Graphisme à l'École Maternelle
Graphisme à l'École Maternelle
Ressources maternelle
Graphisme et écriture
Eléments introductifs 4
Activités graphiques 5
Le geste graphique 6
2. Les supports 14
4. L’évaluation 17
Annexe : Jouer sur les variables pour un même tracé pour enrichir les situations
d’entraînement18
Ces trois activités peuvent éventuellement être présentes en même temps dans les productions des
élèves.
Toutes les trois mettent en œuvre la perception et la motricité mais avec à la fois, une intention et
une façon de faire différentes, ce qui les rend proches sans que jamais elles ne soient confondues.
L’enseignant doit veiller à rendre lisibles ces différences, afin qu’il n’y ait pas d’ambigüité.
Dessins
Graphismes Ecritures
La maîtrise de la trace s’appuie sur le travail indispensable d’observation et d’analyse des formes
découvertes ou proposées, situations où la verbalisation joue un rôle fondamental.
Les trois activités graphiques, dessins, graphismes, écritures, bénéficient de ces différents apports.
Le geste graphique
engage :
La perception visuelle :
Autres processus en jeu :
le guidage : contrôle visuel local(1)
• l’anticipation
la prise d’indice : contrôle visuel
Le geste et le contrôle • la latéralité
global(1)
(1) L. Lurçat, L’activité graphique à l’école
kinesthésique • la maturation neuro motrice
maternelle, Paris, Syros alternatives, • la maturation psychologique
coll. « Pédagogie d’aujourd’hui » , 1er mai
1979
Au cours de la scolarité, le geste s’affermit, l’inventivité se développe et joue avec les contrastes,
les couleurs, les organisations. Grâce aux situations judicieusement choisies et proposées par les
enseignants, la production de formes évolue, se diversifie et s’enrichit.
L’habileté gestuelle ainsi acquise est un précieux atout pour aborder des tracés plus normés comme ceux
des écritures, l’écriture de mots comme l’écriture de chiffres, sans pour autant conditionner prématurément
les gestes aux règles d’usage de ces écritures.
Il est donc très important de veiller au choix des situations d’apprentissage, comme au choix des outils,
des supports, des contextes de travail, qui permettent aux élèves d’attribuer une signification à cette
activité.
Les apprentissages graphiques s’appuyant principalement sur les activités perceptives et motrices, la
trace réalisée n’en est que la conséquence, le résultat visible. L’enseignant doit donc penser à choisir la
nature des activités graphiques non pas directement en fonction de la forme visée, mais en fonction des
compétences grapho-motrices qu’il souhaite faire exercer. Son objectif est de veiller au développement
des processus qui permettent la réalisation des tracés.
Les élèves se centrant sur le tracé à réaliser, leur objectif prioritaire est de pouvoir reproduire la forme du
mieux possible selon les modalités proposées par l’enseignant.
Par ailleurs, le rôle de la verbalisation et des interactions demeure essentiel pour solliciter la description
ou l’analyse des formes, pour commenter les réalisations et les stratégies observées, pour initier la prise
de conscience et anticiper les actions.
1 Les arts visuels sont d’une grande ressource pour la rencontre avec des œuvres artistiques, sous diverses formes.
Les motifs graphiques dont ils sont parfois porteurs prennent sens dans le contexte de l’œuvre. Lorsque ces motifs
sont isolés pour être analysés puis reproduits, parfois transformés, cette activité concerne alors plus particulièrement
le domaine des exercices graphiques tels qu’ils sont définis dans ce chapitre.
La phase de découverte reste déterminante, elle stimule l’intérêt des enfants. Par ailleurs, les premières
réalisations spontanées doivent rester libres de toute contrainte. C’est ainsi que l’enseignant pourra
identifier le niveau d’expertise de chacun, de même que les besoins, et proposer des régulations
individuelles et adaptées, c’est-à-dire mettre en œuvre la différenciation pédagogique.
