Guide de recherche en Afrique de l'Ouest
Guide de recherche en Afrique de l'Ouest
GUIDE
pour l’organisation
de la recherche scientifique
en Afrique de l’Ouest francophone
Guide pour l’organisation
de la recherche scientifique
en Afrique de l’Ouest francophone
Préface du Professeur Jean-Paul de GAUDEMAR,
Recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF)
..............................
Creative Commons 2019 Agence universitaire de la Francophonie
SOMMAIRE
PREFACE...........................................................................................7
AVANT-PROPOS..............................................................................11
INTRODUCTION............................................................................14
Chapitre 1 : RAPPEL DES CONCEPTS..........................................22
I. Missions de la recherche.......................................................23
II. Métiers de la recherche.........................................................25
III. Modes d’interaction des disciplines dans les activités de
recherche : de la monodisciplinarité à la transdisciplinarité.............28
IV. Valorisation des résultats de la recherche..............................30
Chapitre 2 : DÉFINITION D’UNE POLITIQUE NATIONALE DE
RECHERCHE ET D’INNOVATION................................................33
I. Introduction...........................................................................34
II. Etat des lieux de la politique de recherche et d’innovation en
Afrique de l’Ouest francophone........................................................35
III. Les fondements d’une politique nationale de recherche et
d’innovation......................................................................................37
IV. Conclusion............................................................................51
Chapitre 3 : QUELQUES MODELES DE GOUVERNANCE DU
SYSTEME NATIONAL DE RECHERCHE ET D’INNOVATION
DANS LE MONDE..........................................................................52
I. Introduction...........................................................................53
II. Cas de la France....................................................................54
III. Cas de la Tunisie...................................................................72
V. Cas de l’Afrique du Sud........................................................94
3
VI. Cas des Etats-Unis d’Amérique..........................................100
Chapitre 4 : TYPOLOGIE ET ORGANISATION DES STRUCTURES
DE RECHERCHE...........................................................................108
I. Introduction.........................................................................109
II. Caractéristiques d’une équipe, d’un laboratoire, d’un centre et
d’une unité mixte de recherche.......................................................112
III. Conclusion..........................................................................123
Chapitre 5 : GESTION DU CYCLE DE VIE DES STRUCTURES DE
RECHERCHE .................................................................................124
I. Introduction.........................................................................125
II. Création d’une équipe, d’un laboratoire, d’un centre ou d’une
unité mixte de recherche.................................................................127
III. Prolongation et restructuration d’une équipe, d’un laboratoire,
d’un centre ou institut et d’une unité mixte de recherche...............138
IV. Fermeture............................................................................145
CONCLUSION GENERALE........................................................147
ANNEXES......................................................................................148
ANNEXE 1 : MODELE DE TEXTE FIXANT LES NORMES
D’ORGANISATION, DE FONCTIONNEMENT ET DE GESTION
DU CYCLE DE VIE DES STRUCTURES DE RECHERCHE
APPLICABLES AUX INSTITUTIONS D’ENSEIGNEMENT
SUPÉRIEUR ET ORGANISMES DE RECHERCHE...................149
ANNEXE 2 : GLOSSAIRE............................................................169
BIBLIOGRAPHIE..........................................................................175
REMERCIEMENTS......................................................................182
4
LISTE DES TABLEAUX
5
LISTE DES FIGURES
6
PREFACE
7
Certes plusieurs analyses concordantes des pratiques de recherche en
Afrique francophone révèlent une amélioration en cours des capacités
scientifiques et technologiques du continent. A l’AUF, nous en sommes
témoins à travers les quelques trois cents universités africaines
membres de notre réseau.
Mais ces analyses révèlent aussi que beaucoup reste à faire :
- Beaucoup de pays n’ont pas de politique coordonnée de leurs
potentialités de recherche du fait d’une absence de politique
nationale de recherche ;
- De nombreux chercheurs sont isolés. En effet, nombre
de chercheurs, qui auraient eu un grand intérêt à travailler
ensemble, s’ignorent parce qu’il n’existe pas dans les systèmes
nationaux de recherche et d’innovation de dispositifs qui
pourraient favoriser la création de structures fédératives dans
lesquelles les spécialistes de différentes disciplines pourraient
collaborer avec des moyens communs ;
- La recherche est presque partout dans une situation précaire
car elle souffre d’un cruel défaut de financement durable ;
- L’évaluation, qui est fondamentale dans ses effets sur la
qualité et les orientations de la recherche, est absente dans
les systèmes nationaux de recherche et d’innovation.
8
et sociale des problèmes.
9
Dans le cadre de ces axes stratégiques, de nombreux projets ont été mis
en œuvre par l’AUF, avec et au bénéfice de ses établissements membres,
afin de contribuer au renforcement de la qualité de la formation, de
la recherche et de la gouvernance et de renforcer l’implication des
universités dans le développement économique, social et culturel des
sociétés.
Dans cette double perspective, j’ai la certitude que ce guide peut être
utilement exploité, y compris dans d’autres aires géographiques que
l’Afrique de l’Ouest.
C’est pourquoi je souhaite remercier chaleureusement les experts qui
ont été mobilisés dans le long processus qui a abouti à la publication
de ce guide, ainsi que la Commission régionale des d’experts de
l’AUF en Afrique de l’Ouest et tous les personnels de l’AUF qui s’y
sont impliqués.
Juillet 2019
10
AVANT-PROPOS
11
stratégie de développement.
La tendance en cours dans l’espace francophone est gouvernée par la
logique de la gestion par les objectifs, l’instauration effective d’une
gouvernance par les performances et la construction d’une stratégie
nationale d’évaluation qui prend en compte toutes les missions de
l’université. Pour promouvoir l’excellence et dynamiser la production
scientifique, le contrat de performance (CDP), instrument par lequel
l’université et le ministère s’associent, peut donner la priorité à la
consolidation des structures de recherche universitaire. Les tutelles
(ministères, universités) pourront s’inspirer utilement de la démarche
proposée dans ce guide : une appropriation puis une contextualisation
des normes. Les acteurs de la recherche doivent être consultés
dans toutes les étapes du processus pour que la réorganisation du
paysage de la recherche n’inhibe pas ou ne perturbe pas l’efficacité
des structures de recherche déjà existantes. L’évaluation stratégique,
lors de l’accréditation des structures de recherche, doit prendre en
compte la finalité de l’attente envers la recherche : renouvellement des
connaissances, prévention du vieillissement de la population SNRI,
mieux être sociétal et développement.
L’AUF ambitionne à travers cette initiative d’apporter sa contribution
à l’amélioration de la structuration et de la gouvernance de la
recherche en Afrique francophone. Je souhaite remercier les experts
pour leur grande disponibilité et leur engagement « militant » envers
cette mission. J’exprime aussi ma reconnaissance à la commission
régionale d’experts de l’AUF en Afrique de l’Ouest qui a porté avec
nous ce projet.
Juillet 2019
12
13
INTRODUCTION
14
et mathématiques (STIM) n’ont représenté que 29%
des recherches scientifiques de cette partie de l’Afrique
subsaharienne pendant cette période ;
- la part de la recherche dans les domaines des STIM a diminué
de 0,2% par an depuis 2002 ;
- en 2012, la qualité de la recherche en STIM mesurée par son
index de citation, était de 0,68 (32% en dessous de la moyenne
mondiale). Cet index de citation est pratiquement resté le
même depuis 2003.
L’Afrique a perdu en deux décennies des «parts de marché» dans
l’arène des publications mondiales. Certains pays de l’Afrique ont
reculé dans tous les domaines. Des domaines entiers de compétence
ont régressé, ou semblent même avoir disparu, même si les potentiels
restent latents.
Les domaines de productions scientifiques sont très typés : l’agriculture
et la santé dominent largement, avec plus de 80% de la production.
Les sciences exactes et de l’ingénieur progressent très lentement. Les
universités sont à peu près les seules à s’y consacrer. La production
des sciences sociales est faible, peu interprétative, surtout ruraliste ou
consacrée au patrimoine.
Il faut noter que la part de l’Afrique dans la science mondiale continue
à diminuer. Le peu de pays africains où la production scientifique est
substantielle et même en croissance ne sont pas aussi productifs que
des pays en voie de développement ailleurs dans le monde.
En matière d’innovations technologiques, l’Union Africaine et les
Nations Unies, dans un document de travail publié en 20141 relèvent
que :
- l’Afrique détenait 0,8 % des demandes de brevets déposées
dans le monde en 2012 et que les trois quarts des demandes
15
déposées étaient le fait de non-résidents ;
- les exportations de produits de haute technologie de l’Afrique
représentent environ 5% du total de ses exportations de biens
dans le monde.
Globalement, l’Afrique pèse peu en articles scientifiques, en brevets et
en échanges de produits de haute technologie. Les principales causes
de cette situation sont les suivantes.
16
• Une tutelle administrative et technique de la recherche et
de l’innovation émiettée dans la plupart des pays.
17
payer les salaires des chercheurs et enseignants-chercheurs. Quant au
financement sur projet (fonds compétitifs), il ne permet généralement
de soutenir que quelques projets.
18
• L’absence, dans la plupart des pays, de mécanismes de sui-
vi et d’évaluation des structures, programmes et des poli-
tiques publiques de recherche et d’innovation
19
recherche de l’institution.
20
structures de recherche ;
- aux enseignants-chercheurs et chercheurs afin de les aider à
préparer les dossiers de demande d’accréditation des structures
de recherche qu’ils animent.
21
Chapitre 1
22
Les concepts rappelés ci-dessous ne sont pas nouveaux mais leur
importance doit être connue car l’efficacité de la gouvernance d’un
système national de recherche et d’innovation repose sur leur bonne
connaissance.
I. Missions de la recherche
- la formation à la recherche ;
23
techniques, méthodes, concepts et en questions. Les technologies
liées au laser par exemple, ont été développées dans une logique de
recherche fondamentale.
24
II. Métiers de la recherche
- chercheur
- enseignant-chercheur
- ingénieur de recherche
- technicien
- administrateur
- administratif
II.1. Le chercheur
25
également être amené à déposer des licences et des brevets, apporter
ses compétences à une entreprise existante, voire à créer sa propre
entreprise.
II.2. L’enseignant-chercheur
26
II.4. Le technicien
II.5. L’administrateur
II.6. L’administratif
27
III. Modes d’interaction des disciplines dans les activités
de recherche : de la monodisciplinarité à la
transdisciplinarité
Les concepts de monodisciplinarité, pluridisciplinarité,
interdisciplinarité et transdisciplinarité sont rappelés ici pour
permettre aux institutions d’enseignement supérieur de se doter de
structures organisationnelles en cohérence avec l’évolution actuelle
de la recherche.
III.1. Monodisciplinarité
28
III.2. Pluridisciplinarité
III.3. Interdisciplinarité
29
III.4. Transdisciplinarité
30
valeur aux dits résultats et plus généralement :
31
de transfert technologique, les contrats de recherche, les créations
d’entreprises ou startups, l’expertise, les prestations de services et les
consultances.
32
Chapitre 2
33
I. Introduction
L’organisation de la recherche et de l’innovation est sous-entendue,
en amont, par la politique de recherche et d’innovation définie par le
pays. C’est pourquoi, lorsque l’on veut construire un système national
de recherche et de d’innovation (SNRI), il faut au préalable doter le
pays d’une politique nationale de recherche et d’innovation1.
Un SNRI est généralement composé d’instances et de structures
suivantes :
Le Gouvernement. Il assure le niveau le plus haut de la gouvernance. Il
élabore la politique nationale en matière de recherche et d’innovation.
Dans ses missions, il peut être aidé par des instances de conseil et/ou
de coordination.
Les structures de financement, de conseil, de coordination et
d’évaluation. Elles se situent à un niveau juste inférieur. Ces
structures (conseils, académies, agences) ont généralement pour rôle
l’implémentation des politiques du gouvernement, leur financement et
des activités d’intelligence et de soutien.
34
l’Ouest francophone afin d’éclairer les décideurs sur les insuffisances
et les chantiers futurs, et ensuite, les grands principes qui fondent une
politique nationale de recherche et d’innovation et qui sont essentiels
à la mise en œuvre d’un SNRI.
35
Tableau I. Etat des lieux de la politique de recherche et d’innovation en Afrique de l’Ouest
Francophone
Eléments d’appréciation Etat des lieux Défaillances
1. La régulation (cadre juridique) Le Burkina Faso, la Guinée et le Togo se sont dotés d’un cadre juridique général organisant la Les textes promulgués par le Burkina Faso, la Guinée et le Togo ne sont pas mis en application
recherche et l’innovation. Il s’agit : dans leur intégralité
36
4. Le financement endogène public de Tous les pays ont mis en place des mécanismes de financement de la recherche (crédits budgétaires, Les mécanismes de financement mis en œuvre sont inefficaces et parfois peu transparents
la recherche et de l’innovation fonds compétitifs, programmes spécifiques etc.)
