Comprendre les conséquences du réchauffement
climatique et les possibilités d’actions Chapitre 2
Introduction
Depuis la révolution industrielle ( milieu du XIX° siècle ), la température globale de la Terre s’est élevée d’environ 1
degré. Comprendre les causes des changements climatiques nous permet de mieux appréhender le réchauffement
climatique.
Comment limiter et s’adapter au changement climatique ?
I- Les effets du changement climatique
A - Les effets sur les êtres vivants
Les suivis sur le long terme d’espèces marines et terrestres, les expérimentations ainsi que les projections simulées
par les modèles robustes élaborés par les scientifiques montrent les impacts du changement climatique sur les
écosystèmes.
A titre d’exemple, on peut citer le cas des récifs coralliens. L’augmentation de la température des océans engendre
un stress qui provoque l’expulsion des algues microscopiques vivant en symbiose avec les coraux. Ce phénomène
provoque le blanchiment des coraux et peut entraîner leur mort.
Or, les récifs coralliens sont des écosystèmes abritant une très grande biodiversité : de nombreux êtres vivants
dépendent des coraux, qui constituent pour eux une niche écologique dans laquelle ils trouvent nourriture et abri. La
mort des coraux suite au réchauffement climatique pourrait donc être à l’origine de la disparition de nombreuses
espèces.
Cette perturbation des récifs coralliens pourrait être un problème pour les populations humaines dépendantes des
services écosystémiques fournis par les récifs ( nourriture et protection contre les vagues et l’élévation du niveau de
la mer ).
Le réchauffement climatique pose aussi de nombreux problèmes pour la sécurité alimentaire des populations
humaines.
Les rendements de la pêche pourraient fortement diminuer , principalement dans les eaux intertropicales. En effet,
l’élévation de la température des océans provoque un déplacement des espèces marines vers des eaux plus
profondes et vers des latitudes plus élevées. De plus, la hausse de la température diminue la concentration de
dioxygène dissous dans l’eau rendant plus difficile la respiration des espèces marines et diminuant ainsi la taille des
individus.
Les rendements de l’agriculture risquent fortement de diminuer dans de nombreux pays. Bien que l’augmentation de
la proportion de CO2 favorise la photosynthèse et donc la production de biomasse, les végétaux cultivés pourraient
souffrir de l’élévation de la température (provoquant une évaporation plus importante, modifiant le rythme de
développement des végétaux…) et de la diminution dans certaines régions de la quantité de précipitations.
B - Les conséquences sur les populations humaines
On observe une augmentation de la fréquence des vagues de chaleur depuis 1947. Ces vagues de chaleur sont plus
intenses, plus durables et plus sévères. Les modèles révèlent que la fréquence ainsi que la sévérité de ces épisodes
devraient augmenter si le forçage radiatif lié à l’effet de serre additionnel atteint 8,5W,m-2.
Différentes équipes de chercheurs arrivent à la même conclusion : le niveau marin s’est élevé d’environ 20 à 30 cm depuis
Différentes équipes de chercheurs arrivent à la même conclusion : le niveau marin s’est élevé d’environ 20 à 30 cm
depuis 1900.
Les modèles simulant l’évolution du niveau marin aboutissent à l’idée que l’ampleur de l’élévation dépend du
forçage radiatif. Pour un forçage de 8,5 W,m-2, l’élévation du niveau marin pourrait atteindre 1 à 2 mètres d’ici 2100.
Les modifications des lignes de rivage obligeront certaines populations à migrer ( réfugiés climatiques ).
II- L’ atténuation du changement climatique
Les modèles simulant les impacts du changement climatique montrent de grandes différences d’impacts entre une
élévation de la température mondiale de 1,5 °C et une élévation de 2 °C. Afin de limiter le réchauffement climatique à
1,5 °C, différentes stratégies d’atténuation sont proposées par la communauté scientifique.
L’atténuation regroupe les actions diminuant les émissions de gaz à effet de serre et les actions permettant le
stockage du carbone.
Parmi les actions visant à réduire les émissions de GES, on peut citer les actions individuelles ( avoir moins
d’enfants, vivre sans voiture, ne pas prendre l’avion, consommer moins de viande, améliorer l’efficacité énergétique
de son habitation …) et les actions collectives (diminuer l’utilisation des combustibles fossiles, développer le
nucléaire et les énergies renouvelables…).
Parmi les méthodes ayant pour objectif de stocker du carbone, on peut citer l’augmentation des puits de carbone
naturels ( par la lutte contre la déforestation, reforestation….) et le développement de techniques industrielles de
capture et de stockage du carbone ( comme la bioénergie avec captage et stockage de carbone),
Ces différentes stratégies apportent des solutions d’atténuation mais soulèvent également de nombreuses
questions concernant notamment leurs coûts, leurs conséquences pour l’environnement et leur acceptabilité par les
populations humaines (développement du nucléaire, stockage géologique du carbone … ).
III- L’adaptation au changement climatique
L’adaptation au changement climatique est l’un des grands enjeux du siècle.
Elle désigne les stratégies, initiatives et mesures visant à réduire la vulnérabilité des systèmes naturels et humains
contre les effets du réchauffement climatique.
Les mesures de températures révèlent que les villes constituent des « îlots de chaleur ». Lors de vagues de chaleur,
ce phénomène augmente le risque pour les populations vivant dans les métropoles.
Des solutions permettant de limiter ce phénomène existent : plantation d’arbres, augmentation des surfaces
végétalisées, création de points d’eau, utilisation de matériaux absorbant peu la chaleur afin de limiter l’utilisation
des climatisations.
Le changement climatique s’accompagne de l’élévation du niveau marin. Le rehaussement des digues ainsi que la
mise en place de barrages amovibles permettent de protéger le territoire.
Le plan national d’adaptation au changement climatique permet, au niveau local, d’orienter les politiques publiques
afin de protéger les populations des phénomènes climatiques extrêmes, mais aussi d’améliorer la résilience des
principaux secteurs de l’économie face aux changements climatiques.
Conclusion
Le réchauffement climatique a des impacts sur les écosystèmes et sur les populations humaines. Les stratégies
d’atténuation proposent des actions individuelles et collectives permettant de limiter le réchauffement climatique.
Les stratégies d’adaptation proposent des solutions permettant de réduire la vulnérabilité des systèmes naturels et
humains contre les effets du réchauffement climatique.