Le rôle de l’enseignant :
Accompagner les activités des élèves par le langage
• Guider les élèves dans leur observation et leur analyse des supports.
• Solliciter l’exercice moteur pour reproduire les formes retenues.
• Conduire l’analyse des productions, souligner les réussites ou les difficultés, les obstacles à
surmonter.
• Comparer les procédures de réalisation de chacun.
• Proposer de nouvelles procédures.
• Faire renouveler les essais en respectant la procédure choisie pour réguler les tracés.
• Encourager les élèves à revenir sur des productions, à reproduire, modifier une forme, l’agrandir,
la réduire, la détourner…
Points de vigilance :
Les étapes de l’apprentissage du graphisme décrites ci-dessous essaient de préciser les différentes
phases qui permettent d’aller de la découverte des formes à leur appropriation et leur maîtrise.
2 L’utilisation de fiches à photocopier est à modérer dans la mesure où elles proposent des formes stéréotypées qui
souvent banalisent l’activité graphique et appauvrissent la créativité. Ces fiches sont éventuellement à réserver, avec
parcimonie, aux entraînements ou aux évaluations mais certainement pas aux situations d’apprentissage.
1. Découvrir
Instaurer des situations motivantes de découverte des formes, lignes ou motifs (dans les dessins libres,
dirigés ou dans des références culturelles): les observer, décrire, reconnaître, comparer.
2. S’entraîner
Procéder avec les élèves à l’analyse des productions et proposer de reproduire des formes connues ou
choisies.
3. Consolider
Engager la comparaison des procédures de réalisation de chacun, essayer celles des autres, choisir
la plus pertinente.
4. Réinvestir
Proposer des situations nombreuses et variées pour consolider le geste, pour réinvestir les acquis,
explorer de nouvelles organisations spatiales et compositions.
5. Perfectionner
Proposer des situations de transformations de formes, portant sur des critères définis par l’enseignant
(couleurs, positions, taille, etc…)
Choisir le support (ou la situation) qui sera source de découverte, si possible en lien avec les projets de
classe. Dans tous les cas, rechercher des supports de qualité. L’objectif est que l’élève soit actif, qu’il ne
reste pas un simple observateur ou exécutant.
En maternelle, les apprentissages doivent toujours s’ancrer dans l’action concrète, avant de pouvoir se
traduire par des exercices plus formalisés. Les enfants doivent être engagés dans des situations où ils
ont à faire des choix, à élaborer une réflexion, et non à appliquer ipso facto une consigne ou à reproduire
des formes pré établies. Les choix permettent à l’enfant de se situer dans ses apprentissages et son
propre parcours.
Les divers tracés exécutés, sur la piste graphique papier ou sur des dessins libres, offrent d’abondants
supports à exploiter à tout moment de l’année, soit en y apportant des améliorations pour les enrichir (ce
qui peut se faire par groupe de trois ou quatre élèves), soit en découpant certaines parties qui serviront
de support pour des exercices individuels ou en groupe.
Tout tracé réalisé par les La décoration est un procédé Les décorations peuvent
élèves, quel que soit le moment abondamment utilisé en répondre à des objectifs
de l’apprentissage, peut être maternelle, notamment en ce esthétiques, mais aussi à
amélioré lors d’une séance qui concerne les productions des projets plus ambitieux,
ultérieure, même beaucoup plastiques. C’est là une individuels ou collectifs, au sein
plus tard. occasion de valoriser non de la classe ou au niveau de
Cet enrichissement peut se seulement les supports ainsi toute l’école.
faire de diverses façons (voir mis en valeur, mais aussi les
tableau des variables). graphismes étudiés qui alors
révèlent leur fonctionnalité.
Ces décorations permettent en
outre de conduire les élèves
à réguler leurs tracés, à les
réduire, à les harmoniser.
