LES SCHéMAS
Schéma
d’organisation des soins
(SOS-PRS)
P 08 INTRODUCTION
SOMMAIRE
P 13 LA REUNION
P 14 L’offre de soins ambulatoire
15 • Soins de premier recours
- Introduction P16
- Etat des lieux P17
- Définition d’orientations autour d’organisations cibles P22
- Détermination des zones fragiles et prioritaires destinée
à favoriser une meilleure répartition géographique
des professionnels de santé P31
36 • Biologie médicale
P 47 L’offre de soins hospitalière
48 • Activités de soins
- Médecine P49
- Chirurgie P55
- Psychiatrie et Santé mentale P61
- Soins de Suite et de Réadaptation P72
- Greffes d’organes et greffes de cellules
hématopoïétiques P78
- Traitement des Grands Brûlés P80
- Chirurgie cardiaque P83
- Activités interventionnelles sous imagerie médicale
par voie endovasculaire en cardiologie P86
- Neurochirurgie - Activités interventionnelles par voie
endovasculaire en neurologie P89
- Médecine d’urgence – Articulation entre la ville
et les urgences P91
- Réanimation P98
- Traitement de l’insuffisance rénale chronique
par épuration extra-rénale P101
- Traitement du cancer P106
- Examen des caractéristiques génétiques
d’une personne ou identification d’une personne
par empreintes génétiques à des fins médicales P110
- Hospitalisation à domicile P113
116 • Equipements matériels lourds
- Equipements matériels lourds d’imagerie médicale P117
- Caisson hyperbare P120
SOMMAIRE
122 • Autres activités
- Soins palliatifs P123
- Odontologie P127
129 • Eléments transversaux
- Pathologies du vieillissement P130
- Maladies chroniques P135
- Accidents vasculaires cérébraux P139
- Périnatalité P143
- Pathologies de l’enfant et de l’adolescent P148
- Addictions P151
- Transfusion sanguine P154
- Infections associées aux soins P156
- Permanence des soins en établissements de santé P160
281 • Missions de service public
- Introduction P169
- L’enseignement universitaire et post-universitaire P170
- La recherche P174
- Le développement professionnel des praticiens
hospitaliers et non hospitaliers P182
- La formation initiale et le développement
professionnel continu des sages-femmes
et du personnel paramédical et la recherche
dans leur domaine de compétences P183
- Les actions d’éducation et de prévention pour
la santé et leur coordination P184
- La lutte contre l’exclusion sociale P187
- Les actions de santé publique P190
- Les soins dispensés aux personnes détenues P197
- Les soins dispensés aux personnes retenues
en application de l’article L.551-1 du code
de l’entrée et du séjour des étrangers
et du droit d’asile P207
P 208 MAYOTTE
SOMMAIRE
P 209 L’offre de soins ambulatoire
209 • Soins de premier recours
- Articulation ville/hôpital – Permanence
des soins ambulatoires P210
- Détermination des zones fragiles et prioritaires destinée
à favoriser une meilleure répartition géographique des
professionnels de santé P216
219 • Biologie médicale
P 228 L’offre de soins hospitalière
229 • Activités de soins
- Médecine P230
- Chirurgie P233
- Psychiatrie P236
- Soins de Suite et de Réadaptation P239
- Traitement des grands brûlés P242
- Médecine d’urgence P245
- Réanimation P247
- Traitement de l’insuffisance
rénale chronique par épuration extra-rénale P249
- Traitement du cancer P252
- Hospitalisation à Domicile P254
256 • Equipements matériels lourds
- Equipements matériels lourds d’imagerie médicale P257
- Caisson hyperbare P259
261 • Autres activités
- Soins palliatifs P262
263 • Eléments transversaux
- Maladies chroniques P264
- Accidents vasculaires cérébraux P267
- Périnatalité P269
SOMMAIRE
- Pathologie de l’enfant et de l’adolescent P275
- Permanence des soins en établissement de santé P278
281 • Missions de service public
- Introduction P282
- L’enseignement universitaire et post-universitaire P283
- La recherche P284
- Le développement professionnel continu
des praticiens hospitaliers et non hospitaliers P285
- La formation initiale et le développement
professionnel continu des sages-femmes
et du personnel paramédical et la recherche
dans leur domaine de compétences P286
- Les actions d’éducation et de prévention
pour la santé et leur coordination P287
- La lutte contre l’exclusion sociale P288
- Les actions de santé publique P290
- Les soins dispensés aux personnes détenues P292
- Les soins aux étrangers P294
- Soins dispensés aux étrangers demandant de rester
sur le territoire français pour raison de santé P296
P 298 répertoire des sigles
INTRODUCTION
(
Outil opérationnel du Projet de Santé de La Réunion et de Mayotte(PRS), le
Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) a pour objet de :
-D éfinir des priorités régionales d’actions qui orientent l’évolution de
l’offre de soins ;
-A rticuler les soins de premier recours, les établissements de santé et
l’offre médico-sociale ;
Encourager une démarche d’efficience, dans un contexte socio-économique
contraint.
Il s’inscrit dans le cadre de l’Objectif National des Dépenses d’Assurance
Maladie (ONDAM).
1 er principe :
1
le territoire de santé
suite et de réadaptation, psychiatrie et hos-
pitalisation à domicile.
Pour les situations les plus complexes re-
Le territoire de santé est le lieu de réponse quérant une approche pluridisciplinaire ou
Trois principes aux besoins de proximité où s’organisent pour solliciter une expertise, les profession-
d’organisation les principales filières de prises en charge nels du deuxième recours s’adressent aux
des soins et la permanence des soins. structures de soins de troisième recours.
Quatre territoires de santé ont été définis • Soins de troisième recours
par arrêté du 26 novembre 2010 : trois ter-
ritoires de santé à La Réunion et un terri- Il s’agit des activités les plus spécialisées.
toire de santé à Mayotte. En relation avec le Centre Hospitalier Uni-
versitaire (CHU) de La Réunion, ce niveau
ème principe :
2 doit se structurer autour de la fonction uni-
la gradation des soins en trois versitaire, organiser l’enseignement, favo-
riser la recherche et diffuser l’innovation
niveaux médicale.
• Soins de premier recours
Le premier recours, tel que consacré par ème principe : la coopération et
3
la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires
la coordination des acteurs de
(HPST), a trois fonctions :
- porte d’entrée dans le système de santé : santé
diagnostic, orientation, traitement ;
- suivi des patients et coordination des par- Une approche plurielle coordonnée par le
cours ; médecin traitant est nécessaire à une prise
- relais des politiques de santé publique : en charge optimale des patients, plus par-
prévention, dépistage et éducation à la ticulièrement dans le cadre des maladies
santé. chroniques, de la périnatalité ou du suivi
des cancers. Les organisations en santé
Les soins de premier recours concernent doivent faciliter la fluidité des parcours de
les soins ambulatoires directement acces- santé des patients afin de rendre la réponse
sibles aux patients. Deux notions fonda- du système de santé plus performante et
mentales y sont rattachées : la proximité et répondre ainsi aux attentes des patients.
l’accessibilité géographique.
Cette évolution du système de santé passe
• Soins de deuxième recours par une structuration des liens ville-hôpital-
secteur médico-social, par le développe-
Les soins de deuxième recours concer ment de filières de soins et de filières de
nent la médecine ambulatoire spécialisée, prise en charge populationnelle et par une
les réseaux de santé et les établissements articulation avec la prévention. n
de santé publics et privés assurant en
particulier les prises en charge suivantes :
médecine, chirurgie, obstétrique, soins de
8] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
INTRODUCTION
2 L a réponse à l’évolution de la
demande de soins
yotte (CHM) sont aujourd’hui le cœur des
soins de premiers recours. Associés avec la
médecine libérale, peu développée encore,
Le Plan Stratégique de Santé a montré ils consolident l’offre de premier recours sur
Enjeux du SOS-PRS l’importance à La Réunion et à Mayotte, de ce territoire de santé. Une réflexion devra
la prévalence de certaines maladies chro- être conduite à très court terme afin de dé-
niques comme l’obésité, le diabète ou les terminer leur positionnement optimal.
maladies cardio-vasculaires.
Une mission d’appui de l’Inspection Géné-
Le schéma d’organisation des soins doit rale des Affaires Sociales auprès de l’ARS
répondre à l’évolution des besoins de la Océan Indien est intervenue en mars 2012
population. à Mayotte en vue de définir une stratégie
prospective d’évolution du système de San-
Du point de vue des soins hospitaliers, té dans ce territoire de santé.
l’état des lieux a montré un dispositif de
soins déséquilibré, notamment caractérisé Sur la base des conclusions de cette mis-
par les taux de fuites importants en méde- sion, l’Agence de Santé Océan Indien pro-
cine et en chirurgie au détriment du bas- posera une révision du volet Mayotte du
sin Est du territoire de santé Nord-Est et SOS-PRS.
du territoire de santé Ouest. Si la récente
mise en œuvre des nouvelles installations La dynamique inter-îles
du Groupe Hospitalier Est Réunion (GHER)
sur la commune de Saint Benoît doit per- Pour la région Océan Indien, le dispositif de
mettre de réduire le déséquilibre dans ce santé est réparti sur des territoires séparés
bassin, il convient de réaffirmer l’orientation de plus de 2000 kms.
stratégique prioritaire de réalisation du Pôle
Sanitaire Ouest (reconstruction du pôle Le territoire de santé de Mayotte présente
Médecine Chirurgie Obstétrique du Centre une fragilité en terme d’organisation des
Hospitalier Gabriel Martin (CHGM) sur le soins sur l’ensemble des niveaux de grada-
site de Cambaie). tion des soins.
A Mayotte, l’offre de soins devra s’enrichir Au-delà du renforcement ciblé de l’offre de
en particulier, en soins de suite et de réa- soins à Mayotte, cet exercice du SOS-PRS
daptation, en psychiatrie et en hospitali- devra s’attacher à mieux intégrer les pro-
sation à domicile afin d’éviter le recours à blématiques de santé des populations de
des évacuations sanitaires sur La Réunion, Mayotte dans les modes d’organisation et
source de difficultés pour le patient et de les filières par les établissements de santé
dépenses de soins supplémentaires. de La Réunion.
Du point de vue des soins de premier Le CHU de La Réunion et les établisse-
recours, des zones fragiles en terme de ments de santé porteurs d’activités de troi-
démographie des professionnels de santé sième recours devront tout particulièrement
ont été mises en évidence. Les dispositifs se mobiliser sur cette mission qui constitue-
prévus par la loi HPST pour attirer et fidé- ra un objectif contractuel (partage d’activi-
liser des professionnels de santé libéraux tés médicales entre le CHU de La Réunion
devront être promus. et le CHM).
Dans ce cadre, de nouveaux modes d’exer-
cice des professionnels de santé devront S’appuyant sur la dynamique du CHU de La
être expérimentés, en particulier pour Réunion et afin d’améliorer et développer
optimiser le temps médical et favoriser les les articulations entre les établissements
prises en charge pluri-professionnelles. Des de santé de La Réunion et de Mayotte, les
maisons de santé, pôles de santé et centres dispositifs contractuels suivants seront mis
de santé pourront être installés pour diver- en place :
sifier le paysage de l’offre de soins ambu- - une convention cadre entre le CHU de la
latoire. Réunion et le CHM établie sur la base de
l’évaluation des conventions antérieures
A Mayotte, les centres de référence et les avec le Centre Hospitalier Félix Guyon et
dispensaires du Centre Hospitalier de Ma- le Groupe Hospitalier Sud Réunion ;
9] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
INTRODUCTION
- une convention entre le CHM et l’Etablis- Au-delà des établissements de santé, ces
sement Public de Santé Mentale de la filières comprennent les dispositifs de pre-
Réunion ; mier recours et les établissements médico-
- des conventions entre le CHM et d’autres sociaux.
établissements de santé publics et privés
de la Réunion. Le développement des prises en charge
en hospitalisation de jour, substitutives
Au-delà des cadres conventionnels, il d’une hospitalisation complète, l’utilisation
s’agira de promouvoir des temps partagés des installations et des équipements sani-
médicaux (assistants spécialistes, chefs taires et des pratiques de soins répondant
de clinique) dans les disciplines médico- au principe de « la plus stricte économie
chirurgicales où des postes sont vacants. compatible avec la qualité du traitement »
permettront d’accroître l’efficience de l’offre
de soins.
La performance de
La recherche de la qualité de la prise en
l’organisation de l’offre de soins
charge est un objectif permanent. Elle
s’inscrit dans un ensemble de règles et de
L’amélioration de l’efficience des organisa- procédures de certification, d’évaluation ou
tions en santé passe par la structuration de parangonnage qui doivent renforcer la
des parcours des patients au sein de filières performance de tous les acteurs de santé.
de prise en charge.
Le développement de la télémédecine sera
Les filières doivent intégrer la dimension un facilitateur de la coordination en parti-
des trois niveaux de recours et être garantes culier en matière de dossier du patient, de
d’une plus grande communication entre les connaissances des ressources opération-
professionnels de santé et une meilleure nelles et dans le domaine de l’imagerie
prise en compte de l’avis des patients dans médicale. n
le processus de décision.
3 Conformément à l’article L1443-4 du code
de la Santé Publique, le schéma d’organi-
sation des soins du Projet de Santé de La
Offre de soins ambulatoire du
SOS-PRS
Réunion et de Mayotte comporte un volet
Eléments de cadrage pour La Réunion et un volet pour Mayotte. La loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 a
du SOS-PRS étendu le champ des schémas à l’activité
Les écarts d’offre de soins entre les deux ambulatoire traduisant ainsi l’importance
départements et les spécificités du territoire des soins de premier recours dans l’organi-
de santé de Mayotte ont prévalu dans l’éla- sation du système de santé.
boration du SOS-PRS. Aussi, le SOS-PRS
comprend une partie dédiée à l’organisa- L’accessibilité à des soins de premier re-
tion des soins à La Réunion et une partie cours est subordonnée à une organisation
dédiée au territoire de santé de Mayotte. de l’offre permettant une prise en charge de
qualité autour des médecins généralistes,
Chacun des deux volets du SOS-PRS se infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et
décomposent en deux parties, l’une rela- autres professionnels de santé, garants de
tive à l’offre de soins ambulatoire et l’autre la continuité des soins au patient, en parti-
à l’offre de soins hospitalière. culier en cas de pathologie chronique.
10] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
INTRODUCTION
Cette partie ambulatoire comprend quatre Des indicateurs de pilotage de l’activité
chapitres : un état des lieux ; la défini- seront mis en place pour assurer le suivi de
tion d’orientations autour d’organisations l’activité des établissements de santé par
cibles ; la détermination des zones fragiles l’Agence de Santé Océan Indien.
et prioritaires et les orientations en matière
de biologie médicale. Seuls les objectifs en implantation et en
nombre d’appareils sont maintenus. Ceux-
Il convient de souligner que cette partie ci concernent les activités soumises au
ambulatoire est opposable uniquement sur régime d’autorisation : activités de soins et
la définition des zones fragiles et prioritaires, équipements matériels lourds énumérés
zones considérées comme présentant un aux articles R. 6122-25 et R. 6122-26 du
déficit ou un risque de déficit d’offre. code de la Santé Publique.
Cette partie du SOS-PRS intéressant l’acti-
Ce premier exercice a été réalisé en concer- vité des établissements de santé est oppo-
tation avec les professionnels de santé. Un sable dans l’ensemble de ses dispositions.
bilan à l’issue d’un délai de 18 mois à deux
années, permettra d’en réviser ou complé- Les activités suivantes ne sont pas le sup-
ter les orientations. port d’un régime d’autorisation : soins pal-
liatifs, odontologie, maladies chroniques,
accidents vasculaires cérébraux, transfu-
Offre de soins hospitalière du sion sanguine, infections associées aux
soins.
SOS-PRS
Par ailleurs, les activités de recours régional
La Loi HPST du 29 juillet 2009 a supprimé ne disposant pas d’une implantation dans
la base légale de l’arrêté définissant les le territoire de santé de Mayotte sont trai-
thèmes obligatoires des schémas d’organi- tées uniquement dans le volet Réunion du
sation des soins. SOS-PRS. n
Les objectifs quantifiés en volume ont été
également supprimés des schémas d’orga-
nisation des soins et des contrats plurian-
nuels d’objectifs et de moyens (CPOM) des
établissements de santé.
11] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
INTRODUCTION
Au total, l’offre de soins hospitalière est E léments transversaux en
décrite de la façon suivante : rapport avec les domaines
stratégiques du Plan Stratégique
Activités de soins soumises au
de Santé
régime des autorisations
(article R.6122-25)
• Pathologies du vieillissement ;
• Maladies chroniques ;
• Médecine ; • Accidents vasculaires cérébraux ;
• Chirurgie ; • Périnatalité : gynécologie-obstétrique,
• Psychiatrie ; assistance médicale à la procréation, dia-
• Soins de suite et de réadaptation ; gnostic prénatal ;
• Greffes d’organes et greffes de cellules • Pathologie de l’enfant et de l’adolescent ;
hématopoïétiques ; • Addictions ;
• Traitement des grands brûlés ; • Transfusion sanguine ;
• Chirurgie cardiaque ; • Infections associées aux soins ;
• Activités interventionnelles sous imagerie • La permanence des soins en établisse-
médicale par voie endovasculaire en car- ment de santé ;
diologie ;
•N eurochirurgie ;
•A ctivités interventionnelles par voie endo- ─ Missions de service public
vasculaire en neuroradiologie ;
•M édecine d’urgence ;
•R éanimation ; • L’enseignement universitaire et post-uni-
•T raitement de l’insuffisance rénale chro- versitaire ;
nique par épuration extra-rénale ; • La recherche ;
•T raitement du cancer ; • Le développement professionnel continu
•E xamen des caractéristiques génétiques des praticiens hospitaliers et non hospi-
d’une personne ou identification d’une taliers ;
personne par empreintes génétiques à • La formation initiale et le développement
des fins médicales ; professionnel continu des sages-femmes
•H ospitalisation à domicile. et du personnel paramédical et la re-
cherche dans leurs domaines de compé-
Autres activités tence ;
• Les actions d’éducation et de prévention
pour la santé et leur coordination ;
• Soins palliatifs ; • La lutte contre l’exclusion sociale ;
• Soins aux détenus ; • Les actions de santé publique ;
• Odontologie. • Les soins dispensés aux détenus en
milieu pénitentiaire et, si nécessaire, en
Equipements matériels milieu hospitalier, dans des conditions
lourds soumis au régime des définies par décret ;
• Les soins dispensés aux personnes rete-
autorisations nues en application de l’article L. 551-
(article R.6122-26) 1 du code de l’entrée et du séjour des
étrangers et du droit d’asile.
• Imagerie médicale ;
• Caisson hyperbare.
12] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
LA RÉUNION
L’offre
de soins
ambulatoire
14] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins ambulatoire
Soins
de premier recours
15] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
INTRODUCTION
Le schéma d’organisation des soins (SOS- Dès lors, deux maîtres mots constituent le
PRS) instauré par la Loi HPST, comporte fil rouge de cette partie ambulatoire : trans-
une innovation majeure puisqu’il étend versalité et pluridisciplinarité des prises en
son champ d’intervention à l’offre de soins charge.
ambulatoire.
La méthodologie employée pour la défini-
L’élaboration de la partie ambulatoire du tion des objectifs et des actions retenues
SOS-PRS s’appuie sur un cadrage national s’est appuyée sur un comité de pilotage et
qui pose trois grands principes : des groupes de travail, qui se sont réunis
entre les mois de juin et septembre 2011.
1. Non opposabilité : la partie ambulatoire
du SOS-PRS n’a qu’un caractère indicatif La démarche s’est déroulée en 3 étapes :
et prévoit un premier bilan et une révision - Etat des lieux ;
en 2014 ; - Définition d’orientations autour d’organisa-
tions cibles ;
2. Participation et concertation : le succès - Détermination des zones fragiles et prio-
de la construction de l’offre de soins ambu- ritaires.
latoire repose sur l’implication des profes-
sionnels de santé, ainsi que sur la mobilisa- Il est précisé que seule la définition
tion des usagers et des élus ; des zones prioritaires a un caractère
opposable. n
3. Territorialité : dans le respect du libre
choix du patient et de la liberté d’installa-
tion des médecins, des priorités d’actions
seront ciblées sur les zones fragiles où
l’offre doit être consolidée et resserrée sur
quelques projets structurants pour le pre-
mier recours.
Cette partie ambulatoire de « 1ère géné-
ration » constitue le point de départ de la
démarche de structuration de l’offre de pre-
mier recours à La Réunion.
Les enjeux sont de mieux organiser la per-
manence et la gradation des soins, ainsi
que d’améliorer la fluidité des parcours de
soins.
En effet, les priorités de santé définies dans
les 5 domaines stratégiques du Plan Stra-
tégique de Santé de La Réunion et de Ma-
yotte soulèvent la nécessité de renforcer la
coopération et l’articulation entre le méde-
cin traitant et les autres professionnels de
santé.
16] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Etat des lieux
1 Au 1er janvier 2008, l’île de La Réunion comprend 808 250 habitants. Sa population est
jeune. Les moins de 20 ans représentent 35% de la population et les plus de 64 ans, 8%.
Elle se caractérise par une fragilité sociale importante. Une personne sur deux bénéficie de
Offre de soins ambulatoire la couverture maladie universelle, une sur trois d’au moins un minimum social et l’île détient
le record du taux de chômage le plus important de tous les départements français (29,5%
en 2011).
Au 1er janvier 2011, 820 médecins généralistes libéraux et 452 médecins spécialistes libéraux
sont dénombrés à La Réunion (hors remplaçants). La répartition territoriale est très différente
entre les généralistes et les spécialistes.
Au 1er janvier 2011 Libéral Salarié Total
Médecin Généraliste 820 344 1154
Médecin Spécialiste 452 492 944
Source : ADELI - ARS-OI
Médecins généralistes libéraux
71% des médecins généralistes de La Réunion sont des libéraux. Au 1er janvier 2011, la den-
sité de cette profession s’élève à 100 médecins pour 100 000 habitants (110 en métropole).
36,5% d’entre eux sont âgés de 55 ans ou plus et 4,5% de moins de 35 ans.
Cette profession est bien représentée sur l’ensemble de La Réunion (carte 1). Néanmoins, si
cette observation est affinée à l’échelle du quartier, on note une concentration plus importante
dans les centres villes de chaque commune (carte 2). Les écarts et les hauts de l’île ont une
densité plus faible voire une absence de médecins généralistes.
Densité de médecins généralistes libéraux pour 100 000 habitants
Situation au 1er janvier 2011
Sources : INSEE - ADELI ARS-OI --- Réalisation : ARS-OI / DSP / COABS / 2011
Carte
Carte
1 : Echelle
1 : Echelle
communal
communal Carte
Carte
2 : Echelle
2 : Echelle
infra-communale
infra-communale
Saint-Denis
Saint-Denis Saint-Denis
Saint-Denis
Sainte-Marie
Sainte-Marie Sainte-Marie
Sainte-Marie
La Possession
La Possession Sainte-Suzanne
Sainte-Suzanne La Possession
La Possession Sainte-Suzanne
Sainte-Suzanne
Le PortLe Port Saint-André
Saint-André Le PortLe Port Saint-André
Saint-André
Bras Panon
Bras Panon Bras Panon
Bras Panon
Saint-Paul
Saint-Paul Saint-Paul
Saint-Paul
Saint-Benoit
Saint-Benoit Saint-Benoit
Saint-Benoit
SalazieSalazie SalazieSalazie
Sainte-Rose
Sainte-Rose Sainte-Rose
Sainte-Rose
Trois Bassins
Trois Bassins Cilaos Cilaos Trois Bassins
Trois Bassins Cilaos Cilaos
Plaine des
Plaine
Palmistes
des Palmistes Plaine des
Plaine
Palmistes
des Palmistes
Saint-Leu
Saint-Leu Le Tampon
Le Tampon Saint-Leu
Saint-Leu Le Tampon
Le Tampon
Entre Entre Entre Entre
Deux Deux Deux Deux
Les Avirons
Les Avirons Les Avirons
Les Avirons
Etang Salé
Etang Salé Etang Salé
Etang Salé
Saint-Louis
Saint-Louis Saint-Louis
Saint-Louis
Saint-Pierre
Saint-Pierre Saint-Pierre
Saint-Pierre
< 85 < 85 Saint-Philippe
Saint-Philippe < 100< 100 Saint-Philippe
Saint-Philippe
Petite Ile
Petite Ile Saint-Joseph
Saint-Joseph Petite Ile
Petite Ile Saint-Joseph
Saint-Joseph
85 à 99
85 à 99 100 à100
125à 125
100 à100
115à 115 > 125> 125
> 115> 115 absence
absence
de prof.
de prof.
zone non
zonehabitée ou non
non habitée ousignificative
non significative zonehabitée
zone non non habitée
ou non ousignificative
non significative
17] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Etat des lieux
En termes de consommation de soins, dans toutes les communes de l’île, plus de 94% des
bénéficiaires du régime général de Sécurité Sociale, ont au moins une fois, consulté ou reçu
la visite d’un médecin généraliste au cours de l’année 2010 (graphe 1). Cela confirme le
bon accès à un médecin généraliste libéral sur l’ensemble de l’île. Cette donnée ne peut être
déclinée à l’échelle du quartier d’un point de vue méthodologique.
Graphe 1 : Pourcentage de bénéficiaires ayant consulté ou reçu la visite d’un
médecin généraliste libéral au cours de l’année 2010
Sources : CGSS
Enjeux
- Plus d’un tiers des médecins généralistes libéraux sont âgés de plus de 55 ans. Le renou-
vellement des médecins généralistes est un enjeu important du maintien de l’offre de soins
de 1er recours ;
- Si les médecins généralistes sont bien représentés sur l’ensemble de l’île de la Réunion, cer-
taines zones peuvent apparaitre fragiles ou déficitaires. L’enjeu est d’inciter cette profession
à mieux se répartir géographiquement.
Médecins spécialistes libéraux
48% des médecins spécialistes de La Réunion sont des libéraux. La densité de cette profes-
sion s’élève à 55 médecins pour 100 000 habitants (90 en métropole). 46,5% d’entre eux
sont âgés de 55 ans ou plus.
Cette profession est moins bien représentée qu’en métropole. Elle est surtout présente dans
les grandes communes de l’île. 9 communes sont dépourvues de médecins spécialistes libé-
raux (carte 3). A l’échelle du quartier, on note une concentration dans les centres villes de
chaque commune (carte 4). Les écarts et les hauts de l’île sont quasiment dépourvus de
médecins spécialistes.
ARS-OI, Schéma d’Organisation des Soins de La Réunion et de Mayotte, 2012-2016 19
18] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Etat des lieux
Densité de médecins spécialistes libéraux pour 100 000 habitants
Situation au 1er janvier 2011
Sources : INSEE - ADELI ARS-OI --- Réalisation : ARS-OI / DSP / COABS / 2011
Carte
Carte
3 : Echelle
3 : Echelle
communal
communal Carte
Carte
4 : Echelle
4 : Echelle
infra-communale
infra-communale
Saint-Denis
Saint-Denis Saint-Denis
Saint-Denis
Sainte-Marie
Sainte-Marie Sainte-Marie
Sainte-Marie
La Possession
La Possession Sainte-Suzanne
Sainte-Suzanne La Possession
La Possession Sainte-Suzanne
Sainte-Suzanne
Le PortLe Port Saint-André
Saint-André Le PortLe Port Saint-André
Saint-André
Bras Panon
Bras Panon Bras Panon
Bras Panon
Saint-Paul
Saint-Paul Saint-Paul
Saint-Paul
Saint-Benoit
Saint-Benoit Saint-Benoit
Saint-Benoit
SalazieSalazie SalazieSalazie
Sainte-Rose
Sainte-Rose Sainte-Rose
Sainte-Rose
Trois Bassins
Trois Bassins Cilaos Cilaos Trois Bassins
Trois Bassins Cilaos Cilaos
Plaine des
Plaine
Palmistes
des Palmistes Plaine des
Plaine
Palmistes
des Palmistes
Saint-Leu
Saint-Leu Le Tampon
Le Tampon Saint-Leu
Saint-Leu Le Tampon
Le Tampon
Entre Entre Entre Entre
Deux Deux Deux Deux
Les Avirons
Les Avirons Les Avirons
Les Avirons
Etang Salé
Etang Salé Etang Salé
Etang Salé
Saint-Louis
Saint-Louis Saint-Louis
Saint-Louis
< 50 < 50
< 55 < 55 Saint-Pierre
Saint-Pierre 50 à 50
100à 100 Saint-Pierre
Saint-Pierre
Petite Ile
Petite Ile Saint-Philippe
Saint-Philippe Petite Ile
Petite Ile Saint-Philippe
Saint-Philippe
55 à 55
100à 100 > 100> 100
Saint-Joseph
Saint-Joseph Saint-Joseph
Saint-Joseph
> 100> 100 absence
absence
de prof.
de prof.
zone zone
non habitée
non habitée
ou non
ou significative
non significative zone zone
non habitée
non habitée
ou non
ou significative
non significative
En termes de consommation de soins, la part des bénéficiaires du régime général de Sécurité
Sociale ayant au moins une fois, consulté un médecin spécialiste au cours de l’année 2010
varie de 25 à 45% (graphe 2).
Graphe 2 : Pourcentage de bénéficiaires ayant consulté ou reçu la visite d’un
médecin spécialiste libéral au cours de l’année 2010
Sources : CGSS
Enjeux
- La densité de médecins spécialistes est 2 fois moins importante qu’en métropole. Le
renouvellement de cette profession est un enjeu du maintien de la qualité de l’offre de
second recours.
19] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Etat des lieux
2 Concernant la garde médicale Concernant la régulation
téléphonique libérale
- 110 médecins volontaires (14% de l’effec-
Permanence des soins tif des médecins généralistes libéraux, - Présence au sein du SAMU d’une asso-
ambulatoires (PDSA) versus 50% en métropole) ; 85 recensées ciation : Association Réunionnaise des
en 2011, soit 10% des effectifs ; Régulateurs Médicaux d’Exercice Libéral
(ARRMEL), 29 médecins libéraux volon-
Modalités d’exercice : 11 points fixes iden- taires :
tifiés • 1 en soirée de semaine, et en nuit pro-
• 3 associations d’urgentistes : SOS méde- fonde (1H00 à 7H00) ;
cins Nord (Sainte Clotilde), SOS Médecins • 2 le samedi de 14H00 à 1H00 ;
Ouest (Le Port), SOS Sud (Saint Pierre) ; • 2 le dimanche et jours fériés de 7H00 à
• 3 maisons médicales de garde : Est (Saint 1H00 ;
André), Saint-Paul (adossée au Centre
hospitalier Gabriel Martin), Sud Réunion - Forte activité à partir de 19H00 liée à la
(adossée au CHU site sud) ; fermeture des cabinets libéraux ;
• 8 cabinets de garde pour les autres sec-
teurs dont 3 fonctionnent sur des horaires - Pic d’activité entre 20H00 et 23H00 (12
élargis (Sainte Clotilde, Le Port, Saint appels par heure, contre une recomman-
Pierre) ; dation de 6 à 10) ;
• Cilaos et Mafate : télémédecine ;
- Répartition des appels :
- Forte baisse des réquisitions depuis 2008 • Entre 60 et 65% : appels pour conseils
(14 en 2010) ; en santé ;
• 20% : renvoi sur le médecin traitant ou le
Couverture de la nuit profonde : médecin de garde ;
• 3 secteurs couverts par une présence • 20% : renvoi sur un service d’urgence.
médicale : Saint-Denis, Le Port-La Pos-
session, Saint Pierre/ Entre Deux (arrêt au Forces et faiblesses du dispositif :
2/12/2010) ;
• 1 secteur couvert par 1 astreinte médi- - Bonne répartition géographique dans
cale (Saint Louis/Les Avirons) jusqu’à fin l’ensemble, mais repli en nuit profonde
2011 ; (corrélée à une faible demande);
• renvoi sur le Centre 15 et si besoin sur - Principe du volontariat respecté, mais
les services d’urgence dans les autres dispositif fragilisé par le faible effectif de
secteurs ; médecins volontaires, y compris pour la
régulation ;
- Variation du nombre mensuel moyen de - Part limitée de l’activité de soins couverte
garde par médecin entre 1 à 10 (forte par une régulation préalable en période
variabilité selon les secteurs et les modes de PDSA : effet de la structure de l’offre,
d’exercice) ; et méconnaissance des usagers ;
- Faiblesse du nombre de visites à domicile,
-
25% des activités de consultations en réalisées majoritairement hors régulation :
période de permanence des soins ambu- cela pose la question de l’accessibilité aux
latoire (PDSA) sont “régulées” ; soins pour les personnes ayant des dif-
ficultés à se déplacer et occasionne des
- Les visites représentent 10% de l’activi- plaintes d’usagers quand les certificats de
té en période de permanence des soins décès sont rédigés avec retard ;
ambulatoires (PDSA), mais 4% seulement - Difficulté à estimer le besoin de soins en
sont “régulées”. nuit profonde (3-4 appels/heure de régu-
lation ; 1 à 2 actes pour 100 000 habitants
en métropole) : effet de la structure de
l’offre, et faible part de l’activité régulée.
20] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Etat des lieux
Concernant les transports
sanitaires
-
140 entreprises de transports sanitaires
dans le département ;
- Nombre de véhicules en dépassement du
quota départemental : compris entre 355
et 388 soit 2,4 à 2,7 fois le quota départe-
mental de 1996 ;
- Fragilité économique du secteur du fait
d’un nombre important de véhicules en
circulation ;
-G
arde départementale:
• Participation obligatoire des entreprises
de transports sanitaires ;
• 15 secteurs de garde ;
• Carence ambulancière : 80 carences
constatées en 2009 par le SAMU ;
21] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Définition d’orientations
autour d’organisations cibles
(
Au regard de l’état des lieux présenté dans la première partie, les
principaux leviers d’actions retenus dans la partie ambulatoire du volet
Réunion du SOS-PRS s’articulent autour de 3 grands axes :
- Structurer l’offre de soins de premier recours ;
- Optimiser la Permanence des Soins Ambulatoires ;
- Renforcer l’articulation entre la ville et l’hôpital.
1 Si l’exercice individuel en cabinet isolé
et le paiement à l’acte sont la pratique la
• Objectif 1 :
Elaborer des outils d’analyse de l’offre de
plus courante au sein de l’offre de pre- 1er recours et des besoins en soins de proxi-
Structurer l’offre de mier recours, des évolutions se dessinent mité.
et semblent nécessaires pour répondre à
soins de 1er recours un double défi pour les professionnels de Il s’agit de compléter l’état des lieux de
santé : l’offre de premier recours, par la mise en
place d’un système d’observation et d’ana-
La transition épidémiologique et le vieillis- lyse de l’offre et des besoins de proximité.
sement de la population, l’entrée dans la
dépendance, l’importance des maladies Action 1 : Réaliser une enquête auprès
chroniques ; de tous les médecins libéraux permettant
d’évaluer l’offre de soins de premier recours
L’évolution de la démographie des profes- à La Réunion ;
sionnels de santé libéraux avec des pers-
pectives de nouvelles répartitions d’activités Passer d’une analyse démographique en
entre la ville et l’hôpital, et entre profession- densité de médecins, à une évaluation du
nels de santé. temps médical disponible.
Cette enquête conduite dans un premier
A La Réunion, la structuration de l’offre de temps auprès des médecins pourra être
premier recours participe à l’amélioration élargie par la suite aux autres profession-
de la prise en charge de la population, en nels de santé libéraux.
s’appuyant sur les 3 orientations suivantes :
Action 2 : Réaliser une enquête sur les
Garantir l’accès aux soins dans chaque ter- besoins de recours aux soins de ville par
ritoire de santé ; territoire ;
Améliorer l’efficience du parcours de soins Cette étude s’appuiera sur les diagnostics
par une meilleure coordination des profes- santé, réalisés par les ateliers santé ville des
sionnels de santé ; communes. Elle devra permettre l’émer-
gence de problématiques de proximité, sur
Accompagner les professionnels de santé lesquelles des projets des acteurs ambula-
dans la structuration de l’offre de soins de toires pourront se construire.
premier recours.
Action 3 : Conduire une réflexion sur les
Orientation 1 : Garantir l’accès facteurs d’attractivité pour les médecins
spécialistes ;
aux soins dans chaque territoire
de santé Une étude sera réalisée afin d’analyser les
motifs de carence en médecins spécialistes
En matière d’offre, la qualité de l’accès aux et des mesures seront proposées.
soins de premier recours se mesure au re-
gard du maillage du territoire et de l’acces-
sibilité à un professionnel de santé.
22] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Définition d’orientations
autour d’organisations cibles
• Objectif 2 : gement et peuvent participer à des actions
La limitation des possibilités d’accès aux de santé publique ainsi qu’à des actions de
médecins de premier recours, en particu- prévention et d’éducation pour la santé et à
lier aux médecins spécialistes, alliée au des actions sociales ».
problème du délai d’obtention d’un rendez-
vous, exprimés par les représentants des L’Océan Indien fait partie des régions dé-
usagers, conduisent à explorer trois pistes pourvues de maisons de santé pluri profes-
d’action pour améliorer l’accessibilité aux sionnelles (MSPP). A La Réunion, l’organi-
soins : sation d’une prise en charge coordonnée
est formalisée uniquement autour de cinq
Action 1 : Créer un dispositif de régulation réseaux de santé.
téléphonique en horaires de journée pour
permettre aux usagers l’accès à un avis
médical immédiat (« centre 15 de jour ») ; Action 1 : Accompagner l’implantation d’au
moins une maison de santé pluri profes-
Action 2 : Adapter les horaires de PDSA, sionnelle par territoire de santé à La Réu-
compte tenu des modes d’exercice en libé- nion ;
ral spécifiques à la Réunion ;
L’ARS pilotera la mise en œuvre du plan
Action 3 : Encourager le développement de de déploiement de MSPP à La Réunion,
la télémédecine en particulier pour le suivi en partenariat avec les représentants des
de certaines pathologies chroniques. unions régionales des professionnels de
santé (URPS) et des collectivités locales,
sur la base du cahier des charges national.
Orientation 2 : Améliorer
l’efficience du parcours de soins En amont de l’ouverture, l’accompagne-
ment des promoteurs prendra la forme
par une meilleure coordination d’une aide à l’ingénierie de projet, de la
des professionnels de santé phase d’étude de faisabilité jusqu’à la phase
de déploiement de la structure, en s’assu-
Le décloisonnement de l’exercice des pro- rant que le projet de santé de la maison de
fessionnels de santé de proximité est un santé, soit conforme aux priorités du Projet
enjeu de la partie ambulatoire du SOS-PRS. de Santé de La Réunion et de Mayotte.
Pour accroitre la performance du système
de soins, il importe de soutenir de nou- Les projets de MSPP pourront être soute-
veaux processus relationnels entre les ac- nus dans le cadre des contrats locaux de
teurs, rendus plus faciles avec le nouveau santé (CLS) signés entre l’ARS et des col-
cadre juridique de la loi HPST, qui favorise lectivités locales.
l’inter-professionnalité et les coopérations
entre les professionnels. Action 2 : Favoriser dans les regroupe-
ments de professionnels, les projets de dé-
• Objectif 1 : Promouvoir l’inter profession- veloppement d’activités innovantes comme
nalité et l’exercice coordonné entre profes- l’éducation thérapeutique du patient (ETP),
sionnels ; le dépistage, la prévention ;
Action 3 : Contractualiser avec les pro-
Les modalités d’exercice regroupé et coor- fessionnels de santé libéraux au sein des
donné, comme les maisons de santé , les structures d’exercice coordonné sur des
centres de santé, les pôles de santé, et les objectifs d’amélioration de la qualité de la
réseaux de santé offrent de nouvelles op- prise en charge du patient en articulation
portunités pour réorganiser les pratiques en avec le dispositif conventionnel existant ;
définissant de nouvelles règles entre pro-
fessionnels de santé pour mieux répondre Action 4 : Conduire une réflexion sur le rôle
aux besoins des patients. des réseaux de santé à La Réunion ;
L’article L. 6323-3 du code de la santé pu-
blique prévoit que les « maisons de santé Action 5 : Aider les structures regroupées
assurent des activités de soins sans héber- à mettre en place des financements stabi-
lisés ;
23] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Définition d’orientations
autour d’organisations cibles
En 2008, la Loi de Financement de la sont à pérenniser dans le cadre de nou-
Sécurité Sociale (LFSS) a prévu des expé- veaux modes relationnels entre l’ARS, les
rimentations sur de nouveaux modes de professionnels de santé libéraux et les col-
rémunération des professionnels de santé lectivités locales notamment.
exerçant de façon pluri-professionnelle,
afin de rendre plus attractif le métier des • Objectif 1 : Répondre aux enjeux de l’exer-
professionnels de premier recours. cice libéral de la médecine à La Réunion ;
L’ARS suivra les résultats de ces expéri- Les propositions d’actions suivantes
mentations qui ont été prolongées en 2010, viennent compléter localement les ré-
à travers la mise en place de 4 modules : flexions menées depuis plusieurs mois au
- module 1 : forfait pour les missions coor- travers divers rapports nationaux sur la
données ; place de la médecine générale, l’orientation
- module 2 : nouveaux services aux patients et la formation des étudiants, l’attractivité
(paiement forfaitaire pour les programmes de certaines zones.
d’ETP) ;
- module 3 : coopérations entre profession- Action 1 : Organiser un colloque sur la
nels ; place du médecin de premier recours à La
-m odule 4 : forfait à la pathologie. Réunion ;
A partir des résultats des enquêtes préconi-
• Objectif 2 : Développer les coopérations sées dans l’orientation 1, ce colloque s’atta-
entre professionnels de santé ; chera à définir les missions du médecin de
premier recours depuis la Loi HPST et son
rôle dans le parcours de santé du patient
La loi HPST du 21 juillet 2009, dans son et dans le relais des politiques de santé
article 51, offre les conditions juridiques publique.
d’engagement des professionnels de santé
libéraux dans une démarche ayant pour ob- Cette rencontre pourra être renouvelée à
jet de transférer, entre eux, des activités ou échéance du SOS-PRS.
des actes de soins ou de réorganiser leurs
modes d’intervention auprès des patients. Action 2 : Attirer et fidéliser les profession-
nels de santé libéraux sur les zones fragiles
Action 1 : Identifier à La Réunion des et prioritaires à La Réunion par la promotion
thèmes et les ressources professionnelles du contrat d’engagement de service public
de coopérations ; (CESP) en complément des mesures inci-
tatives (Etat, Assurance Maladie et conven-
Action 2 : Susciter des projets de coopéra- tionnelles) notamment pour les médecins
tions, via la plateforme d’appui aux profes- et infirmiers ;
sionnels de santé (PAPS), outil de recueil
des besoins et de partage des informations Action 3 : Utiliser la formation des profes-
sur les coopérations existantes ; sionnels de santé comme levier d’adapta-
tion de l’offre aux besoins de soins de la
Action 3 : Apporter une aide opérationnelle population ;
aux promoteurs de projets de coopération.
- Faire évoluer l’appareil de formation en
Orientation 3 : Accompagner les travaillant en partenariat avec le CHU,
l’Université de La Réunion, le Conseil
professionnels de santé dans la
Régional sur les schémas régionaux des
structuration de l’offre de soins formations sanitaires (terrains de stages
de 1er recours nouveaux, aides aux stages en zones fra-
giles et prioritaires) ;
- Adapter l’offre de post-internat pour aider
L’élaboration de la partie ambulatoire du les jeunes médecins à parachever leur
SOS-PRS a été l’occasion d’enclencher une formation et s’installer dans la région ;
réflexion sur les modes d’exercice et les - Accompagner la mise en place du Déve-
pratiques professionnelles. loppement Professionnel Continu (DPC)
La mobilisation et la confiance dans un en lien avec les besoins de La Réunion et
exercice coordonné est un processus long intégrer les associations de formation des
qui nécessite un accompagnement métho- professionnels de santé libéraux.
dologique. Les partenariats mis en place
24] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Définition d’orientations
autour d’organisations cibles
• Objectif 2 : Mettre en place un dispositif -M ettre à disposition les outils existants ;
régional d’appui aux professionnels de santé - Centraliser les informations utiles aux ac-
libéraux ; teurs concernés ;
-C oordonner les financements.
La mise en œuvre de la plupart des actions
de cette partie ambulatoire demande un Action 2 : Utiliser la PAPS comme outil
accompagnement méthodologique des d’aide à l’installation et à l’évolution d’acti-
professionnels de santé, en particulier pour vité des professionnels de santé ;
faire émerger et formaliser de nouveaux
projets. La plateforme d’appui aux professionnels
de santé est un portail internet qui a été mis
Action 1 : Créer un « groupe régional d’ap- en place par l’ARS à La Réunion depuis le
pui territoire et santé » à La Réunion ; 1er juillet 2011. Destinée à répondre aux
attentes exprimées par les professionnels
Ce Groupe régional d’appui territoire et de santé en exercice ou en formation, la
santé, vise à : PAPS doit permettre une meilleure orienta-
- Accompagner les professionnels de santé, tion du professionnel parmi les informations
notamment dans les zones fragiles et prio- et services proposés par les acteurs locaux
ritaires ; et nationaux.
-M obiliser les outils d’aide à l’installation ;
- Optimiser l’offre de santé à la population. La PAPS doit contribuer à rendre lisible et
visible la politique régionale de santé, no-
Sa mission consiste à : tamment en matière de répartition des pro-
- Faciliter l’ensemble des démarches des fessionnels de santé sur le territoire (car-
professionnels ou des élus pour favoriser tographie des professionnels, annuaire…)
l’émergence des projets ; mais aussi de mise en œuvre des actions
- Aider à l’ingénierie de projet en direct ou prévues dans la partie ambulatoire du SOS-
via des prestataires ; PRS. n
2 Les préconisations suivantes ont pour but
de consolider l’existant, de l’optimiser dans
• Objectif 1 : Renforcer et optimiser le dis-
positif actuel de régulation médicale ;
son axe ville / hôpital et de le perfectionner
Optimiser la en recourant à des expérimentations. Elles L’objectif consiste à mettre en œuvre une
viennent en complément ou en appui des régulation capable de s’adapter à la de-
permanence des soins principes généraux d’organisation et de mande de soins sans toutefois remettre
ambulatoire rémunération qui seront retenus dans le en cause le dispositif actuel qui repose en
cahier des charges régional. L’objectif est grande partie sur des effecteurs de terrain
de s’assurer que le « bon patient est au bon « spécialisés » dans la PDSA.
endroit » et qu’une réponse est apportée à
sa demande de soins non programmés. Action 1 : Maintenir l’intégration des régu-
lateurs de la PDSA au sein du Centre 15,
la plate-forme de régulation commune per-
Orientation 1 : Accroitre la part mettant une sécurisation plus fiable qu’une
interconnexion entre 2 centres différents ;
de l’activité régulée aux horaires
habituels de permanence des Action 2 : Privilégier le déplacement des
soins ambulatoire médecins volontaires sur cette plate-forme
régionale avant d’envisager le développe-
ment de centres de régulation médicale de
Si le « tout régulé » ne constitue pas
PDSA non intégrés au Centre 15, qui ne
une priorité en raison de l’existence de
constitue pas une priorité à court et moyen
contraintes locales, comme le nombre ré-
terme à La Réunion ;
duit d’effecteurs de terrain, l’augmentation
de 10% de l’activité régulée constitue une
cible minimale à atteindre à échéance du
SOS-PRS.
25] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Définition d’orientations
autour d’organisations cibles
Action 3 : Rendre la régulation libérale • Objectif 3 : Faire évoluer le dispositif en
plus attractive pour fidéliser les médecins fonction de la demande de soins :
libéraux volontaires de l’ARRMEL, étof-
fer ses effectifs et garantir la pérennité du Action 1 :
dispositif ; Procéder à une évaluation périodique du
Pour cela plusieurs moyens sont préco- dispositif au sein du CODAMUPS dans le
nisés : conserver à ces professionnels de respect du cahier des charges régional pour
santé la qualité de collaborateur occasion- permettre d’adapter les besoins et revoir
nel du service public, adapter les effectifs à l’organisation en fonction de la demande de
l’activité constatée, aider à leur formation, soins ;
renforcer la régulation libérale quand le
taux d’appels l’exige, maintenir la régulation Action 2 : Expérimenter à moyens constants
libérale en nuit profonde pour répondre à la un numéro de téléphone dédié au conseil
demande de soins non urgents liée à l’arrêt médical, interconnecté au Centre 15, desti-
de l’astreinte des maisons médicales de né à réduire les délais de prise d’appel pour
garde et cabinets de garde autour de minuit les urgences vitales ;
si l’activité le justifie.
Action 3 : Adapter le fonctionnement de
Action 4 : Poursuivre la pratique du conseil la régulation aux évènements climatiques
médical téléphonique par les médecins ré- spécifiques à La Réunion, afin de permettre
gulateurs et développer la télé prescription la continuité de la mission de soins ;
avec les pharmacies de garde ;
Action 4 : Identifier les appels au Centre 15
relevant d’une problématique sociale pour
• Objectif 2 : Poursuivre l’amélioration de la évaluer le besoin local ;
qualité et de la sécurité des réponses appor-
tées aux patients par la régulation médicale Action 5 : Encourager la structuration d’une
dans un objectif « du juste soin » ; offre de PDSA à Cilaos, complémentaire au
dispositif de télémédecine mis en place par
Action 1 : le CHU ;
Recourir à des médecins formés et expéri-
mentés à la régulation médicale y compris Il s’agira de faire connaitre le rôle du Centre
pour la réalisation des conseils médicaux ; 15, y compris pour les conseils médicaux
ne relevant pas de l’urgence et d’étudier la
La fonction de médecin régulateur est, pen- faisabilité d’implantation d’une maison mé-
dant la période où elle est assurée, exclu- dicale de garde (MMG) et/ou d’une MSPP
sive de toute autre fonction. dont les horaires de fonctionnement pour-
raient être élargis à certaines plages de la
Action 2 : PDSA, avec un relais vers le « 15 » pour les
Privilégier la régulation commune libéraux/ heures de nuit. La faisabilité de ce projet
hospitaliers qui réduit les contraintes tech- devra être étudiée avec les professionnels
niques et favorise la collaboration entre les de santé de Cilaos en termes d’organisation
équipes (staffs, évaluation des pratiques et de montée en charge autour d’un projet
professionnelles communs) ; de santé.
Action 3 : Action 6 : Réaliser une évaluation coût-ef-
Appliquer à la régulation médicale les re- ficacité, ainsi qu’une mesure du service
commandations de bonnes pratiques de la rendu à la population, de l’expérimentation
HAS des valises de télémédecine à Mafate ;
Action 4 : Cette étude réalisée en concertation avec
Poursuivre la démarche qualité et l’évaluer l’ensemble des partenaires concernés aura
régulièrement, y compris dans le cadre du pour objectif la reconduite en l’état du
suivi des appels. dispositif ou la décision de son adaptation
pour le rendre plus efficient.
Une évaluation du service rendu auprès
des professionnels de santé et de la popula-
tion sera programmée à mi-SOS-PRS, sur le
modèle de celle réalisée en 2005 par l’ORS.
26] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Définition d’orientations
autour d’organisations cibles
Orientation 2 : Réduire les re- • Objectif 2 : Mieux réguler les flux de pa-
cours inadéquats aux urgences tients entre la médecine de ville et les éta-
blissements hospitaliers ;
hospitalières pour des soins non
programmés relevant de la PDSA Action 1 :
Mettre en place une observation et un sui-
• Objectif 1 : Renforcer la complémentarité vi afin de réaliser un état des lieux de l’acti-
entre acteurs, au sein du secteur ambula- vité de l’ensemble des services à partir du
toire mais aussi avec les autres secteurs ; profil des personnes accueillies et en fonc-
tion des différentes tranches horaires ;
Action 1 :
Disposer au sein de l’ARS des tableaux de Cette mission pourra être réalisée, dans
garde complets élaborés par l’Ordre des toute la mesure du possible, par la Cellule
Médecins ; Interrégionale d’Epidémiologie de l’Océan
Indien (CIRE OI).
Action 2 : Il conviendra par ailleurs d’instituer une ren-
Faire coïncider les structures fixes de garde contre annuelle entre le réseau OSCOUR et
médicale et les officines assurant la garde le réseau régional des urgences et d’étudier
pharmaceutique en termes d’horaires et la faisabilité d’étendre ce réseau aux struc-
de proximité géographique, pour limiter le tures libérales de garde au titre de la PSDA.
déplacement des patients et faciliter leur
accessibilité à l’ensemble du dispositif ; Action 2 :
En fonction des données objectives four-
Cette réflexion ira jusqu’à la perspective nies par cet état des lieux, organiser des
de la création d’un service pharmaceutique interfaces nouvelles et efficientes qui per-
de garde à proximité immédiate des points mettent une meilleure articulation entre
fixes de garde médicale. la médecine ambulatoire et les établisse-
ments hospitaliers ;
Action 3 :
Définir la nature des visites incompressibles Action 3 :
et les modalités de leur réalisation par les Disposer à proximité de chacun des 4 ser-
médecins libéraux (cahier des charges vices d’urgence de l’île, d’un point fixe de
régional) sachant que la régulation libérale consultation pour effectuer les soins non
sera garante de leur caractère d’exception ; programmées relevant de la médecine am-
bulatoire ;
Action 4 :
Rechercher les potentiels de mutualisation Action 4 :
de la PDSA entre les secteurs ambulatoire Etablir des conventions d’utilisation à un
et hospitalier dans une optique de coordi- plateau technique d’imagerie ou de biologie
nation des prises en charge entre profes- offrant la possibilité au médecin de prendre
sionnels de santé assurant la PDSA et les une décision médicale sans utiliser le re-
établissements concernés ; cours au service d’urgence ;
Action 5 : Action 5 :
Formaliser et faire connaître les règles de Etudier l’opportunité et la faisabilité de
conduite à tenir concernant les certificats la création à proximité du CHU site Nord
de décès ; d’une Maison Médicale de Garde (MMG)
ou d’une autre forme d’organisation de
Il conviendra d’expérimenter un dispositif soins non programmés ;
dédié aux constats de décès aux horaires
de la PDSA et de le faire connaître à la Action 6 : Privilégier un accès direct aux
population, aux mairies et aux autorités juri- services spécialisés sans passer par les ser-
dique et judicaire. vices d’urgence ;
27] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Définition d’orientations
autour d’organisations cibles
Action 7 :
Mettre en place des conventions de fonc- 1. En s’appuyant sur le dispositif actuel de
tionnement et des protocoles de prise en la garde ambulancière avec mise à dispo-
charge de patients entre les établissements sition d’un véhicule sanitaire léger pour les
autorisés à exercer la médecine d’urgence patients justifiant d’un transport assis ;
et les MMG.
2. En élargissant les transports à des taxis
de substitution, à partir d’un recensement
Orientation 3 : Optimiser le au préalable des taxis conventionnés par
l’Assurance Maladie et en se rapprochant
recours aux transports sanitaires
des représentants de la profession pour
des patients dans le cadre de la élargir l’intervention des taxis pendant les
PDSA horaires de la PDSA mobilisables par le
Centre 15 avec une dispense d’avance de
A La Réunion, plusieurs éléments peuvent frais pour le patient.
contribuer, à rendre plus difficile l’acces-
sibilité aux effecteurs de terrain pour des Si cette expérimentation destinée à mettre
patients sans moyens de transport mais en place des véhicules adaptés au transport
nécessitant un avis médical en horaire de assis des patients, permettant l’aller et/ou
PDSA : un niveau socio-économique insuf- retour vers/depuis les cabinets de garde et
fisant pour disposer d’un véhicule person- service d’Urgences s’avère concluante, elle
nel ou recourir à un taxi et la non prise en devra être intégrée au cahier des charges
charge par l’Assurance Maladie du retour régional de la PDSA.
à domicile de ces patients ; la raréfaction
des visites médicales à domicile ; l’absence
dans la majorité des cas d’alternative au Orientation 4 : Faire connaître
transport sanitaire en ambulance quand le
patient ne justifie pas d’un transport allon-
aux usagers le dispositif organi-
gé ; une garde ambulancière « réservée » à sé de la PDSA et ses évolutions,
l’aide médicale urgente. ainsi que les résultats obtenus
• Objectif 1 : Intégrer dans la stratégie
d’organisation de la PDSA une réflexion sur • Objectif 1 : Mettre en place un plan de
les transports des patients vers un lieu de communication destiné à améliorer le ni-
consultation médicale ; veau d’information de la population générale
et à la sensibiliser au bon usage de l’hôpital
Action 1 : Réaliser une évaluation quali- et de la ville ;
tative et quantitative des transports « évi-
tables » réalisés en ambulance en direction Action 1 :
des services hospitaliers d’urgence à défaut Faire connaître aux usagers le rôle et les
d’autres moyens de transport ; missions du Centre 15, les relais d’infor-
mation relatifs aux points fixes de garde, le
Action 2 : Mener une expérimentation per- 3237 qui permet de localiser les pharma-
mettant l’acheminement des patients sans cies de garde ;
moyen de transport entre le domicile et un
lieu de consultation médicale, y compris Action 2 :
pour le retour au domicile. S’assurer que chaque cabinet médical
contribue à la diffusion de l’information :
Elle devra être initiée entre l’ARSOI, la message téléphonique de recours au
CGSS, les collectivités, les mutuelles et les Centre 15 aux heures de fermeture, men-
acteurs de terrain y compris l’ATSU dans le tion sur les ordonnances, affiches dans les
cadre du programme pluriannuel de ges- salles d’attente.
tion du risque. Dans le respect des quotas
et dans un cadre opérationnel à définir (ca-
hier des charges, protocoles, modalités de
contractualisation, traçabilité des prescrip-
tions...), il s’agira d’effectuer une analyse
de coût selon plusieurs hypothèses :
28] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Définition d’orientations
autour d’organisations cibles
3 La coordination et la coopération entre les
professionnels de santé est une condition
Action 1 : Promouvoir une consultation de
coordination, à l’instar de ce qui se fait en
essentielle à la fluidité des parcours de cancérologie, pour les patients présentant
Renforcer soins. Elle passe également par un décloi- des pathologies complexes ;
sonnement entre les structures. L’un des
l’articulation entre la enjeux majeurs de l’amélioration du fonc- Action 2 : Formaliser des protocoles garan-
ville et l’hôpital tionnement du système de soins est de faci- tissant la continuité de la prise en charge :
liter la liaison entre les soins de ville et les - lors de l’entrée d’un patient à l’hôpital (en
soins hospitaliers publics et privés. urgence ou en hospitalisation program-
mée) ;
- lors de sa sortie d’un service hospitalier et
Eléments du diagnostic de son retour à domicile ;
Du point de vue des usagers, la place du Action 3 : Développer les consultations
médecin traitant, dénommé aussi « méde- avancées dans les établissements de
cin de famille », et/ou du soignant habi- santé, ouvertes aux médecins spécialistes
tuel (infirmier, masseur kinésithérapeute, libéraux ;
pharmacien, …) est prépondérante dans
l’offre de soins de premier recours. Elle doit Action 4 : Mettre en place des formations
permettre de relier les soins et d’assurer la mixtes et des actions communes d’évalua-
transition entre les différentes étapes de la tion dans le cadre de la formation continue
prise en charge. et de l’évaluation des pratiques profession-
nelles, notamment sur les thématiques
En réalité, cette continuité dans la prise en d’orientation des patients et d’évaluation
charge globale des patients est très souvent des indications d’hospitalisation et d’exa-
interrompue à l’occasion d’une hospitalisa- mens ;
tion.
En amont, l’utilisation des urgences par les Action 5 : Renforcer la coordination interne/
professionnels de santé de premier recours externe par la création d’un nouveau métier
et les usagers comme porte d’entrée d’un au sein de l’hôpital : «infirmier pivot ou de
établissement de santé (accès immédiat à liaison ».
une consultation spécialisée ; bilan radio-
logique ou biologique complet et rapide) Chargé d’organiser, de suivre et d’antici-
perturbe la mission première des urgences. per chaque étape du parcours de soins
des patients hospitalisés, cet infirmier sera
En aval, la sortie n’est que très rarement un facilitateur pour certaines populations
préparée, souvent sans information sur les « fragiles » (pathologies lourdes et com-
suites d’hospitalisation et avec des délais plexes comme les maladies chroniques,
de compte rendu très longs. personnes âgées, personnes en situation
de précarité…).
De façon globale, les professionnels de
santé reconnaissent que la circulation de
l’information entre les différents acteurs est • Objectif 2 : Développer la communication
difficile, et que les marges d’amélioration entre la ville et l’hôpital ;
sont importantes dans l’articulation entre la
ville et les établissements de santé. A l’entrée comme à la sortie de l’hôpital, la
communication d’informations médicales,
mais aussi administratives et sociales doit
Plan d’actions 2012-2016
être facilitée pour favoriser la continuité de
la prise en charge.
• Objectif 1 : Encourager de nouvelles moda-
lités de partenariat entre la ville et l’hôpital ;
Action 1 :
Favoriser les procédures permettant l’accès
Le décloisonnement passe par une meil-
direct au médecin spécialiste en établisse-
leure connaissance de ce que chacun
ment de santé pour éviter le passage aux
fait, et une formalisation renforcée des
urgences ;
échanges entre les professionnels de santé
autour du patient.
29] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Définition d’orientations
autour d’organisations cibles
A titre d’exemple, un dispositif d’accueil Action 2 : S’appuyer sur des échanges d’in-
téléphonique (numéro vert) dédié aux formations dans le cadre du déploiement
attentes des médecins de ville permettrait du Dossier Médical Personnel (DMP) et en
d’organiser des rendez-vous téléphoniques faisant appel à une messagerie sécurisée ;
entre médecins traitants et spécialistes des
établissements de santé. Action 3 : Rendre systématique le retour
d’information des médecins des établisse-
Action 2 : ments de santé en direction des médecins
Informer systématiquement le médecin traitants : consultations avancées, télémé-
«adresseur» de la décision prise après le decine et téléconsultations, orientation et
passage aux urgences (retour à domicile, inscription du patient dans un réseau.
hospitalisation,…) ;
Action 3 :
Généraliser le résumé de sortie rapide com-
portant : le diagnostic ou ses hypothèses, la
conduite à tenir, le traitement et ses enjeux ;
Action 4 :
Améliorer les délais de rédaction et de
transmission des lettres de sortie, y compris
en développant une communication élec-
tronique sécurisée ;
Action 5 :
Elargir l’usage du Programme personnalisé
de soins (PPS), en impliquant systémati-
quement le médecin traitant.
• Objectif 3 : Favoriser le partage
d’informations entre la ville et l’hôpital ;
L’échange et le partage des informations
sur les patients est le plus sûr moyen de
faire évoluer le système de soins et de dé-
passer les cloisonnements.
Disposer en ligne de la lettre de sortie de
son patient suite à une hospitalisation est
précieux pour le médecin traitant. Récipro-
quement, accueillir un patient aux urgences
en pouvant accéder à son dossier et à son
«histoire médicale» est aussi précieux pour
le médecin hospitalier.
Action 1 : Elaborer un annuaire des profes-
sionnels de santé exerçant par territoire, en
libéral, en établissements;
Il est proposé d’enrichir les nombreux an-
nuaires de professionnels de santé diffusés
et mis à jour périodiquement, par un « pro-
fil professionnel » offrant des informations
plus complètes en libéral (compétences
particulières, spécificités, horaires de
consultations…) mais aussi en établisse-
ments (organigramme, spécialités, équipe-
ments …).
30] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Détermination des zones fragiles
et prioritaires destinée à favoriser
une meilleure répartition géographique
des professionnels de santé
(
L’article L.1434-7 du code de la santé publique prévoit que les zones de
mise en œuvre des mesures destinées à favoriser une meilleure répartition
géographique des professionnels de santé, des maisons de santé, des
pôles de santé et des centres de santé sont déterminées par l’Agence
Régionale de Santé (ARS) dans son Schéma d’Organisation des Soins.
Au zonage «pluri-professionnel» qui identifie des zones prioritaires de premier recours, s’ajoutent
des «zones ciblées par profession». En effet, dans le cadre des négociations conventionnelles
entre l’Assurance Maladie et les professionnels, des mesures de régulation démographique
concernant certaines professions ont été prises pour les infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et
sages-femmes libéraux. Par la suite, d’autres professions pourront être concernées.
