Modélisation d'un ENFET et courbe IV
Modélisation d'un ENFET et courbe IV
Mémoire
Option:
Par
Mr Farah Seyf el islam
Thème
Ce travail a été effectué sous la direction de monsieur Zohir DIBI, Professeur à l9Université de
Batna et vice recteur chargé de la pédagogie.
Je lui exprime particulièrement toute ma reconnaissance pour m9avoir fait bénéficier de ces
compétences scientifiques, ses qualités humaines et sa constante disponibilité.
A mes frères
A ma famille
A mes amis.
Table des
matières
Table des matières
Table des matières ............................................................................................................ ii
Table des figures ............................................................................................................... ii
Introduction générale .........................................................................................................1
Chapitre I : Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
ii
I-4-3-1 Equations chimiques ..............................................................................31
I-4-3-2 Calcul de pH ...........................................................................................31
I-5 Conclusion .................................................................................................................32
iii
III.2.1 Choix de la base de données .................................................................................56
Conclusion .......................................................................................................................65
Conclusion .......................................................................................................................72
Référence ........................................................................................................................75
iv
Introduction
Générale
Introduction Générale
Introduction générale
On définit le capteur comme étant "un dispositif qui fournit une sortie utilisable en
réponse à une grandeur à mesurer donnée", cette sortie utilisable est le plus souvent
électrique [1].
En 1970, Bergveld invente l9ISFET (Ion Sensitive Field Effect Transistor) [2], un
microcapteur basé sur la technologie à effet de champ. Ce MOSFET (Metal Oxide
Semiconductor Field Effet Transistor) modifié a permis la mesure du pH, puis, les
développements ont étendu la gamme de mesure à d9autres ions, et des nombreux
dérivés de ce capteur original ont vu le jour. Ces dérivés ne se limitent pas aux capteurs
chimiques mais aussi à des capteurs biochimiques. L9un des plus populaires est
l9EnFET (Enzymatic Field Effect Transistor), qui est un capteur enzymatique. Une
couche enzymatique recouvre la zone sensible et permet la détection de molécules
biochimiques comme l9urée [3], la créatinine [4]...
2
Introduction Générale
Dans le deuxième chapitre, nous nous somme intéressé en premier lieu à une
présentation du réseau de neurone. Ensuite, on décrira quelques types d9erreurs de la
réponse des capteurs ainsi que les méthodes de linéarisation de ces erreurs.
3
Introduction Générale
Nous terminerons ce mémoire par une conclusion générale qui récapitule les
différents résultats trouvés.
4
Chapitre I
Extension du fonctionnement du
MOSFET au capteur ENFET
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
I-1 Introduction
La très grande majorité des circuits intégrés logiques et analogiques et même des
capteurs sont fabriqués à base des transistors de type MOS (Métal-Oxyde-Semi-
conducteur) et des composants passifs (principalement des résistances et des
condensateurs).
Le fonctionnement du transistor MOSFET (à effet de champ) est simple dans le
principe, mais assez complexe quand on rentre dans les détails et quand on s9intéresse à
son optimisation. L'effet de champ désigne la possibilité de contrôler une conduction
par porteurs majoritaires dans un semi-conducteur dopé par l'influence d'un champ
extérieur. Donc la création d'un canal ionisé par effet de champ dans un semi-
conducteur, c'est le principe du MOSFET.
Le capteur de pH-ISFET (Ion Selective or Sensitive Field Effect Transistor) et le
capteur enzymatique ENFET sont issus du transistor MOSFET dont la grille est
remplacée par une membrane chimiquement sensible aux ions H+ en contact direct avec
la solution à étudier.
[Link] MOSFET
6
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Transistor), IGFET (Insulated Gate Field Effect Transistor) et MOST (Metal Oxide
Semiconductor Transistor) [1].
(b) (a)
Figure I-1: Schéma d9un transistor MOS canal sur substrat type P. (a) schéma en
coupe. (b) schéma en vue 3D [1].
7
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Cela permet deux types de fonctionnement: soit en amplification pour les applications
de type analogique, soit en tout ou rien pour les applications logiques.
Le transistor MOSFET se caractérise par le fait que la grille, par l9effet de champ
électrique, contrôle à travers l9oxyde de grille la densité de porteurs dans le canal du
dispositif et ainsi l9intensité du courant dans le canal L.
8
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
M ý si Qss Qox ý Qb
VT ý ý 2 f (I-1)
q q
9
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Ids(mA)
vgs(V)
VT(V)
10
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
ID(mA)
VT(V) VG(V)
Cette zone est également appelée zone ohmique qui correspond à une évolution
quasi-linéaire du courant de drain (Ids) pour de faibles valeurs de la tension drain source
( ). En effet, pour de faibles valeurs de la tension de drain, le canal reste de section
sensiblement uniforme sous la grille. Alors le rôle de la grille étant de contrôler la
densité de charges mobiles sous la grille, on peut caractériser ce contrôle par une loi
N( ) où N représente la densité surfacique de charges et la différence de potentiel
appliquée entre grille et source. À une tension drain-source Vds faible, on peut admettre
que la densité de charges N est uniforme sous la grille. La figure (I-7) montre la zone
linéaire.
W ù 1 ù (I-2)
I D ý n Cox ú(VGS ý VT )VDS ý ø1 ô ùVDS2 ú
L û 2 û
Où :
Cox : la capacité de la grille par unité de surface ;
µ n : la mobilité des porteurs dans le canal;
L: la longueur du canal ;
W : la largeur (perpendiculaire à L).
11
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
÷
ôý
2 2ö f VSB (I-3)
2qN aö f
÷ý
Cox (I-4)
VSB : tension source bulk.
La tension de seuil, VT est donnée par l9équation suivante :
VT ý VT 0 ÷ ø 2ö f VSB ý 2ö f ù
(I-5)
Avec :
VT 0 ý VBP 2ö ÷ 2ö f
(I-6)
фF: est la différence de potentiel entre le niveau de Fermi E F du silicium dopé et son
niveau intrinsèque Ei,
KT ö N a ö
öf ý ln ÷ ÷
q ÷ø ni ÷ø (I-7)
VBP : C9est la tension de bande plate elle est donné par l9équation suivante :
ö Q ö
VBP ý öms ý ÷÷ Qss ý ox ÷÷
ø Cox ø (I-8)
Où φm et φs : représentent le travail de sortie du métal et du semi-conducteur,
respectivement,
ö e ö KT ö ö N ö ö
öms ý ÷÷ ó g ÷÷ ÷÷ ln ÷÷ a ÷÷ ÷ ý öm
ø 2 ø q ø ø ni ø ÷ø (I-9)
Qb : la quantité de charges de la couche de déplétion ;
Qox: la quantité de charges fixes dans l9oxyde;
Qss: la quantité de charges à l9interface semi-conducteur-oxyde ;
12
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
la couche d9inversion devient non uniforme sous la grille ; elle diminue du côté
source au côté drain: c'est l'effet de pincement du canal.
le champ électrique longitudinal sous la grille augmente et devient non
uniforme. La vitesse des électrons n'est plus proportionnelle au champ
électrique. Dans le cas des grilles courtes (L < 1 μm), le gradient spatial de
champ électrique est important, ce qui rend le transport électronique non
stationnaire (la vitesse ne suit plus la caractéristique v(E) obtenue en champ
uniforme.
des électrons sont injectés dans le substrat produisant un courant parasite qui
est à l'origine de la valeur non nulle de la conductance de sortie. L'addition de
tous ces phénomènes entraîne une saturation du courant de drain en fonction
de la tension . Pour les valeurs de tension très importantes, le champ
électrique sous la grille peut être suffisant pour induire de la multiplication par
avalanche et, dans ce cas, le courant drain augmente très rapidement : c'est
le phénomène de claquage, qui est généralement destructif et qui constitue une
limitation fondamentale des performances des transistors de puissance.