Le perfectionnement et la systématisation s’effectuent dans des situations qui nécessitent de plus en plus
de précision et de rigueur, comme dans les exercices à règles (frises, symétries, alternances, pavages)
ou dans des tracés minutieux (prélever des formes réduites sur du papier calque…). Repasser sur une
forme n’est pas une situation d’apprentissage mais une situation qui requiert une expertise motrice. Ce
dispositif n’est pas pertinent en petite section où les élèves doivent assimiler une gestuelle appropriée à
la forme choisie.
Les jeux graphiques sont Le perfectionnement gestuel Les symétries sont produites
basés sur le principe d’une peut aussi s’exercer lorsque les souvent dès la moyenne
organisation précise (des élèves sont invités à prélever section de façon aléatoire,
règles) : une succession de des motifs sur des œuvres, des dans certaines productions
lignes, de formes, de motifs, photographies, à l’aide d’un spontanées (ex. : sapins
d’alternances de taille dans un papier calque ou transparent. ou nervures de feuilles).
ordre régulier, linéaire la plupart Cependant, un travail de
du temps. symétrie plus complexe,
Ces exercices sont source de requiert une représentation
régulation motrice. mentale des organisations
spatiales (reproduire selon un
axe horizontal ou vertical).
2. Les supports
2.1. Les supports culturels
Afin de proposer des exercices graphiques de qualité, il faut créer un contexte spécifique en classe,
inscrire les activités dans un projet, veiller aux choix des supports sélectionnés pour leur richesse
graphique, pour la présence de lignes et de formes intéressantes à exploiter qui engagent les élèves
dans une première rencontre culturelle que, parfois, seule l’école peut instaurer : reproductions d’œuvres
artistiques, ethniques, motifs sur tissus, broderies, poteries, mosaïques…
Des liens peuvent être recherchés avec les cultures d’origine des élèves de la classe : les possibilités
sont nombreuses.
La réalisation d’un « mur d’images » à partir d’images apportées par les enfants et par l’enseignant est un
prétexte intéressant pour regrouper des références culturelles en lien avec les formes et motifs étudiés.
Par la manipulation quotidienne de ces images, on passe progressivement d’une perception uniquement
sensible à une perception guidée par la connaissance. On est ainsi amené à les classer selon des
axes thématiques, plastiques, affectifs… L’objectif est que l’élève soit actif, qu’il ne reste pas un simple
observateur ou exécutant.
Pour que les élèves puissent s’approprier la forme étudiée, la répétition stricto sensu ne suffit pas, ils
doivent manipuler cette forme selon diverses modalités. Le tableau ci-dessous propose les variables qui
permettent d’agir sur une même forme. Il suffit de faire varier une seule de ces dimensions pour obtenir
une nouvelle activité.
Les objectifs du graphisme diffèrent bien évidemment selon les sections, tout en conservant parfois les
mêmes formes étudiées. Le simple tracé d’un cercle par exemple, ou d’une ligne ondulée, démontre le
niveau d’expertise atteint et donne des informations sur les objectifs en matière de maîtrise gestuelle, de
coordinations, d’investissement de l’espace. La progressivité, aussi bien entre les sections que tout au
long de l’année, se doit de prendre en compte le niveau de développement des élèves pour adapter les
exigences et le choix des supports aux objectifs.
4. L’évaluation
Points de vigilance
L’évaluation se doit d’être d’abord formative, elle se fait de manière permanente, en cours de travail, sous
forme de rappel des règles, de questionnements, d’explicitations, de démonstrations, etc. Lorsqu’il s’agit
de faire un bilan, il est nécessaire de comparer ce qui est comparable :
• mettre en évidence l’évolution entre deux productions, les progrès réalisés, il y en a toujours ;
• énoncer clairement les critères d’évaluation, ce qui permet de dire objectivement ce qui est réussi
et ce qui l’est moins (rappel des consignes, des objectifs à atteindre). C’est la production qui est
évaluée, non l’élève ;
• éviter les affichages collectifs qui demandent aux élèves de prendre parti sur les productions de
tous (danger d’humiliation) ;
• éviter les « smileys » qui réduisent les effets de l’évaluation et apportent une note affective inutile
et même dérangeante pour certains ;
• les évaluations bilan étant personnelles à chaque élève, inutile d’en faire un temps collectif ;
• reprendre systématiquement les analyses avec les élèves qui éprouvent encore des difficultés,
ou lorsque les tracés se dégradent ; rassurer, apporter l’étayage matériel et langagier nécessaire à
l’évolution attendue.