Juridiquement, rien ne s’oppose à ce que le zonage par profession et le zonage pluri-professionnel
se superposent et soient qualifiées différemment.
1 Suite à la mise en place de la loi HPST, la
détermination des zones fragiles et prio-
- à l’échelle du Grand quartier : 26 % de la
population peut être placée en zone fra-
ritaires, prévues à l’article L.1434-7 du gile ;
Zonage pluri code de la santé publique, est réalisée - à l’échelle de l’Iris : 49% de la population
par les ARS. Elle est déterminée par deux peut être placée en zone fragile.
professionnel contraintes :
- la population cumulée dans l’ensemble
des zones sélectionnées ne doit pas excé- Après concertation avec la DGOS, l’échelle
der 9,68% de la population globale dépar- géographique du « Grand Quartier » a
tementale en référence à la population été retenue pour définir les zones fragiles
Insee 2008 ; à La Réunion, tout en respectant un taux
- une zone fragile est définie, selon le ré- de couverture maximal de la population de
férentiel national, comme le bassin de 9,68%.
vie dont la densité de médecins géné-
ralistes libéraux est inférieure à 30% de Afin de cibler au mieux les grands quartiers
la moyenne nationale, soit 64,6 MGL / les plus fragiles, une classification des terri-
100 000 habitants. toires a été réalisée selon 4 variables :
Dans les DOM, la notion de bassin de vie - la densité de médecins généralistes libé-
n’existe pas. Quatre autres échelles, réfé- raux pour 100 000 habitants ;
rencées par l’Insee, peuvent être utilisées : - la densité d’infirmiers libéraux pour
- à l’échelle du département : aucune zone 100 000 habitants ;
fragile ne peut être sélectionnée selon les - la part des médecins généralistes libéraux
contraintes ci-dessus ; âgés de 55 ans ou plus ;
- à l’échelle de la commune : seule la com- - la part de la population âgée de 75 ans
mune de Sainte-Suzanne est en zone fra- ou plus.
gile, soit 2,8% de la population du dépar-
tement ;
Le grand quartier est un découpage infra-communal. Il existe 130 grands quartiers à La Réunion.
L’Iris est un sous-découpage des grands quartiers. Il regroupe environ 2 000 habitants. Il existe 344 iris à La Réunion.
31] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Détermination des zones fragiles
et prioritaires destinée à favoriser
une meilleure répartition géographique
des professionnels de santé
Cette classification a permis de définir un zonage intermédiaire comprenant 11 zones sou-
mise à la concertation (carte 1).
Carte 1 : Proposition de zonage intermédiaire pour concertation
Pour conforter cette première analyse, un nouvel indicateur synthétique a été calculé selon
la méthodologie infra.
Méthodologie de calcul
L’indicateur synthétique a été calculé à partir des Puis la somme des cinq scores obtenus a été
densités des professionnels de santé libéraux des ventilée comme suit :
médecins généralistes, des médecins spécia- - score inférieur à 3 : sous-densité médicale
listes, des infirmiers, des masseurs-kinésithéra- - score de 3 à 7 : densité intermédiaire (proche
peutes et des chirurgiens-dentistes. Pour chaque de la moyenne départementale)
densité de chaque professionnel de santé a été - score supérieur à 7 : sur-densité médicale
attribué un score à chaque grand quartier :
- 0 pour les densités inférieures à -25% de la Cette méthodologie part du principe que la pres-
densité départementale, tation de service offerte par une profession est
- 1 pour les densités comprises entre -25% et équivalente à celle offerte par les autres profes-
+25% de la densité départementale, sions.
- 2 pour les densités supérieures à 25% de la
densité départementale.
Les résultats confirment le choix initial. En libéraux inférieure à 30% de la moyenne
effet, aucune zone fragile n’appartient à un nationale, 2 zones en densité médicale
secteur en sur-densité médicale. Sur les moyenne et 1 zone comprise entre la den-
11 zones fragiles proposées, 8 zones sont sité moyenne et la sous-densité médicale
classées en sous-densité médicale dont 6 (carte 2).
ont une densité de médecins généralistes
32] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Détermination des zones fragiles
et prioritaires destinée à favoriser
une meilleure répartition géographique
des professionnels de santé
Carte 2 : Zones fragiles et densité médicale
A l’issue de cette concertation avec les professionnels de santé libéraux, les zones suivantes
ont été retirées : Sainte-Suzanne, Les Hauts des Avirons/L’Etang-Salé et remplacées par La
Rivière des Galets (Le Port) et L’Entre-Deux.
Les zones fragiles et prioritaires à La Réunion sont identifiées sur la carte 3.
Carte 3 : Zonage pluri-professionnel
33] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Détermination des zones fragiles
et prioritaires destinée à favoriser
une meilleure répartition géographique
des professionnels de santé
2 Le projet concerne les zones de mise en œuvre des mesures destinées à favoriser une meil-
leure répartition géographique des :
Zonage par profession Infirmiers libéraux : arrêté du 25 novembre 2011 portant approbation de l’avenant
n°3 à la convention nationale des infirmiers libéraux.
Zonage infirmiers libéraux. Arrêté du 25 novembre 2011.
ne
an
Saint-Denis
uz
Le Port
-S
Sainte-Marie
inte
Sa
Saint-André
La Possession Niveau de dotation
Zone sur-dotée
ne
Bras Panon
an
Zone très dotée
Saint-Denis
uz
Le Port
-S
Sainte-Marie
inte
Zone intermédiaire
Sa
Saint-André
Saint-Paul La Possession Salazie
Niveau de dotation
Zone très sous dotée
Saint-Benoit
Zone sur-dotée
Bras Panon
Trois Bassins
Zone très dotée
Saint-Paul Salazie Zone intermédiaire
Cilaos
Plaine des Palmistes
Zone très sous dotée
Saint-Benoit
Saint-Leu
Trois Bassins
Sainte-Rose
ux
De
s
on
tre
v ir
En
sA
Cilaos Le Tampon
Plaine des Palmistes
Le
Saint-Louis
Salé
Saint-Leu
Etang
Sainte-Rose
ux
De
s
on
tre
v ir
En
sA
Le Tampon Saint-Philippe
Saint-Joseph
Le
Saint-Pierre
Saint-Louis
Salé
Etang
0 7 14 km
Petite Ile
Saint-Joseph Saint-Philippe
Saint-Pierre Sources : FINPS novembre 2010 - SNIIR-AM 2010 -
Arrêtés des 25 novembre 2011 et 21 décembre 2011
Réalisation : ARS-OI - DSP/ES
0 - avril 2012
7 14 km
Petite Ile
Sources : FINPS novembre 2010 - SNIIR-AM 2010 -
Arrêtés des 25 novembre 2011 et 21 décembre 2011
Masseurs-kinésithérapeutes : arrêté du 12 juin 2012 portant modification de Réalisation : ARS-OI - DSP/ES - avril 2012
l’arrêté du 21 décembre 2011 relatif aux dispositions applicables à la détermination des
zones prévues à l’article L. 1434-7 du code de la santé publique.
Zonage masseurs-kinésithérapeutes libéraux.
34] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Détermination des zones fragiles
et prioritaires destinée à favoriser
une meilleure répartition géographique
des professionnels de santé
Sages-femmes : arrêté du 12 juin 2012 portant modification de l’arrêté du 21
décembre 2011 relatif aux dispositions applicables à la détermination des zones prévues
à l’article L. 1434-7 du code de la santé public.
Zonage sages-femmes libérales.
ne
an
Saint-Denis
uz
Le Port
-S
Sainte-Marie
inte
Sa
Saint-André
La Possession
Niveau de dotation
des zones d'emplois
Bras Panon
Zone sur-dotée
Saint-Paul
Zone très dotée
Salazie
Saint-Benoit Zone intermédiaire
Trois Bassins
Cilaos
Plaine des Palmistes
Saint-Leu
Sainte-Rose
eux
ns
eD
iro
Av
Entr
Le Tampon
s
Le
Saint-Louis
Salé
Etang
Saint-Joseph Saint-Philippe
Saint-Pierre
0 7 14 km
Petite Ile
Sources : FINPS novembre 2010 - SNIIR-AM 2010 - INSEE 2006
Réalisation : ARS-OI - DSP/ES - avril 2012
35] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins ambulatoire
Biologie
médicale
36] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALE
1 Un examen de biologie médicale
Un examen de biologie médicale est un
- La phase analytique, qui est le processus
technique permettant l’obtention d’un
résultat d’analyse biologique ;
acte médical qui concourt à la prévention, - La phase post-analytique, qui comprend
Introduction au dépistage, au diagnostic ou à l’évalua- la validation, l’interprétation contextuelle
tion du risque de survenue d’états patho- du résultat ainsi que la communication
logiques, à la décision et à la prise en appropriée du résultat au prescripteur
charge thérapeutiques, à la détermination et, dans les conditions fixées à l’article
ou au suivi de l’état physiologique ou phy- L.1111-2, au patient, dans un délai com-
siopathologique de l’être humain (article L. patible avec l’état de l’art (article L. 6211-
6211-1 du code de la santé publique). 2 du code de la santé publique).
Un examen de biologie médicale se déroule
en trois phases :
- La phase pré-analytique, qui comprend le
prélèvement d’un échantillon biologique
sur un être humain, le recueil des élé-
ments cliniques pertinents, la préparation,
le transport et la conservation de l’échan-
tillon biologique jusqu’à l’endroit où il est
analysé ;
2 La réforme de la biologie médicale prend
place dans le cadre d’une réforme du sys-
diminution sélective de prix portant sur les
examens dont les analyses sont automati-
tème de soins français : la loi HPST du 21 sées et l’interprétation standardisée.
Les orientations juillet 2009.
nationales Quelques éléments définis par
L’article 69 de cette loi a permis de réfor-
l’ordonnance
mer, par voie d’ordonnance, les conditions
de création, d’organisation et de fonction-
nement des laboratoires de biologie médi- Le laboratoire de biologie médicale
cale (LBM). L’ancienne appellation laboratoire d’ana-
lyses de biologie médicale est changée en
Ordonnance n°2010-49 du 13 laboratoire de biologie médicale (LBM).
L’ordonnance dissocie désormais la notion
janvier 2010
de laboratoire de biologie médicale de celle
Cette ordonnance vient réformer la biologie de site d’implantation puisque sous réserve
médicale autour de trois grands principes : des règles d’implantation territoriale, un
- Elle instaure une accréditation obligatoire même laboratoire peut être implanté sur
des laboratoires de biologie médicale un ou plusieurs sites (article L. 6212-1 du
selon la norme européenne NF EN ISO code de la santé publique).
15189 ; Le laboratoire participe à des missions de
santé publique. Il participe également à la
-
Elle modifie la définition du laboratoire permanence de l’offre de biologie médicale
de biologie médicale, hospitalier ou libé- définie sur le territoire de santé infrarégio-
ral en imposant au laboratoire de biologie nal (article L. 6212-3 du code de la santé
médicale de participer à l’offre de soins et publique).
en permettant l’existence de laboratoires
multi-sites sur un territoire de santé ;
L’accréditation
-
Elle propose d’accroître l’efficience des L’un des principes fondamentaux de l’or-
dépenses par la réorganisation des labo- donnance du 13 janvier 2010 est celui de
ratoires de biologie médicale et par une l’accréditation obligatoire des laboratoires
37] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALE
de biologie médicale (article L. 6221-1 du sur un même territoire de santé, une pro-
code de la santé publique), à défaut de portion de l’offre de biologie médicale su-
laquelle le fonctionnement ne sera plus périeure à 33 % du total des examens de
autorisé. Les autorisations administratives biologie médicale réalisés (article L. 6223-4
permettant le fonctionnement des labora- du code de la santé publique).
toires de biologie médicale seront abrogées
en 2016. De plus, le Directeur Général de l’ARS peut
L’accréditation porte sur l’ensemble des s’opposer :
examens de biologie médicale réalisés par
le laboratoire. Sont également concernés : - A l’ouverture d’un laboratoire de biologie
les activités biologiques d’assistance médi- médicale ou d’un site d’un laboratoire
cale à la procréation, les examens d’ana- de biologie médicale, lorsqu’elle a pour
tomie et de cytologie pathologiques effec- effet de porter sur le territoire de santé
tuées à l’aide de techniques relevant de la considéré, l’offre d’examens de biologie
biologie médicale. médicale à un niveau supérieur de 25%
à celui des besoins de la population tels
Cette accréditation est délivrée, à la de- que définis par le schéma d’organisation
mande du laboratoire, par l’instance natio- des soins (article L. 6222-2 du code de la
nale d’accréditation : le Comité Français santé publique).
d’Accréditation (COFRAC) prévue à l’article
137 de la loi n°2008-776 du 4 août 2008 - A une opération d’acquisition d’un labora-
de modernisation de l’économie (article L. toire de biologie médicale ou à une opéra-
6221-2 du code de la santé publique). tion de fusion de laboratoires de biologie
médicale, lorsque cette opération conduit
à ce que, sur le territoire de santé consi-
L’implantation multi-sites déré, la part réalisée par le laboratoire issu
et les limites territoriales de cette acquisition ou de cette fusion
Du fait des regroupements des laboratoires dépasse le seuil de 25% du total des exa-
d’analyses et des fusions absorptions des mens de biologie médicale réalisés (article
sociétés (notamment les sociétés d’exer- L. 6222-3 du code de la santé publique).
cice libéral), les limites territoriales sont une
préoccupation pour les biologistes de La Un décret du 10 octobre 2011 définit les
Réunion. En effet, les restrictions apportées modalités de comptabilisation des examens
par l’ordonnance sur le volume des activi- de biologie médicale.
tés des laboratoires de biologie médicale
imposent une répartition tenant compte des
territoires de santé. Conditions d’ouverture
L’ouverture d’un laboratoire de biologie mé-
Les sites du laboratoire de biologie médi- dicale, public ou privé, est subordonnée au
cale sont localisés soit sur le même territoire dépôt préalable, par son représentant légal,
de santé, soit sur deux et au maximum sur d’une déclaration auprès de l’ARS, dans un
trois territoires de santé limitrophes (article délai fixé par voie réglementaire. Le conte-
L. 6222-5 du code de la santé publique). nu de cette déclaration est également fixé
par voie réglementaire (article L. 6222-1 du
code de la santé publique).
Sur la notion de territoire de santé
Le prélèvement d’un échantillon biologique
est réalisé dans l’un des territoires de santé Modalités d’exercice
d’implantation du laboratoire de biologie Le biologiste qui exerce son activité profes-
médicale (article L. 6211-16 du code de la sionnelle au sein d’un laboratoire de bio-
santé publique). logie médicale est désormais un biologiste
médical (article L. 6213-1 du code de la
L’acquisition, par une personne physique santé publique) quelque soit sa formation
ou morale, de parts sociales de sociétés ex- professionnelle (pharmacien biologiste,
ploitant un laboratoire de biologie médicale médecin biologiste) ou son statut juridique
n’est pas autorisée lorsque cette acquisition au sein du laboratoire (salarié, travailleur
a pour effet de permettre à cette personne indépendant,...).
de contrôler, directement ou indirectement,
38] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALE
Structures juridiques d’exploitation sociétés concernées (cf. article 9- I de l’or-
Le laboratoire de biologie médicale privé donnance).
peut être exploité en nom propre ou sous
la forme (article L. 6223-1 du code de la Les textes d’application ne sont pas encore
santé publique) : publiés. Ainsi, pour permettre la gestion
- d’une association, d’une fondation ou de ce secteur, le ministère a diffusé une
d’un autre organisme à but non lucratif ; instruction DGOS/R2/2010/333 du 9 sep-
-d ’une société civile professionnelle ; tembre 2010 relative aux demandes d’ou-
- d’une société d’exercice libéral ; verture de laboratoires de biologie médi-
- d’une société coopérative ; cale.
- d’un groupement de coopération sanitaire Deux arrêtés ont été publiés :
(article L. 6223-2 du code de la santé Arrêté du 5 août 2010 fixant les références
publique). des normes d’accréditation applicables aux
laboratoires de biologie médicale ;
A noter que l’exploitation par une société
anonyme ou une société à responsabilité Arrêté du 14 décembre 2010 définissant les
limitée n’est plus autorisée et l’ordonnance conditions justificatives de l’entrée effective
prévoit un délai d’un an à compter de sa d’un laboratoire de biologie médicale dans
publication pour régulariser la situation des une démarche d’accréditation.
3 L a même réglementation pour la
ville et l’hôpital
L a qualité renforcée par
l’accréditation
Les points clés de la La réforme harmonise les règles de fonc- L’accréditation devient obligatoire pour tous
tionnement des laboratoires de biologie les laboratoires de biologie médicale. A
réforme médicale entre le secteur privé et le sec- compter du 1er novembre 2016, les labo-
teur public qui sont soumis aux mêmes exi- ratoires de biologie médicale ne peuvent
gences, avec la reconnaissance d’un même fonctionner sans disposer d’une accrédita-
niveau de fiabilité. tion portant sur l’ensemble des examens de
biologie médicale qu’ils réalisent.
Une coopération facilitée entre
les secteurs public et privé Une pluralité de l’offre de
biologie médicale garantie par
La coopération entre les secteurs public et
privé est facilitée, notamment au travers une organisation territoriale et
des groupements de coopération sanitaire. des règles prudentielles
La réforme conduit à la fois, à un regroupe-
ment des laboratoires de biologie médicale
L a médicalisation de la et au maintien d’une limite territoriale de
discipline renforcée l’activité du laboratoire. Les laboratoires de
biologie médicale deviennent multi-sites.
Le biologiste médical acquiert désormais un
Ceux-ci doivent être situés au maximum sur
rôle médical à part entière et son rôle dans
trois territoires de santé limitrophes.
le parcours de soins du patient est réaf-
firmé, pour une meilleure efficience et une
La réforme met également en place des
meilleure qualité (dialogue avec le clinicien
systèmes de garantie de la pluralité de
pour le choix des examens biologiques à
l’offre de biologie médicale sur un territoire
pratiquer ; réponse au patient et à son cli-
de santé. Des règles prudentielles, néces-
nicien par des résultats validés, mais égale-
saires et construites pour être proportion-
ment par une interprétation biologique en
nées à l’intérêt de la santé publique, sont
fonction des éléments cliniques pertinents
instaurées.
que le clinicien aura communiqués…).
39] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALE
L ’efficience des dépenses - un laboratoire de biologie médicale résul-
de santé garantie par une tant de la fusion de plusieurs laboratoires
existants en un laboratoire de biologie
adaptation des prix et des médicale. Lorsque ces laboratoires étaient
volumes réunis antérieurement en une société
La réforme de la biologie médicale vise éga- d’exercice libéral ou par des contrats de
lement à réguler les dépenses de biologie collaboration, la satisfaction des règles de
médicale et à contribuer ainsi à l’équilibre territorialité antérieures à la publication
de notre système de santé. La réforme de l’ordonnance a valeur de satisfaction,
contraint, par l’accréditation obligatoire, à pour les sites concernés, au critère de
des regroupements de laboratoires. territorialité défini à l’article L. 6222-5 du
Elle prépare ainsi l’organisation de la bio- code de la santé publique, dans sa rédac-
logie médicale à une évolution tarifaire dif- tion issue de la présente ordonnance et
férenciée, avec des tarifs plus proches des dans la limite de trois départements limi-
coûts. trophes ou de la région Ile-de-France. Ces
laboratoires peuvent ouvrir un site nou-
L’efficience des dépenses de santé passe veau, dans le respect des limites territo-
également par l’adaptation des volumes. riales définies au même article L. 6222-5,
Une vraie marge de progrès existe sur des à condition de conserver le même nombre
prescriptions mal adaptées, sur des dou- total de sites ouverts au public ;
blons, encore trop nombreux. La bonne
adaptation et la maîtrise des examens de - un laboratoire de biologie médicale exis-
biologie médicale pratiqués, sur la base tant qui ouvre des sites nouveaux, dès
de référentiels publiés, tout particulière- lors que ce laboratoire est accrédité pour
ment par la Haute Autorité de Santé (HAS), au moins la moitié de son activité en
sont indispensables et chacun doit pou- nombre d’examens de biologie médicale
voir s’engager sur cette pertinence et cette réalisés pendant une année civile, dans
maîtrise des actes pratiqués. L’ordonnance des conditions déterminées par arrêté du
introduit une sanction pécuniaire pour les ministre chargé de la santé. L’autorisation
laboratoires de biologie médicale qui pra- administrative ne peut être délivrée à ce
tiqueraient des examens non justifiés par titre que jusqu’au 31 octobre 2016.
rapport à la nomenclature des actes de bio-
logie médicale et aux recommandations de Les autorisations administratives seront
bonnes pratiques. abrogées le 1er novembre 2016.
Les dispositions transitoires
L’article 7 de l’ordonnance a prévu des dis-
positions transitoires jusqu’au 31 octobre
2016. Aucun laboratoire de biologie médi-
cale ne pourra fonctionner sans autorisa-
tion administrative s’il n’est pas accrédité.
Après la publication de la présente ordon-
nance, une autorisation administrative sera
délivrée à :
40] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALE
4 Les territoires de santé de La Réunion comptent 56 sites de LBM privés et 3 sites publics.
Eléments de diagnostic Carte 1 : Répartition des sites de laboratoires de biologie médicale privés et
territorial publics à La Réunion (56 sites privés, 3 sites publics)
Tableau 1 : Répartition des sites de laboratoires de biologie médicale privés à
La Réunion par territoire de santé
Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud Total
Population 311 941 175 617 315 435 802 993
Nombre de sites de LBM privés 19 14 23 56
Densité de laboratoires par 16 418 12 544 13 715 14 339
habitants
A titre de comparaison, la densité de LBM en France était de 1 LBM pour 14 286 habitants
en 2008.
Répartition de l’activité de biologie médicale par territoire de santé
Les activités de la biologie médicale sont historiquement mesurées en nombre d’unités cotées
à la nomenclature des actes de biologie médicale (NABM). L’ordonnance du 13 janvier 2010
relative à la biologie médicale, précise que cette activité doit être, maintenant, mesurée en
nombre d’examens réalisés par le laboratoire. Ainsi, les résultats des tableaux suivants, expri-
ment l’activité biologique avec les deux types d’unités :
- v olume global des analyses effectuées sur place en B (nombre d’unités à la NABM) ;
- nombre total d’examens analysés sur place.
41] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALE
Tableau 2 : Répartition de l’activité de biologie médicale par territoire de santé
Volume global des Nombre total d’examens
analyses effectuées analysés sur place
sur place en B
Nord-Est
Total 134 828 468 4 447 866
Privé 85 659 715 3 102 178
Public 49 168 753 1 345 688
Ouest
Total 57 605 438 478 071
Privé 46 167 811 74 256
Public 11 437 627 403 815
Sud
Total 105 878 949 5 010 709
Privé 56 068 702 2 462 818
Public 49 810 247 2 547 891
La Réunion
Total 298 312 855 9 936 646
Privé 187 896 228 5 639 252
Public 110 416 627 4 297 394
Part des transmissions d’examens de biologie médicale
Lorsqu’un laboratoire de biologie médicale n’est pas en mesure de réaliser un examen de
biologie médicale, il transmet à un autre laboratoire de biologie médicale, les échantillons
biologiques à des fins d’analyse et d’interprétation.
L’ordonnance du 13 janvier 2010 relative à la biologie médicale dispose que ces transmis-
sions ne peuvent excéder, pour une année civile, un pourcentage fixé par voie réglementaire
compris entre 10 et 20 % du nombre total d’examens de biologie médicale réalisés par le
laboratoire.
42] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALE
Les tableaux suivants permettent de situer le volume des transmissions d’échantillons par
territoire.
Tableau 3 : Part des transmissions d’examens de biologie médicale
par territoire de santé
Nombre total d’exa- Nombre total d’examens transmis Transmission
mens analysés pour analyses à d’autres labora- d’examens
sur place toires n’appartenant pas à l’entité en %
juridique (SEL)
Nord-Est
Total 4 359 393 320 741 7%
Privé 3 013 705 305 696 10%
Public 1 345 688 15 045 1%
Ouest
Total 478 071 12 772 3%
Privé 74 256 7 804 11%
Public 403 815 4 968 1%
Sud
Total 5 010 709 262 550 5%
Privé 2462818 249872 10%
Public 2 547 891 12 678 0,5%
Tableau n° 4 : Répartition du nombre de B par territoire de santé
Territoires Population Nombre de sites Densité laboratoires (avec 3 Moyenne du nbre B Nbre B Nbre B
RP2007 de laboratoire pub) (nbre pers /laboratoire) /site labo /site labo privé /site labo public
Nord-Est 311 941 19 +1pub 15 597 6 741 423 4 508 406 49 168 753
Ouest 175 617 14 +1pub 11 708 4 114 675 3 297 701 11 437 627
Sud 315 435 23 +1pub 13 143 4 603 434 2 437 770 49 810 247
La Réunion 802 993 56 + 3pub 13 483 5 153 177 3 414 625 Sans objet
Tableau 5 : Répartition du nombre de B par habitant et par territoire de
santé
La Réunion Nord-Est Ouest Sud Total
Population 311 941 175 617 315 435 802 993
Indicateur Nombre de B par habitants
Total 432 328 336 372
Privé 275 263 178 Sans objet
Public 158 65 158 Sans objet
Sept communes ne sont pas pourvues d’un site de laboratoire de biologie médicale en raison d’une
population, trop faible. La commune de Bras-Panon est une exception.
43] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALE
Tableau 6 : Communes sans implantation de site de laboratoire de biologie
médicale
Population Taux de variation Taux de variation
Territoires Commune municipale au annuel moyen annuel moyen
RP2008 99-08 06-08
Bras-Panon 11404 1,8% 1,7%
La Plaine-des-
4940 4,1% 4,6%
Nord-Est Palmistes
Sainte Rose 6809 0,4% 1,1%
Salazie 7294 -0,2% 1,6%
Ouest Les Trois Bassins 6994 0,6% 1,4%
Saint Philippe 5114 0,6% 0,8%
Sud
Cilaos 5994 -0,2% 1,3%
Autres problématiques
La filière biologique fait actuellement l’objet de concertation au sein du CHU de La Réunion.
Les laboratoires du CHU site nord et du CHU site sud ont réparti la réalisation des examens
biologiques entre ces deux établissements.
Des prélèvements sont envoyés en métropole en particulier pour certains examens dont la
pratique est moins fréquente (maladies auto-immunes, analyses de génétique…). Les labora-
toires des établissements publics prennent en charge les examens provenant des laboratoires
de biologie médicale de ville.
Le laboratoire de biologie médicale du Centre Hospitalier Gabriel Martin (CHGM) souhaiterait
participer à la répartition des examens biologiques et ainsi mutualiser avec le CHU.
La mutualisation est également souhaitée entre les laboratoires publics et les laboratoires
privés en établissant, entre les deux secteurs, une répartition des examens biologiques.
Il ressort de ce premier point, qu’il est nécessaire de connaître au niveau régional, la quantité
d’examens spécialisés demandés par les prescripteurs dont l’analyse est adressée en métro-
pole. Cet état des lieux permettra d’éclairer la décision de réaliser ou pas, ces examens à La
Réunion. Une liste d’analyses spécialisées est en cours de rédaction pour être adressée à
tous les biologistes.
La permanence s’organise sur les trois territoires de santé et concerne tous les LBM privés
et publics.
Concernant l’organisation de la permanence des soins et l’urgence, trois laboratoires publics
et quatre laboratoires privés, assurent actuellement une permanence la nuit et le week-end.
44] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALE
5 Objectif 1 : Accompagner la
mise en œuvre de la réforme
Action 5 :
Elaborer des indicateurs d’aide à l’installa-
tion ;
Plan d’actions notamment en matière
d’efficience et de qualité des Objectif 3 : Renforcer la
2012-2016
pratiques ; proximité et l’accessibilité de
Action 1 : l’offre de soins au plus grand
Veiller à la mise en place de l’accréditation, nombre ;
y compris pour les activités biologiques
d’assistance médicale à la procréation, de Action 1 :
diagnostic prénatal, et d’examens des ca- Laisser à l’initiative des biologistes, la liberté
ractéristiques génétiques ; de créer ou de fermer des laboratoires ;
Action 2 : Action 2 :
Veiller à l’équilibre et à la continuité de Renforcer le rôle prépondérant des infir-
l’offre de biologie médicale pour maintenir miers dans la phase préanalytique, notam-
un accès aisé de la population ; ment pour les familles les plus isolés géo-
graphiquement ;
Elaborer un cahier des charges intégrant
Objectif 2 : Fixer des règles les éléments de l’ordonnance relative à la
biologie médicale ;
d’implantation territoriale pour
les laboratoires de biologie
médicale (LBM) afin d’assurer Objectif 4 : Prévoir les
l’accès de la population à la évolutions sur l’organisation
biologie médicale ; territoriale de l’offre de
biologie médicale pour les
Action 1 : établissements de santé, publics
Elaborer une cartographie de l’offre (expri- et privés ;
mée en nombre de sites ouverts au public) ;
Action 1 :
Action 2 : Inciter le regroupement des LBM par mu-
Estimer les besoins de la population en tualisation ;
nombre total d’examens prélevés sur le
territoire en prenant en compte l’évolution Action 2 :
démographique, la répartition de la popu- Favoriser l’entrée dans l’accréditation ;
lation par commune et par tranche d’âge ;
Action 3 :
La quantification de l’activité par le recueil Organiser la permanence des soins et l’ur-
du nombre d’examens n’est pas satis- gence ;
faisante puisque le texte réglementaire Mobiliser les laboratoires de biologie médi-
définissant cette comptabilité n’a pas été cale dans le dispositif de la permanence
publié. Le nombre d’unités côtés dans la des soins ;
nomenclature en B sera retenu pour mesu-
rer les activités de tous les laboratoires.
Objectif 5 : Favoriser la mise
Action 3 : en place de filières en biologie
Indiquer par territoire de santé les besoins
en implantation exprimés en nombre de
médicale afin de gérer au
sites ouverts au public ; mieux l’analyse des examens
biologiques en métropole ;
Action 4 :
Action 1 :
Susciter les évolutions nécessaires par rap-
Mener une étude médico-économique sur
port à l’existant ;
les examens biologiques réalisés en métro-
pole.
45] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALE
6 Tableau n° 7 : Indicateurs pour un site de laboratoire privé
de biologie médicale en 2011
Eléments d’aide à
l’implantation des sites Population Médecins Infirmiers Nombre B
Indicateurs
de LBM RP2007 en 2011 en 2011 par site de LBM
pour 1 site de
14 339 23 23 3 414 625
laboratoire privé
46] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre
de soins
hospitalière
47] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins hospitalière
Activités de soins
48] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine
1 L’évolution de l’organisation et des pratiques hospitalières est marquée par une complexité
croissante et un temps médical de plus en plus mesuré et cela dans un contexte de finance-
ment de l’Assurance Maladie particulièrement contraint.
Eléments du diagnostic L’activité de médecine s’exerce au sein des établissements de santé. Cette activité est
territorial confrontée aux enjeux suivants :
- le vieillissement de la population,
- u ne spécialisation de plus en plus importante,
- le développement des maladies chroniques,
- la recherche d’une meilleure efficacité technique mobilisant des moyens de plus en plus
importants et coûteux,
- une démarche médicale s’appuyant sur des référentiels de plus en plus nombreux avec en
corollaire, l’évaluation des pratiques professionnelles.
Par contre, les organisations actuelles, souvent facteurs de dispersion des interventions de
santé, sont à l’origine de dysfonctionnements dans le parcours de soins des patients.
Le taux de recours brut régional en médecine est de 826,8 séjours pour 10000 habitants en
2009 contre 1123 au niveau national. Le taux de recours standardisé est de 1106 séjours
pour 10.000 habitants en 2009. Ces taux de recours sont en baisse depuis 2006, même si
la forte baisse entre 2006 et 2007 s’explique en partie par le niveau de recours atteint lors de
l’épidémie de Chikungunya de 2006.
Séjours avec GHM de médecine pour Evolution
La Réunion France entière
10000 habitants domiciliés * 2006-2009
Taux de recours brut 2009 826.8 -83,4
1123
Taux de recours standardisés 2009 1106 -110,9
* hors séances et hors techniques interventionnelles
• Le territoire Nord-Est affiche un taux population de ce territoire sont satisfaits
d’autarcie de 94,4% pour un taux de fuite par les établissements de ce territoire dans
de 5,6%. En médecine, les besoins de la moins de 6 cas sur 10.
population de ce territoire sont satisfaits
Les domaines d’activité rencontrant le plus
par les établissements de ce territoire dans
de fuite sont les suivants : rhumatologie,
plus de 9 cas sur 10. Le territoire Nord-Est
pathologie vasculaire, neurologie, pneumo-
est attractif en médecine puisque 17,9%
logie, hématologie, maladies infectieuses,
des séjours produits par les établissements
douleurs chroniques et soins palliatifs.
de ce territoire sont consommés par des
patients d’autres territoires.
• Le territoire Sud affiche un taux
d’autarcie de 92,8% pour un taux de fuite
Au sein du territoire Nord-Est, un bassin de 7,2%. En médecine, les besoins de la
« Est » a été isolé à partir de l’agrégation population de ce territoire sont satisfaits
des populations de Sainte Suzanne à Sainte par les établissements de ce territoire dans
Rose. Ce bassin de plus de 137000 habi- plus de 9 cas sur 10. Le domaine d’activité
tants affiche un taux d’autarcie en méde- rencontrant le plus de fuite est le suivant :
cine de 54,5% et un taux de fuite de 45,5%. douleurs chroniques et soins palliatifs. Le
Les domaines d’activité rencontrant le plus territoire sud est attractif en médecine à
de fuite sont les suivants : rhumatologie, hauteur de 13,3%.
pathologie vasculaire, neurologie, pneumo-
logie, hématologie, maladies infectieuses,
douleurs chroniques et soins palliatifs. En matière d’activités, les objectifs quan-
tifiés de l’offre de soins (OQOS) fixés en
médecine n’ont été atteints dans aucun ter-
• Le territoire Ouest affiche un taux
ritoire de santé. Le nombre de séjours en
d’autarcie de 59,3% pour un taux de fuite
médecine a augmenté de 5% au cours de
de 40,7%. En médecine, les besoins de la
l’exercice du SROS III de La Réunion.
49] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine
Territoires de santé Nord-Est Ouest Sud Total
OQOS réalisés en 2005 32 748 10 061 27 128 69937
OQOS réalisés en 2010 37 754 10 634 24 958 73 346
% évolution (2005/2010) 15% 6% -8% 5%
OQOS 2010 mini 37 462 13 014 34 151 84 627
OQOS 2010 maxi 39 447 14 400 34 750 88 597
Delta (réalisé-mini) +292 -2 380 -9 193 -11 281
Au total, les orientations du SROS III en Niveau 1 : activités de soins hors per-
médecine sont incomplètement atteintes ; manence des soins hospitaliers (centres
en particulier dans la prise en charge des autorisés de chirurgie ambulatoire, actes
maladies chroniques. techniques de médecine avec anesthé-
sie),
Le territoire Ouest et le bassin de vie « Est » Niveau 2 : niveau de plateaux techniques
du territoire Nord-Est restent insuffisam- de recours infrarégional,
ment couverts en terme de médecine spé- Niveau 3 : niveau de recours régional
cialisée hospitalière. La tension sur les nécessitant une organisation régionale.
effectifs médicaux liée en particulier aux
problématiques de démographie médicale
rend difficile l’organisation de consultations
décentralisées.
En dernier lieu, l’organisation des prises en
charge des patients porteurs de maladies
chroniques autour de la notion de filière de
soins est largement perfectible.
2 Accessibilité • Objectif 2 : Améliorer le taux de recours
en médecine au sein du territoire de santé
Ouest pour la population domiciliée ;
Plan d’actions • Objectif 1 : Equilibrer la répartition des
sites de médecine par territoire de santé ;
2012-2016
Action 1 : Consolider l’offre de médecine
Action 1 : spécialisée dans le cadre de l’autorisation
Implanter 3 sites autorisés en médecine de médecine du Centre Hospitalier Gabriel
dans le territoire de santé Nord-Est, avec Martin (CHGM) portant sur les disciplines
sur chaque site, une offre organisée de suivantes : cardiologie, diabétologie-endo-
médecine à temps partiel ; crinologie, gastro-entérologie, pneumolo-
gie, en coopération avec les autres établis-
Action 2 : sements de santé ;
Implanter 2 sites autorisés en médecine
dans le territoire de santé Ouest, avec sur Action 2 : Poursuivre l’organisation de
chaque site, une offre organisée de méde- consultations hospitalières avancées pour
cine à temps partiel ; répondre aux besoins des populations ;
Action 3 :
Implanter 3 sites autorisés en médecine • Objectif 3 : Réduire les fuites du bassin
dans le territoire de santé Sud, avec sur « Est » du territoire Nord-Est pour les activi-
chaque site, une offre organisée de méde- tés de niveau 1 et 2 ;
cine à temps partiel ;
Action 1 : Créer une offre de médecine spé-
cialisée dans le cadre de l’autorisation de
50] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine
médecine du Groupe Hospitalier Est Réu- ganisations déjà existantes. Elle veille à
nion (GHER) portant sur les disciplines sui- la réalisation d’un annuaire régional des
vantes : cardiologie, diabétologie-endocri- structures (consultations et centres), à l’or-
nologie, gastro-entérologie, pneumologie ; ganisation du maillage territorial, à l’identifi-
cation des spécificités et à la définition des
Action 2 : Poursuivre l’organisation de filières, à la mise à disposition de réunions
consultations hospitalières avancées pour de concertation pluridisciplinaires (RCP)
répondre aux besoins des populations ; pour les patients relevant de situations cli-
niques complexes et la diffusion de proto-
Action 3 : Organiser une filière permettant coles et procédures standardisés.
la mutualisation des moyens médicaux
entre le GHER, le CHU site Nord et la Cli-
nique Sainte Clotilde ; • Objectif 1 : Améliorer le maillage territo-
rial en structures d’étude et de traitement de
• Objectif 4 : Organiser un projet médical sur la douleur chronique de type consultation
le site de l’hôpital de Cilaos répondant aux polyvalente en lien avec les soins de pre-
problématiques de santé de la population mier recours ;
alliant réponse sanitaire et médico-sociale.
Action 1 :
Implanter une consultation d’étude et de
Qualité et sécurité des soins traitement de la douleur chronique dans
chaque territoire de santé (territoire Nord-
Est, Sud et Ouest) de La Réunion ;
Prise en charge des syndromes dou-
loureux chroniques au niveau des terri-
toires de santé • Objectif 2 : Assurer un niveau d’expertise
régionale dans la prise en charge des syn-
Les structures d’étude et de traitement de dromes douloureux chroniques complexes ;
la douleur chronique (SDC) sont obligatoi-
rement rattachées à un établissement de Action 1 :
santé public ou privé. Organiser les filières de recours et identifier
un centre régional d’étude et de traitement
Deux niveaux d’organisation polyvalente : de la douleur chronique à vocation régio-
1. Un premier niveau de SDC : les nale (La Réunion et Mayotte) ;
consultations regroupant médecin,
IDE, psychologue, assurant une
prise en charge pluri-profession- • Objectif 3 : Coordonner les structures
nelle en lien avec l’offre de premier d’étude et de traitement de la douleur de La
recours ; Réunion sur les actions suivantes :
2. Un second niveau de SDC : les - Réalisation d’un annuaire régional des
centres assurant une prise en structures ;
charge médicale pluridisciplinaire, - Organisation du maillage territorial ;
dotés d’un accès à un plateau tech- - Identification des spécificités et définition
nique et à des lits d’hospitalisation ; de filières ;
- Mise à disposition de réunions de concer-
Toutes les SDC doivent d’abord être poly- tation pluridisciplinaires (RCP) ;
valentes. - Diffusion de protocoles et procédures
Elles peuvent de plus posséder des exper- standardisés.
tises spécifiques (technicités disponibles,
catégories de pathologies douloureuses) ou
une orientation populationnelle particulière
(pédiatrie) et être alors recensées en tant
que telles, afin de participer à la définition
de filières de prises en charge.
Une coordination régionale est mise en
place par l’ARS. Elle s’appuie sur les or-
51] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine
Prise en charge de l’obésité urgences par les médecins de ville pour
des situations non urgentes ;
• Objectif 4 : Promouvoir la prise en charge - Organiser les services de médecine pour
globale des patients atteints d’obésité sé- faciliter les entrées directes ;
vère ou multicompliquée ; - Définir dans chaque unité de court sé-
jour les conditions permettant cet accès
Action 1 : direct ;
Organiser une filière régionale de prise en - Mettre en place un accès, dans les 24
charge de l’obésité sévère ; heures, à des consultations externes spé-
cialisées ou polyvalentes à la demande
Action 2 : des médecins traitants ;
Identifier un centre spécialisé des obésités - Informer le médecin traitant des soins
sévères par coopération entre plusieurs éta- et de l’évolution du patient pendant le
blissements de santé publics et privés de séjour ;
La Réunion et de Mayotte. - Informer le médecin traitant de la sortie
vers le domicile ou vers des structures
d’aval.
Efficience
• Objectif 3 : Favoriser l’éducation thérapeu-
• Objectif 1 : Faciliter le maintien à domicile tique au sein des établissements de santé ;
pour optimiser le recours à l’hospitalisation ;
Action 1 :
Inclure dans les projets médicaux des éta-
Action 1 : Favoriser dans les établissements blissements de santé un volet « politique
de santé la mise en place d’un partenariat d’éducation thérapeutique » ;
étroit avec les services de maintien et d’aide
à domicile et les structures d’hospitalisation
à domicile ; • Objectif 4 : Renforcer l’adéquation des
séjours de médecine en recentrant l’hospi-
Action 2 : Promouvoir la réalisation d’un bi- talisation en médecine sur les soins aigus ;
lan médico-social pour les patients hospita-
lisés en situation potentielle de dépendance Action 1 :
en vue d’étudier les modalités de retour à Réaliser une étude sur les inadéquations
domicile, en impliquant les professionnels hospitalières en médecine ayant pour ob-
de santé libéraux ; jectifs de :
- Déterminer le niveau des inadéquations
Action 3 : Organiser au sein des établis- hospitalières ;
sements de santé un accès à des consul- - Mettre en évidence des facteurs explica-
tations externes spécialisées en complé- tifs de ces inadéquations et des facteurs
mentarité avec les professionnels de santé de risque associés ;
libéraux, pour les patients fragiles non hos- - Evaluer le taux d’inadéquations « résor-
pitalisés ; bable » ;
- Calculer l’impact économique de leur
• Objectif 2 : Améliorer le parcours de soin réduction ;
du patient au sein des établissements de
santé
• Objectif 5 : Optimiser la ressource médi-
Action 1 : cale au sein des services de médecine ;
Tendre vers un taux d’admission pro-
grammée en médecine de 50 % par une Action 1 :
meilleure gestion de l’hospitalisation non Favoriser le recrutement de médecins gé-
urgente avec la médecine de ville ; néralistes au sein de services spécialisés en
médecine afin de permettre aux médecins
Action 2 : Favoriser l’admission program- spécialistes de se consacrer pleinement à
mée et directe dans les services de méde- leur expertise ;
cine selon les axes suivants :
-Diminuer l’adressage des patients aux
52] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine
Action 2 : • Objectif 3 : Faciliter la coordination entre
Favoriser la coopération entre les médecins les services de médecine avec les profes-
et les personnels paramédicaux dans la sionnels de santé de premier recours afin
réalisation des explorations fonctionnelles de permettre un retour à domicile dans les
(explorations fonctionnelles respiratoires, meilleures conditions pour les patients ;
EMG, EEG,…).
Action 1 :
Réduire les délais d’adressage des
Modalités spécifiques comptes-rendus d’hospitalisation à l’atten-
tion des médecins traitants ;
de coopération et de
coordination Action 2 :
• Objectif 1 : Faciliter la prise en charge des Communiquer auprès des médecins trai-
personnes handicapées à travers la rédac- tants, les coordonnées et les compétences
tion de protocoles spécifiques d’admission des médecins intervenant dans les services
en consultations médicales spécialisées et de médecine des établissements de santé ;
en hospitalisation
• Objectif 2 : Organiser la coopération entre • Objectif 4 : Développer les coopérations
chaque établissement autorisé en médecine entre structures de médecine du territoire
et les structures d’aval suivantes afin d’amé- Ouest et du bassin Est du territoire Nord-Est
liorer le parcours du patient : et les sites de recours de La Réunion (CHU
sites Nord et Sud, Clinique Sainte Clotilde) ;
- hospitalisation à domicile (HAD),
- soins de suite et de réadaptation (SSR), Action 1 :
-établissements et services médico-so- Mettre en place des consultations avan-
ciaux (ESMS). cées ;
Action 1 : • Objectif 5 : Mutualiser les compétences
Mettre en place des liaisons formalisées médicales entre structures de médecine :
sous forme de convention entre les services
de médecine et les structures d’aval ; - du territoire Ouest avec les sites de recours
de La Réunion pour assurer une prise en
Action 2 : charge médicale de proximité au sein de
Elaborer des procédures et des outils afin ces établissements ;
de faciliter la transmission des informations
médicales dans le but de faciliter la conti- - du bassin Est du territoire Nord-Est avec
nuité des soins ; les sites de recours de La Réunion pour
assurer une prise en charge médicale de
Action 3 : proximité au sein de ces établissements.
Promouvoir l’avis des équipes médicales
et soignantes des structures d’aval dès la
phase aiguë de la prise en charge ;
Action 4 : Etudier et déployer un outil infor-
matique facilitant l’orientation des patients
par les prescripteurs d’unités de soins aigus
(MCO) vers les filières d’aval offrant ainsi de
meilleures garanties d’adéquation entre les
besoins du patient et les structures tout en
diminuant les délais liés aux traitements
des demandes.
53] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine
3 Nord-Est
Territoires de santé
Ouest Sud
Implantations CHGM,
4 implantations au
Etablissements de CHR Félix Guyon titre du CHR Groupe
Institut Robert
santé autorisés en GHER (2 sites) Hospitalier Sud Réu-
Debré,
médecine en 2011 Clinique Sainte nion (Saint Pierre,
Clinique Jeanne
(entité géographique). Clotilde Saint Louis, Saint
d’Arc.
Joseph, Cilaos)
Implantations en hos-
pitalisation complète 3 implantations 2 implantations 4 implantations
de médecine en 2016
Implantations en hos-
pitalisation à temps
partiel de médecine 3 implantations 2 implantations 4 implantations
(hospitalisation de
jour) en 2016
L’autorisation de médecine de la Clinique Jeanne d’Arc autorisée le 13 mai 2008 est caduque
depuis le 13 mai 2011. Cette autorisation est supprimée.
4 • Taux de recours en médecine ;
• Taux de pratique en médecine à temps
partiel ;
• Part des séjours de médecine avec actes
Indicateurs de suivi techniques de médecine sous anesthésie
générale ou locorégionale ;
• Taux de ré-hospitalisation à 30 jours.
54] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Chirurgie
1 La situation de la chirurgie est marquée par une démographie médicale en difficulté, une
pratique s’orientant vers une spécialisation accrue et une évolution des techniques qui tend
vers plus d’explorations et moins de gestes invasifs.
Eléments du diagnostic Les professionnels s’accordent sur le fait que le maintien des compétences en chirurgie est
territorial avant tout lié au volume de l’activité et au cadre dans lequel elle est exercée.
Il existe un seuil d’activité en deçà duquel il existe un risque en terme de sécurité des soins
pour les patients pris en charge, compte tenu du risque de perte de compétence des prati-
ciens et des équipes paramédicales, de la faible attractivité des structures et de la difficulté
à y maintenir une permanence des soins. Le seuil communément admis pour un site est de
2 000 interventions annuelles avec anesthésie soit 1500 séjours de chirurgie en termes de
PMSI.
Le taux de recours standardisé en chirurgie à La Réunion est inférieur à celui du niveau
national malgré une évolution de +41,6 séjours pour 10.000 habitants entre 2006 et 2009.
Séjours avec GHM de chirurgie pour Evolution
La Réunion France entière
10000 habitants domiciliés * 2006-2009
Taux de recours brut 2009 512,2 +15,9
796,1
Taux de recours standardisés 2009 635,8 +41.6
* hors séances et hors techniques interventionnelles
• Le territoire Nord-Est affiche un taux territoire sont consommés par des patients
d’autarcie de 89,4% pour un taux de fuite d’autres territoires, notamment pour
de 10,6%. En chirurgie, les besoins de la les spécialités chirurgicales suivantes :
population de ce territoire sont satisfaits chirurgie gynécologique, chirurgie ORL et
par les établissements de ce territoire dans chirurgie ophtalmologique.
9 cas sur 10. Pour information, les fuites
sont relatives à des activités relevant soit de
l’autorisation de neurochirurgie déployée • Le territoire Sud affiche un taux
au CHU site Sud, soit d’une prise en charge d’autarcie de 82% pour un taux de fuite
réalisable uniquement en métropole. de 18%. En chirurgie, les besoins de la
Le territoire Nord-Est est attractif en population de ce territoire sont satisfaits
chirurgie puisque 18,3% des séjours par les établissements de ce territoire dans
produits par les établissements de ce 8 cas sur 10. Les fuites sont relatives à
territoire sont consommés par des patients des activités relevant soit de l’autorisation
d’autres territoires. de chirurgie cardiaque déployée sur le
CHU site Nord, soit d’une prise en charge
réalisable uniquement en métropole. Le
• Le territoire Ouest aaffiche un taux territoire Sud est attractif en chirurgie à
d’autarcie de 71,4% pour un taux de fuite hauteur de 11,7%.
de 28,6%. En chirurgie, les besoins de la
population de ce territoire sont satisfaits
par les établissements de ce territoire dans En matière de chirurgie ambulatoire, tous
7 cas sur 10. Les activités rencontrant le les sites autorisés en chirurgie ont développé
plus de fuite, bien que pratiquées sur une activité de chirurgie ambulatoire. Le
ce territoire, sont la chirurgie digestive taux global de ce mode de traitement était
majeure, la chirurgie du sein, la chirurgie de 41,5% à La Réunion contre 36,2% au
urologique, la chirurgie de l’appareil génital niveau national en 2009.
masculin et la chirurgie de la thyroïde.
Par ailleurs, le taux de chirurgie ambulatoire
Par contre, le territoire Ouest est attractif
à La Réunion pour les 17 gestes marqueurs
en chirurgie puisque 23,6% des séjours
est de 83,3% en 2009 (taux national :
produits par les établissements de ce
74,3%).
55] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Chirurgie
En matière d’activités, les objectifs quantifiés de l’offre de soins (OQOS) fixés en chirurgie n’ont
été atteints dans aucun territoire de santé. Le nombre de séjours de chirurgie a augmenté
de 29% au cours de l’exercice du SROS III de La Réunion, soit un accroissement moyen de
5,8% par an.
Territoires de santé Nord-Est Ouest Sud Total
OQOS réalisés en 2005 16 299 9 019 11 981 37 299
OQOS réalisés en 2010 21 351 13 673 17 308 52 332
% évolution (2005/2010) 24% 34% 31% 29%
OQOS 2010 mini 22 612 15 627 19 972 58 211
OQOS 2010 maxi 23 260 15 707 20 700 59 667
Delta (réalisé-mini) -1 261 -1 954 -2 664 -5 879
Au total, le développement de la chirurgie Niveau 1 : activités de soins hors per-
ambulatoire a été le point marquant de manence dactivités de soins hors per-
l’exercice du SROS III qui atteint à La Réu- manence des soins hospitaliers (centres
nion pour les 17 gestes marqueurs, le taux autorisés de chirurgie ambulatoire, actes
de pratique le plus élevé de France. techniques de médecine avec anesthé-
sie),
Par contre, la mise en œuvre de filières Niveau 2 : niveau de plateaux techniques
médico-chirurgicales reste perfectible en de recours infrarégional,
particulier sur les thématiques suivantes : Niveau 3 : niveau de recours régional
urgences-main, obésité, chirurgie infantile, nécessitant une organisation régionale.
chirurgie gynécologique complexe.
2 Accessibilité - Sud : Implanter 2 sites autorisés en chirur-
gie de recours infrarégional (niveau 1 et 2)
avec sur chaque site, une offre organisée
• Objectif 1 : Structurer la gradation des de chirurgie ambulatoire ;
Plan d’actions sites de chirurgie par territoire de santé ;
2012-2016
Action 1 : Action 2 :
Equilibrer les activités de chirurgie entre les Organiser une filière régionale pour les acti-
territoires de santé ; vités suivantes :
- Prise en charge des urgences de la main ;
-N
ord-Est : Implanter 4 sites autorisés en - Chirurgie de l’enfant ;
chirurgie de recours infrarégional (niveau - Chirurgie gynécologique complexe :
1 et 2) avec sur chaque site, une offre • endométriose sévère ;
organisée de chirurgie ambulatoire ; • troubles majeurs de la statique pel-
vienne ;
- Ouest : • chirurgie de la reconstruction mam-
• Implanter 2 sites autorisés en maire et des plasties abdominales ;
chirurgie de recours infrarégional - Chirurgie de la stérilité ;
(niveau 1 et 2) avec sur chaque - Chirurgie des implants cochléaires dans
site, une offre organisée de chirur- le cadre d’un groupement de coopération
gie ambulatoire ; sanitaire « surdité » ;
• Implanter 1 site autorisé de chirur-
gie de premier recours assurant la
réalisation d’actes techniques de • Objectif 2 : Garantir à la population l’ac-
médecine avec anesthésie et de la cessibilité à des actes de chirurgie en sec-
chirurgie ambulatoire ; teur conventionnel 1 dans chaque territoire
de santé ;
56] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Chirurgie
• Objectif 3 : Poursuivre la prise en charge - Disposer pour la prise en charge des en-
des urgences chirurgicales au sein des sites fants de moins de 1 an, d’une équipe mé-
assurant un service d’urgences autorisé : dicale composée de chirurgiens pédiatres
- CHU sites Nord et Sud ; et d’anesthésistes-réanimateurs spéciali-
- CHGM ; sés et spécifiques ;
- GHER.
Action 2 : Organiser l’activité de chirurgie
Qualité et sécurité des soins pédiatrique de recours au sein d’un service
unique implanté sur chacun des deux sites
du CHU afin de favoriser la concertation et
• Objectif 1 : Restructurer les sites de moins l’harmonisation des pratiques chirurgicales
de 1500 séjours de chirurgie (GHM en C) par et anesthésiques ;
regroupement des plateaux techniques ;
- Répartir l’activité de chirurgie infantile de
Action 1 : la façon suivante :
Restructurer la Clinique Jeanne d’Arc au-
tour de son activité de gynécologie-obsté- CHU site Nord :
trique et transférer les activités de chirurgie • Chirurgie néonatale (enfant de 0 à 28
hors gynécologie-obstétrique sur le site géo- jours) : niveau 3 ;
graphique de la Clinique Les Orchidées ; • Chirurgie carcinologique viscérale : ni-
veau 3 ;
• Objectif 2 : Organiser la prise en charge • Chirurgie infantile viscérale de l’enfant de
chirurgicale des enfants autour des struc- moins de 1 an : niveau 1, 2 et 3 ;
tures suivantes : • Chirurgie orthopédique et traumatolo-
- Le CHU de La Réunion : sites Nord et Sud, gique de l’enfant (niveau 1, 2 et 3).
- Etablissements autorisés en chirurgie
ne disposant pas d’unité spécifique de CHU site Sud :
chirurgie infantile ; • Chirurgie infantile viscérale de l’enfant de
-R éseau de chirurgie infantile. moins de 1 an : niveau 1 et 2 ;
• Chirurgie orthopédique et traumatolo-
La chirurgie de l’enfant est définie comme gique de l’enfant (niveau 1, 2 et 3) ;
la prise en charge d’un enfant ayant besoin • Neurochirurgie de l’enfant.
d’un acte chirurgical dès avant la naissance
jusqu’à la fin de la croissance. Elle com- Un protocole sera établi pour la prise en
prend : charge des enfants non transportables rele-
- la chirurgie orthopédique et traumatolo- vant d’une chirurgie néonatale.
gique ;
- la chirurgie digestive ; Action 3 : Autoriser la prise en charge des
- la chirurgie urologique, la chirurgie plas- enfants de 1 an à 3 ans au sein des établis-
tique ; sements de santé ne disposant pas d’unité
- la chirurgie ORL, stomatologique et oph- spécifique de chirurgie infantile pour les
talmologique ; activités de chirurgie programmée et non
- la chirurgie cardiaque et la neurochirurgie. programmée suivantes :
- Actes de chirurgie programmée, notam-
Le CHU de La Réunion assure la fonction ment en chirurgie ambulatoire : ORL,
d’établissement de recours régional pour ophtalmologie, stomatologie et chirurgie
les territoires de santé de La Réunion et non spécialisée de l’enfant,
de Mayotte. Il assure la prise en charge - Urgences et traumatologie simple ;
des pathologies spécifiques de l’enfant, la
traumatologie complexe et la chirurgie non Action 4 : Subordonner la prise en charge
programmée. Il est le lieu unique où sont des enfants de 1 à 3 ans à la participation
opérés les enfants de moins de 1 an. à un réseau de chirurgie infantile et à une
pratique régulière de la chirurgie et de
Action 1 : l’anesthésie infantile ;
Assurer pour l’hospitalisation des enfants
de moins de 1 an, les règles figurant dans L’activité de chirurgie pédiatrique doit
la charte de l’enfant hospitalisé : un milieu être organisée dans le cadre d’un réseau
d’hospitalisation spécifique à l’enfant et un structuré au sein duquel interviennent des
environnement adapté aux besoins phy- chirurgiens et anesthésistes-réanimateurs
siques et affectifs de celui-ci ;
57] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Chirurgie
spécialisés et des chirurgiens et anesthé- Action 2 : Améliorer la qualité de la prise en
sistes-réanimateurs non spécialisés (ORL, charge des blessés de la main ;
Stomatologie, ophtalmologie,…). - Identifier un centre spécialisé de recours
régional répondant aux critères suivants :
Action 5 : Organiser un réseau régional de • Permanence des soins ;
chirurgie infantile piloté par le CHU de La • Chirurgiens titulaires des DIU de
Réunion ; chirurgie de la main et de microchi-
- Assurer la formation continue des chirur- rurgie ou équivalence ;
giens et des anesthésistes-réanimateurs • Autorisation de surveillance continue
non spécialistes prenant en charge les et possibilité de transfusion immé-
enfants de 1 à 3 ans ; diate sur site ;
- Formaliser les relations entre les établisse- • Consultations pluridisciplinaires (mé-
ments autorisés en chirurgie et le CHU de decine physique, masseurs-kinési-
La Réunion par des conventions ; thérapie, ergothérapie, ortho-prothé-
- Coordonner des expertises interrégio- sistes…) ;
nales et interdisciplinaires complémen- • Coopérations entre établissements de
taires afin d’assurer à l’enfant une prise santé publics et privés ;
en charge qui nécessiterait un transfert en
métropole ; Action 3 : Conduire des actions de pré-
vention primaire des accidents touchant le
membre supérieur ;
• Objectif 3 : Organiser au plan régional la
prise en charge des blessés de la main ;
• Objectif 4 : Structurer la prise en charge
Les urgences de la main conduisent le plus des patients relevant d’une chirurgie de
souvent à une chirurgie fonctionnelle où la l’obésité ;
qualité du traitement initial permet de dimi-
nuer la durée de l’incapacité et réduire les La chirurgie de l’obésité est indiquée chez
séquelles dont les conséquences sociopro- le patient présentant une obésité morbide
fessionnelles peuvent être majeures en par- (IMC> 40) ou une obésité sévère (IMC>
ticulier chez les travailleurs manuels. 35) accompagnée de pathologies asso-
ciées engageant le pronostic vital. Elle peut
Deux situations : être envisagée après échec d’une prise en
1. Traumatismes de la main graves charge médicale bien conduite de 6 à 12
et isolés : mois associant suivi diététique, activité phy-
Ces traumatismes doivent être orientés vers sique et prise en charge psychologique.
un centre spécialisé disposant d’une sur-
veillance continue et de transfusion immé- La chirurgie de l’obésité ne permet pas à
diate (réimplantations, grandes revasculari- elle seule la stabilisation dans le temps de
sations,…). cette maladie chronique. Elle impose de la
part du patient :
2. Traumatismes de la main sans gravité - une modification durable des habitudes
évidente : alimentaires ;
Ces traumatismes posent le plus des pro- - la pratique régulière d’une activité phy-
blèmes de tri : sique ;
éviter de déplacer les patients qui pour- - un suivi médical.
raient être traités sur place,
éviter de priver un blessé de l’accès à une Par ailleurs, cette chirurgie n’est pas dé-
unité spécialisée si la lésion le justifie. nuée de risque. Des complications peuvent
en ponctuer les suites à court et moyen
Action 1 : Améliorer l’orientation des pa- terme (problèmes liés au montage chirur-
tients présentant un traumatisme de la gical, carences nutritionnelles et difficultés
main ; liées aux modifications de l’image du corps
- Diffuser des consignes de tri aux régula- pouvant relever d’une prise en charge psy-
teurs du SAMU, aux urgentistes et aux chologique).
médecins généralistes pour le diagnostic
et l’orientation des patients en urgence ; Action 1 : Inscrire la pratique de la chirurgie
de l’obésité au sein d’une filière régionale
de soins « obésité » ;
58] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Chirurgie
Action 2 : Identifier un centre spécialisé - Territoire de santé Nord-Est : 1 site ;
pour la prise en charge globale des patients - Territoire de santé Ouest : 2 sites ;
atteints d’obésité sévère ou multi-com- - Territoire de santé Sud : 1 site.
pliquée par coopération entre plusieurs
établissements de santé publics et privés • Objectif 2 : Mettre en place un recueil au
implantés à La Réunion et à Mayotte ; sein des services de chirurgie permettant de
décrire l’activité et les pratiques chirurgi-
Action 3 : Prendre en charge les candidats cales développées ;
à une chirurgie de l’obésité dans le cadre
d’un parcours de soins répondant aux cri-
tères suivants : • Objectif 3 : Réaliser au cours de l’exer-
- Prise en charge pluridisciplinaire formali- cice du SOS-PRS, une ou plusieurs enquêtes
sée en coordination avec le médecin trai- portant sur la prise en charge chirurgicale
tant ; d’une pathologie grave et fréquente dont
- Interventions réalisées par des chirur- l’objectif est de mesurer la performance des
giens expérimentés dans les techniques interventions en santé.
restrictives pures et mixtes (restrictives et
malabsorptives) ;
- Environnement adapté à la prise en charge Modalités spécifiques de
des patients obèses (équipements d’hos-
coopération et de coordination
pitalisation et du secteur opératoire) ;
- Accès à une surveillance continue en post-
opératoire sur le site de l’intervention ; • Objectif 1 : Organiser la prise en charge
- Suivi post-chirurgical pendant au moins des personnes handicapées dans le cadre
une année (médical, diététique, éducatif de filières de recours pour les spéciali-
et psychologique). tés suivantes : orthopédie-traumatologie,
chirurgie viscérale, ORL, ophtalmologie,
• Objectif 5 : Promouvoir les innovations stomatologie ;
technologiques dans le domaine de la
chirurgie ; • Objectif 2 : Etablir une convention entre
chaque établissement autorisé en chirur-
Action 1 : Etudier l’impact médico-écono- gie et les structures d’aval suivantes afin
mique de l’acquisition à moyen terme d’un d’améliorer la fluidité de la filière chirurgi-
robot chirurgical dans le cadre d’une acti- cale :
vité inter-établissements. - Hospitalisation à domicile (HAD),
- Soins de suite et de réadaptation (SSR),
-Etablissements et services médico-so-
Efficience ciaux (ESMS).