5. L’évaluation des structures Aucun pays ne dispose d’une structure nationale d’évaluation indépendante de la recherche Absence de moyens et d’instruments spécifiques (structure et référentiel des critères) pour
publiques de recherche l’évaluation des structures de recherche
6. La valorisation économique des Le Bénin, le Burkina Faso et le Sénégal ont créé des structures destinées à la valorisation économique Les structures mises en place au Benin, au Burkina Faso et au Sénégal peinent à jouer le rôle
résultats de la recherche des résultats de la recherche et à l’innovation. Il s’agit : qu’on attend d’elles car leurs missions sont trop diverses au regard de leurs moyens
- au Bénin, de l’Agence béninoise de valorisation des résultats de la recherche et de l’innovation
technologique ;
- au Burkina Faso, de l’Agence Nationale de Valorisation des Résultats de la Recherche (ANVAR) ;
- au Sénégal, de l’Agence Sénégalaise pour la Propriété Industrielle et l’Innovation Technologique
(ASPIT).
La Côte d’Ivoire, la Guinée, le Mali, le Niger et le Togo ne se sont dotés d’aucune structure
7. L’organisation de l’appareil Tous les pays disposent d’universités et d’organismes de recherche L’appareil de recherche publique souffre de nombreuses faiblesses dont :
national de la recherche publique - une coordination et une coopération insuffisantes entre les différents établissements de
recherche (universités et organismes de recherche) ;
- l’absence d’une politique scientifique claire et volontariste des différents ministères qui ont la
tutelle des établissements de recherche
8. L’organisation des structures de Aucun pays ne dispose de normes nationales d’organisation de structures de recherche au sein des Absence d’une nomenclature nationale des catégories de structure de recherche
recherche dans les institutions institutions d’enseignement supérieur et des organismes de recherche
d’enseignement supérieur et
organismes de recherche
9. La gestion du cycle de vie des Aucun pays ne dispose d’une règlementation nationale relative à la gestion du cycle de vie des Absence des procédures de gestion du cycle de vie des structures de recherche dans les
structures de recherche dans les structures de recherche dans les institutions d’enseignement supérieur et dans les organismes de institutions publiques d’enseignement supérieur et dans les orgnanismes de recherche
institutions d’enseignement supérieur recherche
et organismes de recherche
Il ressort de ce tableau que quelques pays ont fait des efforts pour
améliorer la gouvernance publique de la recherche et de l’innovation.
Malgré ces efforts, les systèmes nationaux de recherche et d’innovation
restent globalement non structurés en Afrique de l’Ouest francophone.
- l’orientation ;
37
- la programmation ;
- l’évaluation ;
- le financement ;
III.2. L’orientation
III.3. La programmation
38
écarts avec les objectifs fixés.
III.4. L’évaluation
39
aider à la décision, tant pour les structures évaluées que pour leurs
organismes de tutelle.
40
recherche) ;
- établir un programme pluriannuel d’évaluation mais
aussi répondre aux commandes de l’État ;
- fixer les termes de référence pour les processus
d’évaluation, garantir la pertinence des méthodes et
veiller au bon déroulement du processus.
Le référentiel des critères doit être conçu pour servir de base à l’auto-
évaluation et à l’évaluation externe. Ses objectifs sont :
41
Tableau II. Critères et sous-critères d’évaluation
Critères et sous-critères
Critère 1 : Gouvernance et gestion Critère 4 : Rayonnement et partenariats scientifiques
Sous-critères Sous-critères
Gouvernance, cohérence et vitalité de la structure (existence d’un organe délibérant, d’un organe Participation à des projets de recherche collaboratifs nationaux, régionaux et internationaux
consultatif, d’un organigramme fonctionnel, d’un règlement intérieur, de clés de répartition du budget etc.).
Objectifs et stratégies scientifiques (originalité et intérêt des programmes de recherche, sujets de recherche Collaborations suivies avec d’autres structures de recherche
émergents, collaborations internes, mutualisation d’équipements etc.)
Personnels permanents de recherche (qualité et nombre) Participation à des réseaux, des structures fédératives, des sociétés savantes, des communautés de
programmation scientifique
Personnels chercheurs non permanents de recherche (doctorants, post-doctorants, invités) Organisation de colloques nationaux et internationaux
Personnels de soutien (personnel administratif, personnel technique, ingénieurs) Invitations à des manifestations scientifiques
Organisation scientifique de la structure (équipes, unités, laboratoires …) Positionnement de la structure dans l’organisation de la recherche nationale, régionale et internationale
Infrastructures et équipements scientifiques Prix et distinctions octroyés aux membres de la structure
Démarche qualité et son articulation avec l’activité de recherche et de formation Participation à des comités éditoriaux, à des comités scientifiques de colloques ou de congrès, à des
instances d’expertise scientifique
Animation scientifique Importance et pertinence des partenariats scientifiques et techniques nationaux et internationaux
Formation continue des chercheurs et du personnel technique Coproduction scientifique dans le cadre des partenariats scientifiques et techniques (qualité et quantité)
Communication interne et externe Critère 5: Implication dans la formation à la recherche
42
Critère 2 : Productions scientifiques et technologiques Sous-critères
Sous-critères Participation à une école doctorale et à la formation par la recherche (nombre de stagiaires de master et
de doctorants accueillis, séminaires pour les doctorants et étudiants en master, etc.)
Publications dans les revues, journaux, livres, ouvrages et les actes des conférences avec comités de lecture Politique d’accueil et d’accompagnement des stagiaires et doctorants (appuis techniques et financiers,
(qualité et quantité) suivi scientifique, comités de thèse, etc.)
Productions et réalisations (logiciels, brevets, licences, instruments, technologies, méthodologie, contrats Ouvrages didactiques publiés
industriels, outils, etc.)
Communications orales dans les conférences nationales et internationales (qualité et quantité) Participation à des réseaux nationaux, régionaux ou internationaux de formation et à la cotutelle de thèses
de doctorat
Nombre de thèses soutenues par année et durée moyenne des thèses Participation aux instances de pilotage des formations de master et de doctorat
Critère 3 : Contribution au développement Critère 6 : Ressources
Sous-critères Sous-critères
Prise en compte des politiques publiques dans l’élaboration et la conduite des activités de recherche Ressources humaines
Importance et pertinence des relations partenariales avec le monde socio-économique Ressources financières
Contribution à la diffusion de la culture scientifique Infrastructures et équipements
Expertises scientifiques pour l'appui aux politiques publiques et aux stratégies de développement des Citère 7: Perspectives
entreprises
Création de startups et d’entreprises Sous-critères
Impact socio-économique des résultats des recherches effectuées Nouveaux objectifs poursuivis (cohérence et pertinence des objectifs, pertinence des objectifs au
regard des capacités humaines et matérielles, adéquation entre les objectifs et les résultats attendus)
Perspective à moyen et long termes des besoins et des compétences
Stratégie pour atteindre les nouveaux objectifs
III.4.3. Elaboration d’un guide d’évaluation
43
III.5. Le financement
III.5.1. Le gouvernement
44
de recherche orientées. La recherche libre permet, entre autres,
la formation de personnel hautement qualifié et le maintien, dans
les institutions d’enseignement supérieur et les établissements de
recherche, des foyers de créativité et de découvertes et favorise
l’émergence d’innovations de rupture en nourrissant les occasions de
recherche appliquée. Un compromis doit être trouvé entre l’autonomie
scientifique des universités et organismes de recherche (libre choix
des objets de recherche, diffusion libre des résultats de recherche) et
le pilotage national de la recherche (priorités nationales de recherche,
utilité de la recherche).
45
réservée aux activités de recherche de la structure reconnue.
L’institution tutelle doit veiller à la réalisation des dépenses de la
structure de recherche concernée.
b) Mettre en place des programmes de financement sur projets
Le financement sur projets consiste à mettre en place des programmes
pour financer, via des organismes dédiés (Fonds, Agences etc.),
des priorités de recherche sur la base d’appels à projets. Il permet
d’allouer des financements aux thématiques prioritaires et aux équipes
compétitives.
Cela présuppose l’existence d’une politique de programmation de la
recherche et de l’innovation qui fixe les objectifs à atteindre, planifie les
moyens alloués et indique les indicateurs de performance permettant
d’analyser les écarts avec les objectifs fixés. Si cette politique n’existe
pas, il faudra l’élaborer.
46
d) Prendre des mesures en faveur de la valorisation économique
des résultats de la recherche
La valorisation économique des résultats de la recherche peut constituer,
pour les institutions d’enseignement supérieur, les organismes de
recherche et les chercheurs, un moyen d’obtenir un retour financier
sur leurs investissements en recherche. Les mesures à prendre dans ce
sens pourraient être :
47
- accompagnement dans la protection des droits de
propriété intellectuelle ;
- assistance dans la gestion financière et l’élaboration des
rapports financiers.
b) Se tourner vers la philanthropie
Des institutions d’enseignement supérieur et organismes de recherche
de la sous-région essaient de mobiliser leurs anciens étudiants ainsi
que les entreprises qui leurs sont proches en suscitant la création de
Fondation. Même si les résultats escomptés ne sont pas au rendez-
vous, il est opportun pour ces institutions de lancer des campagnes de
sensibilisation de leurs anciens étudiants afin de leur faire part de leurs
besoins.
48
Il est vrai que le poids des dépenses de fonctionnement dans beaucoup
d’institutions d’enseignement supérieur et organismes de recherche de
la région est tel qu’il est difficile de mettre en place, à l’interne, une
politique significative de financement d’une recherche sur programme.
Toutefois, les responsables d’institutions doivent faire un effort.
49
contributions sont volontaires et les entreprises peuvent investir cet
argent dans un projet caritatif de leur choix. Ces gestes de bonne
volonté peuvent être étendus au soutien à la recherche. Ainsi, des
projets relevant des domaines identifiés par l’entreprise comme
essentiels pour la durabilité du pays pourraient être financés dans ce
cadre.
La gouvernance d’un SNRI par les pouvoirs publics exige donc des
mesures publiques fortes susceptibles d’influencer d’une manière
positive et significative la performance et la cohérence du système.
Ces mesures doivent couvrir au minimum :
IV. Conclusion
50
sont multiples :
51
Chapitre 3
52
I. Introduction
- Organes d’évaluation ;
53
- Structures opérationnelles de recherche ;
54
l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur.
55
- une ambition spatiale pour l’Europe ;
- liberté et sécurité de l’Europe, de ses citoyens et de ses
résidents.
Ces orientations prioritaires ont vocation à être prises en compte dans
la programmation de l’Agence Nationale de la Recherche et dans
les contrats pluriannuels conclus par le Ministère de l’Enseignement
Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation avec les organismes de
recherche et les établissements d’enseignement supérieur.
5 [Link]
[Link]
57
et de l’emploi ;
- suivre, en région, l’ensemble des questions d’innovation, de
transfert de technologies et de recherche en entreprise ;
- mettre en place et suivre les structures de transfert (centres de
ressources technologiques, cellules de diffusion technologique,
plates-formes technologiques) ;
- concourir, avec les services déconcentrés de l’Etat compétents,
à la mise en œuvre des mesures visant à développer la recherche
et l’innovation et à promouvoir l’emploi scientifique dans les
entreprises ;
- accompagner les initiatives territoriales visant à développer
et diffuser la culture scientifique, technique et industrielle et
veiller à leur articulation avec la stratégie nationale ;
- mettre en place et suivre, pour le compte de l’Etat, les volets
« Recherche et Innovation » des contrats de projets Etat-région
2015-2020 ;
- contribuer aux « stratégies régionales de l’innovation » et
aux « stratégies de spécialisations intelligentes » initiées par
les conseils régionaux et élaborées à la demande de l’Union
européenne dans le cadre de la mise en place des programmes
opérationnels européens pour les années 2014-2020.
58
a) Mission Recherche et Enseignement supérieur6
59
et des Régions) sous la forme de subventions, d’avances
remboursables et de prêts ;
- la garantie de prêts ;
d) L’Union européenne
L’Union européenne s’est fixé comme objectif d’investir 3 % du PIB
d’ici à 2020 dans la recherche et l’innovation, secteurs public et privé
confondus. Elle a mis en place un programme cadre intitulé « Horizon
2020 » qui regroupe tous les financements en matière de recherche
et d’innovation. Ce programme, entré en vigueur en janvier 2014,
recentre les financements sur trois priorités : l’excellence scientifique,
la primauté industrielle, les défis sociétaux.