La figure (I-7) montre la zone de saturation.
W
ý n Cox
øVgs ý VT ù
2
I Dsat (I-10)
L 2ø1 ô ù
La zone de saturation
Pinch-off
La zone linéaire
13
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
(I-11)
(I-12)
Où , et représente respectivement les variations du courant de drain et des
tensions grille- source et drain-source.
La transconductance est donnée par:
. (I-13)
. (I-14)
14
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Conductance Transconductance
Régime ohmique Régime saturé
W õ ox V 1 Wõ Régime saturé
I ý n (VG ý VT ý D )VD I ý n ox (VG ý VT )2
L eox 2 2 L ' eox
|I | 1 Wõ
I ý n ox (VG ý VT )2 Diminution de la mobilité
|I | Diminution L’ 2 L ' eox liée au fort champ électrique
avec VD transversal qui induit
des chocs avec la surface
Transistor
bloqué Régime ohmique
I ý Idiffusion W õ ox V
Ici, dérivée nulle
de la parabole I ý n (VG ý VT ý D )VD
du régime ohmique ( sous ý le ý seuil ) L eox 2
( faible)
VG - VT VD VT VT+VD VG
VT+VD/2
Figure I-8: Conductance et transconductance du canal.
La conductance .
Au-dessous du seuil, le blocage n9est pas parfait, il existe un courant faible mais non
nul (ID ≠ 0). Ce courant n9est pas un courant de conduction comme à l9état passant mais
un courant diffusif, d9où la dépendance exponentielle de la caractéristique ID(Vg) sous
le seuil.
Le courant à l9état bloqué Ioff correspond au courant ID à Vg= 0 et Vds = VDD
Figure (I-9).
De plus on définit la pente sous le seuil S comme l9inverse de la pente log [ID (Vg)]
à faible Vg soit
15
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Figure I-9:Caractéristique ID(Vgs) à Vds = VDD Figure I-9:Caractéristique log [ID(Vgs)] à Vds =
typique d9un NMOS. Ion, Gm et VT sont indiqués. VDD typique d9un NMOS. Ion, Ioff et S sont
indiqués.
I-3 Capteur ISFET :
[Link] de fonctionnement des ISFETs
En 1970, Piet Bergveld [2] développa un nouveau procédé électronique permettant de
mesurer l9activité des ions dans un milieu chimique et biochimique. Il utilisa le principe
d9une électrode de verre et d9un transistor à effet de champ. Il mit en évidence la
sensibilité aux ions H+ d9un transistor MOS (Métal-Oxyde-Semiconducteur) sans grille
métallique. Il introduisit ainsi le premier capteur chimique (ChemFET) à effet de
champ, l9ISFET (Ion Sensitive Field Effect Transistor). La méthodologie de l'ISFET
pour la mesure d'ions est développée sur la base du transistor MOSFET (transistor à
effet de champ commandé en tension par une grille métallique). Le principe de base du
transistor MOSFET est de pouvoir contrôler le courant circulant entre deux zones de
semi-conducteur (source et drain) par l9application d9une tension Vgs sur la grille.
16
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
L'électrode de grille métallique est isolée du drain et de la source au moyen d9un oxyde
de silicium (SiO2) et commande le courant drain source (Ids) électrostatiquement.
L9impédance d'entrée, extrêmement élevée de l'électrode de grille implique qu'il n9est
pas nécessaire d9appliquer une grande tension d'entrée pour commander ce courant (Ids).
Dans le cas de l'ISFET, la grille métallique est remplacée par une électrode de
référence, l9électrolyte à analyser est une grille isolante sensible à la concentration en
ions recherchés (par exemple H+). Le système fondamental de mesure de l'ISFET est
montré sur la figure (I-10).
Quand Bergveld présenta pour la première fois le composant ISFET, celui-ci
fonctionnait sans électrode de référence. Cependant, des travaux ultérieurs ont indiqué
que les opérations propres à l'ISFET demandent la présence d'une électrode de référence
pour établir un potentiel dans l'électrolyte en contact avec le substrat en silicium [32].
17
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Du fait de la dimension finie des ions et des molécules de solvant dans une solution
électrolytique, il apparaît une différence entre les zones de charge d9espace d9un
système solide-électrolyte.
18
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Une solution électrolytique a des ions appelés anions et cations. Ces ions forment des
paires d'ions avec les sites de la surface de charges opposées, un processus connu sous
le nom de complexassions de surface.
La formation des complexes de surface réajuste également l'acide - base et affecte la
charge de surface en compensant partiellement les sites chargés. Bien sûr la répartition
des ions dans la solution d'électrolyte peut être bien expliquée à l'aide de la théorie de
Gouy 3 Chapman 3 Stern [11].
Selon cette théorie, les deux couches sont formées dans l'électrolyte. Une couche interne
et une couche diffuse.
La couche interne appeleé aussi couche d9Helmholtz est constituée de deux plans ; le
premier appelé plan intérieure d9Helmholtz (PHI) et le plan externe de Helmholtz
(PEH). PIH est le lieu des centres d'ions adsorbés qui forment des paires avec des sites
de surface chargés.
Stern [12] a amélioré ce modèle en tenant compte de la taille des ions solvatés et en
considérant que ceux-ci ne pouvaient s9approcher de la surface que jusqu'au plan interne
d9Helmholtz (PIH). La deuxième couche appelée couche de Stern est réservée aux ions
solvatés. Cette région s9étend de la distance de contact entre les ions adsorbés et les ions
solvatés jusqu9au centre des ions solvatés. Le centre des ions solvatés, le plus proche de
la surface du solide est appelé plan externe d9Helmholtz (PEH) [8,13].
La couche diffuse s'étend à partir de PHO au sein de l9électrolyte et contient des ions
non spécifiquement absorbés qui se comportent comme un nuage ionique équilibrée
par les sites de surface non compensés. Cette couche diffuse est comparable à la zone de
charge d9espace des MOSFETs; l9extension de cette couche dépend du potentiel et de la
concentration en ions de l9électrolyte [14].
Avec ce modèle, la double couche électrique se comporte comme deux condensateurs
CH et CD en série où CH est la capacité d'Helmholtz et CD est la capacité de la couche de
diffusion comme indiqué sur la figure (I-11).