Action 1 :
• Objectif 1 : Poursuivre le développement Mettre en place des liaisons formalisées
de la chirurgie ambulatoire ; entre les services de chirurgie et les struc-
tures d’aval ;
Action 1 : Organiser au sein des structures
autorisées, une chirurgie ambulatoire qua- Action 2 :
lifiée et substitutive à l’hospitalisation com- Elaborer des procédures et des outils afin
plète ; de faciliter la transmission des informations
médicales dans le but de faciliter la conti-
Action 2 : Définir au niveau de chaque nuité des soins ;
établissement une politique en matière de
chirurgie ambulatoire afin de répondre à un Action 3 : Promouvoir l’avis des équipes
objectif régional annuel de développement médicales et soignantes des structures
des actes de chirurgie réalisés en ambula- d’aval dès la phase aiguë de prise en
toire ; charge ;
Action 3 : Identifier les sites de réalisation • Objectif 3 : Organiser la coordination des
des actes techniques de médecine avec sites de chirurgie avec les professionnels de
anesthésie générale ou anesthésie loco-ré- santé de premier recours afin d’améliorer
gionale au sein des établissements autori- les conditions du retour à domicile ;
sés en chirurgie :
59] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Chirurgie
• Objectif 4 : Développer les coopérations établissements de recours régional pour
entre structures de niveau 1 et 2 et les éta- la prise en charge des patients relevant de
blissements de recours régional par la mise réanimation, de soins intensifs et de sur-
en place de consultations avancées ; veillance continue ;
Action 1 : • Objectif 6 : Mutualiser dans le cadre
Favoriser l’accueil des patients venant d’une filière, les compétences chirurgicales
de Mayotte et des autres îles de l’Océan dans le territoire Nord-Est entre le GHER,
Indien par la mise en place d’une maison le CHU et la Clinique Sainte Clotilde pour
d’accueil ; assurer une prise en charge chirurgicale de
proximité.
• Objectif 5 : Développer les coopérations
entre structures de niveau 1 et 2 et les
3 Nord-Est
Territoires de santé
Ouest Sud
Implantations Etablissements de
CHU site Nord,
CHGM, Clinique Les
GHER,
santé autorisés en Orchidées, Clinique CHU site Sud,
Clinique Sainte
chirurgie en 2011 Jeanne d’Arc, SARL Clinique Durieux.
Clotilde, Clinique
(entité géographique). Avicenne.
Saint Vincent.
Implantation en hospi-
talisation complète de 4 implantations 2 implantations 2 implantations
chirurgie en 2016
Implantation de
chirurgie ambulatoire 4 implantations 3 implantations 2 implantations
en 2016
L’autorisation de chirurgie de la Clinique Jeanne d’Arc est supprimée (entité géographique).
4 • Taux de recours en chirurgie ;
• Taux de pratique en chirurgie ambula-
toire ;
• Nombre d’établissements < 1500 séjours
Indicateurs de suivi chirurgicaux ;
• Taux de ré-hospitalisation à 30 jours.
60] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
et Santé mentale
1 La Réunion est divisée en 5 secteurs de
psychiatrie générale et 5 secteurs de psy-
chiatrie infanto juvénile, soit en moyenne :
-C
linique Les Flamboyants (établissement
privé à but lucratif).
- un secteur pour 113 267 habitants de Un quatrième établissement de santé, de
Eléments du diagnostic plus de 17 ans ; statut privé à but lucratif, a été autorisé an-
territorial - un secteur de psychiatrie infanto-juvénile térieurement, et devrait ouvrir en 2012 pour
pour 47 832 habitants de moins de 17 une capacité de 57 lits et 15 places dans le
ans ; sud de l’île.
auxquels s’ajoute un service médico-psy-
chologique régional (SMPR) couvrant les Sur les trois territoires de santé, des ur-
3 établissements pénitentiaires de l’île. Le gences psychiatriques avec lits dédié
découpage des secteurs est cohérent avec d’unité d’hospitalisation de courte durée
la définition des territoires de santé, avec (UHCD), sont implantées dans chacun des
des ajustements à prévoir dans le cadre du services d’accueil des urgences de réfé-
futur PRS. rence (CHU sites Nord et Sud, CHGM).
Trois établissements de santé portent l’offre Une Fédération intersectorielle de Réa-
de soins : daptation et Réhabilitation psycho-sociale
- E tablissement public de santé mentale de (EPSMR) dispose de lits d’hospitalisa-
la Réunion (EPSMR, établissement spé- tion, d’appartements thérapeutiques, et
cialisé) : 3 secteurs de psychiatrie géné- d’équipes mobiles externes.
rale et 3 secteurs de psychiatrie infan-
to-juvénile, SMPR, une unité régionale
d’hospitalisation pédo-psychiatrique ;
-C HU site Sud (établissement général) :
2 secteurs de psychiatrie générale et 2
secteurs de psychiatrie infanto-juvénile,
SMPR ;
Sur la démographie en professionnels de santé mentale
Densité de Densité de
Données Densité de professionnels l’ensemble
Densité de Densité de
exprimées psychiatres travaillant dans des profes-
psychiatres psychiatres
pour 100 000 salariés et les établisse- sionnels de
salariés libéraux
habitants libéraux ments de santé santé men-
mentale tale
Réunion 9,18 4,09 13,28 122,8 126,4
France
8,62 10,12 18,76 144 154,14
entière
La démographie psychiatrique est marquée à La Réunion par une quasi-équivalence pour
l’exercice salarié, mais un très fort déficit, rapporté à la moyenne nationale, pour l’offre
libérale. Parallèlement, la densité de professionnels de santé mentale travaillant dans les
établissements de santé est inférieure à la moyenne nationale, et ne permet donc pas de
compenser la faiblesse de l’offre libérale.
61] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
et Santé mentale
ur l’offre de soins en psychiatrie générale
S
(les données sont exprimées par rapport aux habitants de plus de 17 ans)
Au 31/12/2011, l’offre de soins en psychiatrie générale est composée de 349 lits
d’hospitalisation complète et 124 places d’hospitalisation de jour.
Données expri- Taux de Taux de recours en Taux de
Taux d’équi- Taux Taux de recours Taux de
mées pour recours (file première fréquen- recours en
pement en d’équipe- en prise en recours
100 000 habitants active des tation (file active de hospitalisa-
hospitalisa- ment en charge à temps ambulatoire
de + de 17 ans secteurs rap- première fréquenta- tion complète
tion temps hospitalisa- partiel (file active (file active
(sauf indication portée à la tion du secteur dans (file active à
plein tion de jour temps partiel) ambulatoire)
de %) population) l’année) temps plein)
Réunion 55 lits 24 places 1,79% 0,78% 0,52% 0,067% 1,18%
France entière 90 lits 26 places 2,31% 0,63% 0,57% 0,198% 1,9%
La Réunion dispose d’une offre d’hospitalisation temps plein singulièrement plus limitée
que la moyenne nationale (-24%), avec a contrario une équivalence pour l’hospitalisation
de jour. La faiblesse relative de l’offre globale en santé mentale, notamment en matière de
démographie des professionnels de santé, se traduit par un recours plus faible (-29% par
rapport à la moyenne nationale), sans qu’aucune étude épidémiologique ne puisse démontrer
une moindre prévalence de la pathologie psychiatrique à La Réunion.
Néanmoins, la première fréquentation de l’offre de santé mentale est supérieure à ce qui est
observé en moyenne nationale (+24%), traduisant un effort d’accessibilité aux soins de l’offre
réunionnaise.
Au-delà, on constate que :
- Le recours à des prises en charge temps plein est inférieure à la moyenne nationale (-9%)
malgré une offre inférieure de 39% ; l’écart se traduit par une limitation forte des durées de
séjours et de prises en charge, non nécessairement synonyme en psychiatrie d’efficience
des soins ;
- Le recours à des prises en charge à temps partiel est en deçà de la moyenne nationale
(-66%), malgré une offre équivalente, ce qui traduit la réaffectation des ressources sur
les autres modes de prise en charge, ambulatoires et temps plein, pour pallier la faiblesse
globale de l’offre ; cette analyse est soutenue par le taux d’occupation des hôpitaux de jour
calculé sur 365 jours (68% contre 86% en moyenne nationale), qui traduit un différentiel
entre places théoriques et places réellement mobilisées ;
- L e recours à l’ambulatoire est en deçà également de la moyenne nationale (-38%).
ur l’offre de soins en psychiatrie générale
S
(les données sont exprimées par rapport aux habitants de plus de 17 ans)
Au 31/12/2011, l’offre de soins en pédopsychiatrie est composée de 10 lits d’hospitalisation
complète et 135 places d’hospitalisation de jour.
Données expri- Taux de Taux de recours en Taux de
Taux d’équi- Taux Taux de recours Taux de
mées pour recours (file première fréquen- recours en
pement en d’équipe- en prise en recours
100 000 habitants active des tation (file active de hospitalisa-
hospitalisa- ment en charge à temps ambulatoire
de -de 17 ans secteurs rap- première fréquenta- tion complète
tion temps hospitalisa- partiel (file active (file active
(sauf indication portée à la tion du secteur dans (file active à
plein tion de jour temps partiel) ambulatoire)
de %) population) l’année) temps plein)
Réunion 4 lits 56 places 2,36% 1,30% 0,038% 0,089% 2,16%
France entière 11 lits 54 places 2,96% 0,89% 0,082% 0,237% 2,59%
62] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
et Santé mentale
La Réunion dispose là aussi d’une offre (41% contre 54% en moyenne nationale),
d’hospitalisation temps plein singulièrement qui traduit un différentiel entre places
plus limitée que la moyenne nationale théoriques et places réellement mobilisées
(-63%), avec a contrario une équivalence (ce taux est calculé à partir des places
pour l’hospitalisation de jour. La faiblesse autorisées et non des places installées ou
relative de l’offre globale en santé mentale, contractualisées en interne) ;
notamment en matière de démographie des -
Le recours à l’ambulatoire est en deçà
professionnels de santé, se traduit par un également de la moyenne nationale
recours plus faible (-20% par rapport à la (-16%), avec une compensation partielle
moyenne nationale), sans qu’aucune étude de l’écart de densité de professionnels de
épidémiologique ne puisse démontrer santé (-18%).
une moindre prévalence de la pathologie
psychiatrique à La Réunion. L’offre de santé mentale à La Réunion
présente donc un retard d’équipement
Néanmoins, la première fréquentation de important vis-à-vis de la moyenne nationale,
l’offre de santé mentale est supérieure à ce essentiellement mesurable sur l’offre de
qui observé en moyenne nationale (+46%), soins à temps complet. Ceci est aggravé par
traduisant un effort d’accessibilité aux soins une moindre démographie de psychiatres
de l’offre réunionnaise. libéraux, malgré une équivalence de la
densité de psychiatres hospitaliers. Pour
Au-delà, on constate que : l’ensemble des personnels dédiés à la
- Le recours à des prises en charge temps psychiatrie, l’écart est aussi en défaveur de
plein est inférieur à la moyenne nationale (- La Réunion.
53%) malgré une offre inférieure de 63% ;
l’écart traduit un effort d’accessibilité à ce Ceci se traduit par une moindre
mode de prise en charge ; consommation de soins et des files actives
- Le recours à des prises en charge à temps hospitalières, à proportion de la population,
partiel est en deçà de la moyenne nationale plus réduites (-22% pour les adultes, et –
(-62%), malgré une offre équivalente, ce 20% pour les enfants), non compensées
qui traduit la réaffectation des ressources par une possibilité de recours à l’offre
sur les autres modes de prise en charge, libérale. Néanmoins, on constate un effort
ambulatoires et temps plein, pour pallier la d’accessibilité aux soins traduit par une
faiblesse globale de l’offre ; cette analyse plus forte fréquentation première de l’offre
est soutenue par le taux d’occupation des hospitalière.
hôpitaux de jour calculé sur 365 jours
2 Accessibilité teurs de psychiatrie du territoire Ouest à
l’échéance 2013 ;
Renforcer l’accessibilité aux soins Ces redéfinitions de secteurs se traduiront
Plan d’actions en santé mentale sur les territoires par une révision des moyens alloués.
2012-2016 de santé
• Objectif 2 : Consolider les missions des
• Objectif 1 : Assurer la cohérence des centres médico-psychologiques (CMP) ;
délimitations des territoires de santé et des
secteurs de psychiatrie adultes et enfants ; Action 1 : Evaluer les moyens et les mis-
sions des CMP, et définir un référentiel des
Action 1 : Mettre en cohérence des décou- prises en charge proposées (consultations
pages des secteurs de psychiatrie générale médicales, entretiens infirmiers, accueil in-
et des secteurs de pédopsychiatrie sur les firmier, visites à domicile, pluridisciplinarité)
territoires Nord-Est et Sud à l’échéance à l’échéance 2012 ;
2013 ;
Action 2 : Examiner la pertinence d’une
Action 2 : Rattacher Saint-Leu aux sec-
63] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
et Santé mentale
généralisation d’un CMP ressources par
secteur, au regard de l’offre de soins psy- Action 3 : Organiser la présence médicale
chiatrique en urgence (UAPSY, CAUMP) à et soignante psychiatrique sur les urgences
l’échéance 2012 ; pour garantir la continuité des soins, et l’ac-
cessibilité au recours psychiatriques :
Action 3 : Réviser les implantations des - Réallocation des moyens de la garde
CMP, et notamment des antennes, lorsque médicale psychiatrique des lits
le principe d’accessibilité risque d’entraîner d’hospitalisation de Bras Fusil sur le CAP
un éparpillement des moyens à l’échéance : Nord, à vocation territoriale Nord-Est, à
2012 ; l’installation du GHER dans ses nouveaux
locaux du Pôle Sanitaire Est, dans le
Action 4 : Renforcer les moyens des CMP respect des engagements et fléchages
sur la base des études et référentiels pro- antérieurs ;
duits, suivant une préoccupation d’équité - Redéfinition des organisations médicales
territoriale ; (temps de présence des psychiatres,
gardes, astreinte), en lien avec la
• Objectif 3 : Engager une réflexion avec permanence des soins psychiatriques
les médecins généralistes et psychiatres sur chaque territoire, avec le cas échéant
libéraux pour favoriser le suivi médical renfort de temps médical ;
de qualité des patients en ambulatoire, - Renforcement des effectifs soignants pour
en lien avec la psychiatrie de secteur à assurer la sécurité des soins ;
l’échéance : 2014 ; - Identification de moyens de psychiatrie
de liaison pour les urgences du GHER,
• Objectif 4 : Conforter les urgences psy- et définition d’un protocole de recours au
chiatriques, sur chacun des territoires de CAP Nord (échéance : 2012).
santé, dans leurs missions de réponse aux
demandes de soins non-programmées, de • Objectif 5 : Programmer la relocalisation
recours de spécialité pour les services des lits d’hospitalisation du secteur de
d’urgence, et de clarification des indica- psychiatrie générale Nord sur le territoire
tions d’hospitalisation psychiatrique ; Nord-Est, dans l’enceinte du CHU site Nord ;
Action 1 : Maintenir, sur la durée du SOS- Cette relocalisation devra être engagée sur
PRS, une unité d’accueil des urgences psy- la durée du SOS-PRS ; elle suppose :
chiatriques disposant de lits portes psychia- - l’examen de la faisabilité technique et
triques de 72 heures, en proximité directe financière, et l’identification du portage du
des services d’urgence, pour chaque terri- projet ;
toire de santé : - l’Intégration dans le schéma directeur du
- 6 lits au CHU site Sud pour le territoire CHU site Nord ;
Sud ; - la redéfinition de la destination des
-5 lits au CHGM pour le territoire Ouest ; pavillons libérés sur le site de Cambaie.
- 10 lits au CHU site Nord pour l’ensemble
du territoire Nord-Est, en lien avec les Qualité et sécurité des soins
secteurs de psychiatrie Nord et Est.
Réserver les capacités
Action 2 : Réviser les autorisations des lits d’hospitalisation complète aux
portes psychiatriques sur les territoires prises en charge aigües, et
Nord-Est et ouest (échéance 2013) ;
Le choix antérieur d’autorisation diversifier les modes de prise en
d’implantations supplémentaires à charge
l’EPSMR pour les lits portes psychiatriques
du CHGM et du CHU site Nord, plutôt que • Objectif 1 : Conforter les urgences psy-
d’un renfort capacitaire des UHCD des chiatriques dans leur mission d’évaluation
services d’urgences de ces établissements préalable des admissions en hospitalisation
avec mise à disposition d’une compétence complète ;
psychiatrique de l’EPMSR, doit être
questionné au regard de sa pertinence Action 1 : Etablir des indications régionales
médico-économique et médico-légale. de recours préalable aux lits portes psychia-
64] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
et Santé mentale
triques avant toute admission en hospitali-
sation psychiatrique publique (échéance : Action 6 : Développer les alternatives à
2013) ; l’hospitalisation temps plein, de manière
équilibrée pour chaque secteur : accueil
Action 2 : Clarifier le rôle des urgences psy- familial thérapeutique, appartements thé-
chiatriques dans l’orientation des patients rapeutiques ;
vers l’offre d’hospitalisation psychiatrique
privée (indications concertées, convention- Action 7 : Etendre la compétence d’hos-
nement) (échéance 2014) ; pitalisation et de prise en charge à temps
plein de la Fédération de réhabilitation et
Action 3 : Systématiser le bilan somatique réinsertion psycho-sociale aux secteurs du
des patients lors de toute admission en lits territoire Sud ;
porte psychiatrique, et en hospitalisation
psychiatrique ; Action 8 : Mettre en œuvre l’ensemble
des capacités autorisées et financées : le
pavillon Jacaranda (25 lits), actuellement
• Objectif 2 : Promouvoir l’hospitalisation inoccupé à l’EPSMR, devra être rouvert
de semaine et l’hospitalisation de nuit, tant avant la fin du premier semestre 2012,
en hospitalisation publique que privée, y selon un projet conforme aux développe-
compris par la révision des autorisations, ments attendus de l’offre de soins du pré-
en prévention de la désadaptation sociale sent volet psychiatrie ;
des patients ;
Action 9 : Examiner, au regard des indi-
cateurs de recours à l’hospitalisation, des
• Objectif 3 : Poursuivre la recherche d’effi- inadéquations, et des durées de séjour et
cience et de qualité du recours à l’hospita- de réhospitalisation, la nécessité d’ouvrir
lisation complète ; de nouvelles capacités d’hospitalisation
(échéance 2014) ;
Action 1 : Réaliser une coupe annuelle per-
mettant de mesurer les séjours hospitaliers
en inadéquation, et leurs motifs ; • Objectif 4 : Accompagner la mise en
œuvre la réforme des soins psychiatriques
Action 2 : Réaliser une étude sur les durées sans consentement ;
de séjours et les ré-hospitalisations ;
Action 1 : Sensibiliser/informer les méde-
Action 3 : S’assurer du suivi somatique des cins libéraux et médecins des urgences
patients hospitalisés par l’identification de aux attentes et motivations des certificats
temps médicaux dédiés ; initiaux ;
Action 4 : Assurer la liberté d’aller et venir Action 2 : Etablir des indicateurs de l’activité
des patients en hospitalisation libre, selon de soins psychiatriques sans consentement
des modalités à définir dans chaque pro- (nombre de patients, statuts, durée de prise
jet de service (échéance 2014) : ouverture en charge, formes de prise en charge, si-
des pavillons, affectations de pavillons ou tuations de désaccords entre médecins et
hémi-pavillons aux hospitalisations sous autorités administratives…) et en assurer
contrainte, contrats de soins… une publication annuelle ;
Action 5 : Clarifier les indications et moda- Action 3 : Evaluer les moyens supplémen-
lités de recours aux unités pour malades taires dédiés par les établissements de
difficiles (UMD) : dénombrement des situa- santé à la mise en œuvre de la réforme
tions, identification des freins dans l’accès (temps médicaux et infirmiers, temps de
aux soins et des retours d’UMD dans l’éta- secrétariat) ;
blissement d’origine, formation des profes-
sionnels et révision des organisation des Action 4 : Maintenir le principe de la secto-
équipes hospitalières pour faire face aux risation psychiatrique pour les hospitalisa-
situations d’agitation des patients et assurer tions sans consentement ;
la sécurité des soignants ;
65] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
et Santé mentale
Action 5 : Soutenir l’accès des patients aux Action 1 : Interroger l’organisation et les
soins ambulatoires (CMP, visites à domicile, missions des CMP, et réviser les moyens
hospitalisation de jour), alternatifs à l’hospi- alloués sur la base d’indicateurs prédéfinis
talisation complète, et aux prises en charge d’activité (échéance 2012) ;
de réhabilitation psychosociale.
Action 2 : Interroger l’organisation et les
missions des hôpitaux de jour, dédiés à des
Efficience prises en charge thérapeutiques intensives
et séquentielles, et réviser les capacités et
Renforcer la qualité et l’efficience moyens alloués sur la base d’indicateurs
de l’offre de soins en santé mentale prédéfinis d’activité (échéance 2013) ;
Action 3 : Evaluer l’adaptation de l’offre de
L’offre de soins en santé mentale, dans la soins en hospitalisation complète au travers
globalité de ses missions de prévention, de d’études des inadéquations et des ré-hos-
soins, et de lutte contre l’exclusion sociale pitalisations ;
liée à la pathologie psychiatrique, doit
identifier ses champs d’intervention à titre Action 4 : Construire des outils régionaux de
principal, et distinguer les domaines dans suivi de l’activité de l’offre de soins psychia-
lesquelles elle s’inscrit préférentiellement trique, à partir des systèmes d’information
en complémentarité d’autres prises en des établissements et des indicateurs na-
charge (handicap psychique, autisme et tionaux existants ; ils devront être intégrés
troubles envahissants du développement, aux cahiers des charges à rédiger régiona-
perte d’autonomie du sujet âgé, Alzheimer lement pour certains équipements (équipes
et pathologies apparentées, addictions, mobiles, unités régionales, AFT…) ;
troubles psychiques annexes à des
pathologies somatiques…). Action 5 : Assurer un suivi de l’allocation
des moyens, et du respect du fléchage sur
Le rapprochement géographique des la psychiatrie, par la publication de syn-
équipements psychiatriques de l’hôpital thèses annuelles des données budgétaires,
général (GHER au sein du PSE, et CHGM au capacitaires et d’activité, à partir notam-
sein du PSO), sans justifier une remise en ment du retraitement comptable des éta-
cause de la distinction des établissements blissements publics ;
et donc une partition de l’EPSMR, doit être
l’occasion de faciliter la complémentarité Action 6 : Coordonner et évaluer la mise en
entre l’offre spécialisée et générale. œuvre du SOS-PRS au travers d’un comité
Il est nécessaire de renforcer la psychiatrie départemental de concertation en santé
de liaison dans la dimension de parcours mentale, réactivé à partir de 2012 et réuni
du patient (actes directs) comme dans la semestriellement.
participation à l’activité des centres de
référence et de ressource et des plateaux
techniques pluridisciplinaires.
Modalités spécifiques de
La nécessité d’un projet de soins, au cœur coopération et de coordination
de toute prise en charge psychiatrique,
Poursuivre la structuration des
doit être réaffirmée, et se traduire par
un parcours du patient régulièrement prises en charge spécifiques
réexaminé et jalonné d’interventions à
caractère thérapeutique. • Objectif 1 : Améliorer le repérage et la
prise en charge des troubles psychiatriques
Plusieurs orientations devront être mises en périnataux ;
œuvre par l’ARS, en lien avec les offreurs
de soins, sur la durée du SOS-PRS, pour Action 1 : Consolider les équipes de santé
renforcer l’efficience de l’offre de soins en mentale périnatale, prioritairement au Sud,
santé mentale et s’assurer de l’utilisation et s’assurer de leurs interventions auprès
optimale des moyens au regard des besoins de l’ensemble des maternités privées et
de santé. publiques ;
66] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
et Santé mentale
Action 2 : Recourir aux capacités d’hospi- Action 4 : Doter chaque territoire de santé
talisation mère-enfant en pédiatrie et ma- d’un hôpital de jour pour les 16-22 ans ;
ternité, avec soutien des équipes de santé
mentale périnatale, lorsque les troubles de Action 5 : Reconnaître la compétence de
la relations mère-enfant justifient une prise l’hospitalisation privée à partir de 16 ans ;
en charge médicale à temps plein ; le projet
d’une unité psychiatrique d’hospitalisation Action 6 : Reconnaître une unité régionale
mère-enfant n’a pas été considéré comme d’hospitalisation temps plein, complémen-
prioritaire dans le développement de l’offre ; taire des possibilités de recours aux ser-
vices de pédiatrie et de médecine avec psy-
Action 3 : Expérimenter, sur un secteur ou chiatrie de liaison, sur la base d’indications
territoire de santé, l’accueil familial théra- régionalement définies, et permettant no-
peutique mère-enfant ; tamment l’accueil des hospitalisations sous
contraintes. La création d’une seconde
Action 4 : Etablir des conventions entre les unité sera évaluée, au regard des données
équipes de santé mentale périnatale, la d’activité.
PMI, les structures sociales d’accueil mère-
enfants et de garde de la petite enfance,
pour s’assurer de la complémentarité des •Objectif 3 : Affiner l’offre d’hospitalisation
soins psychiatriques avec les missions temps plein des enfants ;
d’accompagnement de la petite enfance et
de soutien à la parentalité ; Action 1 : Définir des indications régionales
de recours à l’unité d’hospitalisation régio-
nale (unité Vanille) ;
• Objectif 2 : Conforter l’offre de soins
pour les adolescents et jeunes adultes, en Action 2 : Augmenter, le cas échéant, les
distinguant les indications de recours aux capacités de l’unité d’hospitalisation régio-
secteurs de psychiatrie générale et infanto- nale (unité Vanille), en tenant compte de
juvénile, et celles motivées par des patho- l’impact de l’accès à l’hospitalisation pour
logies liées à l’adolescence ; les adolescents et jeunes adultes ;
Action 1 : Elargir la mission du secteur de
psychiatrie infanto-juvénile jusqu’à 18 ans • Objectif 4 : Soutenir l’accompagnement et
en cohérence avec les états pathologiques, la prise en charge du handicap psychique ;
la limite de 16 ans ne concernant que l’ac-
cès à la psychiatrie générale et ne devant
pas être opposée à toute situation de soins ; Action 1 : Identifier auprès de la MDPH une
expertise psychiatrique, intégrée à l’équipe
Action 2 : Compléter l’offre de soins ambu- pluridisciplinaire, pour l’analyse des de-
latoire pour les pathologies liées à l’ado- mandes et des projets de vie ;
lescence par la création d’un CAPAS dans
l’Ouest et le renfort des moyens Nord-Est et Action 2 : Favoriser la disposition de temps
Sud, permettant la mobilité de chacune de psychiatriques suffisants dans les établis-
ces équipes ; sements médico-éducatifs et les établisse-
ments médico-sociaux pour adultes, dans
Action 3 : Soutenir la coordination de l’ac- le cadre des obligations de ces derniers,
compagnement des adolescents et jeunes par l’extension, le cas échéant, de conven-
adultes par le renforcement des capacités tions avec les secteurs psychiatriques sur
de coordination et d’animation de travail en financements médico-sociaux ; cette orien-
réseau des maisons des adolescents avec tation ne devra pas être mise en œuvre au
l’offre de santé, l’éducation nationale, l’aide détriment de l’intervention de psychiatres
sociale à l’enfance, la protection judiciaire libéraux volontaires ;
de la jeunesse, les missions locales et les
acteurs associatifs ; la mission des maisons Action 3 : Développer, en lien avec le Centre
des adolescents de coordination doit donc de Référence Autisme, la compétence des
être renforcée, sans justifier la reconnais- secteurs de psychiatrie infanto-juvénile
sance de réseaux de santé dédiés ; pour le diagnostic et le bilan des enfants at-
teints d’autisme et de troubles envahissants
67] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
et Santé mentale
du développement, notamment à partir des notamment pour la prise en charge de la
hôpitaux de jour ; dépendance ;
Action 4 : Intégrer les soins psychiatriques Action 3 : Examiner, sur la base des rap-
aux enfants handicapés dans la globalité de ports d’activité des équipes mobiles de psy-
leur accompagnement médico-social (tri- cho-gériatrie, la nécessité d’une unité régio-
valence thérapeutique, éducative et péda- nale d’hospitalisation psycho-gériatrique ;
gogique), en lien avec le médecin référent
de l’établissement ou du service médico-
éducatif (IME, SESSAD), notamment pour • Objectif 6 : Etendre les pratiques de réha-
les prises en charge complémentaires thé- bilitation et réadaptation psycho-sociale,
rapeutiques en hôpital de jour, et pour les missions incombant à l’ensemble de l’offre
enfants avec autisme ou troubles envahis- de soins publique et privée, à tous les terri-
sants du développement ; toires de santé ;
Action 5 : Doter chaque territoire de santé
d’une équipe mobile, sectorielle ou inter- Action 1 : Etendre la compétence intersec-
sectorielle, de psychiatrie de liaison avec torielle de la Fédération de réhabilitation
le secteur social et médico-social, afin de et réadaptation psychosociale au territoire
soutenir et former les équipes, de favoriser Sud, pour les prises en charge en hospita-
l’accès aux soins psychiatriques, et de ré- lisation, avec développement sectoriel des
pondre aux situations ressenties de crise ou outils de réhabilitation et de mise en situa-
d’urgence, et de favoriser l’accompagne- tion sur le territoire Sud ;
ment social et médico-social des personnes
avec handicap psychique ; Action 2 : Identifier des capacités régio-
nales d’hospitalisation temps plein, pour la
Action 6 : Compléter l’offre de soins psy- Fédération de réhabilitation et réadaptation
chiatriques à destination des publics en psychosociale, pour les patients en soins
situation de précarité par la constitution contraints relevant de ce type de prise en
d’une équipe santé mentale et précarité charge ;
dans le territoire Sud ;
Action 3 : Etoffer l’offre de soins de réhabi-
litation et réadaptation psycho-sociale, sec-
• Objectif 5 : Améliorer l’accès aux soins torielle et intersectorielle, en aval de l’hos-
psychiatriques des personnes âgées, par pitalisation temps plein : accueil familial
l’identification et la prise en charge pré- thérapeutique, appartement thérapeutique,
coce des troubles psychiatriques, et le appartements relais, structures thérapeu-
développement d’une offre de soins adaptée tiques innovantes…
tenant compte de la filière gériatrique et
Alzheimer ; Action 4 : Développer, avec le secteur du
logement et de la cohésion sociale, l’accès
au logement des patients : intermédiation
Action 1 : Doter chaque territoire de santé locative, résidence accueil…
d’une équipe mobile de psycho-gériatrie,
développant l’accès et les compétences du Action 5 : Initier, au niveau régional, des
secteur de psychiatrie, intervenant auprès approches expérimentales de lutte contre
des EHPAD et de l’ensemble des services la grande exclusion associant des troubles
et établissements sanitaires, sociaux et psychiques sévères (absence de logement,
médico-sociaux pour personnes âgées, des défaut d’accès aux soins…) de type « rapid
SSR polyvalents et/ou spécialisés, ainsi que re housing ».
de la filière de soins gériatrique, et intégrée
aux coordinations gérontologiques territo-
rialisées ;
Action 2 : Adapter l’offre d’hospitalisation
privée à l’accueil des personnes âgées
présentant des pathologies dépressives,
68] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
et Santé mentale
3 Délimitation des secteurs de psychiatrie générale
Territoire de santé Secteur 2011 Echéance PRS (2016)
Implantations
99G01 Saint Denis
Saint Denis
(EPSMR) Sainte Marie
Sainte Marie
Sainte Suzanne
Sainte Suzanne
Saint André
Nord-Est Saint André
Bras Panon
99G02 Bras Panon
Salazie
(EPSMR) Salazie
Saint Benoît
Saint Benoît
Plaine des Palmistes
Plaine des Palmistes
Sainte Rose
Sainte Rose
La Possession
La Possession
Le Port
99G03 Le Port
Ouest Saint Paul
(EPSMR) Saint Paul
Trois Bassins
Trois Bassins
Saint Leu
Les Avirons
Saint Leu Etang Salé
Les Avirons Saint Louis
99G04 Etang Salé Cilaos
(CHU site Saint Louis Entre Deux
sud) Cilaos Rattachement à revoir de la com-
Entre Deux mune du Tampon, en cohérence
Le Tampon avec le découpage de la psychia-
Sud trie infanto-juvénile
Saint Pierre
Petite Ile
Saint Pierre
99G05 Saint Joseph
Petite Ile
(CHU site Saint Philippe Rattachement à
Saint Joseph
sud) revoir de la commune du Tampon,
Saint Philippe
en cohérence avec le découpage
de la psychiatrie infanto-juvénile
69] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
et Santé mentale
Délimitation des secteurs de psychiatrie infanto-juvénile
Territoire de santé Secteur 2011 Echéance PRS (2016)
99G01 Saint Denis
Inchangé
(EPSMR) Sainte Marie
Sainte Suzanne
Saint André
Nord-Est Bras Panon
99I02
Salazie Inchangé
(EPSMR)
Saint Benoît
Plaine des Palmistes
Sainte Rose
La Possession
La Possession
Le Port
99I05 Le Port
Ouest Saint Paul
(EPSMR) Saint Paul
Trois Bassins
Trois Bassins
Saint Leu
Les Avirons
Etang Salé
Saint Leu
Saint Louis
Les Avirons
99I04 Cilaos
Etang Salé
(CHU site Entre Deux
Saint Louis
sud) Rattachement à revoir de la com-
Cilaos
mune du Tampon, en cohérence
Entre Deux
avec le découpage de la psychia-
Sud trie générale
Saint Pierre
Petite Ile
Le Tampon
Saint Joseph
99I03 Saint Pierre
Saint Philippe
(CHU site Petite Ile
Rattachement à revoir de la com-
sud) Saint Joseph
mune du Tampon, en cohérence
Saint Philippe
avec le découpage de la psychia-
trie générale
Implantation de psychiatrie
Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Psychiatrie 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Activité de psychiatrie infanto juvénile en hos-
pitalisation complète et hospitalisation partielle 0 0 1 1 0 0
de nuit
Activité de psychiatrie infanto juvénile de place-
ment familial
2 2 1 1 1 2
Activité de psychiatrie générale en hospitalisa-
tion complète et hospitalisation partielle de nuit
3 3 4 3 3 3
Activité de psychiatrie générale en hospitalisa-
tion partielle de jour
2 2 2 2 2 2
Activité de psychiatrie générale en appartement
thérapeutique
1 2 2 2 1 2
Activité de psychiatrie générale de placement
familial
1 2 1 1 2 2
Activité de psychiatrie générale de post-cure 0 0 0 0 0 0
70] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
et Santé mentale
4 • Nombre de journées, durées de séjour,
taux d’occupation (hospitalisation com-
plète, hospitalisation de jour) ;
Indicateurs de suivi • Données des rapports d’activité des sec-
teurs ;
• Données budgétaires et financières.
71] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins de suite
et de réadaptation
1 Les établissements de soins de suite et de
réadaptation (SSR) sont répartis sur les
trois territoires de santé de La Réunion :
besoins de la population de La Réunion.
Aussi, l’accès aux soins de SSR est très
- Territoire de santé Nord-Est : 31% insuffisant tant sur le plan quantitatif que
Eléments qualitatif :
des équipements autorisés, en dehors
du diagnostic des SSR pédiatriques et des SSR de - la demande n’est pas satisfaite ;
territorial niveau de recours régional ; -l’activité de recours des établissements
spécialisés ne peut s’exercer pleinement.
- Territoire de santé Ouest : 26% des
équipements autorisés, en dehors des Cette situation occasionne un transfert
SSR pédiatriques et des SSR de niveau de charge sur les SSR polyvalents qui
de recours régional ; recrutent des patients lourds relevant de
compétences spécialisées et de plateaux
- Territoire de santé Sud : 38% des techniques dont ils ne disposent pas.
équipements autorisé en dehors des SSR
pédiatriques et des SSR de niveau de On note également l’absence de coordi-
recours régional. nation entre les structures de SSR et une
filière d’aval insuffisamment développée en
La réponse aux besoins de soins est com- particulier avec le secteur médico-social.
promise par le retard de mise en œuvre des
autorisations. Cette situation génère une En dernier lieu, les préconisations du
activité à flux tendus (taux d’installation de schéma régional d’organisation sanitaire
94%) dans les services et établissements de troisième génération en matière d’outil
de santé existants et un obstacle important de coordination des prises en charge, de
à la fluidité de la filière en aval des soins de constitution d’un annuaire régional des
courte durée. SSR précisant les missions respectives de
chaque structure et de développement des
Les établissements et structures autori- pratiques évaluatives n’ont pas été mises
sées mais non installés permettraient une en œuvre.
activité d’environ 108000 journées, soit
31% de l’activité totale de SSR. La mise en
œuvre des autorisations non installées est
une priorité pour améliorer la réponse aux
2 Accessibilité lisées ;
Les établissements exerçant une activité de
niveau de recours régional exclusive ne sont
• Objectif 1 : Répondre à la demande des pas concernés par cette mesure de même
Plan d’actions patients en matière de soins de suite et de que les unités prenant en charge les états
2012-2016 réadaptation ; végétatifs chroniques et pauci-relationnels
(EVC/EPR) et les unités cognitivo-compor-
tementales ;
Action 1 : Augmenter le nombre d’implan-
tation de SSR avec prise en charge spé- • Objectif 2 : Fluidifier la filière de soins
cialisées (affections du système nerveux, entre les services de court séjour et les
cardiologie, pneumologie, prise en charge soins de suite et de réadaptation ;
des brûlés (enfants et adolescents), affec-
tions de l’appareil locomoteur) au niveau Action 1 : Favoriser l’accès direct du patient
des structures autorisées ; en SSR à partir du domicile et communi-
quer aux médecins traitants les recomman-
Action 2 : Développer la prise en charge dations de la HAS en terme de recours aux
non spécialisée dans toutes les structures SSR ;
de SSR, y compris celles identifiées pour
une ou plusieurs prises en charge spécia-
72] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins de suite
et de réadaptation
• Objectif 3 : Organiser les structures de Action 4 :
SSR autour d’une offre de prise en charge Assurer le suivi des conventions et en ana-
avec les modes de traitement suivants : lyser les évaluations ;
- hospitalisation complète ;
- hospitalisation de jour ;
• Objectif 3 : Evaluer la pertinence de déve-
lopper des prises en charge spécialisées au
• Objectif 4 : Identifier les compétences spé- sein des structures de SSR accueillant des
cialisées suivantes : enfants ;
- 1 implantation de prise en charge des pa-
tients atteints de basse vision située dans Action 1 :
le territoire de santé Ouest ; Réaliser une analyse médico-économique
- 1 implantation de prise en charge des portant sur les avantages à créer ce type de
états végétatifs chroniques et des états prise en charge ;
pauci-relationnels dans chaque territoire
de santé de La Réunion.
• Objectif 4 : Evaluer la pertinence de déve-
lopper une activité de SSR répondant aux
Efficience conditions de prise en charge des enfants et
des adolescents dans le territoire de santé
Ouest ;
• Objectif 1 : Développer l’hospitalisation à
temps partiel en renforçant les liens entre Action 1 :
les structures de SSR et les professionnels Réaliser une analyse médico-économique
de santé exerçant en ville ; portant sur les avantages à créer ce type de
prise en charge.
Action 1 : Systématiser l’utilisation d’une
fiche préalable à l’admission en SSR ;
Action 2 : Déployer et assurer l’animation
Modalités spécifiques de
des outils régionaux d’aide à l’orientation coopération et de coordination
en SSR ;
• Objectif 1 : Améliorer le parcours de soins
Action 3 : Améliorer l’information des mé- des patients relevant d’une prise en charge
decins des services de court séjour sur les en SSR ;
recommandations de la HAS et les indica-
teurs de qualité et d’efficience en SSR ; Action 1 :
Faire connaître les missions des SSR aux
• Objectif 2 : Développer les coopérations professionnels de santé de premier re-
entre les structures SSR et les structures cours ;
d’aval ;
Action 2 :
Action 1 : Mettre en place un annuaire régional des
Faciliter le retour à domicile par l’hospitali- structures de SSR à destination des profes-
sation à domicile ; sionnels de santé libéraux et des établisse-
ments de santé ;
Action 2 :
Faciliter le retour à domicile par services de • Objectif 2 : Organiser une coordination
soins infirmiers à domicile, les structures médicale régionale des structures de SSR ;
médico-sociales (MDPH, CLIC, structures
d’hébergement, EHPAD) ; Action 1 : Etudier et déployer un outil infor-
matique facilitant l’orientation des patients
Action 3 : par les prescripteurs d’unités de soins aigus
Développer le recours aux familles d’accueil (MCO) vers les filières d’aval offrant ainsi de
en aval de la prise en charge en SSR ; meilleurs garanties d’adéquation entre les
besoins du patient et les structures tout en
73] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins de suite
et de réadaptation
diminuant les délais liés aux traitements Articulation avec la prévention
des demandes ;
• Objectif 3 : Mobiliser les acteurs du sec- Les services et structures de SSR ont un
teur social des structures de SSR afin de rôle primordial en matière de prévention,
préparer les orientations vers les structures de limitation de l’évolution vers le handicap
pour personnes handicapées, via la MDPH ou dans le cadre de la rééducation fonction-
vers les structures pour personnes âgées ; nelle et réadaptation socio professionnelle.
Par ailleurs, il convient de rappeler que
• Objectif 4 : Consolider les conventions l’éducation thérapeutique du patient est
de coopération entre les services de court une mission des services et structures de
séjour et les SSR spécialisés et entre les SSR.
SSR polyvalents et les SSR spécialisés afin
de rendre plus efficientes les missions de
recours ;
• Objectif 5 : Etablir des conventions entre
les SSR autorisés à La Réunion et les éta-
blissements de santé du territoire de santé
de Mayotte.
3 Soins de suite et de réadaptation
Territoires de santé
Implantations Soins de suite et de réadaptation Nord-Est Ouest Sud
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
7 6 7
(entité géographique)
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 7 6 7
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
7 6 7
(hospitalisation de jour) en 2016
Implantations autorisées en 2011
Territoire Nord-Est : CHU site Nord, Hôpital d’enfants, Centre de Rééducation Sainte Clotilde, Clinique de
Sainte Marie, Clinique de la Paix, Groupe Hospitalier Est Réunion (2) ;
Territoire Ouest : Centre de Rééducation Ylang Ylang, Clinique Les Tamarins, Clinique Omega, Centre de
basse vision HORUS, Maison des Oliviers, Institut Robert Debré ;
Territoire Sud : CHU site Sud (3), Clinique Durieux, Clinique Bethseda ; Clinique Saint Joseph, Associa-
tion des Jeunes Diabétiques
Soins de suite et de réadaptation spécialisés (adultes)
Prise en charge spécialisée des affections
Nord-Est Ouest Sud
cardio-vasculaires
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
1 0 1
(entité géographique)
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 1 1 1
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
1 1 1
(hospitalisation de jour) en 2016
74] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins de suite
et de réadaptation
Prise en charge spécialisée des affections respiratoires Nord-Est Ouest Sud
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
1 1 1
(entité géographique)
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 1 1 1
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
1 1 1
(hospitalisation de jour) en 2016
Prise en charge spécialisée des affections
Nord-Est Ouest Sud
du système nerveux
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
1 1 1
(entité géographique)
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 2 2 2
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
2 2 2
(hospitalisation de jour) en 2016
Prise en charge spécialisée des affections de l’appareil
Nord-Est Ouest Sud
locomoteur
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
1 1 1
(entité géographique)
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 1 1 1à2
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
1 1 1à2
(hospitalisation de jour) en 2016
Prise en charge spécialisée des affections des brûlés Nord-Est Ouest Sud
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
1 0 0
(entité géographique)
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 1 implantation régio-
nale adulte pour les trois
territoires de santé de La
Réunion ;
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR 1 implantation régionale
(hospitalisation de jour) en 2016 enfants et adolescents pour
les trois territoires de santé
de La Réunion ;
Prise en charge spécialisée des affections de la personne
âgée polypathologique, dépendante ou à risque Nord-Est Ouest Sud
de dépendance
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
0 0 0
(entité géographique)
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 1 1 1
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
1 1 1
(hospitalisation de jour) en 2016
75] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins de suite
et de réadaptation
Prise en charge spécialisée des affections des systèmes
Nord-Est Ouest Sud
digestif, métabolique et endocrinien
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
0 1 0
(entité géographique)
1 implantation régionale
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 pour les trois territoires de
santé de La Réunion
1 implantation régionale
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
pour les trois territoires de
(hospitalisation de jour) en 2016
santé de La Réunion
Prise en charge spécialisée des affections Nord-Est Ouest Sud
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011 (entité
2 1 1
géographique)
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 2 1 1
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
2 1 1
(hospitalisation de jour) en 2016
Soins de suite et de réadaptation réunissant les conditions particulières
à la prise en charge des enfants ou adolescents
Soins de suite et de réadaptation pédiatrique Nord-Est Ouest Sud
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
1 0 1
(entité géographique)
Implantations en hospitalisation complète de SSR
en 2016 : avec mention de prise en charge des enfants 1 0 1
et des adolescents
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
(hospitalisation de jour) en 2016 : avec mention de prise en 1 0 1
charge des enfants et des adolescents
Prise en charge spécialisée des affections
Nord-Est Ouest Sud
du système nerveux
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
1 0 0
(entité géographique)
1 implantation régionale
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 pour les trois territoires de
santé de La Réunion
1 implantation régionale
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
pour les trois territoires de
(hospitalisation de jour) en 2016
santé de La Réunion
76] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins de suite
et de réadaptation
Prise en charge spécialisée des affections des brûlés Nord-Est Ouest Sud
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
1 0 0
(entité géographique)
1 implantation régionale
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 pour les trois territoires de
santé de La Réunion
1 implantation régionale
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
pour les trois territoires de
(hospitalisation de jour) en 2016
santé de La Réunion
Prise en charge spécialisée des affections des systèmes
Nord-Est Ouest Sud
digestif, métabolique et endocrinien
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
1 0 0
(entité géographique)
1 implantation régionale
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 pour les trois territoires de
santé de La Réunion
1 implantation régionale
Implantations en hospitalisation à temps partiel de SSR
pour les trois territoires de
(hospitalisation de jour) en 2016
santé de La Réunion
Activité saisonnière de soins de suite et de réadaptation
pour enfants et des adolescents pour la prise en charge
Nord-Est Ouest Sud
spécialisée des affections systèmes digestif, métabolique et
endocrinien
Etablissements de santé autorisés en SSR en 2011
1 implantation à Cilaos
(entité géographique)
Implantations en hospitalisation complète de SSR en 2016 1 implantation à Cilaos
4 • Part des séjours en SSR dans les 30 jours suivants une hospitalisation ;
•N ombre de conventions de coopération signées avec les établissements et services médico-
sociaux (établissements d’hébergement, SSIAD) ;
Indicateurs de suivi • Part des séjours inférieurs à 3 mois.
77] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Greffes d’organes et greffes
de cellules hématopoïétiques
1 Une activité de greffe rénale pratiquée à La
Réunion est indispensable pour répondre
aux besoins des populations de La Réunion
et de Mayotte.
Eléments du diagnostic Pour ce qui est de l’activité d’allogreffe de
territorial cellules souches hématopoïétiques, le vo-
lume d’activité attendu ne justifie pas son
implantation à La Réunion.
2 Accessibilité
Action 2 : Evaluer les indications d’allo-
greffe ;
• Objectif 1 : Développer l’activité de greffe
Plan d’actions rénale ; Action 3 : Mieux accompagner les patients
2012-2016 et les familles dans le cadre des évacua-
Action 1 : Assurer la réalisation de l’activité tions sanitaires vers la métropole (6 par an
dans des conditions garantissant qualité et en moyenne) ;
sécurité ;
• Objectif 4 : Structurer et mutualiser le suivi
Action 2 : Augmenter le nombre annuel de post greffe ;
greffes rénales pour atteindre la moitié de
la file active ; Action 1 : Organiser le parcours post greffe
en lien avec une structure de soins de suite
Action 3 : Garantir la qualité des greffons et de réadaptation (SSR) et la médecine
en limitant à 10% la proportion de greffons libérale de proximité ;
prélevés localement avec une durée d’is-
chémie froide supérieure à 14h et à 10% le Action 2 : Mutualiser les compétences pour
proportion de greffons métropolitains gref- une offre commune d’éducation thérapeu-
fés dans les 10h après leur arrivée sur le sol tique.
de La Réunion ;
Action 4 : Augmenter le nombre d’inscrits
sur liste nationale d’attente ; Efficience
• Objectif 2 : Implanter une activité de greffe • Objectif 1 : Consolider le dispositif de pré-
cardiaque quand l’activité de greffe rénale lèvements d’organes, de tissus et de cellules
sera consolidée ; à visée thérapeutique ;
Action 1 : Assurer une offre de prise en Action 1 : Sensibiliser au don d’organes ;
charge conforme aux recommandations de
bonne pratique ; Action 2 : Garantir l’anonymat des don-
neurs ;
• Objectif 3 : Greffe de cellules souches
hématopoïétiques ; Action 3 : Former et stabiliser les équipes
en charge du prélèvement d’organes.
Action 1 : Inclure les hémopathies malignes
dans le registre régional du cancer ;
78] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Greffes d’organes et greffes
de cellules hématopoïétiques
Modalités spécifiques de coopé- • Objectif 3 : Favoriser la coopération ville-
ration et de coordination hôpital ;
• Objectif 1 : Favoriser le partenariat éta- • Objectif 4 : Favoriser les liens avec la
blissements de santé – libéraux dans la pré- médecine générale, les cardiologues et les
paration du bilan pré greffe et le suivi post endocrinologues.
greffe ;
• Objectif 2 : Informer les professionnels de
santé libéraux sur l’intérêt de la greffe, les
modalités d’accès à la greffe et de suivi post
greffe.
3 Nord-Est
Territoires de santé
Ouest Sud
Implantations Transplantations d'organe 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Greffe rénale adulte 1 1 0 0 0 0
Greffe rénale pédiatrique 0 1 0 0 0 0
Allo-greffes de cellules
0 0 0 0 0 0
hématopoïétiques
Greffe cardiaque 0 1 0 0 0 0
Il n’y a pas lieu d’implanter sur les territoires de santé de La Réunion, une activité d’allogreffe
de cellules souches hématopoïétiques.
4 Indicateurs relatifs à l’accessibilité :
• Taux de patients en insuffisance rénale chronique terminale inscrits sur liste nationale
d’attente ;
• Délai médian entre l’inscription en liste d’attente et la greffe par type de greffe ;
Indicateurs de suivi • Taux d’accès à la greffe ;
Indicateurs qualité :
• Taux d’échec ajusté à un an en pourcentage pour les organes greffés.
79] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement des Grands Brûlés
1 Le centre de référence en matière de grands
brûlés pour l’Océan Indien est implanté au
CHU site Nord.
respect de normes de certains équipements
marquent l’épidémiologie des brûlures à La
Réunion et à Mayotte.
Près de 150 hospitalisations pour brûlures
Eléments du diagnostic sont recensées chaque année. La moitié Les problématiques de prise en charge des
territorial est traitée dans le centre de traitement des brûlés portent sur les points suivants :
grands brûlés (CTGB) du CHU site Nord - Le rôle de recours pour l’Océan Indien du
(30% d’enfants, 30 % d’assistance respira- centre de grands brûlés du CHU :
toire, 12% de décès). •G
estion de transferts sanitaires déli-
Tous les patients hospitalisés pour brûlures cats à organiser pour ce type de pa-
bénéficient d’une prise en charge en soins tients ;
de suite et de réadaptation (SSR). Le centre •N
écessité d’une formalisation des col-
de référence pour la rééducation fonction- laborations ;
nelle des brûlés « adultes » est le CHU site - Une dimension psychologique insuffisam-
Nord. Le centre de référence des brûlés ment intégrée à la prise en charge ;
« enfants » est l’Hôpital d’Enfants. - Une absence de filière organisée entre les
établissements de santé et les soins de pre-
Des spécificités régionales liées à des habi- mier recours ;
tudes culturelles, à la précarité et au non - L’absence de banque de peau locale.
2 Accessibilité - Optimiser les capacités d’accueil en lits
de post-réanimation pour la phase aigüe au
CTGB ;
• Objectif 1 : Maintenir la prise en charge
Plan d’actions des grands brûlés autour d’une organisation - Elaborer des protocoles de prises en
2012-2016 bipolaire : charge afin de mieux anticiper la sortie vers
le SSR ;
- Centre de référence inter-régional : Centre
de Traitement des Grands Brûlés du CHU - Structurer une filière de soins de suite et
de La Réunion : de réadaptation entre le CTGB et le pôle pé-
•P
rise en charge des grands brûlés de diatrique de référence (Hôpital d’Enfants) ;
La Réunion ;
•P
rise en charge des grands brûlés - Accompagner le retour et la prise en
transférés depuis Mayotte ; charge à domicile en partenariat avec :
•R
ôle de conseil et d’expertise auprès • une offre d’hospitalisation à domicile ;
de professionnels de santé ; • les professionnels de santé libéraux
(médecins, infirmiers, kinésithéra-
- Centre Hospitalier de Mayotte ; peutes) ;
• Objectif 2 : Assurer l’accès des patients à Action 3 : Améliorer le suivi des grands brû-
la prise en charge la plus adaptée à l’état du lés par la promotion d’une prise en charge
patient et à la gravité de la brûlure ; globale du patient ;
Action 1 : Améliorer la prise en charge en - Favoriser l’autonomisation du patient et la
urgences des patients brûlés ; réinsertion sociale et professionnelle ;
- Diffuser dans les services accueillant des
urgences l’arbre décisionnel de la Société - Développer l’éducation thérapeutique du
Française d’Etude et de Traitement des brû- patient brûlé ;
lures ;
- Organiser des consultations de suivi plu-
Action 2 : Améliorer le parcours de soins du ridisciplinaires (kinésithérapeutes, ergothé-
grand brûlé de la phase initiale à la réédu- rapeutes, appareilleurs, psychologues, psy-
cation fonctionnelle ; chomotriciens, couturier…) ;
80] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement des Grands Brûlés
- Intégrer la dimension psychologique pour Action 2 : Développer la télémédecine pour
tous les patients brûlés ; échanger avec le CTGB de La Réunion :
- Télé-expertise et échange iconographique
- Soutenir le rôle clé de la scolarité dans en temps réel ;
la réadaptation des enfants et des adoles- - Aide à la décision et transfert de patients
cents ; de Mayotte au CTGB ;
Action 4 : Faciliter le parcours de soin des • Objectif 3 : Améliorer la prise en charge
patients transférés de Mayotte au CTGB de des patients transférés à La Réunion ;
La Réunion ;
Action 1 : Garantir la continuité des soins
Action 5 : Faciliter l’accès à la crénothérapie entre les différents temps de la prise en
qui ne peut être réalisée qu’en métropole. charge dans le cadre des transferts entre
Mayotte et La Réunion ;
Qualité et sécurité des soins Action 2 : Favoriser le développement des
structures d’accueil des familles d’enfants
• Objectif 1 : Promouvoir le prélèvement de de Mayotte pour réduire les durées d’hos-
peau dans le cadre du réseau régional des pitalisation et faciliter la présence des
prélèvements. familles, contribuant ainsi au soutien psy-
chologique ;
La pénurie en greffons justifie le développe-
ment des autogreffes quand cela est pos- • Objectif 4 : Améliorer la connaissance de
sible et l’utilisation de substituts cutanés de l’épidémiologie des brûlures à La Réunion ;
laboratoire.
Action 1 : Mettre en place un recueil de
données sur les brûlures à La Réunion.
Efficience
• Objectif 1 : Améliorer la prise en charge en Modalités spécifiques de coopé-
disposant d’une offre de soins conforme au ration et de coordination
décret du 20 août 2007 ;
• Objectif 1 : Former les professionnels de
Action 1 : Assurer la permanence et la conti- santé de premier recours (médecins, kiné-
nuité des soins médicaux et chirurgicaux ; sithérapeutes, ergothérapeutes) au suivi des
adultes et enfants brûlés pour faciliter le
Action 2 : Optimiser la prise en charge des relais post SSR ;
enfants brûlés tout le long de leur crois-
sance par une meilleure articulation entre • Objectif 2 : Renforcer les partenariats
le CTGB, les services de pédiatrie et les entre les acteurs de santé assurant le trai-
SSR ; tement des grands brûlés : CTGB de La Réu-
nion, SSR spécialisés dans la rééducation et
Action 3 : Permettre une meilleure articu- la réadaptation des grands brûlés, établisse-
lation entre la chirurgie des séquelles des ments de métropole ;
brûlures et la prise en charge en SSR pé-
diatriques ; Action 1 : Etablir une convention de coo-
pération entre le CHU de La Réunion, le
Centre Hospitalier de Mayotte, et l’Hôpital
• Objectif 2 : Optimiser le recours aux éva- d’Enfants de Saint Denis
cuations sanitaires pour le traitement des
grands brûlés ; Action 2 : Pérenniser les missions dans les
spécialités suivantes : chirurgie plastique et
Action 1 : Définir les indications et les reconstructrice, médecine physique et de
modalités des transferts de patients entre réadaptation spécialisée dans les brûlures ;
Mayotte et le CTGB de La Réunion ;
81] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement des Grands Brûlés
• Objectif 3 : Encourager la coopération • Objectif 2 : Réduire la gravité des brû-
avec les pays de la zone Océan Indien. lures ;
Action 1 : Informer et former sur les gestes
Articulation avec la prévention d’urgence en cas de brûlure ;
• Objectif 1 : Prévenir les brûlures domes- • Objectif 3 : Repérer et traiter les petites
tiques chez l’enfant ; brûlures profondes ;
Action 1 : Informer le grand public ; Action 1 : Former les professionnels de san-
té (services d’urgence, médecins libéraux,
Infirmiers libéraux) au repérage et au traite-
ment des brûlures.
3 Territoires de santé
Activité de soins Grands brûlés Nord-Est Ouest Sud
Implantations Etablissements de santé autorisés en 2011 1 0 0
Implantation prenant en charge les adultes et enfants
1 0 0
en 2016
4 • Dispersion des taux de recours ;
• Nombre de transferts sanitaires.
Indicateurs de suivi
82] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La chirurgie cardiaque
1 La chirurgie cardiaque est implantée
au CHU de La Réunion sur le site nord.
Compte tenu de son éloignement, la région
tise pour chacun des diagnostics échocar-
diographiques ante et néo nataux n’ayant
pas eu d’accord lors d’une double lecture
Océan Indien est « autonome au regard sur le site initial de diagnostic. Une utilisa-
Eléments du diagnostic des activités de soins organisées en métro- tion accrue des possibilités diagnostiques
territorial pole en complémentarité entre plusieurs et télématiques est à étudier.
régions administratives ».
La question de l’accessibilité concerne En matière de cardiopathies congénitales,
donc La Réunion et Mayotte. le seuil permettant une autorisation est
Si l’accessibilité est satisfaisante pour les trop élevé par rapport aux populations des
patients adultes de La Réunion, celle-ci doit deux départements. Toutefois, en raison de
être consolidée pour les patients adultes de l’éloignement géographique et de la perte
Mayotte et rediscutée pour les nouveau-nés de chance durant le transport, une autori-
et les enfants des deux îles. sation de type 2 sur l’implantation autorisée
actuelle pourrait faire l’objet d’une auto-
L’activité de chirurgie cardiaque rencontre risation à titre dérogatoire. Un cahier des
aujourd’hui deux difficultés : charges décrira les exigences, notamment
- La chirurgie cardiaque pédiatrique n’est de compagnonnage, permettant la sécuri-
pas autorisée ; sation de cette dérogation.
- La technique de remplacement valvulaire Concernant la procédure de « transaor-
aortique percutanée pour les patients récu- tic valve implantation » (TAVI), le dossier
sés en chirurgie n’est pas disponible. conjoint des deux équipes de cardiologie
interventionnelle de type 3 et de l’équipe
A terme du schéma d’organisation des de chirurgie cardiaque doit être soutenu
soins du Projet de Santé, une organisation pour obtenir du niveau national la réalisa-
incluant Mayotte permettra une télé-exper- tion de cette activité à La Réunion.
2 Accessibilité nitales ;
Action 1 : Organiser, en amont de l’autorisa-
• Objectif 1 : Assurer aux adultes, notam- tion de chirurgie cardiaque pédiatrique, des
Plan d’actions ment de Mayotte, l’accès à la chirurgie car- formations entre obstétriciens, radiologues,
2012-2016 diaque dans des conditions optimales ; pédiatres et cardiologues pour le diagnos-
tic avec double avis et expertise éventuelle
• Objectif 2 : Travailler à la réponse chirur- des échographies anténatales, et entre pé-
gicale équitable des cardiopathies de l’en- diatres, radiologues et cardiologues pour la
fant ; période néonatale ;
• Objectif 3 : Permettre la prise en charge Action 2 : Mettre en place un suivi de la
des patients, ayant une pathologie valvulaire prise en charge des cardiopathies congé-
aortique et un état général contre-indiquant nitales ;
la chirurgie sous anesthésie générale, par
les techniques de remplacement valvulaire Action 3 : Garantir la sécurité des soins par
percutané (TAVI) ; une organisation régionale associée pour
la prise en charge des enfants à un com-
Qualité et sécurité des soins pagnonnage externe formalisé dans une
convention.
• Objectif 1 : Minimiser les pertes de chance
des enfants nés à La Réunion et à Mayotte, • Objectif 2 : Optimiser la prise en charge
atteints de cardiopathies notamment congé- des cardiopathies chirurgicales adultes ;
83] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La chirurgie cardiaque
Action 1 : Optimiser par le suivi en télésanté Action 1 : Présenter et diffuser la procédure
la prise en charge des patients de Mayotte ; de remplacement valvulaire percutané aux
médecins référents et aux cardiologues
Action 2 : Autoriser le développement des libéraux lorsque sa réalisation sera autori-
techniques de remplacement valvulaire sée ;
percutané (TAVI).
Action 2 : Développer la télémédecine et un
système d’information pour un diagnostic
Efficience anténatal d’excellence sur tous les sites ;
• Objectif 1 : Développer les coopérations Action 3 : Faire valider le cahier des charges
inter-établissements en tenant compte des autour de la dérogation permettant l’autori-
filières de soins cohérentes ; sation de chirurgie cardiaque pédiatrique
par les divers métiers concourant à la pres-
• Objectif 2 : Améliorer la prise en charge cription afin d’être bien intégré dans les
des enfants porteurs de cardiopathies filières professionnelles ;
chirurgicales ;
Ceci a d’autant plus d’importance que cer-
Action 1 : Réaliser des formations entre obs- taines pathologies trouveront toujours une
tétriciens, radiologues, pédiatres et cardio- réponse dans l’un des centres hyperspé-
logues pour le diagnostic avec double avis cialisés de la métropole. Le travail d’orga-
et expertise éventuelle des échographies nisation doit être réalisé en cohérence avec
anténatales, et entre pédiatres, radiologues les activités d’obstétrique, de réanimation
et cardiologues pour la période néonatale ; néonatale et d’activités interventionnelles
en cardiologie du SOS-PRS.
Action 2 : Formaliser l’organisation opéra-
tionnelle et la mise en place de ce diagnos- • Objectif 2 : Valoriser la coopération
tic partagé et d’excellence en incluant un existante entre les cardiologues des deux
suivi clinique coordonné et une évaluation implantations de cardiologie intervention-
annuelle faisant l’objet d’un retour d’expé- nelle et les chirurgiens cardiaques pour la
rience ; réalisation des techniques de remplacement
valvulaire percutané.
• Objectif 2 : Formaliser la coopération entre
chirurgiens cardiaques et réanimateurs
pédiatriques des deux sites du CHU de La Articulation avec la prévention
Réunion et du Centre Hospitalier de Mayotte
pour la chirurgie cardiaque pédiatrique. • Objectif 1 : Réaliser une campagne d’infor-
mation sur l’appel du 15 par le patient coro-
narien ;
Modalités spécifiques de coopé-
• Objectif 2 : Favoriser le lien ville-hôpital
ration et de coordination
avec les cardiologues libéraux : prévention
des risques cardiaques, dépistage et suivi
• Objectif 1 : Coordonner les prises en
post-opératoire.
charges au niveau régional ;
84] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La chirurgie cardiaque
3 Territoires de santé
Activité de chirurgie cardiaque Nord-Est Ouest Sud
Implantations Etablissements de santé autorisés en 2011 1 0 0
Implantation prenant en charge les adultes et enfants
1 0 0
en 2016
Une implantation de chirurgie cardiaque pédiatrique sera implantée à titre dérogatoire sur le
site autorisé de chirurgie cardiaque.
4 • Dispersion des taux de recours ;
• Suivi des filières et des protocoles formalisés de prise en charge des différents patients,
Indicateurs de suivi discussion pour les enfants des indicateurs de suivi pertinents à intégrer dans le cahier
des charges.
85] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Activités interventionnelles
sous imagerie médicale par voie
endovasculaire en cardiologie
1 Les implantations autorisées lors du volet
révisé du SROS III ne sont pas remises en
cause.
formation des services mobiles d’urgence
et de réanimation (SMUR) à la prise en
charge des syndromes coronariens aigus
est en cours.
Eléments du diagnostic Le dossier relatif à l’activité de chirurgie
territorial cardiaque concernant l’implantation de Dans le traitement et le suivi des troubles
valves aortiques percutanée (Transcatheter du rythme, le financement des actes de
Aortic Valve Implantation (TAVI)), technique télémédecine est attendu.
alternative au remplacement valvulaire aor-
tique pour les patients inopérables, n’a pas En conclusion, pour les patients adultes, les
abouti en 2009 au niveau national et sera orientations du SROS III sont à poursuivre.
représenté cette année. Les débats portent surtout sur les cardio-
pathies congénitales, leur diagnostic et leur
Au plan des urgences cardiologiques, la traitement y compris à l’âge adulte.
2 Accessibilité Qualité et sécurité des soins
• Objectif 1 : S’assurer du respect par les
• Objectif 1 : Optimiser la qualité et la rapi-
structures autorisées des seuils d’acti-
Plan d’actions dité de la prise en charge des patients car-
vité attendus pour la pratique sécurisée de
2012-2016 diaques quels que soient leur âge et leur
l’ensemble des actes relevant du champ des
pathologie ;
activités interventionnelles sous imagerie
médicale par voie endovasculaire en cardio-
Action 1 : Faciliter l’accès direct au plateau
logie chez les adultes ;
spécialisé adapté à l’état du patient dans
les syndromes coronariens aigus ;
• Objectif 2 : Mettre en place une organi-
sation régionale permettant la réalisation
Action 2 : Finaliser la formation des SMUR
d’actes sur les cardiopathies congénitales
à la prise en charge d’urgence des syn-
de l’enfant y compris les éventuelles réinter-
dromes coronariens aigus ;
ventions à l’âge adulte ;
Action 3 : Faire une nouvelle campagne
Le seuil d’activité exigé ne sera pas atteint
d’information sur l’appel rapide du 15 ;
mais compte tenu de l’éloignement, une
dérogation «pour des besoins de santé pu-
Action 4 : Optimiser les délais de transport
blique» est possible.
par l’organisation d’une garde alternée
entre les 2 implantations de cardiologie
Action 1 : Formaliser l’ensemble de la filière
interventionnelle tout en maintenant la per-
(diagnostic anténatal, appréciation de l’ur-
manence des soins sur les deux sites ;
gence de l’intervention, expérience du réa-
lisateur en stock et en flux, appréciation du
Action 5 : Organiser la réponse interven-
service médical rendu versus transfert…)
tionnelle aux cardiopathies congénitales
par les acteurs régionaux et des équipes
quel que soit l’âge et aux cardiopathies de
métropolitaines expertes ;
l’enfant en travaillant le dossier d’autorisa-
tion de type 2.
Action 2 : Utiliser la télé santé dans diffé-
rentes applications entre Mayotte, La Réu-
nion et la métropole.
86] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Activités interventionnelles
sous imagerie médicale par voie
endovasculaire en cardiologie
Efficience • Objectif 2 : Organiser, au niveau régional
Réunion-Mayotte, la prise en charge des
• Objectif 1 : Fluidifier les parcours de soins cardiopathies de l’enfant dont les cardiopa-
des patients cardiaques ; thies congénitales y compris à l’âge adulte,
en collaboration avec un ou des centres
Action 1 : Optimiser la disponibilité des métropolitains ;
informations concernant le patient notam-
ment avec le médecin traitant ; Action 1 : Elaborer un cahier des charges
durant la première année du SOS-PRS va-
Action 2 : Réaliser une évaluation critique lidé par l’ensemble des instances concer-
de l’activité de cardiologie interventionnelle nées. Le cahier des charges inclut les
et de rythmologie interventionnelle a mini- modalités d’organisation de la formation
ma en 2014 ; spécifique de l’ensemble des partenaires
du diagnostic prénatal et périnatal ainsi que
Action 3 : Mettre en place un registre des de la filière de prise en charge ;
prises en charge des syndromes corona-
riens aigus ; • Objectif 3 : Développer la coopération
inter établissements pour la prise en charge
Action 4 : Utiliser les solutions de téléméde- endovasculaire des valves mitrales et valves
cine, notamment pour le suivi des troubles aortiques (TAVI) ;
du rythme.
• Objectif 4 : Développer les coopérations
entre cardiopédiatres et pédiatres de La
Modalités spécifiques de coopé- Réunion et de Mayotte.
ration et de coordination
• Objectif 1 : Organiser, pour les syndromes Articulation avec la prévention
coronariens aigus, une filière incluant les
médecins traitants, les urgences 15/18, les • Objectif 1 : Réduire les délais, favoriser
établissements autorisés ; la continuité des soins et fluidifier les par-
cours pour la prise en charge des infarctus
Action 1 : Développer une formation com- du myocarde ;
mune des acteurs de la filière ;
• Objectif 2 : Conduire des actions de pré-
Action 2 : Etablir des conventions afin de vention de l’insuffisance cardiaque ;
formaliser les liens entre l’ensemble des
professionnels impliqués dans la prise en • Objectif 3 : Prévenir les cardiopathies
charge de l’amont jusqu’à l’aval ; congénitales par des actions dans le cadre
de la réduction des syndromes d’alcoolisa-
tion fœtale.
3 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Implantations Activité interventionnelle sous
imagerie médicale par voie 2011 2016 2011 2016 2011 2016
endovasculaire en cardiologie
Cardiopathies de l'adulte 2 2 0 0 0 0
Cardiopathies de l'enfant
y compris la réintervention 0 0à1 0 0 0 0
à l'âge adulte
Rythmologie interventionnelle 0 0 0 0 1 1
TAVI 0 1 0 0 0 0
L’activité de TAVI sur le site nord du CHU se fera en coopération avec les cardiologues inter-
ventionnels de la Clinique Sainte Clotilde.
87] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Activités interventionnelles
sous imagerie médicale par voie
endovasculaire en cardiologie
4 • Recensement de la mortalité prématurée de cause cardiaque ;
• Nombre, type, prise en charge, de cardiopathies congénitales diagnostiquées en période
anténatale, dans les 24 heures après la naissance, dans le 1er mois de vie, ultérieurement ;
Indicateurs de suivi • Suivi à 6 mois et 1 an des patients traités par les techniques de remplacement valvulaire
percutané ;
• Observatoire du type de pathologies accueillies dans les différents services de cardiologie en
urgence et de manière programmée, suivi statistique des évolutions individuelles, nombre
de reprises d’un acte interventionnel au cours d’un même séjour ;
• Nombre de séjours en réanimation ou USIC, en chirurgie cardiaque, suite à un acte inter-
ventionnel.
• Taux de mortalité hospitalière ;
• Nombre de diagnostics réalisés par télétransmission d’images.
88] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Neurochirurgie
Activités interventionnelles par voie
endovasculaire en neuroradiologie
1 Neurochirurgie L’activité interventionnelle par voie endovas-
culaire en neuroradiologie est implantée au
CHU de La Réunion site sud. L’équipement
L’activité de neurochirurgie est implantée
au CHU de La Réunion sur le site Sud. comprend :
Eléments du diagnostic La neurochirurgie s’inscrit dans une filière - Une salle d’angiographie numérisée inter-
territorial spécialisée comprenant la neuro-réanima- ventionnelle spécifique monoplan, capteur
tion, la neurologie, la médecine physique plan en ambiance de bloc chirurgical ;
et de réadaptation, la consultation de dou- - Un scanner dédié aux urgences ;
leur chronique et les spécialités ORL, oph- - Une IRM de 3 Tesla.
talmologie et stomatologie.
La prise en charge en neurochirurgie L’activité en 2010 porte sur la région cer-
concerne les patients adultes, les enfants et vico-céphalique et médullo-rachidienne :
les adolescents. - 65 interventions dont 9 % réalisées pour
La neurochirurgie est une activité de ni- Mayotte soit une progression de 66 % de-
veau de recours régional, accueillant des puis 2007 et de 23% depuis 2009.
patients de la zone Océan Indien : Mayotte,
Seychelles, Madagascar. 10% des patients Ces interventions correspondent au traite-
sont en provenance de Mayotte. ment des anévrismes rompus et non rom-
Une permanence est assurée en liaison pus (53 % des cas), aux malformations
avec le SAMU et les structures d’urgences artério-veineuses et au traitement des AVC
de La Réunion. Il répond aux conditions (21 %). Les enfants peuvent être pris en
techniques de fonctionnement prévu par charge.
décret n° 2007-365 du 19 mars 2007.
Des problèmes d’effectifs et de recrutement
Neuroradiologie intervention- de médecins formés à la neuroradiologie
interventionnelle vasculaires fragilisent le
nelle fonctionnement pérenne de cette activité.
2 Accessibilité - Filière AVC, filière SSR, HAD ;
- Conventions avec les services de réanima-
tion pédiatrique, conventions avec les ser-
• Objectif 1 : Maintenir une prise en charge vices de neurochirurgie infantile de métro-
Plan d’actions neurochirurgicale sécurisée et optimisée pole ;
2012-2016 pour les territoires de santé de La Réunion
et de Mayotte ; Action 4 : Installer une deuxième IRM au
CHU site Sud ;
Action 1 : Conserver la prise en charge neu-
rochirurgicale des enfants, des adolescents • Objectif 2 : Développer les techniques neu-
et des adultes ; rochirurgicales suivantes :
• chirurgie de l’épilepsie ;
Action 2 : Maintenir l’organisation actuelle • chirurgie fonctionnelle ;
en matière de prise en charge pédiatrique : • chirurgie éveillée dans le cadre d’une
- Lits dédiés en pédiatrie ; convention avec l’Assistance Publique de
- Mobilisation des compétences d’anesthé- Marseille ;
sistes-réanimateurs spécialisés en pédiatrie
lorsque des enfants sont hospitalisés en • Objectif 3 : Favoriser le développement
neurochirurgie adulte ; de l’activité interventionnelle par voie
endovasculaire en neuroradiologie par la
Action 3 : Poursuivre le développement consolidation de la couverture médicale
de la coopération et du renforcement des indispensable à son développement et à la
filières aux niveaux local, régional et métro- permanence des soins.
politain :
89] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Neurochirurgie
Activités interventionnelles par voie
endovasculaire en neuroradiologie
Qualité et sécurité des soins Action 2 : Développer des solutions de télé-
médecine ;
• Objectif 1 : Assurer une réponse adaptée - Améliorer l’équipement en vitesse et en
à l’urgence neurochirurgicale et neuroradio- qualité pour la transmission d’images no-
logique ; tamment avec Mayotte ;
- Développer une solution permettant la
Action 1 : Assurer la prise en charge des transmission de dossiers des patients en
urgences selon les recommandations de la vue d’avis spécialisés.
charte des urgences de 2009 ;
3 Territoires de santé
Activité de soins « neurochirurgie » Nord-Est Ouest Sud
Implantations Etablissements de santé autorisés en neurochirurgie
0 0 1
en 2011
Implantation de neurochirurgie prenant en charge
0 0 1
les adultes et les enfants en 2016
Territoires de santé
Activité interventionnelle par voie endovasculaire
Nord-Est Ouest Sud
en neuroradiologie
Etablissements de santé autorisés en neurochirurgie
0 0 1
en 2011
Implantation d’activité interventionnelle par voie
0 0 1
endovasculaire en neuroradiologie en 2016
90] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine d’urgence
Articulation entre la ville
et les urgences
1 L’accueil des urgences est assuré par quatre établissements :
- au Nord : le CHU site Nord, siège du SAMU ;
- au Sud : le CHU site Sud ;
- à l’Ouest : le CHGM ;
Eléments du diagnostic - à l’Est : le GHER.
territorial
Passages
CHU site
aux urgences
Nord CHU site Sud CHGM GHER Total
(adultes +
Terrestre
enfants)
2007 39 898 41 264 37 338 16 462 135 322
2008 39 989 42 865 38 395 17 967 139 216
2009 41 880 43 314 40 042 19 269 144 505
2010 41 286 52149 39 689 20 503 143 751
L’activité est en hausse, en moyenne de 2,1% par an sur la période 2007-2010, à rapprocher
de la croissance annuelle de la population réunionnaise (+1,7%).
Trois services d’urgence bénéficient sur site d’un relais avec la médecine libérale aux heures
de la PDSA (excepté après minuit) : une MMG est adossée au CHU site Sud, une autre au
CHGM et un cabinet médical de garde au GHER.
Un infirmier d’accueil et d’orientation (IAO) a été identifié dans chacun des services. Sa pré-
sence est variable en fonction des établissements et de certains créneaux horaires.
Le SAMU est porté par le CHU site Nord, à vocation départemental, avec coordination des
évacuations sanitaires des patients en provenance de Mayotte.
La régulation médicale (SAMU et ARRMEL) – activité du Centre 15 durant les heures de la
permanence des soins (PDS) :
Appels au Centre 15 SAMU ARRMEL Total
2007 38 206 25 727 63 933
2008 36 754 25 548 62 302
2009 36 061 29 828 65 889
Il n’existe qu’une seule régulation de la PDSA. Elle est portée par l’ARRMEL qui regroupe
27 médecins libéraux volontaires. Elle est intégrée au sein du centre de réception et de
régulation des appels (CRRA). Son activité a augmenté depuis sa mise en fonctionnement en
2003. A ce jour, elle assure, dans ses heures de fonctionnement, la régulation de près de la
moitié des appels reçus au Centre 15. La part des actes régulés aux heures de la PDSA est
estimée à 25%.
91] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine d’urgence
Articulation entre la ville
et les urgences
Chaque service d’urgence dispose d’un SMUR.
Nombre CHU CHU
CHU
de sorties site nord site nord CHGM GHER Total
site sud
primaires Terrestre Héliporté
2007 1 800 119 2 204 1 070 871 6 064
2008 1 586 95 1 954 1 007 781 5 423
2009 1 447 119 2 144 1 042 764 5 516
2010 1 554 135 2 024 1 496 770 5 979
Nombre
CHU CHU
de sorties CHU
site nord site nord CHGM GHER Total
secon- site sud
Terrestre Héliporté
daires
2007 328 43 412 548 288 1 619
2008 262 37 367 543 313 1 522
2009 285 23 374 602 359 1 643
2010 320 10 350 479 327 1 486
La prise en charge pédiatrique en urgence ture du territoire nord-est), au CHU site
est désormais individualisée et identifiée Sud et au CHGM, avec mobilisation de lits
dans les quatre établissements : portes (UHCD) (sur les orientations, cf. vo-
let psychiatrie et santé mentale).
- Au CHU site Nord : accueil commun avec
projet d’une IAO pédiatrique en journée L’accueil des victimes s’est structuré mais
(10H00-22H00), avec identification d’un souffre d’un manque de moyens et de coor-
service pour les urgences pédiatriques dination pour répondre de façon satisfai-
non-traumatologiques ; les urgences pédia- sante à la demande de soins.
triques traumatologiques sont prises en
charge aux urgences générales ; L’interconnexion 15-18 existe mais l’inter-
connexion 18-15 n’est toujours pas mise en
- Au CHU site Sud : accueil commun, avec place. Une plate-forme téléphonique com-
identification d’un service pour les urgences mune au SAMU et au SDIS est prévue dans
pédiatriques non-traumatologiques ; les le cadre de la construction du bâtiment
urgences traumatologiques sont prises en « soins critiques » sur le CHU site nord.
charge par une filière pédiatriques au sein
des urgences générales ; La place du transport héliporté doit être
revue suite à la mise en service du nouvel
- Au CHGM : accueil commun, avec projet axe routier nord-sud.
d’une IAO pédiatrique en journée ; prise en
charge des urgences pédiatriques, y com- La mise en réseau des professionnels de
pris traumatologique, dans des locaux dis- l’urgence n’est toujours pas formalisée et
tincts des urgences générales ; son effectivité difficilement mesurable. Les
filières de soins sont décrites dans une
- Au GHER : accueil commun, avec iden- charte des urgences (novembre 2009).
tification d’un service pour les urgences Leur optimisation nécessite une réflexion
pédiatriques non-traumatologiques ; les qui ne peut être portée que dans le cadre
urgences traumatologiques sont prises en du réseau de prise en charge des urgences
charge par une filière pédiatriques au sein qui reste à construire.
des urgences générales.
L’articulation entre la ville et les urgences
Des unités d’accueil des urgences psychia- n’est pas pleinement satisfaisante même si
triques existent au CHU site Nord (couver- dans chaque secteur de PDSA est identifié
92] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine d’urgence
Articulation entre la ville
et les urgences
au moins un point fixe de garde. La plupart Enjeux :
d’entre eux ne réalise pas de visites à domi- - Améliorer l’articulation entre la ville et les
cile et ne couvre pas la deuxième partie de urgences ;
nuit. L’activité est réduite à partir de minuit, - Conforter la régulation libérale ;
ce qui a justifié un regroupement des sec- - Informer les patients ;
teurs en nuit profonde ; le recours physique - Améliorer la réponse à l’urgence de cer-
au médecin, en nuit profonde, repose donc taines pathologies qui s’intègrent dans
sur les services d’urgences à l’exception des filières amont, inter hospitalières, et
des villes de Saint Denis et du Port. aval de prise en charge ;
- Mettre en réseau les professionnels de
l’urgence.
2 Accessibilité sein du SAMU comme pivot de la régulation
médicale ;
• Objectif 1 : Maintenir le maillage existant - Maintenir la centralisation des appels au
Plan d’actions qui répond aux besoins de proximité en ce SAMU (Centre 15) où se situe la régula-
2012-2016 qui concernent les soins non programmés tion conjointe médecin libéral/médecin
et urgents (urgences banales et urgences SAMU ;
vitales) et qui permet d’organiser l’accès à
des filières de soins spécialisées ; -
Privilégier le positionnement des méde-
cins régulateurs libéraux sur la plate-forme
Action 1 : Conserver une répartition qua- régionale avant d’étudier la faisabilité de
dripolaire des structures de médecine d’ur- délocaliser une partie de la régulation li-
gence et des SMUR ; bérale pour fidéliser les équipes, sachant
que l’interconnexion avec le CRRA est de
Action 2 : Réaffirmer le rôle pivot du SAMU ; règle ;
Action 3 : Encourager l’accès direct aux pla- Action 2 : Améliorer la coordination des
teaux techniques spécialisés après régula- prises en charge dans le cadre de la PDSA
tion médicale (à définir dans le cadre du entre les professionnels libéraux et les ser-
Répertoire Opérationnel des Ressources) ; vices concernés (C15, urgences) :
Action 4 : Expérimenter le recours à des - Sous réserve de la révision des territoires
médecins correspondants du SAMU, pra- de permanence des soins, il convient de
ticiens expérimentés en médecine d’ur- conforter les points fixes de garde déjà
gence, pour les zones situées à plus de 30 identifiés, qui répondent aux demandes
minutes du SMUR, aux fins de premiers de soins non-programmées, sur les cré-
soins et d’évaluation de la nécessité d’un neaux horaires de forte fréquentation, et
transport médicalisé ; qui doivent s’organiser pour réaliser les
visites incompressibles dont la nature sera
Action 5 : Mener une évaluation d’oppor- définies collégialement. Le réseau des ur-
tunité et de faisabilité d’un transport sani- gences pourrait participer à l’élaboration
taire héliporté dédié qui serait régulé par le d’un cahier des charges, tenant compte
SAMU, avec disposition d’hélistations sup- des attentes respectives des effecteurs de
plémentaires à Saint Benoît et Saint Paul ; la permanence des soins ;
• Objectif 2 : Consolider l’organisation terri- - Au regard du bassin de population desser-
toriale et informer la population des disposi- vi, l’implantation d’une structure de garde
tifs d’urgence ; en proximité immédiate du CHU site Nord
doit être étudiée ;
En amont de l’arrivée aux urgences
Action 3 : Améliorer la coordination des
Action 1 : Garantir le rôle de la CRRA au prises en charges en urgence, et au titre de
La réalisation est attendue sur la durée du SOS-PRS, sauf lorsqu’une échéance précise est indiquée.
93] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine d’urgence
Articulation entre la ville
et les urgences
la continuité des soins, entre établissements • Objectif 3 : Faciliter l’orientation des pa-
de santé et services d’urgence-SAMU ; tients dans le cadre du réseau des urgences
et de l’accès direct aux plateaux techniques
- Mettre en place des protocoles entre le spécialisés et aux filières de soins ;
CRRA et les établissements constitutifs
des deux filières territoriales AVC (CHU Action 1 : Mettre en place le réseau des
sites Nord et Sud) pour une prise en réseaux des urgences :
charge directe permettant de raccourcir le
délai d’admission ; - Constitution de l’instance régionale de
pilotage, sous l’égide l’ARS ;
-
Mettre en place des protocoles et des - Elaboration de la convention du réseau ;
conventions de fonctionnement pour la - Elaboration du répertoire opérationnel des
prise en charge des personnes suivies en ressources ;
HAD ou en EPHAD pour mieux anticiper
les demandes de soins non programmées • Objectif 4 : Conforter la prise en charge
et limiter au maximum les transferts. Ela- psychiatrique en urgence sur chaque terri-
borer des fiches de liaisons, y compris toire de santé ;
pour les patients atteints de maladies
chroniques suivies en ville (HAD notam- • Objectif 5 : Favoriser l’accès aux soins des
ment). En informer les patients et leurs personnes les plus démunies ;
familles pour faciliter les transmissions
d’informations médicales ; • Objectif 6 : Favoriser l’accès aux soins des
personnes en situation de handicap ;
En aval de la prise en charge en urgence
• Objectif 7 : Conforter les urgences pédia-
Action 1 : Développer la coordination et triques ;
la continuité de la prise en charge avec
la médecine de ville et les établissements Action 1 : Former et identifier des IAO
médico-sociaux. pédiatriques mobilisables pendant les pé-
riodes de forte activité au sein de chacun
des services d’urgence ;
Qualité et sécurité des soins
Action 2 : Poursuivre l’identification des
locaux de prises en charge des urgences
• Objectif 1 : Optimiser le fonctionnement pédiatriques, avec notamment extension
du SAMU 974 pour garantir une réponse de aux urgences traumatologiques et adapta-
qualité ; tion des moyens, sur chacun des sites ;
Action 1 : Adapter les ressources dispo- • Objectif 8 : Faciliter l’accès aux soins des
nibles au niveau d’activité du SAMU ; personnes en situation de handicap ;
Action 2 : Poursuivre la modernisation des • Objectif 9 : Mettre en place la filière régio-
systèmes d’information, de communication nale de victimologie ;
ainsi que leurs processus pour respecter
les recommandations de la DGOS et l’évo- La prise en charge des victimes s’organise
lution vers un système de régulation de type autour de l’accueil aux urgences, avec
Call Center ; mobilisation le cas échéant de la médecine
légale. En cas de catastrophes ou acci-
Action 3 : Mettre en place la plate-forme dents collectifs, la CUMP est mobilisée. La
commune SAMU-SDIS dans l’enceinte du prise en charge du psycho-trauma, en aval
CHU site nord ; des urgences ou de la CUMP, relève de la
compétence des professionnels de santé
• Objectif 2 : Maintenir le SAMU de la Réu- libéraux et de la psychiatrie de secteur, qui
nion dans sa mission de coordination des devra disposer, au travers d’un maillage ter-
transferts en provenance du Centre Hospita- ritorial des CMP, de compétences dédiées
lier de Mayotte ; à renforcer.
94] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine d’urgence
Articulation entre la ville
et les urgences
Action 1 : Poursuivre la fédération des Action 1 : Finaliser la convention de parte-
acteurs régionaux de la victimologie, y nariat entre les établissements de santé, le
compris la CUMP, au travers du comité de préfet, et l’ARS qui clarifie le rattachement
pilotage régional, chargé de clarifier les or- fonctionnel de la CUMP au SAMU, dans le
ganisations liées aux différentes phases de respect des textes nationaux, et prévoit le
la prise en charge de la victime et de faire le financement de son fonctionnement et de
lien avec les partenaires extra-hospitaliers ses interventions ;
(associations d’aide aux victimes, services
de la préfecture, professionnels libéraux…). Action 2 : Assurer le suivi des activités et
Cette action pourra aboutir à la définition du fonctionnement de la CUMP, au travers
d’une coordination pérenne au travers d’un d’une instance annuelle placée sous l’égide
institut régional de victimologie ; de la préfecture et de l’ARS.
Action 2 : Mettre en place une consultation
de victimologie de première intention dans Efficience
les 4 établissements dotés d’un service
d’urgence ;
- Recourir à l’organisation définie pour la • Objectif 1 : Améliorer l’efficience en
médecine légale quand la prise en charge termes de recueil d’activité et d’adaptation
relève d’une procédure judiciaire ; des moyens ;
- Identifier en journée dans chaque service Action 1 : Améliorer le niveau du recueil de
d’urgence, un psychologue ou un IDE l’information et de son exploitation (SAMU,
formé à la victimologie chargé d’évaluer service d’urgence, codage CCMU) ;
l’impact du traumatisme subit, d’orien-
ter et de suivre le patient dans la filière Action 2 : Définir des indicateurs régionaux
de prise en charge. Son positionnement de suivi qualitatif des urgences, et d’évalua-
pourra être revu à l’issue d’une période tion quantitative de l’activité ;
d’expérimentation de 6 à 10 mois. Pour le
CHU site nord, cette mission sera assurée Action 3 : Harmoniser les modalités du re-
par la psychologue victimologue du Pôle cueil entre le service des urgences et son
Régional de Victimologie ; administration au sein de chaque établisse-
ment concerné ;
- S’appuyer sur les urgences psychiatriques
en l’absence de la psychologue victimo- Action 4 : Harmoniser les modalités du
logue ; recueil entre les établissements concernés
(s’appuyer sur la procédure définie régiona-
Action 3 : Définir des protocoles de prises lement en 2009) ;
en charge et formaliser les organisations :
- Avec tous les services impliqués dans la Action 5 : Réviser les objectifs de séniorisa-
prise en charge somatique de la victime et tion des équipes d’urgences pour fidéliser
identifier un référent médical (urgentistes, les professionnels ;
pédiatres, gynécologues, gastro-entérolo-
gues) ; Action 6 : Mettre en place une observation
- Avec les urgences psychiatriques ; et un suivi afin de réaliser un état des lieux
- Avec les CMP des secteurs de psychiatrie, et identifier les bonnes pratiques et les
qui devront pouvoir développer, en aval, points de blocage :
une compétence de prise en charge du - réaliser un tableau de bord de suivi de
psycho-trauma complémentaire de l’offre l’activité des urgences ;
libérale ; - instituer une rencontre annuelle entre le
réseau OSCOUR et le réseau régional des
• Objectif 10 : Conforter le fonctionnement urgences, ou à défaut les acteurs régio-
de la Cellule d’urgence médico-psycholo- naux de l’urgence ;
gique (CUMP) ; - étudier la faisabilité d’étendre le réseau
OSCOUR aux structures libérales de la
permanence des soins ambulatoires ;
95] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine d’urgence
Articulation entre la ville
et les urgences
Cette mission pourra être réalisée, dans Action 3 : Poursuivre la formation et la qua-
toute la mesure du possible, par la Cellule lification de l’accompagnement médical et
Interrégionale d’Epidémiologie de l’Océan paramédical des transports secondaires de
Indien (CIRE OI). nouveaux nés ;
_ Objectif 2 : Améliorer l’efficience en termes Action 4 : Appuyer les transports inter-hos-
d’orientation des patients vers les structures pitaliers coordonnés par le SAMU sur une
les plus adaptées ; garde mutualisée de transports inter hos-
pitaliers, qui assurera aussi les transferts
Action 1 : Promouvoir les conventions entre pédiatriques.
les structures concernées ;
Action 2 : Mettre en place les filières de Modalités spécifiques de
prise en charge en urgence en particulier
coopération et de coordination
vers les plateaux techniques spécialisés,
notamment lorsque le pronostic vital et/ou Poursuivre la structuration des
fonctionnel est engagé, et même devant prises en charge spécifiques
une suspicion :
- Pour les urgences cardiovasculaires né- • Objectif 1 : Relations avec les structures
cessitant un transfert sur l’un ou l’autre médicales de garde ;
des deux sites de cardiologie intervention-
nelle de Saint Denis, un protocole d’orien- Action 1 : Acter le principe d’un relais, par
tation entre les deux sites sera élaboré par les services d’urgence, de la PDSA en nuit
le SAMU en concertation avec les équipes profonde pour les secteurs non couverts ;
de cardiologie concernées avant le 1er
juillet 2012 ; Action 2 : Promouvoir l’appel au Centre 15,
- Pour l’AVC, 2 filières de soins sont identi- et renforcer la régulation médicale libérale ;
fiées pour la prise en charge à la phase ai-
güe : filière Nord-Est et filière Sud-Ouest. Action 3 : Etudier la pertinence d’une mai-
Chaque filière dispose d’un centre de ré- son médicale de garde proche du CHU
férence doté d’une unité neuro-vasculaire site nord, seul service d’urgence qui en est
et d’un centre « associé » avec lequel il dépourvu ;
est relié par des systèmes d’information.
Tous les urgentistes doivent être formés à
la prise en charge des AVC et disposer de • Objectif 2 : Relations avec les structures
protocoles. La coopération avec Mayotte médico-sociales et le domicile (HAD) ;
se fait par le biais d’une garde alternée sur
chacune des 2 UNV. Le centre régional de Action 1 : Développer les modes de prise en
recours de l’AVC est le CHU Sud. Cette charge en amont des urgences pour éviter
nouvelle organisation doit être formalisée un transport inapproprié vers les urgences
au niveau du C15 ; et apporter la réponse la mieux adaptée :
• Objectif 3 : Améliorer l’efficience en - Anticiper la réponse à donner aux besoins
termes de transports sanitaires ; de soins urgents ;
- Mettre en place de protocoles de prise en
Action 1 : Adapter les moyens des SMUR, charge ;
à nombre d’équipes inchangé, à leur acti- - Mettre en place des conventions entre
vité et aux règles applicables, au travers de les EPHAD et les établissements d’héber-
la révision de la mission d’intérêt général gement pour adultes handicapés et les
(MIG), dans la suite des travaux de revalori- quatre établissements accueillant des
sation engagés en 2008 ; activités de médecine d’urgence.
Action 2 : Réviser la sectorisation de la
garde ambulancière, dans le cadre de la
permanence des soins ;
96] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine d’urgence
Articulation entre la ville
et les urgences
3 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
IMPLANTATIONS 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Structure d’urgences 2 2 1 1 1 1
SMUR terrestre 2 2 1 1 1 1
SMUR héliporté 0 0à1 0 0 0 0
SAMU 1 1 0 0 0 0
4 •T
aux de recours aux urgences hospita-
lières (nombre de passage pour 10 000
habitants) – indicateur CPOM ;
•P
art des patients relevant du niveau
Indicateurs de suivi 1 de la CCMU dans les passages aux
urgences pendant la permanence des
soins ambulatoire (indicateur CPOM) ;
•T
ableau de bord régional de l’activité et
des moyens des urgences.
97] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Réanimation
1 Au 1er janvier 2011, la capacité régionale
est de 39 lits de réanimation polyvalente
En matière de réanimation pédiatrique,
les besoins estimés sont de 10 lits de
adulte (3 sites) et de 17 lits de surveillance réanimation et 10 de surveillance continue.
Eléments du diagnostic continue (4 sites). La capacité implantée dans le territoire Sud
territorial Trois unités de soins intensifs cardiologiques (4 lits de réanimation et 4 de surveillance
(USIC) sont identifiées (2 dans le territoire continue) devra être installée dans le
Nord-Est et 1 dans le territoire Sud) nouveau bâtiment Femme-Mère-Enfant.
d’une capacité de 8 lits chacune. A cette
organisation cardiologique, viennent En revanche, l’installation physique de
s’ajouter 6 lits de soins intensifs de lits de réanimation pédiatrique au sein
chirurgie cardiaque et 6 de soins intensifs de l’unité de réanimation néonatale du
chirurgicaux implantés dans le territoire territoire Nord-Est exerce une contrainte qui
Nord-Est. obère la disponibilité en lits de réanimation
La filière de neuro-réanimation, implantée néonatale, pour lesquels des enjeux forts
dans le territoire Sud, compte 8 lits de en termes de résultats dans le champ de la
réanimation et 4 lits de surveillance périnatalité sont attendus.
continue.
Quantitativement, l’estimation des
besoins, établie lors du schéma régional
d’organisation sanitaire de troisième
génération, reste cohérente : 50 lits de
réanimation polyvalente adulte.
Les efforts du SOS-PRS doivent porter
sur les points suivants :
- l’augmentation capacitaire de réanimation
polyvalente adulte pour la région ;
- la mise en conformité des structures
existantes : réanimation polyvalente adulte
du territoire Nord-Est et réanimation
neurochirurgicale du territoire Sud ;
- la fluidité de la filière d’aval.
2 Accessibilité
• Objectif 2 : Identifier la spécialité d’organe
Prise en charge des adultes de chaque unité de soins intensifs ;
Plan d’actions 2012-
• Objectif 1 : Optimiser les unités de réani-
2016 mation polyvalente adulte implantées dans
Action 1 : Convertir l’unité de soins inten-
sifs chirurgicaux polyvalente implantée à
les territoires de santé Nord-Est et Sud ; la Clinique Sainte-Clotilde en unité de sur-
veillance continue ;
Action 1 : Doter chaque unité de réani-
mation polyvalente adulte autorisée d’une • Objectif 3 : Reconnaître une activité de
unité de surveillance continue ; surveillance continue dans le bassin Est du
territoire Nord-Est ;
Action 2 : Reconnaître au moins une unité
de surveillance continue dans chaque terri- Prise en charge des enfants
toire de santé ;
• Objectif 4 : Individualiser les unités de
Action 3 : Favoriser la régulation régionale réanimation pédiatrique ;
des lits de réanimation, surveillance conti-
nue et soins intensifs ;
98] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Réanimation
• Objectif 5 : Faciliter l’implantation des uni- • Objectif 4 : Organiser la lutte contre les
tés de réanimation pédiatrique à proximité infections nosocomiales (formation des
des unités de réanimation néonatale ; personnels, protocoles en hygiène, sur-
veillance, organisation architecturale) ;
• Objectif 6 : Appliquer aux unités de réa-
nimation pédiatrique la même démarche • Objectif 5 : Développer la formation et le
d’assurance qualité que pour les unités de soutien psychologique des soignants (PEC
réanimation néonatale ; douleur, soins en fin de vie, accès aux soins
palliatifs).
Unité Mobile d’Assistance Circulatoire
(UMAC)
Efficience
• Objectif 7 : Définir le maillage territorial de
prise en charge des patients nécessitant une
AREC en lien avec les UMAC et le schéma • Objectif 1 : Optimiser la gestion des res-
relatif à la chirurgie cardiaque (enfants et sources par regroupement, sur chaque site,
adultes) ; des activités de réanimation et de sur-
veillance continue.
Action 1 : Maintenir l’organisation régionale
existante en matière d’UMAC.
Modalités spécifiques de
coopération et de coordination
Qualité et sécurité des soins
• Objectif 1 : Faciliter la filière des patients
• Objectif 1 : Mettre en conformité les unités de réanimation par la formalisation de liens
de réanimation polyvalente adulte du terri- avec les services d’amont et d’aval ;
toire Nord-Est et de neuro-réanimation du
territoire Sud ; Action 1 : Garantir la signature de conven-
tions de coopération entre établissements
• Objectif 2 : Systématiser la pratique de sièges d’une activité de surveillance conti-
revue de morbi-mortalité dans toutes les nue sans réanimation avec les établisse-
unités de réanimation, surveillance continue ments titulaires d’une autorisation de réa-
et soins intensifs ; nimation ;
• Objectif 3 : Encourager la mise en œuvre Action 2 : Encourager la formalisation des
des audits cliniques ciblés dans toutes les coopérations avec le SSR et l’HAD ;
unités de réanimation, surveillance continue
et soins intensifs ; Action 3 : Faciliter les collaborations avec
les structures médico-sociales.
3 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
IMPLANTATIONS Etablissements de santé autorisés en Centre Hospitalier 0 GHSR
réanimation en 2011 Félix Guyon 1 adulte
1 adulte 1 pédiatrique
1 pédiatrique
Implantations en réanimation en 2016 1 adulte 0 1 adulte
1 pédiatrique 1 pédiatrique
Il n’y a pas lieu d’implanter une unité de réanimation polyvalente adulte dans le territoire de
santé Ouest.
99] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Réanimation
4 Réanimation adulte et réanimation pédia-
trique
Activité de soins intensifs et de surveillance
continue :
• Taux d’occupation, durée moyenne Nombre de séjours.
Indicateurs de suivi de séjour, origine géographique des
patients ;
• Pourcentage des patients ventilés ;
• Nombre et type d’actions engagées dans
la lutte contre les infections nosoco-
miales ;
• Indicateurs de gravité de simplifiés II
(IGS II) ;
100] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement de l’insuffisance
rénale chronique par épuration
extra-rénale
1 La situation épidémiologique de l’insuffi-
sance rénale chronique terminale (IRCT)
Du fait de l’inertie épidémiologique, du
vieillissement de la population, du rattra-
traitée à La Réunion est comparable à page de l’espérance de vie métropolitaine,
Eléments du diagnostic celle des autres départements d’outre-mer. il existe une réserve importante de patients
territorial La prévalence est 2,5 fois supérieure à la en IRC à divers stade dont le niveau d’IRC
moyenne nationale. L’incidence est à pré- continue d’évoluer et qui arriveront dans les
sent maitrisée grâce notamment à un meil- prochaines années au stade terminal.
leur dépistage des complications rénales
chez les patients diabétiques. Cependant, les patients mieux informés
La prévalence de la dialyse est quatre fois conservent des réticences marquées à la
plus élevée que la moyenne nationale en préparation à la dialyse, en raison de l’âge,
ce qui concerne l’hémodialyse. L’hyperten- des co-morbidités, mais aussi de l’image de
sion artérielle est bien dépistée et prise en la dialyse.
charge, les patients bénéficient d’un suivi
cardiologique de ville systématique donc La baisse de la démographie médicale dans
d’un dépistage des complications cardio- 5 ans, liée à des départs à la retraite alors
vasculaires. que les besoins se font croissants est le
Les autres maladies rénales sont beau- point faible majeur du bon fonctionnement
coup moins fréquentes, souvent en voie de la prise en charge de l’IRCT à La Réu-
de régression (glomérulopathies), voire nion.
difficiles à contrôler quant à leur évolution
(polykystose) : l’efficacité du dépistage est L’amélioration de la réinsertion profession-
très faible en population générale, il est plus nelle et sociale des dialysés est perfectible.
élevé dans la population des cabinets mé- Le contexte économique n’est pas favorable
dicaux. Les néphropathies de l’enfant sont mais les efforts doivent se poursuivre en
dépistées tôt, voire in utero. collaboration avec les décideurs politiques.
2 La prise en charge des patients relevant
d’une épuration extra-rénale s’inscrit dans
Accessibilité
les orientations suivantes :
• Objectif 1 : Rééquilibrer l’offre sur les ter-
Plan d’actions ritoires de santé en partant du principe que
- Maîtriser l’évolution constante des be-
2012-2016 soins ; le patient doit être dialysé sur son territoire
- Garantir au patient l’accès à la totalité des de résidence et organiser l’activité de traite-
techniques et modalités de suppléance ; ment de l’insuffisance rénale chronique par
- Améliorer le niveau d’information des épuration extra rénale sur chacun des trois
patients, leur réinsertion professionnelle territoires de santé ;
et sociale ;
- Renforcer la prise en charge au plan de la Action 1 : Proposer dans chacun des ter-
qualité et de la sécurité. ritoires de santé, l’ensemble des modalités
de dialyse (hémodialyse en centre, unité
de dialyse médicalisée, autodialyse, auto-
dialyse simple, hémodialyse à domicile et
dialyse péritonéale) en tenant compte du
101] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement de l’insuffisance
rénale chronique par épuration
extra-rénale
vieillissement de la population de La Réu- Action 3 : Poursuivre la structuration de la
nion en répartissant ces modalités selon le filière pédiatrique en lien avec le centre de
schéma suivant : compétence des maladies rénales rares de
l’enfant ;
-
La dialyse médicalisée représente au
maximum 65% de l’ensemble des moda- -
Etudier la possibilité de reconnaître en
lités d’épuration extra-rénale (EER) avec fonction des besoins, un centre dédié à la
un objectif de 45% pour l’hémodialyse en dialyse pédiatrique à vocation régionale ;
centre et de 20% pour la dialyse en unité
de dialyse médicalisée ; Action 4 : Permettre aux grands adolescents
(16/18 ans) de dialyser à proximité de leur
- La dialyse non médicalisée représente au domicile sur indication du néphropédiatre ;
minimum 35% de l’ensemble des moda- En fonction de l’évolution des besoins dans
lités d’EER avec un objectif de 25% pour les années à venir, étudier la possibilité de
l’autodialyse simple, assistée et l’hémo- faire évoluer l’offre actuelle (centre d’hémo-
dialyse à domicile et d’au moins 10% dialyse accueillant des adultes et des en-
pour la dialyse péritonéale ; fants) vers la création d’un centre d’hémo-
dialyse exclusivement dédié aux enfants.
Action 2 : Renforcer l’autonomie du terri-
toire de santé Ouest pour ce qui concerne • Objectif 3 : Consolider les relations entre
les replis, en identifiant des lits de méde- le centre greffeur et l’ensemble de la com-
cine néphrologique ; munauté néphrologique, les associations de
patients, la population réunionnaise ;
Action 3 : Proposer dans chaque territoire
des séances de dialyse aux patients vacan- Action 1 : Mieux organiser les flux de pa-
ciers ; tients en attente de greffe rénale ;
• Objectif 2 : Diversifier et renforcer l’offre - Réduire le délai d’inscription sur la « liste
de soins de proximité ; nationale des malades en attente de greffe
d’organe » ;
Action 1 : Développer la dialyse péritonéale
qui constitue une modalité à privilégier - Impliquer le néphrologue traitant dans le
chez les sujets jeunes en attente de greffe bilan pré-greffe ;
et les personnes âgées présentant une forte
dépendance (recommandations de la HAS - Privilégier la greffe préemptive et la dialyse
de juin 2007) ; péritonéale ;
- Organiser l’entraînement et le repli en dia- Action 2 : Animer la filière de transplanta-
lyse péritonéale sur quatre sites ; tion avec des staffs trimestriels (sélections
des dossiers de type réunion de concerta-
- Faciliter l’accès à la dialyse péritonéale, tion pluridisciplinaire (RCP) et avec la pos-
en particulier, en structures de SSR et en sibilité de recours à la visioconférence pour
EPHAD ; faciliter la participation de la communauté
néphrologique ;
Action 2 : Mettre en œuvre l’hémodialyse à
domicile en profitant des évolutions techno- Action 3 : Impliquer le néphrologue traitant
logiques (nouveaux générateurs) et diver- dans le suivi post greffe.
sifier l’autodialyse par la promotion et la
réalisation pratique de l’autodialyse simple ;
Qualité et sécurité des soins
Les structures autorisées pour ces deux
modalités seront tenues à des objectifs
d’activité spécifiques qui seront précisés • Objectif 1 : Promouvoir la sécurité et
dans leur contrat d’objectifs et de moyens la qualité des soins aux personnes dialy-
(CPOM). sées en s’appuyant sur :
- Les recommandations existantes (Société
française d’hygiène hospitalière, décembre
102] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement de l’insuffisance
rénale chronique par épuration
extra-rénale
2004, Sécurité sanitaire AFSSAPS, 26 juil- pour prévenir les complications chez les
let 2004, mise à jour 2010) ; IRC et mettre en place l’éducation théra-
- Les indicateurs de suivi qualité COMPAQH peutique mutualisée (néphrologue-cardio-
relatifs à l’hémodialyse ; logue-diabétologue) ;
- La possibilité de recourir à la téléméde-
cine en ce qui concerne la surveillance et • Objectif 3 : Améliorer la qualité de vie des
le suivi des patients pris en charge (UDM, patients en EER sur des problématiques liées
HAS janvier 2010) ; à la dénutrition, l’obésité, le pied diabétique,
- L a démarche de « certification ISO » ; l’isolement, la dépendance ;
Action 1 : Poursuivre les actions de sen- Action 1 : Personnaliser la prise en charge
sibilisation auprès de la population et des du patient ;
professionnels de santé et de formation des
professionnels de santé ; Action 2 : Introduire l’éducation spécialisée
en diététique et l’éducation thérapeutique ;
- Faire connaitre et diffuser les recomman-
dations de bonnes pratiques auprès des Action 3 : Renforcer la prise en charge psy-
professionnels de santé ; chologique et sociale ;
- Informer les professionnels de santé sur • Objectif 4 : Améliorer l’insertion profes-
les différentes modalités de suppléance, sionnelle et sociale des patients atteints
notamment en réalisant et en diffusant d’insuffisance rénale chronique terminale ;
des plaquettes d’information ;
Action 1 : Proposer des horaires qui res-
-
Organiser et promouvoir l’information et pectent la vie sociale et l’activité profession-
l’éducation précoce ; nelle des patients.
- S’assurer du suivi des recommandations
de l’HAS pour le suivi des patients ; Efficience
- Diffuser les recommandations de la HAS
sur la dialyse péritonéale et mettre en • Objectif 1 : Réduire les prises en charge
place des séances d’information en pré- en urgence ou tardive et la morbi-mortalité
dialyse. Suivre les recommandations sur associée ;
le traitement par les agents stimulants de
l’érythropoïétine ; Action 1 : Améliorer l’image de la dialyse
dans la population générale (articulation
-
Poursuivre les actions de sensibilisation avec le volet prévention) ;
auprès de la population ;
Action 2 : Faire participer le patient au choix
Action 2 : Définir régionalement les critères de sa technique de suppléance ;
de prise en charge en fonction des diffé-
rentes modalités de dialyse et les critères • Objectif 2 : Contribuer à la réduction des
de transfert d’une modalité à l’autre ; dépenses liées à la prise en charge des per-
sonnes dialysées (coût des séances et des
Action 3 : Définir et évaluer les indicateurs transports) ;
de qualité et de suivi des pratiques les plus
performants à destination du CRIRC ; Défi- Action 1 : Privilégier la prise en charge du
nir la place de la dialyse longue et de la dia- patient au plus proche de son domicile et
lyse quotidienne ; réduire les inadéquations médicale et géo-
graphique pour convenance personnelle du
• Objectif 2 : Prévenir ou retarder la surve- patient ;
nue de l’IRCT en particulier en cas de dia-
bète, d’hypertension artérielle ; Action 2 : Poursuivre le maillage du terri-
toire ;
Action 1 : Conforter la place de la diététique
- Privilégier la redistribution de l’offre avant
103] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement de l’insuffisance
rénale chronique par épuration
extra-rénale
d’envisager de nouvelles implantations ; néphrologues et avec les professionnels de
toute nouvelle implantation doit répondre ville : travail en réseau et échanges au sein
à une logique de prise en charge de proxi- des URPS ;
mité et aussi à une stratégie de position-
nement par rapport aux situations clima- Action 6 : Retarder le stade terminal en lien
tiques que peut connaitre La Réunion ; avec la médecine générale, les cardiolo-
gues et les endocrinologues : articulation
Action 3 : Limiter à 28 postes (y compris avec les réseaux de santé ;
les postes de replis) la taille maximale d’un
centre « lourd » pour garantir un niveau Action 7 : Accentuer la coopération régio-
satisfaisant de prise en charge des patients nale et interrégionale pour former les
(accueil, confort, surveillance, sécurité) et équipes médicales, assurer le suivi et le
pour transférer les patients plus facilement dépistage des maladies rénales de l’en-
sur d’autres centres en cas de problème de fant : en mettant en place des consultations
fonctionnement ; avancées de néphropédiatrie au niveau des
établissements ayant une activité de pédia-
• Objectif 3 : Mieux structurer les activités trie de La Réunion et de Mayotte ;
qui relèvent d’un réseau : actions de préven-
tion, élaboration de protocoles, staff com- Action 8 : S’appuyer sur les réseaux spé-
mun, mise en place d’évaluations des pra- cialisés dans la prévention du diabète et
tiques professionnelles, mesure de la qualité de l’HTA pour améliorer la coordination
de vie avec les associations de patients. ville/hôpital/médicosocial, en y apportant
la compétence néphrologique (élaboration
de protocoles, ciblage des actions de pré-
Modalités spécifiques de vention) et aussi la connaissance néphrolo-
gique (REIN, mise en place d’EPP, mesure
coopération et de coordination
de la qualité de vie avec les associations de
patients) ;
• Objectif 1 : Favoriser la coopération entre
la ville et l’hôpital au sein des territoires de • Objectif 2 : Renforcer les liens entre les
santé ; structures autorisées en dialyse et les EH-
PAD et les SSR ;
Action 1: Evaluer les conventions et les re-
nouveler en s’attachant notamment à bien Action 1 : Structurer une coopération (for-
identifier les modalités pratiques de l’activi- mation, protocoles, conventions de parte-
té de replis et de leur suivi (action CPOM) ; nariat) ;
Action 2 : Définir une stratégie de déploie- Action 2 : Prévenir la iatrogénie médica-
ment de la télémédecine et de coopérations menteuse en ciblant les personnes âgées ;
avec les infirmiers pour pallier la faiblesse
de la démographie médicale ; Action 3 : S’appuyer sur les contrats
d’exercice libéral avec un IDE libéral pour
Action 3 : Susciter au niveau régional des les soins à domicile sur financement de
échanges entre les professionnels des dif- l’ONDAM hospitalier, pour favoriser le déve-
férentes structures : pharmaciens, diété- loppement de la DP en institution (notam-
ticiens, psychologues, assistants sociaux, ment EHPAD) ;
cadres infirmiers ;
Action 4 : Trouver des formules inno-
Action 4 : Mettre en place la filière de prise vantes afin d’améliorer la qualité de vie du
en charge de la dialyse péritonéale (DP) à patient vieillissant.
domicile, élaborer des protocoles de prise
en charge des enfants en DP en collabora-
tion avec les infirmiers libéraux et les struc-
tures impliquées dans la DP ;
Action 5 : Poursuivre la collaboration inter
104] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement de l’insuffisance
rénale chronique par épuration
extra-rénale
Articulation avec la prévention Action 2 : Organiser le dépistage avec la
médecine du travail et la médecine sco-
laire, (sensibiliser les médecins et les IDE
• Objectif 1 : Dépister les personnes à risque scolaires aux maladies rénales et aux pa-
d’IRC et améliorer le dépistage et la prise en thologies urologiques) ;
charge précoce de l’IRC (adulte, enfant) ;
Action 3 : Améliorer le dépistage et la prise
Action 1 : Articuler les actions de prévention en charge précoce de l’IRC de l’enfant ;
avec celles prévues dans le schéma de pré-
vention (SP) pour le diabète, l’HTA puisque -
Mettre en place une consultation de
ces deux maladies fortement pourvoyeuses néphropédiatrie dédiée au conseil ante-
d’IRC le sont également pour d’autres pa- natal pour les situations identifiées par les
thologies chroniques ; centres de diagnostic anténatal des éta-
blissements de santé (articulation avec le
volet Périnatalité).
3 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
IMPLANTATIONS Traitement de l’insuffisance rénale 2011 2016 2011 2016 2011 2016
chronique
Centre d’hémodialyse 4 4 1 2 3 3
Unité de dialyse médicalisée 4 4 1 2 1 2
Unité d’auto-dialyse 5 6 5 6 4 4
4 • Part des nouveaux patients traités par
dialyse péritonéale ;
• Part des patients suivis hors centre.
Indicateurs de suivi
105] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement du cancer
1 Les implantations autorisées lors du volet
révisé du SROS de troisième génération
La mise en place des diverses mesures
du Plan Cancer (2009-2013) se poursuit.
sont confirmées. L›étude de l›activité des Un effort reste à faire en terme de proto-
Eléments établissements de santé cumulée sur les colisation et d›affichage pour une parfaite
trois dernières années montre une aug- information des patients. L›intérêt d›un tra-
du diagnostic mentation générale des séjours pour prise vail partenarial coordonné par spécialités
territorial en charge des cancers. Cette augmentation semble acquis de la part des professionnels
est supérieure à l’augmentation moyenne de santé.
pour les cancers digestifs, thoraciques et
des voies aériennes et digestives supé-
rieures. Aussi, une implantation supplé-
mentaire en cancérologie est envisageable
pour chacune de ces spécialités.
2 Accessibilité Action 2 : Réévaluer la nécessité de la prise
en charge des cancers thyroïdiens par iode
radioactif à La Réunion ;
• Objectif 1 : Optimiser la prise en charge de
Plan d’actions 2012- chaque patient atteint de cancer ;
2016 • Objectif 3 : Structurer les filières de prise
Action 1 : Assurer une offre de soins gra- en charge des personnes atteintes de can-
duée en cancérologie ; cer ;
Action 2 : Garantir à chaque patient un par- Action 1 : Structurer la filière de prise en
cours de soins personnalisé et coordonné ; charge des enfants et des adolescents ;
Action 3 : Etudier avec le service de mé- Action 2 : Structurer une filière d’oncogé-
decine nucléaire du CHU de La Réunion riatrie avec des réunions de concertation
l’accessibilité des patients de Mayotte à dédiées ;
la scintigraphie (dont ganglion sentinelle)
sans recours à une évacuation sanitaire Action 3 : Organiser une filière régionale par
(EvaSan) ; organe pour la prise en charge des cancers
les moins fréquents (y compris après résul-
Action 4 : Utiliser la télé-expertise pour tats d’anatomopathologie), la formaliser, la
l’accessibilité des patients de Mayotte aux faire connaître et évaluer sa mise en œuvre.
examens anatomopathologiques extempo- Cette action est à réaliser par les deux
ranés ; centres de coordination du cancer (CCC)
ainsi que le réseau régional de cancérologie
• Objectif 2 : Assurer une qualité de prise et l’ensemble des soignants ;
en charge malgré l’éloignement de la région
Océan Indien ; Action 4 : Définir les modes de fonctionne-
ment collaboratifs entre le service régional
Action 1 : Améliorer les conditions d’accès : d’oncopédiatrie et les spécialistes d’or-
- Aux examens d’imagerie nécessaires ; ganes ;
- Aux traitements innovants, aux essais
cliniques aux ressources de recours, à Action 5 : Organiser l’accès à la radiologie
la recherche clinique et aux innovations interventionnelle et à la chirurgie laparos-
malgré l’éloignement de la région Océan copique ;
Indien ;
- A la chirurgie de recours et aux plateaux
techniques de radiologie interventionnelle
à visée curative ;
- Au traitement des cancers en urgence
(hématologie) ;
106] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement du cancer
• Objectif 4 : Améliorer les soins de support ; • Objectif 3 : Rendre à la spécialité médi-
cale « anatomie pathologique » sa place
Action 1 : Renforcer les structures exis- centrale dans le parcours de soins du pa-
tantes de soins supports ; tient atteint d’un cancer et lui permettre de
se développer qualitativement ;
Action 2 : Proposer aux patient(e)s
amputé(e)s une reconstruction anatomique Action 1 : Utiliser les différentes possibilités
de qualité ; de dématérialisation et la télésanté ;
• Objectif 5 : Informer les patients et les pro- Action 2 : Organiser une base de données
fessionnels de santé sur l’offre existante en régionale.
soins de support ;
Action 1 : Utiliser de nouveaux moyens de Efficience
diffusion des informations sur les offres
spécialisées de prise en charge et de soins
supports. • Objectif 1 : Optimiser la disponibilité des
informations concernant le patient notam-
ment avec le médecin traitant ;
Qualité et sécurité des soins • Objectif 2 : Mobiliser les Technologies de
l’Information et de la Communication (TIC) ;
• Objectif 1 : Assurer le respect des critères
règlementaires par les structures autorisées Action 1 : Créer, avec ou sans Dossier Com-
en cancérologie; municant en Cancérologie (DCC), une
plate-forme d’échanges de données et
Action 1 : Respecter les seuils d’activité d’archivage ouverte aux différents spécia-
attendus ; listes : anatomo-pathologistes, radiologues,
oncologues permettant la télé-expertise et
Action 2 : Respecter les recommandations les études épidémiologiques ;
nationales et l’élaboration d’un programme
personnalisé de soins (PPS) conforme aux Action 2 : Rendre effective la délivrance et
données actuelles de la science (DAS) ; la mise à jour du PPS tout au long du trai-
tement ;
Action 3 : Veiller à la présence en réunions
de concertation pluridisciplinaire (RCP) des Action 3 : Améliorer la qualité des exérèses
chirurgiens ; chirurgicales par la disponibilité au bloc
opératoire des images caractéristiques ;
• Objectif 2 : Assurer un égal accès à une
prise en charge performante ; Action 4 : Etudier avec le GIE-TOI la lecture
des biopsies extemporanées, en particulier
Action 1 : Favoriser le libre choix du patient au Centre Hospitalier de Mayotte ;
par une information la plus lisible possible
sur les différentes alternatives thérapeu- • Objectif 3 : Former des personnes com-
tiques ; pétentes en radioprotection afin de libérer
les personnes spécialisées en radiophysique
Action 2 : Organiser et discuter régulière- médicale pour les traitements de radiothéra-
ment l’évaluation qualitative de la prise en pie, la curiethérapie, les examens utilisant
charge des cancers fréquents ; les radio-isotopes et pour l’optimisation des
doses en radiologie interventionnelle et
Action 3 : Améliorer et évaluer la validation conventionnelle ;
des RCP et leur standardisation ;
• Objectif 4 : Définir en chimiothérapie un
Action 4 : Enregistrer les infections sur cahier des charges régional d’évaluation du
cathéter à chambre implantable en vue fonctionnement des centres associés et for-
d’améliorer les pratiques des différents mer de manière explicite un réseau de par-
acteurs ; tenaires évalués régulièrement ;
107] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement du cancer
• Objectif 5 : Améliorer la connaissance Action 5 : Organiser les coopérations hôpi-
épidémiologique en matière de cancers à La tal/ville pendant et après le traitement du
Réunion et à Mayotte ; cancer ;
Action 1 : Avoir un registre des cancers de • Objectif 2 : Décliner au niveau régional la
qualité ; politique d’accompagnement social pendant
et après un cancer (lien avec MDPH, centres
Action 2 : Développer la tumorothèque ré- d’action sociale, caisses d’allocations fami-
gionale. liales, centres locaux d’information et de
coordination gérontologique).
Modalités spécifiques de
coopération et de coordination Articulation avec la prévention
• Objectif 1 : Favoriser une meilleure coordi- • Objectif 1 : Développer, en lien avec le
nation entre les différents acteurs ; schéma de prévention, les actions de pré-
vention des conduites à risque (tabagisme,
Action 1 : Renforcer le positionnement du nutrition) et des risques environnementaux,
réseau régional de cancérologie ONCO- dont l’impact est déterminant pour réduire
RUN ; l’incidence des cancers ;
Action 2 : Veiller à la bonne participation du Action 1 : Cibler tout particulièrement le
médecin traitant au suivi du patient public jeune ;
Action 3 : Contrôler la formation des cor- Action 2 : Améliorer l’accès à la prévention
respondants libéraux à la surveillance et au et au dépistage des populations en situation
retrait des chimiothérapies à domicile et à de précarité.
l’élimination des déchets cytotoxiques ;
Action 4 : Coordonner les acteurs impliqués
dans la prise en charge d’un patient atteint
d’un cancer dans un objectif de fluidité des
prises en charge ;
108] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement du cancer
3 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
IMPLANTATIONS 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Chirurgie des cancers digestifs 3** 3 1 1 1 1à2
Chirurgie des cancers du sein 2 1à2 1 1* 2 2
Chirurgie des cancers gynécolo- 2 1à2 1 1* 1 1
giques
Chirurgie des cancers urologiques 2 1à2 1 1 1 1
Chirurgie des cancers ORL 2 2 à 3** 0 0 2 2
Chirurgie des cancers thoraciques 1 1à2 0 0 1 1
Chimiothérapie 2 2 0 0 1 1
Radiothérapie externe 1 1 0 0 1 1
Curiethérapie bas-débit 1 0 ou 1 0 0 1 1
Traitements radio éléments en 1 1 0 0 0 0
sources non scellées
* Dont 1 implantation par coopération public-privé
** Dont 1 implantation dans l’Est.
Il n’y a pas lieu d’autoriser la réalisation de chimiothérapie par les structures d’hospitalisation
à domicile (HAD).
4 • Part des séjours de médecine en cancé-
rologie en hospitalisation de jour ;
• Nombre de filières ayant fait l’objet
d’une formalisation explicitant les dif-
• Part des séjours en cancérologie en férentes ressources de l’offre de soins
ambulatoire pour des traitements curatifs régionale ou nationale selon les données
Indicateurs de suivi du cancer (poursuite de traitement de cliniques et anatomopathologiques.
chimiothérapie) ;
• Part de patients pris en charge en
chimiothérapie dans les établissements
associés ;
109] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Examen des caractéristiques
génétiques d’une personne ou
identification d’une personne
par empreintes génétiques à
des fins médicales
1 A La Réunion, la génétique est organisée
autour d’une activité autorisée de cytogéné-
Les principaux enjeux à venir sont de com-
pléter l’offre de soins par l’implantation
tique, de deux consultations hospitalières d’une activité de génétique moléculaire de
Eléments de génétique et d’un centre de compé- niveau 1, compte tenu de l’essor attendu
du diagnostic tences pour les anomalies du développe- de la technique de puces à ADN et donc du
ment embryonnaire d’origine génétique. déclin attendu de la cytogénétique, d’amé-
territorial liorer la lisibilité de la filière de génétique
Concernant la génétique moléculaire, les clinique et de développer la recherche sur
analyses sont réalisées actuellement en mé- certaines maladies spécifiques à l’Océan
tropole. Il n’y a pas d’organisation régionale Indien.
de la collecte et du transport des prélève-
ments, ceux du secteur libéral étant direc-
tement acheminés vers la métropole. Il en
sera de même pour les prélèvements réa-
lisés à Mayotte lorsque la liaison aérienne
directe avec la métropole sera effective.
2 Accessibilité cendance ;
- A un couple dont la femme a connu plu-
sieurs fausses couches successives ;
• Objectif 1 : Organiser, au sein de filières
Plan d’actions - A un couple consanguin souhaitant avoir
structurées, les moyens de diagnostic et un enfant ;
2012-2016 de prise en charge des problématiques de - A un individu qui veut connaître son
génétique ; risque de développer une maladie géné-
tique connue ou un type de cancer connu
Action 1 : Identifier un centre de génétique dans sa famille ;
médicale bipolaire à vocation régionale ;
• Objectif 3 : Organiser les consultations
• Objectif 2 : Développer sur les deux sites, spécialisées de génétique ;
une activité clinique de génétique médicale
en facilitant l’accès aux consultations géné- Action 1 : Promouvoir un travail de liaison
ralistes de génétique pour les profession- multidisciplinaire avec les spécialités médi-
nels et les usagers ; cales suivantes :
- L’endocrinologie pédiatrique ;
Action 1 : Organiser des consultations ac- - L’oncologie (oncogénétique) ;
cessibles : - La cardiologie (cardiogénétique) ;
- Aux patients hospitalisés pour lesquels un - La neurologie (neurogénétique) ;
avis génétique est requis ; -La néphrologie (maladies rénales géné-
- Aux parents d’un enfant présentant des tiques) ;
troubles du développement et qui s’inter- - La dermatologie (dermatogénétique) ;
rogent sur le diagnostic et/ou le risque de
récurrence ; • Objectif 4 : Implanter une activité de géné-
- A un couple qui a dans sa famille une tique à La Réunion permettant les analyses
histoire de maladie génétique et qui se suivantes :
pose la question du risque pour sa des-
110] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Examen des caractéristiques
génétiques d’une personne ou
identification d’une personne
par empreintes génétiques à
des fins médicales
- Niveau 1 : analyses de cytogénétique et Modalités spécifiques de
analyses courantes de biologie molécu- coopération et de coordination
laire ;
- Développement des analyses chromoso-
miques par puce à ADN dans les centres • Objectif 1 : Favoriser le rapprochement
régionaux inscrits dans un réseau natio- avec les structures médico-sociales ;
nal ;
Action 1 : Organiser des consultations
• Objectif 5 : Rendre lisible l’offre disponible avancées de génétique médicale dans les
pour les professionnels de santé et les usa- centres d’actions médico-sociale précoce
gers ainsi que les relations avec les centres (CAMSP) ;
de références et les structures de recours
métropolitains. Action 2 : Articuler les centres de génétique
cliniques avec les structures médico-so-
ciales ;
Qualité et sécurité des soins
• Objectif 2 : Fédérer les acteurs libéraux de
La Réunion et les acteurs de Mayotte pour
• Objectif 1 : Inscrire le laboratoire de géné- que les analyses de génétique réalisables à
tique dans une démarche d’évaluation des La Réunion soient réalisés sur les sites com-
pratiques et de certification. pétents de La Réunion ;
• Objectif 3 : Promouvoir des articulations
entre le centre de génétique clinique et les
Efficience associations de patients.