C’est le Conseil Européen de la Recherche, institué en 2007 par la
Commission européenne, qui supervise le programme Horizon 2020.
Son principal rôle est d’attribuer des subventions à des chercheurs
de haut niveau indépendamment de leur origine, leur genre, leur âge
et leur grade. Seules l’excellence scientifique et l’innovation sont
considérées comme des critères. Ainsi plusieurs chercheurs français
ont bénéficié des subventions du Conseil Européen de la Recherche.
e) Autres structures de financement
60
milliards d’euros à la recherche et au transfert de technologie, soit 8%
de l’effort public en la matière9.
61
en place par le Gouvernement est destiné à financer, dans le cadre
d’un processus d’appel à propositions, des projets scientifiques et
technologiques innovants qui seront, à terme, source de croissance et
de progrès pour l’ensemble de l’économie. La sélection des projets est
effectuée sur des critères d’excellence et d’innovation pour l’aspect
scientifique auxquels s’ajoute la pertinence économique pour les
entreprises.
62
leurs statuts particuliers ;
- les fondations ;
63
Les EPSCP comprennent les communautés d’universités et
établissements, les universités, l’Institut National Polytechnique, les
instituts et écoles extérieurs aux universités, les grands établissements,
les écoles françaises à l’étranger et les écoles normales supérieures. Ils
sont sous la tutelle du Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la
Recherche et de l’Innovation.
Les EPST regroupent les organismes de recherche appelés Centres
ou Instituts. Parmi ces établissements, il y a par exemple, le Centre
National de la Recherche Scientifique (CNRS), l’Institut National
de la Recherche Agronomique (INRA), l’Institut de Recherche pour
le Développement (IRD) et L’Institut National de la Santé et de la
Recherche Médicale (INSERM). Ils sont sous la tutelle du Ministère
de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.
Les EPIC sont des établissements publics, ayant pour but la gestion
d’une activité de service public de nature industrielle et commerciale.
Ils sont rattachés à l’Etat ou à une collectivité territoriale qui en a
la tutelle. Ils ont la recherche comme une de leurs missions. Ils sont
appelés, Centre, Institut, Agence, Bureau, Commissariat ou Office.
Parmi ces établissements, il y a par exemple le Centre National
d’Etudes Spatiales (CNES), l’Institut Français de Recherche pour
l’Exploitation de la Mer (IFREMER) et le Centre de Coopération
Internationale en Recherche Agronomique pour le Développement
(CIRAD).
Les EPA sont des établissements disposant d’une certaine autonomie
administrative et financière afin de remplir une mission d’intérêt
général autre qu’industrielle et commerciale précisément définie. Ils
sont sous la tutelle de divers ministères et des collectivités territoriales.
Parmi ces établissements, il y a par exemple l’Institut National de
Recherches Archéologiques Préventives (INRAP), l’Ecole Nationale
Supérieure des Mines de Saint Etienne et l’Ecole Nationale Supérieure
des Télécommunications (Télécom Paris Tech).
Les fondations sont des établissements privés à but non lucratif,
reconnus d’utilité publique qui accomplissent généralement quatre
grandes missions : la recherche, la formation, le développement de
64
l’innovation et le transfert de technologies. Parmi ces fondations il y a
par exemple, l’Institut Pasteur de Paris et l’Institut Curie.
Les GIP sont des personnes morales de droit public, à caractère
administratif ou industriel et commercial. Ils ont pour objet de favoriser
la coopération des personnes morales publiques et privées qu’ils
regroupent en leur sein pour gérer des équipements ou des activités
d’intérêt commun. Parmi les GIP qui ont des activités de cherche dans
leurs missions, il y a par exemple l’Agence Nationale de la Recherche
sur le SIDA et les hépatites virales (ANRS), le Consortium National
de Recherche en Génomique (CNRG) et l’Institut National du Cancer
(INCA).
65
La taille des structures opérationnelles de recherche est très variable,
de 20 à 250 permanents. Mais la politique générale actuelle des tutelles
étatiques est de regrouper les laboratoires pour qu’ils atteignent des
masses critiques et de ne labelliser que des laboratoires visibles par la
qualité de leurs travaux.
La nomenclature des statuts en vigueur actuellement est présentée ci-
après.
66
d’une stratégie scientifique commune. Le label est attribué par le
gouvernement qui s’appuie sur l’évaluation du HCERES.
Communauté d’universités et d’établissements (COMUE). C’est un
regroupement territorial d’établissements publics d’enseignement
supérieur relevant du Ministère chargé de l’enseignement supérieur
et d’organismes de recherche partenaires pour coordonner les offres
de formation et les stratégies de recherche et de transfert des acteurs
présents sur le territoire. Les COMUE sont évaluées par le HCERES
et se substituent aux Pôles de recherche et d’enseignement supérieur
(PRES).
67
de recherche ou des établissements de formation. Les conventions
et décisions de création de ces structures relèvent du responsable de
l’organisme de recherche français.
68
principaux sites universitaires pour professionnaliser les
dispositifs valorisation et renforcer leurs moyens financiers ;
69
Les Instituts Carnot sont des labels décernés par le Ministère de
l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation à des
établissements de recherche pour une période de 5 ans renouvelable, à
l'issue d'appels à candidatures. Ils sont destinés à favoriser la recherche
partenariale, c’est-à-dire la conduite de travaux de recherche menés
par des laboratoires publics en partenariat avec des acteurs socio-
économiques, notamment avec des entreprises. L’objectif visé est
d’accélérer le passage de la recherche à l’innovation et d’accroître le
transfert de technologies vers les acteurs économiques. Ils reçoivent des
financements en provenance de l’Agence Nationale de la Recherche.
Les incubateurs mettent à la disposition des porteurs de projet une
multitude de services leur permettant de se lancer dans les meilleures
conditions. Il existe en France différents types d’incubateurs :
- les incubateurs publics liés à la recherche publique et soutenus
par le ministère en charge de l’enseignement supérieur et de la
recherche ;
- les incubateurs des corporations développés par les grands
groupes industriels ou par les prestataires de service ;
- les incubateurs privés proposent souvent un accompagnement
des jeunes entreprises financées.
Le programme Chaires Industrielles vise à favoriser l’accueil au
sein d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche,
d’enseignants-chercheurs éminents, français (expatriés ou non) ou
étrangers, ou le renforcement des meilleurs éléments et des meilleures
initiatives développées dans l’enseignement supérieur et la recherche
français. La mission de la Chaire Industrielle est, d’une part, de réaliser
des recherches à caractère fondamental et appliqué et, d’autre part,
de diffuser les connaissances produites au travers de formations par
la recherche. Le programme est ouvert à toutes les thématiques de
recherche.
Le Consortium de valorisation thématique (CVT) est une structure de
coordination des actions de valorisation des membres d’une alliance
thématique ou d’établissements de recherche publique dont ils
70
dépendent. Ses missions sont : l’expertise, le conseil et l’assistance
auprès d’établissements et organismes de recherche en matière de
stratégie de valorisation, la montée en compétence des personnels
de la valorisation, les analyses croisées de portefeuilles de propriété
intellectuelle des membres répondant à des besoins de marchés et la
veille technologique et commerciale à l’international. Cinq (5) CVT
ont été créés dont le CVT-ANCRE, dans le domaine de l’énergie,
co-fondé par le Commissariat à l’Energie Atomique et aux Energies
Alternatives (CEA), l’Institut Français du Pétrole–Energies Nouvelles
(IFPEN), le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) et
la Conférence des Présidents d’Université (CPU).
Les Sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT) sont
des filiales créées par un ou plusieurs établissements (universités
et organismes de recherche), chargées de détecter et d’évaluer les
inventions issues de laboratoires de la recherche publique pour les
accompagner jusqu’à leur transfert vers des entreprises. Leur mission
est de traduire les découvertes et compétences de la recherche publique
en applications concrètes et répondre aux besoins des entreprises.
Elles ont comme activités : dépôts de brevets, opérations de preuve
de concept, créations de start-up et licensing. Treize (13) SATT ont
été créées en France, dont SATT-CONECTUS ALSACE mise en
place par l’Université de Strasbourg, le CNRS, l’Université de Haute-
Alsace, l’INSERM, l’INSA Strasbourg, l’École Nationale du Génie de
l’Eau et de l’Environnement de Strasbourg et la Caisse des Dépôts et
de Consignations.
Les Instituts de recherche technologique (IRT) sont des instituts
de recherche thématique interdisciplinaires qui associent des
établissements d’enseignement supérieur et de recherche, des grands
groupes et des PME autour d’un programme commun de recherche
technologique. Ils regroupent, sur un périmètre géographique
restreint, des moyens humains et des équipements afin d’atteindre une
taille critique suffisante de compétences pour notamment disposer
d’une visibilité internationale. Ils mènent des activités qui couvrent
l’ensemble du processus d’innovation en se déployant à la fois sur
la recherche et développement, la formation et la valorisation
71
économique des résultats. Ils ont pour missions de/d’ :
- piloter des programmes de recherche couplés à des plateformes
technologiques ;
- effectuer des travaux de recherche et développement orientés
vers les besoins des marchés au meilleur niveau international ;
- contribuer à l’ingénierie des formations initiales et continues ;
- valoriser les résultats au plan économique.
Huit (8) IRT ont été labellisés par l’État, dont l’Institut de Recherche
Technologique IRT-NANOELEC qui conduit, dans le secteur des
technologies de l’information et de la communication, un programme
de développement et de diffusion technologique au bénéfice direct des
entreprises.
En conclusion, si on fait un bilan de la recherche française, en
comparaison de 20 ans en arrière, on retient trois (3) grandes évolutions
et tendances :
- la montée en puissance des financements sur projets ;
- le développement de la culture de l’évaluation ;
- l’accent mis sur l’innovation et la valorisation tant dans le
financement que dans les structures.
72
- Loi n°2000-84 du 24 août 2000 relative aux brevets d’invention.
73
des organismes de recherche ;
74
l’Innovation Technologique est présidé par le Premier ministre. Il est
chargé notamment de suivre l’évolution du secteur, de donner son avis
sur les orientations générales de la politique nationale de recherche
scientifique et de développement technologique en fonction des
besoins du pays et de proposer les mesures tendant à la promotion
de la recherche scientifique et du développement technologique. Sa
composition inclut les ministres dont les ministères ont un lien direct
ou indirect avec la recherche et l’innovation, la Banque centrale de
la Tunisie, les associations professionnelles des banques, des sociétés
d’investissement et des sociétés d’assurance, les partis politiques
représentés à la Chambre des députés, et un représentant du Parlement
des jeunes (HASSAN, 2015).
75
- appuyer la création et le suivi des bureaux de valorisation et de
transfert de technologie ;
76
- de la diffusion de la culture de l’innovation technologique à
travers la vulgarisation des programmes et des mécanismes
liés à l’innovation et à la valorisation des résultats de recherche
et au transfert de la technologie (HASSAN, 2015).
77
les universités à réaliser des prestations de services à titre onéreux
telles que des programmes de formation et de recherche, des études
et des expertises. Le décret n° 2001-1182 du 22 mai 2001 qui fixe
les modalités d’utilisation des revenus provenant des activités des
universités, stipule qu’une proportion de 30 % des revenus issus de
ces prestations de services doit être consacrée au renforcement des
moyens de travail de l’établissement concerné. Le reste des revenus
est distribué aux intervenants pour la réalisation des activités, et ce,
après couverture des dépenses découlant de l’exécution du contrat.
78
travail d’auto-évaluation réalisé par l’entité puis sur une évaluation
externe, effectuée par des experts, généralement des chercheurs
nationaux ou internationaux. L’auto-évaluation est réalisée sur la base
des critères établis par le CNEARS10.
10 [Link]/[Link]?id=5848
79
Les centres techniques sont des établissements publics placés sous
la tutelle du ministère en charge de l’Industrie. Ils assurent un rôle
d’assistance technique aux entreprises des secteurs industriels
concernés et fournissent l’information notamment technique. Ils
réalisent aussi des diagnostics de mise à niveau et organisent des
sessions de formation pour les cadres des entreprises.
