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Comprendre l'inflation et ses impacts

Ce chapitre traite de l'inflation, ses définitions, ses coûts et bienfaits. Il existe plusieurs types d'inflation comme les prix à la consommation et à la production. Une inflation incontrôlée peut poser des problèmes comme la déformation des prix relatifs ou la perte de compétitivité d'un pays. Une inflation modérée et constante est préférable pour l'économie.
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Comprendre l'inflation et ses impacts

Ce chapitre traite de l'inflation, ses définitions, ses coûts et bienfaits. Il existe plusieurs types d'inflation comme les prix à la consommation et à la production. Une inflation incontrôlée peut poser des problèmes comme la déformation des prix relatifs ou la perte de compétitivité d'un pays. Une inflation modérée et constante est préférable pour l'économie.
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Chapitre 5 – L’inflation

I] Coûts et bienfaits de l’inflation

A] Qu’est-ce que l’inflation ?

Inflation : phénomène macroéconomique d’augmentation générale du


niveau des prix.
Désinflation : ralentissement de l’inflation. C’est-à-dire lorsqu’il
y a désinflation, le niveau des prix augmente par rapport à l’année
précédente mais moins fortement qu’avant. Cela reste un taux
d’inflation positif (>0). C’est ce qu’on est entrain de vivre en
France depuis qlq mois.
Déflation : baisse générale du niveau des prix d’une année à
l’autre. Donc le taux d’inflation est négatif (<0). C’est un
phénomène beaucoup plus rare empiriquement.

Il existe 2 définitions de l’inflation :


- L’inflation des prix à la consommation
- L’inflation des prix à la production (c’est important de
l’avoir en tête lors de l’étude de la dette publique)
°L’inflation des prix à la consommation =
Ce concept désigne l’évolution du prix des biens et services
consommés par les ménages résidents d’une économie. En France cette
inflation est mesurée par l’IPC (l’indice des prix à la
consommation).
L’intérêt de l’IPC : il renseigne sur l’évolution des pouvoirs
d’achat des ménages.
Cette inflation dépend à la fois de l’évolution du prix des produits
domestiques (les produits fabriqués sur le territoire nationale) et
du prix des produits importés.
Bien entendu l’importance de chaque type de produit dans la
consommation des ménages détermine leur influence sur l’inflation de
prix à la consommation : « L’inflation des prix à la consommation
dépend de l’évolution des prix des produits domestiques et des
produits importés multipliés par leur poids dans la consommation des
ménages. »

Il existe plusieurs version de l’IPC :


- L’IPC total, normal, mesure l’évolution des prix de l’ensemble
des produits consommés. C’est celui dont les résultats sont les
plus commentés dans les médias.
- L’IPC hors énergie et aliments non transformés. Les économistes
étudient cet IPC car il renseigne sur al dynamique intérieur de
l’inflation (il est moins sensible/influencé par l’évolution du
prix des importations que l’IPC total).
°L’inflation des prix à la production =
Elle désigne l’évolution du prix de la VA (valeur ajoutée)
domestique, c’est-à-dire que ça mesure l’évolution du prix de la
production intérieure domestique (le PIB).
Cette inflation des prix à la production est mesurée par le
déflateur du PIB (fournis là aussi par l’INSEE).
L’intérêt d’étudier cette inflation est ce ça nous donne des
informations sur l’évolution du revenus nationale du pays et sur
l’évolution de la compétitivité prix du pays.
Cette inflation ne mesure pas l’évolution du pouvoir d’achat des
ménages.
L’évolution du déflateur du PIB n’est pas influencé par e prix des
importations consommées par les ménages.
Donc ce déflateur dépend seulement de l’évolution des prix des
produits domestiques, qu’ils soient destinées à la satisfaction de
la demande intérieure ou à l’exportation.

Tableau de synthèse =
B] Les problèmes posé par une inflation
incontrôlée
.
Les raisons qui expliques qu’une inflation trop forte nui à
l’économie =
(On ne répondra à la question d’à partir de quel niveau l’inflation
est trop élevé, certains pensent que tant qu’elle est < à 4% les
problèmes ci-dessous n’apparaissent pas, d’autre pensent que ces
problèmes commencent déjà à partir de 2%=

4 risques :

- Déformation des prix relatifs ;