• Objectif 1 : Développer un axe de re-
cherche sur les maladies génétiques par-
ticulièrement fréquentes et/ou spécifiques
des populations de l’Océan Indien.
111] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Examen des caractéristiques
génétiques d’une personne ou
identification d’une personne
par empreintes génétiques à
des fins médicales
3 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
IMPLANTATIONS Génétique 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Cytogénétique 1 1 0 0 0 0
Génétique moléculaire de niveau 0 1 0 0 0 0
1
Analyses chromosomiques sur 0 1 0 0 0 0
puces à ADN
CGH Array 0 1 0 0 0 0
Analyses HLA par génétique 0 0 0 0 0 0
moléculaire
Oncogénétique constitutionnelle 0 0 0 0 0 0
Pharmacogénétique 0 0 0 0 0 0
Recherche de polymorphisme 0 0 0 0 0 0
de susceptibilité individuelle par
génétique moléculaire
4 • Identification des laboratoires organisés
en réseaux à l’échelle régionale ou inter-
régionale ;
• Identification des laboratoires de la
Indicateurs de suivi région ayant initié une démarche de
certification ;
•D élai pour obtenir un 1er rendez-vous ;
•D élai de rendus des résultats ;
•F ile active de chacun des sites du centre
de génétique clinique.
112] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Hospitalisation
à domicile
1 A la Réunion, l’hospitalisation à domicile
(HAD) est assurée, sur l’ensemble des trois
La frontière étroite entre les soins coor-
donnés ambulatoires et l’HAD alliée à la
territoires de santé, par deux associations : méconnaissance des critères d’admission
Eléments l’ARAR-SAD et l’ASDR. en HAD par les professionnels de santé en-
du diagnostic traînent une confusion avec les prestataires
Les caractéristiques de la prise en charge de matériels de maintien à domicile.
territorial en HAD sont les suivantes :
- le premier motif de recours concerne les Au regard de l’offre actuelle, le besoin
soins palliatifs ; d’HAD est réputé couvert à la Réunion. Le
- les patients présentent un niveau de dé- taux d’équipement est supérieur aux objec-
pendance plus important qu’au niveau tifs nationaux (240 places installées contre
national : 42 % des patients ont un indice 194, en application des taux d’équipements
de Karnofsky inférieur à 40 contre 25 % nationaux).
au niveau national ;
- 34% des patients décèdent pendant leur On constate par ailleurs un ralentissement
hospitalisation en HAD contre 8% au ni- d’activité entre 2009 et 2010.
veau national ;
- 61% des prescriptions d’HAD émanent
des établissements de santé contre 67%
au niveau national ;
- une demande marginale de la part du sec-
teur médico-social (EHPAD notamment).
HAD 2008 HAD 2009 HAD 2010 Ev Ev
2010/2009 2009/2008
Nombre de journées 61842 84725 77078 -9% 37%
Nombre de patients 812 1098 1133 3% 35%
Il existe un potentiel de développement de l’HAD tout en maintenant les autorisations ac-
tuelles :
- e n optimisant les capacités actuelles (taux d’occupation régional 2009 : 88%) ;
- en réduisant les durées moyennes de séjour (entre 41 et 72 jours en 2009 contre 24,5 jours
en 2007, 16 jours au niveau national en 2010) par le développement de coopérations avec
les soins de premier recours (infirmiers libéraux, SSIAD…) ;
- e n augmentant les prescriptions du secteur hospitalier et médico-social (EHPAD) ;
- en réaffirmant la vocation généraliste et polyvalente des structures d’HAD.
113] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Hospitalisation
à domicile
2 Accessibilité Centre 15 ;
- Constituer un groupe de travail (SAMU,
HAD, ARS-OI) ;
• Objectif 1 : Favoriser la bonne orientation
Plan d’actions - Construire un cahier des charges ;
des patients relevant de structures d’HAD ; - Finaliser un dossier patient informatisé
2012-2016
commun et partagé ;
Action 1 : Informer les médecins sur les cri-
tères de prise en charge en HAD ; • Objectif 3 : Etablir avec les acteurs de san-
té, des critères de prise en charge en HAD ;
Action 2 : Favoriser l’accès en HAD sans
passage préalable par un établissement de Action 1 : Constituer un groupe de travail
santé ; composé, notamment, de l’Assurance Ma-
ladie, d’acteurs des secteurs ambulatoire,
Action 3 : Fluidifier le parcours des patients médico-social, social, HAD et hospitalier
d’HAD à la sortie pour réduire les durées dont les missions seront les suivantes ;
moyennes de séjour ;
- Elaborer un cahier des charges ;
Action 4 : Veiller à ce que les HAD autori- -Finaliser une « charte » sur les critères
sées soient généralistes et polyvalentes de prise en charge des patients en am-
bulatoire (soins de ville, SSIAD…) et des
Qualité et sécurité des soins patients en HAD, à l’admission ou durant
la prise en charge ;
• Objectif 1 : Développer la télémédecine :
télésurveillance (pathologies chroniques) et Action 2 : Réaliser une évaluation des
téléconsultation (territoires à faible densité structures d’HAD, en particulier afin de
de professionnels soignants) ; mesurer la qualité des prestations délivrées
et la satisfaction des besoins de la popula-
Action 1 : Elaborer un dossier patient com- tion. Cette évaluation pourra conduire à un
mun pour les patients pris en charge via le réajustement éventuel du nombre de struc-
DMP ; tures d’HAD autorisées.
Action 2 : Mettre en œuvre un ou deux pro- Modalités spécifiques de
jets de télémédecine au sein d’une struc- coopération et de coordination
ture HAD disposant d’un dossier patient
informatisé avec terminal au lit du patient.
• Objectif 1 : Développer les prises en
charge en HAD dans le secteur médico-so-
Efficience cial ;
• Objectif 1 : Orienter l’HAD sur de nouvelles Action 1 : Mener une étude de besoins
thématiques de prise en charge ; auprès des EHPAD (nombre de personnes
« hospitalisables », hébergées en EHPAD) ;
Action 1 : Périnatalité
- Réaliser une étude de besoin en coopéra- Action 2 : Développer les prises en charge
tion avec le réseau REPERE ; en HAD dans les MAS et autres établisse-
ments médico-sociaux en fonction des évo-
Action 2 : Accidents Vasculaires Cérébraux lutions du cadre réglementaire ;
- Affiner les critères d’admission en HAD
pour ce type de patient ; ─ Objectif 2 : Fluidifier le parcours entre HAD
et établissements de santé ;
• Objectif 2 : Améliorer le fonctionnement de
la permanence des soins, notamment médi- Action 1 : Formaliser et évaluer les conven-
cale, en HAD ; tions de replis et/ou de répit existantes entre
les HAD et les établissements de santé en
Action 1 : Elaborer un dossier patient infor- limitant le recours aux urgences.
matisé commun et partagé entre HAD et
114] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Hospitalisation
à domicile
3 Etablissements de santé autorisés en HAD et couvrant
les 3 territoires de santé
IMPLANTATIONS 2011 2016
Nombre d’établissements 2 2
4 •%
de patients par tranche d’âge ;
•%
par modes de prise en charge princi-
pal et associé ;
•G
HT moyen.
Indicateurs de suivi •%
de ré-hospitalisation post-HAD ;
•D
urée moyenne de séjour totale et par
mode de prise en charge, national et
régional ;
115] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins hospitalière
Equipements
matériels lourds
116] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Equipements matériels lourds
d’imagerie médicale
1 Les deux îles de l’Océan Indien ont, durant
le schéma régional d’organisation sanitaire
Les ressources humaines ne sont pas sura-
bondantes. Les établissements publics titu-
de troisième génération, réduit leur retard laires des autorisations ont des difficultés à
Eléments en matière d’équipements d’imagerie médi- pourvoir leurs postes en radiologue. Les be-
du diagnostic cale, notamment Imagerie par Résonance soins en personnes spécialisées en radio-
Magnétique (IRM) et scanners, par rapport physique médicale (PSRPM) hors activités
territorial à la France métropolitaine. thérapeutiques à présence indispensable
Des IRM polyvalentes de «haut champ» à ne sont pas couverts.
1,5 Tesla sont implantées dans chacun des
territoires de santé. Une IRM de 3 Tesla a Certains équipements actuels semblent
été nouvellement installée au CHU de La sous utilisés et la programmation des exa-
Réunion site Sud permettant des explora- mens pourrait être optimisée. Une seule
tions neurologiques et ostéo-articulaires IRM est disponible 24/24h à La Réunion.
plus fines. Celle du CHU site Sud de 3 Tesla.
2 Accessibilité cière en secteur 1 aux actes d’imagerie en
coupe par IRM et scanner en ambulatoire ;
Plan d’actions • Objectif 1 : Assurer l’accès à une IRM po- • Objectif 3 : Permettre l’accès à l’IRM à
2012-2016 lyvalente 24/24h sur le secteur Nord ; l’ensemble des professionnels de l’image-
rie médicale.
• Objectif 2 : Permettre dans chaque terri-
toire et pour chaque patient l’accès à un pla-
teau d’imagerie conformément aux bonnes
pratiques ; Qualité et sécurité des soins
Action 1 : Développer et diversifier le parc • Objectif 1 : Ne pas augmenter le volume
d’IRM ; en dotant chaque territoire de santé d’actes irradiants par habitant et donc dimi-
d’une implantation d’IRM dédiée ou bas nuer l’irradiation par habitant ;
champ et le niveau régional Réunion-Ma-
yotte, selon une évaluation à mi étape des Action 1 : Favoriser la substitution de l’IRM
besoins, de 5 à 8 IRM supplémentaires aux techniques irradiantes chaque fois que
incluant éventuellement une tomographie possible, conformément au guide de bon
par émission de positons couplée à une usage des examens d’imagerie ;
IRM (TEP-IRM) :
Action 2 : Optimiser les doses délivrées aux
- Faire une étude de besoins en tomogra- patients notamment grâce à l’existence en
phies par émission de positons supplé- nombre suffisant de PSRPM ;
mentaires au plan régional ;
Action 3 : Mutualiser un temps plein de
Action 2 : Procéder à la gradation des pla- radiophysicien pour l’ensemble des ins-
teaux techniques d’imagerie par territoire tallations irradiantes de la Réunion et de
de santé ; Mayotte en dehors des établissements de
santé ayant un salarié PSRPM ;
Action 3 : Promouvoir l’accès à l’imagerie
non programmée en lien avec le réseau des Action 4 : Diffuser le guide de bon usage
urgences et un réseau de téléradiologie ; des examens d’imagerie à l’ensemble des
prescripteurs ;
Action 4 : Permettre l’accessibilité finan-
117] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Equipements matériels lourds
d’imagerie médicale
Action 5 : Promouvoir la radioprotection des rendez-vous, la pertinence des examens et
patients avec une substitution conforme au des possibilités de substitution.
guide de bon usage des examens d’image-
rie ;
Modalités spécifiques de
• Objectif 2 : Permettre la télétransmission
coopération et de coordination
d’images entre professionnels de santé ;
Action 1 : Organiser la disponibilité des • Objectif 1 : Optimiser les doses de radia-
images pour les différents utilisateurs, y tion ionisante délivrés ;
compris au bloc opératoire.
Action 1 : Prendre en compte les besoins
spécifiques en examens d’imagerie des po-
Efficience pulations des structures médico-sociales ;
Action 2 : Elargir la diffusion du guide de
• Objectif 1 : Mieux dépenser ; bon usage des examens d’imagerie à tous
les acteurs de santé ville-hôpital et médico-
Action 1 : Améliorer l’accès des personnes sociaux ainsi qu’auprès du grand public.
hospitalisées aux examens d’imagerie en
vue de réduire la durée moyenne de sé- Les établissements de santé et les cabinets
jours ; de radiologie adhèrent au GIE-TOI.
Action 2 : Equilibrer et optimiser la produc- Une convention de téléradiologie est en
tivité des machines d’imagerie médicale ; cours de signature. Il existe un projet de
PACS régional.
Action 3 : Utiliser les outils organisationnels
de l’Agence Nationale d’appui à la Perfor-
mance (ANAP) ;
• Objectif 2 : Mieux prescrire ;
Action 1 : Construire un système d’informa-
tion et un archivage régional traçant notam-
ment les prescriptions, leurs motifs et les
conclusions des examens ;
Action 2 : Suivre et évaluer les délais de
118] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Equipements matériels lourds
d’imagerie médicale
3 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Implantations IRM 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Nombre d’appareils 3 4à7 1 2à4 2 3à5
Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Scanners 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Nombre d’appareils 5 5à6 2 2à3 3 3à4
Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Gamma-caméras 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Nombre d’appareils 3 3à4 0 0 0 0
Nombre de sites 1 1 0 0 0 0
Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
TEP 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Nombre d’appareils 1 1 à 2* 0 0 0 0
Nombre de sites 1 1 0 0 0 0
* TEP : 1 à 2 appareils dont 1 à 2 TEP Scan et/ou 0 ou 1 TEP IRM.
4 • Nombre d’autorisations par équipement
matériel lourd (IRM, scanner, TEP) par
servatoire régional, IRM : enquête INCa
pour 3 types de cancer ;
territoire de santé (bilan au 31 décembre • Nombre de coopérations utilisant la télé-
Indicateurs de suivi année n-1) ; médecine en imagerie médicale par ter-
• Pourcentage des établissements de santé ritoire de santé, évaluation de la valeur
disposant de l’accès immédiat à l’IRM en ajoutée dans la régulation des orienta-
particulier pour la prise en charge pédia- tions et transferts de patients ;
trique et la prise en charge des AVC ; • Etude médico-économique, substitution,
• Pourcentage des actes réalisés sur les service médical rendu, diagnostic pré-
nouveaux appareils d’IRM substitutifs à la coce ;
radiologie conventionnelle, à la mammo- • Analyse de pertinence et d’irradiation.
graphie, au scanner ;
• Délais de rendez-vous pour scanner et
IRM en tenant compte des rendez-vous
programmés ou non et de différentes
sources et outils : PMSI, SAE, ANAP, ob-
119] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Caisson hyperbare
1 Un caisson hyperbare est opérationnel au
CHU site Sud. Il dispose d’une capacité de
6 places.
L’absence du deuxième caisson hyperbare
ne permet pas de suivre les recommanda-
tions de l’HAS et limite à une séance au lieu
de deux la prise en charge des lésions du
Eléments L’activité comprend des consultations pied diabétique.
du diagnostic de pré-oxygénothérapie hyperbare et
des séances d’hyperbarie (environ 2500
territorial séances équivalent-monoplace par an).
Depuis 1982, plus de 500 accidents de
plongée ont été traités. La part de l’activité
réalisée en urgences est faible (3% de l’ac-
tivité en 2010).
2 Accessibilité - Ulcère et gangrène ischémiques chez les
patients non diabétiques, surdité brusque,
infection nécrosante des tissus mous ;
Plan d’actions • Objectif 1 : Faciliter l’orientation du pa- - Retards et défauts de cicatrisation ;
2012-2016 tient dans la filière de prise en charge en
urgence ; • Objectif 3 : Conforter le rôle régional de
l’OHB ;
Action 1 : Actualiser les protocoles ;
Action 2 : Procéder à des mises à niveau Action 1 : Informer les professionnels de
régulières des équipes médicales (régula- santé des établissements de santé (hôpi-
teurs C15, urgentistes) ; taux, cliniques, HAD, centres de dialyse,
SSR), des structures médico-sociales et les
• Objectif 2 : Reconnaître le caisson hyper- professionnels libéraux à l’apport de l’OHB :
bare comme une activité de soins ; formation médicale continue (FMC), éla-
boration et diffusion de guide de bonnes
Action 1 : Valoriser l’activité d’oxygénothé- pratiques à l’intention des demandeurs
rapie hyperbare (OHB) ; d’hyperbarie ;
-Identifier une unité régionale de soins
hyperbares avec possibilité d’une prise en Action 2 : Participer à la formation initiale
charge en consultations, en hospitalisation des personnels soignants (IFSI) ;
de jour et en hospitalisation complète ;
Action 3 : Poursuivre la formation des per-
- Conduire une étude médico-économique sonnels travaillant en OHB : médecins,
sur l’acquisition d’un deuxième caisson infirmiers et techniciens ;
qui serait implanté sur le même site ;
Action 4 : Développer l’axe recherche et le
Action 2 : Poursuivre le développement de recours aux traitements innovants ;
l’OHB dans les indications suivantes :
- Indications d’OHB chez les diabétiques Action 5 : Créer un centre de formation
validées par les mesures des PtcO² pré et régional agrée INPP (qualification d’hyper-
per-OHB ; bariste médical Mention C classe I ou II).
- Prise en charge des traumatismes/écrase-
ments des membres ;
120] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Caisson hyperbare
3 • Objectif 1 : Formaliser les relations
d’échanges et de coopérations entre les pro-
• Objectif 2 : Soutenir la création d’une
Fédération de Médecine Hyperbare et Suba-
fessionnels de la zone Océan Indien dans le quatique de l’Océan Indien avec La Réunion,
cadre d’un réseau de coopération inter-ré- Mayotte, les Seychelles, Maurice et Mada-
Coopération
gionale pour les soins d’hyperbarie : gascar.
avec les pays
de la zone Action 1 : Renforcer la collaboration avec
les équipements hyperbare de Mayotte, l’île
Océan Indien
Maurice, les Seychelles ;
Action 2 : Développer la formation médicale
et paramédicale (hyperbariste médicaux
mention C-classe II) et biomédicale ;
4 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Implantations 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Nombre de caissons hyperbares 0 0 0 0 1 1à2
Nombre d’implantations 0 0 0 0 1 1
5 • Nombre de séances de caisson hyper-
bare réalisées annuellement ;
•R épartition des séances par nature des
Indicateurs de suivi pathologies traitées ;
• Nombre de patients pris en charge ;
• Nombre de séances par patient traité.
121] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins hospitalière
Autres
activités
122] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins palliatifs
1 L’activité de soins palliatifs à La Réunion
est structurée autour d’une unité de soins
palliatifs (USP) à vocation régionale implan-
Les questions éthiques posées par la pra-
tique clinique doivent trouver des relais à
travers les comités d’éthique des établisse-
tée dans le territoire de santé Nord-Est, une ments actuellement peu développés.
Eléments équipe mobile de soins palliatifs (EMSP) Le tissu associatif manque de bénévoles
du diagnostic dans chaque territoire de santé et des lits pour assurer l’ensemble de ses missions.
identifiés de soins palliatifs (LISP) en éta-
territorial blissements de court-séjour et en soins de Au total, les enjeux en matière de soins pal-
suite et de réadaptation (SSR) dans les ter- liatifs sont les suivants :
ritoires de santé Nord-Est et Sud. - La poursuite du développement de
La prise en charge à domicile est bien l’offre hospitalière de soins palliatifs dans
développée par les professionnels de santé chaque territoire de santé ;
libéraux et par les structures d’hospitalisa- - La diffusion de la démarche palliative
tion à domicile (HAD) qui consacrent un dans les établissements médico-sociaux ;
tiers de leurs activités à la prise en charge - La poursuite des actions de formation et la
des soins palliatifs. création d’une activité de recherche ;
Les données d’activité des structures de - La mise en place d’une coordination régio-
court-séjour montrent la nécessité de créer nale des soins palliatifs.
une unité de soins palliatifs dans le territoire
de santé Sud.
Dans les structures médico-sociales, la dé-
marche palliative est à améliorer.
2 Accessibilité • 10 à 12 lits dans le territoire de santé
Sud ;
Plan d’actions • Objectif 1 : Disposer d’une offre graduée et - Identifier des lits de soins palliatifs au sein
accessible de soins palliatifs à La Réunion ; des établissements de soins de suite et
2012-2016
de réadaptation accueillant régulièrement
Action 1 : Renforcer l’offre de soins palliatifs des patients pour des soins palliatifs pour
« adulte » ; atteindre les capacités totales suivantes :
• 10 lits dans le territoire de santé Nord-
- Créer une unité de soins palliatifs dans le Est ;
territoire de santé Sud de 10 lits ; • 9 lits dans le territoire de santé Ouest ;
- Privilégier le renforcement des capacités • 6 lits dans le territoire de santé Sud ;
de l’unité de soins palliatifs existante dans
le territoire Nord-Est à la multiplication Action 2 : Créer une offre de soins palliatifs
des sites d’USP ; pédiatriques en établissements de santé ;
Les patients résidant dans le territoire de - Identifier des lits de soins palliatifs pédia-
santé Ouest seront pris en charge, selon triques pour atteindre les capacités totales
le principe du libre choix du patient, dans suivantes :
l’unité de soins palliatifs du territoire de • Territoire de santé Nord-Est : 1 lit en mé-
santé Nord-Est ou dans l’unité de soins pal- decine pédiatrique et 2 lits en SSR ;
liatifs du territoire de santé Sud. • Territoire de santé Sud : 2 lits en méde-
cine pédiatrique ;
- Identifier des lits de soins palliatifs en éta-
blissements de court-séjour pour atteindre • Objectif 2 : Elargir le champ d’intervention
les capacités totales suivantes : des associations de bénévoles aux établis-
• 14 à 18 lits dans le territoire de santé sements médicosociaux et au domicile, y
Nord-Est ; compris dans le cadre de l’HAD ;
• 4 à 6 lits dans le territoire de santé Ouest ;
123] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins palliatifs
Action 1 : Renforcer et former les équipes Qualité et sécurité des soins
de bénévoles ;
Action 2 : Formaliser les modalités d’inter- • Objectif 1 : Intégrer la démarche palliative
vention par des conventions ; dans la pratique soignante ;
Action 3 : Evaluer le dispositif au niveau Action 1 : Inscrire la démarche palliative
régional par un suivi des interventions ; dans les projets et les plans de formation
des établissements sanitaires et médico-so-
• Objectif 3 : Développer des solutions de ciaux, y compris dans les projets de pôles
répit pour soulager les familles ; hospitaliers ;
Action 1 : Organiser des séjours de répit au Action 2 : Créer un comité d’éthique d’éta-
sein des établissements ayant une activité blissements dans chaque territoire de santé
de soins palliatifs (USP, LISP, SSR) ; de La Réunion ;
Action 2 : Identifier des établissements • Objectif 2 : Diffuser la culture palliative
d’hébergement pour personnes âgées auprès de l’ensemble des professionnels de
dépendantes (EPHAD) pour assurer des santé (professionnels libéraux, établisse-
prises en charge de répit ; ments de santé, établissements médicoso-
ciaux, …) des territoires de santé ;
Action 3 : Développer le soutien psycholo-
gique des proches via des ateliers animés Action 1 : Développer l’activité transversale
par des psychologues et des soignants ; des équipes mobiles de soins palliatifs en
établissements et hors structures hospita-
• Objectif 4 : Aider les services de pédiatrie lières ;
et les structures d’HAD à prendre en charge
des enfants relevant de soins palliatifs ; Action 2 : Diffuser les documents métho-
dologiques relatifs aux pratiques des soins
Action 1 : Organiser la prise en charge de palliatifs ;
soins palliatifs pédiatriques selon la grada-
tion des soins suivante : Action 3 : Mobiliser et associer les équipes
-Identifier un référent pédiatrique dans mobiles de soins palliatifs aux projets de
chaque équipe mobile de soins palliatifs ; création des lits identifiés de soins palliatifs.
- Doter les trois équipes mobiles de soins
palliatifs de compétences pédiatriques ; Efficience
- Renforcer les compétences en soins pal- • Objectif 1 : Renforcer l’intervention des
liatifs des services de pédiatrie ; EMSP à domicile et dans l’ensemble des
structures de soins et les EPHAD ;
- Développer le recours aux familles d’ac-
cueil pour les enfants ayant des pro- Action 1 : Organiser les EMSP comme des
blèmes sociaux ou transférés de Mayotte plateformes territoriales de coordination
pour privilégier une prise en charge et un des soins palliatifs ;
suivi en consultation ou en hospitalisation
de jour dans un environnement social Action 2 : Elaborer et diffuser des proto-
plus adapté ; coles de prises en charges des soins pal-
liatifs pour prévenir les hospitalisations en
- Promouvoir la création d’une équipe res- urgences ;
source régionale en soins palliatifs pédia-
triques. • Objectif 2 : Mutualiser les dispositifs or-
ganisés de soins palliatifs : unités de soins
palliatifs, équipe mobile de soins palliatifs,
lits identifiés de soins palliatifs ;
124] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins palliatifs
Action 1 : Consolider l’activité de chaque Action 4 :
équipe mobile de soins palliatifs sur le terri- Réaliser en partenariat avec les profession-
toire de santé d’implantation : nels libéraux des évaluations des pratiques
- EMSP implantée au CHU site Nord ; professionnelles en soins palliatifs ;
- EMSP implantée au CHGM ;
- EMSP implantée au CHU site Sud ;
• Objectif 3 : Favoriser le maintien au sein
Action 2 : Maintenir le partenariat entre des établissements médico-sociaux des ré-
l’EMSP du CHU site Nord et l’Hôpital d’en- sidents en fin de vie ;
fants ;
Action 1 :
Action 3 : Poursuivre la coopération entre le Développer l’accompagnement à la fin de
CHU site Nord et l’unité de soins palliatifs vie auprès des équipes de soins et édu-
de la Clinique Sainte Clotilde. catives par des actions de formation et de
soutien :
Etablissements pour personnes handica-
Modalités spécifiques de pées ;
Etablissements d’hébergement pour per-
coopération et de coordination
sonnes âgées ;
• Objectif 1 : Faire connaitre les soins pal- Action 2 :
liatifs et informer les professionnels de san- Identifier des lits d’accueil temporaire en
té et le grand public sur le dispositif régional établissements d’hébergement pour per-
de soins palliatifs et d’accompagnement à la sonnes âgées dépendantes ;
fin de vie ;
Action 3 :
Action 1 : Rendre effective l’intervention des équipes
Assurer le relais de la journée mondiale des mobiles de soins palliatifs dans les EHPAD
soins palliatifs ; et les établissements d’hébergement pour
personnes adultes handicapées ;
Action 2 :
Organiser annuellement, en lien avec les Action 4 :
associations de bénévoles, une journée Rendre effective l’intervention de l’HAD
régionale d’échanges ouverte à tous les dans les EHPAD ;
publics ;
Action 5 :
Elargir le champ d’intervention des asso-
• Objectif 2 : Favoriser la participation des ciations de bénévoles aux établissements
professionnels de santé libéraux au parcours médico-sociaux ;
de soins des patients en soins palliatifs ;
• Objectif 4 : Structurer, au sein des terri-
Action 1 : toires de santé, les coopérations entre l’en-
Diffuser la démarche palliative à domicile semble des professionnels qui concourent à
par le biais des EMSP ; la prise en charge des patients en fin de vie ;
Action 2 : Action 1 : Mettre en place une coordination
Intégrer les professionnels de santé libé- de l’offre de proximité en matière de soins
raux dans le travail en réseau coordonné palliatifs, pilotée par l’EMSP, dans chacun
dans chaque territoire de santé ; des 3 territoires de santé ;
Action 3 : Action 2 : Formaliser le rôle des différents
Réaliser des réunions de concertation pluri- intervenants : EMSP, LISP, USP, HAD,
disciplinaires délocalisées ; SSIAD, établissements sanitaires et médi-
cosociaux et professionnels libéraux par
des conventions ;
125] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins palliatifs
Action 3 : Evaluer le dispositif mis en place ; • Objectif 6 : Mettre en place une coordina-
tion régionale des soins palliatifs ;
• Objectif 5 : Penser les logiques d’organi-
sation coordonnées au sein des territoires Action 1 : Créer un comité interrégional
de santé ; des soins palliatifs piloté par l’ARS OI, réu-
nissant les acteurs du soin palliatif : USP,
Action 1 : Mener une étude de besoin pour structures avec LISP, EMSP, réseaux, HAD,
juger de l’opportunité et des modalités de libéraux, secteur médico-social des 2 îles,
mise en place de logiques de type plate- chargé de :
formes pluri thématiques de coordination
autour de la question de la vulnérabilité, - Définir l’organisation régionale en veillant
des maladies chroniques, de la dépen- à ce qu’elle réponde à la définition des
dance (coordinations, communication, soins palliatifs « intégrés » : organisation
coopérations entre professionnels de santé, transversale, formation, recherche (en
télésanté, réseaux, maisons de santé pluri- tant qu’investigateur associé) ;
professionnelles) ;
- Suivre le programme de développement
des soins palliatifs à La Réunion et à Ma-
yotte.
3 • Part d’établissements enregistrant plus
de 600 décès par an en MCO disposant
d’une unité de soins palliatifs ;
Indicateurs • Part d’établissements de santé bénéfi-
ciant de l’intervention d’une EMSP.
de suivi
126] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Odontologie
1 L’objectif des schémas régionaux d’orga-
nisation des soins est de promouvoir une
équité dans l’accessibilité à des soins de
L’état des lieux montre une amélioration no-
table de la prise en charge des personnes
détenues et des personnes handicapées
qualité. Aussi, la cible est la part de la popu- liée à un effort d’organisation du service
Eléments lation dont les besoins ne sont actuellement d’odontologie du CHU site Nord. Malgré ce,
du diagnostic pas bien couverts par l’exercice libéral. un déficit global, un risque en orthodontie
territorial pour les patients en situation précaire ainsi
Le schéma d’organisation sanitaire de troi- que l’absence d’amélioration des condi-
sième génération 2005-2010 (SROS III) tions de prise en charge dans le Sud de l’île
avait déjà préconisé une organisation spé- conduisent à ce que le SOS-PRS prolonge
cifique pour les patients dont la coopération les orientations du SROS III.
est difficile, ceux qui présentent des poly-
pathologies avec des répercussions sur la
prise en charge, les patients en situation de
précarité et les personnes détenues.
2 Accessibilité Action 2 : Sensibiliser et former les prati-
ciens libéraux au diagnostic et à la prise
en charge des pathologies odontologiques
Plan d’actions • Objectif 1 : Améliorer l’accessibilité aux chez les enfants handicapés ;
soins d’odontologie pour les populations
2012-2016 suivantes :
- Personnes âgées et handicapées ; • Objectif 3 : Améliorer l’accessibilité aux
-Personnes présentant des polypatholo- soins d’orthodontie ;
gies ;
- Personnes en situation de précarité ; Action 1 : Maintenir l’offre d’orthodontie
- Personnes détenues ; dans le secteur public.
- Enfants et adolescents ;
Action 1 : Permettre l’accès à un examen
odontologique diagnostic annuel pour Qualité et sécurité des soins
chaque résident de La Réunion, quel que
soit son statut social, assurantiel et sani- • Objectif 1 : Augmenter le nombre de
taire ; chirurgiens dentistes habilités à la réalisa-
tion d’actes au bloc opératoire ;
Action 2 : Développer l’offre en odontologie
sur le site de l’unité de consultations et de Action 1 : Créer du temps médical de
soins ambulatoires (UCSA) implantée dans chirurgien dentiste habilité aux soins au
le territoire de santé Sud ; bloc opératoire dans le territoire de santé
Sud ;
• Objectif 2 : Prendre en compte les besoins
spécifiques des populations des structures
médico-sociales ;
Action 1 : Assurer la réalisation d’une
consultation d’odontologie annuelle ;
127] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Odontologie
• Objectif 2 : Améliorer la prise en charge en Modalités spécifiques de
odontologie pour les personnes handicapées coopération et de coordination
en institution ;
Action 1 : Mobiliser les services d’accom- • Objectif 1 : Organiser une gradation des
pagnement des établissements médico-so- soins en odontologie ;
ciaux dans les situations suivantes :
- L ors des soins au fauteuil ; Action 1 : Optimiser le recours aux plateaux
-P our organiser le circuit des soins ; techniques hospitaliers par des conven-
- Pour éduquer le patient aux contraintes tions entre professionnels de santé et éta-
du soin ou de l’hygiène ; blissements de santé ;
-P our réaliser l’hygiène quotidienne ;
Action 2 : Définir les modalités de coopé-
• Objectif 3 : Respecter la règlementation et ration entre les établissements et services
les exigences en hygiène, sécurité des soins médico-sociaux et établissements de santé
et élimination des déchets dans chaque ca- et les professionnels de santé libéraux pour
binet libéral et hospitalier. garantir l’accessibilité aux soins dentaires et
la qualité de l’accompagnement au regard
du handicap.
Efficience
Articulation avec la prévention
• Objectif 1 : Mieux connaître la pratique
odontologique ;
• Objectif 1 : Prévenir les pathologies odon-
Action 1 : Constituer un suivi et une évalua- tologiques
tion de l’activité d’odontologie en direction
des familles à faibles revenus, des per- Action 1 : Informer les mères dans les ma-
sonnes âgées, des personnes porteuses de ternités et les consultations nourrissons du
polypathologies, des personnes handica- risque cariogène lié au biberon de nuit ;
pées et des personnes détenues ;
Action 2 : Diffuser des recommandations
Action 2 : Créer un système d’information sur l’importance de la dentition et de l’hy-
permettant aux professionnels de santé giène buccale à l’ensemble des médecins
d’être informé de l’offre de soins et des généralistes et des médecins des établisse-
solutions de recours existantes ; ments et services médico-sociaux.
Action 3 : Conduire une enquête de satis-
faction dans les EHPAD et établissements
médico-sociaux.
3 •P
ourcentage des établissements médico-
sociaux disposant d’une consultation
dentaire annuelle de dépistage ;
Indicateurs •D
élais d’obtention de rendez-vous pour
soins dentaires selon le lieu de résidence,
de suivi la pathologie ou le handicap ;
•T
aux de caries à l’examen dentaire de 6
ans ;
•N
ombre de professionnels libéraux for-
més à l’hygiène du cabinet dentaire ;
•N
ombre d’informations transmises par
l’ARLIN aux chirurgiens dentistes sur la
prévention du risque infectieux au cabi-
net dentaire.
128] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins hospitalière
Eléments
transversaux
129] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Pathologies
du vieillissement
1 Si la population de la Réunion reste relati-
vement jeune comparativement à la Métro-
pole (37% des réunionnais ont moins de 20
une population possédant de faibles res-
sources puisque 46 % des moins de 65
recevaient le minimum vieillesse en 2008
ans contre 25% pour la France Métropoli- et 51% étaient en dessous du seuil de pau-
Eléments taine), la tendance globale est le vieillisse- vreté ;
du diagnostic ment : baisse de la natalité et de la mortalité un équipement institutionnel relativement
territorial et allongement de la durée de la vie. faible mais qui est en voie d’amélioration.
La part des plus de 60 ans (soit 11 % de Comme en Métropole, le nombre de patho-
la population) devrait tripler en 2040 pour logies liées au vieillissement augmente pro-
s’établir à 250 000 personnes (un quart portionnellement au nombre de personnes
d’une population de 1 026 000 habitants), âgées.
contre 89 000 en 2007. La part de celle de
plus de 75 ans sera touchée par le même Les solidarités familiales et sociales sont
phénomène et triplera pour passer de prégnantes, ce qui milite en faveur du
25 000 personnes en 2007, à 108 000 per- maintien à domicile, l’aide aux aidants, et la
sonnes en 2040. fluidité des parcours.
En Métropole, la part des plus de 60 attein- Tout l’enjeu se situe dès lors dans l’amé-
dra les 17 millions en 2020 (26,2 % de la lioration des coopérations et coordinations
population) et 21 millions en 2040 (31,0%). entres les acteurs issus du secteur hospi-
talier, ambulatoire ou médico-social, via,
La population âgée, malgré des évolutions notamment les structures existantes (MAIA,
notables depuis ces dernières décennies, CLIC).
est marquée par des indicateurs de santé
et des caractéristiques socio-économiques Pour le secteur sanitaire, l’amélioration du
défavorables : diagnostic précoce et la prévention de l’ap-
parition des démences séniles, notamment
une espérance de vie qui, malgré une aug- de la maladie d’Alzheimer, ainsi que des
mentation constante (l’espérance de vie troubles psychiatriques parait nécessaire.
moyenne est de 73 ans pour les hommes et Une attention particulière doit par ailleurs
de 81 ans pour les femmes), demeure infé- être portée sur la place des unités de soins
rieure de 3 à 4 ans à celle de la Métropole ; de longue durée (USLD) dans l’offre de
une entrée plus précoce dans la dépen- soins.
dance (données issues de l’enquête HID de
l’INSEE qui indique un niveau de dépen-
dance pour les personnes âgées de 50 à 59
comparables à ceux des personnes âgées
de 70 à 79 ans en Métropole) ;
130] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Pathologies
du vieillissement
2 Accessibilité devra prioritairement intervenir sur le bas-
sin Est du territoire Nord-Est, avec la consti-
tution dans un premier temps d’une équipe
Les personnes âgées polypathologiques et à mobile gériatrique, en appui des urgences
Plan d’actions risque de perte d’autonomie et des capacités d’hospitalisation du GHER.
2012-2016
L’accès aux soins doit principalement • Objectif 1 : Prévenir l’apparition des pa-
s’appuyer sur une évaluation ou un bilan thologies du vieillissement grâce aux bilans
de l’état de la personne âgée et un accueil de santé ;
d’urgence en cas d’hospitalisation non pro-
grammée. Action 1 : Renforcer le rôle du médecin trai-
tant dans le suivi et la prise en charge des
Il s’appuie sur une consolidation de la filière personnes âgées ;
gériatrique existante, dont le rôle est de pro-
poser une gradation de la prise en charge Action 2 : Etendre les consultations de pré-
et d’organiser le parcours du patient âgé en vention préconisée à partir de 70 ans réali-
fonction de l’évolution de son état de santé. sés par le médecin traitant, en lien avec les
unités de consultation gérontologique ;
L’organisation de la filière doit tenir compte
des différents modes d’accession des per- • Objectif 2 : Faciliter l’accès des personnes
sonnes âgées aux soins : les hospitalisa- âgées aux dispositifs de soins ;
tions non programmables qui mobilisent les
services d’urgence et les équipes mobiles Action 1 : Constituer, sur le bassin Est du
de gériatrie, les hospitalisations program- territoire Nord-Est, une équipe mobile
mables qui mobilisent, en fonction de la gériatrique, en appui des urgences et des
pathologie : les services de courts séjours capacités d’hospitalisation du GHER ;
gériatriques, les services de médecine ou
les SSR. Action 2 : Renforcer la filière gériatrique des
territoires nord-est et ouest avec l’installa-
La filière de soins gériatriques a été consti- tion d’unités de consultation et d’hospitali-
tuée dans chacun des territoires de santé : sation de jour ;
- Nord-Est : équipe mobile gériatrique, hos-
pitalisation de jour gériatrique, court sé-
jour gériatrique (CHU site Nord) ; Les personnes âgées atteintes de la maladie
- Ouest : équipe mobile gériatrique, hôpital d’Alzheimer
de jour et court séjour gériatrique (CHGM,
Saint-Paul) ; Afin d’apporter des soins appropriés et re-
- Sud : équipe mobile gériatrique, hôpital de tarder les effets de la maladie, un diagnos-
jour et court séjour gériatrique (CHU site tic précoce peut être assuré par les méde-
Sud, Saint-Joseph). cins libéraux ou les centres de consultation
mémoire (CCM).
Aucun SSR n’a été identifié avec une
spécialisation gériatrique, le choix retenu Deux CCM sont installés sur les territoires
jusqu’alors étant, au regard de la faiblesse Sud et Nord-Est. Les conditions requises
démographique des personnes âgées à La pour l’installation de Centre de Consulta-
Réunion, de privilégier la disponibilité d’une tion Mémoire (CCM) supplémentaires, ne
compétence gériatrique dans chaque im- sont pas remplies pour le territoire Ouest
plantation de SSR. (un CCM pour 15 000 habitants de plus de
75 ans) ou le bassin Est du territoire Nord-
Deux USLD (49 lits au CHU au Tampon; 60 Est. Un centre de consultation avancé du
lits au GHER, à Saint André, actuellement CCM du Nord est organisé dans le territoire
installée à hauteur de 30 lits) renforcent Ouest.
l’offre d’EHPAD médico-sociaux.
Ce modèle peut être adopté pour bassin Est
Le renfort de la filière de soins gériatriques du territoire Nord-Est.
131] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Pathologies
du vieillissement
Les CCM sont tenus par les mesures du Action 1 : Réaliser une étude d’opportunité
Plan Alzheimer : quant à la mise en place d’un Centre de
Mémoire et de Ressources Adapté ;
- le dispositif d’annonce destiné aux per-
sonnes malades et à leurs familles, Action 2 : Favoriser l’informatisation des
- la carte d’information « Maladie d’Alzhei- centres de consultation et le recueil des
mer », remis aux patients par les méde- données d’activité des CCM via la Banque
cins ou professionnels de Santé, National Alzheimer ;
- le développement des formations à l’épi-
démiologie clinique.
Les personnes âgées atteintes de troubles
Les dispositifs liés au diagnostic des per- psychiatriques
sonnes malades, mais aussi la faiblesse des
données relatives à l’épidémiologie de la L’intrication des troubles à dimension psy-
maladie d’Alzheimer dans le Département, chiatrique et somatique des sujets âgés,
justifie l’installation, au niveau régional, justifie une pluridisciplinarité de leur prise
d’un Centre de Mémoire, de Ressources et en charge et une gradation des soins.
de Recherche (CMRR).
Le secteur ambulatoire, via le médecin
• Objectif 3 : Consolider le diagnostic de la généraliste, demeure le premier acteur de
maladie d’Alzheimer ; cette prise en charge, relayé par les consul-
tations gérontologiques avancées ou les hô-
Action 1 : Développer les dépistages pré- pitaux de jour qui, en fonction du diagnos-
alables de la maladie d’Alzheimer par les tic, orientent la personne âgée vers la filière
médecins traitants (actions de formation/ gériatrique ou les services psychiatriques
sensibilisation) ; ayant développé une connaissance de la
personne âgée.
Action 2 : Positionner clairement les
consultations mémoire en confirmation de Une formation aux troubles psychiatriques
diagnostic ; de la personne âgée, devra être développée
afin d’aider les médecins dans les orienta-
Action 3 : Conforter les consultations avan- tions qui devront être dispensées aux per-
cées dépendant du CCM Nord-Est dans le sonnes malades.
bassin Est du territoire Nord-Est et le terri-
toire Ouest ; • Objectif 6 : Promouvoir le repérage des
troubles psychiques des personnes âgées ;
• Objectif 4 : Renforcer les mesures d’ac-
compagnement de la personne malade ; Action 1 : Former les médecins traitants
aux troubles psychiques du sujet âgé ;
Action 1 : Identifier un dispositif d’annonce
dans les CCM, complété par la diffusion • Objectif 7 : Développer les lieux de dia-
des informations requises sur la maladie, gnostic et de prise en charge de premier
au profit des personnes malades et de leurs recours ;
aidants ;
Action 1 : Favoriser le partenariat entre la fi-
Action 2 : Renforcer la formation du person- lière gériatrique et le secteur psychiatrique ;
nel concerné par ce dispositif d’annonce ;
Action 2 : Compléter l’offre en équipes mo-
Action 3 : Elaborer un plan de soins dès biles psycho-gériatriques en l’étendant aux
l’annonce du diagnostic ; territoires non couverts.
• Objectif 5 : Favoriser la connaissance sur
la maladie d’Alzheimer à travers le recueil
de données épidémiologiques ;
132] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Pathologies
du vieillissement
Qualité et sécurité des soins • Objectif 2 : Consolider les missions de
l’UCC du CHU de La Réunion ;
Les personnes âgées polypathologiques et à Action 1 : Accompagner l’établissement
risque de perte d’autonomie gestionnaire dans le déploiement des capa-
cités autorisées ;
Elle implique une fluidité de la prise en
charge avec renforcement des filières exis- Les Personnes Agées atteints de troubles
tantes et limitation des recours à la méde- psychiatriques
cine d’urgence.
La prise en charge des personnes âgées at-
Les territoires de santé Sud et Nord-Est teintes de troubles psychiatriques peut être
disposent de tous les éléments de la filière, réalisée en ambulatoire, avec l’appui des
excepté de SSR spécialisés dans la prise en équipes d’intervention du secteur psychia-
charge des personnes âgées. trique, qui peuvent recevoir une spécialisa-
tion géronto-psychiatrie.
La reconnaissance de pôles spécialisés de
SSR dans la prise en charge des personnes • Objectif 3 : Identifier pour les territoires
âgées est opportune au regard des objectifs non couverts, une équipe mobile à vocation
poursuivis en terme de diversification de géronto-psychiatrique.
l’offre de prise en charge.
Il est prévu de reconnaître un SSR spécia-
lisé dans la prise en charge des personnes
âgées dans chaque territoire de santé.
Efficience
• Objectif 1 : Consolider l’offre de soins • Objectif 1 : Valoriser le rôle fédérateur des
gériatriques en renforçant les filières géria- filières afin de renforcer le maillage des éta-
triques ; blissements qui la constituent ;
Action 1 : Poursuivre l’installation de la Action 1 : Favoriser l’élaboration de conven-
filière gériatrique sur le bassin Est du terri- tions liant les établissements membres
toire Nord-Est dans le cadre d’une prise en d’une filière en précisant leur mode de
charge de proximité ; fonctionnement et d’intervention ;
Action 2 : Identifier un SSR spécialisé dans Action 2 : Inscrire les filières dans une
la prise en charge des personnes âgées dynamique territoriale négociée dans le
dans chaque territoire de santé ; CPOM sur la base de référentiels d’organi-
sation des Soins ;
Les personnes âgées atteintes de la maladie Action 3 : Inscrire les filières dans les coor-
d’Alzheimer dinations gérontologiques locales ;
Le recours au secteur sanitaire se justifie Action 4 : Favoriser la reconnaissance
pour les malades Alzheimer, dans l’hypo- mutuelle entre services sanitaires, médico-
thèse de l’aggravation de symptômes et de sociaux et sociaux des évaluations indivi-
troubles perturbateurs. duelles pour éviter leur redondance auprès
des personnes âgées.
Une Unité Cognitivo-Comportementale
(UCC) est un relais efficace pour le traite-
ment ou la stabilisation des troubles, à la
condition de s’insérer dans les dispositifs
relatifs aux malades Alzheimer (CCM, ac-
cueil de jour ou accueil temporaire, SSIAD,
unité d’hébergement renforcée des EH-
PAD). Elle a une vocation régionale.
133] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Pathologies
du vieillissement
Modalités spécifiques de Articulation avec la prévention
coopération et de coordination
• Objectif 1 : Développer le dépistage pré-
Les modalités de coopération devront s’ins- coce des pathologies liées au vieillisse-
crire dans le cadre des orientations relatives ment ;
à la coordination gérontologique adoptée
dans le champ médico-social, et notam- • Objectif 2 : Développer les campagnes
ment l’extension du dispositif Maison pour de sensibilisation concernant la prise en
l’Autonomie et l’Intégration des Malades charge et le dépistage des troubles psy-
Alzheimer (MAIA). chique des personnes âgées.
3 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Implantations 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Hôpital de jour 1 1 1 1 1 1
Equipe mobile de gériatrie 1 1 1 1 1 1
Court séjour gériatrique 1 1 1 1 1 1
SSR à orientation gériatrique 0 1 0 1 0 1
4 •N
ombre de patients âgés de plus de 75
ans pris en charge au sein des services
de médecine d’urgence ;
Indicateurs •A
ctivité des structures suivantes : courts
séjours gériatriques, USLD, centres de
de suivi consultation mémoire, UCC ;
•N
ombre de patients de plus de 75 ans en
HAD, SSR ;
134] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Maladies
chroniques
1 Les maladies chroniques sont un enjeu
majeur de santé publique compte tenu du
nombre croissant de personnes atteintes,
L’éducation thérapeutique du patient (ETP)
a pour objectif de développer ces compé-
tences du patient.
du retentissement sur leur vie quotidienne
Eléments et de l’impact en termes de dépenses d’as- L’offre actuelle se caractérise par une
du diagnostic surance maladie. grande diversité d’acteurs (structures
territorial hospitalières de court séjour, SSR, HAD,
La population de La Réunion est principa- réseaux de santé, professionnels de santé
lement concernée par les problèmes d’obé- libéraux, organismes d’assurance maladie).
sité, de diabète, d’asthme et de maladies
cardio-vasculaires et rénales avec des Les principaux constats sont les suivants :
prévalences nettement supérieures aux - des acteurs nombreux mais peu coordon-
moyennes nationales. nés ;
- une prédominance de l’hôpital par rapport
Pour lutter contre le développement de cer- à la médecine de premier recours ;
taines maladies chroniques, il convient de - une prise en charge ambulatoire peu for-
renforcer les actions sur les déterminants malisée et peu structurée ;
de santé et les facteurs de risque notam- - des professionnels de santé insuffisam-
ment environnementaux. ment formés à l’ETP ;
-u ne répartition inégalitaire.
Concernant la prise en charge, au-delà du
diagnostic et du traitement, les patients at- Les orientations visent à adapter le système
teints de maladie chronique nécessitent un de santé à la prise en charge des patholo-
accompagnement au long cours. gies chroniques, en améliorant le parcours
de santé du patient et la coordination des
Il importe qu’ils comprennent leur maladie acteurs.
et puissent concilier projet de vie et projets
de soins, en vue d’une amélioration de leur
qualité de vie et d’une réduction des com-
plications et des hospitalisations.
2 Accessibilité • Objectif 2 : Mettre en place des disposi-
tifs d’accompagnement des patients et des
modalités de soutien aux familles ;
• Objectif 1 : Affirmer le rôle central du mé-
Plan d’actions decin traitant dans le parcours de santé des Action 1 : Favoriser la participation des as-
patients atteints de maladies chroniques ;
2012-2016 sociations de patients dans le parcours de
prise en charge des maladies chroniques ;
Action 1 : Augmenter le nombre de méde-
cins de premier recours formés au dépis- Action 2 : Adosser l’émergence et le déve-
tage et à la connaissance des facteurs de loppement des associations de patients
risque ; notamment aux réseaux de santé ;
Action 2 : Améliorer la visibilité de l’offre Action 3 : Promouvoir la notion de « patient
d’éducation thérapeutique du patient pour expert ou ressource », comme facilitateur
le médecin traitant ; d’écoute, de parole et de soutien, ainsi que
de partage d’expériences et de compréhen-
Action 3 : Formaliser les relations entre les sion du discours des soignants ;
différents intervenants de la prise en charge
d’un patient (établissements de santé, Action 4 : Organiser un dispositif local de
HAD, infirmier libéral, pharmacien…) et formation pour ces « patients ressource » ;
son médecin traitant ;
135] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Maladies
chroniques
Action 5 : Encourager le développement de - Harmoniser les pratiques d’ETP par la dif-
programmes d’apprentissage et d’accom- fusion d’informations et d’outils ;
pagnement des patients atteints de mala-
dies chroniques à La Réunion ; - Devenir un espace référent en matière de
documentation sur la thématique d’ETP ;
• Objectif 3 : Développer des outils d’infor-
mation et de communication en direction - Proposer au patient une éducation per-
des patients et de leur famille ; sonnalisée et adaptée à sa pathologie ;
Action 1 : Créer un portail régional, avec un - Développer une démarche qualité d’ETP ;
annuaire des ressources disponibles par
territoire, pathologie et secteur d’activité Action 4 : Mettre en place une formation
(établissements de santé, HAD, associa- régionale de 1er niveau ;
tions, réseaux, professionnels de santé libé-
raux, associations de patients…) ; Action 5 : Accompagner l’autoévaluation
des programmes d’ETP autorisés à La Réu-
Action 2 : Elaborer une plaquette d’infor- nion, conformément au cahier des charges
mation en direction des médecins traitants national de la Haute Autorité en Santé
et de leurs patients sur les filières de prise (HAS) ;
en charge par grande pathologie chronique
prioritaire à La Réunion (diabète, obésité, • Objectif 2 : Faire évoluer les pratiques
IRC, asthme,…) diffusée au moment de médicales et soignantes, vers un exercice
l’admission en ALD, et par le biais d’autres coordonné et pluridisciplinaire ;
professionnels de santé (pharmacien, infir-
mier, diététicien,…). Action 1 : Renforcer l’approche transver-
sale des maladies chroniques par le déve-
loppement de la multi professionnalité,
Qualité et sécurité des soins notamment en ambulatoire avec l’essor
des maisons de santé pluri profession-
nelles (MSPP) ;
• Objectif 1 : Développer une éducation thé-
rapeutique de qualité et de proximité en lien • Objectif 3 : Améliorer la prise en charge,
avec les associations d’usagers ; notamment éducative, de certaines patholo-
gies chroniques prioritaires à La Réunion, à
Action 1 : Favoriser le développement et l’instar du diabète ;
l’organisation de l’offre :
-en établissement de santé : structurer Action 1 : Harmoniser la prise en charge de
les programmes d’ETP autorisés autour l’asthme et des maladies respiratoires rares
d’unités transversales d’éducation théra- au sein du CHU en lien avec les autres éta-
peutique (UTEP) ; blissements hospitaliers de La Réunion ;
- en ambulatoire : encourager l’ETP au sein Action 2 : Mener une action régionale pour
de maisons de santé pluri profession- améliorer la prise en charge de l’asthme
nelles (MSPP) ; chez l’enfant, en lien avec les médecins
généralistes non spécialistes libéraux, les
Action 2 : Veiller à la coordination des dif- pédiatres, les médecins scolaires, les PMI
férents programmes d’ETP autorisés par et l’ensemble des acteurs de santé de La
pathologie et territoire de santé ; Réunion.
Action 3 : Créer une structure ressource
pour l’ETP à l’échelon régional (Plateforme
ETP), chargée de :
- Augmenter la qualité de l’offre d’ETP à La
Réunion par la formation des profession-
nels de santé et l’amélioration de la coo-
pération interprofessionnelle ;
136] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Maladies
chroniques
Efficience Action 2 : Réfléchir à l’émergence d’un
nouveau métier au sein de l’hôpital : «coor-
donnateur de parcours de santé », interve-
• Objectif 1 : Favoriser le maintien à domi- nant pivot chargé d’assurer le lien entre la
cile, pour éviter des déplacements et des ville et l’hôpital à l’entrée et à la sortie d’une
hospitalisations injustifiés et améliorer la hospitalisation ;
qualité de vie des patients ;
Action 3 : Structurer l’amélioration de la
Action 1 : Développer la télésurveillance en prévention et de la prise en charge des ma-
association étroite avec des actions d’édu- ladies chroniques à La Réunion autour d’un
cation thérapeutique du patient ; « Pôle régional de référence », composé à
parité de représentants hospitaliers, ambu-
Action 2 : Promouvoir auprès des infirmiers latoires, associatifs et usagers, et auquel la
libéraux la mise en place de fiches de plateforme ETP pourrait être rattachée. Ses
surveillance clinique et de prévention heb- principales missions sont :
domadaire du patient diabétique insulino- - Epidémiologie ;
traité de plus de 75 ans ; - Recherche ;
- Formation ;
• Objectif 2 : Fluidifier les parcours de soins - Prévention ;
des patients atteints de maladies chro- - Cartographie/annuaire ;
niques ;
Action 4 : Créer une dynamique régionale
Action 1 : Organiser des filières de prise en partagée : comité de pilotage spécifique
charge en matière de diabète, obésité, IRC, ETP réunissant l’ensemble des acteurs
asthme et maladies respiratoires chez les concernés (hospitaliers, SSR, HAD, ré-
patients adultes à La Réunion ; seaux, associations, usagers, profession-
nels de santé libéraux…) et piloté par l’ARS.
Action 2 : Au sein de ces filières, identifier
une filière spécifique ETP par territoire de
santé, fondée sur la complémentarité des
structures ambulatoires et hospitalières Articulation avec la prévention et
dans le parcours éducatif du patient ; le médico-social
Action 3 : Organiser une filière de prise en • Objectif 1 : Prévenir l’apparition des pa-
charge des enfants obèses sur le territoire thologies chroniques par des actions sur
Nord-Est ; les déterminants de santé et les conduites
à risque ;
Action 4 : Déployer le dossier médical per-
sonnalisé (DMP) pour faciliter les échanges Action 1 : Encourager la prévention ciblée
d’information sur le patient entre profes- chez les enfants à risque en matière d’obé-
sionnels de santé. sité ;
Action 2 : Mettre en place une coordination
Modalités spécifiques de entre la médecine scolaire et les médecins
coopération et de coordination traitants pour faciliter le retour d’information
des enfants dépistés en milieu scolaire ;
• Objectif 1 : Mettre en place un dispositif Action 3 : Faciliter l’accès des patients aux
de coopération et de coordination ; différents ateliers d’éducation à la santé
(nutrition, activité physique,…) par une
Action 1 : Optimiser la coordination de plus grande lisibilité et une meilleure coor-
la prise en charge globale du patient à dination des dispositifs existants par terri-
l’échelle du territoire, à travers la générali- toire.
sation du plan personnalisé de soins (PPS)
à toutes les pathologies chroniques ;
137] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Maladies
chroniques
3 • Nombre de programmes d’éducation thé-
rapeutique autorisés par l’ARS OI ;
• Nombre d’unités transversales d’éduca-
tion thérapeutique.
Indicateurs de suivi
138] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
accidents
vasculaires cérébraux
1 Au plan épidémiologique, la prévalence des
accidents vasculaires cérébraux (AVC) à La
Réunion est plus importante qu’en métro-
tures de court séjour, de SSR, une USLD,
des structures médico-sociales, la possibi-
lité de prise en charge à domicile en HAD,
pole. Surreprésentée chez les moins de 50 SSIAD, secteur libéral, SAMSAH, SESSAD.
Eléments ans, cette maladie touche principalement
du diagnostic les hommes du fait des facteurs de risque : La part des patients hospitalisés en UNV
territorial HTA, diabète, obésité. pour accidents ischémiques transitoires
(AIT) ou AVC serait de 33% (vs 20% en
Selon les données du PMSI 2010, 1333 pa- métropole) et le recours à la thrombolyse
tients ont été hospitalisés pour AVC dans les serait au niveau régional de 3,8% (vs 1%
quatre structures dotées d’un service d’ur- en métropole), avec cependant des varia-
gences : 10% au GHER, 16% au CHGM, tions intra régionales importantes (10% au
29% au CHU site Nord, 44% au CHU site CHU site Sud).
Sud. La phase pré-hospitalière est organi-
sée à partir du centre 15. Les 2/3 des patients ne bénéficient pas d’un
séjour dans l’une des 2 UNV et sont le plus
La prise en charge des patients hospitalisés souvent pris en charge dans les services de
s’organisent autour de deux unités neuro- médecine de l’établissement d’accueil. A
vasculaires (UNV) situées sur les deux sites l’issue d’une prise en charge en soins de
du CHU. Elles comprennent un service court séjour, les 3/4 des patients retournent
d’imagerie permettant la réalisation d’IRM à domicile, moins de 5% des patients sont
ou de scanner 24 heures/24 sur chaque directement transférés en SSR.
site, un service de neuroradiologie interven-
tionnel accessible 24 heures /24, des struc-
2 Accessibilité accessible ;
Action 3 : Améliorer l’accès en urgence à
• Objectif 1 : Réduire les délais entre les l’imagerie avec l’IRM en première inten-
Plan d’actions premiers symptômes d’un AVC et la prise en tion ;
charge adaptée ;
2012-2016
Action 1 : Réduire le délai d’alerte ; • Objectif 2 : Prendre en charge tout pa-
tient présentant ou suspecté d’AVC au sein
- Sensibiliser le grand public et les profes- d’une filière organisée et territorialement
sionnels de santé à la reconnaissance des définie en s’appuyant sur les structures en
premiers symptômes de l’AVC ; place ;
- Promouvoir l’appel au Centre 15 pour qu’il Action 1 : Elargir le périmètre d’intervention
devienne systématique ; des deux filières de soins identifiées à La
Réunion pour la prise en charge à la phase
Action 2 : Améliorer l’accueil aux urgences ; aigüe ;
- Identifier un urgentiste référent en patho- -
Identifier un centre de recours régional
logies neuro-vasculaires dans chaque ser- de l’AVC chargé de l’harmonisation de la
vice d’urgences ; prise en charge, des activités de télémé-
decine de recours et de la validation des
-
Equiper chaque service d’urgences des indications de neuroradiologie interven-
centres associés de salle d’accueil et de tionnelle ;
prise en charge des AVC, équipée d’un
système de communication visuel et au- - Identifier une filière AVC dans le territoire
dio, de fax et d’accès internet facilement Nord-Est et une filière dans les territoires
139] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
accidents
vasculaires cérébraux
Sud et Ouest à articuler avec les services tients l’accès direct aux services de neuro-
d’urgence des établissements de santé ne logie depuis le domicile ;
disposant pas d’une UNV (CHGM, GHER) ;
-
Organiser la coordination des interven-
- Identifier dans les centres associés un ser- tions à domicile en prenant appui, en
vice référent pour la prise en charge des fonction de l’état clinique du patient, sur
AVC ; les services de soins infirmiers à domicile,
les services d’aide à domicile, l’HAD, et en
Action 2 : Organiser le maillage territorial mobilisant les prestations déterminées par
de la filière de prise en charge adaptée aux les équipes médico-sociales et la MDPH ;
temps de transports en urgence en amont
et au rapprochement du domicile en aval ; - Mettre en place au niveau de la filière AVC
un suivi médical, social, professionnel
- Structurer la prise en charge en aval du après le retour au domicile, en collabo-
court-séjour dans toutes ses composantes ration avec le médecin traitant, réalisé en
et anticiper le transfert du patient en di- consultation ou en hospitalisation de jour ;
rection des SSR spécialisés, HAD, SSIAD,
soins de ville ; - Constituer des équipes mobiles de réin-
sertion-réadaptation dédiées aux cérébro-
- Adapter la capacité d’accueil de la filière lésés pour relier la prise en charge hos-
d’aval des UNV (SSR, établissements pitalière et la vie à domicile (ou en foyer
médico-sociaux) dans chaque territoire de d’accueil).
santé afin de favoriser la proximité ;
- Optimiser la prise en charge des AVC du Qualité et sécurité des soins
nouveau-né et de l’enfant, en renforçant
la collaboration entre les services concer-
nés ; • Objectif 1 : Améliorer au sein des filières
d’AVC les pratiques professionnelles, l’infor-
• Objectif 3 : Améliorer la fluidité du circuit mation et la formation des professionnels et
des patients entre les différentes structures des aidants ;
sanitaires et leur prise en charge à domicile
ou en structures médico-sociales ; Action 1 : Faire connaître et diffuser les
recommandations de la HAS et les procé-
Action 1 : Identifier les points de blocage et dures de prise en charge des AVC définies
les besoins afin de rendre lisible les orga- localement auprès des professionnels de
nisations ; santé ;
Action 2 : Concevoir des outils destinés Action 2 : Développer la concertation entre
à améliorer la fluidité telles des fiches de les acteurs ;
liaison ;
-
Elaborer des procédures de travail et
Action 3 : Associer les patients et leurs d’évaluation partagée entre profession-
proches référents aux programmes person- nels ;
nalisés de soins (PPS) et aux réunions de
synthèses en SSR ; - Instaurer une démarche qualité élargie ;
Action 4 : Identifier les places en maisons - Mettre en place des réunions de concerta-
d’accueil spécialisé (MAS) et foyers d’ac- tion pluridisciplinaire (RCP) ;
cueil médicalisé (FAM) participant à la prise
en charge des adultes victimes d’AVC ; Action 3 : Former les professionnels de san-
té intervenants dans la filière : urgentistes,
Action 5 : Anticiper et favoriser le maintien médecins, radiologues, personnel soignant,
à domicile ; régulation SAMU, médecins généralistes ;
- Privilégier dans le cadre du suivi des pa- Action 4 : Développer la recherche en ma-
tière d’AVC ;
140] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
accidents
vasculaires cérébraux
Action 5 : Contribuer à la formation et au Modalités spécifiques de
soutien des aidants en partenariat avec
coopération et de coordination
les associations de malades, l’HAD et les
équipes mobiles de soins palliatifs ;
• Objectif 1 : Organiser la coordination
• Objectif 2 : Augmenter le taux de recours régionale et interrégionale de la prise en
aux deux UNV pour les malades non trai- charge des AVC ;
tables par thrombolyse des centres experts
et associés. Action 1 : Mettre en place un comité tech-
nique piloté par l’ARS-OI chargé de contri-
buer à la définition et au suivi de la mise en
Efficience œuvre de la politique régionale de prise en
charge de l’AVC dans le cadre du plan AVC
2010-2014 ;
• Objectif 1 : Améliorer les connaissances
en matière de prise en charge de l’AVC ; Action 2 : Renforcer la coopération entre les
deux filières par l’élaboration d’un système
Action 1 : Mettre en place un système d’in- d’information commun et par l’harmonisa-
formation permettant le recueil régional de tion des pratiques ;
données relatives aux modalités de prise
en charge des AVC (nombre d’AVC, délai Action 3 : Confier l’animation de chaque
d’alerte, délai de prise en charge, niveau de filière à un professionnel de terrain avec un
gravité et son évolution) ; temps dédié ;
Action 2 : Mener une étude de besoins pour • Objectif 2 : Etablir des conventions entre
juger de l’opportunité et des modalités de les établissements intervenants dans les
mise en place de logiques de type plate- filières de prise en charge de l’AVC ;
formes pluri thématiques de coordination
autour de la question de la vulnérabilité, des • Objectif 3 : Diffuser la culture de l’accom-
maladies chroniques, de la dépendance ; pagnement des personnes victimes d’AVC
dans les MAS et FAM ;
• Objectif 2 : Augmenter le taux de réalisa-
tion de thrombolyse pour atteindre l’objectif • Objectif 4 : Initier des appels à projets
national de 15% ; innovants régionaux favorisant l’articulation
entre le secteur sanitaire et médicosocial.