19
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
20
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
La relation entre le potentiel électrique φ0(x) à une distance x du plan PEH et la densité
de charge d9espace ρ(x) est donc :
d 2 0 ( x ) ò ( x)
ý ý (I-18)
dx 2 õ 0 .õ r
Où : ·r est la permittivité de l9eau et ·0 celle du vide.
La distribution des ions dans la double couche sous l9action du potentiel et de l9agitation
thermique est décrite par la statistique de Boltzmann :
ü q ( x) ü
Ci ( x) ý Ci 0 . exp ýý i 0 ý (I-19)
þ k .T þ
Où : Ci et qi sont respectivement la concentration et la charge de l9ion (i).
La densité de charge est :
ü qi0 ( x) ü
ò ( x) ý õ qi .Ci ý õ qi .Ci 0 . exp ýý ý (I-20)
i i þ k .T þ
La combinaison des équations I-3 et I-5 conduit à l9équation Poisson-Boltzmann :
d 2 0 ( x) 1 ü q ( x) ü
dx 2
ýý
õ 0 .õ r
õ q .C
i
i i0 . exp ýý i 0 ý
þ k .T þ
(I-21)
Pour un électrolyte symétrique, dans lequel les ions ont une charge de valeur absolue q:
q+=q-=q
c+=c-=c
Il est possible d9intégrer l9équation I-21 avec comme conditions aux limites :
0 ( x) ý 0 d àx ý0
d 0 ( x )
ò0 ( x) ý 0 donc ý0 à x
dx
La solution de l9équation (I-21) est alors donnée par :
1
d 0 ( x ) ö [Link].C ö 2 q ( x ) ö
ý ý÷÷ ÷÷ . sinh ö÷ 0 ÷ (I-22)
dx ø õ 0 .õ r ø ø 2.k .T ø
En utilisant la loi de Gauss, on obtient la charge de la couche diffuse :
ö q0 ( x) ö
ó d ý ýø8.õ 0 .õ r .k.T .C ù 2 . sinh ÷
1
÷ (I-23)
ø 2.k .T ø
Il est maintenant possible de calculer la capacité différentielle Cd de la couche diffuse en
différenciant l9équation précédente :
21
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
1
dó d ö 2.q 2õ 0 .õ r .C ö 2 ö q ö
Cd ý ý ý÷÷ ÷÷ . cosh÷ 0 d ÷ (I-24)
d 0 d ø k .T ø ø 2.k .T ø
Cette capacité diffuse, qui varie avec la concentration passe par un minimum.
Cd croît rapidement de part et d9autre de ce minimum. Stern [13], en tenant compte de la
taille finie des ions, et du fait qu9ils ne peuvent approcher la surface qu9à une distance
finie, a montré que la capacité est en réalité constituée de deux composantes montées en
série [13]:
une capacité indépendante du potentiel correspondant à la capacité des charges
portées par le plan externe d9Helmholtz,
une capacité en forme de V correspondant à la capacité de la charge réellement
diffuse.
I-3-3-2 Interface Electrolyte-Isolant-Solide (EIS)
Le mécanisme responsable de la variation de la charge de surface peut être expliqué par
la théorie du site binding bien connu introduit en 1973 par Yates et al [14] pour décrire
les propriétés d'une interface électrolyte / oxyde, et elle a été généralisée en 1986 par
Fung et al [15] pour caractériser le capteur ISFET avec des isolants d'oxyde, selon cette
théorie, la surface d'isolation contient des groupes hydroxyle (OH) qui peuvent être
protonés (donc se chargé positivement) ou déprotonés (donc se chargé négativement)
en fonction de la concentration des ions d9hydrogène dans l'électrolyte. Les groupes
hydroxyles de surface, qui peuvent fixer les ions d9hydrogène sont appelés sites de
liaison.
Dans le cas de SiO2 isolant, il est supposé qu'il n'a qu'un seul type de site de liaison
spécifique H+ représentée par SiOH, SiO- et SiOH+. Les réactions d'ionisation sont:
Si ý OH Si ý O ý H
Si ý OH H Si ý OH 2
Si ý OH
Avec k a ý Si ý O ý H S
pH ü pH PZC Si ý OH H S Si ý OH 2
Avec
k b ý Si ý OH 2 Si ý OH H
S
23
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
q 0
H ý [H
S
] exp(ý
kT
) (I-25)
q 0
G ( 0 ) ý ln(10).( pH pzc ý pH ) (I-28)
kT
Avec
ök ö
pH pzc ý ý 1 log ÷÷ a ÷÷ (I-29)
2
ø kb ø
Donc
KT ò
0 ý 2.3 ø pH pcn ý pH ù. (I-30)
q ò 1
÷
÷K ÷ ÷ CD KT
ø b ø
d0 kT ò
Sý ý ln 10. . (I-32)
dpH q ò 1
24
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Pour un bon nitrure (β >> 1), à T = 300°K, la sensibilité est Nernstienne (S ≈ 59 mV/pH)
[13].
I-4 Capteur ENFET :
[Link] et principe de fonctionnement des ENFETs
Depuis son développement dans les années soixante pour les patients
souffrantd'insuffisance rénale, l'hémodialyse a été en évolution afin d'améliorer la santé.
Aujourd'hui, afin de procéder a cette operation, l'efficacité de dialyse doit être connue
avec précision par connaitre la concentration d'urée et de la créatinine au cours du
traitement d'hémodialyse.
D9autres modèles de capteurs ampérométriques sont apparu par la suite, souvent décrits
pour une application donnée. Un ouvrage, paru récemment en 2009, a été consacré à ces
modèles reprenant les derniers travaux concernant la modélisation de ce type de capteur
[20].
25
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Toujours dans les détecteurs enzymatiques, des modèles ont été développés pour les
capteurs conductimétriques, dont le modèle de référence est celui proposé par Sheppard
et al [21], qui présente un modèle d9un capteur conductimétrique pour la détection de
l9urée. Ce modèle de capteur sensible à l9augmentation de la conductivité de la solution
à la surface, due à l9hydrolyse de l9urée, est présenté figure 1.10, où est illustré le
capteur en coupe ainsi que les variations spatiales de la concentration de l9urée et des
produits issus de la réaction enzymatique.
Concernant les EnFETs, l9objet de notre étude, les premiers travaux de modélisation du
capteur potentiométrique EnFET ont été réalisés par Caras et Al. En 1985, où ils
présentent le modèle du Glucose-EnFET et du pénicilline-EnFET [21] [22]. Leur
modèle (figure 1.11) très simplifié, considère que la réaction enzymatique ne produit
qu9un seul acide. Il prend en compte la diffusion du substrat et du produit de la réaction
enzymatique (l9acide), en considérant que leurs coefficients de diffusion sont égaux et
26
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Dans la littérature, peu de travaux dédiés à la modélisation des EnFETs ont été réalisé
depuis. Ainsi le LAAS a entrepris de réaliser un modèle pour la créatinine-EnFET [24]
et l9urée EnFET [25] [26]. Dans les travaux de thèse de Marie-Laure Pourciel-Gouzy un
modèle de l9urée-EnFET qui prend en compte les mécanismes enzymatiques décrit par
Michaelis-Menten et les réactions acido-basiques, a été proposé. Ce modèle permet
d9étudier l9influence du pH initial de la solution et les différentes concentrations des
espèces issues de la réaction enzymatique. Quelques hypothèses sont faites, pour
s9affranchir de l9effet de la cinétique de réaction, la concentration du substrat est
supposée très grande, permettant de dire que la vitesse de réaction en est indépendante.