Positions
Medium et Formats et formes Organisations relatives des Positions de
Outils et outils medium Supports Trajectoires
couleurs du support spatiales formes entre l’élève
elles
Craies. Gouache. Papiers de toutes Varier le format : Disperser Sur Vers le haut Assis
Craies grasses. Encres de sortes : journaux, du timbre-poste à sur l’espace Contre Vers le bas Debout
Pastels. couleur. magazines, papiers l’affiche. graphique. A côté Vers la gauche Accroupi
Crayons de couleur. Encre de calque, kraft, Canson, Varier la forme : Occuper une Entre deux Vers la droite Allongé par
Crayons mine. Chine. glacé, recyclé, carré, rectangle, partie de la feuille A l’intérieur Tracer en oblique terre
Fusains. Eaux teintées carbone etc… bande (horizontale ou (damiers). A l’extérieur Tracer en rotation à
Stylos. (encre de Matériaux divers : verticale), rond, ovale, En bordure. droite ou à gauche
Feutres. Chine, Tout autour. Croisements : Joindre deux
Carton triangle (isocèle ou Séquents
Bougies. thé, café, Aluminium rectangle), etc… En rayonnement. formes
Doigts. Mains. Pinceaux. argile…). Sur une ligne. Tangents Contourner des
Verre Ajouter des éléments Concentriques
Brosses. Mélanges Rhodoïd Aux angles. obstacles
Éponges. de colle et obstacles. Recouvrir la feuille Alternances
Bois
Rouleaux. gouache, Tissus Evider une partie. (saturation). Rythmes
Bouchons. Pots. colle et sable, Terre Pavages
[Link]
cure-dents, piques à Sable des formes support
brochettes, etc… Etc.
Outils professionnels : Autres supports :
spatules, truelles etc… Ardoises Plus grand Vertical
Éléments naturels : Tablettes Plus petit Oblique
plumes, écorces, Plus fin Horizontal
Sol Lewit
Toiture verre acier Fauteuil design
sphères
Denise Duplock,
Pavés Canapé design
Ronnie Tjampitjinpa
(artste aborigène)
Espace urbain
Picasso
Frank Kupka
Tapis kilim
Azulejos (faïence)
Portugal Fani Marceau (auteur)
et Joëlle Jolivet
(illustrateur), Vues d’ici,
éditons Naïve
Un répertoire de formes élaboré à partr des trouvailles de la classe peut être mis à la
dispositon des élèves soit sous forme d’afchage, soit sous forme de cartes qui serviront
de modèle pour s’entraîner ou décorer. Ce répertoire peut aussi s’enrichir des collectons
d’images et d’œuvres sélectonnées pour leur qualité graphique.
Des albums supports
de graphisme…
éduscol
Ressources maternelle
Graphisme et écriture
Préambule4
En petite section 4
Place du langage 4
En moyenne section 9
Place du langage 9
En grande section 13
Le langage 13
Période 5 15
En petite section
Place du langage
En maternelle, le langage est à la fois un outil et un objet d’enseignement. C’est avant tout un outil qui
permet la construction de la pensée. Il est essentiel en petite section d’y porter une grande attention. Son
rôle est fondamental. Au cours des séances d’apprentissages graphiques, le jeune enfant va acquérir
du vocabulaire, il va apprendre à exprimer ses idées, à échanger avec l’adulte et les autres élèves.
