un dispositif transforme une grandeur physique
(température, débit, niveau, vitesse …) en une grandeur électrique (tension, courant).

Corps d’épreuve: c’est un dispositif lorsqu’il est soumis à la grandeur physique, il produit une autre
grandeur directement mesurable par le capteur.
Pour des raisons économiques et de facilité d’exploitation, on peut utiliser un capteur sans corps
d’épreuve mais un capteur sensible à l’un des effets de la grandeur physique à mesurer.

Un transducteur : dispositif qui transforme un mesurande (ou mesurande intermédiaire) en un


signal électrique. Il traduit les réactions du corps d’éprouve en un signal électrique

Conditionneur: il assure les fonctions de linéarisation de filtrage et d’amplification du signal de


sortie du capteur. Il est conçu souvent à base des amplificateurs opérationnels.

21
Fonction et structure d’un capteur:

Un transmetteur : il exprime la grandeur électrique dans l’unité concernée (°C,


Bar, m3, m/s, …) et envoie cette valeur sur un afficheur ou un serveur.
Autrement dit il convertie le signal de sortie du capteur en un signal de sortie
standard et fait le lien entre le capteur et le système de contrôle ou de
commande.
Il permet aussi la transmission du signal de sortie du capteur à distance.
Il peut être incorporé ou non au capteur.
Il possède deux réglages:
- décalage de zéro quand la grandeur mesurée est au minium,
- réglage du gain quand la grandeur mesurée est au maximum.
22
Fonction et structure d’un capteur:

Les différents types de signaux de sorties :


 Les sorties analogiques : courant: 0 – 20 mA (souvent 4mA – 20mA), tension : 0 – 10 V
(on utilise la sortie courant pour la transmission à distance). 4mA au lieu de 0mA pour ne
pas la confondre avec la mesure lors de la coupure de l’alimentation
 Les sorties Tout Ou Rien : elles délivrent un niveau logique 0 ou 1 (0V ou 5V)
 Les sorties numériques :
elles délivrent une information sur un certain nombre de bits dans un code donné(BCD,
Code Gray,…)

23
Formes des allures des réponses des capteurs:
La plupart des capteurs délivre en leurs sorties des signaux électriques selon trois
types : Analogique , Numérique (forme en escalier) et Logique TOR (deux niveaux).

24
Caractéristiques principales d’un capteur:
Erreur de mobilité: C’est la déviation de la sortie du capteur par rapport à la réponse
correspondante obtenue avec un capteur de référence (normalisé) souvent linéaire
sur l’étendue de mesure dans le cas ou la réponse du capteur est en marche
d’escalier.
Elle due à une numérisation du signal (pas continue = discontinue).
Ce type de capteur contient un convertisseur analogique numérique.

Stabilité:. Elle qualifie la capacité d’un capteur à conserver ses performances


pendant une longue durée (durée de vie).
Exemple: problème du dérive de zéro.
25
Types de signaux de sortie:

26
Types de signaux de sortie:
Signal analogique: représenté par une grandeur physique dont l’amplitude peut produire une
infinité de valeur dans un intervalle donné. Il est divisé en 3 types:
- Signal continu: varie lentement dans le temps : température , débit , niveau. On s’intéresse
à son niveau
- Signal temporel : varie en fonction du temps, c’est sa forme qui est important: pression
cardiaque, chromatographie.
- Signal fréquentiel: obtenu par transformée de Fourier (signal périodique) pour décrire le
comportement dynamique; le spectre fréquentiel transforme l’information désirée: analyse
vocale, sonar, spectrographie.
Signal numérique: l’amplitude de la grandeur physique qui le représente ne peut prendre qu’un
nombre fini de valeurs en général sous forme de puissance de 2. Il est divisé en 3 types:
- Signal TOR: il informe sur l’état bivalent d’un système: vanne ouverte ou fermée.
- Train d’Impulsion (périodiques): chaque impulsion est l’image d’un changement d’état, on
s’intéresse à la fréquence des impulsions obtenues . Un codeur incrémental donne un nombre
fini et connu d’impulsions par tour (mesure de position).
- Echantillonnage: c’est l’image numérique d’un signal analogique, c’est le niveau qui
compte pour ce type de signaux. Par exemple: température, niveau , débit.
27
Représentation d’un capteur dans son environnement
Mesurande (grandeurs d’intérêt): Elles sont classées en 6 familles, à chaque
famille correspond un certain nombre de capteurs:
- Électriques: tension courant, impédances (R,C, L, M=inductance mutuelle)
- Mécaniques: Force, vitesse , déplacement, position, accélération, masse, débit…
- Magnétiques: Perméabilité, champ magnétique, moment magnnétique…..
- Thermiques: Température, capacité thermique, flux thermique….
- Radiatives: Lumière visible, (7 couleurs), rayons: X, Gama, UV, IR, micro-
ondes…..
Grandeurs de sorties
- Biochimiques: (mesure
Humidité, gaz,ou sortie du
concentration, Ph, Hormone….
capteur): EN générale la réponse d’un capteur est
de nature électrique, souvent on trouve les types
suivants:
-Tension,
- Courant
- Charge électrique,
- Diélectrique
28
Représentation d’un capteur dans son environnement

Grandeurs d’influence (de perturbation): grandeurs physiques ou chimiques auxquelles


la réponse du capteur est sensible (qui influe sur la mesure). On cite: température,
pression, accélération, humidité, champs( électrique, magnétique,
électromagnétique…), tension d’alimentation, Parasites (bruits)…
Afin de réduire et rendre négligeable l’effet de ces grandeurs d’influence, il faut:
- Protéger le capteur,
- Compenser leurs effets.

29
Erreurs de mesure d’un capteur:
L’erreur de mesure est l’écart entre la valeur mesurée et la vraie valeur (attendue).
On distingue deux types d’erreurs : erreurs systématiques et erreurs accidentelles
(aléatoires).
Les erreurs systématiques: Ce type est du à une mauvaise connaissance ou à une mauvaise
utilisation du capteur.
On peut citer les erreurs de : gain, offset, linéarité.
On détecte ce type d’erreurs par 2 techniques :
- Comparaison des valeurs moyennes obtenues durant plusieurs essais effectués par deux
capteurs différents (capteur étudié et capteur de référence ou normalisé très précis) pour un
même mesurande.
- En utilisant des échantillons étalons connus avec une grande précision.
Causes des erreurs systématiques:
-Étalonnage incorrect ou non effectué au delà de la durée de vie ou après une alteration
du capteur.
- Emploi incorrect (non attente du régime permanent, erreur sur l’un des éléments du
conditionneur, modification du mesurande par le capteur ou mauvaise finesse…..).
30
Erreurs de mesure d’un capteur:

Les erreurs accidentelles: les erreurs systématiques affectent en permanence


le mesurage, par contre celles accidentelles d’amplitude aléatoire qualifié par
le terme bruit, il est impossible de prévoir quand elles vont prévenir.
Causes des erreurs systématiques:
-Fluctuation des sources d’alimentation de la chaîne de mesure ou du
conditionneur (variations des fem dans un pont) .
-présence des champs électromagnétiques dans l’environnement du
capteur. Lorsque ces champs sont captés par un élément de l’ensemble:
capteur, conditionneur, chaîne de mesure.
- Fluctuation thermique ou dérive thermique : agitation thermique des
porteurs de courants….
On cite à titre d’exemple de ce types d’erreurs: Erreur de ou défauts de
mobilité, erreur d’Hystérésis, erreur de lecture….