81
établissements publics de recherche scientifique, des établissements
publics de santé, des centres techniques sectoriels et des entreprises
publiques habilitées à la recherche par leurs textes. La masse critique de
chercheurs exigée est fixée comme suit : vingt-quatre (24) chercheurs
au minimum dont quatre (4) chercheurs ayant un grade de professeur
d’enseignement supérieur ou de maître de conférences ou grade
équivalent et six (6) chercheurs ayant un grade de maître assistant ou
d’assistant d’enseignement supérieur ou grade équivalent et quatorze
(14) doctorants ou autres cadres techniques ayant le grade équivalent
ou homologue au grade d’assistant d’enseignement supérieur.
Le consortium de recherche se compose de laboratoires de recherche
et, le cas échéant, d’unités de recherche exerçant dans une seule
spécialité ou dans des spécialités complémentaires. Il n’est créé que
dans le cadre des appels à propositions en vue de l’exécution d’un
programme de recherche stratégique ou des programmes et projets de
recherche ayant une priorité nationale
82
d’interfaçage, publiques ou privées, ayant vocation d’assurer la
coordination et le lien entre les institutions où se développe l’offre
technologique (universités, centres de recherche, centres techniques,
technopôles) et l’entreprise où se définit la demande technologique. Ils
fournissent diverses prestations de services en matière d’information,
de communication, de valorisation, de protection, de transfert, et de
mise en relation et de réseautage. Ces bureaux sont labellisés par
l’Agence nationale de promotion de la recherche scientifique (ANPR)
et l’Institut national de la normalisation et de la propriété industrielle
(INNORPI). Ils sont créés à l’initiative et à la charge d’une université,
d’un établissement d’enseignement supérieur et de recherche, d’un
centre de recherche, d’un centre technique sectoriel, d’une technopole,
d’un pôle de compétitivité ou de tout autre organisme public ou privé
ayant identifié le besoin de structurer et dynamiser la valorisation
des résultats de la recherche, d’identifier et structurer des besoins de
l’environnement socio-économique.
83
IV. Cas du Maroc
84
IV.2. Organes d’orientation et de planification
85
composé d’experts et de spécialistes, de membres du Gouvernement,
de personnalités représentant des organismes et institutions, de
représentants de chacune des Chambres du Parlement, de représentants
des établissements de l’éducation et de la formation, de représentants
des syndicats de l’enseignement les plus représentatifs, des cadres
pédagogiques et administratifs, des parents et tuteurs des élèves, des
enseignants, des étudiants et élèves, des collectivités territoriales, des
associations de la société civile, des entreprises et des organismes
représentatifs des établissements d’enseignement et de formation
privés. Il est chargé de donner des avis sur toutes les questions
concernant le système national de l’éducation, de la formation et de la
recherche scientifique qui lui sont soumises par le Roi, de donner des
avis sur toutes les questions qui lui sont soumises par le gouvernement,
de donner des avis au gouvernement et au Parlement sur les projets et
les propositions de lois, les lois organiques et les textes réglementaires,
de préparer des études et des recherches à sa propre initiative,
ou à la demande du gouvernement, sur toute question intéressant
l’éducation, la formation et la recherche scientifique ou se rapportant
au fonctionnement des services publics concernés, de réaliser des
évaluations globales, sectorielles ou thématiques des politiques
et des programmes publics dans les domaines de l’éducation, de la
formation et de la recherche scientifique, et en publier les résultats et
de présenter au gouvernement toute proposition relative à l’éducation,
à la formation et à la recherche scientifique.
Le Comité permanent interministériel de la recherche scientifique,
de l’innovation et du développement technologique est présidé par le
Premier ministre et est composé des départements ministériels exerçant
une tutelle sur des structures de recherche ou d’innovation ou utilisant
les résultats de ces dernières. Il a pour missions essentielles de proposer
au gouvernement la stratégie et les orientations nécessaires pour la
promotion de la recherche scientifique et technique publique, d’assurer
la coordination et le suivi des activités de recherche scientifique et
technique effectuées par les opérateurs de recherche relevant des
différents départements ministériels, de contribuer à définir les
orientations nécessaires à l’élaboration des projets de programmes de
développement de la recherche scientifique et technique et de proposer
au gouvernement l’affectation des moyens alloués à différents projets,
86
et programmes de recherche définis en fonction des priorités nationales.
87
IV.4. Structures et mécanismes de financement
88
l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique3.
L’Agence a pour mission d’effectuer, pour le compte de l’Etat, des
évaluations du système de l’enseignement supérieur et de la recherche
afin d’en garantir la qualité. A cet effet, elle est chargée :
- d’évaluer les établissements d’enseignement supérieur public
et privé et les établissement de recherche scientifique;
89
2007).
90
qui a abouti à la création de pôles de compétences au niveau national.
Ces pôles sont liés au ministère en charge de l’enseignement supérieur
et la recherche par un contrat programme d’une durée de quatre ans
visant à élaborer et exécuter un projet de recherche fédérateur sur un
thème bien déterminé.
- laboratoire de recherche ;
a) Equipe de recherche
Une équipe de recherche doit être constituée d’au moins trois (3)
enseignants-chercheurs permanents exerçant à titre principal à
l’établissement de domiciliation de l’équipe et menant des activités de
recherche sur une thématique.
L’équipe de recherche est dirigée par un Chef d’équipe qui doit être
un professeur de l’enseignement supérieur ou un professeur habilité.
91
b) Laboratoire de recherche
92
IV.9. Structures et mécanismes d’appui à la valorisation
économique des résultats de recherche
93
des biotechnologies, des nanotechnologies, de l’environnement ainsi
que des matériaux et des polymères.
94
Act n° 46 of 1988, amended by Act n° 71 of 1990).
- Loi sur la Fondation nationale de la recherche, n° 23 de 1998
(National Research Foundation Act, n°23 of 1998).
6 [Link]
7 [Link]
95
(National Advisory Council on Innovation)8, l’Académie des sciences
de l’Afrique du Sud (Academy of sciences of South Africa)9 et le
Conseil de recherches en sciences humaines (Human Science Research
Council)10.
96
recherche reçoivent du gouvernement un financement de base pour
leur permettre de se doter de ressources humaines, matérielles et
infrastructurelles pour réaliser leurs activités de recherche. Ces
financements sont alloués sur une base non compétitive.
97
V.7. Structures opérationnelles de recherche
98
Tableau III. Nomenclature des structures de recherche à l’Université de Cape Town
Accréditation de 3 ans Accréditation de 5 ans
Ressources humaines Deux (2) membres permanents membres du Deux (2) membres permanents membres Plus de deux (2) membres permanents Au moins cinq (5) membres du personnel
enseignant dont un doit être le directeur. Une
99
minimales personnel académique dont l'un doit être le du personnel académique dont l'un doit du personnel académique dont l'un doit
directeur. Le directeur doit être membre d’un être le directeur. Le directeur doit être être le directeur. Le directeur doit être part importante de leur temps et de leur
engagement doit être consacrée à l'institut. Le
département et l’unité de recherche doit être membre d’un département et l’unité de membre d’un département et le centre directeur doit être membre d’un département et
rattachée à une faculté recherche doit être rattachée à une de recherche doit être rattaché à une l’institut de recherche doit être rattaché à une
faculté faculté faculté
Qualifications et expériences Le directeur doit être titulaire d'un doctorat et Le directeur doit être titulaire d'un Le directeur doit avoir une forte Le directeur doit être un éminent chercheur
des membres du groupe doit être un chercheur confirmé. Les membres doctorat et doit être un chercheur renommée internationale. L'équipe du international. Les chefs d'équipe doivent avoir
de l’unité doivent avoir quelques expériences confirmé. L'équipe de l’unité doit centre doit consacrer au moins 50% de une forte renommée internationale. L'équipe de
l’institut doit consacrer au moins 50% de son
dans l’encadrement de Masters, de publications consacrer au moins 50% de son temps son temps au programme de recherche temps au programme de recherche de l’institut
scientifiques et de rédaction de projets de au programme de recherche de l’unité du centre
recherche financés
Si la collaboration n'est pas encore établie, la Collaborations institutionnelles Collaborations institutionnelles, Collaborations institutionnelles, nationales et
Collaborations prévues au- demande doit préciser pourquoi et comment approfondies et pertinentes nationales et internationales internationales approfondies et pertinentes
delà du groupe de recherche cette collaboration sera établie et quels seront approfondies et pertinentes
lui-même les résultats attendus par rapport au programme
de recherche proposé
Source: University of Cape Town ([Link]
La Fondation Nationale de la Recherche labellise aussi les structures
opérationnelles de recherche. Les principaux labels sont : les centres
de compétence, les centres d’excellence et les chaires de recherche.
100
technologie (Federal Technology Transfer Act of 1986, Public
Law 99-502, October 20, 1986).
- Loi n° 106-404 du 1er novembre 2000 sur la commercialisation
des transferts de technologie (Technology transfer
commercialization Act of 2000, Public Law 106-404, November
1, 2000).
- Loi n° 111-358 du 4 janvier 2011 réautorisant la loi relative
à la Création d’opportunités pour promouvoir de manière
significative l’excellence dans la technologie, l’éducation et la
science en Amérique (The America Creating Opportunities to
Meaningfully Promote Excellence in Technology, Education,
and Science Reauthorization Act of 2010, Public Law 111-358,
January 4, 2011).
101
ministériels et les agences fédérales interviennent de façon indirecte
dans l’orientation des priorités nationales de recherche par un apport
de moyens.
102
Technologique (Office of Science and Technology Policy), le Conseil
des Conseillers du Président en Science et Technologie (President’s
Council of Advisors on Science and Technology ), le Conseil National
pour la Science et la Technologie (National Science and Technology
Council) et le Bureau de Gestion et du Budget (Office of Management
and Budget).
103
des gouvernements des États fédérés et des collectivités locales reste
marginale. En 2013, cette part était de 1% et était principalement
destinée à soutenir la recherche universitaire (NATIONAL SCIENCE
FOUNDATION, 2016).
104
agences utilisent leurs propres critères d’évaluation. Elles sont elles-
mêmes évaluées et accréditées par le Ministère de l’Education ou par
le Conseil pour l’accréditation de l’Enseignement supérieur (Council
for Higher Education Accreditation)1.
105
Les établissements ayant une accréditation nationale sont
principalement des institutions à but lucratif offrant des formations à
dominante professionnelle et technique.
106
Il y a trois types de structures opérationnelles de recherche mises en
place par les ministères et agences fédérales : les laboratoires fédéraux,
les centres fédéraux et les instituts fédéraux.
Dans les institutions d’enseignement supérieur, la liberté du
choix d’organisation est laissée aux chercheurs. Ces derniers sont
responsables de leurs thèmes de recherche, de leur budget, de leur
composition, de leurs coopérations et de leur bilan face à l’évaluation.
Ainsi, à Harvard Universty, il y a cinq (5) types de regroupements :
groupe, unité, laboratoire, centre et institut3.
3 [Link]
107
Chapitre 4
108
I. Introduction
Les normes proposées dans ce chapitre s’inspirent des modèles
d’organisation de la recherche présentés au chapitre 3. Elles visent
à amener chaque gouvernement à initier les réformes nécessaires
en matière d’organisation des structures de recherche. Elles doivent
être contextualisées et régulièrement modifiées afin de les adapter
aux évolutions de l’environnement politique, social et économique,
car les normes d’organisation de la recherche d’un pays doivent être
compatibles avec la stratégie nationale de la recherche.
Dans les pays pris à titre d’exemple au chapitre 3, il existe des normes
en matière d’organisation de la recherche au sein des institutions
d’enseignement supérieur et des établissements de recherche. Ces
normes sont établies, soit par le gouvernement, c’est le cas en Tunisie,
soit par les institutions, c’est le cas en Afrique du Sud et aux Etats-
Unis d’Amérique, soit par les deux à la fois, c’est le cas en France et
au Maroc. Ces normes concernent les statuts et la taille des structures
de recherche.
109
Maroc où les statuts sont attribués par les institutions universitaires,
l’Université Hassan II de Casablanca attribue trois (3) statuts : équipe
de recherche, laboratoire de recherche et centre de recherche.
110
Ces entitées de recherche, qui coexistent parfois dans une même
institution, sont souvent informelles (absence de reconnaissance
légale), peu structurées, souvent artificielles et de taille très variable. La
principale cause de cette situation est l’absence de normes nationales
ou institutionnelles en matière d’organisation de la recherche. Les
normes doivent donc être définies par le Gouvernement car le SNRI
est en construction et les ressources disponibles pour la recherche et
l’innovation sont faibles.
- l’équipe ;
- le laboratoire ;
- et l’unité mixte.
111
Les caractéristiques des quatre (4) statuts proposés sont présentées ci-
dessous.