D9après l9équation de Michaelis-Menten, la vitesse de la réaction est ainsi supposée
constante et toujours maximale. Ce modèle permet d9intégrer les réactions acido-
basiques mais reste à compléter par la prise en compte de la diffusion.
27
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Ainsi, d9après ce que nous avons vu précédemment on peut trouver quelques modèles
fiables et assez complets pour les capteurs ampérométriques et conductimétriques, de
plus, concernant notre cas ou on envisage d9étudier un capteur EnFET, on retrouve des
travaux où les différents phénomènes physico-chimiques liés à la réaction enzymatique,
la diffusion des espèces issues de cette réaction enzymatique ou les réactions acido-
basiques sont traitées simultanément [27]. Ceci montre la nécessité de développer une
autre approche afin de pouvoir simuler le fonctionnement de l9EnFET.
I-4-1-1 Etude théorique
28
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
[S ] K m
v ý vmax (I-33)
[S ]
où v est la vitesse de la réaction chimique et vmax est sa valeur maximale, [S] est la
concentration du substrat en solution et KM est la constante de Michaelis :
K ý1 K ý 2
Km ý (I-34)
K1
En fait, vmax est appelé activité enzymatique. Une unité d9activité enzymatique
est la quantité d9enzyme qui catalyse la transformation de 1 mole de substrat par minute,
soit aM = 16, 67×10-9mol/s.
Les enzymes sont piégées dans une couche d9alcool polyvinylique (PVA) qui sert de
matrice d9immobilisation. Le terme de production/consommation des espèces
29
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
biochimiques g exprimé en moles par unité de volume et unité de temps dépend donc du
nombre d9unités d9activité enzymatique par unité de volume Nenz contenu dans la
couche PVA du capteur. Il s9écrit :
[S ] K m
g ý am N enz (I-35)
[S ]
30
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Après avoir calculer les concentrations chimiques de toutes les espèces acido-basiques
consommées ou produites lors de la réaction enzymatique, et après avoir pris
connaissance des réactions chimiques correspondantes, ainsi que les différentes
constantes d9acidité on pourra d9établir l9équation d9électroneutralité. La détermination
de cette équation nous donne la possibilité de déterminer la fonction pH de la solution
en tout point.
Avec :
S représente la sensibilité du capteur en mV/pH, elle est donné par l9équation (I -
32).
VT0 est la tension de seuil du capteur ne dépendant que des paramètres
technologiques vu dans la section (I-3-2) et elle est présenté par l9équation (I -
15).
pHpzc : pH au point de charge nulle.
31
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
On pose : [H3O+]= h+
En considérant les concentrations des différentes espèces chimiques présentes en
solution aqueuse, les équations caractéristiques du système chimique NH4+/NH3
donnent:
[ NH 3 ]h
ý K1
NH 4 (I-42)
h+[OH-] = Ke
[NH4+]+[NH3] = CP
h+ + [NH4+] = [OH-] + Ct
Où:
-K1 est la constante de dissociation du couple NH4+/NH3 (K1= 5,62.10-10mol/L).
-Ke est le produit ionique de l'eau (Ke = 10-14; pKe= 14).
-Cp est la concentration d'ammoniac produit par la réaction enzymatique.
-Ct est une constante assurant l'électoneutralité de la solution ( pour une solution initiale
de potentiel hydrogène pH0, Ct= 10-pH0 - 10(-pKe+pH0)).
A partir des équations (I-42), on obtient :
h+3 + (K1 + Cp- Ct)h+2 -(Ke + K1Ct)h+ - KeK1 = 0 (I-43)
Ce polynôme de troisième degré va permettre de déterminer la concentration d'ions
H3O+ et ainsi la valeur de potentiel hydrogène (pH = -log [H3O+])
[ S ]K m
g ý am N enz (I-44)
[S ]
I-5 Conclusion
32
Chapitre I Extension du fonctionnement du MOSFET au capteur ENFET
Dans ce chapitre Nous avons rappelé dans un premier lieu les principales
caractéristiques et le mode de fonctionnement des différentes structures, à savoir le
transistor MOSFET à canal N et P.
En deuxième lieu, on a décrit le fonctionnement électrochimique du capteur ISFET.
Cette étude va nous permettre de passer à l9étude du capteur EnFET fondée sur la
mesure de pH et le développement d9un modèle analytique qui se base sur des équations
implicites qui pourront être résolu numériquement, ce qui représente l9inconvénient
majeur de ce modèle. Ce problème peut être résolu en utilisant la technique des réseaux
de neurones ce qui fera l9objet du chapitre suivant.
33
Chapitre II
Réseaux de neurones et linéarisation
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
II.1 Introduction
35
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
(II-1)
(II-2)
Cette sortie correspond à une somme pondérée des poids et des entrées moins le
biais b du neurone. Le résultat n de la somme pondérée s9appelle le niveau d9activation
du neurone. Le biais b s9appelle aussi le seuil d9activation du neurone. Lorsque le
niveau d9activation atteint ou dépasse le seuil b, alors l9argument de f devient positif (ou
nul). Sinon, il est négatif.
36
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
peut considérer que ces sortes de filaments sont conductrices d'électricité et peuvent
ainsi véhiculer des messages depuis un neurone vers un autre. Les dendrites
représentent les entrées du neurone et son axone sa sortie.
Les neurones font une sommation des signaux reçus en entrée et en fonction du
résultat obtenu vont fournir un courant en sortie [30]. (figureII.2)
Un autre facteur limitatif dans le modèle que nous nous sommes donnés concerne
son caractère discret. En effet, pour pouvoir simuler un réseau de neurones, nous allons
rendre le temps discret dans nos équations. Autrement dit, nous allons supposer que tous
37
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
les neurones sont synchrones, c9est-à-dire qu9à chaque temps t, ils vont simultanément
calculer leur somme pondérée et produire une sortie a(t) = f (n(t)). Dans les réseaux
biologiques, tous les neurones sont en fait asynchrones.
Revenons donc à notre modèle tel que formulé par l9équation II.2 et ajoutons la
fonction d9activation f pour obtenir la sortie du neurone :
En remplaçant wT par une matrice W = wT d9une seule ligne, on obtient une forme
générale que nous adopterons tout au long de cet ouvrage :
a = f (Wp2 b) (II-4)
L9´equation II.4 nous amène à introduire un schéma de notre modèle plus compact
que celui de la figure II.1. La figure II.3 illustre celui-ci. On y représente les R entrées
comme un rectangle noir (le nombre d9entrées est indiqué sous le rectangle). De ce
rectangle sort le vecteur p dont la dimension matricielle est R×1. Ce vecteur est
multiplié par une matrice W qui contient les poids (synaptiques) des neurones. Dans le
cas d9un neurone simple, cette matrice possède la dimension 1×R. Le résultat de la
38
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
multiplication correspond au niveau d9activation qui est ensuite comparé au seuil b (un
scalaire) par soustraction. Finalement, la sortie du neurone est calculée par la fonction
d9activation f. La sortie d9un neurone est toujours un scalaire.