• Objectif 3 : Généraliser l’utilisation d’un
dossier informatique partagé (DMP national
ou solutions régionales) ;
Articulation avec la prévention
• Objectif 4 : Déployer des solutions de télé-
médecine pour améliorer la communication • Objectif 1 : Favoriser les actions de pré-
entre professionnels de santé distants et vention et de dépistage auprès des malades
donc la fiabilité des diagnostics et assurer cardio-neuro-vasculaires ;
des décisions thérapeutiques et ce dans le
délai le plus court ; Action 1 : Mener des actions de sensibilisa-
tion auprès de la population en s’appuyant
Action 1 : Développer entre les centres sur les associations de patients ;
experts et associés les activités suivantes :
téléconsultation neurologique, téléconsulta- Action 2 : Développer l’ETP auprès des
tion de radiologie et télé-expertise (par les patients victimes d’AVC afin de réduire le
neurologues et le service de neuroradiolo- risque de récidive.
gie) ;
Action 2 : Formaliser le cadre d’intervention
des partenaires de la télémédecine.
141] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
accidents
vasculaires cérébraux
3 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Implantations UNV 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Nombre d’UNV 1 1 0 0 1 1
Il n’y a pas lieu d’implanter une nouvelle UNV à La Réunion.
4 • Proportion de patients AVC admis en
UNV ;
• Taux de réalisation de thrombolyse pour
Indicateurs AVC.
de suivi
142] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La périnatalité
1 La périnatalité est l’une des rares théma-
tiques du PRS à disposer d’indicateurs de
résultats. La Réunion est marquée par une
prise en charge des grossesses à risque,
d’appropriation de la démarche d’améliora-
tion continue de la sécurité des soins par
surmortalité maternelle et néonatale pré- les acteurs de santé, de régionalisation du
Eléments coce. système d’information et de coordination de
du diagnostic la formation et de la recherche.
territorial Quantitativement, l’offre de soins répond
aux besoins dans un contexte d’effondre- Une contribution plus active de la PMI est
ment de la PMI, qui suit moins de 5% des attendue de la part de tous les acteurs de
grossesses. la périnatalité pour le suivi des familles vul-
nérables.
Qualitativement, des progrès sont atten-
dus en termes de meilleures évaluation et
2 Accessibilité
• Objectif 4 : Garantir l’étendue des modes
prise en charge des maternités des niveaux
• Objectif 1 : Garantir aux femmes et aux 2 et 3 entre le suivi des grossesses à faible
Plan d’actions nouveau-nés une prise en charge fondée sur niveau à risque et le suivi des grossesses à
une évaluation individualisée du niveau de
2012-2016 risque ;
risque ;
• Objectif 2 : Mieux évaluer et prendre en • Objectif 5 : Faciliter l’accès au diagnostic
charge les grossesses à risque ; prénatal ;
Action 1 : RFavoriser les modes d’exercice Action 1 : Identifier les professionnels de
pluridisciplinaire et coordonné associant santé formés ;
médecins généralistes, gynécologues obs-
tétriciens, sages-femmes et pédiatres ; Action 2 : Rendre lisible le fonctionnement
du dispositif du Centre pluridisciplinaire de
Action 2 : Encourager les modes d’exer- diagnostic prénatal (CPDPN) pour les pro-
cice favorisant la pluridisciplinarité et la fessionnels et les usagers ;
coordination au niveau du 1er recours, via
notamment la création de maisons de santé • Objectif 6 : Implanter un lactarium à La
pluridisciplinaires dans chaque territoire de Réunion pour les territoires de santé ;
santé. Les structures créées doivent asso-
cier les professionnels de la naissance et de • Objectif 7 : Améliorer la prise en charge
l’enfance et les médecins généralistes ; des interruptions volontaires de grossesse
(IVG) et leur prévention ;
Action 3 : Compléter l’offre de 1er recours
par l’ouverture dans les maternités de Action 1 : Créer, dans chaque territoire de
consultations prénatales de dépistage pré- santé, un centre d’orthogénie. La mutuali-
coce des grossesses à risque ; sation avec les CIDDIST sera recherchée ;
• Objectif 3 : Garantir la permanence et la Action 2 : Diversifier les modes de prise en
continuité des soins au sein des maternités ; charge des IVG en établissement ;
Action 1 : Organiser la prise en charge des Action 3 : Encourager l’IVG médicamen-
urgences obstétricales (accès à l’embolisa- teuse hors établissement ;
tion pour l’hémorragie post-partum (HPP))
et des urgences gynécologiques ;
143] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La périnatalité
Action 4 : Assurer l’articulation des éta- • Objectif 4 : Protocoliser et évaluer la prise
blissements pratiquant des IVG avec les en charge des hémorragies du post-partum
centres d’éducation et de planification fa- en organisant, dans chaque territoire de
miliale ; santé, un accès à l’embolisation artérielle
utérine 24h/24 et 7j/7 ;
Action 5 : Renforcer les coordinations entre
les professionnels de santé libéraux prati- • Objectif 5 : Harmoniser la prise en charge
quant les IVG et les établissements dans le des nouveau-nés dans toutes les unités de
domaine de la prévention des grossesses néonatologie, y compris soins intensifs et
non désirées et de l’orientation des femmes réanimation néonatale ;
en amont et en aval d’une IVG ;
• Objectif 6 : Développer la formation ;
• Objectif 8 : Maintenir l’offre existante
en assistance médicale à la procréation Action 1 : Inclure, en lien avec l’Université
(AMP) : de La Réunion, dans la formation initiale
(internat de médecine générale, sage-
- Activités cliniques d’AMP : femme) un module sur le suivi prénatal, la
• Une implantation dans le territoire Ouest ; sécurité des soins, la gestion des risques en
• Une implantation dans le territoire Sud ; obstétrique et la communication avec les
• Aucune implantation dans le territoire usagers, en partenariat avec le réseau de
Nord-Est ; périnatalité ;
- Activités biologiques d’AMP : Action 2 : Développer, dans le cadre du dé-
• Une implantation dans le territoire Ouest ; veloppement médical continu, la culture du
• deux implantations dans le territoire Sud ; retour d’expérience et d’évaluation des pra-
• Aucune implantation dans le territoire tiques professionnelles en établissement et
Nord-Est ; hors établissement. Une mutualisation ville-
hôpital sera recherchée en partenariat avec
• Objectif 9 : Accompagner les familles ; le réseau de périnatalité ;
Action 1 : Pourvoir le territoire Sud d’une Action 3 : Optimiser la formation initiale
équipe de santé mentale en périnatalité ; et continue par la création d’un centre de
simulation médicale pluridisciplinaire in-
Action 2 : Etendre le périmètre d’interven- cluant l’apprentissage et l’entraînement aux
tion des équipes de santé mentale de la urgences obstétricales et néonatales.
périnatalité à la petite enfance.
Efficience
Qualité et sécurité des soins
• Objectif 1 : Développer la pratique d’audits
• Objectif 1 : Assurer la qualité et sécurité cliniques ciblés dans les maternités et dans
des soins en maternité ; toutes les unités de néonatologie, y compris
soins intensifs et réanimation néonatale ;
Action 1 : Promouvoir les facteurs favorisant
les relations d’attachement mère-enfant ; • Objectif 2 : Systématiser la pratique des
revues de morbi-mortalité (mères et nou-
Action 2 : Renforcer la continuité de prise veau-nés) en impliquant tous les profession-
en charge des nouveau-nés à risque de nels de santé y compris les libéraux ;
développer un handicap ;
• Objectif 3 : Développer la culture du retour
d’expérience et d’évaluation des pratiques
• Objectif 2 : Réduire le taux de césarienne professionnelles en établissement et hors
pour les grossesses à bas risque ; établissement ;
• Objectif 3 : Optimiser le transfert des nou-
veau-nés en particulier vers la métropole ;
144] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La périnatalité
• Objectif 4 : Mettre en place un recueil et Modalités spécifiques de
une analyse des événements indésirables coopération et de coordination
graves à déclarer à l’ARS ;
• Objectif 5 : Mesurer et suivre les résultats ; • Objectif 1 : Mettre en adéquation les mis-
sions de l’actuel réseau périnatal avec les
Action 1 : Régionaliser le système d’infor- objectifs dévolus à la périnatalité ;
mation en périnatalité pour tous les établis-
sements de santé via un recueil commun • Objectif 2 : Etendre le suivi coordonné
dont les variables seront exploitées régiona- entre les pédiatres hospitaliers et les
lement (PMSI élargi) ; CAMSP des prématurés à tous les enfants à
risque de handicap ;
Action 2 : Développer et coordonner la re-
cherche périnatale ; • Objectif 3 : Assurer une coordination du
suivi en pré et post-natal lorsqu’une prise
• Objectif 6 : Améliorer la qualité des sys- en charge par le secteur médico-social est
tèmes d’information ; nécessaire.
Action 1 : Développer la transmission sécu-
risée des données médicales entre la ville Articulation avec la prévention
et l’hôpital ;
Action 2 : Mettre en place un dossier médi- • Objectif 1 : Informer le grand public sur
cal partagé entre établissements de santé ; l’intérêt du suivi prénatal, son contenu et les
objectifs attendus, notamment dans le cadre
Action 3 : Garantir la disponibilité des outils des ateliers santé ville et à travailler en lien
de visioconférence pour les CPDPN ; avec les professionnels de santé ;
• Objectif 7 : Créer un centre de recherche • Objectif 2 : Prévenir les grossesses non
périnatale de l’Océan Indien (avec possibi- désirées : participation des centres d’ortho-
lité d’extension vers la petite enfance) char- génie et CIDDIST à l’information des ado-
gé de coordonner les projets de recherche lescents et des jeunes dans le cadre plus
existants, de mettre en place un recueil et global de l’éducation à la sexualité et à la
une analyse régionale d’informations périna- vie affective.
tales, d’accompagner les équipes dans les
nouveaux projets et d’impulser un projet de
recherche sur la petite enfance.
3 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Implantations Gynécologie-obstétrique 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Gynécologie-obstétrique 0 0 0 0 2 1
Gynécologie-obstétrique avec 2 2 1 1 0 0
néonatologie
Gynécologie-obstétrique avec 0 0 1 1 0 0
néonatologie et soins intensifs
Gynécologie-obstétrique avec 1 1 0 0 1 1
néonatologie, soins intensifs et
réanimation néonatale
Suppression de l’autorisation de gynécologie-obstétrique du site de Saint Louis du CHU de
La Réunion.
145] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La périnatalité
Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Activités cliniques d'assistance 2011 2016 2011 2016 2011 2016
médicale à la procréation
Prélèvement d'ovocytes en vue 0 0 1 1 1 1
d'une AMP
Prélèvement de spermatozoïdes 0 0 1 1 1 1
Transfert des embryons en vue de 0 0 1 1 1 1
leur implantation
Prélèvement d'ovocytes en vue 0 0 0 0 1 1
d'un don
Mise en œuvre de l'accueil des 0 0 0 0 1 1
embryons
Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Activités biologiques d'assistance 2011 2016 2011 2016 2011 2016
médicale à la procréation
Préparation et conservation du 0 0 1 1 1 1
sperme en vue d'une insémination
artificielle
Activités relatives à la fécondation 0 0 1 1 1 1
in vitro sans ou avec microma-
nipulation, comprenant notam-
ment le recueil, la préparation
et la conservation du sperme, la
préparation des ovocytes et la
fécondation in vitro sans ou avec
micromanipulation
Recueil, préparation, conservation 0 0 1 1 0 0
et mise à disposition du sperme
en vue d'un don
Conservation à usage autologue 0 0 1 1 1 1
des gamètes et tissus germinaux
en application de l'article L. 2141-
11
Conservation des embryons en 0 0 1 1 1 1
vue d'un projet parental
Conservation des embryons en 0 0 0 0 1 1
vue de leur accueil et mise en
œuvre de celui-ci
146] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La périnatalité
Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Diagnostic prénatal 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Analyses portant sur les mar- 1 1 0 0 0 0
queurs sériques maternels
Analyses de biochimie, y compris 1 1 0 0 0 0
les analyses portant sur les mar-
queurs sériques maternels
Analyse de cytogénétique, y com- 1 1 0 0 0 0
pris les analyses cytogénétiques
moléculaires
Analyse de génétique moléculaire 0 1 0 0 0 0
Analyses en vue de diagnostic de 0 0 0 0 0 0
maladies infectieuses, y compris
les analyses de biologie molécu-
laire
Analyses de biochimie fœtale 0 0 0 0 0 0
à l'exclusion des marqueurs
sériques
4 Grossesse-accouchement
•T aux de femmes enceintes bénéficiaires
IVG
• Nombre d’établissements de santé prati-
AME, CMU/CMUC déclarant leur gros- quant des IVG / Nombre d’établissements
Indicateurs sesse au 2 et au 3ème trimestre ; de santé autorisés à la gynéco-obstétrique
•N ombre d’enfants nés de naissance mul- et/ou chirurgie ;
de suivi tiple en maternité de niveau 1 ; • Nombre d’IVG médicamenteuses /
•N ombre de séjours d’accouchements en Nombre total d’IVG pratiquées au sein de
maternité de niveau 3 / Nombre total de chaque établissements de santé ;
séjours pour accouchements ; • Nombre d’IVG médicamenteuses pra-
•N ombre de séjours en obstétrique dans tiqués en ville / Nombre total d’IVG au
les établissements de santé pour 10000 niveau régional.
habitants ;
•T aux de césarienne pour les maternités
de niveau 1 et pour grossesses à bas
risque par territoire de santé ;
•N ombre d’embolisations artérielles uté-
rines par territoire de santé ;
•N ombre de nouveau-nés transférés selon
protocole ;
147] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Pathologies de l’enfant
et de l’adolescent
1 Lors du précédent schéma d’organisation
sanitaire (SROS), l’offre de soins pédia-
triques à La Réunion a connu des avancées
d’expertise dans le champ de la médecine
pédiatrique.
avec la mise en place des urgences pédia- Cette structuration permettra de prendre en
Eléments triques au CHU site Sud, la transformation compte le développement d’autres spécia-
du diagnostic de l’Hôpital d’enfants en établissement de lités pédiatriques, de compléter l’offre de
territorial soins de suite et de réadaptation pédia- prise en charge des troubles spécifiques
triques et l’identification de filières pour 2 du langage et des apprentissages et d’amé-
spécialités pédiatriques : oncopédiatrie et liorer la couverture vaccinale des enfants,
néphropédiatrie. dans un contexte de recul massif de la
Protection Maternelle et Infantile (PMI) qui
Des efforts sont toutefois à poursuivre en assure la vaccination de moins de 3% des
vue d’éclaircir les missions des différents enfants de 0 à 6 ans et de difficultés de la
niveaux, de l’offre de proximité de premier médecine scolaire sur certains secteurs
recours à l’offre de recours spécialisé et/ou géographiques.
2 Accessibilité des enfants ;
• en tant que relais de la pédiatrie hospi-
talière dans le suivi actif des enfants por-
• Objectif 1 : Structurer la gradation de la teurs de maladies chroniques ;
Plan d’actions prise en charge des enfants et des adoles-
2012-2016 cents : soins de proximité, recours hospita- Action 2 : Identifier les implantations des
liers et expertise ; structures de pédiatrie dans chaque terri-
toire de santé :
Action 1 : Garantir une offre de médecine -Territoire Nord-Est : une implantation à
pédiatrique de proximité dans chaque ter- Saint-Denis, une implantation à Saint-
ritoire de santé ; Benoît ;
- Territoire Ouest : une implantation à Saint-
-
Favoriser les modes d’exercice pluridis- Paul ;
ciplinaire et coordonné associant méde- - Territoire Sud : une implantation à Saint-
cins généralistes et pédiatres, ces der- Pierre ;
niers étant les acteurs pivot de la prise en
charge des enfants ; Action 3 : Renforcer le recours hospitalier
spécialisé dans chaque territoire de santé ;
- Créer des maisons de santé pluriprofes-
sionnelles (MSPP) dans chaque territoire - Assurer, dans chaque territoire de santé,
de santé. Les structures créées doivent l’accès à des consultations pédiatriques
associer, outre les médecins généralistes, hospitalières spécialisées ;
les pédiatres et les orthophonistes. Un
continuum périnatalité petite enfance sera - Structurer une offre hospitalière en édu-
recherché ; cation thérapeutique : programme sur la
prise en charge des enfants et des ado-
-
Renforcer la formation des médecins lescents ;
généralistes sur le dépistage et/ou dia-
gnostic des troubles du développement Action 4 : Identifier les sites d’hospitalisa-
de l’enfant et leur orientation précoce vers tion en médecine pouvant accueillir des en-
une prise en charge spécialisée adaptée, fants dans le cadre d’une convention avec
le cas échéant ; une structure de pédiatrie :
- Réalisation d’actes techniques de méde-
- Réaffirmer la mission de recours des pé- cine avec anesthésie générale ou loco-ré-
diatres libéraux : gionale ;
• en tant que premier recours spécialisé - Enjeux d’exception géographique pour la
des médecins généralistes dans le suivi prise en charge d’enfants à partir de 11
148] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Pathologies de l’enfant
et de l’adolescent
ans souffrant d’épisodes pathologiques Efficience
aigus ou atteints de maladies chroniques
après la phase diagnostique en structure
de pédiatrie ; • Objectif 1 : Maintenir une offre de proxi-
mité, tout en renforçant l’efficience de l’offre
Action 5 : Développer la mission de recours hospitalière en tenant compte de la démo-
régional du CHU de La Réunion pour les graphie médicale ;
spécialités pédiatriques suivantes :
- Développer les compétences en neuro- • Objectif 2 : Renforcer l’adéquation des sé-
pédiatrie en tant que centre régional de jours de médecine pédiatrique en recentrant
ressources pour la prise en charge de l’hospitalisation sur les soins aigus ;
l’épilepsie, des AVC et des maladies neu-
rologiques (infectieuses et/ou génétiques) • Objectif 3 : Développer les prises en
de l’enfant ; charge en hospitalisation de jour ;
- Renforcer les compétences en endocri-
nologie pédiatrique en tant que centre • Objectif 4 : Développer la transmission sé-
régional de recours diagnostique et théra- curisée des données médicales entre l’hôpi-
peutique ; tal et la ville ;
- Renforcer les compétences en cardio-
pédiatrie en tant que centre régional de • Objectif 5 : Encourager la recherche épi-
recours diagnostique et d’orientation thé- démiologique et clinique dans le domaine de
rapeutique ; la petite enfance notamment dans certaines
- Développer, en pneumopédiatrie, un pla- maladies spécifiques aux populations de
teau technique d’explorations fonction- l’Océan Indien. Une complémentarité avec
nelles spécifique à l’enfant et améliorer la périnatalité sera recherchée.
la prise en charge des patients atteints de
mucoviscidose ;
Modalités spécifiques de
Action 6 : Faire évoluer le centre de res- coopération et de coordination
sources et de compétences de la mucovis-
cidose Sud (CRCM) en un CRCM bipolaire
Obésité pédiatrique
accueillant les enfants et les adultes des
territoires de santé de La Réunion et de
• Objectif 1 : Structurer et formaliser les
Mayotte ;
liens ville-hôpital-secteur médico-social
dans le cadre d’une filière de prise en charge
• Objectif 2 : Accompagner les enfants et les
de l’obésité de l’enfant et de l’adolescent ;
familles ;
• Objectif 2 : Poursuivre le maillage du repé-
Action 1 : Etendre le périmètre d’interven-
rage précoce du surpoids et de la prise en
tion des équipes de santé mentale de la
charge de l’obésité pédiatrique ;
périnatalité vers la petite enfance ;
Action 1 : Promouvoir le dépistage, dia-
Action 2 : Développer des unités d’éduca-
gnostic et prise en charge par les acteurs
tion thérapeutique spécifiques aux enfants
du 1er recours pour les obésités simples ;
dans les territoires de santé, y compris dans
le champ de l’obésité pédiatrique.
Action 2 : Prendre en charge de manière
coordonnée et pluridisciplinaire en 2ème
recours par le réseau de santé REPOP (ré-
Qualité et sécurité des soins seau de prévention et de prise en charge de
l’obésité pédiatrique) ;
• Objectif 1 : Développer la formation médi-
cale continue des médecins sur les patholo- Action 3 : Prendre en charge en hospitalier
gies suivantes : pour les situations d’obésité morbide ;
- dépistage et au diagnostic des troubles du
- développement de l’enfant ; Action 4 : Mettre en adéquation les mis-
- prise en charge de l’asthme ; sions du REPOP avec les objectifs d’orga-
- prise en charge de l’obésité pédiatrique. nisation de la filière de repérage précoce et
149] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Pathologies de l’enfant
et de l’adolescent
prise en charge de l’obésité pédiatrique ; -
Par le 3ème recours constitué par le
centre de références pour les troubles du
Action 5 : Développer des unités d’éduca- langage et des apprentissages (CRTLA) ;
tion thérapeutique spécifiques aux enfants
dans les territoires de santé dans le champ Prise en charge des adolescents :
de l’obésité pédiatrique ;
• Objectif 5 : Articuler la prise en charge
Troubles du langage et des apprentissages sanitaire des adolescents avec des lieux
d’accueil, d’écoute et d’information et de
• Objectif 3 : Structurer et formaliser les soins ouverts aux adolescents (maisons des
liens ville-hôpital-secteur médico-social adolescents).
dans le cadre d’une filière de prise en
charge des troubles du langage et des ap- Articulation avec la prévention
prentissages ;
• Objectif 4 : Améliorer la fluidité de la filière • Objectif 1 : Informer, sensibiliser les pa-
de prise en charge des troubles du langage rents sur l’intérêt du dépistage précoce des
et des apprentissages : troubles du développement de l’enfant et de
l’adolescent, sur le rôle du médecin traitant
Action 1 : Systématiser le dépistage pré- et sur l’existence de structures de prise en
coce aux âges clés dans le suivi de l’enfant charge ;
par le médecin traitant ;
• Objectif 2 : Développer les actions de
Action 2 : Renforcer le dépistage en milieu soutien à la parentalité notamment dans le
scolaire (contributions PMI et médecine cadre des ateliers santé ville ;
scolaire) ;
• Objectif 3 : Améliorer la couverture vacci-
Action 3 : Assurer le diagnostic et la prise nale des enfants et des adolescents ;
en charge :
-
Par le 1er recours pour les situations Action 1 : Sensibiliser les professionnels de
pour lesquelles le binôme médecin formé santé sur le calendrier vaccinal en lien avec
et orthophoniste peut suffire (place des les URPS ;
MSPP) ;
-
Par le 2ème recours constitué par les Action 2 : Former les médecins et les sages-
CMPP orientés « troubles du langage et femmes à la vaccinologie ;
des apprentissages » (1 par territoire de
santé, 2 pour le Nord-Est) pour les situa- Action 3 : Informer les usagers de tout l’in-
tions nécessitant une prise en charge plu- térêt de la vaccination.
ridisciplinaire ;
3 Séjours avec âge < 18 ans
•N
ombre de séjours en médecine dans les
• Nombre d’enfants, par tranche d’âge,
bénéficiant d’un suivi pour trouble du lan-
établissements de santé/10000hab ; gage et des apprentissages, pour obésité
Indicateurs •P
art des séjours de médecine en hospita- pédiatrique ;
lisation de jour ; • Nombre d’unités d’éducation thérapeu-
de suivi •P
art des séjours de médecine avec actes tique du patient spécifiquement dédiées
techniques de médecine sous anesthésie à l’enfant.
générale ou locorégionale, par établisse-
ment, par territoire de santé, au niveau
régional ;
•N
ombre de maisons de santé pluridisci-
plinaire créées avec orientation forte péri-
natalité /enfants dans le projet de santé ;
150] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Addictions
1 La région Réunion est touchée au même
titre que les autres régions de Métropole
par le phénomène des addictions sous
grandement en jeu dans les accidents de
la route (45 % des accidents mortels sont
dus à l’alcool).
toutes ses formes mais avec des caractéris-
Eléments tiques qui lui sont propres. Le tabac est consommé précocement à La
du diagnostic En matière d’alcool, le rhum, la bière et le Réunion par les jeunes (50 % des jeunes
territorial vin sont vendus dans des proportions iden- de 13 à 15 ans ont consommé du tabac),
tiques (26 % de l’offre de boissons alcooli- accompagné également d’un usage quo-
sées en 2009). tidien plus précoce. La consommation de
L’alcool est consommé plus précocement tabac est la cause de 560 décès par an (13
par les jeunes (8 jeunes de 13-15 ans ont % des décès constatés dans l’île), de 60%
déjà consommé de l’alcool), accompagnée des décès prématurés et la première cause
d’un usage de plus en plus excessif. Un de décès par cancer.
tiers des jeunes de 13 et 44 % des jeunes
de 14-15 ans ont connu des épisodes La consommation de drogues illicites est
d’ivresse. marquée par l’usage prépondérant du can-
L’offre de tabac après une baisse notable nabis et une pratique courante concernant
ces dernières années sous l’impulsion de les médicaments détournés de leur usage.
politiques publiques rendant son accès La consommation des autres drogues reste
plus difficile (hausse des prix, campagne à niveau marginal en comparaison des don-
de prévention…) connait une légère hausse nées métropolitaines. La polyconsomma-
depuis 2009. tion touche pour sa part un jeune sur trois.
Concernant les addictions sans substance,
Cette consommation d’alcool se traduit il existe une grande accoutumance aux
par une forte morbidité et une mortalité jeux de hasard avec des mises moyennes
prématurée élevée : 7 décès sur 10 liés à par habitant et par semaine, supérieure à
l’alcool surviennent avant l’âge de 65 ans. la moyenne nationale (3,17€ en moyenne
Par ailleurs, l’alcool est un facteur entrant contre 2,96 € en Métropole).
2 Accessibilité Action 2 : Faciliter le déploiement de l’ELSA
sur l’ensemble du territoire de santé Ouest ;
Plan d’actions • Objectif 1 : Poursuivre la mise en œuvre • Objectif 3 : Conforter le rôle du médecin
2012-2016 de la filière d’addictologie sur chacun des traitant dans les problématiques addictives ;
territoires de santé ;
Action 1 : Développer la formation des
Action 1 : Répertorier les obstacles à l’ins- médecins traitants dans les repérages et la
tallation d’une filière dans chaque territoire prise en charge des conduites à risques ;
de santé ;
Action 2 : Améliorer l’intégration des méde-
Action 2 : Renforcer l’évaluation annuelle cins libéraux dans les coordinations ou par-
des dispositifs de la filière ; tenariats existants.
• Objectif 2 : Conforter les équipes de
liaison et de soutien en addictologie (ELSA) Efficience
dans leur rôle de repérage des conduites
addictives ; • Objectif 1 : Améliorer la fluidité du par-
cours des patients au sein des filières exis-
Action 1 : Faciliter l’accessibilité à l’offre de tantes ;
soins sur la partie Est du territoire de santé
Nord-Est en adossant l’ELSA à une struc- Action 1 : Privilégier l’accès au court séjour
ture d’addictologie ; avec des hospitalisations programmées ;
151] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Addictions
• Objectif 2 : Diversifier la prise en charge
des usagers avec le développement de l’hos- Action 2 : Mettre en œuvre des conventions
pitalisation de jour ; cadres de partenariat entre CSAPA, établis-
sements de santé et organismes représen-
• Objectif 3 : Améliorer l’articulation avec la tatifs du secteur libéral ;
psychiatrie ;
• Objectif 2 : Promouvoir l’articulation avec
La prise en charge des addictions relève à les actions de l’Etat dans le domaine de
titre principale de l’offre de soins en addic- l’addictologie : le plan Mission interministé-
tologie, avec le recours complémentaire à la rielle de la lutte contre la drogue et la toxi-
psychiatrie, tant en ambulatoire qu’en hos- comanie (MILDT), le Plan national de prise
pitalisation, notamment pour le traitement en charge des addictions ;
des co-morbidités psychiatriques. L’intrica-
tion des problématiques psychiatriques et Action 1 : Définir ces articulations au sein
addictives chez certains patients hospitali- de la commission de coordination des poli-
sés dans des services de psychiatries justi- tiques publiques des prises en charge et
fie que ces derniers disposent d’un soutien des accompagnements médico-sociaux.
de la filière de soins en addictologie.
Action 1 : Améliorer le lien entre ELSA et Articulation avec la prévention
l’offre de soins en psychiatrie ;
Action 2 : Etablir des conventions entre les • Objectif 1 : Placer le médecin généraliste
structures d’addictologie et les établisse- comme pivot de la prévention des conduites
ments autorisés en psychiatrie ; addictives ;
Action 1 : Mener une campagne de sensi-
Modalités spécifiques de
bilisation auprès des médecins généralistes
coopération et de coordination sur leur rôle en terme de prévention.
• Objectif 1 : Améliorer l’articulation avec le
secteur médico-social ;
Action 1 : Développer des collaborations
entre le secteur sanitaire, les futurs Centres
de soins, d’accompagnement et de préven-
tion en addictologie (CSAPA), le secteur
ambulatoire ;
3 Territoires de santé
Nord-Est Ouest Sud
Implantations Filière addictions 2011 2016 2011 2016 2011 2016
Consultations 2 2 0 1 1 1
Equipes de liaison et de soutien 1 2 1 1 1 1
en addictologie
Hôpital de jour 1 2 0 1 1 1
Hospitalisation complète 2 2 0 1 1 1
SSR avec prise en charge spé- 2 2 1 1 1 1
cialisée des affections liées aux
conduites addictives
152] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Addictions
4 • Nombre de consultations d’addictologie ;
• Nombre de patients suivis par une ELSA ;
• Nombre de patients suivis en hôpital de
jour, en hospitalisation complète et en
Indicateurs SSR « Addictions » ;
de suivi • Nombre de médecins généralistes formés
à la prise en charge des addictions.
153] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Transfusion
sanguine
1 L’activité transfusionnelle de l’année 2010
a rencontré des difficultés lors du recueil
de l’activité régionale exhaustive. Cette acti-
La banque de sang rare de La Réunion
a connu des difficultés techniques. La
question se pose de la nécessité d’une
vité progresse encore en 2010 sur tous les telle banque pour notre inter-région. Une
Eléments types de produits sanguins labiles (PSL), du réflexion doit être menée pour la justifier,
du diagnostic fait des activités médicales, en particulier après avoir bien définis les phénotypes
territorial sur les plasmas (échanges plasmatiques nécessaires, et en sachant que la banque
développés à Saint-Pierre). nationale de sang de phénotype rare est à
Paris (site de Créteil de l’EFS Île de France).
L’Etablissement Français du Sang (EFS) La Les perspectives d’évolution de l’activité
Réunion présente de nouvelles activités de transfusionnelle des établissements sont
production : lancement du prélèvement de à étudier afin de donner à l’EFS ses orien-
plasma thérapeutique, issu d’aphérèse et tations quant à ses prévisions sur les col-
inactivé par Intercept-Amotosalen®, depuis lectes afin de permettre la pérennité de
février 2011 et pour lequel l’autosuffisance l’autosuffisance, notamment sur le territoire
est attendue pour fin 2011 – début 2012. de Mayotte.
La production de mélanges de concentrés L’efficience de l’utilisation des PSL, afin de
de plaquettes n’est pas envisagée. garantir la qualité et la sécurité, de pres-
cription et d’utilisation, doit impérativement
être recherchée.
2 Qualité et sécurité des soins des prescripteurs et des utilisateurs par col-
laboration entre les professionnels de l’EFS
La Réunion, le Coordonnateur régional
Plan d’actions • Objectif 1 : Améliorer et enrichir le conseil d’hémovigilance et les professionnels de
2012-2016 transfusionnel par l’EFS La Réunion ; l’hémovigilance et des dépôts des établis-
sements de santé ;
• Objectif 2 : Maîtriser l’acte transfusionnel
lors de l’utilisation des PSL dans les unités
de soins des établissements de santé, afin
d’améliorer la sécurité transfusionnelle et la Efficience
traçabilité et de diminuer les destructions ;
• Objectif 1 : Développer les échanges in-
• Objectif 3 : Maîtriser la destruction des formatiques de données de sécurité trans-
PSL, en diminuant la non utilisation dans fusionnelle et d’hémovigilance au niveau
les unités de soins des établissements éloi- inter-régional entre les établissements, les
gnés et la péremption en dépôt ; laboratoires, et l’EFS dans un 1er temps,
puis avec les professionnels de santé du
• Objectif 4 : Harmoniser les discours pour secteur ambulatoire dans un 2ème temps ;
l’enseignement initial et la formation conti-
nue des prescripteurs et des utilisateurs ; Action 1 : Constituer une plate-forme régio-
nale, support des dossiers transfusionnels
• Objectif 5 : Développer la formation locale des patients et en lien avec le serveur régio-
régulière des personnels occasionnels pour nal d’identité ;
la délivrance dans les dépôts d’urgence et
pour le transfert dans les dépôts relai, sous • Objectif 2 : Développer la maîtrise des
la responsabilité des professionnels de prescriptions et des indications des diffé-
l’EFS La Réunion et du CRH ; rents PSL, en particulier lors de l’urgence
vitale ;
• Objectif 6 : Développer la formation locale
154] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Transfusion
sanguine
• Objectif 3 : Réfléchir à la rationalisation de
la répartition des dépôts de sang, au regard
de leur éloignement au site de distribution-
délivrance de l’EFS et de leur activité.
3 Le SOTS (Schéma d’Organisation de la
Transfusion Sanguine) définit d’une part
l’implantation des activités transfusion-
Implantations nelles de l’EFS La Réunion et d’autre part
l’implantation des dépôts de sang sur cha-
cun des 4 territoires (Nord-Est ; Ouest ;
Sud ; Mayotte).
4 Au niveau inter-régional et de chaque éta-
blissement avec activité transfusionnelle :
•T
aux de déclaration d’IG pour 1000 PSL
qualifiés (Incident Grave de la chaîne
• Traçabilité régionale des PSL ; transfusionnelle) ;
Indicateurs • Taux de destruction des PSL ; •T
aux de déclaration d’EIGD pour 1000
• Nombre de PSL transfusés, rapporté à la dons (Effet Indésirable Grave Donneur).
de suivi population ;
• Taux de déclaration d’EIR pour 1000
PSL transfusés (Effets Indésirables Rece-
veur) ;
155] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Infections
associées aux soins
1 L’infection associée aux soins (IAS) englobe
tout événement infectieux en rapport plus
ou moins proche avec un processus, une
présentant une gravité moindre ; 14,9%
sont des bactériémies, potentiellement plus
graves, suivies par 13.8% d’infections du
structure, une démarche de soins, dans un site opératoire (complication infectieuse
Eléments sens très large. L’IAS comprend l’infection d’intervention chirurgicale) et autant de
du diagnostic nosocomiale, au sens de contractée dans pneumopathies infectieuses. Des efforts
territorial un établissement de santé, et couvre égale- restent donc à effectuer, notamment sur les
ment les soins délivrés en dehors des éta- bactériémies (deuxième localisation la plus
blissements de santé. fréquente d’infections nosocomiales).
La situation de La Réunion, reste au des-
Le critère principal définissant une IAS est sous de la prévalence brute nationale mais
constitué par la délivrance d’un acte ou elle nécessite des analyses complémen-
d’une prise en charge de soins au sens taires, visant à estimer si cette prévalence
large (à visée diagnostique, thérapeutique, reste significativement inférieure à la préva-
de dépistage ou de prévention primaire) lence nationale lorsqu’on tient compte des
par un professionnel de santé ou le patient différences de caractéristiques des établis-
ou son entourage, encadrés par un profes- sements et des patients de la région.
sionnel de santé. Aucune distinction n’est
faite quant au lieu où est réalisée la prise en L’enjeu est de mobiliser les acteurs sur la
charge ou la délivrance de soins. prévention et la maîtrise des IAS et d’agir
sur les déterminants du risque infectieux
Les IAS concernent les patients, malades associé aux soins.
ou non, mais également les professionnels
de santé et les visiteurs.
La troisième enquête nationale de préva-
lence (ENP) des infections nosocomiales
a été organisée dans les établissements
de santé en juin 2006. Sur les 18 établis-
sements de la région Réunion, 14 établis-
sements ont participé à l’enquête, repré-
sentant un taux de participation de 78%.
Le nombre de patients enquêtés a été de
2084. 70 % des patients étaient hospita-
lisés en court séjour (50% dans les don-
nées nationales), avec une part impor-
tante de l’obstétrique (18.1% versus 6.3%
à l’échelle nationale). L’âge médian des
patients hospitalisés le jour de l’enquête à
la Réunion est de 45 ans alors qu’il est de
69 ans au niveau national. La prévalence
(c’est-à-dire le pourcentage) de patients
présentant au moins une infection noso-
comiale active le jour de l’enquête dans
les établissements publics et privés de La
Réunion est de 4,0%, celle des infections
nosocomiales de 4.5% (un patient pouvant
présenter plusieurs infections nosocomiales
le jour de l’enquête). Ces prévalences sont
inférieures aux prévalences brutes obser-
vées au niveau national (prévalence des in-
fectés = 4,97%; prévalence des infections
nosocomiales = 5,38). La gravité de ces
infections est toutefois variable : 18% des
infections sont de site urinaire, localisation
156] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Infections
associées aux soins
2 Accessibilité - Envoyer le bilan régional annuel des si-
gnalements aux présidents de CME pour
diffusion large à l’ensemble de la commu-
Plan d’actions • Objectif 1 : Maintenir l’usager au cœur du nauté médicale ;
2012-2016 dispositif ;
- Promouvoir les retours d’expérience par
Action 1 : Préparer les établissements de une réunion annuelle des référents du
santé à la communication en situation de signalement avec retour d’expérience
crise ; (REX), organisée par l’ARS-OI et l’ARLIN ;
Action 2 : Organiser des actions de forma- Action 2 : Assurer la surveillance des bac-
tion et d’information des usagers sur les tériémies associées aux cathéters veineux
infections associées aux soins en général ; centraux (CVC) en réanimation ;
Action 3 : Mieux associer les usagers aux -
Mettre en place un réseau régional de
instances du dispositif (Antenne régionale surveillance des infections sur chambre
de lutte contre les infections nosocomiales implantable (incluant le parcours ville et
(ARLIN), Centre de coordination pour la hôpital) ;
lutte contre les infections nosocomiales
(CCLIN), instances de pilotage national…) ; Action 3 : Assurer la surveillance des in-
fections du site opératoire, pour des inter-
Action 4 : Accompagner la diffusion pu- ventions ciblées à faible risque d’infection
blique du tableau de bord, notamment (cure de hernie inguinale ou de paroi, cho-
par des actions d’information via différents lécystectomie, chirurgie orthopédique pro-
médias ; thétique, césarienne, chirurgie du sein) ;
Action 5 : Rendre plus accessible l’informa- - Favoriser une surveillance régionale sim-
tion aux usagers sur les risques d’infections plifiée, Maternité ;
nosocomiales et leur évolution, comment
faire participer les usagers à la prévention -
Inciter la mise en place d’un suivi des
des IAS. infections du site opératoire au travers du
système d’information hospitalier, en col-
laboration avec les DIM, les laboratoires
Qualité et sécurité des soins et les pharmacies des établissements de
santé ;
• Objectif 1 : Structurer les procédures de
repérage, de signalement et de gestion des • Objectif 2 : Renforcer les bonnes pratiques
IAS ; assurant la sécurité des patients et des pro-
fessionnels ;
Action 1 : Promouvoir le signalement des
événements indésirables graves (EIG) in- Action 1 : Favoriser l’évaluation de la perti-
fectieux ; nence des actes à risque infectieux ;
- Organiser par l’ARS-OI et l’ARLIN une réu- Action 2 : Diffuser les protocoles prioritaires
nion régionale de présentation du signale- nationaux proposés et accompagner les
ment dématérialisé aux responsables de établissements pour leur mise en place ;
pôle, présidents de CME et des respon-
sables de signalement ; Action 3 : Développer des outils d’aide à
l’observance des mesures de prévention du
- Développer des outils pour améliorer le si- risque infectieux péri-opératoire ;
gnalement interne des infections : à partir
du laboratoire, de la pharmacie, du DIM ; Action 4 : Développer des outils d’aide à
l’observance des mesures de prévention
du risque infectieux lors de la pose et de
157] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Infections
associées aux soins
l’entretien des voies veineuses centrales et hygiéniste-enseignants écoles), IUT…
périphériques ;
- Mettre en place un diplôme universitaire
Action 5 : Améliorer le dispositif de prise (DU) de gestion du risque infectieux no-
en charge des infections ostéo-articulaires socomial en lien avec l’Université de La
complexes en identifiant un centre de réfé- Réunion ;
rence et en diffusant le protocole thérapeu-
tique, en collaboration avec les infectiolo- - Développer des actions de communica-
gues et les chirurgiens orthopédistes ; tion vers les responsables de pôle et prési-
dents de CME des établissements de san-
Action 6 : Promouvoir la vaccination du té sur les nouveaux enjeux de la gestion
personnel (hépatite B, grippe, coqueluche, du risque infectieux ;
rougeole, varicelle) en établissements de
santé et établissements médico-sociaux, en - Améliorer la formation à la prévention des
collaboration avec les médecins du travail ; infections nosocomiales des nouveaux
arrivants dans chaque établissement de
Action 7 : Assurer la surveillance des acci- santé et évaluer sa mise en œuvre (type
dents exposant au sang (AES) survenant quizz PPT).
dans l’établissement (établissements de
santé privés, établissements médico-so-
ciaux et HAD), promouvoir leur prévention Efficience
et améliorer leur prise en charge ;
• Objectif 3 : Disposer d’un plan de maîtrise • Objectif 1 : Renforcer la maîtrise des bac-
des épidémies locorégionales, activable dés téries multi-résistantes (BMR) ;
le déclenchement de l’alerte ;
Action 1 : Etendre le réseau de surveillance
• Objectif 4 : Améliorer les connaissances régional c’est-à-dire aux laboratoires privés
sur les déterminants du risque infectieux hospitaliers et au laboratoire de biologie
associés aux soins ; médicale du Centre Hospitalier de Mayotte ;
Action 1 : Développer la recherche ; Action 2 : Aider à l’élaboration des plans
d’actions de maîtrise de la diffusion des
-
Améliorer les capacités des laboratoires BMR (en attente d’un programme natio-
de microbiologie de l’île à l’identification nal) ;
des mécanismes de résistance : EBLSE,
EPC, ERV… Action 3 : Signaler les hautes résistances
à l’ARLIN : AB5, EPC, ERV-extension aux
- Développer la connaissance sur les résis- laboratoires de ville, envoyer les souches
tances bactériennes chez l’homme et hautement résistantes aux laboratoires hos-
dans le monde animal : réseau régional pitaliers ;
ARLIN et CYROI ;
Action 4 : Revoir la fiche de transfert patient
Action 2 : Développer la formation ; porteur de BMR en faisant évoluer vers une
maladie infectieuse transmissible ;
-
Consolider la formation continue : pour-
suivre le programme de l’Association de Action 5 : Ajuster la politique de dépistage
la fédération de lutte contre les infections régional, selon l’évolution de l’écologie bac-
(AFELIN), ouvrir des financements de la térienne ;
DPM pour prendre en charge les coûts
de la formation AFELIN des personnels Action 6 : Effectuer le typage en biologie
médicaux ; moléculaire pour identifier les mécanismes
de résistance avec délai performant par
-
Enrichir la formation initiale par la pré- rapport au CNR ;
vention RI en fac de médecine, école de
sage-femme, paramédicale (rencontre • Objectif 2 : Promouvoir le bon usage des
antibiotiques ;
158] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Infections
associées aux soins
Action 1 : Améliorer et pérenniser le réseau Action 2 : Créer un outil pour la cartogra-
de surveillance de consommation ATB (rap- phie des risques infectieux nosocomiaux a
port régional annuel, intégration des extrac- priori ;
tions dans les systèmes informatiques) ;
Action 3 : Impliquer les hygiénistes et l’AR-
Action 2 : Mettre en place un DU antibio- LIN dans la COVIREM ;
thérapie à l’Université de La Réunion avec
l’appui de l’AFELIN en collaboration CAI/ Action 4 : Mettre à disposition l’expérience
hygiéniste ; de la FELIN et l’antenne régionale pour
améliorer la gestion des autres risques as-
Action 3 : Se rapprocher des services de sociés aux soins ;
recherche vétérinaire afin d’identifier la
consommation en antibiotiques en méde- - Proposer l’organisation de formation AFE-
cine vétérinaire. LIN sur les autres risques par exemple
médicamenteux ;
Articulation avec la prévention Action 5 : Accompagner les établissements
dans la mesure de la culture de sécurité
des soins (formation, diffusion d’outils).
• Objectif 1 : Insérer la prévention des phé-
nomènes infectieux dans la gestion des
risques associés aux soins ;
Action 1 : Développer la formation AFELIN
et l’appui méthodologique par l’ARLIN à
l’utilisation de nouveaux outils : analyse des
EIG, visite de risques, analyse de scénario ;
3 • Taux d’établissements ayant mis en place
des méthodes d’analyse des causes lors
sures de prévention du risque infectieux
lors de la pose et de l’entretien des voies
de la survenue d’EIG ; veineuses centrales et périphériques ;
Indicateurs • Taux d’établissements de santé ayant mis • Taux des établissements ayant mis en
en œuvre des outils d’évaluation des pra- place, avec la médecine du travail, une
de suivi tiques professionnelles portant sur la ges- surveillance de la couverture vaccinale
tion du risque infectieux ; pour la grippe, la coqueluche, la rougeole
• Taux d’IAS signalées dont toutes celles et l’hépatite B ;
relevant du signalement externe ; • Taux d’incidence des AES ;
• Taux d’établissements de santé ayant • Taux d’établissements de santé disposant
une procédure de signalement interne et d’un plan activable en cas de détection
externe opérationnelle ; d’un phénomène infectieux émergent à
• Taux d’incidence des bactériémies asso- haut risque épidémique ;
ciées aux CVC en réanimation ; • Taux d’incidence des SARM isolés et ERV
• Taux d’incidence des infections du site national<1%.
opératoire, pour des interventions ciblées • Taux d’établissements concernés ayant
à faible risque d’infection ; inscrit la réévaluation de l’antibiothérapie
• Taux d’établissements pratiquant la entre la 24ème heure et la 72ème heure
chirurgie ayant mis en place un outil dans la politique de bon usage des anti-
d’aide à l’observance des mesures de biotiques et évaluant son application dans
prévention du risque infectieux péri-opé- le dossier patient.
ratoire ;
• Taux d’établissements ayant mis en place
un outil d’aide à l’observance des me-
159] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
permanence des soins
en établissements de santé
1 La permanence des soins en établisse-
ments de santé (PDS ES) est une mission
de service public. Il s’agit de l’accueil de
- Avril - Mai 2011 : Enquête nationale sur
l’organisation des lignes de gardes et d’as-
treintes par activité de soins au sein de
nouveaux patients au sein des services chaque établissement de santé en Méde-
Eléments de médecine, de chirurgie et d’obsté- cine, Chirurgie et Obstétrique. Certaines
du diagnostic trique. Elle suppose la gradation des soins activités n’entraient pas dans le champ
territorial à l’échelon territorial le plus adapté selon de l’enquête (en particulier la gynécologie
les disciplines concernées. Compte tenu de obstétrique).
l’organisation des lignes de garde et d’as-
treinte qui commencent le plus souvent à -
Juin 2011 : Rencontres individualisées
18h30 dans les établissements publics, les avec chaque établissement (Directeurs,
plages de PDS ES retenues à la Réunion Présidents de CME): présentation du nou-
sont : les nuits (18h30-8h30), les samedis veau contexte budgétaire, validation des
après midi (14h-18h30), les dimanches et données collectées dans l’enquête, identi-
jours fériés. fication des projets de coopérations ou de
mutualisations de lignes de PDSES.
La PDSES se distingue de la permanence
des soins en ambulatoire (PDSA) qui cor- - Août 2011 : Réunion de travail sur le sché-
respond aux besoins de soins non program- ma cible (Directeurs, Présidents de CME,
més relevant de la médecine de ville et pour Fédérations des établissements publics
laquelle les plages visées par le code de la et privés pour les activités de Médecine,
santé publique sont : les nuits (20h-8h), Chirurgie, Obstétrique, Union Régionale
les samedis après midi (14h-20h), les di- des Professionnels de Santé) : présenta-
manches et jours fériés. tion de l’état des lieux (comprenant les
résultats de l’enquête, validés individuel-
Le point d’articulation se situe dans lement) avec, pour chaque activité de
les structures de médecine d’urgence qui soins :
assurent la coordination entre la ville et
l’hôpital. • validation collective du nombre et de la
modalité de PDS ES existante (gardes et
astreintes),
Un diagnostic territorial a été construit selon • définition du niveau de recours (niveau
la méthodologie suivante : 1 (territorial), niveau 2 (infrarégional),
niveau 3 (régional)) et de la modalité de
-M
ars 2011 : Réunion d’information desti- PDSES souhaitable (garde, astreinte de
née aux établissements de santé publics sécurité, astreinte opérationnelle).
et privés (Médecine, Chirurgie, Obsté-
trique) : Septembre 2011 : Enquête visant à
connaitre l’activité réalisée, au titre des nou-
• présentation des missions de service veaux patients pris en charge, par ligne de
public (nouveau contexte de la loi HPST, gardes et d’astreintes. Un établissement de
modalités de couverture des besoins) ; santé public n’a pas répondu à l’enquête.
• présentation de la méthodologie d’élabo-
ration du schéma cible PDS ES (enquête, Octobre-novembre 2011 : exploitation de
concertation) ; l’enquête activité et comparaison avec le
• description du nouveau cadre de finance- projet de schéma cible retenu en groupe de
ment de la Permanence des Soins en éta- travail.
blissement de santé (nouveau calibrage
par rapport à la Mission d’Intérêt Général Décembre 2011 : Restitution individualisée
(MIG) « Permanence des soins Hospita- des résultats de l’enquête activité aux éta-
lière » et aux contrats de Pratiques Pro- blissements. Début de la concertation sur
fessionnelles du secteur privé). le SOS-PRS.
160] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
permanence des soins
en établissements de santé
Février 2012 : Réunion de travail sur le
schéma cible et l’état des lieux (Directeurs,
Présidents de CME, Fédérations des éta-
blissements publics et privés pour les acti-
vités de Médecine, Chirurgie, Obstétrique,
Union Régionale des Professionnels de
Santé).
Le diagnostic présenté ci-dessous reprend
de manière synthétique l’état des lieux
concerté de l’existant. Il inventorie une
partie des lignes de gardes et d’astreintes
existantes, par activité de soins, que ce
soit au titre de la continuité d’activité ou de
nouveaux patients, sans considération du
périmètre couvert par la Mission d’Intérêt
Général « Permanence des Soins en Eta-
blissement de Santé ».
161] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
permanence des soins
en établissements de santé
Etat des lieux1 de l’existant (enquête nationale d’avril - mai 2011 validée par chaque opérateur) : Démarche concertée
intégrant la continuité des soins et les nouveaux cas venus aux plages de la PDS ES
Territoire Nord Est
(*) Prestataires extérieurs
162] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
permanence des soins
en établissements de santé
Territoire Ouest
(*) Prestataires extérieurs
163] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
permanence des soins
en établissements de santé
Territoire Sud
(*) Prestataires extérieurs
164] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
permanence des soins
en établissements de santé
Plusieurs constats se dégagent de l’état des - La nécessité de couvrir les besoins en
lieux partagé (2011): priorité :
• a u sein des établissements dotés d’un
- Aux plages de permanence des soins, une service de médecine d’urgence ;
mutualisation des moyens entre l’activité • lorsqu’il s’agit d’une maternité ;
de continuité des soins et celle relevant de • lorsque l’activité de soin est une activité
la prise en charge des nouveaux patients ; réglementée ;
- Pour une même activité de soins, des mo- • lorsque l’activité de soin est une activité
dalités de PDS ES différentes au sein d’un de recours régional ou infrarégionale.
établissement ou entre établissements - Des projets innovants sur certaines acti-
distincts ; vités qui peuvent avoir une influence en
- Une hyperspécialisation des profession- termes d’efficience globale du dispositif :
nels de santé qui rend difficile la mutua- télémédecine et radiologie. En fonction de
lisation sur certaines activités (biologie), à la montée en charge du projet téléméde-
moins d’un accompagnement spécifique cine et radiologie, le nombre de lignes de
(formations) ; gardes nécessaire pourra être optimisé ;
- L’existence de projets de coopérations - Une seule unité neuro-vasculaire sur l’en-
public-privé sur certaines activités et ter- semble de la Région dispose d’une IRM
ritoires liés à la raréfaction des ressources fonctionnant aux plages de PDSES ;
médicales : urologie … ; - Souhait de communiquer (aux patients et
- Des besoins non couverts sur certaines professionnels) l’état des lieux régional,
activités de soins (chirurgie de la main, en vue d’une meilleure accessibilité aux
maladies infectieuses) ; soins.
- Le caractère indissociable d’une ligne
de garde ou d’astreinte avec une équipe
de professionnels soignants (personnels
du secteur opératoire, manipulateurs ra-
dios…) ;
- En cas de mutualisations de lignes : le rôle
incontournable du service de médecine
d’urgence qui oriente le patient directe-
ment vers le plateau technique de perma-
nence ;
3 Accessibilité Qualité et sécurité des soins
• Objectif 1 : Améliorer l’accès aux soins • Objectif 1 : Fluidifier le parcours des pa-
Plan d’actions des patients sur les plages de PDS ES ; tients ;
2012-2016
Action 1 : Permettre l’accessibilité finan- Action 1 : Réduire les délais d’attente.
cière des patients en imposant le secteur 1
pour toutes les activités de soins aux heures Sur cette question, il conviendra de mener
de la PDS ES ; une enquête quantitative et qualitative.
Action 2 : Couvrir les besoins de PDS ES sur Action 2 : Développer le projet de télémé-
les activités de soins non couvertes : immu- decine en radiologie pour définir un mode
nologie et maladies infectieuses, chirurgie d’organisation optimal.
de la main …etc.
Les travaux actuellement menés par l’asso-
Action 3 : Communiquer l’état des lieux ciation « G4 » dans le cadre du GIE TOI
régional de la PDS ES. permettront de déterminer le type d’orga-
165] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
permanence des soins
en établissements de santé
nisation à retenir pour la permanence des • Objectif 4 : Optimiser la PDS ES au regard
soins en imagerie médicale (établissement de l’activité réalisée au sein des services ;
de santé ou ambulatoire).
Au-delà des possibilités de mutualisation
• Objectif 2 : Améliorer la prise en charge de des gardes et astreintes, les marges d’opti-
l’accident vasculaire cérébral ; misation se trouvent également potentiel-
lement dans l’approche par demi-garde
Action 1 : Disposer d’un accès à l’IRM, 24 ou demi-astreinte en fonction des niveaux
heures sur 24, dans les établissements do- d’activité constatés en début de nuit et en
tés d’une unité neurovasculaire. nuit profonde.
De même, lorsque les compétences sont
Efficience disponibles, et selon le niveau d’activité
réalisé, il peut être envisagé de réduire
le nombre de garde par la mise en place
• Objectif 1 : Optimiser le fonctionnement d’une garde commune à deux spécialités,
de la PDS ES, par niveau de recours et par doublée d’une astreinte.
activité de soins, pour tout nouveau patient
pris en charge
Les établissements de santé se sont enga-
• Objectif 2 : Harmoniser les modalités de gés à transmettre à l’ARS OI leurs proposi-
PDS ES au sein de tous les établissements tions de mutualisation et d’optimisation de
de santé, au regard de l’activité et des la PDS ES d’ici juin 2012. La construction
contraintes réglementaires d’un schéma cible compatible avec les
contraintes réglementaires, financières et
• Objectif 3 : Retenir des critères prioritaires les obligations de qualité et de sécurité des
de couverture des besoins : soins se fera en concertation étroite avec
les acteurs1 d’ici le 30 septembre 2012. Il
- Couverture prioritaire des besoins au déclinera les critères de priorisation rete-
sein des sites hospitaliers (publics / pri- nus. Le schéma cible de PDSES sera arrêté
vés) disposant d’un service de médecine avant le 30 septembre 2012, puis introduit
d’urgence ; par voie d’avenant pour le 1er décembre
- Couverture prioritaire des besoins au sein 2012. Il servira de référence pour la recon-
des sites hospitaliers (publics / privés) naissance de la mission de service public
disposant d’une maternité, au regard des PDSES dans les CPOM nouvelle génération,
seuils réglementaires ; à négocier avant fin 2012.
- Prise en compte des contraintes régle-
mentaires applicables à chaque activité, Planning :
hors continuité des soins ;
- Couverture prioritaire des activités de re-
cours régional ou infrarégionale.
Actions Echéances
Publication dans le SOS-PRS : PDSES 29 juin 2012
provisoire
Propositions de rationalisation adressées 30 juillet 2012
par les Etablissements de Santé
Réunion de travail 3 septembre 2012
Propositions d’avenant ARS OI 3 septembre 2012
Schéma cible PDSES arrêté Au plus tard le 30 septembre 2012
Concertation : CSA-CSOS 30 octobre 2012
Publication de l’avenant au SOS-PRS PDS Au plus tard le 1er décembre 2012
ES contenant le Schéma cible – Négocia-
tion des avenants CPOM
166] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
permanence des soins
en établissements de santé
Modalités spécifiques de
coopération et de coordination
─ Objectif 1 : Développer les articulations
entre les services de médecine d’urgences,
le secteur ambulatoire et les établissements
de santé ;
Action 1 : Conforter les filières de soins exis-
tantes, en lien avec les orientations de l’ac-
tivité Urgence précisées dans le SOS-PRS.
Action 2 : Rendre efficiente l’organisation
des transports sanitaires, notamment la
nuit, le week-end et les jours fériés sur l’en-
semble du territoire.
3 • Nombre de lignes de gardes et d’as-
treintes créés, supprimées, mutualisées ;
• Nombre de nouveaux patients pris en
Indicateurs charge aux plages de PDSES, par activité
de suivi de soin ;
• Nombre et type d’actes réalisés aux
plages de la PDSES, par activité de soins ;
• Nombre de coopérations mises en œuvre
(évaluation qualitative).
Directeurs et Présidents de CME, Représentants de fédérations d’établissement et Union Régionale
des Professions de Santé.
167] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins hospitalière
Missions
de service public
168] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Introduction
En application de l’article L.1434-9 du code - Une reconnaissance prioritaire en cas de
de la santé publique (CSP), le SOS-PRS besoins couverts par un ou plusieurs éta-
définit les besoins à couvrir en termes de blissements ;
missions de service public (MSP), par terri-
toire de santé. - Un appel à candidatures en cas de be-
soins non couverts ;
Cette définition se traduit par un diagnos-
tic de l’offre et des besoins non couverts - Une désignation unilatérale en cas d’ap-
par territoire de santé. Certaines missions pel à candidature infructueux.
ont vocation à être assumées par tous les
établissements de santé, d’autres sont liées Les missions de service public : perma-
à des autorisations d’activités de soins et nence des soins en établissements de san-
enfin certaines seront le fait de quelques té, soins palliatifs et aide médicale urgente,
établissements. ont été traitées dans les parties activités et
transversalités de l’offre de soins hospita-
Pour chaque MSP, il convient de définir lière.
les besoins à couvrir. Dans le cadre de la
mise en œuvre du SOS-PRS, au regard de
l’état des lieux de l’offre et des besoins, il
conviendra de procéder à :
169] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’enseignement universitaire
et post-universitaire
1 « La mission d’enseignement universitaire
et postuniversitaire consiste en la contribu-
Le Directeur Général de l’ARS et le Doyen
de l’Université articulent des positions co-
tion à l’offre de stages ou de « postes qua- hérentes sinon conjointes d’attribution de
Cadre national lifiants » dans le cadre de la formation de MSP et d’agrément des équipes formatrices
deuxième ou de troisième cycle des profes- d’externes et d’internes, ce qui ressort de
sions médicales et des pharmaciens. leurs compétences respectives. Mais ce
processus n’a pas vocation à impliquer les
Le SOS-PRS doit permettre d’identifier à Directions Générales de CHU ni les CME de
partir des besoins de formation, analysés CHU. »
par spécialités, le volume d’offre de stage
dans les disciplines médicales et pharma-
ceutiques non couverts par l’offre de stage
actuelle des établissements.
En cas de besoins non couverts, le SOS-
PRS doit fixer le volume et le type d’offre
susceptible d’être agréée terrains de stage.
Le ressort géographique de la mission de
service public est la région.
Depuis l’entrée en vigueur de la loi HPST,
précisée sur ce point par le décret du 25
juin 2010 relatif à l’organisation du troi-
sième cycle des études médicales, tous les
établissements de santé ainsi qu’un certain
nombre de terrains de stages ambulatoires,
peuvent être agréés pour accueillir des in-
ternes de médecine. Tout établissement de
santé a vocation à participer à la mission de
formation initiale.
2 L’Unité de formation et de recherche (UFR)
Santé est créée depuis 2010 et la conven-
second semestre, grâce aux options rete-
nues, le concours de la filière de leur choix.
tion cadre de partenariat portant création Un numerus clausus spécifique sera attri-
Etat des lieux et du CHU de la Réunion sera signée en 2012. bué à chaque filière. Il est communiqué par
arrêté ministériel. En 2010, le nombre de
problématiques
Avec l’entrée en vigueur de la loi sur la places prévus était le suivant :
identifiées Première Année Commune aux Etudes - Filière médecine : 70 ;
de Santé (PACES), à La Réunion comme - Filière pharmacie : 4 ;
dans l’ensemble des départements fran- - Filière odontologie : 8 ;
çais, l’ancienne PCEM (première année - Filière sage-femme : 27 ;
du premier cycle d’études médicales) est - Filière ergothérapie : 2 ;
devenue PACES depuis la rentrée scolaire - Filière kinésithérapie : 20 ;
d’août 2010. Elle permet désormais l’accès - Filière psychomotricité : 2.
aux filières de médecine, pharmacie, odon- Les cours sont assurés par des enseignants
tologie, sage-femme, ergothérapie, kinési- réunionnais et bordelais, ainsi que par des
thérapie et psychomotricité. praticiens hospitaliers du CHU de La Réu-
nion.
Après un premier semestre commun, les L’UFR Santé a été créée le 6 mai 2010.