112
Tableau IV. Définition et mandat de recherche
Critères Equipe Laboratoire Centre (ou institut) Unité mixte
Définition Structure de base pour la conduite de Structure regroupant des équipes Structure regroupant des Structure fédérative de recherche
la recherche par une institution de recherche ayant une forte laboratoires. Elle est constituée relevant d’un partenariat
d’enseignement supérieur et de homogénéité scientifique. Elle autour des thématiques de scientifique et technique tant au
recherche. Elle est constituée autour est constituée autour de plusieurs recherche de grande envergure niveau institutionnel, national
d’une thématique de recherche thématiques de recherche en couvrant tous les domaines qu’international
couvrant une ou plusieurs relation avec un même domaine scientifiques
discipline(s) scientifique ou des domaines Elle est dépourvue de personnalité
scientifiques complémentaires Elle est dotée de l’autonomie juridique distincte de celle des
Elle est dépourvue de la personnalité administrative et financière, mais établissements ou institutions
morale et n’a pas d’existence Elle est dépourvue de la dépourvue d’existence juridique fondateurs. Elle est régie par une
113
juridique propre distincte de son personnalité morale et n’a pas propre, distincte de son institution convention qui définit ses
institution de rattachement d’existence juridique propre de rattachement compétences, son mode de gestion,
distincte de son institution de son organisation et son
rattachement fonctionnement
Mandat de recherche Chaque chercheur a un projet Chaque équipe travaille sur une Chaque laboratoire travaille sur L’unité mixte est constituée en vue
individualisé au sein de la thématique cohérente au sein du plusieurs thématiques en relation de fédérer des compétences et des
thématique commune domaine ou des domaines avec un même domaine moyens pour réaliser un programme
scientifiques commun(s) scientifique ou des domaines de recherche déterminé
complémentaires
II.2. Organes de gestion
114
Tableau V. Organes de gestion
Equipe Laboratoire Centre (ou institut) Unité mixte
Une équipe est dirigée par un chef d’équipe nommé par le Un laboratoire est géré par un Directeur et un Conseil de Un centre ou institut est géré par un Conseil du centre, un Conseil Une unité mixte s’appuie, pour sa gestion, sur un Conseil de
responsable de l’institution de rattachement de l’équipe. Le Chef laboratoire. Le Directeur est nommé par le responsable de scientifique et un Directeur. gestion, un Conseil scientifique et un Directeur
d’équipe doit avoir le grade de professeur titulaire ou directeur de l’institution de rattachement du laboratoire. Il doit être un Le Conseil du centre est l’organe de délibération. Il doit avoir un mandat Le Conseil de gestion est l’organe de délibération. Il doit avoir un
recherche ou à défaut le grade de maitre de conférences ou maitre chercheur confirmé, membre d’une équipe de recherche affiliée d’orientation et de décision. Il doit être présidé par le responsable de mandat d’orientation et de décision. Il doit être présidé à tour de
de recherche. Il assure la direction administrative et scientifique de au laboratoire et avoir le grade de professeur titulaire ou l’institution tutelle du centre et constitué de représentants des rôle par le représentant de chacune des institutions fondatrices. Il
l’équipe. directeur de recherche. Il coordonne les activités du laboratoire responsables des composantes de l’institution tutelle, de représentants doit être constitué de représentants des institutions fondatrices, du
Une équipe doit se doter d’un règlement intérieur qui fixe les règles et préside le Conseil du laboratoire. Le Conseil du laboratoire est des directeurs des laboratoires membres du centre, d’un représentant du directeur de l’unité et de représentants des membres de l’équipe
de vie en son sein. un organe consultatif. Il doit être composé de chercheurs du ministère de tutelle de l’institution, de représentants des chercheurs, de et/ou de laboratoire de recherche de l’unité mixte. Il délibère sur
L’organigramme d’une équipe est présenté ci-dessous. laboratoire, de représentants du personnel administratif et représentants du personnel administratif et technique, de représentants toutes les questions relatives à la vie de l’unité mixte. Le Conseil
technique et de représentants des doctorants. Il examine toutes des doctorants et de représentants des milieux économiques. Il délibère scientifique est l’organe consultatif de l’unité mixte. Il doit être
les questions relatives à la vie du laboratoire. Chaque équipe du sur toutes les questions relatives à la vie du centre. Le Conseil présidé par le Directeur de l’unité mixte. Il doit regrouper les
laboratoire doit être dirigée par un chef d’équipe ayant le grade scientifique est un organe consultatif. Il doit être présidé par le Directeur chercheurs, les techniciens et des représentants d’étudiants
de professeur titulaire ou de directeur de recherche ou à défaut du centre et composé des chefs de laboratoires, des chefs d’équipes de participant à l’unité mixte à laquelle doivent s'ajouter des
Chef d’équipe de maître de conférences ou maître de recherche. recherche, de représentants des chercheurs, de représentants des personnalités extérieures qualifiées. Il doit avoir pour rôle
Un laboratoire doit se doter d’un règlement intérieur qui fixe les doctorants, de représentants du personnel administratif et technique et d’examiner toutes les questions relatives à la vie de l’unité mixte.
règles de vie en son sein. de représentants des milieux économiques. Il examine toutes les Le Directeur de l’unité mixte est nommé par le responsable de
L’organigramme d’un laboratoire est présenté ci- questions relatives à la vie du centre. Le Directeur du centre est nommé l’institution assurant la tutelle administrative de l’unité mixte, sur
dessous par le responsable de l’institution de rattachement du centre. Il doit être proposition du Conseil de gestion de l’unité mixte. Il doit être un
Membres de un chercheur confirmé ayant le grade de professeur titulaire ou directeur chercheur confirmé, ayant le grade de Professeur titulaire ou
l’équipe de recherche. Il doit coordonner l'ensemble des activités du centre et Directeur de recherche. Il doit coordonner l'ensemble des activités
veiller à leur bon déroulement. Chaque laboratoire du centre doit être de l’unité mixte et veiller à leur bon déroulement.
dirigé par un directeur de laboratoire ayant le grade de professeur
titulaire ou directeur de recherche. L’organigramme d’une unité mixte est présenté ci-dessous
Directeur Conseil de Un centre doit se doter d’un règlement intérieur qui fixe les règles de
115
laboratoire vie en son sein
L’organigramme d’un centre de recherche est présenté ci-dessous.
.
Chefs Conseil de
d’équipes Conseil du
gestion
centre
Membres de
Directeurs Conseils de
l’équipe
de laboratoire
laboratoires
Chefs
d’équipes
Membres
d’équipes
II.3. Composantes
116
Centre (ou
Equipe Laboratoire Unité mixte
institut)
Composée de chercheurs Composé d’au moins Composé d’au Composée de
actifs (publiants) ayant trois (3) équipes ayant moins trois (3) chercheurs pro-
souhaité mettre en com- une existence légale laboratoires venant des ins-
mun leurs compétences et ayant une exis- titutions et/ou
moyens pour développer Un laboratoire peut tence légale établissements
des recherches dans des compter aussi en son fondateurs
domaines scientifiques ma- sein des techniciens et Un centre peut
jeurs des post-doctorants. compter aussi Une unité mixte
en son sein des peut compter
Pour une université, Une équipe ne doit techniciens et aussi en son sein
l’équipe doit comprendre être membre que d’un des post-docto- des doctorants,
des : seul laboratoire et ne rants des post-docto-
- Professeurs titulaires doit pas changer de rants et des tech-
- Maîtres de Conférences laboratoire au cours Un laboratoire niciens
de la période de recon- ne doit être
- Maîtres-assistants naissance de celui-ci membre que
d’un seul centre
- Assistants de recherche
- Doctorants
- Chargés de recherche
- Assistants de recherche
- Doctorants
117
II.4. Taille
118
à la recherche, pour une autre partie à l’enseignement (la part
du temps consacrée à l’enseignement dépend des effectifs
d’étudiants) et à des tâches de gestion et de conseil (voir
tableau VII) ;
- d’autres, engagés à temps plein dans une université, mènent
leurs activités de recherche dans une autre structure partenaire
(université ou un organisme de recherche au niveau national
ou international) ;
- d’autres encore, recrutés à temps plein dans une université
ou un organisme de recherche, interviennent en tant que
consultants extérieurs pour la recherche auprès des entreprises
et des ONG.
L’absence de données sur la part du temps de travail statutaire
réellement consacrée à la recherche par les personnels scientifiques des
institutions d’enseignement supérieur et des organismes de recherche
ne permet pas de proposer, dans ce guide, la taille des structures de
recherche (équipe, laboratoire, centre) en ETP. C’est pourquoi les
propositions sont faites ici en nombre de personnes physiques, comme
c’est le cas en Tunisie, au Maroc et en Afrique du Sud (voir chapitre
3).
119
Maître de Partage statutairement son activité entre l’enseignement, la recherche et les
C o n f é - services à la communauté. Il transmet des connaissances ; encadre les tra-
rences vaux de préparation des thèses et des mémoires de Master ; participe à la
définition des orientations des activités de son unité de recherche ; rédige et
gère des projets de recherche ; peut être amené à diriger les activités de la
structure de recherche auquel il appartient ; soigne des malades, s’il est un
enseignant à la Faculté de Médecine
Maître-As- Partage statutairement son activité entre l’enseignement, la recherche et le
sistant service à la communauté. Il transmet des connaissances ; réalise les activi-
tés de recherche ; encadre les mémoires de master sous la supervision d’un
chercheur de rang magistral ; soigne des malades, s’il est un enseignant à la
Faculté de Médecine
Assistant Partage statutairement son activité entre l’enseignement, la recherche et le
service à la communauté. Il transmet des connaissances ; réalise les activi-
tés de recherche ; soigne des malades, s’il est un enseignant à la Faculté de
Médecine
Chercheurs
D i r e c t e u r Partage statutairement son activité entre la recherche et le service à la com-
de re- munauté. Il rédige et gère des projets de recherche; dirige la structure de
cherche recherche auquel il appartient ; donne des conseils et offre des services de
soutien aux pouvoirs publics, aux organisations et aux entreprises pour l’ap-
plication des résultats de la recherche ; assure le suivi des projets ; peut être
amené à encadrer les travaux de préparation des thèses et les mémoires de
Master
Maître de Partage statutairement son activité entre la recherche et le service à la com-
recherche munauté. Il rédige et gère des projets de recherche ; peut être amené à diriger
les activités de la structure de recherche auquel il appartient ; participe à
l’élaboration des services de soutien à offrir aux pouvoirs publics, aux orga-
nisations et aux entreprises pour l’application des résultats de la recherche ;
assure le suivi des projets ; peut être amené à encadrer les travaux de prépa-
ration des thèses et des mémoires de Master
Chargé de Consacre la totalité de son temps aux activités de recherche. Il rédige des
recherche projets de recherche ; réalise les activités de recherche ; assure le suivi des
projets ; peut être amené à encadrer des stagiaires
Assistant de Consacre la totalité de son temps aux activités de recherche. Il rédige des
recherche projets de recherche ; réalise les activités de recherche; assure le suivi des
projets ; peut être amené à encadrer des stagiaires
Etudiants
Doctorants Partage statutairement son activité entre la recherche et les activités pédago-
giques. Il réalise les activités de recherche; participe aux formations d’appui
offertes par l’Ecole doctorale ; peut être impliqué dans des activités pédago-
giques de son établissement d’inscription
120
Prenant en compte la nécessité d’atteindre des masses critiques et
d’avoir des structures de recherche visibles par leur taille et par la
qualité de leurs travaux, il est proposé les effectifs physiques suivants
pour les structures de recherche des établissements d’enseignement
supérieur :
121
Tableau VIII. Effectifs physiques des structures de recherche
122
III. Conclusion
123
Chapitre 5
124
I. Introduction
- sa création ;
- sa fermeture.
125
Tableau IX. Caractéristiques des phases du cycle de vie d’une
structure de recherche
126
II. Création d’une équipe, d’un laboratoire, d’un
centre ou d’une unité mixte de recherche
II.1. Principes généraux
Pour avoir une existence légale, les structures de recherche doivent être
reconnues aussi bien par leur institution tutelle (toutefois, ce niveau
de reconnaissance local est faible) que par le ministère de tutelle
(reconnaissance nationale). Pour qu’elles obtiennent la reconnaissance
nationale (niveau de reconnaissance élevé), les demandes de création
doivent être évaluées par un organisme national indépendant. Les
critères d’évaluation doivent être rendus publics.
Pour les unités mixtes de recherche, leur création doit faire l’objet d’une
convention entre les établissements ou les institutions fondateurs.
II.2. Procédures
127
recherche en Afrique de l’Ouest francophone sont généralement
structurés comme indiqué dans le tableau X.
