REPUBLIQUE DU SENEGAL
UN PEUPLE – UN BUT – UNE FOI
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MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
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DIRECTION DE L’L’ENSEIGNEMENT SUPERIEURPRIVE
ENERGIE
« Acquérir des compétences pour exercer un métier »
Agréée par l’Etat du Sénégal : N° 000975/MESR/DGES/DESP/DSQ /N° 00997/ME/MDCETFP/DC/DFP
THEME :
Présenté et soutenu par : Sous la direction de :
Prévention contre les risques liés au bruit et aux vibrations
Présenté par :
AZARIA BOUNGOUANZA M. Khouma
ABDEREMANE ANSOIR
NDEYE COUMBA DIOUF
YAN RACHID MATHEYIS
ANZIZE ACHTAD
MAX MOUTETY
Table des matières
Introduction : .............................................................................................................................. 3
1 Le bruit : ............................................................................................................................. 3
1.1 Définition : ................................................................................................................... 3
1.2 Effets néfastes de l’exposition aux bruits sur les travailleurs :.................................... 3
1.2.1 Problèmes de santé auditifs : ................................................................................ 3
1.2.2 Problèmes de santé extra-auditifs :....................................................................... 5
2 La vibration ........................................................................................................................ 7
2.1 Définition ..................................................................................................................... 7
2.2 Effets néfastes de l’exposition aux vibrations sur les travailleurs ............................... 7
➢ Effet des vibrations sur l’homme ....................................................................................... 8
➢ Effet des vibrations de basse fréquence (< à 2 Hz) ............................................................ 8
➢ Effet des vibrations de moyenne fréquence (entre 2 et 30 Hz) .......................................... 8
➢ Effet des vibrations de haute fréquence (> à 30 Hz) .......................................................... 9
2.2.1 Effets des vibrations sur le système main-bras : .................................................. 9
2.2.2 Effets des vibrations sur la santé globale : ......................................................... 11
3 Prévention contre les risques : .......................................................................................... 12
3.1 Prévention et protection contre les risques liés aux bruits : ...................................... 12
3.1.1 Mesures techniques ............................................................................................ 12
3.1.2 Mesures organisationnelles ................................................................................ 12
3.1.3 Mesures personnelles ......................................................................................... 13
3.1.4 Surveillance et évaluation .................................................................................. 13
3.2 Prévention et protection contre les risques liés aux vibrations :................................ 14
3.2.1 Mesures concernant l’homme : .......................................................................... 15
3.2.2 Mesures concernant les véhicules : .................................................................... 15
Introduction :
1 Le bruit :
1.1 Définition :
Le bruit est défini comme tout son indésirable ou perturbateur perçu par l'oreille
humaine. Il se caractérise par une combinaison complexe de sons de différentes fréquences,
amplitudes et durées, qui peuvent provenir de multiples sources et se propager de différentes
manières dans l'environnement. Le bruit est donc un phénomène acoustique indésirable pouvant
avoir des impacts significatifs sur la santé et le bien-être des individus. La gestion du bruit,
particulièrement dans les environnements de travail et les zones urbaines, est essentielle pour
minimiser ses effets négatifs et protéger la qualité de vie.
1.2 Effets néfastes de l’exposition aux bruits sur les travailleurs :
Le milieu de travail est un déterminant de santé non négligeable puisqu’il peut présenter
plusieurs risques pour la santé physique et psychologique des individus œuvrant en celui-ci. La
surexposition à de niveaux élevés de bruit figure parmi ces risques et peut entraîner plusieurs
problèmes de santé chez les personnes travaillant en milieux bruyants. Ceux-ci peuvent être de
nature auditive ou extra-auditive et seront expliqués en détail ci-dessous.
1.2.1 Problèmes de santé auditifs :
[Link] Surdité et acouphènes :
Lorsqu’une personne est exposée à un bruit d’intensité élevée pendant une période de
temps, elle présentera une perte auditive temporaire. La durée et l’intensité de celle-ci varient
en fonction de la durée et de l’intensité du bruit. Par exemple, après un concert, on a souvent
une sensation de plénitude, des acouphènes et une baisse auditive. Cette atteinte auditive
temporaire disparait généralement avec du repos sonore. Cependant, dans le cas des travailleurs,
lorsqu’ils travaillent 8 heures par jour, la période de repos sonore entre les heures de travail
n’est pas suffisante pour récupérer l’audition. L’atteinte auditive temporaire devient donc
permanente. Ainsi, plus la durée et l’intensité du bruit augmentent, plus les risques de
développer une perte auditive permanente sont élevés. Les travailleurs surexposés au bruit sont
à risque de problèmes de santé auditifs.