étudiants peuvent désormais préparer, au
170] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’enseignement universitaire
et post-universitaire
Premier Cycle d’Etudes Médicales - 2ème année (PCEM 2) et Deuxième
cycle d’Etudes Médicales - 1ère année (DCEM 1)
En juin 2011, les estimations disponibles sur le volume de stages proposé sont les suivantes :
Etablissements de santé Volume de terrains de stages Services concernés
proposés en PCEM 2 &
DCEM 1
CHU site Nord 6 Médecine interne, Maladies
infectieuses, Réanimation
polyvalente, Urgences,
Médecine polyvalente,
Cardiologie
CHU site Sud 11 Médecine interne, Maladies
infectieuses, Réanimation
polyvalente, Urgences,
Médecine polyvalente (Saint
Louis et Saint Joseph),
Cardiologie, Pneumologie,
Endocrinologie, Gynécologie
obstétrique, Neurologie,
Gastroentérologie
GHER 1 Médecine interne
Paraissent insuffisants au regard des besoins :
- le nombre de terrains de stage ;
- le nombre d’étudiants par groupe ;
- le nombre de maîtres de stage par service ;
- le nombre d’heures de stage pratique.
D’autres terrains de stages sont également possibles sur la région pour les stages de séméio-
logie, ayant l’agrément universitaire pour l’accueil des étudiants du 3ème cycle :
Etablissements de santé Services concernés
CHU site Nord Chirurgie Générale & digestive, Chirurgie Infantile, Chirurgie
Orthopédique, Chirurgie Thoracique & cardio-vasculaire,
Diabétologie /Endocrinologie, Gastroentérologie, Hématolo-
gie Oncologie, Maladies Respiratoires, MPR, Néphrologie,
Neurologie, ORL, Pédiatrie Générale, Radiologie
CHU site Sud Chirurgie Digestive, Urologique, Thoracique et Vasculaire,
Chirurgie Orthopédique, Hémato-oncologie, MPR, Néphro-
logie-Dialyse, Neurochirurgie, Neurologie, Neuroradiologie,
ORL, Pédiatrie Générale, Psychiatrie, Radiologie, Réanima-
tion Neurochirurgie
GHER Chirurgie viscérale, Pédiatrie, Gynécologie, Urgences
CHGM Cardiologie, Chirurgie orthopédique, chirurgie viscérale,
Court séjour gériatrique, Diabétologie endocrinologie, Gyné-
cologie, Médecine polyvalente, Pédiatrie et urgences
Par ailleurs, pour assurer au mieux l’encadrement des stages de PCEM 2 et de DCEM 1, il
conviendrait d’augmenter le nombre de postes de :
171] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’enseignement universitaire
et post-universitaire
maîtres de conférences des universités praticiens hospitaliers ;
- professeurs des universités praticiens hospitaliers ;
- chefs de clinique des universités assistants.
Deuxième Cycle d’Etudes Médicales
En DCEM 2 à 4, les étudiants de la circonscription Océan Indien effectue leur cursus à l’Uni-
versité Victor SEGALEN de Bordeaux.
Les établissements publics de santé de La Réunion reçoivent un certain nombre d’étudiants
hospitaliers issus des UFR métropolitaines, du Canada, de quelques pays d’Europe et d’autres
pays…
Les terrains de stage sont tous les services agréés pour le 3ème cycle. Une convention a été
signée entre le CHU et le CHU d’origine.
Les stages se déroulent quasi exclusivement de juin à septembre (souvent des DCEM 4 qui
viennent de terminer l’Examen National Classant).
Il existe un accord de principe entre le CHU et l’Université Victor SEGALEN pour prioriser les
étudiants d’origine réunionnaise (toutes UFR, avec l’UFR de Bordeaux en premier), puis les
étudiants Bordeaux, puis les autres UFR.
Troisième Cycle d’Etudes médicales
En 2011, 77 internes ont été nommés sur la subdivision Océan Indien (47 à l’ECN Médecine
Générale, et 30 à l’ECN DES).
La répartition du nombre d’internes présents sur l’ensemble de la subdivision, à l’horizon
2013 est la suivante :
Discipline Nombre total d’internes
Médecine générale 141
Médecine spécialisée 22
Anesthésie Réa 12
Biologie 2
Gynécologie Obstétrique 9
Pédiatrie 8
Psychiatrie 8
Santé Publique 3
Chirurgie générale 9
Total 214
Les capacités d’accueil des internes sont réparties entre le secteur hospitalier (192 postes
hospitaliers) et les cabinets médicaux libéraux. Quarante cabinets sont agréés à La Réunion
au 30 octobre 2011.
Par ailleurs, certaines spécialités ne sont pas couvertes par l’offre de stage : la médecine du
travail (pourrait être couvert par le secteur public et privé), la dermatologie, la rhumatologie,
la stomatologie.
172] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’enseignement universitaire
et post-universitaire
D’autres services sont agréés comme terrains de stage mais il n’existe pas d’ECN Océan
Indien prévus en formation : gynécologie médicale, génétique médicale, anatomopathologie,
ORL – cervico-facial, ophtalmologie qui pourrait être proposé en coopération avec les établis-
sements de santé privés, neurochirurgie.
Trois établissements de santé privés (Clinique Sainte-Clotilde, Clinique Jeanne d’Arc, Cli-
nique Saint-Joseph) sont agréés comme terrains de stage au sein de six services (Cardiolo-
gie interventionnelle, Oncologie, Radiothérapie, Pharmacie, Gynéco-Obstétrique, Médecine
générale).
Un établissement est en cours d’agrément pour son service d’urologie.
3 Le besoin est couvert par les établissements
de santé de La Réunion. L’orientation sui-
de stages agréés dans les cabinets libé-
raux ;
vante peut améliorer l’offre sur le territoire.
Orientations et Action 3 : Augmenter le nombre de terrains
• Objectif 1 : Améliorer la prise en charge de stages agréés dans les établissements
plan d’actions
des étudiants en formation de deuxième ou de santé privés.
de troisième cycle des professions médi-
cales et des pharmaciens ; Action 4 : Améliorer l’équipement en TICE ;
Action 1 : Augmenter le nombre de postes Action 5 : Effectuer une analyse des besoins
d’enseignants qualifiés : et des possibilités de formation sur l’Océan
-
maîtres de conférences des universités Indien (DES, DESC).
praticiens hospitaliers ;
-
professeurs des universités praticiens
hospitaliers ;
-
chefs de clinique des universités assis-
tants ;
Action 2 : Augmenter le nombre de terrains
173] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La recherche
1 « La mission de service publique de re-
cherche en santé consiste, pour un éta-
Si la définition des besoins de recherche ne
se fait pas au niveau régional mais national
blissement de santé ou autres prestataires, voire européen et international, la mission a
Cadre national en la réalisation, d’un ou plusieurs pro- vocation à être articulée autour du CHU et
grammes de recherche ayant pour but de des établissements et services spécialisés
faire avancer le progrès médical dans ses d’une région. »
deux composantes :
l’amélioration de la qualité du soin et du
diagnostic ;
l’amélioration du coût de la prise en charge
des patients (approche médico-écono-
mique).
2 La Réunion est une région ultra-marine
comportant des particularités notables pou-
Dans cette optique, les Programmes Hos-
pitaliers de Recherche Clinique (PHRC)
vant justifier, pour certains projets, une défi- permettent un travail collaboratif dans un
Etat des lieux et nition régionale des besoins (Région Océan cadre défini.
Indien).
problématiques
Cette mission de service public continuera
identifiées Elle se dote d’un Centre Hospitalier Univer- à se développer, en se structurant et en se
sitaire. professionnalisant avec en perspective la
création du CHU.
L’UFR Santé est créée depuis 2010 et la
convention cadre de partenariat portant L’organisation globale de la recherche bio-
création du CHU de La Réunion est prévue médicale et en santé pourrait être représen-
avant la fin de l’année 2011. tée sur le schéma ci-dessous :
Si cette organisation émergeante a voca-
tion à être le pivot de la recherche en santé
dans la zone océan indien, elle doit conti-
nuer à se développer.
Dans ce contexte, il convient de relever
que, outre le CHU, l’ensemble des établis-
sements de santé de la région Océan Indien
(Centre Hospitalier de Mayotte compris)
peuvent s’inscrire dans un programme de
recherche, et participer à la priorisation des
axes.
174] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La recherche
Comité de la Recherche en matière Biomédicale et de Santé Publique (C.R.B.S.P) (CHU/Université/Inserm/CYROI)
CHU
Autres établissements
n DRIE (Direction de la recherche et de l’enseignement) de santé :
n DRCI (Délégation à la recherche clinique et à l’innovation) : Réunion, Mayotte, OI
• Comités et conseils :
- Stratégique HU
- Scientifique Médecins
• Missions de support : libéraux
- CRB
- USM
- Plateforme monitoring CIRE
- Cellule opérationnelle (InVS)
- GCS CYROI
• Pôle hospitaliers et Centre/Unité de recherche
• Registres (REIN, cancer…)
Pôle de
n Structures recherche labellisées :
compétivité
• umr Génétiuqe Qualitropic
INSERM
• DGOS/Inserm CIC-EC
• GRI EA 4517
CIRAD
• Fédération Biodiversité 4126 UNIVERSITE
n Autres tructures
• UFR Santé : GRI
• CYROI (GIP)
• UFR Lettre et Sciences humaines : IRD
n Collaborations :
LCF (éducation à la santé…)
• Laboratoires Universités Réunion :
• UFR sciences de l’Homme
- GEICO
(DIMPS…) INRA
- LCF
- DIMPS…
• CRVOI (GIS)
INSERM
La Recherche biomédicale et en santé pu- - Les laboratoires d’accueil de l’Université,
blique est actuellement portée par le CHU, notamment le GRI (EA4517, premier
l’Université, les autres établissements de Groupe de Recherche hospitalo-universi-
santé, en lien, notamment, avec l’INSERM. taire et rattaché à l’UFR santé : l’immu-
nopathologie et maladies Infectieuses),
Ces institutions s’appuient sur les struc- le GEICO (EA4516, Groupe d’Etude sur
tures et plateformes suivantes : l’Inflammation Chronique et l’Obésité), le
Laboratoire des Sciences Humaines Créo-
Le Centre d’Investigation Clinique - Epidé- lophone et Francophone - Unité mixte de
miologie Clinique (CIC-EC) ; Recherche 8143 du CNRS.
Le Cyclotron Réunion Océan Indien (CY-
ROI) ; Une instance de coordination : Comité de
- Le Centre de Recherche et de Veille sur la Recherche en matière Biomédicale et
les maladies émergentes dans l’Océan de Santé Publique (CRBSP), est installée
Indien doté d’une chaire mixte CNRS- depuis le 14 décembre 2009.
Université et en cours d’ouverture d’une
seconde chaire mixte Inserm-Université ; La structuration de la recherche clinique
- Le Centre de Ressources Biologiques a été favorisée par l’intégration, en 2005-
(CRB) doté d’une DNAthèque et d’une 2006, du CHU de La Réunion à la Déléga-
Tumorothèque ; tion Inter-régionale à la Recherche Clinique
175] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La recherche
Sud - Ouest Outre-Mer (DIRC SOOM), suivi et assure la coordination administrative et
par la création, à titre dérogatoire en 2008, pédagogique de l’ensemble des Instituts
d’une Délégation à la Recherche Clinique et d’Etudes en Santé du CHU.
à l’Innovation de La Réunion (DRCI) qui a
été ensuite reconnue en 2010 par la DGOS La DRIE assure l’interface avec l’ensemble
au titre du Plan Santé Outre-Mer. des directions fonctionnelles des deux sites
du CHU et est organisée sous forme de gui-
chet unique tant pour la partie ressources
Le Comité de la Recherche en humaines que budgétaire.
matière Biomédicale et de Santé
La Délégation à la Recherche Clinique et à
Publique l’Innovation (DRCI)
Ce comité est une instance consultative, La DRCI a obtenu sa reconnaissance offi-
créée en décembre 2009 à La Réunion, cielle en 2010 dans le cadre du Plan Santé
en application du Décret 2006-1355 du 7 Outre-mer. Depuis septembre 2011, une
novembre 2006. Unité de Soutien en Méthodologie a été
mise en place, venant compléter les mis-
Ses missions sont : sions déjà assurées de monitoring Contrôle
- avis sur les conditions dans lesquelles le Qualité et de soutien investigateur.
CHU organise sa politique de recherche
conjointement avec l’Université et les Outre l’élaboration et la mise en œuvre de la
établissements publics à caractère scien- politique de recherche clinique et d’innova-
tifique et technique (EPST) ou autres tion des établissements de santé, elle a un
organismes de recherche ayant passé rôle d’animation scientifique, d’incitation et
convention ; de soutien auprès des équipes hospitalières
pour l’émergence des projets de recherche
- participation à la définition et à la valida- clinique et biomédicale et en santé, et la
tion d’une politique de recherche de site ; mise en œuvre des innovations.
- mise en cohérence et complémentarité de Sont notamment rattachés à la DRCI :
l’action des trois grands partenaires (l’hô-
pital, l’Université et les EPST) afin d’affi- - Le Comité stratégique de la recherche cli-
cher une ambition unique en matière de nique est une instance de décision créée
recherche biomédicale et en santé. en 2008, présidée conjointement par le
Directeur Général du CHU et le Président
Il est composé de : représentants du CHU, de l’Université de La Réunion. Elle a pour
de l’Université de La Réunion, des orga- mission de définir les orientations poli-
nismes de recherche associés aux missions tiques et stratégiques de la recherche au
du CHU et de l’Université de La Réunion. CHU, d’en évaluer l’état d’avancement et
de donner un avis sur les orientations et
L e Centre Hospitalier thématiques prioritaires de la recherche
institutionnelle et industrielle. Composi-
Universitaire de La Réunion tion : CHU et représentants des autres
établissements de santé, Université,
La Direction de la Recherche, de l’Innovation Conseil Régional, CIC-EC, Inserm, CRVOI.
et de l’Enseignement (DRIE)
-
Le Conseil scientifique chargé d’évaluer
La DRIE assure, essentiellement, la coordi- et de suivre l’avancement des projets
nation administrative de la DRCI, du Centre de recherche clinique promus par le
de Ressources Biologiques, du Centre de CHU dans le cadre des différents appels
Référence des maladies rares neurolo- d’offre (notamment PHRC national hors
giques et neuromusculaires (Centre de cancer et cancer, PHRC interrégional,
Référence National labellisé par la DGOS), STIC et les Appel d’Offres Interne (AOI)).
de la coordination de tous projets ayant un Il est consulté sur les thématiques de
lien avec la recherche et l’enseignement recherche, définit les actions dans le do-
176] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La recherche
maine de l’animation scientifique et de la Son domaine d’activité est l’épidémiologie
formation à la recherche, donne un avis clinique et l’épidémiologie en population,
sur les partenariats et conventions avec avec des approches descriptives, analy-
d’autres organismes de recherche et avec tiques et interventionnelles. Son rôle est de
l’Université, est informé sur les résultats mettre en relation plusieurs domaines (épi-
de la production de la recherche au tra- démiologie/biologie, épidémiologie/SHS...)
vers des indicateurs SIGAPS-SIGREC. dans une démarche dite de «recherche
translationnelle».
La plateforme monitoring de La Réunion ou
ICRO est une organisation structurée par Ses thématiques, en accord avec les priori-
la DRCI en 2008 permettant de répondre tés définies par le CHU et l’Université, sont
aux obligations en monitoring Contrôle les suivantes : nutrition-maladies métabo-
Qualité des promoteurs industriels et ins- liques (suivis de cohortes, essais d’inter-
titutionnels désirant conduire des essais vention, registre REIN), périnatalité (Ob-
cliniques à La Réunion. Son rôle est de pro- servatoire des grands prématurés, registre
poser aux promoteur des professionnels de périnatal sud Réunion), maladies infec-
recherche expérimentés et formés aux exi- tieuses (études de cohorte sur le chikun-
gences et procédures internes de promo- gunya, la grippe A(H1N1), travaux sur la
teurs industriels, pour assurer localement le leptospirose…).
Contrôle Qualité de l’essai, évitant ainsi les
contraintes et frais liés aux déplacements Le Président Directeur Général de l’Inserm,
de leurs propres ARC moniteurs. le Directeur Général du CHU, le Président
de l’Université et le Président de l’URMLR
La cellule opérationnelle d’investigation ont signé son renouvellement pour une
clinique assure le soutien aux investiga- nouvelle période quadriennale 2008-2011.
teurs (mise à disposition de personnel de Le CIC-EC sera évalué par le Comité In-
recherche auprès des porteurs de projets). serm-DHOS en novembre-décembre 2011.
Si l’évaluation est favorable, il sera renou-
L’Unité de Soutien en Méthodologie a été velé pour une période de 5 ans.
créée pour l’appui méthodologique et bio
statistique à l’élaboration et au suivi des Le laboratoire de génétique du CHU
études à promotion CHU en réponses aux
appels d’offre (PHRC, etc.). Ce laboratoire est une structure de re-
cherche mixte affiliée à une unité INSERM
de l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris.
Le Centre d’Investigation Clinique - Epidé-
miologie Clinique de La Réunion (CIC-EC) Le Centre de Ressources Biologiques Hospi-
talo-universitaires,
Le CIC-EC est une infrastructure de soutien
à la recherche Inserm/CHU, créée en 2004 Ce centre est composé de la DNAthèque,
en partenariat avec l’Union Régionale des des collections biologiques déclarées et/ou
Médecins Libéraux de La Réunion. autorisées, de la tumorothèque.
L’Université de La Réunion s’est associée à Il dépend du CHU et ne possède pas de
ce partenariat en 2008. Son siège social est personnalité juridique. Son comité tech-
le CHU site Sud et son activité. nique se réunit environ six fois par an. Il est
Le CIC-EC est une structure de soutien actuellement en phase de certification.
méthodologique et logistique aux projets
de recherche essentiellement portés par
des praticiens hospitaliers. Le CIC-EC met
également en œuvre ses propres projets de
recherche.
Il travaille en collaboration avec les méde-
cins libéraux, les enseignants-chercheurs
de l’Université, en lien avec l’ARS, la CIRE
et l’InVS, le CRVOI et des Unités de re-
cherche métropolitaines.
177] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La recherche
Le Centre de Recherche et der les bases des connaissances de cette
de Veille sur les Maladies biodiversité à l’échelle locale et régionale
et de structurer la chaîne de valorisation
Emergentes dans l’Océan Indien en termes d’identification des pathogènes,
(CRVOI) réservoirs, et vecteurs ainsi que l’identifica-
tion des nouvelles substances actives.
Le CRVOI est un Groupement d’Intérêt Plusieurs laboratoires de l’université (EA8,
Scientifique (GIS) composé de l’État (Mi- UMRC53, EA4517, EA2212, EA4516) spé-
nistère de la Santé et Ministère de l’Ensei- cialisés en écologie marine, physiopatholo-
gnement Supérieur et de la Recherche gie des plantes, chimie, ainsi que le CHU,
et Ministère des Affaires Etrangères et GIS CRVOI et les plateaux techniques (3P et
Européennes), la Région Réunion (Conseil CYROI) font partie de cette fédération label-
Régional) , le Département de la Réunion lisée en 2010.
(Conseil Général), le CNRS, le CIRAD , l’IN-
RA, l’IRD, l’INSERM, l’InVS, l’IP, lANSES, Le Groupe de recherche en immunopatholo-
l’Université de La Réunion, le CHU de La gies et maladies infectieuses (GRI EA4517)
Réunion, les Unions Régionales des profes-
sionnels de santé (URPS). GRI EA4517 est la première unité de re-
cherche hospitalo-universitaire de La Réu-
Il intervient sur la zone sud ouest de l’Océan nion, rattachée à l’UFR santé depuis 2010.
Indien. L’unité s’intéresse à la physiopathologie et
aux mécanismes immunologiques des ma-
Il conduit, grâce aux équipes affectées au ladies infectieuses telles que la leptospirose
GIS par les partenaires qui l’ont créé (25 et chikungunya au travers d’une recherche
personnes dont 11 chercheurs titulaires translationnelle et innovante (recherche de
d’un doctorat) une recherche multidiscipli- biomarqueurs, projet innovotox).
naire sur les maladies infectieuses émer- Elle est basée à la fois sur le site du CHU
gentes d’intérêt régional, sur les méca- et au CYROI avec plus d’une vingtaine de
nismes d’émergence et sur l’affinement des chercheurs : enseignants (PU/MCU), des
outils permettant la veille et l’alerte précoce. praticiens hospitaliers, des chercheurs as-
sociés, postdoctorants (IGE) et doctorants.
Il collabore avec les institutions de santé, de La recherche au GRI est financée par
recherche et de formation de La Réunion et plusieurs projets CPER/FEDER, PCRD7/
de Mayotte et des Etats du Sud-Ouest de EUROPE (ICRES, RUNEMERGE), PHRC et
l’Océan Indien. Le CRVOI est membre de la ANR. Le GRI fait également partie de la Fé-
fédération biodiversité santé de l’Université. dération environnement biodiversité santé
(FedEBS, Fed 4126).
Le CRVOI joue le rôle de veille scientifique
en complémentarité avec la veille épidé- Le laboratoire – Groupe d’Etude de l’Inflam-
miologique assumée par l’ARS et la CIRE. mation Chronique et de l’Obésité (GEICO
EA4516)
Les collaborations avec GEICO EA4517 de l’Université de La Réu-
nion travaille sur l’adipocyte et le stress oxy-
l’Université dant dans l’obésité et les maladies métabo-
liques, en collaboration avec le CIC-EC et
La Fédération « Environnement Biodiversité les services d’Endocrino-Diabètologie et de
Santé » (FED 4126) Biochimie du CHU sur les projets d’inter-
vention en nutrition et dans le diabète.
La Réunion occupe une position straté-
gique dans un des hot-spots les plus diver- Déterminants Interculturels de la Motricité
sifiés sur Terre et offre des conditions de et de la Performance Sportive (DIMPS)
recherche exceptionnelles pour l’observa-
tion et l’étude de la biodiversité à l’échelle EA 4075 ; Recherches mixtes de préven-
régionale. tion (LiPOXMAX : CHU-CIC-EC) et d’inno-
La fédération devra permettre de consoli- vation/TIC (DiabeTIC/ e-santé).
178] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La recherche
Le Laboratoire Langues, textes et commu- ment de Coopération Sanitaire de moyens
nication dans les espaces créolophones et CYROI.
francophones (LCF)
Le LCF UMR 8143 CNRS de l’Université de En termes de gouvernance, le CYROI est
La Réunion travaille en partenariat dans les membre du Comité de la Recherche en
domaines des sciences humaines : com- matière Biomédicale et de Santé Publique,
munication, éducation, sociologie, sociétés de la Fédération Environnement, Biodiver-
de l’Océan Indien. sité Santé (FED 4126), du pôle de compé-
Des projets mixtes sont en cours sur les titivité Qualitropic, de l’Agence de Dévelop-
conditions d’opérationnalisation des actions pement et de l’Association Technopole.
en santé et dans les maladies chroniques
(ERMIES : essai multicentrique d’interven-
tion éducative dans le diabète à La Réu- Le Cellule Inter-Régionale
nion ; COPEMAY : étude des conditions
d’Epidémiologie Océan Indien
d’éducation des patients à Mayotte ; OPTI-
RICE : riz et nutrition dans l’Océan Indien ; (CIRE)
DiabeTIC : projet e-santé / optimisation de
la prise en charge et autonomie dans le dia- La CIRE Océan Indien a pour missions
bète de type 2). principales la veille et l’alerte sanitaire ainsi
que la surveillance épidémiologique avec
une finalité directe d’aide à la décision en
Le Cyclotron Réunion Océan santé publique notamment en situations
Indien (CYROI) d’urgence sanitaire.
La veille sanitaire, du fait de sa finalité d’uti-
lité immédiate à la décision, se distingue
Le CYROI est un groupement d’intérêt fondamentalement de la recherche. Tou-
public fédérant l’Université et le CHU de tefois du fait de sa fonction d’observation
La Réunion. Il gère un plateau technique permanente, elle peut permettre de propo-
financé par l’Union Européenne, le Conseil ser des hypothèses sur les phénomènes de
Régional, le Conseil Général, la CINOR et santé, que la recherche peut tester dans un
l’Etat. deuxième temps.
Inversement, les connaissances acquises
La plateforme du CYROI abrite ainsi plu- par la recherche en santé publique peuvent
sieurs types d’activité : orienter la mise en œuvre des systèmes
- L a production de radio pharmaceutique ; de veille et également développer de nou-
- L’accueil de jeunes entreprises innovantes veaux outils méthodologiques permettant
dans le domaine des biothèques ; de mieux analyser et valoriser les données
- La réalisation de prestations de services de surveillance.
(équipements de pointe) pour des tiers Ainsi, la recherche, en particulier en santé
(laboratoires, entreprises, administra- publique, interagit naturellement avec la
tions…) ; surveillance et ses acteurs dans l’étude des
- L’accueil d’équipes de recherches. modifications de l’état de santé des popula-
tions et des interfaces entre ces disciplines
Concernant ce secteur, les thématiques sont indispensables.
définies par le conseil scientifique interna-
tional sont : La CIRE Océan Indien se positionne donc
- La valorisation de la biodiversité terrestre comme un partenaire naturel des orga-
et marine ; nismes de recherche et participe à certains
- Les maladies infectieuses émergentes ; de leurs programmes. Des collaborations
- Les maladies métaboliques. ont ainsi déjà été établies avec le CIC-EC
(diabète, grippe A(H1N1)2009) et avec le
Ces deux dernières thématiques de re- CRVOI dans le cadre d’un appui méthodo-
cherche en santé humaine mobilisent des logique à la conception et au développe-
moyens techniques et humains qui seront ment de certains de ses programmes de
financés et gérés dans le cadre du Groupe- recherche.
179] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La recherche
Par ailleurs une collaboration dans le cadre - Manque de lisibilité, notamment pour les
de deux projets hospitaliers de recherche partenaires extérieurs, de l’organisation
clinique (PHRC) du CHU de La Réunion a globale, la structuration et la politique glo-
été initiée en 2011. bale de la Recherche biomédicale et en
A terme, la CIRE pourrait jouer un rôle d’in- santé sur le territoire ;
terface entre les acteurs de la veille et de
l’alerte sanitaire et ceux de la recherche en -
Réflexions émergentes sur l’idée d’un
santé publique à La Réunion et à Mayotte. « guichet unique » de la Recherche per-
mettant l’orientation, la structuration, le
Etat des lieux : positionnement de l’ensemble des projets
de recherche biomédicale et en santé (re-
cherche clinique, fondamentale, transla-
• Des points positifs tionnelle…) pouvant compléter le rôle de
la DRCI sur la Recherche Clinique : Rôle
- Volonté commune forte de favoriser le dé- et position du CRBSP ;
veloppement de la recherche biomédicale
et en santé à La Réunion ; - Le champ médico-économique n’est pas
actuellement couvert dans le domaine de
- Création récente d’un Comité de la Re- la recherche clinique ;
cherche en matière Biomédicale et de
Santé Publique (CRBSP) avec une dimen- - Insuffisance du temps de Praticien Hospi-
sion stratégique, un rôle fédérateur et faci- talier dédié à la Recherche (nombre limité
litateur (décloisonnement) ; de PUPH par an, contraintes des PH qui
manquent de temps disponible et font de
- Existence d’une Délégation à la Recherche la recherche sur leur temps personnel) ;
Clinique et à l’Innovation (DRCI) au sein
du CHU, une UFR Santé et une instance -
Nécessité d’assurer le financement des
de coordination entre les deux : le comité plate-formes et équipements dédiés à la
stratégique de la Recherche ; Recherche en santé.
- Existence d’un Centre d’Investigation Cli-
nique-Epidémiologie Clinique (CIC-EC) ;
- Existence d’une plate-forme de recherche
en santé de haut-niveau (CYROI) financé
sur Fonds Structurels Européens.
• Des points de vigilance
- Composition réglementaire du CRBSP ne
prévoyant pas la présence des autres éta-
blissements de santé, ni d’autres poten-
tiels comme les libéraux ;
- Difficultés identifiées concernant les pro-
jets de recherche ayant une dimension
transversale, touchant plusieurs disci-
plines (sciences humaines, économie
de la santé, sciences naturelles…) ou
sources (bases de données CNAMTS…)
et renvoyant à des gestionnaires diffé-
rents. Gestion de projet complexe et diffi-
cile à mettre en œuvre à La Réunion ;
180] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La recherche
3 Une grande partie des besoins devrait a
priori être couverte par le CHU de La Réu-
Action 1 : Orienter, si possible, les projets
de recherche dans ce sens (particularités
nion. loco régionales pour certaines maladies
Orientations et plan rares et maladies à incidences fortes, axe
Au regard de l’état des lieux, une orientation de recherche sur les maladies génétiques
d’actions pourrait concerner sa gouvernance. La gou- particulièrement fréquentes et/ou spéci-
vernance pourrait se définir comme l’en- fiques des populations de l’Océan Indien) ;
semble des organes, circuits de décision,
d’information (transparence), règles de • Objectif 4 : Mobiliser les connaissances
surveillance, répartitions et délégations de pour améliorer l’orientation des actions de
compétences permettant aux partenaires santé publique sur les territoires de santé ;
de voir leurs intérêts respectés et leurs voix
entendues dans le fonctionnement global. Action 1 : Développer les échanges et par-
tenariats entre les autorités et structures
L’objectif est de faire converger la recherche compétentes (ARS OI, CIRE, « Pôles de
dans le secteur de la santé vers des orien- compétitivité » Qualidom, CHU…) ;
tations communes et consensuelles, au
regard, notamment, des priorités de santé • Objectif 5 : Renforcer le développement de
publique et du projet de prise en charge la recherche clinique ;
du patient, volet Recherche, du CHU de La
Réunion. Action 1 : Assurer pleinement les missions
confiées aux DRCI conformément aux dis-
positions prévues par la circulaire de juillet
• Objectif 1 : Consolider l’organisation ac- 2011 ;
tuelle et les règles de gouvernance de la
recherche à La Réunion et à Mayotte ; Action 2 : Augmenter le nombre de projets
à promotion CHU ;
Action 1 : Conforter le CRBSP dans ses
missions d’orientation, de structuration de Action 3 : Poursuivre la professionnalisation
la recherche et de valorisation des pro- des métiers de la recherche (recrutements
jets sur la région Océan Indien (« guichet adaptés, formations …) ;
unique ») ;
• Objectif 6 : Développer les projets de
Action 2 : Ouvrir le CRBSP aux autres éta- recherche dans le secteur médico-écono-
blissements de santé de la région (membres mique ;
invités) et aux médecins libéraux ;
Action 1 : Développer les compétences,
Action 3 : Permettre à des professionnels formations et ressources en méthodologie
paramédicaux et médicaux de porter des d’évaluation médico-économique ;
projets de Recherche en établissement de
santé en facilitant les conditions matérielles • Objectif 7 : Développer la recherche trans-
de réalisation (temps disponible) ; lationnelle ;
• Objectif 2 : Améliorer la lisibilité de cette Action 1 : Faciliter et créer les partenariats
organisation auprès des partenaires et/ou entre cliniciens, chercheurs et universi-
investigateurs potentiels ; taires des différentes disciplines ;
Action 1 : Mener des actions de communi- Action 2 : Assurer les moyens et les res-
cation ciblées au sein des établissements sources pour le renforcement du soutien
de santé, directement auprès des profes- à la recherche clinique translationnelle au
sionnels ; niveau du CHU, en appui des grandes thé-
matiques spécifiques régionales.
• Objectif 3 : Améliorer le niveau de
connaissance des spécificités de la région
Océan Indien ;
181] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Le développement
professionnel continu des
praticiens hospitaliers et
non hospitaliers
1 La loi HPST du 21 juillet 2009 instaure
l’obligation de développement profession-
blissements de santé, ainsi que de méde-
cins d’exercice libéral en ville. L’offre en
nel continu (DPC) des professionnels de DPC correspond aux programmes définis
Cadre national santé. Selon l’article 59 de cette loi, le DPC au regard des axes prioritaires inscrits par
a pour objectifs arrêté, et potentiellement, au regard des
« l’évaluation des pratiques profession- orientations régionales particulières en lien
nelles, le perfectionnement des connais- avec le PRS ».
sances, l’amélioration de la qualité et de
la sécurité des soins ainsi que la prise en Les établissements de santé ont l’obligation
compte des priorités de santé publique et de mettre en place le DPC en application de
de la maîtrise médicalisée des dépenses de l’article 59 de la loi HPST.
santé ».
En l’absence de textes, cette mission de
« La mission de développement profession- service public ne peut être prise en compte
nel continu pour les personnels médicaux dans la première version du SOS-PRS.
consiste en l’organisation par un établisse-
ment de santé de stages de formation conti-
nue, dans le cadre de la mise en œuvre
du développement professionnel continu,
à destination de praticiens hospitaliers, y
compris ceux exerçant dans d’autres éta-
2 Le besoin peut être considéré comme po-
tentiellement couvert « en volume ».
Néanmoins, il conviendrait d’affiner l’offre
Etat des lieux et de formation régionale pour la faire coïnci-
problématiques der avec les priorités du plan stratégique de
santé.
identifiées
3 • Objectif 1 : Réaliser un état des lieux ex-
haustif des formations existantes à destina-
• Objectif 2 : Définir les besoins de forma-
tion des praticiens hospitaliers et non hos-
tion des professionnels médicaux au niveau pitaliers au regard des priorités du Projet
Orientations de la zone Océan Indien et faciliter l’accès Régional de Santé et mettre la formation
et plan d’actions aux formations notamment en renforçant continue au service de la gestion prévision-
l’offre locale élaborée avec l’Université de nelle des métiers et des compétences.
La Réunion ;
182] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La formation initiale et le
développement professionnel continu
des sages-femmes et du personnel
paramédical et la recherche dans
leurs domaines de compétence
1 La loi HPST du 21 juillet 2009 instaure
l’obligation de développement profession-
nel continu (DPC) des professionnels de
L’offre en DPC est égale aux programmes
de DPC qui sont définis au regard des axes
prioritaires inscrits par arrêté, et potentielle-
santé. Selon l’article 59 de cette loi, le DPC ment, au regard des orientations régionales
Cadre national a pour objectifs « l’évaluation des pratiques particulières en lien avec le PRS ».
professionnelles, le perfectionnement des
connaissances, l’amélioration de la qualité L’obligation de mettre en place le DPC
et de la sécurité des soins ainsi que la prise pour tous les établissements de santé doit
en compte des priorités de santé publique prendre effet 18 mois après la publication
et de la maîtrise médicalisée des dépenses des décrets d’application.
de santé ».
En l’absence de textes, cette mission de
« La mission de développement profes- service public ne peut être prise en compte
sionnel continu des sages femmes et du dans la première version du SOS-PRS.
personnel paramédical consiste en l’orga-
nisation par un établissement de santé de
stages de formation continue, à destination
de professionnels hospitaliers, y compris
ceux exerçant dans d’autres établissements
de santé.
2 Le besoin peut être considéré comme
potentiellement couvert « en volume ».
Néanmoins, il conviendrait d’affiner l’offre
Etat des lieux et de formation régionale pour la faire coïnci-
problématiques der avec les priorités du plan stratégique de
santé.
identifiées
3 • Objectif 1 : Réaliser un état des lieux
exhaustif des formations existantes à des-
• Objectif 3 : Engager une réflexion sur les
modalités d’adaptation de l’offre actuelle de
tination des sages femmes et du personnel formation, notamment par la création d’un
Orientations paramédical au niveau de la zone Océan institut régional de management en santé et
et plan d’actions Indien ; la mise en œuvre d’un centre d’enseigne-
ment par simulation.
• Objectif 2 : Définir les besoins de forma-
tion des sages femmes et du personnel pa-
ramédical au regard des priorités du Projet
de Santé dans une vision prospective des
besoins ;
183] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions d’éducation
et de prévention pour la santé
et leur coordination
1 « Les missions «actions d’éducation et de
prévention » et « actions de santé publique»
recouvrant la notion de politique de santé
publique telle que définie à l’article L.1411-
Cadre national 1 ont vocation à être assurées par tout éta-
blissement, en vertu de l’article L.6111-1.
Cette mission fait partie de celles qui ont
vocation à être assumées par l’ensemble
des établissements de santé : le besoin est
donc par principe réputé couvert. »
2 Les missions d’intérêt général 2009, à 651 consultations individuelles et
4 consultations collectives. Les finance-
(MIG)
ments alloués en 2010 ont contribué au
Etat des lieux et fonctionnement d’une filière obésité chez
problématiques Suite à un audit sur l’utilisation des cré- l’adulte ;
dits MIG ETP, réalisé par l’Agence Régio-
identifiées nale d’Hospitalisation en septembre 2009, -
Unité d’éducation thérapeutique du pa-
quatre programmes, sur les quinze exami- tient pour la prise en charge de l’asthme
nés, ont été retenus comme relevant bien chez l’enfant. Elle a donné lieu, en 2009,
des critères qualité d’une démarche d’Edu- à 400 consultations individuelles et 30
cation Thérapeutique du Patient au sens de consultations collectives. L’audit de l’ARH
l’HAS. a posé la nécessaire consolidation de la
mission sous la forme d’une plateforme
Ces quatre programmes sont aujourd’hui pluridisciplinaire.
portés par trois établissements publics de
santé, positionnés sur chaque territoire. Pour les deux unités d’ETP, le financement
alloué en 2010 s’élève à 341 530€.
• Au Nord-Est, le CHU site Nord :
• A l’Ouest, le CHGM :
Unité d’éducation thérapeutique du patient -
Unité d’éducation thérapeutique du pa-
« adulte » pour la prise en charge du dia- tient pour la prise en charge du diabète
bète et du risque cardio vasculaire. de l’adulte et de l’enfant. Elle a donné lieu,
Elle a donné lieu, en 2009, à 1824 consul- en 2009, à 184 consultations individuelles
tations individuelles et 31 consultations col- et 99 consultations collectives. La dotation
lectives. MIG 2010 s’élève à 199 450€.
Le financement alloué à cette mission de
service public en 2010 s’élève à 217 570€. Pour chacun de ces programmes, l’audit
de l’ARH a conclu à la nécessaire conso-
• Au Sud, le CHU site Sud : lidation de la mission sous la forme d’une
plateforme pluridisciplinaire fonctionnant
-
Unité d’éducation thérapeutique du avec 0,3 ETP de Praticien Hospitalier, 1,5
patient pour la prise en charge du dia- ETP d’IDE, 1 Diététicien, 0,3 ETP de psy-
bète chez l’adulte. Elle a donné lieu, en chologue, 0,5 ETP de secrétariat médical.
184] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions d’éducation
et de prévention pour la santé
et leur coordination
Les programmes d’éducation thérapeutiques autorisés
En avril 2011, dans le cadre de la procédure d’autorisation des programmes d’éducation
thérapeutique du patient, réalisée par l’ARS-OI, les programmes suivants ont été autorisés.
Territoire de santé Etablissements de santé Programmes d’ETP
Nord-Est CHU site Nord Immunologie, diabète
adulte, maladies cardiovas-
culaires, pédiatrie
Hôpital d’enfants 13 programmes autorisés
Centre de Rééducation Maladies cardiovasculaires
Sainte Clotilde et respiratoires
GHER Diabète, addictologie, mala-
dies vasculaires et rénale
Sud CHU site Sud Obésité adulte, plate-
forme pluridisciplinaire
pédiatrique, diabète adulte,
maladies cardiovasculaires,
IRC, mucoviscidose adulte
et enfant
Ouest CHGM Diabète adulte et enfant
EPSMR Psychose chronique disso-
ciative pour patients atteints
de schizophrénie
AURAR Clinique OMEGA Troubles nutritionnels, IRC
Des porteurs de projet extra hospitaliers ont également été identifiés dans le cadre de cette
procédure.
Structures Programmes d'ETP
RéuCARE Santé des artères pour les patients à risque
cardio-vasculaire et rénale
REPOP ETP dans le cadre de la prise en charge
en charge du surpoids et de l’obésité de
l’enfant et de l’adolescent
A.G. REUNIR SUD 1/ Alliance éducative thérapeutique ambu-
latoire avec les familles d’enfants et adoles-
cents atteints de diabète à la Réunion
2/ ETP pour l’obésité infantile
A.P.E.R.F. Prenez la vie à cœur
LA MAISON DU DIABETE ETP pour les personnes diabétiques
ASSOCIATION B.P.C.O./Asthme et Maladies Ecole de l’asthme
Allergiques de La Réunion
185] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions d’éducation
et de prévention pour la santé
et leur coordination
3 Il ressort de l’état des lieux que le besoin
est bien couvert à La Réunion, avec un bon
Au regard de l’état des lieux décrit ci-des-
sus, les orientations retenues sont les sui-
maillage et une bonne répartition territo- vantes :
Orientations riale.
Des programmes d’éducation thérapeu- • Objectif 1 : Consolider l’Education Théra-
et plan d’actions tique ont été autorisés, tant au niveau des peutique du Patient (ETP) à l’hôpital ;
établissements de santé qu’au niveau de
structures extra hospitalières. Action 1 : Mettre en place les UTEP auto-
risées au sein de chaque établissement de
Concernant les établissements de santé, santé ;
les programmes autorisés doivent à présent
être structurés au sein d’Unités Transver- Action 2 : Evaluer la mise en place des
sales d’Education Thérapeutique (UTEP), UTEP au regard des autorisations ;
selon un cahier des charges national.
• Objectif 2 : Poursuivre le développement
Ce sont ces UTEP qui feront l’objet d’un de l’ETP au plus près du domicile des per-
financement au titre de la MIG ETP. sonnes ;
Concernant le secteur extra hospitalier, les Action 1 : Evaluer la mise en place des pro-
programmes d’éducation thérapeutique grammes autorisés ;
doivent être encouragés à se développer au
plus près du domicile des patients. Action 2 : Encourager le développement
d’autres programmes ;
Action 3 : Veiller à la complémentarité et à
la coordination entre l’ensemble des pro-
grammes autorisés sur un territoire donné.
186] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La lutte contre
l’exclusion sociale
1 La mission de lutte contre l’exclusion sociale
correspond à la prise en charge de patients
en situation de précarité dans le cadre de
Il existe aujourd’hui une permanence d’ac-
cès aux soins de santé adossée au sein de
chaque établissement de santé disposant
l’une ou l’autre organisation suivante : d’un service d’urgence, à savoir :
Cadre national
-
Une permanence d’accès aux soins de - Nord-Est: CHU site Nord et GHER ;
santé (PASS) établie au sein de l’établis- - Sud : CHU site Sud ;
sement de santé ; - Ouest : CHGM.
- Une équipe mobile assurant le suivi et les Tous les territoires de santé sont donc cou-
soins de personnes en situation d’exclu- verts par cette mission de service public.
sion dans leurs lieux de vie ;
-
L’accueil d’un volume de personnes en
situation de précarité ouvrant droit à la
perception de la MIG précarité.
2 La précarité à La Réunion est démontrée
par de nombreux indicateurs socio-écono-
miques : bénéficiaires de minima sociaux,
L’objectif de la politique d’accès aux soins
est de permettre aux personnes en situation
de précarité ou démunies de bénéficier de
couverture par la CMU, taux de chômage, l’offre de soins de droit commun, par l’or-
Etat des lieux et taux d’emploi, personnes vivant sous le ganisation de passerelles et la mise à dis-
problématiques seuil de pauvreté, accès au logement et position d’accompagnements spécifiques
logement indigne ou insalubre. médico-sociaux, tenant compte des be-
identifiées soins d’accessibilité et de compensation ;
L’étude de l’ORS (Personnes sans domicile il ne vise nullement au développement de
fixe usagères des services d’aide à La Réu- filières de soins distinctes, instituant un sys-
nion, août 2010) permet un premier dé- tème de santé « à deux vitesses ».
nombrement des personnes sans domicile
fixe, et propose une analyse qualitative des La politique d’accès aux soins est com-
problématiques rencontrées, notamment plémentaire des dispositifs de lutte contre
en matière de santé. l’exclusion et de cohésion sociale, dont
elle participe ; elle requiert donc une arti-
L’accès aux soins des personnes en situa- culation forte avec les institutions portant
tion de précarité, ou des personnes dému- l’action sociale (Département, CAF, CGSS,
nies, est partie prenante des politiques DRJSCS).
de lutte contre l’exclusion et de cohésion
sociale. A ce titre, les conditions d’hébergement et
de logement interagissent fortement avec la
Il peut s’exercer au travers de différents dis- capacité à accéder aux soins et à la préven-
positifs, dont certains relèvent du champ de tion ; cette liaison est au cœur de l’action
la santé : médico-sociale en faveur de l’accès aux
• couverture sociale (CMU et CMUC, aide à soins des personnes en situation de préca-
la complémentaire santé) ; rité ou démunies.
• permanence d’accès aux soins de santé
dans les établissements de santé ; A La Réunion, outre une offre sociale d’ac-
• lits halte soins santé ; cueil et d’hébergement, le déploiement de-
• appartements de coordination thérapeu- puis plusieurs années de maraudes (Samu
tique ; Social), et de consultations réalisées par la
• équipe mobile santé mentale et précarité ; mission France de Médecins du Monde,
• consultations avancées dans les struc- plusieurs dispositifs sanitaires ont été déve-
tures et services d’accueil, orientation et loppés ou sont en projet :
hébergement.
187] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La lutte contre
l’exclusion sociale
• les quatre établissements de santé, dotés Au-delà, on constate :
de service d’urgence, disposent chacun • une hétérogénéité des organisations, avec
d’une PASS, pour certains d’une PASS notamment une absence d’identification
périnatalité ; systématique d’un temps médical dédié ;
• les établissements de santé bénéficient • une indéfinition des distinctions entre les
du financement d’une Mission d’intérêt missions de certaines PASS et les ser-
général (MIG) Précarité, compensant les vices sociaux des différents services hos-
surcoûts d’organisation et de prise en pitaliers ;
charge liés à l’accueil de personnes en • une indéfinition des compétences respec-
situation de précarité ; tives des PASS et des travailleurs sociaux
• une équipe santé mentale et précarité de la psychiatrie autour des unités d’ac-
(EPSMR) couvrent les territoires Nord-Est cueil de l’urgence psychiatrique.
et Ouest ; une autre est inscrite au SOS-
PRS dans le volet « psychiatrie et santé L’absence d’un cadre commun de rapport
mentale » pour le territoire Sud ; d’activité, permettant d’assurer la compa-
• deux projets de lits halte soins santé (au raison inter-établissement de l’activité des
Sud porté par le CIAS de la CIVIS, et au PASS, et d’évaluer au travers les besoins
Nord par l’association Halte Père Etienne d’accompagnement vers l’accès aux soins.
Grienenberger) doivent respectivement
ouvrir en 2011 et 2012.
L’analyse des rapports d’activité des PASS
rend compte de la réalité de l’accompagne-
ment médico-social vers les soins des per-
sonnes en situation de précarité.
3 Permanences d’accès aux soins
de santé (PASS) :
• Objectif 4 : Reconnaître, au travers des
PASS, les projets de consultations précarité
intra-hospitalières ;
Orientations
Au regard des équipements actuellement • Objectif 5 : Veiller à l’intégration des PASS
et plan d’actions autorisés et installés sur chaque territoire, aux dispositifs de coordination de l’urgence
le besoin est réputé couvert à La Réunion et de l’insertion (SIAO), et à la filière d’ad-
en implantation de PASS. mission en lits halte soins santé.
Le SOS-PRS doit être mis à profit pour : Intervention des équipes
• Objectif 1 : Redéfinir, avec les référents hospitalières à l’extérieur des
des PASS et en lien avec les acteurs de établissements de santé :
la lutte contre l’exclusion, le contenu des
prestations attendues et le schéma cible
d’organisation des PASS (échéance 2012) ; Certaines PASS interviennent, ou souhaitent
intervenir, à l’extérieur des établissements
• Objectif 2 : Elaborer un rapport d’activité de santé, notamment auprès des structures
type des PASS permettant d’assurer l’adé- du premier accueil des personnes en situa-
quation des moyens aux missions, et de tion de précarité (boutiques solidarités…).
repérer les besoins non-satisfaits d’accès
aux soins (échéance 2013) ; Une Mission d’Intérêt Général (MIG) « prise
en charge des patients en situation précaire
• Objectif 3 : Revoir l’allocation de res- par des équipes hospitalières à l’extérieur
sources aux PASS au regard du schéma des établissements de santé » est règle-
cible d’organisation et des rapports d’acti- mentairement prévue pour couvrir ce type
vité, en assurant la dotation des temps mé- d’activité.
dicaux dédiés ;
188] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La lutte contre
l’exclusion sociale
Néanmoins, il convient de veiller à ce que MIG Précarité :
la démarche de soins soit prédominante, et
que l’intervention de travailleurs sociaux ne
vienne pas en substitution de compétences
d’accompagnement social externes ne rele- Cette MIG intervient en compensation
vant pas de la mission des établissements macro-économique des surcoûts générés
de santé. par l’accueil d’un nombre significatif de
personnes en situation de précarité, pour
Il est donc proposé, sur la durée du SOS- l’ensemble des établissements de santé.
PRS, de reconnaître aux établissements
de santé disposant d’une PASS, la possibi- De par son mode de calcul et de finance-
lité de mettre en œuvre la MIG « prise en ment, elle n’identifie aucune prestation
charge des patients en situation précaire spécifique.
par des équipes hospitalières à l’extérieur
des établissements de santé », sur chaque Des travaux nationaux ont été annoncés
territoire de santé, à partir d’un cahier des pour revoir le périmètre et le contenu de
charges qui devra être établi en partena- cette MIG, et notamment pour mieux définir
riat avec l’ensemble des acteurs de la lutte les actions attendues des établissements
contre l’exclusion en 2014. de santé en contrepartie de sa perception.
Corrélativement, les PASS devront recentrer Les conclusions et orientations nationales,
leur activité sur l’intra-hospitalier. dès connaissance, seront mise en œuvre
régionalement sur la durée du SOS-PRS.
189] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions
de santé publique
1 «Cette mission, qui constitue une déclinai-
son de la politique nationale de santé pu-
Les vaccinations, la lutte contre la tuber-
culose et la lèpre, les IST font partie des
blique telle que définie à l’article L.1411-1, actions dites « recentralisées ». Un temps
Cadre national fait partie de celles qui ont vocation à être décentralisées aux conseils généraux, elles
assumées par l’ensemble des établisse- sont désormais sous la compétence de
ments de santé et pour lesquelles existent l’Etat suite à l’application de la loi relative
des procédures d’attribution spécifiques. aux responsabilités locales du 13 juillet
Elle contribue notamment à l’atteinte des 2004.
objectifs prescrits par la loi n° 2004-806 du
9 août 2004 relative à la politique de santé La loi avait pour objectif de garantir l’appli-
publique. cation sur l’ensemble du territoire national
Le diagnostic qui figurera dans le SOS-PRS, d’une même politique de prévention et de
tant des besoins que des actions déjà assu- soins, au même titre que l’infection par le
rées dans le cadre de cette mission, devra VIH, qui n’a jamais connu de décentralisa-
être cohérent avec les orientations du Plan tion et est toujours restée dans le champ de
Stratégique de santé et les actions prévues compétences de l’Etat.
dans le schéma de prévention».
La loi prévoyait la possibilité pour les collec-
Compte tenu du cadre ainsi défini et des tivités territoriales de conserver l’exercice
thématiques traitées par ailleurs, le péri- de ces responsabilités en concluant une
mètre des actions de santé publique peut convention avec l’Etat.
couvrir les activités de lutte contre les épi-
démies et certaines maladies transmis-
sibles ainsi que celles relatives à la qualité
et la sécurité des soins et des produits de
santé.
Les activités de lutte contre les épidémies
et certaines maladies transmissibles com-
prennent :
- Les vaccinations ;
- La lutte contre la tuberculose et la lèpre ;
-Les infections sexuellement transmis-
sibles (IST) ;
- L’infection par le VIH.
2 A La Réunion, par convention avec l’Etat, le
Conseil Général a choisi de conserver ces
Quant à l’infection par le VIH, la prise en
charge s’effectue dans le cadre d’une acti-
activités jusqu’au 31 décembre 2008. A vité de médecine relevant de la tarification
Etat des lieux et compter du 1er janvier 2009, les activités à l’activité. Le dépistage, lorsqu’il est fait
reprises par l’Etat étaient déléguées à trois de manière anonyme, est réalisé par les
problématiques établissements de santé, le CHU Sud, le centres de dépistage anonyme et gratuit
identifiées CHU Nord et le CHGM dans le cadre d’une (CDAG), qui bénéficient, d’un financement
convention de gestion. Le financement de au titre d’une mission d’intérêt général
ces activités (vaccinations, tuberculose, (MIG).
lèpre et IST) est assuré par l’Etat via une
dotation forfaitaire annuelle.
190] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions
de santé publique
Le dépistage prescrit par les médecins traitants est pris en charge par l’enveloppe des soins
de ville.
Organisation des structures
Territoire Sud Territoire Nord-Est Territoire Ouest
CHU site Sud CHU site Nord 2 CHGM
2 services effecteurs services effecteurs 2 services effecteurs
Centre de lutte anti- Service de pneumo- Service de pneumo- Service des ur-
tuberculeuse (CLAT) logie (sans lèpre) logie adulte gences avec partici-
et lèpre pation d’un pédiatre
Vaccinations Service de mala- Service d’immunolo- et d’un pneumo-
dies infectieuses (+ gie clinique logue adulte
Centre d’informa- lèpre) Service de gynéco-
tion, de dépistage et obstétrique
diagnostic des IST
(CIDDIST)
Centre de dépistage
anonyme et gratuit
(CDAG)
Lieu(x) de réalisation Locaux du service CLAT : locaux Activités réalisées au
sur le site de Saint- dédiés en dehors de centre de prévention
Pierre avec, pour l’hôpital. CIDDIST de l’Ouest, situé en
le CIDDIST, des et CDAG : dans les dehors de l’hôpital.
vacations sur les locaux du service et Pour le CIDDIST et
sites de Saint-Louis activités mobiles via le CDAG, activi-
et de l’Université du le « bus santé » tés mobiles via la
Tampon « caravane santé »,
bus mis à disposi-
tion par la commune
de Saint-Paul
L’organisation ainsi mise en place a été prévue d’emblée de proximité avec un établissement
de santé référent par territoire de santé.
Le CHU site Sud étant multi-site, la couverture géographique est plus aisée que dans les deux
autres territoires, qui ont dû recourir aux actions mobiles via le bus santé et la caravane santé
même si cette dernière ne couvre pas les communes du Port et de La Possession.
Entre établissements référents, la répartition des activités est hétérogène. Elle a été laissée à
leur initiative en fonction de leur propre organisation interne. Ainsi, dans le territoire sud, deux
services hospitaliers du CHU site Sud assurent les actions, avec la contribution de gynéco-
obstétricien et de pédiatre.
La participation pluridisciplinaire se retrouve également dans le territoire Ouest, où les urgen-
tistes travaillent avec un pédiatre pour la prise en charge de la tuberculose et des vaccinations
tandis que les gynécologues-obstétriciens ont adhéré aux CIDDIST et CDAG dans la perspec-
tive d’un projet médical de « gynécologie sociale ».
Au Nord-Est, l’organisation est différente et ne fait pas encore participer gynécologue-obsté-
tricien et pédiatre.
191] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions
de santé publique
Activité de lutte contre la tuberculose réalisée en 2010
CHU site CHGM CHU Total
Nord site Sud région
CLAT Nombre de patients pris en charge : 29 48 18 95
- dont pour tuberculose maladie 13 17 13 43
- dont pour infection tuberculeuse 16 31 5 52
latente
Nombre de sujets contact explorés 137 517 84 732
Nombre de consultations médicales 172 1 288 148 1 608
individuelles
En 2010, la situation dans l’Ouest était singulière avec une moyenne de 30 sujets contact
explorés pour 1 cas de tuberculose maladie (517 / 17) versus un ratio de 10 pour 1 au CLAT
Nord-Est et moins de 7 pour 1 au CLAT du Sud.
Ce ratio élevé est à confronter avec les conditions socio-professionnelles des personnes ma-
lades. Il entraîne de fait un nombre important de consultations médicales individuelles. Le
nombre d’infections tuberculeuses latentes y est également plus élevé.
Selon les données 2011 provisoires, il semble que la situation au Nord-Est a évolué dans
le même sens que dans l’Ouest avec plus de 700 consultations médicales réalisées et une
moyenne de 50 cas dépistés autour du cas index dans 7 situations.
Activité de lutte contre la lèpre
Un état des lieux de la lèpre a été réalisé par la CIRE en lien avec les centres. De 2005 à
2010, 17 nouveaux cas ont été recensés (1 à 4 cas par an) et concernent majoritairement les
hommes (76%) d’un âge moyen de 47 ans.
Sur le plan clinique, la forme lépromateuse est dominante et une incapacité physique est
retrouvée dans la moitié des cas.
Concernant l’origine géographique, 9 patients sont nés à La Réunion dont 6 n’ont jamais
quitté l’île. Les 8 autres sont originaires des îles voisines : Comores (4) ; Mayotte (3) et Mada-
gascar (1).
Depuis le 1er janvier 2011, une surveillance prospective de la lèpre est organisée par la
CIRE afin de suivre l’évolution de l’incidence de la maladie. Le CHU site Sud suit 8 patients
actuellement.
Activité de vaccinations
Selon l’enquête de couverture vaccinale réalisée en 2009 par l’ORS à la demande de la
DRASS, les vaccinations à La Réunion sont faites majoritairement par les médecins libéraux,
qu’ils soient généralistes ou pédiatres.
Ainsi, concernant la petite enfance, 95% des vaccinations sont effectuées par les praticiens
libéraux et moins de 3% par la PMI.
Globalement, en primo-vaccination, les taux de couverture sont satisfaisants, à plus de 90%
pour les cinq valences : diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche et Haemophilus influen-
zae.
En rappel, les taux diminuent :
- diphtérie-tétanos-poliomyélite : de 80% à 85% chez les grands enfants et adolescents et
moins de 70% chez les jeunes adultes (19-28 ans) ;
- coqueluche : 72% chez les adolescents et moins de 50% chez les adultes jeunes.
192] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions
de santé publique
Concernant la triple valence rougeole- Activité de dépistage du VIH,
oreillons-rubéole, le taux de couverture des hépatites et des infections
pour les deux injections est seulement de
75%, taux insuffisant pour assurer une im-
sexuellement transmissibles (IST)
munité de groupe.
En volume, l’activité de dépistage du VIH
Pour ce qui est du vaccin contre l’hépatite et des hépatites est réalisée principalement
B, le taux de couverture chez les adoles- par les médecins libéraux et accessoire-
cents est élevé à La Réunion (78%). ment par les centres.
Selon les estimations de l’InVS calculées
Le vaccin contre la tuberculose (BCG) n’est sur les données de 83% des laboratoires
plus obligatoire depuis juillet 2007. Il reste participants de La Réunion, il a été réalisé,
néanmoins recommandé dès le 1er mois en 2009, 91 tests de dépistage du VIH pour
de vie pour tous les enfants nés en Ile-de- 1 000 habitants (versus 77‰ en moyenne
France et en Guyane ainsi qu’aux enfants nationale) soit environ 75 000 tests annuels
des autres régions qui vivent dans un milieu avec un taux de positivité de 0.8 pour 1 000
à risque élevé. En 2009, les taux de cou- tests (versus 2.2‰ en moyenne nationale).
verture par le BCG étaient les suivants :
55% chez les 24-59 mois (conséquence de En 2009, une enquête a été réalisée par
l’arrêt de la vaccination obligatoire), plus de l’ORS à la demande de la DRASS pour
95% chez les 7-8 ans et plus. connaître le niveau de dépistage du VIH
et des hépatites réalisé en population gé-
A La Réunion, selon les données de l’In- nérale à La Réunion. Sur 52 laboratoires
VS issues des déclarations obligatoires, le d’analyses de biologie médicale (LABM)
nombre de cas de tuberculose maladie, sollicités, 24 ont répondu, soit un taux de
qui a été de 74 en 2008 (incidence = 9.2 participation de 46%.
/ 100 000 habitants), a décru en 2009
(48 cas soit un taux d’incidence de 5.8 / Concernant le VIH, les 24 LABM répondants
100 000) et 2010 (46 cas soit un taux d’in- ont effectué, en 2007, 32 135 tests avec un
cidence de 5.6/100 000). taux de positivité retrouvé de 0.05%. En ex-
trapolant à la totalité des LABM, on arrive-
rait à environ 70 000 tests annuels, chiffre
concordant avec les estimations de l’InVS.
L’enquête a également révélé une progres-
sion régulière du nombre de tests de dépis-
tage réalisés en ville de 2003 à 2007 avec
un taux de positivité qui est resté faible au
fil des ans, en-deçà de 1‰.
2003 2004 2005 2006 2007
Nombre de tests de dépistage du VIH 25 441 27 727 31 732 30 262 32 135
réalisés par 46% des LABM
Taux de positivité 0.4‰ 0.4‰ 0.6‰ 0.3‰ 0.5‰
193] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions
de santé publique
Pour ce qui est du dépistage des hépatites, les résultats ont été les suivants :
2003 2004 2005 2006 2007
Nombre de tests de dépistage du 11 073 12 260 15 262 15 365 17 325
VHC réalisés par 46% des LABM
Taux de positivité du VHC 3.7‰ 4.2‰ 3.9‰ 2.4‰ 1.7‰
Nombre de tests de dépistage du 16 701 17 609 18 982 19 882 21 311
VHB réalisés par 46% des LABM
Taux de positivité du VHB 3.8‰ 3.4‰ 2.4‰ 1.9‰ 2.4‰
De la même façon que pour le VIH, le volume de dépistage des hépatites B et C augmente
régulièrement depuis 2003 avec un taux de positivité qui décroît depuis 2005, aux alentours
de 2‰.
Dépistage du VIH, des hépatites et des IST par les centres
CHU site CHU Total
CHGM
Nord site Sud région
Nombre de personnes testées
2 564 2 163 1 580 6 307
pour le VIH
4.3‰ 0‰ 4.43‰ 2.91‰
Taux de positivité VIH
(n = 11) (n = 0) (n = 7) (n = 18)
Nombre de personnes testées
2 487 2 151 817 5 455
pour le VHC
CDAG
7.2‰ 6.0‰ 4.9‰ 6.4‰
Taux de positivité du VHC
(n = 18) (n =13) (n =4) (n =35)
Nombre de personnes testées
1 330 1 617 1 435 4 382
pour le VHB
51.8‰ 3.7‰ 2.8‰ 18.02‰
Taux de positivité du VHB
(n = 69) (n = 6) (n = 4) (n = 79)
Nombre de TPHA-VDRL
2 163 512 1 098 3 773
réalisés
Taux de diagnostic positif de 1.37% 2.93% 1.09% 1.51%
syphilis (n = 30) (n = 15) (n = 12) (n = 57)
Nombre de personnes ayant
eu une recherche de gono- 92 14 3 109
coques
CIDDIST Taux de positivité des gono- 6.52% 35.7% 100%
NC
coques (n =6) (n = 5) (n = 3)
Nombres de personnes ayant
eu une recherche de Chlamy- 1 202 549 822 2573
diae
12.98% 9.83%
8.56% 6.08%
Taux de positivité (n = (n =
(n =47) (n = 50)
156) 253)
Concernant le dépistage du VIH, les trois CDAG ont effectué en 2010 un volume total de 6 307
tests soit environ 8% du volume réalisé par les libéraux mais avec un taux moyen de positivité
supérieur. Toutefois, ce taux moyen a peu de sens puisqu’il existe de fortes disparités entre
194] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions
de santé publique
l’Ouest, qui ne dépiste aucun cas (0‰ de Les résultats du dépistage des hépatites B
positivité) et les deux autres centres. et C, en termes de taux de positivité des
Le taux de positivité des deux centres du tests, sont tous plus élevés en centre qu’en
CHU, où siègent les deux services qui ville.
prennent en charge les patients porteurs Pour l’hépatite C, les résultats du Nord-Est
du VIH, est même le double du taux moyen et de l’Ouest sont assez proches. Pour l’hé-
national. patite B, le CDAG Nord-Est se singularise
L’une des raisons avancées est que le dé- par un très fort taux de positivité.
pistage des partenaires de personnes nou-
vellement infectées est fait dans le cadre
des CDAG.