128
Ministère de tutelle
Institution tutelle
Composante
de l’institution tutelle
Structure de base
de la composante
Ministère de tutelle
Institution tutelle
Composante
de l’institution tutelle
129
Ministère de tutelle
Institution tutelle
Composante Conseil
de l’institution tutelle de laboratoire
Laboratoire
Directeur
de laboratoire
Ministère de tutelle
Centre Directeur
de recherche
Conseil scientifique
130
Ministère de tutelle
Conseil scientifique
- le ministère de tutelle ;
- les chercheurs.
131
Tableau XI. . Procédure pour la création d’une équipe, d’un laboratoire ou d’un centre
(ou institut) de recherche
Etapes Tâches à exécuter Intervenants
Appel à propositions Elaborer le texte d’appel à propositions comportant l’objet de l’appel, les profils des structures de recherche, les Ministère de tutelle
dates d’ouverture et de clôture de l’appel, les modalités de soumission des candidatures, le lieu de réception des
candidatures, la composition du dossier de candidatures, les modalités et critères d’évaluation
Publier l’appel d’offres
Expression de la Constituer le dossier de demande de création Chercheurs
demande Pour une équipe
Transmettre le dossier : Coordonnateur du projet
pour les universités, au responsable (Chef de département ou de section) de la structure de base de l’institution
(département ou section) pour soumission à l’instance délibérante (Conseil de département ou de section) de la
structure de base
pour les écoles et instituts non rattachés à une université et pour les organismes de recherche, au responsable (Chef
de département) de la composante de l’institution tutelle pour soumission à l’instance délibérante (Conseil de
département) de la composante
132
pour les écoles et instituts non rattachés à une université et les organismes de recherche, au responsable (Directeur
ou Directeur général) de l’institution tutelle pour soumission à l’instance délibérante (Conseil d’établissement ou
Conseil d’administration) de l’institution
Soumettre le dossier à l’instance délibérante Doyen ou Directeur de la composante pour les universités
Directeur ou Directeur général pour les écoles et instituts non
rattachés à une université et pour les organismes de recherche
Examiner et donner un avis sur le dossier Conseil de faculté ou d’UFR pour les universités
Conseil d’établissement ou Conseil d’administration pour les écoles
et instituts non rattachés à une université et pour les organismes de
recherche
Pour les universités, si le dossier a reçu un avis favorable du Conseil de faculté ou d’UFR, le transmettre avec le PV Doyen ou Directeur d’UFR
de délibération du Conseil de faculté ou d’UFR au Recteur ou Président de l’université pour soumission aux
instances délibérantes (Assemblée de l’université, Conseil d’administration, Conseil scientifique, Conseil
académique etc.) de l’institution tutelle.
Pour les universités, soumettre le dossier pour approbation aux instances délibérantes (Assemblée de l’université, Recteur ou Président de l’université
Conseil d’administration, Conseil scientifique, Conseil académique etc.) de l’université
Examiner et donner un avis sur le dossier Conseil d’administration, Conseil scientifique, Conseil académique etc.
de l’université
Pour un laboratoire
Transmettre le dossier : Coordonnateur du projet
pour les universités, au responsable (Doyen ou Directeur) de la composante de l’institution (faculté ou UFR) pour
soumission à l’instance délibérante (Conseil de faculté ou d’UFR) de la composante de l’institution tutelle
pour les écoles et instituts non rattachés à une université et pour les organismes de recherche, au responsable (Chef
de département) de la composante de l’institution tutelle pour soumission à l’instance délibérante (Conseil de
département) de la composante
Soumettre le dossier à l’instance délibérante de la composante de l’institution tutelle Responsable (Doyen ou Directeur) de la composante de l’institution
tutelle
Examiner et donner un avis sur le dossier Instance de délibérante (Conseil de faculté ou de département) de la
composante de l’institution tutelle
Si le dossier a reçu un avis favorable de l’instance délibérante de la composante, le transmettre avec le PV de Responsable (Doyen ou Directeur) de la composante de l’institution
délibération de l’instance: tutelle
pour les universités, au Recteur ou Président de l’université pour soumission aux instances délibérantes
(Assemblée de l’université, Conseil d’administration, Conseil scientifique, Conseil académique etc.) de
l’institution tutelle.
pour les écoles et instituts non rattachés à une université et pour les organismes de recherche, au responsable
(Directeur ou Directeur général) de l’institution tutelle pour soumission à l’instance délibérante (Conseil
d’établissement ou Conseil d’administration) de l’institution
Soumettre le dossier pour approbation aux instances délibérantes de l’institution tutelle Responsable (Recteur, Président, Directeur ou Directeur général) de
l’institution tutelle
Examiner et donner un avis sur le dossier Assemblée de l’université, Conseil d’administration, Conseil
scientifique, Conseil académique pour etc. pour les universités
Conseil d’établissement ou Conseil d’administration pour les écoles
et instituts non rattachés à une université et pour les organismes de
133
recherche
Pour un centre (ou institut) de recherche
Transmettre le dossier : Coordonnateur du projet
pour les universités, au responsable (Recteur ou Président) de l’institution tutelle pour soumission aux instances
délibérantes (Assemblée de l’université, Conseil d’administration, Conseil scientifique, Conseil académique etc.)
de l’institution tutelle
pour les écoles et instituts non rattachés à une université et pour les organismes de recherche, au responsable
(Directeur ou Directeur général) de l’institution tutelle pour soumission à l’instance délibérante (Conseil
d’établissement ou Conseil d’administration) de l’institution tutelle
Soumettre le dossier pour approbation aux instances délibérantes de l’institution tutelle Responsable (Recteur, Président, Directeur ou Directeur général) de
l’institution tutelle
Examiner et donner un avis sur le dossier Assemblée de l’université, Conseil d’administration, Conseil
scientifique, Conseil académique pour etc. pour les universités
Conseil d’établissement ou Conseil d’administration pour les écoles
et instituts non rattachés à une université et pour les organismes de
recherche
Soumission de la Si le dossier est approuvé par les instances délibérantes (Conseil d’administration, Assemblée de l’Université, Conseil Responsable de l’institution tutelle
demande au ministère scientifique, Conseil académique, Conseil d’établissement etc.) de l’institution tutelle, le transmettre avec les avis de
de tutelle. ces instances au ministre de tutelle
Evaluation de la Soumettre le dossier pour évaluation à un organisme national, s’il existe, ou un comité d’experts externes indépendant Ministère de tutelle
demande. Evaluer et rédiger un rapport d'évaluation à l’intention du ministre de tutelle Evaluateurs
Décision de création. Se concerter pour préparer la prise de décision Ministère de tutelle et institution tutelle
Prendre la décision de création Ministre de tutelle
II.2.3. Procédure pour la création d’une unité mixte de recherche
- les chercheurs.
134
Tableau XII. . Procédure pour la création d’une unité mixte de
recherche
Etapes Tâches à exécuter Intervenants
Concertation entre les institutions Préparer et organiser les réunions de concertation Coordonnateur du projet et services
tutelles ou entre les composantes compétents des institutions tutelles
des institutions tutelles (Direction de la coopération,
fondatrices Direction de la Recherche,
Direction scientifique etc.) ou des
composantes des institutions tutelles
(service ou commission chargé(e)
de la recherche et/ou du partenariat
etc.) fondatrices
Expression de la demande Constituer le dossier de demande de création Coordonnateur et membres du
projet
Transmettre le dossier au responsable de l’institution Coordonateur du projet
tutelle dont relève le coordonnateur du projet pour
soumission aux responsables des institutions tutelles ou
des composantes des institutions tutelles fondatrices
Transmettre le dossier aux responsables des institutions Responsable de l’institution tutelle
tutelles ou des composantes des institutions tutelles dont relève le coordonnateur du
fondatrices concernées pour avis projet
Faire instruire les dossiers à l’interne par les services Responsables des institutions
compétents des institutions tutelles (Direction de la tutelles ou des composantes des
coopération, Direction de la Recherche, Direction institutions tutelles fondatrices
scientifique etc.) ou des composantes des institutions
tutelles (service ou commission chargé(e) de la recherche
et/ou du partenariat etc.)
Examiner et donner un avis sur le dossier Services compétents des institutions
tutelles (Direction de la
coopération, Direction de la
Recherche, Direction scientifique
etc.) ou des composantes des
institutions tutelles (service ou
commission chargé(e) de la
recherche et/ou du partenariat etc.)
Si les avis des services compétents des institutions Responsables des institutions
tutelles ou des composantes des institutions tutelles tutelles ou des composantes des
fondatrices sont favorables, engager des négociations pour institutions tutelles fondatrices
la formalisation et la validation d’une convention
Signature de la convention portant création de l’unité Responsables des institutions
mixte tutelles ou des composantes des
institutions tutelles fondatrices.
Soumission de la demande au Transmettre le dossier avec la convention au ministre de Responsable de l’institution
ministère de tutelle tutelle assurant la tutelle administrative de
l’unité mixte
Evaluation de la demande. Soumettre le dossier pour évaluation à un organisme Ministère de tutelle
national, s’il existe, ou un comité d’experts externe
indépendant
Evaluer et rédiger un rapport d'évaluation à l’intention du Evaluateurs
ministre de tutelle
Décision de création. Se concerter pour préparer la prise de décision Ministère de tutelle et institution
assurant la tutelle administrative de
l’unité mixte
Prendre la décision de création Ministre de tutelle
135
II.3. Composition des dossiers et critères d’évaluation des
demandes de création
136
Tableau XIII. Composition des dossiers et critères d’évaluation des
demandes de création
Structures de
Composition du dossier Critères d’évaluation
recherche
- Equipes - Plan d’action budgétisé - Production scientifique de
chaque chercheur membre
- Laboratoires - Programme scientifique et
financier - Qualité scientifique et tech-
- Centres nique du programme scienti-
- Avis circonstancié de l’ins- fique (pertinence, cohérence
- Unités mixte titution tutelle et faisabilité globale du pro-
gramme, stratégies retenues
- Potentiel humain et maté- pour atteindre les objectifs
riel fixés etc.)
137
III. Prolongation et restructuration d’une équipe, d’un
laboratoire, d’un centre ou institut et d’une unité
mixte de recherche.
III.2. Procédures
138
Les intervenants dans cette procédure sont :
- le ministère de tutelle ;
- les chercheurs.
139
Tableau XIV. Procédure pour la prolongation ou la restructuration d’une équipe, d’un
laboratoire ou d’un centre de recherche
Etapes Tâches à exécuter Intervenants
Expression de la demande Réaliser l’auto-évaluation et constituer le dossier de demande de prolongation ou de restructuration Responsable et membres de la structure de recherche
Pour une équipe
(La procédure est identique à celle relative à la demande de création d’une équipe)
Pour un laboratoire
Soumettre le dossier pour examen au Conseil de laboratoire Directeur du laboratoire
Examiner et donner un avis sur le dossier Conseil de laboratoire
Si le dossier a reçu un avis favorable du Conseil de laboratoire, le transmettre avec le PV de délibération du Conseil de Directeur du laboratoire
laboratoire au responsable de la composante de l’institution tutelle pour soumission à l’instance délibérante de la
composante de l’institution tutelle
Soumettre le dossier à l’instance délibérante de la composante de l’institution tutelle Responsable de la composante de l’institution tutelle
Examiner et donner un avis sur le dossier Instance délibérante de la composante de l’institution
tutelle
Si le dossier a reçu un avis favorable de l’instance délibérante de la composante de l’institution tutelle, le transmettre avec Responsable de la composante de l’institution tutelle
le PV de délibération de l’instance délibérante de la composante au responsable de l’institution tutelle pour soumission
140
aux instances délibérantes de l’institution tutelle
Soumettre le dossier pour approbation aux instances délibérantes de l’institution tutelle Responsable de l’institution tutelle
Examiner et donner un avis sur le dossier Instances délibérantes de l’institution tutelle
Pour un centre ou institut
Soumettre le dossier pour examen au Conseil scientifique du centre Directeur du centre
Examiner et donner un avis sur le dossier Conseil scientifique
Si le dossier a reçu un avis favorable du Conseil scientifique, le transmettre avec le PV de délibération du Conseil au Directeur du centre
responsable de l’institution tutelle pour soumission au Conseil du centre
Soumettre le dossier pour approbation au Conseil du centre. Responsable de l’institution tutelle
Examiner et donner un avis sur le dossier Conseil du centre
Si le dossier a reçu un avis favorable du Conseil du centre, le soumettre avec le PV de délibération du Conseil pour Responsable de l’institution tutelle
soumission à l’instance délibérante de l’institution tutelle pour approbation
Examiner et donner un avis sur le dossier Instance délibérante de l’institution tutelle
Soumission de la demande Si le dossier est approuvé par l’instance délibérante de l’institution tutelle, le transmettre avec le PV de délibération de Responsable de l’institution tutelle
au ministère de tutelle l’instance au ministre de tutelle
Evaluation de la demande Soumettre le dossier pour évaluation à un organisme national, s’il existe, ou un comité d’experts externes indépendant Ministère de tutelle
Evaluer et rédiger un rapport d'évaluation à l’intention du ministre chargé de la recherche Evaluateurs
Décision de prolongation ou Se concerter pour préparer la prise de décision Ministère de tutelle et institution tutelle
de restructuration Prendre la décision de prolongation ou de restructuration Ministre de tutelle
III.2.2. Pour la prolongation ou la restructuration d’une
unité mixte de recherche
Les intervenants dans cette procédure sont :
- le ministère de tutelle ;
- les chercheurs.