L’enseignant veillera à instaurer des échanges, sachant qu’en début d’année, c’est lui qui prendra le plus
souvent en charge de « dire le faire », de nommer les intentions, les objets, de décrire les formes et les
gestes, les directions. Au cours de l’année, les enfants doivent être à même de s’exprimer et d’utiliser le
vocabulaire spécifique.
• Manipuler de gros objets et se déplacer, en relation avec le domaine « agir, s’exprimer, comprendre
à travers l’activité physique ».
• Manipuler de petits objets : jeux de construction en relation avec le domaine « explorer le monde
des objets ».
• Jouer avec tout type de pinces, étendre du linge sur un fil avec des pinces à linge.
Découvrir et reproduire des formes élémentaires, développer l’activité perceptive visuelle, exercer
la motricité (reproduction des lignes et formes découvertes).
Exemples d’activités :
• Laisser des traces, des empreintes, avec divers outils : pinceaux, rouleaux, éponges, brosses,
tampons (cf tableau des variables).
• Réaliser des empreintes sur diverses surfaces (avec les mains, les doigts, les pieds, mais aussi
avec des pots, bouchons, coton-tige, des jeux, etc.).
• Laisser des traces selon une gestuelle particulière : « je caresse, je tapote, je frotte, je griffe,
etc. »
• Etirer une tache (avec ses doigts/un outil, de chaque côté d’un trait).
• Se déplacer avec un outil ou un médium le long d’une feuille (voitures, billes)
Produire des gestes amples dans différentes directions sur de grands espaces et des gestes contrôlés
dans des espaces réduits.
• Produire des lignes continues dans différentes directions (vers la gauche, la droite, le haut et le
bas) sur de grands espaces.
• Produire un tracé sur un support aménagé par l’enseignant : éviter les obstacles visibles par des
tracés continus (papiers accidentés, troués, éléments collés…).
Explorer des organisations spatiales (disperser, rassembler, aligner) et des positions relatives (longer
les formes, passer sur, relier).
Exemples d’activités :
• Disposer des formes prédécoupées, des empreintes (de bouchons, de coton tige, de doigts, etc.),
sur des espaces délimités par des tracés, ou sur des lignes.
• Pour occuper l’espace, disperser des empreintes (qui ne se touchent pas), ou les organiser selon
des critères précis (regrouper les tracés par couleur de chaque côté de la feuille, au milieu, tout
autour, etc.).
• Regrouper les motifs, formes et lignes, précédemment découverts, en rechercher d’autres sur
des supports imagés de qualité.
• Comparer les motifs, formes et lignes, élaborer des familles, des collections, créer des affiches et
/ ou des jeux de cartes avec ces motifs.
• Proposer aux élèves de choisir des motifs exposés pour les reproduire en variant les modalités
(tableau des variables).
• Tester diverses trajectoires sur des supports différenciés par leur nature (canson, kraft, carton,
papier transparent, etc.), leur format (carré ou rectangle, bandelettes, chutes de papier), leur position
(plan incliné ou horizontal, sur table, au sol).
• Explorer diverses organisations spatiales et positions relatives.
• Tracer des lignes, ondulées, brisées, des lignes droites verticales horizontales, obliques, d’abord
librement puis selon diverses trajectoires : de gauche à droite, de droite à gauche, de haut en bas et
de bas en haut en variant les outils.
• Tracer ces lignes en variant la forme des supports (carré, rectangle, cercle), leur superficie
(grandes et petites surfaces), les contraintes (point de départ et d’arrivée, jonction entre deux lignes),
leur position par rapport à d’autres tracés (autour, sur, à côté, etc.).
• Rechercher des motifs sur des supports proposés par l’enseignant (cf mur d’images) et les
reproduire.
Tracer des formes géométriques régulières, lorsque le niveau d’habileté de l’enfant lui permet de le
faire.