31
Erreurs de mesure d’un capteur:
Les erreurs accidentelles:
N.B: Ce type d’erreurs est impossible à éliminer ou à annuler, mais on doit les réduire par
les techniques suivantes:
- Utilisation des dispositifs de protection (régulation des fem, stabilisation d la
température, isolation mécanique, blindage électromagnétique…).
- Utilisation des opérations de traitement de signal de filtrage, et de détection
synchrone…
Il est en tout cas indispensable de les évaluer.
Propriétés:
Un capteur est dit fidèle si l’écart type qu’il fournit est faible. Les erreurs accidentelles
sont alors faibles.
Un capteur est juste s’il est dépourvu d’erreurs systématiques, dans ce cas la valeur la
plus probable ( ou la valeur moyenne) et la valeur vraie sont alors égales.
Un capteur est précis (ou exacte) s’il est à la fois fidèle et juste. Il ne présente donc ni les
erreurs accidentelles ni celles systématiques. La dispersion est faible et la valeur la plus
probable (ou la valeur moyenne)est égale à la valeur vraie.

32
Etalonnage d’un capteur:

Étalonnage: Technique permettant d’expliciter la relation entre les valeurs du


mesurande (entrée) et celles (les valeurs)de la grandeurs électrique (sortie) du
capteur, en tenant compte de tous les paramètres additionnels peuvant modifier la
réponse du capteur.
Cette relation peut être sous forme:
- Graphique (courbe d’étalonnage) obtenue avec des mesures expérimentales (patique)

- Algébrique (équation caractéristique) régie par les lois fondamentaux de la physique


(théorie).

33
Etalonnage d’un capteur: types d’étalonnages:

Etalonnage simple: Ce type consiste à associer aux valeurs du mesurande les


valeurs correspondantes de la réponse du capteur (sortie électrique).
Il s’applique à des mesurandes connus en valeur avec précision (appelées
étalons). Ces valeurs sont constantes (statiques) et à un capteur non sensible ou
non soumis à des grandeurs d’influence.
Exemples:
- Mesure de distance fixe par un capteur potentiométrique: l’indication ou
la mesure ne dépend pas de la température, ou d’autres grandeurs
d’influence.
- Mesure d’une force constante (pesage) par des jauges compensées en
température.
34
Etalonnage d’un capteur:

Etalonnage direct (absolu): dans cette procédure, les différentes valeurs du


mesurande sont fournies par des éléments de référence dont les valeurs sont
connues avec une grande précision (100 fois) à celle recherchée par le capteur
(càd la précision du capteur). On a ainsi plusieurs valeur du mesurande Ei et
plusieurs valeurs de réponse Si du capteur.

35
Etalonnage d’un capteur:
Etalonnage direct
(absolu):

Utilité de l’étalonnage direct:


A partir d’une valeur de la réponse S mesurée en sortie du capteur en
tenant compte de l’erreur de mesure comise , la relation obtenue (ou le
graphique)nous permet de déterminer la valeur du mesurande E appliqué
à l’entrée du capteur

36
Etalonnage d’un capteur:
Etalonnage indirect (par comparaison): on utilise deux capteurs soumis aux
mêmes valeurs du mesurande:
- un capteur étalon (de référence ou calibrateur) dont on possède la courbe
d’étalonnage et sa stabilité est assurée aussi.
- un capteur qu’on désire étalonner.

On fait varier la grandeur à mesurer. On a ainsi plusieurs valeurs de E(sorties de capteur


étalon) et plusieurs valeurs de S (sorties du capteurs à étalonner).
On peut en déduire la relation entre E et S (E=Setalon, S=Scapteur))
NB: Le capteur de référence (capteur étalon) nous permet de connaître les
valeurs du mesurandes utilisées dans l’opération de ce type d’étalonnage
indirect.
37
Etalonnage d’un capteur:
Etalonnage indirect (par comparaison):

A partir de la valeur de S en sortie du capteur, la relation trouvée (ou le graphique)


permet de donner la valeur de E en entrée du capteur (mesurande associé).
N.B:
Pour les valeurs de S, il faut tenir compte des incertitudes.
38
Etalonnage d’un capteur:

Etalonnage multiple: il est utilisé lorsque le mesurande seul ne permet pas de


définir la réponse du capteur. Il s’applique au capteur sensible (ou soumis) aux
grandeurs d’influence.
Ainsi, on effectue une série d’étalonnage successifs pour déterminer l’influence
de chacune des grandeurs d’influence sur la réponse du capteur.

Exemple 1: Capteurs à hystérésis magnétique (ou mécanique).


Il est souvent constitué de composants successible de l’hystérésis (magnet ou
mécani), la valeur de la sortie dépend non seulement de la valeur actuelle du
mesurande mais aussi de la suite des valeurs antérieures.
Pour déterminer la réponse du capteur, on procède comme suit:
-On fait la mise à zéro du mesurande, la sortie est à zéro aussi.
On relève les valeurs de la réponse du capteur pour des valeurs croissantes
jusqu’au maximum suivies de valeurs décroissantes du mesurande jusqu’à zéro.
39
Etalonnage d’un capteur:

Exemple 2: Phototransistor
C’est un capteur optique dont la grandeur de sortie Ic(courant collecteur)
dépend de :
- Flux du rayonnement incident et de sa longueur d’onde aussi,
- La tension Vce et la résistance de mesure du capteur Rm
-De la température.
Ainsi, il faut tenir compte de ces 3 paramètres durant l’opération
d’étalonnage.

40
Un capteur doit:
- fonctionner en permanence
- rester fiable pendant une longue durée sans nécessiter une
maintenance importante,
- peut subir un environnement peu favorable (forte humidité ,
brusque variations de température , corrosion,haute pressions etc).

Les critères déterminants pour choisir un capteur sont:


- Nature de la grandeur à mesurer,
- grandeurs d’influence,
- Rapidité
- précision
- sensibilité
- linéarité
- Finesse
- Coût 41
CHAPITRE II: ETUDE DES DIFFERENTS TYPES DE CAPTEURS

I. Types de capteurs

II. Phénomènes physiques utilisés dans les capteurs

III. Exemples de capteurs industriels

42
CHAPITRE II: ETUDE DES DIFFERENTS TYPES DE CAPTEURS
I. Types de capteurs industriels
1. Capteurs passifs:

Il s’agit en principe d’impédances (R, L, C) dont l’un des paramètres déterminants est
sensible au mesurande.

Dans l’expression littérale d’une impédance, sont présents des termes liés:
- A sa géométrie et à ses dimensions,
- Aux propriétés électriques des matériaux dont-elles sont fabriquées (résistivité ρ,
perméabilité magnétique μ, constante diélectrique ε.
- Plus rarement sur les deux simultanément.

R = f ( , l, S ) C = f ( S , e,  ) L = f (l , S ,  , n)
L: longueur du fil,
e: distance entre les armatures, n: nombres de spires,
S: section du fil
S: section des armatures S: section d’une spire

43
CHAPITRE II: ETUDE DES DIFFERENTS TYPES DE CAPTEURS
I. Types de capteurs industriels
1. Capteurs passifs:
a. Effets résistifs:

Le mesurande est évalué grâce à la mesure de la résistance.