Comme son nom l9indique, la fonction seuil applique un seuil sur son entrée. Plus
précisément, une entrée négative ne passe pas le seuil, la fonction retourne alors la
valeur 0 (on peut interpréter ce 0 comme signifiant faux), alors qu9une entrée positive
ou nulle dépasse le seuil, et la fonction retourne 1 (vrai). Utilisée dans le contexte d9un
neurone, cette fonction est illustrée à la figure II.4a. On remarque alors que le biais b
dans l9expression de a = hardlim (wTp 2 b) (équation II.4) détermine l9emplacement du
seuil sur l9axe wTp, ou la fonction passe de 0 à 1. Nous verrons plus loin que cette
fonction permet de prendre des décisions binaires.
39
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
La fonction linéaire est très simple, elle affecte directement son entrée à sa sortie :
a = n. (II-5)
Appliquée dans le contexte d9un neurone, cette fonction est illustrée à la figure
II.4b. Dans ce cas, la sortie du neurone correspond à son niveau d9activation dont le
passage à zéro se produit lorsque wTp = b.
La fonction de transfert sigmoïde est quant à elle illustrée à la figure II.4c. Son
équation est donnée par :
(II.6)
Elle ressemble soit à la fonction seuil, soit à la fonction linéaire, selon que l9on est
loin ou prés de b, respectivement. La fonction seuil est non-linéaire car il y a une
40
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
discontinuité lorsque wTp = b. De son côté, la fonction linéaire est tout à fait linéaire.
Elle ne comporte aucun changement de pente. La sigmoïde est un compromis
intéressant entre les deux précédentes. Notons finalement, que la fonction «tangente
hyperbolique» est une version symétrique de la sigmoïde.
Fig. II.4 – Fonction de transfert : (a) du neurone «seuil» ; (b) du neurone «linéaire», et (c) du
neurone «sigmoïde»
41
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
Un poids wi,j est associé à chacune des connexions. Nous noterons le premier
indice par i et le deuxième par j. Le premier indice (rangée) désigne toujours le numéro
de neurone sur la couche, alors que le deuxième indice (colonne) spécifie le numéro de
l9entrée. Ainsi, wi,j désigne le poids de la connexion qui relie le neurone i à son entrée j.
L9ensemble des poids d9une couche forme donc une matrice W de dimension S × R :
(II.7)
Notez bien que , dans le cas général (les nombres de neurones et d9entrées
sont indépendants). Si l9on considère que les S neurones forment un vecteur de
neurones, alors on peut créer les vecteurs b = [b1b2 · · · bS]T , n = [n1n2 · · · nS]T et a =
[a1a2 · · · aS]T . Ceci nous amène à la représentation graphique simplifiée, illustrée à la
figure II.6. On y retrouve, comme à la figure II.3, les mêmes vecteurs et matrice. La
seule différence se situe au niveau de la taille, ou plus précisément du nombre de
rangées (S), de b, n, a et W.
42
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
Il importe de remarquer dans cet exemple que les couches qui suivent la première
ont comme entrée la sortie de la couche précédente. Ainsi, on peut enfiler autant de
couche que l9on veut, du moins en théorie. Nous pouvons aussi fixer un nombre
quelconque de neurones sur chaque couche. En pratique, il n9est cependant pas
souhaitable d9utiliser trop de neurones. Finalement, notez aussi que l9on peut changer de
fonction de transfert d9une couche à l9autre. Ainsi, toujours dans le cas général
.
La dernière couche est nommée «couche de sortie». Les couches qui précédent la
couche de sortie sont nommées «couches cachées». Le réseau de la figure II.7 possède
donc deux couches cachées et une couche de sortie.
Les réseaux multicouches sont beaucoup plus puissants que les réseaux simples à
une seule couche. En utilisant deux couches (une couche cachée et une couche de
sortie), à condition d9employer une fonction d9activation sigmoïde sur la couche cachée,
on peut entraîner un réseau à produire une approximation de la plupart des fonctions,
avec une précision arbitraire (cela peut cependant requérir un grand nombre de neurones
43
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
sur la couche cachée). Sauf dans de rares cas, les réseaux de neurones artificiels
exploitent deux ou trois couches.
Tout d9abord, rappelons que le nombre d9entrées du réseau (R), de même que le
nombre de neurones sur la couche de sortie est fixé par les spécifications du problème
que l9on veut résoudre avec ce réseau. Par exemple, si la donnée du problème comporte
quatre variables en entrée et qu9elle exige de produire trois variables en sortie, alors
nous aurons simplement R = 4 et SM = 3, où M correspond à l9indice de la couche de
sortie (ainsi qu9au nombre de couches). Ensuite, la nature du problème peut aussi nous
guider dans le choix des fonctions de transfert. Par exemple, si l9on désire produire des
sorties binaires 0 ou 1, alors on choisira probablement une fonction seuil pour la couche
de sortie. Il reste ensuite à choisir le nombre de couches cachées ainsi que le nombre de
neurones sur ces couches, et leur fonction de transfert. Il faudra aussi fixer les différents
paramètres de l9algorithme d9apprentissage. Mais nous y reviendrons en temps et lieu !
44
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
Il s9agit d9un registre à décalage qui permet d9introduire un retard dans une
donnée que l9on veut acheminer dans un réseau. La sortie retardée a(t) prend la valeur
de l9entrée u au temps t − 1. Cet élément de retard présuppose que l9on peut initialiser la
sortie au temps t = 0 avec la valeur a(0). Cette condition initiale est indiquée à la figure
II.8 par une flèche qui entre par le bas de l9élément.
Parmi les types des réseaux de neurones les plus utilisés on trouve le MLP
avec son algorithme d9apprentissage, la rétropropagation des erreurs. Le perceptron
multicouche est un réseau orienté de neurones artificiels organisé en couches, où
l9information voyage dans un seul sens, de la couche d9entrée vers la couche de sortie.
Le perceptron multicouches (noté MLP pour Multi Layer Perceptron en anglais) est
directement inspiré du raisonnement présenté au dessus. L'idée principale est de grouper
des neurones dans une couche. On place ensuite bout à bout plusieurs couches et
connecte complètement les neurones de deux couches adjacentes. La couche d9entrée
présente toujours une couche virtuelle associée aux entrées du système, elle ne
contient aucun neurone. Les couches suivantes sont des couches de neurones. Les
entrées des neurones de la deuxième couche sont donc en fait les sorties des neurones de
la première couche. Les neurones de la première couche sont reliés au monde extérieur
et reçoivent tous le même vecteur d'entrée (c'est en fait l'entrée du réseau). Ils calculent
alors leur sorties qui sont transmises aux neurones de la deuxième couche, etc. Les
sorties des neurones de la dernière couche forment la sortie du réseau [32].