Sans être un danger pour la vie des employés, les problèmes auditifs, entre autres la
surdité et les acouphènes, sont tout de même un handicap et affectent la qualité de vie des gens
qui ont développé ces problèmes. En effet, ces handicaps ou incapacités sont irréversibles et
peuvent causer des difficultés de communication affectant ainsi le quotidien des travailleurs
atteints. De plus, les problèmes auditifs sont souvent les principales plaintes des travailleurs
exposés à des niveaux élevés de bruit.
La surdité professionnelle est la principale conséquence de la surexposition au bruit en
milieu professionnel. Il est bien connu qu’une exposition à des bruits d’intensité élevée de façon
prolongée a pour conséquence une perte auditive permanente. En d’autres termes, les cellules
de l’oreille interne, soit les cellules ciliées, sont endommagées par l’exposition prolongée au
bruit. Les employés dont les cellules ciliées sont endommagées rapportent des symptômes de
pertes de sensibilité auditive. À long terme, cela induit la destruction permanente de ces cellules
à l’intérieur de l’oreille, ce qui induit ce qui est appelé une surdité neurosensorielle. La surdité
devient donc permanente et plus prononcée avec le temps. On observe généralement une perte
auditive permanente dans les fréquences audibles se situant entre 3000 Hz et 6000 Hz chez les
travailleurs malentendants, par rapport aux gens qui ne présentent aucun problème auditif.
Ainsi, ils ont plus de difficulté à entendre les sons aigus. Ces fréquences sont essentielles pour
la perception des sons de la parole. Avec des années d’exposition prolongée, les basses
fréquences peuvent aussi être affectées et une personne peut donc avoir de la difficulté à
entendre les sons de plus basses fréquences comme celles de 2000 Hz. Les hautes fréquences
de plus de 6000 Hz sont également affectées. Cette hypoacousie neurosensorielle peut être de
plusieurs degrés, variant de légère à profonde, et la baisse auditive s’acquiert plus rapidement
pendant les 15 premières années d’exposition. Par la suite, la perte auditive peut progresser,
mais plus lentement. De plus, le degré et la fréquence d’une perte auditive dépendent des
paramètres acoustiques du bruit, soit de la durée, de l’intensité et du type de bruit (impulsif,
continu ou intermittent). Par exemple, un bruit impulsif peut endommager les cellules plus
rapidement et entraîner des traumas acoustiques. En somme, le bruit, peu importe ses
paramètres acoustiques, a un effet direct sur l’audition d’une personne. La prévention est le seul
moyen efficace pour éviter les pertes auditives.
1.2.2 Problèmes de santé extra-auditifs :
Comme il a été mentionné ci-dessus, le bruit a des conséquences directes sur la santé
auditive des travailleurs qui sont exposés à des niveaux sonores élevés. Ceci dit, il est important
de considérer les problèmes de santé extra-auditifs, plus subtils, mais néanmoins importants.
Parmi ceux-ci, on compte notamment les problèmes cardiovasculaires, les troubles du sommeil
et le stress. On peut aussi considérer les dommages de l’exposition au bruit pendant la grossesse.
[Link] Problèmes de santé cardiovasculaires :
Il a été démontré dans plusieurs études que l’exposition prolongée aux bruits dans les
milieux de travail est un facteur de risque de développement des troubles cardiovasculaires,
causés principalement par une augmentation de la pression artérielle.
Tout d’abord, il est important de comprendre que le bruit entraîne plusieurs
changements physiologiques dans le corps humain. Lorsqu’un bruit élevé est perçu par l’oreille,
il est interprété comme un signal d’alerte. Ceci conduit à la sécrétion des hormones de stress,
comme l’adrénaline, la norépinephrine et le cortisol, tel que démontré dans plusieurs études
effectuées autant sur des animaux que sur des humains. Ces hormones influencent le
fonctionnement du système cardiovasculaire. Elles causent notamment une augmentation de la
fréquence cardiaque, une vasoconstriction et des changements dans la composition du sang. Tel
que mentionné ci-haut, l’intensité de l’exposition joue un grand rôle sur l’amplitude de la
réponse cardiovasculaire.