44
CHAPITRE II: ETUDE DES DIFFERENTS TYPES DE CAPTEURS
I. Types de capteurs industriels
1. Capteurs passifs:
b. Autres effets :

Le mesurande à un effet direct sur les propriétés électriques


du matériau utilisé.
Le mesurande est évalué grâce à la détermination des
constantes de chaqu’une de ces propriétés électriques.
45
CHAPITRE II: ETUDE DES DIFFERENTS TYPES DE CAPTEURS
I. Types de capteurs industriels
1. Capteurs passifs:
C. Principe :

La variation d’impédances résulte en générale soit d’une :


❖ Variation de dimension du capteur (potentiomètre, inductance à
noyau mobile, condensateur à armature mobile)
❖ Déformation (contrainte) résultante de force, pression, accélération
(armatures soumis à une différence de pression, Jauge d’extensomètre
liée à un corps déformable)

N.B:
1) Les capteurs passifs ont besoin d’une source d’alimentation (excitation)
pour qu’ils délivrent un signal électrique.
2) Certains capteurs passifs ont besoin d’un circuit complexe (alimentation
et conditionneur compliqués) pour fournir un signal électrique de mesure.
46
CHAPITRE II: ETUDE DES DIFFERENTS TYPES DE CAPTEURS
I. Types de capteurs industriels
2. Capteurs actifs :
Ce type de capteur fonctionne en générateur, son principe est basé sur un effet
physique qui assure la conversion de la forme d’énergie propre au mesurande
(énergie thermique, mécanique ou de rayonnement) en énergie électrique.
Effets importants :

➢ Ces capteurs actifs ont besoin d’un circuit d’adaptation ( conditionneur) pour
fournir u un signal électrique de mesure
exploitable. 47
CHAPITRE II: ETUDE DES DIFFERENTS TYPES DE CAPTEURS
I. Types de capteurs industriels
2. Capteur composite :
Ce type de capteur est constitué par les deux éléments suivants:
✓ Corps d’épreuve
✓ Capteur actif ou passif .

Capteur composite
❑ Corps d’épreuve: dispositif lorsqu’il est soumis à la grandeur physique (par fois difficile à
mesurer), il produit une autre grandeur intermédiaire (secondaire) mesurable par le
capteur.
C’est
❑ Pourundes
élément sensible
raisons au mesurande.
économiques et de facilité d’exploitation, un capteur peut être
réalisé sans corps d’épreuve mais le capteur doit être sensible à l’un des effets de la
grandeur physique à mesurer.
48
CHAPITRE II: ETUDE DES DIFFERENTS TYPES DE CAPTEURS
I. Types de capteurs industriels
2. Capteur composite :

Capteur composite
La partie capteur (passif ou actif) traduit le mesurande secondaire en un signal
mesurable.
Capteur de pression
Ce type de capteur contient une membrane sensible à la pression
Cette membrane assure la transformation de la pression en
déplacement, déformation ou force.
o Mesurande primaire : Pression
o Mesurande secondaire : Déplacement, déformation ou
force
Capteur de Force: Force appliquée sur un ressort (corps d’épreuve) qui la
transforme en élongation, le capteur transforme cette dernière en signal
électrique
49
CHAPITRE II: ETUDE DES DIFFERENTS TYPES DE CAPTEURS
I. Types de capteurs industriels
2. Capteur intégré (composite):
Ce type est réalisé par des techniques de la microélectronique qui regroupe sur un
même substrat de silicium : le corps d’épreuve, le capteur et le conditionneur.

Avantage de l’intégration: miniaturisation, réduction des coûts par la fabrication en


grande série, augmentation de la fiabilité par élimination de plusieurs connexions
soudées, meilleure protection vis-à-vis des parasites, interchangeabilité améliorée.

50
CHAPITRE II: ETUDE DES DIFFERENTS TYPES DE CAPTEURS
I. Types de capteurs industriels
2. Capteur intégré (ou composite):
Le conditionneur (sous forme de circuit intégré) contient un ensemble de circuits
de: compensation thermique, linéarisation, amplification, transmission par
conversion tension-fréquence, ou conversion tension-courant.

Capteurs intégrés à base de silicium:


• Résistance thermométrique,
• Photodiode, phototransistor
• Jauges extensométriques

Avantage du silicium:
Réalisation de capteurs isolés (résistif, capacitif ou au moyen de diodes et de
transistors)
Corps d’épreuve en silicium de propriétés mécaniques excellentes (élasticité, limite de
fatigue très élevée…).
51
CHAPITRE II: ETUDE DES DIFFERENTS TYPES DE CAPTEURS
I. Types de capteurs industriels
2. Capteur intelligent:

52
2. Capteur intelligent:
C’est un capteur constitué des 2 éléments suivants:
- Chaîne de mesure pilotée par
microprocesseur,
- Interface de communication bidirectionnelle

La chaîne de mesure comporte:


- Le capteur principal spécifique du mesurande étudié, et identifiable par un code stocké en une mémoire
PROM,
- les capteurs secondaires propres aux grandeurs d’influence susceptible d’affecter la réponse du capteur
principal,
- Dispositifs classiques permettant d’obtenir sous forme numérique les grandeurs de sortie de chaque
capteur: conditionneur, multiplexeur, amplificateur, échantillonneur bloqueur, convertisseur analogique
numérique.
- Un microprocesseur assurant les taches suivantes:
Gestion de l’acquisition (ordre de priorité), correction de l’effet des grandeurs d’influence au moyen des
paramètres stockés en PROM et des données fournies par les capteurs secondaires, linéarisation,
diagnostic des capteurs (principal et secondaires). 53
2. Capteur intelligent:
Interfaces de communication bidirectionnelle:

Elle assure la liaison du capteur à un calculateur


central via un bus interne partagé entre plusieurs
capteurs intelligents.

II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs

Les messages poteurs du code du capteur concerné transitent par l’interface de communication bidirect:
- Soit dans le sens : calculateur central vers capteurs (configuration , auto étalonnage).
- Soit dans le sens : capteur vers calculateur central : résultats de mesure, état de la chaîne (étendue de
mesure, dépassements de gamme du mesurande ou d’une grandeur d’influence….)
Avantages:
Configurabilité à distance, crédibilité accrue des mesures et aide à la maintenance garce aux
informations d’états fournies, réparation des taches, déchargeant le calculateur central.

54
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs actifs
La sortie d’un capteur actif est équivalent à un générateur de type courant,
tension ou charge. Ce type de capteurs met en jeux un ensemble de
phénomènes physique décrivent par un ensemble de principes physiques
fondamentaux.
1. Photo-électricité:
a. Propriétés de la lumière: Elle est à la fois une onde et un flux de
photons.
la lumière est vue comme une onde électromagnétique se propageant à la vitesse
:
c=299792458 m/s dans le vide et à c/n dans les milieux d’indice de réfraction n.
Cette onde est caractérisée par sa fréquence f ou sa longueur d’onde λ :  = v
f

L’aspect ondulatoire: Il est mis en évidence par les lois tels que:
interférence, diffraction, réflexion et réfraction.
55
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
1. Photo-électricité:
a. Propriétés de la lumière:
Les particules atomiques absorbent et émettent de l’énergie sous forme de
portions dits quantums d’énergie : h. .
Dans le cas d’un rayonnement lumineux, ces quantums sont appelés photons .

Ainsi, la lumière est vue comme un ensemble de photons, de masse nulle et


d’énergie E: E = h. f = h.c −34
h : Cons tan te de Blank (6,6256.10 J .s )

L’aspect corpusculaire (flux de photons) apparaît les lois de l’interaction


entre le rayonnement (photons) et la matière.

56
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs

b. Effet photo-électrique:
Sous l’influence d’un rayonnement lumineux, certains matériaux libèrent
des charges électriques (électrons et/ou trous) dont la quantité dépend
de l’intensité du rayonnement absorbé et du type de matériau.

Dans la matière, les électrons liés aux atomes exigent pour devenir libre
une énergie supérieure à leurs énergie de liaison.

Fphoton  Eliaison

57
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Effets associés :

On distingue plusieurs effets associés à l’effet photo-électrique:


➢ Photoémission (1905 Albert Einstein): les électrons libérés sont émis hors
d’un matériau (métal) éclairé et forment un courant collecté par application
d’un champ électrique.
➢ Photovoltaïque (1839 Edmond Becquerel): les électrons et les trous sont
libérés au voisinage d’une jonction PN d’un semi-conducteur éclairé . Leurs
déplacement dans le champ électrique de la jonction modifie la tension aux
bornes de ce semi-conducteur.
➢ Photoélectromagnétique (): l’application d’un champ magnétique
perpendiculaire au rayonnement provoque dans le matériau éclairé
l’apparition d’une tension électrique dans la direction normale
(perpendiculaire) au champ et au rayonnement.