Prix relatifs = la valeur des biens et services les uns par rapport
aux autres.
Lorsque l’inflation est forte ces prix relatifs risquent de se
déformer car,
Plus l’inflation est forte plus les prix doivent être
révisés/changés fréquemment par les producteurs.
Cela pose problème car si certains producteurs révisent leurs prix
moins souvent que les autres leurs produits apparaissant
relativement moins cher que les autres jusqu’à la prochaine
révision.
Dans ce cas-là, il y a des mouvements de prix relatifs qui ne
résultent pas d’un déséquilibre entre l’offre et la demande du
produit considéré.
Car logiquement en période normale lorsque le prix d’un produit
augmente c’est qu’il est soit + demandé soit – produits en quantité.
Et donc lorsque son prix relatif diminue, c’est signe d’abondance.
Or ici en situation d’inflation forte, les agents économiques vont
prendre des décisions d’achat basées sur les informations véhiculées
par les prix relatifs. Problème, lorsque la structure des prix
relatifs est déformée à cause du haut niveau d’inflation, les agents
économiques prendront des décisions basées sur des informations
inexactes.
Ils auront tendances à ↑ leur consommation de produits dont le prix
relatifs à diminué en pensant que c’est un signe d’abondance de ce
produit, or finalement cette baisse du prix relatif est juste liée
au choix du producteur dans la révision de son produits, ce qui
conduit finalement à une augmentation du prix de ce produit lié à
une perte de quantité de ce biens.

! Quand on regarde les chiffres, cet effet de déformation des prix


apparait qu’à des taux d’inflation très élevé (comme une ↑ de 10,
15% par mois) !

- Transferts de revenus indésirables entre agents économiques ;


Certains agents économiques sont perdants, d’autre gagnant.
Les perdants =

L’infla
tion trop forte pénalise les agents titulaires de revenus pas/mal
indexés sur l’inflation. Cela concerne 2 types d’agents :
Les salariés :
à court terme les salaires ont tendance à augmenter moins rapidement
que l’inflation.
Si les salaires étaient indexés à l’inflation ils augmenteraient au
même rythme que l’inflation.
Or ici ils peuvent ne pas être indexés à l’inflation, donc
l’augmentation de salaires n’est pas du tout liée à l’inflation, ou
mal indexés à l’inflation alors ce sont des salaires qui augmentent
mais pas suffisamment par rapport à l’augmentation de l’inflation.
Ils subissent alors une perte de pouvoir d’achat de leur salaire
nominal, même si cette perte à tendance à être rattrapée sur le plus
long terme.
Illustration 2022 :
En 2022 les salaires moyens ont augmenté assez moins vite que
l’inflation (ils ont perdus ≈2% de pouvoir d’achat) Mais en 2023
toutes les projections disent que les salaires devraient augmenter
un peu plus vite que l’augmentation des prix  petit rattrapage
(normalement au bout de plusieurs années, d’où le « à court
terme »).
Les épargnant qui détiennent des actifs financiers à taux d’intérêt
fixe :
Des agents économiques qui ont placé une somme d’argent et qui à
l’issue du placement récupèrent cette somme d’argent augmenté d’un
taux d’intérêt.
Cependant à cause de l’inflation, ces agents économiques récupèrent
une somme d’argent dont la valeur réelle/le pouvoir d’achat est plus
faible que la somme d’argent initialement placée.
Cette perte ne concerne que les placements à taux fixes (les taux
variables sont eux protégés).

Les gagnants =
Les
agents endettés à taux d’intérêt nominal fixe :
Ils doivent rembourser une dette dont la valeur en monnaie est fixe,
cad que le taux d’intérêt ne bougera jamais.
Donc lorsqu’il y a de l’inflation, la valeur réelle de cette dette
fixe en monnaie diminue.
Donc il doit sacrifier moins de pouvoir d’achat que prévu pour
rembourser sa dette.
Parfois il y a même un deuxième avantage. Si l’inflation est
domestique, cad c’est une inflation des prix à la production, les
prix à la production augmentent aussi. Or lorsque les prix à al
production augmentent le revenus tirés de la production augmente
aussi. Donc il y a en partie augmentation des salaires. Les agents
endettés bénéficient d’une augmentation de leur revenus nominal ce
qui leur permettra de rembourser là aussi plus facilement la dette.

- Dégradation de la compétitivité-prix du pays par rapport à ses


concurrents ;
Le compétitivité prix d’un pays c’est la capacité des producteurs de
ce pays à proposer des produits à des prix inférieurs à ceux de
leurs concurrents.
Lorsque le taux d’inflation dans un pays est plus élevé que celui de
ses partenaires commerciaux, le prix de ces produits domestiques
devient supérieur à celui de ces produits étrangers. Les produits
domestiques se font remplacés par des produits importés qui coûtent
moins cher. Cela peut favoriser la désindustrialisation d’un pays.