Par contre, les dispositions naturelles de l’individu ainsi que plusieurs paramètres du
bruit comme l’imprévisibilité et l’intermittence ont aussi une influence. Lors d’un bruit
imprévisible, le corps adopte une réaction d’alerte, ce qui entraîne une réaction accrue de
vasoconstriction périphérique.
Aussi, un bruit intermittent a comme effet de causer une augmentation encore plus
marquée de la pression artérielle qu’un bruit continu. Finalement, la réponse corporelle liée au
bruit a aussi un caractère subjectif. En effet, lorsqu’un individu se sent dérangé par le bruit, la
sécrétion d’hormones de stress sera d’autant plus élevée. Ainsi, les tâches de travail effectuées
en présence de bruit ont un impact sur les réponses cardiovasculaires, c’est-à-dire que plus la
tâche demande de la concentration mentale, plus les réponses cardiovasculaires d’hypertension
augmentent et ne s’atténuent pas.
[Link] Stress professionnel :
Il a été expliqué ci-dessus que le bruit cause un stress physique chez les individus qui y
sont exposés, mais il est également cause de stress psychologique. Ainsi, les travailleurs qui
sont déjà exposés à un stress professionnel relié à leur charge de travail et aux contraintes de
temps voient celui-ci augmenter en présence de bruit.
En effet, la gêne engendrée par le bruit chez les travailleurs dans leur efficacité et dans
leurs tâches de travail augmente le niveau de stress. Cela peut les rendre plus irritables et enclins
à des comportements négatifs, voire hostiles.
Image 1 : les effets du bruit sur l’organisme
2 La vibration
2.1 Définition
Une vibration est un mouvement d’oscillation mécanique autour d’une position d’équilibre
stable ou d’une trajectoire moyenne. La vibration d’un système peut être libre ou forcée.
2.2 Effets néfastes de l’exposition aux vibrations sur les travailleurs
Le milieu de travail est un déterminant de santé non négligeable puisqu’il peut présenter
plusieurs risques pour la santé physique et psychologique des individus œuvrant en celui-ci. La
surexposition à de niveaux élevés de vibrations figure parmi ces risques et peut entraîner
plusieurs problèmes de santé chez les personnes travaillant avec des équipements ou des engins
vibrants. Ceux-ci peuvent impactés le système main-bras ou le corps tout entier et causer des
dommages sur la santé du travailleur. Ceux-ci dépendent de la fréquence de vibration. De ce
fait on distingue :
Image 2 : Les effets de vibration sur le personnel du travail
➢ Effet des vibrations sur l’homme
Il n’y a pas dans le corps humain de récepteurs spécifiques des vibrations. Elles peuvent être
ressenties par voie tactile, kinesthésique (récepteurs musculaires, tendineux et articulaires),
vestibulaire (détection des accélérations de la tête lors des déplacements), auditive. Elles vont
interférer avec le fonctionnement normal de l’organisme et créer une situation pénible, sinon
dangereuse (directement ou indirectement).
Le corps humain, vis à vis des vibrations ne se comporte pas comme un tout (hormis à très basse
fréquence) mais comme un ensemble de masses suspendues les unes par rapport aux autres. Les
effets physiologiques seront liés à la résonance des différents organes. Les effets des vibrations
seront fonction notamment de l’intensité, de la composition spectrale, de la durée de
l’exposition, de l’axe de transmission, de l’état de l’individu, des contraintes physiques
(équipement, vêtements…)
➢ Effet des vibrations de basse fréquence (< à 2 Hz)
Dans ce domaine de fréquence, l’organisme se comporte comme une masse unique, mais
l’individu peut souffrir du mal des transports lié au déplacement de véhicules aériens, marins
et terrestres. La stimulation vient des mouvements du véhicule (roulis, tangage, secousses,
variation de vitesse) et l’origine des effets est d’ordre vestibulaire et visuel.
Des réactions végétatives peuvent apparaître telles que : pâleur, sueur, nausées, vomissements.
La prévention peut reposer sur la prise de médicaments préventifs.