45
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
c'est à dire un ensemble fini de couple de vecteurs (x_i,y_i). Dans un tel couple, x_i
désigne l'entrée du réseau et y_i la sortie désirée pour cette entrée. On écrit alors la
fonction calculée par le réseau sous une forme paramétrique : f(x,w) désigne la sortie du
réseau quand on lui présente en entrée le vecteur x et qu'il utilise les poids synaptiques
contenus dans le vecteur w. On se donne enfin une distance sur l'espace vectoriel de
sortie, c'est à dire un moyen de mesurer l'erreur commise en un point par le réseau. Si
cette distance est notée d, on cherche alors à trouver la valeur de w qui minimise la
somme d'erreur totale commise par le réseau, c'est à dire la somme des distances entre
les sorties obtenues et les sorties désirées, c'est à dire somme des d(f(x_i,w),y_i). Cette
erreur est une fonction de w et on peut donc utiliser les techniques classiques
d'optimisation de fonction pour trouver son minimum [33].
II.1.6 La rétro-propagation
46
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
capteur nous pouvons être confrontés avec un ou plusieurs types d'erreurs suivantes
[34]:
Offset: quand un signal physique d'entrée zéro (ou minimum) est appliqué, et le
signal de sortie mesuré n'est pas zéro (ou minimum de gamme de sortie) il donne la
valeur d9offset.
Gain, gamme, ou erreur plein échelle (full-scale error) : Le signal physique
d'entrée maximum n9est pas exprimé par un signal électrique de sortie maximum.
Non linéarité : La variation de la sortie du capteur ne change pas linéairement
avec la variation du signal physique d'entrée.
Sensibilité multiple : Le capteur est non seulement sensible au signal d'entrée
mais également à d'autres paramètres.
Hystérésis : La réponse du capteur peut avoir deux valeurs différentes pour une
même grandeur physique suivant un cycle (croissant ou décroissant). La différence entre
ces deux valeurs donne la valeur de l9hystérésis.
47
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
non linéarité
courbe de
transfert idéal
Si nous voulons examiner des capteurs avec une sensibilité à une autre grandeur
physique d'entrée, nous devons considérer la courbe de transfert du capteur en tant que
deux fonctions. Nous pouvons exprimer la sortie électrique du capteur eout comme
fonction S de signal d'entrée de deux signaux physiques d'entrées φin et ψin.
48
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
Ainsi la fonction normalisée idéale est donnée par le y = g(x, y) = x. les deux
fonctions bidimensionnelles de transfert peuvent être présentées graphiquement comme
une surface tridimensionnels d'une image « 3D ». Les exemples sont montrés dans la
figure II.10 dans ce cas, le but du calibrage est de traiter la fonction de transfert à
capteur f( X, Z ) de telle manière que la fonction qui résulte h( X, Z), laquelle ressemble
à une fonction linéaire g( X, Z ) ceci exigera le calibrage des mesures f(Xn, Zm) pour
différentes conditions d'entrée définis par Xn [n=1 à N ] et Zm [m=1 à M ].
ε( X, Z ) = h( X, Z )-g( X, Z ). (II.9)
II.2.3 Linéarisation
49
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
Certains capteurs montrent une réponse non linéaire, d9une forme de non linéarité
connue. Comme une erreur systématique devrait de préférence être corrigée par une
linéarisation systématique, plutôt qu'au moyen d'interpolation des mesures multiples de
calibrage. Un capteur avec une courbe de transfert logarithmique pourrait être écrit sous
la forme de l9équation (II-10) avec a. b, c, et d sont des constantes dépendantes du
capteur.
50
Chapitre II Réseaux de neurones et linéarisation
Circuit pour
Convertisseur I/V
l9exponentiel
Capteur
R
es Ic Vout
S Vbe
(II-11)
(II-13)
Les calculs exigés peuvent se devisés en deux groupes. D'abord, le calcul des
valeurs correctes pour les coefficients de calibrage pendant ou après la phase de
calibrage. Ceci peut être fait extérieurement du capteur (sur un ordinateur). Le calcul
secondaire du signal de sortie linéarisé basé sur la sortie et les coefficients de calibrage.
Cette correction doit être intégrée avec le capteur intelligent, dans le matériel analogue
ou numérique, ou dans le logiciel dans un microcontrôleur connectant le capteur. La
mémoire doit être présente pour stocker les coefficients de calibrage.
Conclusion
52
Chapitre III
Modélisation du capteur ENFET par les
ANN
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
Introduction
L9objectif de ce troisième chapitre est de créer un modèle à base des réseaux de neurone
« ANN-model » pour le substituer à la réponse du modèle utilisé (modèle EnFET « Chapitre
I ») et de la modélisation statique des réseaux de neurones « Chapitre II » réalisés à l9aide du
logiciel Matlab.
La construction d9un modèle à base d9ANN pour l'EnFET, est de reproduire fidèlement
son comportement lors de la phase de conception du capteur intelligent (chapitre IV).
Autrement dit, ce modèle servira à la simulation comportementale du capteur intelligent, vu
que le modèle analytique de l'EnFET est limité à des conditions moins dynamiques.
Dans cette section nous allons présenter une simulation du capteur EnFET effectué par
l'application du modèle analytique présenté dans le chapitre (I) utilisant Matlab, de ce fait
nous avons utilisé les paramètres suivants :
-Constante de Michaelis Km = 3,5.10-3 mol/l pour la créatinine déiminase.
-nombre d9unités enzymatiques par unité de volume : Nenz = 10 unités/cm-3.
-pH de la solution initiale : pH0 = 7.5.
Finalement, le créatinine-EnFET a été étudié dans la gamme de concentration de créatinine
en solution [10-7; 10-2 mol/l].
Il est facile de définir trois paramètres influents sur la réponse du capteur tel que :
La constante de Michaelis KM, le nombre d9unités enzymatiques par unité de volume Nenz et
le potentiel hydrogène initial de la solution pH0.
III-1-2 Influence du potentiel d’hydrogène initial pH0
La figure III.1 représente les différentes réponses potentiométriques du capteur créatinine-
EnFET pour divers valeurs du potentiel hydrogène de la solution initiale pH0 (pour KM =
3,5.10-3mol/L, Nenz=100 unités/cm-3). Etant donné que le principe de détection choisi est basé
sur la mesure du pH, l9influence du potentiel hydrogène initial pH0 est une évidence.
La réaction enzymatique va consommer la créatinine pour produire l9ammoniac responsable
de l9augmentation de la basicité. Plus la consommation de créatinine est importante, plus le
pH va augmenter. De même plus le milieu est acide, plus la quantité d9ammoniac nécessaire à
cette variation doit être grande, et donc plus la quantité de créatinine à consommer doit être
importante.