141
Tableau XV. Procédure pour la prolongation ou la restructuration d’une unité mixte de
recherche
Etapes Tâches à exécuter Intervenants
Concertation entre les institutions tutelles Préparer et organiser les réunions de concertation Directeur de l’unité mixte et services compétents des institutions tutelles
ou entre les composantes des institutions (Direction de la coopération, Direction de la Recherche, Direction scientifique
tutelles fondatrices etc.) ou des composantes des institutions tutelles (service ou commission
chargé(e) de la recherche et/ou du partenariat etc.) fondatrices
Expression de la demande Réaliser l’auto-évaluation et constituer le dossier de demande de prolongation ou de Directeur et membres de l’unité mixte
restructuration
Soumettre le dossier pour examen et avis au Conseil scientifique de l’unité mixte Directeur de l’unité mixte
Examiner et donner un avis sur le dossier Conseil scientifique
Si le dossier a reçu un avis favorable du Conseil scientifique, le transmettre avec Directeur de l’unité mixte
l’avis du Conseil au Président du Conseil de gestion pour soumission au Conseil de
gestion de l’unité mixte
Soumettre le dossier pour approbation au Conseil de gestion de l’unité mixte Président du Conseil de gestion
142
Examiner et donner un avis sur le dossier Conseil de gestion
Si l’avis du Conseil de gestion est favorable, transmettre le dossier avec l’avis du Président du Conseil de gestion
Conseil de gestion au Directeur de l’unité mixte pour transmission aux responsables
des institutions tutelles
Transmettre le dossier avec l’avis du Conseil de gestion aux responsables des Directeur de l’unité mixte
institutions tutelles
Faire instruire les dossiers à l’interne par les services compétents des institutions Responsables des institutions tutelles fondatrices
tutelles (Direction de la coopération, Direction de la Recherche, Direction
scientifique etc.)
Examiner et donner un avis sur le dossier Services compétents des institutions tutelles (Direction de la coopération,
Direction de la Recherche, Direction scientifique etc.) fondatrices
Si les avis des services compétents des institutions tutelles sont favorables, engager Responsables des institutions tutelles
des négociations pour la formalisation et la validation d’une convention
Signature de la convention portant prolongation ou restructuration de l’unité mixte Responsables des institutions tutelles
Soumission de la demande au ministère Transmettre le dossier avec la convention au ministre de tutelle Responsable de l’institution assurant la tutelle administrative de l’unité mixte
chargé de la recherche
Evaluation de la demande Soumettre le dossier pour évaluation à un organisme national, s’il existe, ou un Ministère de tutelle
comité d’experts externes indépendant
Evaluer et rédiger un rapport d'évaluation à l’intention du ministre chargé de la Evaluateurs
recherche
Décision de création Se concerter pour préparer la prise de décision. Ministère de tutelle et institution assurant la tutelle administrative de l’unité
mixte.
Prendre la décision de prolongation ou de restructuration Ministre de tutelle
III.3. Composition des dossiers et critères d’évaluation des
demandes de prolongation ou de restructuration
143
Structures
Composition du dossier Critères d’évaluation
de recherche
- Equipes - Rapport d’activités et fi- - Production scientifique de chaque
nancier pour la période chercheur
- Laboratoires écoulée
- Impacts socio-économiques des résul-
- Centres - Financements mobilisés tats de recherche
durant la période écoulée
-U n i t é s - Retombées des résultats de recherche
mixtes - Plan d’action budgétisé sur les programmes d’enseignement
pour la nouvelle période
- Niveau d’atteinte des objectifs scien-
- Nouveau programme tifiques fixés pour la période écoulée
scientifique et financier
- Interactions avec l’environnement so-
- Avis circonstancié de l’ins- cio-économique
titution tutelle
- Implication dans la formation par la
- Potentiel humain et maté- recherche
riel
- Pilotage, animation scientifique et
- Règlement intérieur organisation de la vie scientifique et
matérielle
- Partenariats scientifiques,
techniques et financiers - Qualité scientifique et technique du
nationaux et internationaux projet de prolongation ou de res-
tructuration (évolutions proposées,
- Curriculum vitae de chaque stratégies retenues pour atteindre les
chercheur objectifs fixés, pertinence, cohérence
et faisabilité globale du projet, cohé-
- Lettre d’engagement de rence du programme scientifique avec
chaque chercheur le plan stratégique de développement
de l’institution tutelle etc.)
- Convention de partenariat
signée par les établisse- - Qualité et quantité des ressources hu-
ments ou institutions fon- maines et matérielles disponibles et
dateurs (Pour les unités leur adéquation avec la stratégie de
mixtes) recherche et le plan d’action
144
IV. Fermeture
- la perte de financements ;
145
à l’intérêt de la recherche de maintenir une équipe, un laboratoire,
un centre ou une unité mixte de recherche qui n’a plus lieu d’être, sa
fermeture peut être envisagée en vertu du principe général de l’intérêt
du service.
146
CONCLUSION GENERALE
Ce guide se propose d’offrir au pouvoir politique, aux responsables des
institutions d’enseignement supérieur et organismes de recherche et
aux chercheurs, quelques outils permettant d’asseoir ou de consolider
les systèmes nationaux de recherche et de l’innovation. Il n’offre pas
une revue complète de l’ensemble des aspects liés à la gouvernance
d’un système national de recherche et d’innovation, mais se veut un
guide simple et pratique.
147
ANNEXES
148
ANNEXE 1
I. Introduction
Les structures de recherche dans les institutions d’enseignement supérieur et
les organismes de recherche sont des sources de création de nouveaux savoirs
indispensables au développement de l’activité économique et gages de l’existence de
formations de qualité et modernes pour les étudiants. Le constat est qu’en Afrique de
l’Ouest francophone, très peu de pays se sont dotés d’un cadre juridique organisant
la recherche au sein de leurs institutions d’enseignement supérieur et organismes
de recherche. Voilà pourquoi un modèle de cadre réglementaire fixant les normes
d’organisation, de fonctionnement et de gestion du cycle de vie des structures de
recherche applicables aux institutions d’enseignement supérieur et organismes de
recherche est proposé.
Décrète ou Arrête
TITRE PREMIER
Dispositions générales
Article premier. Les activités de recherche scientifique au sein des institutions
d’enseignement supérieur et organismes de recherche sont menées dans les
149
structures de recherche suivantes : (préciser les différentes catégories de structures.
Dans ce document, les catégories suivantes sont proposées : équipes de recherche,
laboratoires de recherche, centres de recherche et unités mixtes de recherche. Tout le
document est construit sur la base de ces 4 catégories. Il faudra donc adapter votre
texte en fonction des catégories retenues).
- leur création ;
- leur fermeture.
Elle est dépourvue de la personnalité morale. Elle n’a pas d’existence juridique
propre, distincte de son institution de rattachement.
150
propre, distincte de son institution de rattachement.
Article 5. Une unité mixte de recherche est une structure fédérative de recherche
relevant d’un partenariat scientifique et technique tant au niveau institutionnel,
national qu’international. Elle est constituée en vue de fédérer des compétences et
des moyens pour réaliser un programme de recherche déterminé.
Article 6. Les structures de recherche citées à l’article premier sont chargés de/d’ :
CHAPITRE PREMIER
151
Organisation
Section 1
Equipe de recherche
Article 10. Une équipe de recherche est composée d’au moins (préciser le nombre)
chercheurs actifs répartis comme suit :
- (préciser le nombre) chercheurs ayant le grade de professeur titulaire des
universités, de directeur de recherche, de maître de conférences, de maître
de recherche ou grades équivalents ;
L’équipe peut compter aussi en son sein des techniciens et des post-doctorants.
Article 11. Un chercheur ne doit appartenir qu’à une seule équipe de recherche en
tant que membre permanent.
152
- (préciser le nombre) étudiants en Master.
Le laboratoire peut compter aussi en son sein des techniciens et des post-doctorants.
Article 14. Une équipe de recherche reconnue ou accréditée ne doit être membre que
d’un seul laboratoire et ne doit pas changer de laboratoire au cours de la période de
reconnaissance de celui-ci.
Article 15. Pour encourager la pluridisciplinarité, il est souhaitable que les chercheurs
soient de plusieurs spécialités.
Section 3
Centre (ou institut) de recherche
Article 16. Un centre de recherche est constitué d’au moins (préciser le nombre)
laboratoires de recherche reconnus ou accrédités comptant au moins (préciser le
nombre) chercheurs actifs répartis comme suit :
Article 17. Un laboratoire reconnu ou accrédité ne doit être membre que d’un seul
centre de recherche.
Section 4
Unité mixte de recherche
Article 18. Les personnels de l’unité mixte proviennent des institutions fondatrices.
153
- les objectifs et missions de l’unité ;
CHAPITRE II
Fonctionnement
Section 1
Equipe de recherche
Article 20. Une équipe de recherche est dirigée par un chef d’équipe nommé par
le responsable de son institution de rattachement sur proposition des membres de
l’équipe.
Le chef d’équipe doit être un chercheur ayant le grade de professeur titulaire, maître
de conférences, directeur de recherche ou maître de recherche.
Article 22. Les ressources financières de l’équipe de recherche peuvent provenir de/
des :
- la subvention de l’Etat ;
154
Article 23. L’équipe de recherche est soumise à une évaluation, d’abord en vue de
sa création, puis à mi-parcours et lors du renouvellement au terme de la période de
reconnaissance ou d’accréditation.
L’évaluation peut être réalisée sur demande de l’autorité de tutelle, chaque fois que
de besoin.
L’évaluation est faite par des experts externes nationaux ou internationaux. Elle
porte sur toutes les activités de l’équipe.
En cas de dissolution de l’équipe de recherche, le personnel et les fonds ainsi que les
équipements sont réaffectés par le responsable de l’institution tutelle.
Article 24. L’équipe se dote d’un règlement intérieur qui fixe les règles de vie en
son sein.
Section 2
Laboratoire de recherche
- un Conseil de laboratoire ;
- un Directeur de laboratoire.
Article 26. Le Conseil du laboratoire est un organe consultatif. Il est présidé par le
directeur du laboratoire. Il est composé :
155
- le suivi de l’exécution des programmes et projets ;
- la répartition du budget ;
- le règlement intérieur ;
Il se réunit au moins (préciser le nombre) par an pour dresser le bilan des activités
du laboratoire. Il peut se réunir autant de fois qu’il est nécessaire sur convocation du
Directeur du laboratoire ou à la demande de (préciser le nombre) des membres du
Conseil du laboratoire. Il ne peut délibérer valablement qu’en présence d’au moins
(préciser le nombre) de ses membres. A défaut du quorum, une deuxième réunion est
tenue dans un délai maximum (préciser le nombre de jours), quel que soit le nombre
des membres présents.
156
Article 28. Chaque équipe du laboratoire est supervisée par un chercheur membre
de l’équipe ayant le grade de professeur titulaire, directeur de recherche, maître de
conférences ou maître de recherche.
Article 29. Les ressources financières d’un laboratoire peuvent provenir de/des :
- la subvention de l’Etat ;
Article 30. Le laboratoire est soumis à une évaluation, d’abord en vue de sa création,
puis à mi-parcours et lors du renouvellement au terme de la période de reconnaissance
ou d’accréditation.
L’évaluation peut être réalisée sur demande de l’autorité de tutelle, chaque fois que
de besoin.
L’évaluation est faite par des experts externes nationaux ou internationaux. Elle
porte sur toutes les activités du laboratoire.
Section 3
Centre (ou institut) de recherche
Article 32. Un centre de recherche est doté, pour sa gestion administrative, financière
et scientifique, des organes ci-après :
157
- le Conseil du centre ;
- le Conseil scientifique ;
- le Directeur.