Exemples d’activités :
• Observer et comparer les formes géométriques simples : cercle, carré (en relation avec le
domaine d’activités « explorer des formes, des grandeurs… »).
• Proposer le cas échéant de les reproduire sur des supports variés.
• une piste graphique, sous la forme d’une grande bande de papier affichée au mur et/ou d’un
tableau noir avec des craies de couleur ;
• une boîte outil de graphisme, contenant divers outils, des petits objets, des papiers prédécoupés
de formes, tailles et textures variées.
Elle est placée en permanence et la plupart du temps, libre d’accès. L’enseignant veille à changer
régulièrement le rouleau de papier et à garder les tracés dont il peut se servir ultérieurement comme
support pour d’autres activités graphiques (compléter, décorer, colorer, etc.). Il peut également en
prélever des morceaux et les utiliser comme éléments inducteurs (relier les tracés par exemple) ou pour
des entraînements. individuels.
Réinvestir et agrémenter les formes déjà travaillées par d’autres lignes ou formes en diversifiant les
outils, les organisations, les coloris (cf. tableau des variables dans le document principal « Graphisme »)
En revanche, l’activité qui consiste à colorer certains motifs graphiques réalisés par les élèves pour
une mise en valeur, dans un but décoratif et d’achèvement de la tâche, s’intègre dans les finalités
du graphisme. Il s’agit alors de reprendre un travail précédent, de retrouver des formes et gestes déjà
effectués, de les enrichir à l’aide d’outils de qualité favorisant un tracé harmonieux et couvrant : craies
grasses, pastels, encres de couleur ou gouache fluide appliquées au pinceau.
Les activités de graphisme seront poursuivies et complexifiées en moyenne section. On retrouve l’étude
de formes, lignes et motifs, mais avec des objectifs plus ambitieux : le contrôle progressif de la trace
permet aux élèves de produire des tracés orientés de plus en plus précis et diversifiés. Les organisations
dans l’espace deviennent conscientes, volontaires et contrôlées. Le format des supports et les outils
proposés sont anticipés par l’enseignant pour induire des organisations spécifiques et des difficultés
d’utilisation.
Le maître guide les élèves dans l’observation et l’analyse des traces (cf étapes d’apprentissage).
Les habiletés motrices sollicitées pour le graphisme continuent de s’acquérir dans d’autres activités
telles que le découpage, le collage, des jeux de précision (jeux de construction, mosaïques, perles…).
La connaissance des lignes et des formes se construit également de manière transversale au travers
des activités physiques (rondes et jeux dansés mettant en jeu le placement, mais aussi des parcours
organisés), de découverte du monde (connaissance de son corps, des formes, …) ou des arts visuels (cf
tableau des références culturelles).
• Réaliser des constructions pour reproduire des lignes, des organisations avec du matériel varié
et les photographier.
• Tracer avec des outils variés pour reproduire les lignes et motifs découverts en variant les
propositions (droites verticales, horizontales, lignes sinueuses, bouclées et brisées, d’un bout à
l’autre du support…) et les
supports. Veiller à toujours
proposer des situations
adaptées aux possibilités
motrices des enfants.
• Réaliser des quadrillages en manipulant différents matériaux (bâtonnets, bandes de papier etc.)
puis tracer au pinceau, en grand format, et sur des supports plus réduits. Remplir les espaces définis
par le croisement des lignes.
• Commencer l’apprentissage des lignes droites obliques, sans balisage qui restreignent et limitent
le geste dans un premier temps.
• Découvrir et reproduire différentes organisations de cercles : tangents (intérieurement ou
extérieurement), concentriques, sécants… (cf tableau des références culturelles).
• Investir des travaux précédents par ajouts d’empreintes, de motifs, selon diverses positions (sur,
à côté, le long, entre, etc.)
• Découvrir de nouveaux motifs sur les dessins produits et/ou des œuvres d’artistes (cf tableau des
références culturelles).