54
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
0.30
0.29 pH0=5
0.28 pH0=8
0.27
0.25
0.24
0.23
0.22
0.21
0.20
En observant la figure III.2 on trouve qu'il ya une forte insensibilité et saturation pour
les plus faibles et les plus fortes concentrations de KM, par contre dans la zone intermédiaire il
existe une réponse linéaire entre tension de seuil VT mais avec une sensibilité moyenne.
Sachant que la constante de Michaelis est une donnée d9une enzyme, elle traduit son
affinité avec son substrat. En fait, elle caractérise la vitesse de la réaction. Plus la valeur est
faible, plus la réaction est rapide. Dans le modèle la constante de Michaelis intervient dans la
fonction de génération/consommation d9espèces par la réaction enzymatique g(x) équation
(I.44) chapitre I.
55
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
constater que plus le KM augmente plus la concentration de créatinine doit être importante
pour avoir une bonne réponse du capteur.
0.29
-4
0.28
Km=10
-3
Km=10
0.27 -2
Km=10
0.26 Km=0.1
Tension de seuil [V]
0.25
Km=1
0.24
0.23
0.22
0.21
0.20
56
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
0.32 3
Nenz=10 unités/cm
0.31 3
Nenz=100 unités/cm
0.30 3 3
Nenz=10 unités/cm
0.29 3 3
Nenz=5.10 unités/cm
0.28
0.26
0.25
0.24
0.23
0.22
0.21
0.20
1E-7 1E-6 1E-5 1E-4 1E-3 0.01
Concentration du substrat [Mol/l]
Pour créer le modèle ANN du capteur enzymatique au moyen des réseaux de neurones
on choisi en premier lieu une base de données caractérisée, dans notre cas, par la constante de
Michaelis Km, le nombre d'unités d'activité enzymatique par unité de volume Nenz et la
concentration du substrat et enfin la réponse du notre capteur. Dans une deuxième étape on
procède à une séparation de la base d9apprentissage et celles de validation et de test, puis on
fait l9entraînement d'un réseau de neurones sur la base d9apprentissage formé précédemment
avec l'algorithme de rétropropagation. Finalement on peut mesurer la performance du modèle
obtenu avec la base de données réservée au test.
Le capteur EnFET que nous avons étudié couvre un intervalle de constante de Michaelis
entre 1.10-4 à 1 mol/ l, une gamme de nombre d'unités d'activité enzymatique par unité de
volume de 10 à 5000 unités/cm3et un intervalle de concentration de substrat entre 10-7 à 10-2
mol/l [36]. Notant que notre étude du capteur est fondé sur les résultats présentés dans le
chapitre I, donc pour la formation de la base de données nous avons choisi un pas de
constante de Michaelis 10-2 mol/L, et un pas de nombre d'unités d'activité enzymatique par
unité de volume 50 unités/cm3 et un pas de concentration de substrat 1.10-7 mol/l, enfin on
57
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
obtient une base de données qui dispose donc 46X3X6 éléments et 4 vecteurs de la forme X
(Km, Nenz, Csub, Vt), en conséquence l9apprentissage du réseau de neurones est réalisé avec une
base de données de 828 éléments figure III.1.
0.32
0.3
Tension de seuil [V]
0.28
0.26
0.24
0.22
0.2
5000
4000 -2
10
3000 -3
-4
10
2000 10
-5
1000 -6 10
Nenz [unités/cm3] 0 -7
10
10
[Mol/l]
Concentration du substrat [Mol/L]
Le but de créer une base de validation est de tester « valider » les résultats obtenus après
l9apprentissage. Donc la base de validation est crée par l9introduction des valeurs qui sépare
les valeurs de la base d9apprentissage, dans ce contexte il n9y a pas de règles précises qui
justifie cette séparation, néanmoins, d9une façon générale la base de test couvre entre 10% et
20% de la base de données, suivant le problème étudié. Les deux bases de données ainsi
obtenues par cette séparation doivent forcément couvrir l9espace de fonctionnement. Dans
notre cas la formation de ces bases de données peut se faire comme suit: nous avons la
concentration de substrat qui varie entre 10-7 mol/l et 10-2 mol/l, alors les deux bases
représente des différentes valeurs distribuées le long de cet intervalle. Le même concept est
appliqué à des intervalles de variation de la constante de Michaelis et de nombre d'unités
d'activité enzymatique par unité de volume, respectivement. Dans notre cas la base
d9apprentissage est composée de 828 éléments, quand à la base de test elle est composée de
90 éléments. Il est impérativement important de ne pas utiliser aucun élément de la base de
test durant l'apprentissage, car cela va nous donner un modèle neuronal complètement faux.
Donc cette base est réservée uniquement à la mesure finale de la performance du modèle
58
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
obtenu. Autrement dit, elle sert à vérifier si le réseau de neurones a une bonne performance
sur les exemples qu9il n9a pas appris « base de test ». Dans l9utilisation de cette technique, il
existe toujours le risque de sur-apprentissage, c9est-à-dire, quand le réseau a pris
excessivement de paramètres pour évoquer une fonction qui n9est pas très complexe. Nous
allons nous retrouver dans un problème de sur apprentissage ce qui est traduit par une
augmentation de l9erreur sur la base de validation [37].
La formation de la base de données est une étape essentielle pour faire l9apprentissage
de réseaux de neurone et même pour les deux autres étapes de validation et de test, de plus le
nombre de couches et des neurones utilisés dans chaque couche est très important en vue
d'avoir un bon entrainement qui permet par la suite d'obtenir un excellent résultat.
59
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
Nombre «couches et
neurones» Charger les données
Calculer
i=i+1 Afficher
EQM f S
Oui
« Performance
atteinte »
Fin
Dans notre cas, puisque le nombre des neurones dans la couche de sortie est déterminé
par le nombre de sorties du système à modéliser, l'EnFET possède une seule sortie VT donc un
neurone pour la couche de sortie.
60
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
Km
Vt
Nenz
Couche de
Csu
sortie
b
Le choix de l'architecture présentée dans la figure III.3, a été faite après quelque tests
de réseau avec un nombre de neurones entre 1 et 6 neurones pour la première couche et entre
0 et 6 neurones pour la deuxième, puis nous avons aperçu la variation de l9erreur
d9apprentissage et de test. Le tableau III.1 résume les différents résultats obtenus, cependant
l9erreur de test converge vers le minimum dans l9architecture numéros 26 ce qui justifie notre
choix.
61
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
62
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
De même pour les choix des types des fonctions d9activations, nombre maximum
d9itération ainsi que l9EQM. On procède au test et l9observation de la variation de l9erreur et
bien sur la solution pour des différentes valeurs pour avoir les meilleurs résultats. Afin
d9évaluer l9influence du seuil S sur le nombre d9itérations nécessaires pour obtenir EQM<S.
Nous avons choisi plusieurs valeurs de S, les figures III.4 et III.5 et III6 montrent l9évolution
de l9EQM en fonction du nombre d9itérations pour des différentes valeurs du seuil.
63
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
Le nombre d9itérations montré par les figures précédentes indique que plus le seuil « S »
est faible, plus ce nombre d9itérations est important et vis-vers-ça.