58
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs

c. Exemple de Capteurs à effet photo-électricité :

L’effet photoélectricité entraîne une modification des propriétés


électroniques des matériaux, ce qui le rend un principe fondamental d’un
ensemble de capteurs optiques ou détecteurs photoniques à savoir:

❑ Photorésistance
❑ Photodiode
❑ phototransistor
❑ Diode PIN
❑ CCD ou Charge couple Device (photographie numérique)

59
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Thermoélectricité :
Lorsque deux métaux différents sont réunis entre eux à chaque extrémité
(J1 et J2) et sont portés à des températures T1 et T2 différentes , un courant
i circule.

Effet Seebeck: Un circuit constitué de deux métaux A et B de nature chimique


différente dont les jonctions J1 et J2 (soudures ou extrémités) sont soumises
des températures T1 et T2 différentes est le siége d’une tension (force
électromotrice) liée la différence (T1-T2).

60
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Thermoélectricité :

➢ Ainsi, à partir de la mesure de la tension


obtenue, on peut déterminer la température T2
lorsque T1 est connue (valeur de référence,0°C par
exemple)

➢ L’effet Seebeck constitue le principe du thermocouple qui est


couramment utilisé dans les capteurs de température.

Effet Peltier (effet inverse de Seebeck): le passage d’un


courant électrique dans une jonction de deux matériaux
de nature différente provoque une augmentation ou une
diminution de température de cette jonction: principe
des réfrigérateurs.

61
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Thermoélectricité :
➢ Ainsi, à partir de la mesure de la tension obtenue,
on peut déterminer la température T2 lorsque T1
est connue (valeur de référence,0°C par exemple)

➢ L’effet Seebeck constitue le principe du thermocouple qui est couramment


utilisé dans les capteurs de température.

Effet Peltier (effet inverse de Seebeck): le passage d’un courant électrique


dans une jonction de deux matériaux de nature différente provoque une
augmentation ou une diminution de température de cette jonction: principe
des réfrigérateurs.
Effet Thomson : le gradient de température entre deux points A et B d’un
conducteur est le siége d’une fem entre ces deux points,

62
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Pyroélectricité :
Polarisation: Apparition de deux poles (pole chargé + et un autre pole
chargé -) au sein d’une structure au cours d’un phénomène.
Exemple:
Dans un semi conducteur, les charges électriques liées sont susceptibles
de se déplacer sur de petites distances ou de vibrer sous l'influence
d'un champ électrique créant une certaine polarisation.

Certains cristaux présentent une polarisation électrique spontanée qui


dépend de leur température: Ils portent en surface des quantité de charges
électriques proportionnelle à cette température et de signe contraire sur les
deux faces opposés.

63
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs

c. Pyroélectricité : (cristaux pyroélectriques, ex: sufate de triglycine)


Ainsi, en absorbant un flux de rayonnement variable Ø, le cristal va
s’échauffer et ainsi sa polarisation va se modifier entraînant une variation
de tension V détectable.

NB: Si le rayonnement est constant, la tension V disparaît peu à peu


(phénomène temporaire) . Ce capteur fonctionne bien si le rayonnement
varie continuellement.

Ce phénomène peut etre utilisé dans:


➢ la production d'électricité,
➢ la détection de radiations: dans certains capteurs (ou détecteurs) infrarouge.
64
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Piézoélectricité (quartz)
Propriété des matériaux piézoélectriques:
➢ Au repos, les barycentres des charges +
et des charges – sont confondus.

➢ Par application d‘une contrainte (force par


exemple), les charges se séparent, leurs barycentres
ne sont plus confondus, le cristal est alors polarisé:
d’où l’apparition d’une tension à ses bornes.

Effet piézoélectrique: un matériaux piézoélectrique (cristal) produit deux


types de charges électriques différentes (+ et -) lorsqu’il est soumis à une
contrainte mécanique (force, pression, déformation). Ces deux types de
charges sont de quantités égales et de signes contraires sur les faces
opposées d’où l’apparition d’une tension électriques à ses bornes.
65
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Piézoélectricité :
Cette tension dépend de trois paramètres:
❑ Le type du matériau
❑ Son épaisseur
❑ La contrainte appliquée

N.B: Réciproquement, ce type de matériau se déforme lorsqu’on lui applique une


tension électrique à ses bornes, et on distingue deux cas possibles:
Application d’une tension constante (pile): il y aura déformation du matériau,
Tension alternative (sinus); le matériau se met en vibration,
Et si on coupe la tension, le matériau revient à sa forme initiale (pas de déformation).

Ce phénomène est largement utilisé dans les capteurs de Force, Pression, et


Accélération. Il leurs permet des bandes passantes larges(temps de réponse
court); ce qui permet de suivre les variations parfois très rapides de ces
mesurandes.
66
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Effet Hall :
Lorsqu’un semi-conducteur (parallélépipède rectangle) traversé par un courant i est soumis à
un champ magnétique B alors une différence de potentiel EH apparaît entre les deux faces
perpendiculaires au plan (i, B).
La tension est d’ailleurs proportionnelle au produit vectoriel de i et de B et appelée tension
Hall EH:  
HE = K i  B sin( ) = K  i  B  sin( )
H H

KH= constante du matériau


θ : angle entre i et B

Les charges dans le semi conducteur sont


soumises à la force de Lorenz ce qui permet de
donner naissance à la tension Hall.

67
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Effet Hall :

 
EH = K H i  B sin( ) = K H  i  B  sin( )

N.B: Pour avoir une tension mesurable, il faut que les lignes de champ B
doivent être perpendiculaires au plan ou le courant i traverse le semi-
conducteur (polarité correcte doit être assurée).
Un aimant lié à l’objet dont on veut connaître la position détermine les valeurs de B et de
θ au niveau du semiconducteur (plaquette):
La tension Hall qui par ce biais est fonction de la position de l’onjet en assure donc une
traduction électrique.

Ce type de capteur est actif (information liée à une tension), mais ce n’est pas un
convertisseur d’énergie car c’est le courant i et non pas le mesurande (position)
qui délivre l’énergie liée au signal de sortie (tension de Hall).

68
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Effet Hall :

Cet effet peut être utilisé pour :


✓ Mesurer ou détecter le champ magnétique d’un aimant permanent ou d’un courant,
✓ Mesurer la position, l’intensité et la direction d’un objet lié à l’élément source du
champ.
La tension Hall obtenue est d’amplitude assez faible (μV) même avec un fort champ
magnétique B.
Solution:
on ajoute un amplificateur de courant continu et d’un régulateur de tension pour amplifier
la tension Hall et améliorer la sensibilité du capteur à effet Hall.

Applications:
Détecteurs de proximité, mesure de vitesse de rotation, position des objets…
Ce type de capteur peut mesurer des champs magnétiques variables et des champs
magnétostatiques (statiques).
69
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Effet Hall :

La tension Hall obtenue est d’amplitude assez faible (μV) même avec un fort
champ magnétique B.
Solution:
on ajoute un amplificateur de courant continu et d’un régulateur de tension
pour amplifier la tension Hall et améliorer la sensibilité du capteur à effet Hall.

Applications:
Détecteurs de proximité, mesure de vitesse de rotation, position…
Ce type de capteur peut mesurer des champs magnétiques variables et des
champs magnétostatiques (statiques).

70
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Effet d’induction électromagnétique (ou induction ou conversion électromécanique):
Lorsqu’on fait tourner un cadre métallique à une vitesse angulaire w dans un champ magnétique
fixe B, une force électromotrice E est générée.