• Réaliser des collections de formes, de motifs : utiliser diverses sources (reproductions,
photographies, dessins libres, papiers décorés, magazines, etc.).
• Suivre des contours de formes collées.
• Poursuivre les collections de lignes, formes et motifs : comparer, trier, classer, catégoriser,
afficher les trouvailles issues de documents ou de création personnelle (cf tableau des références
culturelles).
• Fabriquer des cartes comportant les motifs découverts, pour des entraînements individuels
personnalisés.
Réaliser des tracés continus et des tracés morcelés ou limités sur des espaces et plans différents.
Distinguer et reproduire différentes lignes selon diverses organisations.
Reproduire des motifs plus complexes.
Exemples d’activités :
• Tracer des lignes d’un seul geste sur de grands espaces puis des espaces réduits, en respectant
la linéarité gauche/droite.
• Transformer des lignes (allonger, rétrécir, changer de forme).
• Croiser les lignes selon diverses dispositions, créer des rayonnements.
• Consolider le tracé des lignes brisées, ondulées, bouclées: faire varier leur amplitude, jouer sur
les variables (cf tableau des variables).
• Tracer des motifs selon diverses positions relatives, sur des travaux antérieurs par exemple.
Exemples d’activités :
• Saturer les espaces avec des consignes d’organisation : juxtaposer (ou chevaucher) les formes,
les espacer, investir les espaces restants.
• Organiser les motifs entre eux selon des règles (exemple : les spirales ne doivent pas se toucher).
• Tracer plus régulièrement des arceaux, spirales, cercles, carrés, triangles, en faisant varier les
grandeurs, les couleurs, les épaisseurs (cf tableau des variables)
Développer la précision du geste : réduire la taille des tracés, suivre un parcours balisé.
Exemples d’activités :
• Multiplier les tracés de lignes selon un rythme temporel (aller vite, lentement, suivre un rythme
musical) sur des espaces plus ou moins étendus, sur des bandes de papier.
• Produire des motifs adaptés à des écartements variés entre les lignes.
Elle est installée en permanence et la plupart du temps, libre d’accès. Les enfants peuvent l’occuper
à plusieurs, et, en moyenne section, la piste graphique permet les échanges entre enfants, favorise la
socialisation, et autorise les imitations.
L’enseignant garde les tracés dont il peut se servir ultérieurement comme support pour d’autres activités
graphiques (compléter, décorer, colorer, etc.). Il peut également en prélever des parties et les utiliser
comme éléments inducteurs (relier les tracés par exemple) lors d’activités collectives ou pour des
entraînements individuels.
Pour cette section, bien que l’apprentissage de l’écriture cursive occupe une place importante, le
développement de compétences grapho-motrices demeure nécessaire.
Pour ce niveau de classe, les graphismes doivent répondre à des exigences de régularité, de précision,
de respect du modèle, des positions et des organisations spatiales particulières. Les formes seront
tracées avec de plus en plus d’assurance. L’anticipation des actions et la mémorisation de séquences
graphiques (frises) sont possibles.
Renforcer les acquis et découvertes de la moyenne section et réitérer les tracés selon des positions
relatives.
Affiner la préhension :
Utiliser de nouveaux outils : le stylo bille, le stylo à plume.
Contrôler la motricité :
Savoir s’arrêter, respecter une frontière.
La piste graphique
Elle est utilisable en permanence, les enfants ont toujours plaisir à travailler à plusieurs sur une grande
surface, ils peuvent compléter le travail des autres, continuer une série, être stimulés par la présence des
autres élèves et faire preuve d’initiative, de créativité.
En grande section, les enfants produisent des dessins thématiques, c’est-à-dire des scènes qui racontent
des histoires, le graphisme aide à enrichir plastiquement leurs productions.