➢ Effet des vibrations de moyenne fréquence (entre 2 et 30 Hz)
Elles ont pour origine les machines et véhicules (camions, tracteurs agricoles, engins de
chantier). Pour les véhicules, les secousses et les vibrations se transmettent au conducteur par
l’ensemble du véhicule. L’amplitude des vibrations varie avec : la vitesse, l’état de la route, le
poids du véhicule, avec une fréquence de résonance d’autant plus basse que le poids est
important, le régime du moteur et la qualité de sa fixation au véhicule. Ces vibrations s’exercent
en général sur l’ensemble du corps, quelle que soit la position de l’opérateur. En fonction de la
fréquence des vibrations, les diverses parties du corps humain se comportent de manière
différente (déphasage et résonance de certaines parties du corps par rapport aux autres).
Principaux troubles :
• Digestifs, avec perte d’appétit, constipation, douleurs abdominales, hémorroïdes ;
• Vertébraux : lombalgies, cervicalgies, aggravation des lésions rachidiennes
préexistantes, douleur des muscles paravertébraux ; aggravation par la posture et la
manipulation des commandes ;
• Altération de l’équilibre ;
• Troubles visuels, variables selon que seul l’objet vibre ou la personne également.
➢ Effet des vibrations de haute fréquence (> à 30 Hz)
Ces vibrations sont produites habituellement par des machines conçues pour être tenues à la
main. Leur fréquence vibratoire est souvent assez élevée : (scies à main : 50-200 Hz, polisseuses
et meules à main : 200-800 Hz, forets dentaires à air : 1500 – 2000 Hz…) Ces outils provoquent
des troubles limités essentiellement au membre tenant l’outil. Des troubles ostéoarticulaires
peuvent se manifester, touchant les articulations de la main, du poignet, du coude et de l’épaule.
Elles se rencontrent le plus souvent chez les opérateurs utilisant des machines percutantes
(marteau piqueur…). Ils consistent en des nécroses osseuses, ramollissement et décalcification
de l’os, modification des cartilages, formation d’épines osseuses. Surviennent également des
douleurs lors des mouvements et lors de l’utilisation des outils. Des troubles circulatoires et
musculaires peuvent également se manifester, le plus souvent localisés à la main, leur gravité
augmentant avec la durée de l’exposition : gonflement et œdème du poignet, avec rougeur et
sensation de pesanteur du poignet, perte passagère de sensibilité (doigt mort), syndrome de
Raynaud (blanchissement et engourdissement des doigts, rougeurs, sensations de brûlure et de
picotement), crampes, tremblements, atrophies musculaires et troubles nerveux de la sensibilité
tactile. Les enquêtes épidémiologiques démontrent que la combinaison de la position assise
prolongée et de l'exposition aux vibrations augmente le risque de troubles de la colonne
vertébrale (lombalgies, excroissances osseuses, hernies discales…). La combinaison de
l’exposition aux vibrations et du port de charges (qui concerne les conducteurs d'engins,
caristes, chauffeurs-livreurs…) majore le risque de lombalgies. Les pathologies liées à
l’exposition aux vibrations sont prises en compte depuis 1991 et 1999 par deux tableaux de
maladies professionnelles.
.
2.2.1 Effets des vibrations sur le système main-bras :
Les effets des vibrations sur la santé progressent lentement. Au début, ils se manifestent
habituellement par une douleur. Si l'exposition aux vibrations se poursuit, la douleur peut se
transformer en blessure ou en maladie. La douleur est le premier effet observé sur la santé et on
doit s'en préoccuper pour éviter que la blessure ne s'aggrave. Le doigt mort causé par les
vibrations est l'affection la plus courante observée chez les opérateurs d'outils vibrants à main.