N.B : En pratique la fem E est sinusoïdale, sa


fréquence f proportionnelle à la vitesse w.
Cet effet est utilisé dans la mesure de la vitesse
angulaire.

Induction de Lorenz Induction de Neumann


71
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Effet Doppler:
Si un objet en mouvement émet une onde avec une certaine fréquence et
qu’il se rapproche du récepteur alors le récepteur reçoit l’onde avec une
fréquence plus élevée.
Réciproquement, si l’émetteur s’éloigne du récepteur alors le récepteur
recevra l’onde avec une fréquence moins élevée.

Exemple : déplacement d’une voiture


Lorsque la voiture se rapproche de nous on entend une note aigue, et
lorsqu’elle s’éloigne on entend une note grave.

72
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs
c. Effet Doppler:
N.B: Cet effet s’applique à toutes les ondes.
Exemple:
Lorsqu’une galaxie s’éloigne on la voit légèrement plus rouge et
lorsqu’elle se rapproche on la voit légèrement bleue.
Application : Radar, sérine de camions….????

c. Effet photoélectromagnétique:

L’application d’un champ magnétique perpendiculaire au rayonnement


provoque dans le matériau éclairé l’apparition d’une tension électrique
dans la direction normale au champ et au rayonnement.

73
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
Les capteurs passifs utilisent les variations d’impédance (R,L,C, M). Ces impédances se
trouvant au niveau des transducteurs.
La réaction de ces transducteurs aux variations des mesurandes appliqués aux corps
d’épreuves produit ces variations d’impédances.
Dans la suite, on va s’intéresser aux variations de ces impédances en fonction des variations
des divers mesurandes.

1. Variation de résistance (effet résistif):


Conductivité: propriété indiquant le degré de facilité de déplacement des
électrons au sein d’un matériau.
➢Résistivité: c’est l’inverse (contraire) de la conductivité
a. Géométrie:
La résistance d’un conducteur ou semi-conducteur dépend de sa géométrie.
Si cette géométrie est modifiée, ceci entraînera des variations au niveau des
deux dimensions: l, et S; ce qui fera varier la valeur de la résistance R.
L: longueur du fil,
R = f ( , l, S ) S: section du fil
74
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
1. Variation de résistance (effet résistif):
Potentiomètre linéaire

N.B: La résistance du potentiomètre est supposée uniforme


pour que la résistance soit linéaire en fonction de la position
du curseur.
l
R(l ) = RT
L

RT (ou RL): résistance totale du potentiomètre (vue entre les bornes 0 et 1),
R(l): résistance entre les bornes 2 et 3, càd au niveau du curseur C mobile.

Potentiomètre circulaire:


R ( ) = RT
M
75
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
1. Variation de résistance (effet résistif):

Potentiomètre Hélicoïdal:

αM supérieur à 360 degrés

Exemple: Jauges de contraintes : résistances utilisées


pour mesurer la déformation de poutre soumises des
forces.

Jauge

76
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
1. Variation de résistance:

Applications :

Cet effet est couramment utilisé pour la mesure de:

➢ Positions et déplacements indispensables pour un fonctionnement


correct d’un grand nombre de machines, ….

➢ Certaines grandeurs physiques (forces, pressions, températures,…)


par le déplacement qu’elles imposent à des corps d’épreuves
spéciaux.

77
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
1. Variation de résistance :

b. Effet du flux lumineux :

La résistivité de certains semi-conducteurs dépend du flux lumineux reçu.


Ce flux fait passer des électrons de la bande de valence à la bande de
conduction : Donc le nombre d’électrons de la bande de conduction ( et de
trous dans la bande de valence ) a varié, du coup la résistance du semi-
conducteur est modifiée.

b. Effet de l’humidité :

La résistivité de certains matériaux (chlore de Lithium) dépend du


niveau d’humidité: On peut donc déduire le niveau d’humidité
(hygrométrie) en mesurant la variation de la résistance.

78
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
1. Variation de résistance:
b. Effet de la température sur les métaux :
Dans les métaux, le parcours (chemin) d’un électron dans la bande de
conduction peut être entravé (bloqué) par l’oscillation des atomes:
-Plus la température est basse, moins les atomes oscillent et moins il est
probable que l’électron soit bloqué.
- A des températures extrêmement basses se produit le phénomène de la
supraconductivité.
- Plus la température est élevée et plus les atomes oscillent ce qui
augmente la probabilité d’un électron de voir son chemin (parcours)
bloqué; il aura plus de difficulté à circuler.

79
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
1. Variation de résistance:
b. Effet de la température sur les métaux :
La relation entre la résistivité ρ et la température T est :

 = 0 (1 + 1T +  2 T 2 + .....) Polynôme

ρ0 : la résistance à une température de référence


ΔT: la différence de température actuelle et celle de référence

αi : les coefficients de température.

b. Effet de la température sur les semi-conducteurs :

Chez les semi-conducteurs, la résistance évolue en fonction logarithmique avec


la température et elle dépend du dopage du semi-conducteur utilisé.
le changement de température modifie le nombre d’électrons et de trous
libres, changeant ainsi la résistivité du semi-conducteur.

80
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
1. Variation de résistance:
b. Effet de la température sur les semi-conducteurs :
Exemple:
Une thermistance est un capteur résistif à base de matériau semi-conducteur
(silicium); sa résistance varie fortement avec la température T.
1 1 
B  − 
R(T ) = R0e  T T0 

T : Température absolue.
B: coefficient spécifique du matériau (semi-conducteur).

R0 : Résistance à température de référence T 0.

La résistivité est donc dépendante de la température.


On peut donc utiliser cette propriété pour mesurer la température.

81
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
2. Variation de capacité (capacitance) ou effet capacitif:
Un condensateur est un composant électronique spécialement conçu pour tenir
l’énergie électrique. Il est constitué de deux conducteurs (armatures ou plaques) placés
face à face.
Quand ces deux conducteurs sont séparés par un matériau isolant, leurs charges
produisent un champ électrique dans cet isolant (s’ils sont déjà chargés).
La capacité d’un condensateur désigne son aptitude à stocker et à libérer de l’énergie
électrique.
La capacité C est définie comme le rapport entre la quantité de charge Q stockées sur
deux plaques métalliques et le champ électrique (tension dans ce cas) entre ces deux
plaques provoqué par ces charges électriques:

N.B: Cette capacitance C dépend de la géométrie des plaques et du milieu


séparant ces deux plaques et qui est traversé par le champ électrique.

82
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
2. Variation de capacité:
Condensateur Plan:
Dans le cas de deux plaques rectangulaires
parallèles de surface S distancées de d la
capacitance C s’écrit:
d
C = 0  r 
S

εr: la constante diélectrique du matériau soumis au champ


électrique entre les deux plaques:
 r = 1.000264( F / m)

La constante diélectrique (ou permittivité) du vide ε0 est :

 0 = 8.854( F / m)

83
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
2. Variation de capacité:
Condensateur Cylindrique:
La capacitance dans le cas d’un condensateur de
forme cylindrique est :
l
C = 2   0   r 
D
ln 
d
D et d : diamètres respectifs des électrodes externe et interne,
l: longueur du cylindre.