Dans cette partie notre étude est focalisée sur la comparaison entre la base de données
initial et celle obtenue après l9apprentissage, utilisant la base de test, nous avons trouvé que
notre modèle exprime parfaitement la variation de la réponse de l9EnFET. Les figures III.6,
III.7 et présentent la performance du modèle obtenu pour les deux nombres d'unités d'activités
enzymatiques par unité de volume 10 unités/cm3 et 100 unités/cm3.
A partir des figures III.6, III.7 on peut facilement vérifier la fiabilité de notre modèle
pour la prédiction de la réponse de l9EnFET sur une large gamme de concentration du substrat
et de nombre d9unités enzymatiques.
64
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
Modèle analytique
0.28
Modèle ANN
-3
Km=3.5.10 mol/l
3
0.26 Nenz=10 unités/cm
0.22
0.20
0.240
Modèle analytique
Modèle ANN
0.235 -3
Km=3.5.10 mol/l
3
0.230 Nenz=100 unités/cm
Tension de seuil [V]
0.225
0.220
0.215
0.210
0.205
0.200
1E-7 1E-6 1E-5 1E-4 1E-3 0.01
Concentration du substrat [Mol/l]
65
Chapitre III Modélisation du capteur ENFET par les ANN
Le tableau III.2 résumé tous les paramètres utilisés pour l9optimisation du modèle ANN
du capteur enzymatique.
Conclusion
66
Chapitre IV
Modèle intelligent (INV-ANN) du capteur
ENFET
Chapitre IV Modèle intelligent (INV-ANN) du capteur EnFET
Introduction
Il est possible de surmonter les inconvénients des capteurs EnFET tel que la non
linéarité de ce capteur avec un transfert inversement non linéaire quand l'expression de la
courbe de transfert du capteur est connue. Les capteurs intelligents intègrent des circuits de
conditionnement, dans le but est la correction des réponses non linéaire. L9utilisation des
réseaux de neurones comme des composants de mesure, nous donne la possibilité de corriger
la réponse des capteurs, cette technique a connu un essor considérable au cours de ces
dernières années. En effet, les ANNs présentent l9avantage d9une grande adaptation aux
différents problèmes causés par la non-idéalité des capteurs [38] [39].
Dans le but d9avoir une réponse linéaire de notre capteur, il nous faut un modèle inverse
INV-ANN, dit aussi modèle intelligent. Ainsi, pour le développement de ce modèle on
commence par la linéarisation de la réponse de la tension de seuil obtenue en utilisant les
réseaux de neurones. On choisit une base de données caractérisée, cette fois par la tension de
seuil relevée à la sortie, le nombre d'unités d'activité enzymatique par unité de volume Nenz et
la réponse linéarisée du INV-ANN, respectivement. Deuxièment, on va procéder à la
formation de la base de test et de validation en séparant la base d9apprentissage, puis on fait
l9entraînement d'un réseau de neurones sur la base d9apprentissage avec l'algorithme de
rétropropagation et finalement on vérifie la performance du modèle obtenu avec la base de
test.
68
Chapitre IV Modèle intelligent (INV-ANN) du capteur EnFET
modèle analytique
0.28 sortie lineaire
0.26
0.22
0.20
1E-6 1E-5 1E-4 1E-3 0.01
Concentration du substrat [Mol/l]
69
Chapitre IV Modèle intelligent (INV-ANN) du capteur EnFET
0.3
0.28
0.24
0.22
0.2
0.18
7
10
-2
6
-3 10
10 10
-4
-5 10
5
10 -6 10
-7 10
4 -8 10
10 10
Nombre d'unités d’activité enzymatique [Mol/L] Concentration du substrat [Mol/L]
Dès que la création de la base de données et celle de validation est obtenue, où ces
dernières sont nécessaires pour l9apprentissage, on passe à réaliser une simulation par réseaux
de neurones où l'on garde la même structure neuronale précédante; le nombre des couches
cachées « 2 », le nombre des neurones utilisés dans chaque couche cachée (« 4 » pour la
première et « 4 » pour la deuxième), et on garde aussi le même choix de type des fonctions
d9activations. Pour que le modèle INV-ANN exprime précisément la linéarisation de la
réponse du capteur. Cette structure est illustrée par la figure IV.3.
VT
VTL
Nenz
Couche de
Csu
sortie
b
70
Chapitre IV Modèle intelligent (INV-ANN) du capteur EnFET
Nous avons, maintenant, tous les éléments essentiels pour commencer l9apprentissage
du modèle inverse INV-ANN respectant les mêmes procédures adoptés à l9ANN pour le
développement du modèle INV-ANN. La figure IV.4 illustre l9évolution de l9erreur globale
sur la base d9apprentissage en fonction du nombre d9itérations.
Un programme Matlab nous permet de faire une comparaison entre la base de données
linéarisée et celle obtenue après l9apprentissage. La figure IV.5 présente le signal d9entrée de
INV-ANN à Nenz=100 unités /cm3 avec la courbe de linéarisation obtenues après
l9apprentissage pour montrer la performance du modèle obtenu.
71
Chapitre IV Modèle intelligent (INV-ANN) du capteur EnFET
0.26
0.24
0.23
0.22
0.21
0.20
1E-7 1E-6 1E-5 1E-4 1E-3 0.01
Concentration du substrat [Mol/l]
72
Chapitre IV Modèle intelligent (INV-ANN) du capteur EnFET
Nous avons utilisé un programme Matlab pour l9apprentissage qui nous donne les
matrices des paramètres du réseau de neurones « biais et poids ».
Conclusion
Les résultats de simulation obtenus, montrent que le modèle INV-ANN développé a permis de
corriger la sortie du capteur, tout en éliminant la non linéarité. L9association de cet élément de
correction, modélisé à base des ANNs a apporté des améliorations considérables sur le
fonctionnement du notre capteur.
73
Conclusion
Générale
Conclusion Générale
Conclusion générale
Le principe du capteur intelligent étudié repose sur un dispositif dont le diélectrique est
constitué par la solution dont on veut connaitre la quantité enzymatique dans la solution
(concentration du substrat) selon le décalage de la tension de seuil. Malheureusement, toute
variation des grandeurs d9influence (la concentration du substrat ou la constante de Michaelis
...) induit une erreur de la réponse en plus de la réponse non linéaire. Pour arriver à compenser
toutes ses dérives, nous avons fait appel, dans ce mémoire, aux réseaux de neurones d9abord
pour reproduire fidèlement la nature de la réponse du modèle du capteur enzymatique appelé
modèle direct. Puis, en second lieu nous avons conçu un modèle inverse appelé capteur
intelligent qui permet d9éliminer toutes les imperfections que nous avons relevées. Comme
perspective de ce travail, on peut imaginer son extension à d'autres paramétres qui affectent sa
réponse à titre d'exemple nous citerons l'hystéresis, l9intégration matérielle de ce modèle sur
des FPGA ou un ASIC qui sera pourquoi pas commercialisé. L'insertion du modèle conçu
peut se faire sur le logiciel PSPICE.
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Résumé
Mots clés :
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Symbole Description Unité
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