Enluminures
Moyen-Age
Calligraphie
Michel Till
Contemporain
Rechercher les mêmes formes et motifs
sur des reproductions d’œuvres
D’autres outils
D’autres matières
Des couleurs différentes
Réinvestir : utiliser divers matériaux
Réinvestir : autres outils, la tablette
graphique
Réinvestir : autres outils, autres
couleurs
Réduire les tracés, les réguler
Réinvestir : décorer
Révéler la fonctionnalité des graphismes étudiés
Saturer l’espace
Saturer l’espace
Perfectionner ou systématiser :
tester de nouvelles organisations
Graphism and artistic exploration contribute indirectly to writing skills by developing perceptual and motor abilities which are foundational to writing. Graphism involves executing lines and motifs which aid in mastering shapes and movement coordination, transferable to writing. Artistic exploration, by structuring these graphisms into forms and motifs, fosters an understanding of spatial organization and line variation, which are critical for writing. However, this transfer to writing is not automatic and must be facilitated with specific learning situations .
Spontaneous drawing is vital in graphism learning contexts as it fosters creativity, self-expression, and individualized learning experiences. It encourages children to explore their perceptions and emotions graphically without the constraints of structured rules, thereby supporting their identity formation, autonomy, and cognitive development in a manner that structured activities might not achieve .
When selecting tools and supports for graphism activities, considerations should include the adaptability of tools to diverse tracings, the suitability of surface types to activity goals, and the appropriateness of the size and format of supports to the task. Tools should facilitate a comfortable grip and encourage efficacy in producing planned tracings, while surfaces need to support variability in line styles and motifs .
The exploration of motifs in artwork cultivates young children's perceptual abilities by exposing them to diverse visual patterns and structures. This engagement involves observing, replicating, and varying these motifs, which enhances their ability to discern visual information, understand spatial relationships, and develop a nuanced appreciation of design and aesthetics, all of which are critical for broader educational development .
Educators can promote social development through graphism activities by creating collaborative environments where children can work in groups, share materials, and inspire each other. Setting up shared spaces like the 'piste graphique' encourages interaction and peer feedback while reinforcing social skills such as turn-taking, communication, and collective problem-solving. By fostering these shared experiences, graphism activities can enhance both the social and cognitive dimensions of learning .
Drawing, graphism, and writing are distinguished by their dominant characteristics: drawing is dominated by symbolic expression, graphism by perceptual-motor function, and writing by semiotic meaning. Drawing serves as a medium of expression and representation; graphism involves the study, reproduction, and production of lines, motifs, and forms to develop perceptive and motor skills; writing is about reproducing and producing words and texts to produce meaning and communicate, under the rules of the written language .
The progression in graphism activities within the preschool year supports motor and perceptual development through structured phases of increasing complexity. These phases include exploring spatial arrangements, refining gestures, and advancing towards more intricate motif reproductions. By progressively challenging motor skills through varied exercises and spatial explorations, children develop precision, coordination, and spatial awareness, valuable for subsequent structured writing efforts .
Cultural resources such as visual and decorative arts, along with objects of heritage rich in graphical content, enhance learning processes by providing meaningful contexts for motif exploration and experimentation. These resources establish shared references that children can identify with and replicate in graphism activities, thus enriching their perceptual and motor skills, and laying a foundation for written language understanding .
Visual perception and kinesthetic control are intertwined in gesture processes where visual guidance helps in global and local control of movements, while kinesthetic feedback ensures precision and stability in tracing activities. This integration is pivotal for recognizing forms, predicting motion pathways, and refining motor responses, which are essential for creating consistent and accurate graphic representations .
Transitioning from spontaneous to controlled gestures involves methodical approaches that incorporate the observation and analysis of form, encouragement of verbal articulation, and scaffolding through sensory-motor coordination practices. The factors include the gradual introduction of varied lines and forms, supportive feedback, adequate spacing, and progressive refinement of motor control. Educators must select tasks that progressively increase in complexity and encourage anticipation, lateralization, and neuro-motor development .