➢ La constante diélectrique relative d’un matériau placé entre les deux


électrodes du condensateur peut être changée par des variations de:
➢ Température,
➢ Humidité (hygrométrie) de l’air entre armatures,
➢ Niveau de liquide formant l’isolant.
84
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
2. Variation de capacité:

d
C = 0  r l
S C = 2   0   r 
D
ln 
d

La capacitance peut aussi varier avec le changement de la géométrie. Ce principe peut


être utilisé dans un capteur de :
✓ pression de fluide (membrane), cette membrane étant l’une des deux plaques du
condensateur plan: La déformation de la membrane modifie la capacitance du
condensateur plan.
✓ Pression (microphone)
✓ Déformation de solide (Jauge d’extensométriques)
85
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
Effet capacitif mécanique:
La capacitance peut aussi varier avec le déplacement de l’une des armatures; ainsi on
distingue deux types de condensateurs:
Condensateurs plans:
Le déplacement de l’armature peut s’effectuer soit:
➢ Dans son propre plan (S variable et d constant (condensateur à surface variable),
➢ Perpendiculairement à son propre plan (S constante et d variable)
(dit condensateur à éclatement variable)

Condensateur à surface S variable Condensateur à éclatement variable

86
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
Effet capacitif mécanique:
Condensateurs cylindriques:

l: L’enfoncement du cylindre intérieur dans le cylindre extérieur,


r1 et r2: rayons des deux cylindres.
Le déplacement de l’armature se fait uniquement parallèlement à l’axe (l variable)
l
C = 2   0   r
 r2 
ln 
 r1 
Condensateurs double différentiel:
L’armature A1 mobile (interne) se déplace
perpendiculaire à son plan entre les deux
armatures fixes A2 et A3 (externes).
N.B: L’intérêt majeur de ce type de condensateur permet d’assurer une bonne linéarité entre
les variations de la capacité C et le déplacement d

87
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
Effet capacitif mécanique:
Autres types
:

➢ L’armature A1 mobile (en pointillé ou trait = interne) se déplace


entre les deux armatures fixes externes A2 et A3.

Applications:
Microphone capacitif (variation de d)
▪ Capteurs précis de mesure de grands déplacements (S variable): micromètre
capacitif.
▪ Capteurs de très faible déplacement: nanomètre capacitif
▪ Capteurs de proximité capacitif haute température
88
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
3. Variation de l’inductance (Effet inductif):
L’inductance L est une mesure du rapport entre le flux Ø du champ magnétique B
généré par un fil parcouru par un courant d’intensité I :

En vertu de la loi de Faraday, on écrit la relation entre la tension e(t) et le courant i(t)
dans l’inductance L: di (t )
e(t ) = − L
dt
NB: pour mesurer l’inductance L, Il faut que le courant I soit variable dans le temps.

L’inductance d’une bobine de N spires enroulées auteur d’un noyau magnétique est:
S
L = 0   r  N  2

l
μ0 : Perméabilité magnétique du vide
μr : Perméabilité magnétique relative du noyau
magnétique
S et l : Surface (section)du noyau magnétique et longueur 89
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
3. Variation de l’inductance:
L’inductance L d’une bobine à l’aire libre est :
S
L = 0  N  2

l
L’inductance L peut être variée par les variations de la perméabilité magnétique relative qui est en
fonction des contraintes mécaniques présentes dans un métal ferromagnétique soumise à une
force.

Réluctance: Difficulté du champ magnétique à parcourir un circuit magnétique. Elle se


calcule par: 2
N
=
L
Pour un circuit magnétique fait d’un seul matériau, la réluctance est :
l
=
0  r  S

90
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
3. Variation de l’inductance:
Calculer la réluctance et l’inductance des deux circuits suivants:

La réluctance totale est la somme de toutes les réluctances


des différentes zones formant le circuit considéré.

N.B: Certains circuit magnétiques comportent des entrefers (zones ou le circuit


ferromagnétique est interrompu).

Un entrefer de faible épaisseur e possède une réluctance:


e
e =
0 S

N.B: L’inductance peut être modifiée en variant la réluctance


du circuit magnétique ou en changeant le nombre de tours de
la bobine.

91
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
3. Variation de l’inductance:
Le déplacement de l’un des éléments d’un circuit magnétique entraîne une variation du flux
Dans le cas ou il s’agit d’un noyau ferromagnétique son déplacement peut provoquer soit :
Une variation du coefficient d’auto-induction (cas d’une bobine, induction (inductance) varaiable),
Une modification du couplage entre les enroulements primaires et secondaires (cas d’un
transformateur, variation du coefficient d’induction mutuelle)

Bobine à noyau plongeur:

Associationde 2 bobines: l0 et lf:


Le coefficient d’auto-induction L du bobinage dépend de
l’enfoncement du noyau:
L = L0 + L f + 2 M
M = k L0 L f
M et k : respectivement le coefficient de l’induction mutuelle et le coefficient de couplage supposé
constant.
Le déplacement du noyau provoque une variation de l’inductance L qui est une fonction non
linéaire de lf
92
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
3. Variation de l’inductance:
Bobine à noyau plongeur:
L = L0 + L f + 2 M
2
N 
L0 = 0 S0 (l − l f ) 
 l 
2
N 
L f = 0l f S0 + (  f − 1) S f  
 l 
Déplacement
du noyau

Les non linéarités introduites par la bobine à noyau plongeur peuvent être réduites en
utilisant deux bobines identiques avec un noyau plongeur commun.

Déplacement
du noyau
93
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs Déplacement
3. Variation de l’inductance: de l’armature

Circuit magnétique à entrefer:

Le coefficient d’auto-induction est donné par:

S
L = 0 N 2

l0
Le déplacement de l’armature entraîne une variation de L donnée par:

S x
L = −2 0 N  2

l0 2x + 1
l0
l0 = 2x
Les variations de L sont non linéaires en fonction de l’entrefer.
Ces non linéarités peuvent être améliorées en associant deux
circuits magnétiques variation d’entrefer opposées.

Déplacement
du noyau
94
II. Phénomènes physique utilisés dans les capteurs passifs
3. Variation de l’inductance:
Transformateur différentiel :

Le transfo différentiel est constitué d’


✓ un enroulement primaire
✓ 2 enroulements secondaires placés symétriquement par rapport au primaire alimenté par une
tension sinusoïdale.
Transfo diff à déplacement rectiligne: Transfo diff à déplacement rectiligne:

Déplacement rectiligne
Déplacement angulaire
95
II. Phénomènes physiques utilisés dans les capteurs passifs
3. Variation de l’inductance:
Applications:

Mesure de courant : pince ampèremétrique:

Mesure d’accélération : accéléromètre inductif ( par mesure de déplacement):

96
III. Étude de quelques capteurs industriels:
1. Classification des capteurs

Les capteurs peuvent être classés en fonction de :


➢ Leurs principes de fonctionnement : capteur passif ou capteur actif)
➢ Signal de sortie (réponse) qu’ils délivrent : capteurs analogique,
capteur logique (TOR), capteur numérique (digital).
➢ Mesurande qu’il transforme : capteur de température, de pression,
d’humidité, de gaz…
➢ Principe de transformation du mesurande : capteur résistif, capacitif,
inductif, à effet Hall,…..
➢ Leurs rôles dans un système donné. Par exemple: un processus
industriel : capteur de contrôle de produits finis (dimensions, poids….) ,
de sécurité,…

97
III. Principes et étude de quelques capteurs industriels
2. Quelques exemples de capteurs
2.1. Capteurs de température
La température est une grandeurs de type intensive, à la vitesse des particules. Elle
possédant 4 échelles différentes:
Kelvin, Celsius, Fahrenheit, et Rankin.

Kelvin: défini à partir du point triple de l’eau, qui vaut 273,16K (soit 0,01°C).
C’est la fraction 1/273,16 de la température du point triple de l’eau.
0 K est le zéro absolu qui correspond à l’absence de toute agitation thermique du
milieu (vitesse nulle des particules) .

Celsius TC = TK − 273,15 , Le zéro absolu vaut donc -273,15°C


:
Fahrenheit: Cette échelle attribue une plage de 180°F entre la
température de solidification de l’eau (32°F) et sa température
d’ébullition(212°F).
9 5
T F = TC + 32 ou TC = (T F − 32)
Ainsi: 5 9
98
III. Principes et étude de quelques capteurs industriels
2. Quelques exemples de capteurs
2.1. Capteurs de température
a- Généralités:

Les capteurs de températures sont utilisés dans de nombreuses industries:


Chimie, médecine, Alimentation (nourriture), Analyse et optimisation de
fonctionnement, gestion de bains de peinture, traitement des métaux…..