Il est constitué :
- du responsable de l’institution tutelle ;
- de représentants des responsables des composantes de l’institution tutelle ;
- des directeurs des laboratoires membres du centre ;
- d’un représentant du ministère de tutelle;
- de (préciser le nombre) représentants des chercheurs désignés par leurs
pairs ;
- de représentants du personnel administratif et technique désignés par leurs
pairs ;
- de (préciser le nombre) représentants des doctorants désignés par leurs
pairs ;
- de (préciser le nombre) représentants des milieux économiques cooptés par
le Directeur du centre.
Il délibère sur :
- le budget ;
Il se réunit au moins (préciser le nombre) par an. Il peut se réunir autant de fois
qu’il est nécessaire sur convocation de son président ou à la demande de (préciser
le nombre) de ses membres. Il ne peut délibérer valablement qu’en présence de
(préciser le nombre) au moins de ses membres. A défaut du quorum, une deuxième
réunion est tenue dans un délai maximum de (préciser le nombre de jours), quel que
soit le nombre des membres présents. Les décisions doivent être prises par consensus
ou à défaut à la majorité simple.
158
Article 34. Le Conseil scientifique est l’organe consultatif du centre. Il est présidé
par le Directeur du centre.
Il est composé :
- du directeur du centre ;
- la répartition du budget ;
- le règlement intérieur ;
159
- la synergie entre les laboratoires et équipes ;
Il se réunit au moins (préciser le nombre) par an pour apprécier les activités du centre.
Il peut se réunir autant de fois qu’il est nécessaire sur convocation de son président
ou à la demande des (préciser le nombre) de ses membres. Il ne peut délibérer
valablement qu’en présence de (préciser le nombre) au moins de ses membres. A
défaut du quorum, une deuxième réunion est tenue dans un délai maximum (préciser
le nombre de jours), quel que soit le nombre des membres présents. Les décisions
doivent être prises par consensus ou à défaut à la majorité simple.
Article 35. Le Directeur du centre est nommé par le responsable tutelle sur
proposition du Conseil du centre.
Article 37. Les ressources financières d’un centre peuvent provenir de/des :
- la subvention de l’Etat ;
Article 38. Le centre est soumis à une évaluation, d’abord en vue de sa création, puis
à mi-parcours et lors du renouvellement au terme de la période de reconnaissance
160
ou d’accréditation.
L’évaluation peut être réalisée sur demande de l’autorité de tutelle, chaque fois que
de besoin.
L’évaluation est faite par des experts externes nationaux ou internationaux. Elle
porte sur toutes les activités du centre.
En cas de dissolution du centre, le personnel et les fonds ainsi que les équipements
sont réaffectés par le responsable de l’institution tutelle.
Article 39. Le centre de recherche se dote d’un règlement intérieur qui fixe les
modalités et les procédures de travail en son sein. Ce règlement intérieur doit être
validé par le Conseil scientifique et approuvé par le Conseil du centre.
Section 4
Unité mixte de recherche
Article 40. Une unité mixte de recherche s’appuie pour sa gestion sur un :
- Conseil de gestion ;
- Conseil scientifique ;
- Directeur.
Il se réunit au moins (préciser le nombre) par an. Il peut se réunir autant de fois qu’il
est nécessaire sur convocation de son président. Il ne peut délibérer valablement qu’en
présence de (préciser le nombre) au moins de ses membres. A défaut du quorum, une
deuxième réunion est tenue dans un délai maximum (préciser le nombre de jours),
161
quel que soit le nombre des membres présents.
Article 42. Le Conseil scientifique est l’organe consultatif de l’unité. Il est présidé
par le Directeur de l’unité.
Article 44. Les ressources humaines, matérielles et financières d’une unité mixte
proviennent des institutions ou établissements fondateurs. Ces moyens sont
additionnels des subventions de l’Etat et des financements que doivent mobiliser les
unités mixtes de recherche.
162
Article 45. L’unité mixte est soumise à une évaluation, d’abord en vue de sa
création, puis à mi-parcours et lors du renouvellement au terme de la période de
reconnaissance ou d’accréditation.
L’évaluation peut être réalisée sur demande de l’autorité de tutelle, chaque fois que
de besoin.
L’évaluation est faite par des experts externes nationaux ou internationaux. Elle
porte sur toutes les activités de l’unité.
En cas de dissolution de l’unité, les équipements sont réaffectés par les institutions
fondatrices conformément à la convention de création de l’unité.
CHAPITRE PREMIER
Création d’une équipe, d’un laboratoire, d’un centre ou d’une unité mixte de
recherche
Article 47. La procédure de création d’une équipe, d’un laboratoire, d’un centre de
recherche et d’une unité mixte de recherche comprend les étapes suivantes :
Article 48. Les dossiers de demande de création d’une équipe, d’un laboratoire, d’un
centre ou d’une unité mixte de recherche doivent comprendre les pièces suivantes :
163
- un plan d’action budgétisé ;
- un règlement intérieur ;
Article 49. Les critères d’évaluation des dossiers sont les suivants :
164
- l’implication dans la formation par la recherche.
Article 50. Les équipes, les laboratoires, les centres et les unités mixtes de recherche
sont reconnus, au moment de leur création, par le ministère de tutelle pour une durée
de (préciser la durée) ans renouvelable, après évaluation.
Pour les unités mixtes de recherche, leur création fait l’objet d’une convention entre
les établissements ou les institutions fondateurs.
CHAPITRE II
Article 51. Une équipe, un laboratoire, un centre de recherche ou une unité mixte de
recherche dont la période de reconnaissance est arrivée à terme peut être prolongé
(renouvelé à l’identique) après évaluation.
Article 52. Une équipe, un laboratoire, un centre de recherche ou une unité mixte de
recherche dont la période de reconnaissance ou d’accréditation est arrivée à terme
peut être restructuré par renouvellement, fusion, éclatement-fusion, intégration ou
séparation, après évaluation.
165
- avis circonstancié de l’institution tutelle ;
- un règlement intérieur ;
Article 55. Les critères d’évaluation des dossiers sont les suivants :
166
- la pertinence du budget prévisionnel ;
Article 56. Les équipes, les laboratoires, les centres et les unités mixtes de recherche
sont prolongés ou restructurés pour une durée de (préciser la durée) ans renouvelable
après évaluation.
CHAPITRE III
Fermeture
La décision de fermeture est prise par arrêté du ministre de tutelle après avis du
responsable de l’institution tutelle et sur la base du rapport d’experts évaluateurs.
La décision de fermeture est prise par arrêté du ministre de tutelle, après avis
du responsable de l’institution tutelle et sur la base des documents produits par
l’institution tutelle motivant la fermeture de la structure de recherche.
Article 61. En cas de fermeture, le personnel et les équipements sont réaffectés par
le responsable de l’institution tutelle.
TITRE IV
Disposition finale
Article 62. Les (préciser les personnalités de l’application du texte) sont chargés de
l’exécution du présent (préciser décret ou arrêté) qui sera publié au Journal Officiel
et partout où besoin sera.
Fait à…………………………………le…………………………….
167
168
ANNEXE 2
GLOSSAIRE
169
Equivalent temps plein re- Il est défini par le nombre d’heures de travail réel-
cherche lement consacrées à la recherche au cours d’une
période de référence donnée (habituellement une
année civile) rapporté au nombre total d’heures
qu’une personne ou un groupe de personnes est
censé travailler au cours de la même période.
Innovation Au sens large, l’innovation est un processus créatif
de transformation scientifique ou technologique
qui a pour effet la modification partielle d’un
état préalable des connaissances ou la rupture
avec cet état. Cette transformation aboutit à une
conception nouvelle pouvant concerner un cadre
théorique, une méthodologie, un processus, une
technique, un produit, etc. L’innovation induit
fréquemment un changement de comportement
des individus, et se trouve associée à des valeurs
liées à la performance, à l’amélioration ou à la
simplification d’une activité ou d’un ensemble
d’activités. Dans le domaine industriel, le terme
innovation désigne plus précisément l’utilisation
des transformations opérées sur un processus, une
technique, ou un produit. En ce sens, l’innovation
est souvent associée à la notion d’efficience (par
exemple, un avantage compétitif résultant de ce
processus de transformation).
Institution d’enseigne- Université, école supérieure.
ment supérieur
170
Pilotage Processus qui permet aux acteurs de suivre au jour
le jour un projet, un programme ou une politique
et d’adapter sa mise en œuvre dès qu’apparaissent
des difficultés ou des modifications qui proviennent
de son environnement.
171
Propriété intellectuelle Ensemble des droits exclusifs accordés sur des
créations intellectuelles. Elle comporte deux
branches : la propriété littéraire et artistique, qui
s’applique aux œuvres de l’esprit, est composée du
droit d’auteur et des droits voisins ; la propriété
industrielle, qui regroupe elle-même, d’une
part, les créations utilitaires, comme le brevet
d’invention et le certificat d’obtention végétale ou
au contraire un droit de protection sui generis des
obtentions végétales, et, d’autre part, les signes
distinctifs, notamment la marque commerciale, le
nom de domaine et l’appellation d’origine.
172
Recherche fondamentale Recherche consistant en des travaux expérimen-
taux ou théoriques entrepris en vue d’acquérir de
nouvelles connaissances sur les fondements des
phénomènes et des faits observables, sans envisa-
ger une application ou une utilisation particulière.
Recherche finalisée Recherche orientée vers des questions scientifiques
et technologiques associées à des enjeux socio-
économiques relatifs à des secteurs particuliers
(énergie, l’environnement, l’information, la santé,
l’agriculture, etc.). Elle a pour vocation non
seulement de faire progresser la connaissance, mais
aussi d’aboutir à des résultats et des innovations
applicables au secteur visé et susceptibles d’avoir
une incidence sur le fonctionnement de la société.
Elle associe recherches appliquée et fondamentale.
Recherche partenariale Projets ou d’activités qui donnent lieu à un contrat
ou à une convention avec un partenaire socio-
économique (agence, collectivité, entreprise etc.).
Cette activité peut être à l’initiative de la structure
de recherche puis avoir ensuite fait l’objet d’une
contractualisation avec un tiers ou bien être lancée
à l’occasion d’un appel à projets d’un organisme
financeur.
Recherche technologique Recherche ayant pour objectif d’accroître les
connaissances en s’appuyant sur des disciplines
scientifiques variées, afin de proposer de nou-
velles approches conceptuelles et systémiques, des
méthodes, des procédés, des logiciels, des instru-
ments, des outils, et plus généralement créer des
objets de toutes natures.
173
Structure opérationnelle Structure dont la vocation est de réunir des
de recherche moyens financiers, matériels et personnels pour
la réalisation d’un programme de recherche
scientifique dans le cadre des missions statutaires
d’une institution. Elle peut être : un groupe, une
équipe, une unité, un laboratoire, un centre de
recherche etc.
174
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THE WORLD BANK AND ELSEVIER, 74p
181
REMERCIEMENTS
182
· Pr Isaac Yankhoba NDIAYE, membre de la Commission
Régionale des Experts de l’AUF en Afrique de l’Ouest
(Sénégal)
· Pr Ambaliou SANNI, membre de la Commission Régionale
des Experts de l’AUF en Afrique de l’Ouest (Bénin)
· Pr Ramatou SIDIKOU DJERMAKOYE SEYNI, membre de
la Commission Régionale des Experts de l’AUF en Afrique de
l’Ouest (Niger)
· Pr Gnanderman SIRPE, membre de la Commission Régionale
des Experts de l’AUF en Afrique de l’Ouest (Burkina Faso)
· Pr Oumar SOCK, membre de la Commission Régionale des
Experts de l’AUF en Afrique de l’Ouest (Sénégal)
183
Guide pour l’organisation de la recherche
scientifique en Afrique de l’Ouest
• Mettre en lumière quelques notions clés relatives à la recherche dont la connaissance est
nécessaire pour l’organisation de la recherche dans les institutions d’enseignement
supérieur et organismes de recherche.
• Proposer des normes (typologie, taille et composante) pour l’organisation des structures
de recherche dans les institutions d’enseignement supérieur et les organismes de
recherche car à cause de l’absence de normes, les structures de recherche en Afrique de
l’Ouest francophone sont souvent informelles, peu structurées, souvent artificielles et de
taille très variable.
• Proposer une démarche pour la gestion du cycle de vie des structures de recherche dans
les institutions d’enseignement supérieur et les organismes de recherche (création,
prolongation ou renouvellement à l’identique, restructuration par renouvellement,
fusion, éclatement-fusion, intégration ou séparation et fermeture).
Les auteurs :
185