- Inflation très volatile d’une année à l’autre ;


Une forte inflation pose problème parce qu’elle est souvent
volatile. En effet les périodes de forte inflation sont aussi des
périodes durant lesquelles l’inflation varie fortement d’une année à
l’autre.
Dans les périodes de forte inflation le niveau d’inflation est donc
difficile à prédire par les agents économiques (ménages et
entreprises) (même les prévisionnistes officiels ne sont pas
d’accord entre eux et leur taux d’erreur est bcp plus élevé).
Lorsque les agents anticipent mal le niveau d’inflation, ils peuvent
confondre la variation générale du niveau des prix avec la variation
du niveau des prix relatifs.
Et là encore les agents économiques peuvent donc mal comprendre la
variation du prix de leur produits, par exemples ils peuvent croire
que si le prix de leur produit augmente c’est qu’il est plus
demandé, ils vont alors investir dedans pour plus produire alors
qu’au final ce n’est pas le cas.
Ce sont donc des informations de mauvaise qualité par rapport au
prix relatif qui entraînent de mauvaises décisions d’investissement
ou de consommation. Ces décision ne sont pas efficaces sur le plan
économique.

C] L’économie a besoin d’une inflation modérée


et constante
L’inflation pose problème quand elle est incontrôlée, mais
l’économie a besoin d’un niveau modéré et constant d’inflation.
(si elle est constante elle est facile à identifier par les agents,
ce qui réduit les risques cités plus haut)
3 raisons qui expliques l’utilité de cette inflation =

- Réduction du risque de déflation =


En l’absence totale d’inflation, l’économie serait très exposée au
risque de tomber dans la déflation à la suite d’un choc.
Le problème de la déflation c’est que c’est un phénomène économique
qui peut conduire à des vagues de faillites et de difficultés
financières généralisées.
Lorsqu’il y a de la déflation, le pouvoir d’achat d’une monnaie
augmente. Donc dans des épisodes de déflation le revenu nominal des
agents à tendance à diminuer. La baisse du revenu nominal ne génère
pas de baisse du revenus réel (du pouvoir d’achat) car notre salaire
baisse mais le prix des produits aussi.
Rappel : revenu nominal c’st le revenu en monnaie. Revenu réel c’est
le pouvoir d’achat de notre revenu nominal.
Cependant, les dettes sont majoritairement des dettes fixes en terme
nominaux. Même quand il y a déflation la valeur nominal des dettes à
rembourser est la même. Les agents endettés disposent d’un revenu
nominal plus faible pour rembourser une dette dont la valeur
nominale n’a pas baissé.
Cela génère une multiplication des faillites.
- Compensation de la rigidité à la baisse des salaires nominaux
et des prix =
L’économie est en évolution constante, et cette évolution signifie
que certains travailleurs doivent subir une baisse de leur salaire
réel (difficultés des entreprises…) pour assurer une forme
d’équilibre économique. Lorsque l’inflation est positive, les
baisses de salaire réels sont plus faciles que lorsqu’elle est nulle
parce que les agents sont victimes de l’illusion monétaire.
Les salariés accepteront plus facilement une baisse de leur salaire
réel qui passe par une hausse de leur salaire nominal moins rapide
que l’inflation qu’une baisse de salaire réel passant par une baisse
de leur salaire nominal alors que l’inflation est nulle.
Lorsqu’il y a de l’inflation positive, notre salaire réel peut
baisser sans que notre salaire nominal ne baisse (s’il augmente
moins vite que les prix). A cause de l’illusion monétaire, ils vont
accepter plus facilement cette baisse de salaire réel puisque ça ne
toucherait pas au salaire nominal directement par les entreprises.
L’inflation facilite le nécessaire ajustement du salaire réel sans
baisser les salaires nominaux.

- Donne des marges de manœuvre supplémentaire pour la politique


monétaire =
Un taux d’inflation positif donne plus de marge à la politique
monétaire pour relancer l’économie.
Pour relancer l’économie, l’outil de la BCE c’est son taux directeur
et elle le baisse. Le problème c’est que le taux d’intérêt directeur
nominal de la BCE ne peut pas être inférieure à 0% (ne peut pas être
négatif).
Si l’inflation est nulle, le taux d’intérêt directeur réel ne pourra
jamais être négatif.
Si l’inflation est positive, lorsque la BCE fixe son taux d’intérêt
directeur nominal à 0%, le taux d’intérêt directeur réel sera
négatif (car réel = taux intérêt nominal – taux inflation), ce qui
stimulera très fortement son économie.
Donc avoir une inflation positive rend la politique monétaire plus
efficace.
(≈Comme la Banque Centrale ne peut pas fixer un taux d’intérêt
directeur nominal inférieur à 0%, lorsque l’inflation est nulle, le
taux d’intérêt directeur réel ne peut pas être négatif. En revanche,
si l’inflation est positive, la Banque Centrale peut fixer un taux
d’intérêt directeur réel négatif afin de relancer fortement
l’économie).

Wooclap =

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