Les capteurs de températures sont classés en deux catégories principales :


❑ Capteur à contact: échange de chaleur entre le milieu et le capteur jusqu’à
avoir l’équilibre thermique.
❑ Capteurs sans contact (Pyromètres optiques ) : basé sur la relation entre la
température d’un corps et son rayonnement optique (Infra-Rouge ou Visible)
qu’il émet sous l’effet de sa température.

99
III. Principes et étude de quelques capteurs industriels
2. Quelques exemples de capteurs
2.1. Capteurs de température
On distingue trois grandes familles de capteurs de température à
savoir:
• Les thermo-résistances,
• les capteurs de température à semi-conducteurs,
•Les thermocouples.
2.1.1. Les thermo-résistances:
Principe: La résistance d’un matériau varie en fonction de sa température.
Ainsi , on mesurer la température par une mesure de résistance
➢ Les lois de variation de résistances sont différentes suivant qu’il s’agit d’un métal
ou d’un agglomérat d’oxyde métallique. Ainsi on distingue deux types de thermo-
résistances:
• les résistances métalliques (métal) ou thermomètre à résistance,
• les thermistances (oxyde métallique).
1 dR
=
La sensibilité thermique de ce type de capteur est définie par : R dT 10
0
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les thermorésistances:
a. Thermomètres à résistance métalliques:
Principe: La résistivité d’un métal ou d’un alliage de métaux dépend de la température selon
la loi suivante:

 (T ) = 0 (1 +  (T − T0 ))
ρ0: résistivité à la température absolue T0
T0: Température absolue
α: coefficient dépendant du type de métal.
Dans une étendue de mesure dépendant de chaque métal,
la relation résistance-température s’écrit:

R(T ) = R(0)1 + AT + BT 2 + CT 3 

R(0) : Résistance à 0°C,


A, B et C : coefficients positifs spécifiques au métal considéré.

N.B : Trois points de calibrage permettent de connaître A, B et C.


Parfois B et C sont faibles (nulles). 10
1
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les thermorésistances:
b. Thermorésistances
à base de métaux:

➢ Critères de
choix d’un métal:

N.B: Le platine reste le plus utilisé.

10
2
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les thermorésistances:
b. Thermorésistance métalliques: sensibilité

10
3
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les thermorésistances :
b. Exemple de Thermomètre à résistance métalliques:
La sonde Pt100 : Sonde de platine de résistance:
100 Ω à 0°C et 138,5 Ω à 100°C

Avantages:
✓Très précise (utilisée en étalonnage),
✓Simple à mettre en œuvre,
✓Peut être approximée par une loi linéaire,

Inconvénient:
✓Sensible à l’auto échauffement et la variation des résistances de connexions (soudures).
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les thermomètres à thermistance :

Une thermistance est un agglomérat d’oxyde métallique frittés (compacts par haute pression
exercée à température élevée; 150 Bars et 1000°C).
Une thermistance peut être fabriquée à base d’un ensemble d’éléments chimiques à savoir:
Oxyde ferrique (Fe2O3), Aluminate de magnésium (MgAlO4), titane de zinc (Zn2TiO4).
La variation de résistance d’une thermistance dépend des matériaux utilisés.
La résistance électrique d’une thermistance est très sensible à l’effet de la température. Il
existe deux types de thermistance:

Les CTN à coefficient de température négatif,

Les CTP à coefficient de température positif.


La loi de variation est donnée par : b

R(T ) = a  e
T

a et b : paramètres spécifique de la thermistance


2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les thermomètres à thermistance :

N.B : Pour les CTN, le paramètre a = R(0°) : résistance à 0°C

Par comparaison avec un thermomètre résistant (sonde Pt100):

•La variation de la résistivité est beaucoup plus importante pour une thermistance.
•La thermistance n’est pas linéaire.
CTN

Pt100 CTN

N.B: Leur domaine d’utilisation va de -80°C à +700°C avec une précision de 0,1 à 0,5 °C.
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les thermomètres à thermistance :

Avantages:
✓ Temps de réponse court, moins cher,
✓ Meilleure sensibilité,
✓ Faible encombrement petits cylindres (diamètre de 1 à 12 mm, Longueur de 5 à 50 mm),
✓ Ne présente pas le phénomène de polarisation
✓ Peuvent traversées par un courant continu DC ou alternatif AC indifféremment.

Disavantages:
✓ La loi de variation de la résistance en fonction de la température n’est pas linéaire.
✓ Diversités des caractéristiques dans les séries selon le matériau de fabrication,
✓ Sensible à l’auto échauffement et la variation des résistance de connexion (soudures).
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les thermomètres à thermistance :

Applications du type CTN:


✓Mesure et contrôle de température
✓ Limitation d’impulsions transitoires de températures,
✓Mesure de flux de liquide
✓ ……..
CTN
Qlques Ohms à qlque 100 de kohms

Applications du type CTP:


✓ Détecteur de température : protection des moteurs, transformateur contre
des élévations excessive de la température.
✓Protection contre des suintensités de courants électriques
✓ Détecteur de niveau de liquide par mesure de résistance de la thermistance
quand-t-elle est placée dans l’eau qui est différente par rapport à la mesure
dans l’air, CTP
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les thermocouples :

Principe: Effet Seebeck:


L’association de deux fils métalliques de nature différente connectés à leurs
deux extrémités.
Un courant électrique circule dans la boucle ainsi formée s’il y a une différence
de température entre les extrémités appelées Jonctions ou soudures.
On distingue :
✓ La jonction chaude portée à la température Tc,
✓ La jonction froide portée à la température Tf.

La tension Es obtenue est directement liée à la différence de température


et à un coefficient α dépendant de la nature des deux matériaux
constituant le thermocouple, appelé coefficient de Seebeck:

Es =  (Tc − T f )
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les thermocouples :

Les pouvoirs thermodynamiques des métaux et alliages (V=f(T)) sont définis


dans des tables par rapport à un métal de référence Pt et par rapport à 0°C.
Généralement la température de référence est la température ambiante.

N.B:
la relation V=f(T) de n’importe couple de métaux peut être déterminée.

Avantages:
✓ Capteurs très répondus pour la mesure de température
✓ Peu onéreux,
✓ Précis,
✓ Fonctionnant sur une large gamme de température.
✓ Rapide (de l’ordre de qlques ms).
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les capteurs à semi-conducteur :
a. Capteurs à base de diode Zener:

Ce type de capteur est largement utilisé actuellement pour une gamme de


température usuelle.
Il s’agit d’un boîtier constitué des éléments suivants :
✓Elément sensible (diode Zener )
✓Bloc d’amplification de tension)
On dispose en sortie d’une tension qui peut atteindre 10mV/°C avec une
précision inférieure à 1%.
Principe:
On détecte la variation de température par mesure de la variation du
courant traversant la diode Zener en inverse.
Caractéristiques:
Sensibilité, précision, intégration: bonnes
Excellente linéarité,
Étendue de mesure de température réduite (-100°C à +150°C),
Prix modéré.
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les capteurs à semi-conducteur :
b. Capteurs à base de diode ou de transistor:

Principe : La tension aux bornes d’un semi-conducteur ( diode ou transistor) et le


courant qui le traverse dépendent de la température.

 qV   − qV 
I = I 0 exp  avec I 0 = CT exp
m

 KT   KT 
Avec:
VØ : Hauteur de la bande interdite (1,2V pour le Silicium)
C : Constante dépendant de la géométrie de la jonction,
m: Coefficient voisin de 3,
K : Constante de Boltzman (1,3806488(13) 10-23 J/K

B=
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les capteurs à semi-conducteur :
b. Capteurs à base de diode ou de transistor:

A courant constant I, la mesure de V est linéaire en fonction de la température :

V = a T + b
a : dépend de l’élément sensible (diode ou transistor)
2k
b= (ln K − ln I ) K constante de température
q
b  −2mV / C

Avantages: Défaut:
▪ Simplicité ▪ Étendue de mesure limitée.
▪ Peu coûteux
▪ Non linéarité faible
2.1. Capteurs de température
2.1.1. Les capteurs à semi-conducteur :
b. Capteurs de température sans contact : Pyromètre optique

La pyromètre optique est une méthode de mesure de la température.