Les symptômes du doigt mort causé par les vibrations sont aggravés lorsque les mains sont
exposées au froid. Les vibrations peuvent causer des modifications aux tendons, aux muscles,
aux os et aux articulations, et peuvent affecter le système nerveux. Ensemble, ces effets sont
appelés« syndrome des vibrations du système main-bras ». Les travailleurs atteints du syndrome
des vibrations du système main-bras mentionnent souvent les symptômes suivants : accès de
pâleur (blanchissement) d'un ou de plusieurs doigts exposés au froid picotement et perte de
sensation dans les doigts perte de sensibilité tactile sensations de douleur et de froid entre les
accès périodiques de doigt mort
Vibrations - Effets sur la santé CCHST
Perte de force de préhension
Kystes des os des doigts et des poignets
Le syndrome des vibrations du système main-bras évolue de façon graduelle et il s'aggrave avec
le temps. Ses symptômes peuvent prendre de quelques mois à plusieurs années avant de devenir
cliniquement perceptibles. L'exposition du système main-bras aux vibrations a des effets sur le
débit sanguin (effet vasculaire) et elle entraîne une perte de sensibilité tactile (effet
neurologique) des doigts. Les symptômes généraux sont les suivants :
Picotements et perte de sensation
Douleur générale
Perte ou manque de dextérité, difficulté à accomplir des tâches nécessitant la manipulation de
petits objets
Troubles du sommeil
Difficulté à travailler dans des conditions humides ou froides
Douleur dans les doigts lorsqu'ils se remettent du blanchiment, ainsi que douleur et sensations
de froid entre les épisodes
L'échelle de Stockholm est souvent utilisée pour qualifier l'état pathologique provoqué par les
vibrations.
2.2.2 Effets des vibrations sur la santé globale :
Les vibrations globales du corps peuvent causer la fatigue, les troubles gastriques, la céphalée,
une perte d'équilibre et un « tremblement » peu de temps après ou pendant l'exposition. Les
symptômes sont similaires à ceux que bon nombre de personnes éprouvent après un long voyage
à bord d'une voiture ou d'un navire. L'exposition quotidienne pendant un certain nombre
d'années aux vibrations globales du corps peut avoir des effets sur le corps entier et causer des
problèmes de santé. Des études effectuées sur des conducteurs d'autobus et de camions ont
montré que l'exposition professionnelle aux vibrations globales du corps pourrait être à l'origine
d'un certain nombre de troubles du système circulatoire, de l'intestin, de l'appareil respiratoire,
des muscles et du dos. La posture, la fatigue posturale, les habitudes alimentaires et les
vibrations globales du corps sont des causes possibles de ces troubles.
Dans bon nombre d'études, on signale une diminution de rendement des travailleurs exposés
aux vibrations globales du corps.
3 Prévention contre les risques :
3.1 Prévention et protection contre les risques liés aux bruits :
La prévention du bruit lié aux effets néfastes chez les travailleurs implique une approche
multidimensionnelle qui comprend des mesures techniques, organisationnelles et personnelles.
Voici quelques stratégies couramment utilisées :
Image 3 : mesures préventives contre les bruits
3.1.1 Mesures techniques
1. Isolation acoustique :
Utiliser des matériaux insonorisant dans les murs, plafonds et sols pour réduire la
propagation du bruit.
2. Barrières acoustiques :
3. Installer des écrans ou des barrières pour bloquer le bruit dans les zones bruyantes.
4. Équipement silencieux :
Choisir des machines et des outils à faible bruit ou avec des dispositifs de réduction du
bruit.
5. Entretien régulier :
Assurer la maintenance régulière des équipements pour éviter les bruits excessifs dus à
l'usure.
3.1.2 Mesures organisationnelles
1. Aménagement des espaces de travail :
Réorganiser les espaces de travail pour éloigner les sources de bruit des zones de travail
calmes.
2. Zones de silence :
Créer des zones spécifiquement désignées comme silencieuses pour permettre aux
employés de se concentrer.
3. Planning des tâches :
Planifier les activités bruyantes en dehors des heures de travail principales ou de
manière à minimiser l’exposition simultanée de nombreux travailleurs.
4. Limitation de la durée d’exposition :
Mettre en place des rotations pour limiter le temps passé dans les environnements
bruyants.
3.1.3 Mesures personnelles
1. Protection auditive :
Fournir des bouchons d’oreilles ou des casques antibruit et assurer une formation sur
leur utilisation correcte.
2. Formation et sensibilisation :
Éduquer les travailleurs sur les risques liés au bruit et les techniques de gestion du
stress.
3. Gestion du stress :
Offrir des programmes de gestion du stress, tels que des ateliers de relaxation, de la
méditation ou du soutien psychologique.
4. Temps de pause :
Encourager des pauses régulières dans des environnements calmes pour réduire la
fatigue auditive et le stress.
3.1.4 Surveillance et évaluation
1. Mesure du niveau de bruit :
Réaliser des mesures régulières des niveaux de bruit dans les différents
environnements de travail pour s’assurer qu’ils respectent les normes de sécurité.