Son principe est basé sur la relation entre la température d’un corps et le
rayonnement optique (Infrarouge ou visible) que ce corps émet.
Ce type de capteurs permet de déterminer la température sans contact
avec l’objet.

Applications:
• Mesure de température élevée (>2000°C)
• Mesure à de grande distance
• Environnement très agressif
• Localisation des points chauds
• Pièce en mouvement
III. Principes et étude de quelques capteurs industriels
2. Quelques exemples de capteurs
2.1. Capteurs à effet photoélectriques:
➢ Photon : Un grain (quantum) d’énergie de valeur E
: = h 
Avec:
h = 6,62.10−34 j / s cons tan te de Planck
 : La fréquence de radiation du photon
➢ Longueur d’onde : Elle caractérise un phénomène vibratoire (série de
vibrations), donnée par la relation:
 = c /
Ou: c : La vitesse de la lumière dans le vide (3.108 m / s )
 : La fréquence de vibration
N.B: Chaque couleur de la lumière est caractérisée par une longueur
d’onde particulière.

11
5
III. Principes et étude de quelques capteurs industriels
2. Quelques exemples de capteurs
2.1. Capteurs à effets photoélectriques:
Photoélectricité: L’impact d’un photon de fréquence γ sur un métal suffisait à en
extraire un électron si l’énergie du photon h. γ dépassait l’énergie d’extraction W
nécessaire pour dégager l’électron du métal.
Ce phénomène constitue le principe de base mis en œuvre dans la plupart des capteurs
optiques.

h.  W

Réciproquement: Dans le cas ou un électron libre e percute


(frappe)un électron e’ , si l’énergie apportée (reçue) est
suffisante, l’électron e’ se déplace sur une orbite d’atome
de plus grand diamètre. En retrouvant sa position initiale,
l’électron e’ cède (perd, libère) l’énergie reçue par e sous
forme de photons.
Ce phénomène inverse est le principe mis en œuvre dans
les émetteurs photoélectriques : diodes
électroluminescentes. 11
6
III. Principes et étude de quelques capteurs industriels
2. Quelques exemples de capteurs
2.1. Capteurs à effets photoélectriques:
Capteurs passifs:
Rappel:
➢ Un composant est dit passif s’il ne dispose d’aucune source d’énergie
interne.
➢ L’énergie à sa sortie est fournie par l’environnement.
➢ Les composants passifs de base sont : la résistance , les condensateurs et
les
[Link]és
La photorésistance: capteur optique passif (LDR)
La photorésistance (ou cellule photoconductrice) est un composant
électronique dont la résistivité ρ varie en fonction de la quantité de lumière
incidente.

Serpentin

LDR
11
7
a. La photorésistance: capteur optique passif (LDR)

LDR

Sous l’influence de la lumière, il y a:


✓ Libération (extraction) de charges électriques dans le matériau,
✓ Augmentation corrélative de la conductivité (diminution de la résistivité)

La résistance R de la photorésistance LDR peut être s’exprimée de la façon


suivante:

11
8
a. La photorésistance: capteur optique passif (LDR)
➢ Technologie de fabrication d’une LDR:

Les cellules d’une photorésistance sont réalisées à l’aide de matériaux


semi-conducteurs homogènes polycristallins ou monocristallins,
intrinsèques (purs) ou extrinsèques (dopés): LDR

✓ Matériaux polycristallins: CdS, CdSe, CdTe, PbS, PbSe, PbTe,


✓ Matériaux monocristallins:Ge, Si purs ou dopés par: Au, Cu, Sb, Zn,
SbIn, AsIn
➢ Caractéristiques Lumière – Résistance d’une LDR:

Ordre de grandeurs:
✓Obscurité (ombre): RO= qlues 10 MΩ
✓Lumière naturelle : Rn= qlques 100 kΩ
✓Lumière intense (forte): qlques 100 Ω

11
9
a. La photorésistance: capteur optique passif (LDR)
➢ avantages et inconvénients d’une LDR:

Avantages:
✓ Bonne sensibilité,
LDR
✓ Robustesse,
✓ Simplicité de certains montages d’utilisation,
✓ Faible coût.

Inconvénients:
✓ Non linéarité de la réponse (R) en fonction du rayonnement (flux lumineux),
✓ Temps de réponse en général élevé et bande passante limitée,
✓ Sensible à la chaleur,

Application (utilisation):
✓ Détection des changement obscurité – lumière (éclairage publique): (présence -
absence de lumière).
✓ Détecteur de présence,
✓ Mesure du rayonnement (quantification)
✓ Commande de relais optiques
12
0
a. La photorésistance: capteur optique passif (LDR)

N.B 1: LDR

Le choix d’une LDR est dicté par:


✓la longueur d’onde de la lumière qu’elle devra capter,
✓La valeur de la résistance en fonction de la quantité de lumière reçue.

N.B 2:
L’application des photorésistances est multiple, mais on les trouve le
plus souvent dans les structures qui:
✓ Ne nécessite pas une grande précision,
✓L’encombrement n’est pas un critère essentiel.

12
1
b. La photodiode: Détecteur optique actif:
rayon lumineux (mesurande) transformé en signal électrique (réponse)

La photodiode est un composant basé sur la jonction d’un semi-conducteur de type


N et d’un semi-conducteur de type P:
Chaque photon absorbé par le semi-conducteur (Silisium) peut créer une paire
électron-trous,
Sous l’action d’un champ externe des deux semiconducteurs (polarisation en
inverse), l’électron se diffuse vers la zone N et le trou se diffuse vers la zone P,
On a une diffusion des trous et des électrons dans des sens opposés,
Ces porteurs donnent naissance à un photocourant de génération.

Empilement de couches minces


(épaisseurs :1μm) 12
2
b. La photodiode: Détecteur optique actif:
Caractéristiques courant - tension selon l’éclairement :

Montage utilisé:

Le montage permettant de tracer la caractéristique I-V en fonction de l’intensité


de l’éclairement est constitué des éléments suivant:
Source de tension E continue polarisant la diode en inverse,
Résistance de mesure Rm aux bornes de laquelle est recueilli le signal (tension).

12
3
b. La photodiode: Détecteur optique actif:
Caractéristiques courant - tension selon l’éclairement :

La caractéristique (courbe) IRm = f(URm) pour une


photodiode dépend de l’éclairement de la jonction PN.

N.B:

Pour E constante (fixe), le courant varie en fonction de l’éclairement.

12
4
b. La photodiode: Détecteur optique actif:
Avantages :
✓ Bonne sensibilité,
✓Faible temps de réponse (bande passante
élevée),
✓ Grande stabilité
✓ Faible encombrement.
Inconvénients :
✓ Coût plus élevé qu’une photorésistance,
✓ Nécessite un circuit de polarisation.

Domaine d’application (utilisation):


✓ Transmissions de données Télécommande Infra Rouge IR,
Couvercle transparent
✓ Détection de passage,
✓ Utilisées pour développer des capteurs plus performants.

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