2. Suivi de la santé :
Mettre en place des programmes de surveillance médicale pour détecter
précocement les effets du bruit sur la santé des travailleurs.
3. Feedback des employés :
Recueillir régulièrement les commentaires des travailleurs sur les niveaux de bruit
et les solutions mises en place pour identifier les améliorations possibles.
3.2 Prévention et protection contre les risques liés aux vibrations :
Les vibrations sont omniprésentes dans de nombreux environnements industriels et de
transport, influençant une vaste gamme d’activités et d’équipements. Des sources variées, telles
que les machines industrielles, les véhicules en mouvement et les outils portatifs, génèrent des
vibrations qui peuvent avoir des effets néfastes sur la santé humaine, la performance des
équipements et la sécurité globale des systèmes. La nature insidieuse des vibrations signifie
qu'elles peuvent souvent passer inaperçues jusqu'à ce que des dommages significatifs
surviennent, qu'ils soient physiques, mécaniques ou opérationnels.
L’objectif de cette étude préventive est de comprendre et de mitiger les risques associés aux
vibrations, en se concentrant sur la prévention des impacts négatifs potentiels. Pour ce faire,
nous analyserons les sources de vibrations, les mécanismes de transmission et les effets
possibles sur les travailleurs et les équipements. En outre, des stratégies et des technologies de
réduction des vibrations seront examinées pour proposer des solutions pratiques et efficaces.
Cette démarche proactive vise à améliorer la sécurité et la durabilité dans les environnements
exposés aux vibrations, tout en minimisant les coûts associés aux réparations et à la
maintenance.
Image 4 : mesure sécuritaire contre les vibrations pour la conduite des gros
engins
3.2.1 Mesures concernant l’homme :
• Sélection (exclusion des jeunes de moins de 18 ans, des travailleurs présentant des
troubles rachidiens, exclusion des femmes si possible).
• Limitation du temps de travail avec exposition aux vibrations.
• Maintenir une température suffisante, en particulier pour les mains.
3.2.2 Mesures concernant les véhicules :
Les vibrations sont transmises au conducteur et aux passagers par le plancher et le siège, Par
l’intermédiaire de la suspension du véhicule. C’est donc à ce niveau que la réduction de la
transmission des vibrations va pouvoir s’effectuer. La nature des pneumatiques et le mode de
gonflage vont influencer la propagation des vibrations. La présence et les caractéristiques de la
suspension vont modifier la transmission des vibrations et donc la situation du conducteur, mais
aussi les possibilités du véhicule Il est possible de diminuer la transmission des vibrations aux
opérateurs en intercalant des dispositifs de suspension entre la source et la personne tels que
des pneus plus souples, une suspension basse fréquence du châssis ou de la cabine et des sièges
suspendus adaptés aux caractéristiques dynamiques des véhicules. Le siège doit être adapté à
la gamme de fréquence à éviter (influence de ses caractéristiques propres et de ce qui est
transmis par la suspension du véhicule). Les sièges doivent subir des essais qui doivent avoir
lieu pour des niveaux divers d’excitation car la fréquence de résonance et l’amortissement ne
sont pas constants. Les sièges non suspendus sont encore les plus courants mais les technologies
les plus diverses peuvent réaliser les qualités mécaniques désirées pour la sellerie (rembourrage
du siège). Les sièges suspendus sont des sièges qui reposent sur une suspension propre (ressort
+ amortisseur). Ces dispositifs sont efficaces notamment en cas de fortes excitations. Les sièges
actifs (à servomécanisme) permettent un filtrage très efficace des vibrations de basse fréquence
situées dans une bande étroite de fréquence. Il convient de privilégier dans tous les cas des
sièges facilement réglables (inclinaison du dossier, appui lombaire) en facilitant la rotation du
buste. La suspension de la cabine par rapport au reste du véhicule permet de réduire l’amplitude
des vibrations transmises. C’est un dispositif intéressant dans le cas de véhicules (engins de
chantier, tracteurs agricoles) dont l’efficacité est antagoniste de la présence d’une suspension.
Certaines postures aggravent considérablement l’effet des vibrations : c’est le cas du tracteur
agricole où le conducteur doit souvent regarder sur le côté et derrière lui, d’où l’adoption d’une
posture défavorable (torsion bassin/thorax). La localisation des commandes à utiliser
simultanément est très importante.