3 Globalement, l’offre de soins aussi bien
dans le champ de la lutte contre la tubercu-
versus 2.2‰). Au 1er janvier 2011, La
Réunion compte moins de 750 personnes
lose que le dépistage et/ou le diagnostic du vivant avec le VIH.
Orientations et VIH, des hépatites et des infections sexuel-
lement transmissibles répond aux besoins Le niveau de dépistage des hépatites B et C
plan d’actions de la population. La desserte territoriale est est moindre que celui du VIH, avec un taux
également assurée, grâce à la contribution de positivité nettement plus élevé, que ce
des médecins libéraux du premier recours soit en ville ou dans les centres. Le nombre
et de la mobilité des CDAG/CIDDIST via les de patients porteurs chroniques du VHC
unités mobiles. seul, hors co-infection avec le VIH, serait
moins d’une centaine.
Dans la lutte contre la tuberculose, les CLAT
interviennent principalement en 2ème • Objectif 1 : Mieux connaître la probléma-
recours. Lorsqu’un cas de tuberculose est tique de la tuberculose ;
diagnostiqué, l’information leur est aussitôt
transmise pour qu’ils puissent enclencher Action 1 : Caractériser les publics cibles
l’enquête de dépistage autour du cas. Tou- concernés ;
tefois, les CLAT ont exprimé le souhait de
pouvoir intervenir en prévention, par le biais Action 2 : Définir la politique vaccinale ré-
d’actions d’information et de dépistage au- gionale ;
près de certains publics cibles, notamment
ceux en situation de précarité sociale. Action 3 : Améliorer le partage d’informa-
Dans la lutte contre la lèpre, le système de tion entre les différents CLAT grâce à un
surveillance mis en place par la CIRE est à système d’informations dédié, centralisé ou
souligner. Une réflexion sera à mener sur communiquant ;
les actions de sensibilisation et de forma-
tion à mener à partir d’un centre régional - Finaliser le cahier des charges, en inté-
expert. grant les contraintes techniques d’héber-
gement de données, d’intégration avec
Dans le dépistage du VIH, des hépatites et les systèmes d’informations des établis-
des infections sexuellement transmissibles, sements, d’intégration avec le DMP et/ou
les médecins traitants occupent une place la plateforme régionale (développée par
centrale dans le dispositif du 1er recours, le GIE Télémédecine Océan Indien), de
auquel prennent part les CDAG et CIDDIST, maintenance matérielle et logicielle ;
dont le profil d’usagers est à étudier compte
tenu des écarts de résultats observés. -
Préciser les rôles et responsabilité des
différents acteurs pour la phase projet
Le niveau de dépistage du VIH en popula- mais aussi pour la future phase d’exploi-
tion générale à La Réunion est élevé, supé- tation (CLAT, Etablissements de rattache-
rieur à la moyenne nationale (91 tests pour ment, ARS, GIE-TOI, sous-traitants éven-
1 000 habitants versus 77‰) avec un taux tuels...) ;
de positivité globalement plus faible (0.8‰
195] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions
de santé publique
- Choisir la solution, les prestataires, et pro- • Objectif 4 : Développer l’activité de pré-
céder à la mise en œuvre d’un SI partagé vention et de dépistage dans l’offre de pre-
dédié aux CLAT ; mier recours ;
• Objectif 2 : Mieux connaître la probléma- Action 1 : Sensibiliser et former les profes-
tique des hépatites ; sionnels de santé du 1er recours au dépis-
tage, au diagnostic et au traitement des
Action 1 : Caractériser les publics concer- infections sexuellement transmissibles ;
nés pour adapter les actions de dépistage
et de prévention ; Action 2 : Systématiser le dépistage des
infections sexuellement transmissibles
Action 2 : Rendre lisible la filière de dia- dans la prise en charge des IVG notamment
gnostic et de prise en charge des personnes répétées ;
atteintes ;
Action 3 : Reconfigurer les CDAG et CID-
• Objectif 3 : Améliorer la couverture vac- DIST dans une optique de centres de
cinale ; santé sexuelle (1 par territoire de santé) en
intégrant la contraception, en priorisant les
Action 1 : Informer la population sur l’inté- actions de prévention et de dépistage et en
rêt de la vaccination (protection individuelle orientant les soins vers le dispositif de droit
et altruiste) ; commun ;
Action 2 : Sensibiliser les professionnels de Action 4 : Sensibiliser et former les pro-
santé sur le respect du calendrier vaccinal ; fessionnels de santé des centres à l’usage
des tests rapides d’orientation diagnostique
Action 3 : Favoriser l’accès à la vaccination (TROD) du VIH ;
des populations en situation de précarité
sociale ; Action 5 : Harmoniser le système de recueil
d’informations des centres.
196] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
1 La mission de soins aux personnes déte-
nues en milieu pénitentiaire et en milieu
- l’amélioration de l’organisation, de la ges-
tion, et du suivi des structures sanitaires ;
hospitalier s’exerce dans le respect des dis- - les modalités d’accès des personnes déte-
Cadre national positions des articles L.6141-5 et suivants. nues aux aménagements de peine.
Depuis la loi du 18 janvier 1994, la méde- Le plan détaille 6 axes d’intervention :
cine en établissement pénitentiaire relève
du Ministère de la Santé. Deux structures - La connaissance de l’état de santé de la
se partagent la responsabilité de la méde- population détenue, au travers de travaux
cine, chacune rattachée à un service ou nationaux permettant des restitutions
à un pôle hospitalier de proximité, centre régionales, et une adaptation locale des
hospitalo universitaire (CHU), hôpital géné- moyens sanitaires et de leur organisation ;
ral, ou hôpital privé :
- les Unités de Consultation et de Soins - La prévention et la promotion de la santé,
Ambulatoires (U.C.S.A.) ; avec notamment la prévention du suicide,
- les Services Médico-Psychologiques Ré- les actions de prévention en santé en mi-
gionaux (S.M.P.R.). lieu carcéral, l’accès aux dépistages (VIH,
hépatives et IST ; cancer du sein, du col
Dans ce cadre, pour chaque établisse- de l’utérus, et colorectal) et aux vaccina-
ment pénitentiaire, le DG d’ARS désigne tions (application du calendrier vaccinal),
un établissement public de santé, chargé l’éducation à la vie affective et sexuelle
de dispenser aux détenus les soins adaptés et la prévention des risqués liés aux pra-
en matière de soins somatique comme de tiques sexuelles, la santé bucco-dentaire ;
soins psychiatriques.
-
L’accès aux soins : la mise en place et
La politique de santé de santé à l’égard l’évaluation du schéma national d’hos-
des personnes détenues est développée en pitalisation des personnes détenues ; la
application du Plan d’actions stratégiques réorganisation d’une offre graduée de
2010-2014 des ministères de la santé et soins en santé mentale ; l’amélioration de
de la justice, dont les actions seront mises l’organisation, de la gestion et du suivi des
en œuvre sur la durée du PRS. Ce plan structures sanitaires de prise en charge
réaffirme trois principes organisateurs de des personnes détenues ; la coordination
la santé pour la population sous main de et l’articulation des acteurs de la prise en
justice : charge des addictions ; la préparation et
la continuité des soins à la sortie ;
- Les personnes détenues doivent bénéfi-
cier de la même qualité et continuité des -
Le dispositif de protection sociale : les
soins que la population générale ; modalités d’accès aux soins de ville des
- Les plans et programmes de santé pu- personnes en aménagement de peine,
blique doivent être mis en œuvre en mi- la prévention des risque de rupture de
lieu carcéral ; droit à l’entrée et à la sortie de détention
- La prévention et les soins initiés ou pour- (couverture maladie, AAH, APA, PCH,
suivis pendant la période d’incarcération RSA…) ;
doivent contribuer au maintien et à l’amé-
lioration de l’état de santé. - La formation des intervenants ;
Cinq mesures phares sont ainsi identifiées, - L’hygiène, la sécurité et la salubrité des
et requièrent un suivi national et régional établissements pénitentiaires.
particulier :
- le renforcement de la prévention du sui-
cide ;
- le développement d’actions d’éducation et
de promotion de la santé ;
- l’accessibilité des personnes détenues
aux soins de santé mentale ;
197] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
2 L’organisation régionale de
l’offre de santé aux personnes
L’offre de santé est portée :
-Pour la santé mentale : par l’établisse-
ment public de santé mentale de La Réu-
détenues nion (EPSMR) au travers du SMPR, dont
Etats des lieux et
le siège est à la maison d’arrêt de Saint
problématiques La Réunion dispose de trois établissements Denis, et qui intervient sur les trois établis-
identifiées pénitentiaires (deux maisons d’arrêt pour sements pénitentiaires de l’île ;
personnes prévenues ou condamnées à de
courte peine ; un centre de détention pour - Pour les soins somatiques : par le CHU
personnes condamnées) : site Nord au travers d’une unité de soins
et de consultations ambulatoire sur la mai-
- la maison d’arrêt de Saint Denis (Domen- son d’arrêt de Saint Denis et le centre de
jod) d’une capacité totale de 574 places : détention du Port ; par le CHU site Sud au
deux quartiers de détention pour hommes travers d’une unité de soins et de consul-
(459 places), un quartier de détention tations ambulatoire sur la maison d’arrêt
pour femmes (30 places), un quartier de de Saint Pierre.
détention pour mineurs (40 places), un
quartier d’accueil (25 places), un centre Une convention avec le CHGM permet,
de semi-liberté (25 places) ; depuis 2008, le recours au plateau tech-
nique hospitalier pour les personnes déte-
-
la maison d’arrêt de Saint Pierre d’une nues au Port, afin de limiter les extractions
capacité de 113 places pour hommes ; vers le CHU site Nord, notamment en cas
d’urgences.
- le centre de détention du Port, d’une ca-
pacité total de 560 places : un centre de Le CHU, sites Nord et Sud, disposent de
détention à responsabilité (312 places), chambres sécurisées (2 au Nord et 1 au
un centre de détention intermédiaire (145 Sud).
places), un centre de détention contraint,
un quartier arrivant de 15 places. Six cellules ont été aménagées au Port pour
personnes âgées dépendantes ou handica-
La maison d’arrêt de Saint Denis a ouvert pées (accessibilité, sanitaires adaptés) en
en décembre 2008, et présente des condi- 2010 et six autres sont en cours de travaux
tions modernes de détention, avec notam- en 2011, pour répondre au vieillissement
ment l’encellulement individuel. des personnes détenues.
Le centre de détention du Port bénéficie ac-
tuellement de travaux importants de réno- Une convention a été signée entre les éta-
vation, permettant à terme de disposer d’un blissements pénitentiaires, le Département
encellulement individuel majoritaire (83% et la maison départementale des personnes
des cellules). La maison d’arrêt de Saint handicapées (MDPH) pour assurer l’accès
Pierre doit faire l’objet d’une reconstruction, aux prestations de compensation du han-
engagée sur la durée du PRS, qui permet- dicap et de la dépendance (PCH, APA) en
tra de respecter les normes d’hébergement juillet 2010 ; néanmoins, l’accès effectif à
et de revoir l’implantation des services de l’assistance aux actes de la vie quotidienne
santé. pour les personnes détenues handicapées
ou dépendantes, par des services externes
n’est pas réalisé.
198] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
Concernant les personnels de santé, les rapports d’activité 2010 des unités de soins rendent
compte de :
UCSA MA Saint Denis MA St Pierre CD Le Port
UCSA (574
MA places)
Saint Denis (113
MA Stplaces)
Pierre (560 places)
CD Le Port
(574 places)
ETP ETP (113
ETP places)
ETP (560 places)
ETP ETP
budgétés
ETP rééls
ETP budgétés
ETP rééls
ETP budgétés
ETP rééls
ETP
Médecin généraliste budgétés
1 rééls
1 budgétés
1 rééls
0,4 budgétés
1 rééls
1
Médecin
Médecin généraliste
spécialiste 1
0 1
0,125 1
0 0,4
0 1
0 1
0,125
Médecin
Dentiste spécialiste 0
0,5 0,125
0,5 0
0,3 0
0,1 0
0,5 0,125
0,5
Dentiste
Assistant dentaire 0,5
0,5 0,5
0,5 0,3
0 0,1
0 0,5
0,5 0,5
0,5
Assistant
Cadre de dentaire
santé 0,5
0,5 0,5
0,5 0
0 0
0 0,5
0,5 0,5
0,5
Cadre
IDE de santé 0,5
7 0,5
7 0
3,2 0
2,8 0,5
5 0,5
5
IDE
MK 7
0,5 7
0,5 3,2
0,3 2,8
0,3 5
0,5 5
NR
MK
Secrétaire médicale 0,5
0,7 0,5
0,7 0,3
0,5 0,3
0,5 0,5
0,8 NR
0,8
SMPR
ETP budgétés ETP rééls
Psychiatre 3 2
Psychologue 5 4
Cadre de santé 1 1
IDE 13 14,21
Secrétaire médicale 2 2
Agent administratif 1 1
Assistant social 0 0
Ergothérapeute 0 0
Psychomotricien 0 0
ASH 1 1
Les hospitalisations psychiatriques, en l’absence d’Unité d’hospitalisation spécialement amé-
nagée (UHSA), sont réalisées dans les établissements de santé du secteur de rattachement
des patients (CHU site Sud pour les secteurs du territoire Sud, EPSMR pour les secteurs des
territoires Ouest et Nord-Est).
Principales données relatives à l’état de santé des personnes détenues à
La Réunion
Dans son ensemble, la population en détention est plus jeune et présente un état de santé
comparativement meilleur que ce qui peut être observé en métropole.
Les principaux problèmes de santé repérés à l’entrée en détention sont (rapports d’activité
2010) :
- L a poly-toxicomanie (alcool, cannabis, médicaments) pour près de 25% des personnes ;
- L es problèmes bucco-dentaires pour près de 50% des personnes ;
- L es pathologies chroniques (pathologies cardiovasculaires, respiratoires, digestives, derma-
tologiques, urologique ; diabète…) pour près de 25% des personnes ;
- L es troubles psychiatriques chroniques pour 7,5% de la population.
199] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
L’insuffisance rénale, malgré le contexte réunionnais, n’est relevé qu’épisodiquement. Une
plus faible prévalence, comparativement à la métropole, du VIH et des hépatites est égale-
ment remarquée, avec cependant une émergence de cas de syphilis.
Concernant les dépistages, sont relevés (rapports d’activité 2010) :
- 71% de réalisation de dépistage du VIH pour les entrants en maison d’arrêt (24% pour les
entrants en centre de détention) ;
-7 6% de réalisation de dépistage du VHC pour les entrants en maison d’arrêt (18% pour les
entrants en centre de détention) ;
- 72% de réalisation de dépistage du VHB pour les entrants en maison d’arrêt (25% pour les
entrants en centre de détention).
Données relatives aux extractions pour consultations, urgences, ou hospitalisations (rapports
d’activités des UCSA pour 2010) :
Extractions Extractions pour
UCSA Extractions en urgence
programmées hospitalisation
MA Saint Denis 61 466 70
MA Saint Pierre 15 135 12
CD Le Port 16 441 119
Total 92 1042 201
Les rapports d’activités ne font état d’au- Les hospitalisations pour motif psychia-
cune extraction demandée et non-réalisée trique concernent entre 8 et 15 patients
(urgence, examen et consultation, ou hos- chaque année, pour des durées de séjours
pitalisation), rendant compte d’un accès en moyenne inférieures à trois semaines.
garanti aux plateaux techniques hospita- En l’absence d’UHSA, elles sont réalisées
liers. Ceci est renforcé par la mobilisation sous le régime des soins sans consente-
de la convention avec le CHGM pour les ment (D398 du code de procédure pénale).
personnes détenues au Port.
Les difficultés relevées sont :
Les hospitalisations en provenance de la - l’absence d’UHSA à La Réunion, empê-
maison d’arrêt de Saint Denis et du centre chant un accès à l’hospitalisation psychia-
de détention du Port sont motivées à 60% trique librement consentie ;
par des interventions de chirurgie ophtal- - deux épisodes récents de fugue, ou éva-
mologique, de cardiologie interventionnelle sion, à l’occasion d’hospitalisation pour
et de chirurgie vasculaire. motif psychiatrique, soulevant la question
de la surveillance des patients ;
Une équipe de personnels de l’administra- - l’organisation des transferts (sous la res-
tion pénitentiaire est dédiée aux escortes ponsabilité des établissements de santé
pour la maison d’arrêt de Saint Denis ; lors de l’entrée en hospitalisation, et de
pour les établissements du Port et de Saint l’administration pénitentiaire lors du retour
Pierre, ce dispositif n’a pas été retenu et ne en détention) : disponibilité des moyens
semble pas nécessaire. de transport sanitaire (après 18H00),
risque d’admission ou de retour en fin de
Les hospitalisations au CHU sites Nord journée ne permettant pas un accueil de
et Sud sont principalement réalisées en qualité de la personne détenue, coordina-
chambres sécurisées, sauf lorsque le pa- tion entre les pavillons d’hospitalisation et
tient requiert des soins hautement spéciali- le SMPR pour l’organisation des retours.
sés (réanimation, neurochirurgie, chirurgie
cardiaque). Les actions de prévention et promotion de
la santé sont réalisées soit par des interve-
Lors des prises en charge aux urgences, les nants externes (associations, réseaux de
patients sont accueillis dans un box indivi- santé, services hospitaliers), et plus géné-
duel ou un lit de l’UHCD, qui leur est alors ralement par la mobilisation d’un budget
réservé. de l’administration pénitentiaire et des res-
sources des professionnels des établisse-
200] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
ments de santé de rattachement des UCSA cette dépense relevant des missions des
et du SMPR. agences régionales de santé, nouvellement
installées.
Elles portent sur les addictions, les mala-
dies métaboliques et cardiovasculaires, La présence croissante de personnes déte-
les maladies sexuellement transmissibles, nues, d’origine mahoraise ou comorienne,
la gestion du stress et la prévention des en provenance de l’établissement péni-
troubles du comportement liés à l’incarcé- tentiaire de Mayotte, pose des difficultés
ration, l’hygiène bucco-dentaire, et com- d’interprétariat pour les équipes de soins ;
prennent les dépistages et vaccinations. le recours à un codétenu traducteur n’est
Depuis 2010, la ligne de crédits de l’admi- pas satisfaisant au regard des exigences du
nistration pénitentiaire a été supprimée, secret médical.
3 Orientation 1 : Maintenir
l’adéquation des moyens
• Objectif 3 : Doter les UCSA et le SMPR de
temps d’interprète pour la prise en charge
des patients en provenance de Mayotte et
sanitaires aux effectifs et des Comores ;
Orientations problématiques de santé des
et plan d’actions personnes détenues • Objectif 4 : Garantir la prise en compte des
besoins en locaux et équipements de l’UC-
SA, de préférence partagé avec le SMPR,
Les effectifs des équipes de santé sont
dans la programmation architecturale de
proches des ratios minima du guide métho-
future maison d’arrêt du Sud.
dologique relatif à la prise sanitaire des per-
sonnes détenues et à leur protection sociale
Orientation 2 : Coordination et
(circulaire d’actualisation du 10 janvier
2005), situation renforcée par la sous-oc- qualité des soins
cupation des établissements pénitentiaires
à La Réunion.
Dans les trois établissements pénitentiaires,
Les consultations spécialisées (ophtalmo-
les locaux du SMPR et des UCSA sont soit
logie, soins bucco-dentaires, gynécologie,
partagés, soit en proximité directe. Cette
dermatologie) sont considérées comme sa-
situation favorise la coordination des soins
tisfaisantes par les professionnels de santé
entre les deux équipes, qui se traduit :
sauf à Saint Pierre pour le soins dentaires.
Un dossier de soins partagé entre l’UCSA et
Par contre le temps d’addictologie en dé-
le SMPR à Saint Pierre ;
tention semble insuffisant, notamment pour
Des dossiers distincts au Port et à Saint
développer des actions de prévention et
Denis, mais avec possibilité d’échange et
organiser la continuité des soins à la sortie.
d’accès réciproque ;
Le partage du temps médical entre UCSA et
Le relais par les infirmiers des UCSA pour
services hospitaliers de rattachement cor-
la distribution quotidienne des traitements
respond à une pratique souhaitable pour
psychiatriques aux heures de fermeture du
faciliter la liaison avec le plateau technique
SMPR (semaine à partir de 16H30, samedi
hospitalier et favoriser un exercice de qua-
et dimanche).
lité.
• Objectif 1 : Achever l’informatisation des
• Objectif 1 : Assurer, sur la durée du SOS-
dossiers patients (déjà réalisée pour l’UCSA
PRS, l’adéquation des moyens des équipes
de Saint Denis et du Port), interfacée entre le
UCSA aux effectifs des établissements péni-
SMPR et les UCSA, sur la durée du SOS-PRS,
tentiaires, au travers de l’examen annuel de
en tenant compte des contraintes de réseaux
la MIG correspondante ;
de la maison d’arrêt de Saint Pierre ;
• Objectif 2 : Réévaluer, sur la durée du
• Objectif 2 : Expertiser le principe d’un
SOS-PRS, les moyens consacrés à l’addic-
cadre de santé partagé entre SMPR et UCSA
tologie, en lien avec la filière de soins en
sur chaque site de détention, un temps évo-
addictologie des établissements de santé de
qué, par les établissements pour confirmer
rattachement des UCSA et l’offre médico-so-
l’intérêt organisationnel d’une telle mutuali-
ciale (CSAPA) ;
sation ;
201] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
• Objectif 3 : Décaler les temps infirmiers • Objectif 2 : Exploiter annuellement les
du SMPR en journée de semaine, pour per- indicateurs de recours aux plateaux hospi-
mettre la distribution individuelle des traite- taliers.
ments dans les cellules en fin d’après-midi ;
Orientation 4 : Accès à une offre
• Objectif 4 : Encourager des formations
graduée de soins psychiatriques
conjointes entre équipes de santé et profes-
sionnels de l’administration pénitentiaire.
Le plan d’actions stratégiques 2010-2014
« Politique de santé pour les personnes pla-
Orientation 3 : Accès aux cées sous main de justice », des ministères
de la santé et de la justice, prévoit une révi-
plateaux techniques hospitaliers
sion de l’offre de soins en santé mentale,
pour les soins somatiques selon une gradation des organisations :
Le rattachement du centre de détention - niveau 1 - pour tous les établissements
du Port à une UCSA à créer au CHGM été pénitentiaires : une offre de soins ambula-
envisagé, dans une logique de territoire de toire diversifiée de type CMP/CATTP, avec
santé. adaptation des moyens humains (profes-
Outre le risque d’éparpillement, et donc sionnels de santé et agents de l’adminis-
d’affaiblissement des équipes de soins, il tration pénitentiaires) et des locaux : « Le
convient de considérer que : CATTP est une structure visant à maintenir
ou favoriser une existence autonome par
- la mobilisation du plateau technique hos- des actions de soutien ou des thérapies
pitalier du CHU site Nord relève à 60% de de groupe. La prise en charge est moins
l’offre de recours ; régulière que dans les hôpitaux de jour
- que les liaisons routières, hors événement – actions psychologiques, sociologiques,
climatique majeur, permettent un accès thérapeutiques, éducatives (éducation
rapide depuis le Port jusqu’au CHU site à la santé), d’accompagnement (dans le
Nord ; sens de l’autonomie) » ;
- que la convention avec le CHGM assure
un accès de proximité aux urgences et - niveau 2 - pour les établissements péni-
plateaux d’examen et de consultation de tentiaires, sièges d’un SMPR : une offre
premier recours, limitant les extractions de soins de type hôpital de jour, néces-
vers Saint Denis. sitant une prise en charge continue dans
la journée, et donc l’existence de cellules
Six chambres sécurisées sont prévues au d’hébergement pour certains patients (sur
CHU site Nord dans le cadre de travaux à critère de facilitation de l’accès à la prise
réaliser ; la capacité en chambres sécuri- en charge en limitant la fréquence des
sées au Sud est satisfaisante au regard de mouvements, de séparation des zones
la population desservie (113 actuellement à de détention et d’intérêt thérapeutique) :
200 dans le projet de reconstruction pour « La prise en charge sous forme d’hôpital
2017), cependant du fait de l’activité de de jour permet au patient de disposer de
recours régional, elle pourrait être portée à soins polyvalents, individualisés, intensifs,
deux. prodigués dans la journée, sous forme de
prise en charge individuelle, voire à temps
L’absence d’UHSI à La Réunion ne semble partiel.
pas être un obstacle aux soins des per- Ceci peut impliquer plusieurs consulta-
sonnes détenues, du fait de durée de séjour tions, une alternance de consultations et de
en hospitalisation somatique très majoritai- thérapies de groupe ou des activités de type
rement inférieure à 3 jours ; cette donnée ateliers thérapeutiques » ;
devra faire l’objet d’un suivi sur la durée du
SOS-PRS. -
niveau 3 - l’hospitalisation temps plein,
au travers des unités d’hospitalisation
• Objectif 1 : Réaliser l’installation des nou- spécifiquement aménagées instituées
velles chambres sécurisées du CHU ; par la loi de programmation pour la
202] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
justice du 9 septembre 2002, et permet- Des projets alternatifs d’unité régionale
tant le recours à l’hospitalisation consentie d’hospitalisation renforcée pour personnes
ou contrainte ; le programme national est détenues, et/ou patients hospitalisés sous
de 705 lits, en deux tranches, en unités contrainte et présentant des troubles im-
de 40 à 60 lits, il ne retient aucune UHSA portants du comportement mais ne relevant
pour l’Outre-Mer ; la loi de programma- pas d’une UMD, ont été envisagés (UMAP,
tion pour la justice précise (article 48) UPID) ; ils ne recueillent pas le consensus
que dans l’attente de la prise en charge des professionnels de santé et se heurtent
par les UHSA les hospitalisations psychia- à une absence de fondement juridique au
triques de personnes détenues continuent regard de la norme à terme des UHSA.
de s’effectuer dans les établissements de
santé habilités, et donc sous le mode de L’élaboration d’un protocole relatif aux
l’hospitalisation contrainte. transferts entre établissements pénitenti-
aires et établissements de santé à l’occa-
Actuellement, les locaux du SMPR au Port sion des hospitalisations psychiatriques de
et à Saint Denis permettent la réalisation du personnes détenues a été engagée en 2011
niveau 1 ; les locaux de Saint Pierre n’y sont sous l’égide de la Préfecture. Elle devrait
pas adaptés, cette problématique devra aboutir en 2012.
être prise en compte dans la construction
de la future maison d’arrêt du Sud. Le rattachement de la prise en charge am-
bulatoire en santé mentale des personnes
Les locaux du siège du SMPR, à la mai- détenues à la maison d’arrêt de Saint Pierre
son d’arrêt de Saint Denis, ne permettent aux secteurs de psychiatrie Sud, régu-
pas la prise en charge en hospitalisation lièrement évoqué, ne semble pas devoir
de jour, avec cellules d’hébergement ; un être retenu en considération des risques
projet conjoint de l’administration péniten- d’éparpillement des moyens humains, et
tiaire et du SMPR prévoit l’installation de de la mission régionale et intersectorielle du
6 cellules d’hébergement, dans le quartier SMPR.
arrivant, avec des locaux de soins dédiés,
pour l’année 2012. Selon une estimation du • Objectif 1 : Maintenir l’adéquation, sur la
SMPR, cet équipement pourrait concerner durée du SOS-PRS, des moyens du SMPR
une trentaine de personnes détenues de sa à ses missions sur l’ensemble des éta-
file active. blissements pénitentiaires, et notamment
l’offre de soins de niveau 1 pour les établis-
L’absence de programmation d’UHSA à La sements du Port et de Saint Denis ;
Réunion, compréhensible au regard des
données régionales de recours, limite le • Objectif 2 : Garantir la prise en compte
mode d’hospitalisation à l’hospitalisation des besoins en locaux et équipements du
non-consentie (D398) dans les établisse- SMPR, de préférence partagés avec l’UC-
ments de santé habilités (CHU site Sud, SA, dans la programmation architecturale
et EPMSR), sous la seule responsabilité de de future maison d’arrêt Sud ;
ces derniers et de leurs personnels, sans
possibilité de recours à une surveillance • Objectif 3 : Installer le niveau 2 de soins
périphérique par les forces de l’ordre ou psychiatriques à la maison d’arrêt de Saint
l’administration pénitentiaire. Denis, avec 6 cellules d’hébergement, dès
2012, avec le renfort adapté de temps soi-
Cette situation, comparable à la plupart gnants ;
des régions métropolitaines en application
de l’article 48 de la loi de programmation • Objectif 4 : Evaluer la faisabilité, en
pour la justice et dans l’attente du déploie- 2012-2013, d’une ouverture de ce niveau
ment complet du programme de 705 lits, 2 à la maison d’arrêt de Saint Denis aux
ne pourra valablement être maintenue au- personnes détenues à Mayotte au travers
delà, à échéance de ce dernier, en consi- d’une mission conjointe santé-justice-ARS ;
dération tant de l’accès aux soins que des
droits des personnes détenues. • Objectif 5 : Maintenir le principe, sauf
situation exceptionnelle, de l’hospitalisation
203] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
psychiatrique temps plein dans le secteur
de référence du patient, selon le régime Ainsi, La Réunion dispose, depuis 2009
transitoire de l’article 48 de la loi de pro- d’un centre de ressources pour les auteurs
grammation pour la justice, en veillant à la de violences sexuelles, porté par l’EPSMR,
mise en œuvre par les établissements de et dont les missions sont la coordination
santé des dispositions nécessaires de sécu- des acteurs, l’impulsion du travail en ré-
rité applicables à tout patient hospitalisé seau, le soutien et le conseil aux profession-
sous contrainte ; nels, mais également la prise en charge des
patients les plus complexes.
• Objectif 6 : Formaliser un protocole d’or-
ganisation des transferts liés aux hospitali- Elle a également bénéficié en 2008, au
sations psychiatriques de personnes déte- travers du SMPR, du financement d’une
nues, dans le respect de la règlementation équipe psychiatrique intervenant en pré-
en vigueur, entre les établissements péni- vention de la récidive auprès des personnes
tentiaires, les établissements de santé et les détenues. Parallèlement, le centre de dé-
forces de l’ordre (échéance : 2012) ; tention du Port a engagé des travaux pour
la mise à disposition de locaux complémen-
• Objectif 7 : Ouvrir, avec les ministères taires de soins.
de la justice et de la santé, une réflexion, Ces dispositifs doivent agir en lien étroit
associant les acteurs locaux, pour définir avec les services pénitentiaires et l’autorité
les modalités d’hospitalisation psychia- judiciaire.
trique des personnes détenues au terme du
programme national de déploiement des • Objectif 1 : Assurer un suivi régional an-
UHSA : reconnaissance d’une UHSA pour nuel des actions et dispositifs de prise en
la zone Océan Indien, possibilité de recours charge des auteurs d’infractions à caractère
aux UHSA métropolitaines, adaptation de sexuel et des auteurs d’infractions graves,
la règlementation à la situation régionale… au travers de la commission Santé/Justice.
l’objectif poursuivi est l’effectivité du droit,
pour les personnes détenues, à bénéfi-
cier d’une hospitalisation psychiatrique Orientation 6 : Accès à la
consentie.
prévention et promotion de la
santé
Orientation 5 : Prise en charge
des auteurs d’infractions à Le développement d’actions de prévention
et de promotion de la santé en détention,
caractère sexuel (AICS) et des
priorité nationale, répond aux attentes et
auteurs d’infractions graves engagements antérieurs, des profession-
(AIG) nels locaux de santé et pénitentiaires. Les
difficultés rencontrées tiennent à la disponi-
bilité des intervenants et de crédits dédiés.
En application de la loi n°98-468 du 17
juin 1998 relative à la prévention et à la ré-
Les principales priorités retenues locale-
pression des infractions sexuelles, de la loi
ment (addictions, IST, pathologies méta-
n°2008-174 du 25 février 2008 et du décret
boliques, hygiène bucco-dentaire) sont en
n°2008-1129 du 4 novembre 2008 relatifs
rapport avec les caractéristiques de l’état
à la rétention de sûreté et à la déclaration
de santé de la population en détention.
d’irresponsabilité pénale pour cause de
trouble mental, les personnes condamnées
Les dépistages (VIH, VHC, VHB, tubercu-
pour une infraction à caractère sexuelle
lose) semblent réalisés dans des propor-
pour laquelle un suivi socio-judiciaire est
tions supérieures aux moyennes nationales.
encouru doivent pouvoir exécuter leur
peine dans des établissements pénitenti-
• Objectif 1 : Soutenir les actions de pré-
aires permettant d’assurer un suivi médical
vention et promotion de la santé dans les
et psychologique adapté. 22 établissements
établissements pénitentiaires par l’inscrip-
pénitentiaires pour peine ont été identifiés,
tion des personnes détenues comme public
pour assurer cet accompagnement, dont le
destinataire de l’ensemble des programmes
centre de détention du Port.
204] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
relevant de l’appel à projet annuel de l’ARS La participation du SPIP dans le SIAO ur-
Océan Indien (crédits d’intervention en pré- gence/insertion (service intégré d’accueil
vention/promotion de la santé) ; et d’orientation), sous pilotage de la DJSCS
de La Réunion, devrait permettre de mieux
• Objectif 2 : Dédier un fonds annuel, sur repérer et traiter les situations exigeant la
crédits d’intervention de l’ARS Océan In- mobilisation d’une solution d’hébergement
dien, au financement des actions de pré- ou de logement en sortie de détention.
vention/promotion de la santé en détention,
afin de permettre aux acteurs de santé La négociation en 2010 d’une convention
(UCSA, SMPR) et aux établissements péni- entre les établissements pénitentiaires et
tentiaires, coordonnés entre eux, de dispo- les institutions sociales (CGSS, CAF, Dépar-
ser d’une souplesse de mise en œuvre des tement) portant sur la continuité des droits
priorités de santé répondant aux contraintes pour les personnes sortant de détention
de l’intervention en milieu carcéral ; constitue un cadre de travail partenarial à
mobiliser.
• Objectif 3 : Diffuser localement les réfé-
rentiels nationaux d’éducation à la santé La continuité des prises en charge en ad-
pour les publics en détention ; dictologie est également repérée par les
acteurs locaux comme prioritaire.
• Objectif 4 : Elaborer, notamment à partir
des outils nationaux, un dispositif de suivi Certaines situations, peu fréquentes, de
de l’activité de dépistage et de vaccination personnes détenues souffrant de troubles
en détention, et intégrant le dépistage des psychiatriques importants requièrent, au-
cancers. delà de l’articulation avec le secteur de psy-
chiatrie générale, la mise en place d’une
prise en charge renforcée avec hospitalisa-
Orientation 7 : Continuité des tion temps plein, ou mobilisation d’alterna-
soins en sortie de détention tives à l’hospitalisation, en sortie de déten-
tion.
La continuité des soins en sortie de déten- • Objectif 1 : Evaluer, en lien avec la DJSCS,
tion est conditionnée par l’organisation l’avancement et la mise en œuvre de la
préalable d’un relais avec les offreurs de convention régionale relative aux personnes
soins externes (professionnels libéraux, sortant de détention ;
établissements de santé, secteurs de psy-
chiatrie, établissements et services médico- • Objectif 2 : Soutenir l’intégration du SPIP
sociaux), l’existence d’un hébergement ou dans la coordination locale des dispositifs
d’un logement, la couverture sociale et sa d’hébergement et de logement, permettant
connaissance par les intéressés, l’adhésion la mobilisation des dispositifs de droit com-
des personnes aux programmes de soins mun et des dispositifs dédiés ;
proposés.
• Objectif 3 : Favoriser la continuité des
Elle mobilise plusieurs acteurs du champ soins en addictologie par l’identification
sanitaire et social, et repose principalement d’intervenants CSAPA (centre de soins
pour les majeurs sur le SPIP et pour les d’accueil et de prévention en addictologie),
mineurs sur la PJJ, chargés chacun de la sur financement fléché, assurant la liaison
coordination des interventions visant à l’in- durant la détention et la préparation du
sertion des personnes sortant de détention. relais en sortie ;
L’absence d’identification d’un médecin • Objectif 4 : Renforcer les consultations
traitant, la méconnaissance ou les retards psychiatriques postpénales, par une orga-
de mise en œuvre des droits sociaux, les nisation coordonnée des moyens humains
difficultés d’accès au logement ou à l’hé- et matériels du SMPR avec les CMP ;
bergement sont des freins à la continuité
des soins.
205] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
• Objectif 5 : Etendre la mission de la Fé- • Objectif 1 : Réviser et finaliser les proto-
dération de réhabilitation et réadaptation coles entre établissements de santé et éta-
psycho-sociale (F2R), en lien avec le SMPR blissements pénitentiaires en 2012, et en
et les secteurs de psychiatrie générale, à assurer l’actualisation sur la durée du PRS ;
l’accueil et à l’accompagnement des per-
sonnes sortant de détention et dont l’état • Objectif 2 : Installer en 2012 la commis-
de santé requiert une prise en charge et sion régionale Santé/Justice, comme ins-
un accompagnement psychiatrique soute- tance de pilotage régional et de suivi de la
nus afin de garantir les conditions de leur politique de santé et de protection sociale
réinsertion. à destination des personnes sous main de
justice, réunie chaque semestre ;
Orientation 8 : Pilotage régional
• Objectif 3 : Etablir et publier annuelle-
de la politique de santé en ment une synthèse régionale des rapports
faveur des personnes détenues d’activité des services de santé interve-
nant auprès des personnes détenues, des
Plusieurs outils ou instances doivent per- moyens mobilisés, des problématiques
mettre d’assurer la cohérence des interven- relevées, et rendant compte de la mise en
tions des acteurs de santé et de l’adminis- œuvre du PRS.
tration pénitentiaire en faveur de la santé
des personnes détenues, dont :
- Les protocoles entre les établissements de
santé, les établissements pénitentiaires, la
DISP et l’ARS ;
- Les conseils d’évaluation des établisse-
ments pénitentiaires ;
- L a commission régionale Santé/Justice.
Ils doivent être mobilisés pour assurer la
mise en œuvre et le suivi des orientations
nationales et régionales en matière de santé
et de protection sociale des personnes sous
main de justice.
Implantations sur la Maison d’arrêt Maison d’arrêt Centre de déten-
durée du PRS de Saint Denis de Saint Pierre tion du Port
Soins somatiques UCSA du CHU UCSA du CHU UCSA du CHU
site Nord site Sud site Nord
Soins psychiatriques SMPR SMPR SMPR
(hors hospitalisation de l’EPSMR de l’EPSMR de l’EPSMR
complète)
Soins psychiatriques en EPSMR CHU EPSMR
hospitalisation complète site Sud
(application transitoire
du D398)
206] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés aux personnes
retenues en application de l’article
L.551-1 du code de l’entrée et du séjour
des étrangers et du droit d’asile
1 Il existe un seul centre de rétention admi-
nistrative pour La Réunion, centre basé à
Saint-Denis. Le centre est doté d’une capa-
Selon les rapports annuels d’activité pro-
duits par le CHU site Nord, la population
accueillie est majoritairement masculine
cité d’accueil de 6 places. avec un âge moyen d’une trentaine d’an-
Etat des lieux et nées. Il s’agit en majorité de sujets en bon
problématiques Par convention en date du 11 avril 2002, état général. Les pathologies rencontrées
identifiées l’Etat a confié au CHU site Nord la mission relèvent de la médecine générale et restent
d’assurer les prestations de soins aux per- bénignes.
sonnes retenues.
Sur les 5 dernières années, le centre a
accueilli une quarantaine de personnes par
an pour une durée moyenne de séjour de 4
jours environ.
2 Le besoin est couvert à La Réunion grâce
à la convention entre le Centre de Réten-
tion Administrative (CRA) et le CHU de La
Réunion.
Orientations et plan
d’actions
207] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
MAYOTTE
208] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre
de soins
ambulatoire
L’offre de soins ambulatoire
Soins
de premier recours
210] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins
de premier recours
1 La population de Mayotte se caractérise
par un niveau socio-économique faible si
on la compare aux autres départements
• Mayotte dispose de 16 pharmacies bien
réparties sur le territoire. Le week-end
et les jours fériés une pharmacie est de
d’Outre-Mer. Concernant l’accès aux soins, garde à Mamoudzou. Pas d’astreinte la
Eléments du diagnostic les Mahorais affiliés à la Sécurité Sociale en nuit ;
territorial situation de précarité ne bénéficient pas de • 6 sages femmes libérales ;
la CMU complémentaire. • 9 chirurgiens dentistes libéraux (4 /
100.000 habitants à comparer à la den-
De plus, la population en situation irrégu- sité en Guyane, 16/100.000 habitants, et
lière et ou n’étant pas affiliée à la Sécurité en métropole, 60 /100.000 habitants) ;
Sociale est très importante, prés de 50 % et • 25 masseurs kinésithérapeutes libéraux ;
ne bénéficie pas de l’aide médicale d’Etat
(AME). -
1 médecin généraliste (libéral et CHM)
pour 4000 habitants ;
Face à cette situation, l’offre de soins de
premier recours est très spécifique à Ma- - un maillage du territoire par 13 dispen-
yotte si on la compare aux autres départe- saires et 5 centres de référence (Jacaran-
ments d’Outre-Mer. da, Hôpital de Dzaoudzi ; M’Ramadou-
dou, Kahani et Dzoumougne) ;
Elle se caractérise par :
- l’absence de transports sanitaires en de-
- Un secteur libéral peu développé (à com- hors de l’urgence, assurée par les pom-
parer avec les données de la Guyane et de piers et le SMUR après régulation ;
métropole) :
- un SAMU CENTRE 15 et un SMUR posi-
• Un nombre de médecins généralistes tionné à Mamoudzou ;
libéraux (12,5 /100 000 habitants à com-
parer à la densité en Guyane, 35/100.000 - des antennes du SDIS à Longoni, Acoua,
habitants, et en métropole, 100 /100.000 M’Ramadoudou Pamandzi.
habitants) égal à la moitié de celui des
médecins salariés du Centre Hospitalier
de Mayotte (CHM) travaillant dans les dis-
pensaires ;
• les infirmiers libéraux sont au nombre de
98 (42 / 100 000 habitants à comparer à
la densité en Guyane, 62/100.000 habi-
tants, et en métropole, 87 /100.000 habi-
tants) bien répartis dans toute l’ile ;
211] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins
de premier recours
Répartition des médecins dans l’ile
Médecins Médecin
Ville généralistes généralistes TOTAL
libéraux CHM
Acoua 1
Bandraboua 1 30 140 hab
NORD M’Tzamboro 1 1 médecin pour
M’Tsangamougi 1 3500 hab
DZOUMOUGNE 2 3
Sada 1 39 380 hab
Tsingoni 2
CENTRE
Combani 1 1 médecin pour
KAHANI 6 3900 hab
M’RAMADOUDOU 35 640 hab
Bandrélé 5
SUD
Bouéni 1 1 médecin pour
Chirongui 2 1 4000 hab
DZAOUDZI 5 28 820 hab
Labattoir 1 1
PETITE TERRE
Pamandzi 2 1 1 médecin pour
2800 hab
JACARANDA 86 020 hab
MAMOUDZOU 8 9
GRAND Koungou 2
MAMOUDZOU Passamainty 1
M’Tsapéré 1 1 médecin pour
Kawéni 2 1 3900 hab
TOTAL 18 23 39 220 000 hab soit 1
médecin pour
3900 hab
Répartition des PMI
Les services de PMI du Conseil Général assurent le suivi pré et post natal des femmes
enceintes et des enfants de 0 à 6 ans
Zone Site de référence Dispensaires Structures du Conseil Général
JACARANDA PMI JACARANDA
M’SAPERE PMI M’SAPERE
GRAND MAMOU-
PASSAMAINTY PMI PASSAMAINTY
DZOU*
KOUNGOU PMI KOUNGOU
PMI KAWENI
DZAOUDZI LABATTOIR PMI LABATTOIR
PETITE TERRE
PAMANDZI
DZOUMOUGNE ACOUA PMI ACOUA
BANDRABOUA
M’TSAMBORO PMI M’TSAMBORO
NORD M’TSANGAMOUJI PMI M’TSANGAMOUJI
PMI DZOUMOUGNE
Centre éducation et planification
DZOUMOUGNE
KAHANI SADA PMI SADA
PMI COMBANI
CENTRE
PMI TSINGONI
PMI COMBANI
M’RAMADOUDOU BANDRELE PMI BANDRELE
BOUENI PMI BOUENI
DEMBENI PMI DEMBENI
SUD PMI KANI-KELLY
PMI CHIRONGUI
Centre Education et Planification de
CHIRONGUI
TOTAL 5 13 21
212] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins
de premier recours
Dispensaires
Activité de consultations dans les 13 dispensaires de 7 h 30 à 14 h 30
GD Petite
2009 NORD CENTRE SUD
MDZOU Terre
Centre de Dzoumougne Kahani M’Ramadoudou Jacaranda Jacaranda
référence (Bandraboua) Petite Terre
Consultations 26 194 59 281 41 085 43 165 22 280
Dispensaires 4 1 3 3 2
Consultations 29 145 10 713 25 711 48 600 15 516
Total 55 339 69 994 66796 91 765 37 796
consultations
Les consultations de médecine générale au sein des dispensaires augmentent régulièrement
en rapport avec l’augmentation de la population et de la demande en soins.
Par exemple, pour les dispensaires de Mamoudzou : + 136 % de 2004 à 2009 et + 25 % de
2008 à 2009 pour Jacaranda.
2 Accessibilité
• Objectif 1 : Consolider le dispositif de
Plan d’actions proximité représenté par les dispensaires et
2012-2016 les accompagner vers un statut de centre
de santé ;
• Objectif 2 : Conforter l’atout de proximité
et d’offre de soin en aval du Centre Hospita-
lier de Mayotte que représentent les centres
de référence ;
• Objectif 3 : Examiner les conditions de
développement du secteur libéral ;
• Objectif 4 : Préciser le rôle des acteurs du
premier recours constitué par les dispen-
saires et l’offre de soins libérale (médecins,
infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes,…)
en lien avec les centres de PMI du Conseil
Général de Mayotte ;
• Objectif 5 : Créer un dispositif de trans-
ports sanitaires non médicalisés (ambu-
lances) pour favoriser l’accès aux soins.
213] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Articulation ville/hôpital
- Permanence des soins
ambulatoires
1 L’articulation entre la ville et l’hôpital en
matière de médecine d’urgence n’est pas
développée à Mayotte. En effet, la coordi-
Par conséquent, la mise en place de cette
activité à Mayotte se justifie pour les rai-
sons suivantes :
nation des soins d’urgence et la prise en - Répondre à un besoin au niveau du terri-
Eléments du diagnostic charge optimisée des différentes patho- toire de santé ;
territorial logies centrées sur l’urgence (brûlés, réa- - Fluidifier le parcours de soins des patients
nimation médicale et chirurgicale, dialyse entre la ville et le CHM
aigue, réanimation neurochirurgicale…)
tant chez l’adulte que chez l’enfant, sont Les besoins de cette articulation sont par-
assurées essentiellement par le Pôle Ur- ticulièrement importants dans la prise en
gence, Réanimation, SMUR, Evasan, du charge des patients en matière d’urgence
Centre Hospitalier de Mayotte (CHM). mais aussi en ambulatoire.
En périphérie du territoire, la réponse aux Des contraintes fragilisent la réalisation de
besoins de soins non programmés est ce dispositif de soins à Mayotte :
assurée par une permanence organisée
tous les jours de 19h00 à 7h00 et les jours - La difficulté à mettre en œuvre une per-
fériés dans les quatre centres de référence manence des soins ambulatoires compte
(Dzoumogné, Kahani, M’Ramadoudou, tenu du faible nombre des médecins libé-
Dzaoudzi) de Mayotte. raux et de leur inégale répartition sur le
territoire ;
Les médecins généralistes intervenant dans - L’absence d’un dispositif de transports
ce cadre agissent en qualité de correspon- sanitaires privés à Mayotte en dehors de
dants SMUR. Ils prennent en charge les l’urgence.
urgences vitales en lien avec la régulation
du Centre 15 dans l’attente du SMUR.
Les médecins généralistes libéraux (23) et
les autres médecins spécialistes libéraux
(8) ne sont pas inclus dans le dispositif de
permanence des soins, en particulier pour
la prise en charge des urgences.
2 Accessibilité • Objectif 2 : Poursuivre la structuration de
la permanence des soins à Mayotte ;
Plan d’actions 2012- • Objectif 1 : Garantir la réception et la ré- Action 1 : Consolider la permanence des
2016 gulation des appels par un Centre 15 ; soins au sein des quatre centres de réfé-
rence de Dzoumogné, Kahani, M’Rama-
Action 1 : Mettre en place une régulation doudou, Dzaoudzi ;
médicalisée 24h/24 au Centre 15 du CHM
d’ici 2012 ; Action 2 : Définir les missions des corres-
pondants SMUR au sein des centres de
Action 2 : Séparer la régulation des trans- référence ;
ferts secondaires non urgents et celle du
SMUR au CHM ; Action 3 : Envisager la possibilité d’intégrer
les médecins libéraux dans le dispositif de
Action 3 : Prendre en charge les urgences la permanence ;
vitales (correspondants SMUR dans les
centres de référence) et assurer les trans- • Objectif 3 : Garantir une meilleure ré-
ferts vers le CHM après régulation par le ponse aux situations urgentes localisées à
centre 15 ; distance du service d’urgences du CHM ;
214] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Articulation ville/hôpital
- Permanence des soins
ambulatoires
Action 1 : Actualiser la convention entre le Action 2 : Développer les filières de soins
CHM et le service départemental d’incendie entre les différents opérateurs de soins
et de secours (SDIS) et installer un réseau (médecins libéraux, dispensaires, centres
radio SSU qui permettrait au médecin régu- de référence, Centre Hospitalier) en lien
lateur d’être en relation avec les VASB en avec les réseaux et l’offre en HAD ;
intervention ;
Action 3 : Mettre en place une commission
• Objectif 4 : Créer un dispositif de trans- ville/hôpital ;
ports sanitaires non médicalisés (ambu-
lances) pour favoriser l’accès aux soins. • Objectif 2 : Mutualiser la permanence des
soins avec les soins de premier recours ;
Efficience Action 1 : Réfléchir à la possibilité d’assurer
à Mamoudzou une permanence des soins
entre les praticiens du CHM et les méde-
• Objectif 1 : Mieux gérer les transferts vers cins généralistes libéraux ;
et en provenance du CHM ;
Action 2 : Optimiser le parcours de soins
Action 1 : Evaluer au plan médico-écono- entre l’HAD, les médecins libéraux et le
mique, la création d’une offre de transports CHM (hôpital et centres de référence) ;
sanitaires privés adaptée au contexte du
territoire de santé de Mayotte. Action 3 : Poursuivre la structuration et le
développement des réseaux pour amélio-
rer le lien ville/hôpital (périnatalité, diabète,
Coopération / coordination VIH, dépistage des cancers…).
hôpital-ville
• Objectif 1 : Structurer et formaliser les
liens ville/ hôpital/centres de référence ;
Action 1 : En lien avec les orientations du
chapitre « Médecine d’urgence », confor-
ter les filières de soins existantes ;
3 • Taux de recours aux urgences hospita-
lières ;
• Nombre de coopérations mises en œuvre
Indicateurs de suivi (évaluation quantitative et qualitative).
215] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Détermination des zones
fragiles et prioritaires destiné
à favoriser une meilleure
répartition géographique des
professionnels de santé
L’article L.1434-7 du code de la santé Juridiquement, rien ne s’oppose à ce que
publique prévoit que les zones de mise le zonage par profession et le zonage pluri-
en œuvre des mesures destinées à favori- professionnel se superposent et soient qua-
ser une meilleure répartition géographique lifiées différemment.
des professionnels de santé, des maisons
de santé, des pôles de santé et des centres Au regard de la situation du département,
de santé sont déterminées par l’Agence Ré- qui compte une faible densité de profes-
gionale de Santé (ARS) dans son Schéma sionnels de santé libéraux voir l’absence
d’Organisation des Soins (SOS-PRS). de certaines professions, les arrêtés du 21
décembre 2011 et du 12 juin 2012 men-
Au zonage «pluri-professionnel» qui iden- tionnent que, par dérogation, l’ensemble du
tifie des zones prioritaires de premier territoire de Mayotte est classé :
recours, s’ajoutent des «zones ciblées - en zone fragile et prioritaire pour le zonage
par profession». En effet, dans le cadre pluri professionnel ;
des négociations conventionnelles entre - en zone très sous dotée pour les infir-
l’Assurance Maladie et les professionnels, miers, sages femmes et masseurs kinési-
des mesures de régulation démographique thérapeutes libéraux.
concernant certaines professions ont été
prises pour les infirmiers, masseurs-kinési-
thérapeutes et sages-femmes libéraux. Par
la suite, d’autres professions pourront être
concernées.
216] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Détermination des zones
fragiles et prioritaires destiné
à favoriser une meilleure
répartition géographique des
professionnels de santé
1 Zonage pluri-professionnel
100 % du territoire mahorais est
défini comme fragile et prioritaire
Zones fragiles et prioritaires soit 186 387 habitants
Zonage pluri définies dans la partie
ambulatoire du SROS
professionnel Référence : population INSEE 2007
Mtsamboro
Acoua
Bandraboua
M'Tsangamouji Koungou
Dzaoudzi
Tsingoni
Mamoudzou
Pamandzi
Ouangani
Chiconi
Dembeni
Sada
Bandrele
Bouéni
?
Chirongui
Kani-Kéli 0 3 6 km
Sources : ARS-OI 2011 / INSEE RP2007
Réalisation : ARS-OI - DSP/ES - Décembre 2011
217] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Détermination des zones
fragiles et prioritaires destiné
à favoriser une meilleure
répartition géographique des
professionnels de santé
2 Concerne :
- les infirmiers libéraux
Zonage par profession
Zonage - les masseurs-kinésithérapeutes libéraux
par profession - les sages-femmes libérales
Niveau de dotation
Zone très sous dotée
Mtsamboro
Acoua
Bandraboua
M'Tsangamouji Koungou
Dzaoudzi
Tsingoni
Mamoudzou
Pamandzi
Ouangani
Chiconi
Dembeni
Sada
Bandrele
Bouéni
?
Chirongui
Kani-Kéli 0 3 6 km
Sources : FINPS novembre 2010 - SNIIR-AM 2010 - INSEE 2006
Arrêtés des 25 novembre 2011 et 21 décembre 2011
Réalisation : ARS-OI - DSP/ES - avril 2012
218] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins ambulatoire
Biologie
médicale
219] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALe
1 Un examen de biologie
médicale
- La phase analytique, qui est le processus
technique permettant l’obtention d’un
résultat d’analyse biologique ;
Introduction - La phase post-analytique, qui comprend
Un examen de biologie médicale est un la validation, l’interprétation contextuelle
acte médical qui concourt à la prévention, du résultat ainsi que la communication
au dépistage, au diagnostic ou à l’évalua- appropriée du résultat au prescripteur
tion du risque de survenue d’états patho- et, dans les conditions fixées à l’article
logiques, à la décision et à la prise en L.1111-2, au patient, dans un délai com-
charge thérapeutiques, à la détermination patible avec l’état de l’art (article L. 6211-
ou au suivi de l’état physiologique ou phy- 2 du code de la santé publique).
siopathologique de l’être humain (article L.
6211-1 du code de la santé publique).
Un examen de biologie médicale se déroule
en trois phases :
- La phase pré-analytique, qui comprend le
prélèvement d’un échantillon biologique
sur un être humain, le recueil des élé-
ments cliniques pertinents, la préparation,
le transport et la conservation de l’échan-
tillon biologique jusqu’à l’endroit où il est
analysé ;
2 La réforme de la biologie médicale prend
place dans le cadre d’une réforme du sys-
en permettant l’existence de laboratoires
multi-sites sur un territoire de santé ;
tème de soins français : la loi Hôpital, Pa-
Les orientations tients, Santé, Territoire du 21 juillet 2009. -
Elle propose d’accroître l’efficience des
dépenses par la réorganisation des labo-
nationales L’article 69 de cette loi a permis de réfor- ratoires de biologie médicale et par une
mer, par voie d’ordonnance, les conditions diminution sélective de prix portant sur les
de création, d’organisation et de fonction- examens dont les analyses sont automati-
nement des laboratoires de biologie médi- sées et l’interprétation standardisée.
cale (LBM).
Quelques éléments définis par
l’ordonnance
Ordonnance n°2010-49 du 13
janvier 2010
Le laboratoire de biologie médicale
Cette ordonnance vient réformer la biologie L’ancienne appellation « laboratoire d’ana-
médicale autour de trois grands principes : lyses de biologie médicale » est changée en
laboratoire de biologie médicale (LBM).
- Elle instaure une accréditation obligatoire L’ordonnance dissocie désormais la notion
des laboratoires de biologie médicale de laboratoire de biologie médicale de celle
selon la norme européenne NF EN ISO de site d’implantation puisque sous réserve
15189 ; des règles d’implantation territoriale, un
même laboratoire peut être implanté sur
-
Elle modifie la définition du laboratoire un ou plusieurs sites (article L. 6212-1 du
de biologie médicale, hospitalier ou libé- code de la santé publique).
ral en imposant au laboratoire de biologie Le laboratoire participe à des missions de
médicale de participer à l’offre de soins et santé publique. Il participe également à la
220] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALe
permanence de l’offre de biologie médicale santé publique).
définie sur le territoire de santé infrarégio-
nal (article L. 6212-3 du code de la santé L’acquisition, par une personne physique
publique). ou morale, de parts sociales de sociétés ex-
ploitant un laboratoire de biologie médicale
L’accréditation n’est pas autorisée lorsque cette acquisition
a pour effet de permettre à cette personne
L’un des principes fondamentaux de l’or- de contrôler, directement ou indirectement,
donnance du 13 janvier 2010 est celui de sur un même territoire de santé, une pro-
l’accréditation obligatoire des laboratoires portion de l’offre de biologie médicale su-
de biologie médicale (article L. 6221-1 du périeure à 33 % du total des examens de
code de la santé publique), à défaut de biologie médicale réalisés (article L6223-4
laquelle le fonctionnement ne sera plus du code de la santé publique).
autorisé. Les autorisations administratives
permettant le fonctionnement des labora- De plus, le Directeur Général de l’Agence
toires de biologie médicale seront abrogées Régionale de Santé peut s’opposer :
en 2016.
- A l’ouverture d’un laboratoire de biologie
L’accréditation porte sur l’ensemble des médicale ou d’un site d’un laboratoire de
examens de biologie médicale réalisés par biologie médicale, lorsqu’elle a pour effet
le laboratoire. Sont également concernés : de porter sur le territoire de santé consi-
les activités biologiques d’assistance médi- déré, l’offre d’examens de biologie médi-
cale à la procréation, les examens d’ana- cale à un niveau supérieur de 25% à celui
tomie et de cytologie pathologiques effec- des besoins de la population tels que défi-
tuées à l’aide de techniques relevant de la nis par le schéma régional d’organisation
biologie médicale. des soins (article L. 6222-2 du code de la
santé publique) ;
Cette accréditation est délivrée, à la de-
mande du laboratoire, par l’instance natio- - A une opération d’acquisition d’un labora-
nale d’accréditation : le Comité Français toire de biologie médicale ou à une opéra-
d’Accréditation (COFRAC) prévue au I tion de fusion de laboratoires de biologie
de l’article 137 de la loi n°2008-776 du 4 médicale, lorsque cette opération conduit
août 2008 de modernisation de l’écono- à ce que, sur le territoire de santé consi-
mie (article L. 6221-2 du code de la santé déré, la part réalisée par le laboratoire issu
publique). de cette acquisition ou de cette fusion
dépasse le seuil de 25% du total des exa-
L’implantation multi-sites et les limites ter- mens de biologie médicale réalisés (article
ritoriales L. 6222-3 du code de la santé publique).
Du fait des regroupements des laboratoires Un décret du 10 octobre 2011 définit les
d’analyses et des fusions/absorptions des modalités de comptabilisation des examens
sociétés (notamment les sociétés d’exer- de biologie médicale.
cice libéral), les limites territoriales sont une
préoccupation pour les biologistes. En effet, Conditions d’ouverture
les restrictions apportées par l’ordonnance
sur le volume des activités des laboratoires L’ouverture d’un laboratoire de biologie mé-
de biologie médicale imposent une réparti- dicale, public ou privé, est subordonnée au
tion tenant compte des territoires de santé. dépôt préalable, par son représentant légal,
d’une déclaration auprès de l’agence régio-
Les sites d’un laboratoire de biologie médi- nale de santé, dans un délai fixé par voie
cale sont localisés soit sur le même territoire réglementaire. Le contenu de cette décla-
de santé, soit sur deux et au maximum sur ration est également fixé par voie réglemen-
trois territoires de santé limitrophes (article taire (article L. 6222-1 du code de la santé
L. 6222-5 du code de la santé publique). publique).
Sur la notion de territoire de santé Modalités d’exercice
Le prélèvement d’un échantillon biologique Le biologiste qui exerce son activité profes-
est réalisé dans l’un des territoires de santé sionnelle au sein d’un laboratoire de bio-
d’implantation du laboratoire de biologie logie médicale est désormais un biologiste
médicale (article L. 6211-16 du code de la médical (article L. 6213-1 du code de la
221] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALe
santé publique) quelque soit sa formation Les textes d’application ne sont pas encore
professionnelle (pharmacien biologiste, publiés. Ainsi, pour permettre la gestion
médecin biologiste) ou son statut juridique de ce secteur, le ministère a diffusé une
au sein du laboratoire (salarié, travailleur instruction DGOS/R2/2010/333 du 9 sep-
indépendant,...). tembre 2010 relative aux demandes d’ou-
verture de laboratoires de biologie médi-
Structures juridiques d’exploitation cale.
Le laboratoire de biologie médicale privé Deux arrêtés ont été publiés :
peut être exploité en son nom propre ou - Arrêté du 5 août 2010 fixant les références
sous la forme (article L. 6223-1 du code de des normes d’accréditation applicables
la santé publique) : aux laboratoires de biologie médicale ;
- d’une association, d’une fondation ou - Arrêté du 14 décembre 2010 définissant
d’un autre organisme à but non lucratif ; les conditions justificatives de l’entrée ef-
-d ’une société civile professionnelle ; fective d’un laboratoire de biologie médi-
-d ’une société d’exercice libéral ; cale dans une démarche d’accréditation.
-d ’une société coopérative ;
- d’un groupement de coopération sanitaire
(article L. 6223-2 du code de la santé
publique).
A noter que l’exploitation par une société
anonyme ou une société à responsabilité
limitée n’est plus autorisée et l’ordonnance
prévoit un délai d’un an à compter de sa
publication pour régulariser la situation des
sociétés concernées (cf. article 9- I de l’or-
donnance).
3 La même réglementation pour la
ville et l’hôpital
pour le choix des examens biologiques à
pratiquer ; réponse au patient et à son cli-
nicien par des résultats validés, mais égale-
Les points clés ment par une interprétation biologique en
La réforme harmonise les règles de fonc- fonction des éléments cliniques pertinents
de la réforme tionnement des laboratoires de biologie que le clinicien aura communiqués,…).
médicale entre le secteur privé et le sec-
teur public qui sont soumis aux mêmes exi-
gences, avec la reconnaissance d’un même L a qualité renforcée par
niveau de fiabilité.
l’accréditation
Une coopération facilitée entre L’accréditation devient obligatoire pour tous
les secteurs public et privé les laboratoires de biologie médicale. A
compter du 1er novembre 2016, les labo-
La coopération entre les secteurs public et ratoires de biologie médicale ne peuvent
privé est facilitée, notamment au travers fonctionner sans disposer d’une accrédita-
des groupements de coopération sanitaire. tion portant sur l’ensemble des examens de
biologie médicale qu’ils réalisent.
L a médicalisation de la Une pluralité de l’offre de
discipline renforcée biologie médicale garantie par
une organisation territoriale et
Le biologiste médical acquiert désormais un des règles prudentielles
rôle médical à part entière et son rôle dans
le parcours de soins du patient est réaf-
firmé, pour une meilleure efficience et une La réforme conduit à la fois, à un regroupe-
meilleure qualité (dialogue avec le clinicien ment des laboratoires de biologie médicale
222] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALe
et au maintien d’une limite territoriale de Les dispositions transitoires
l’activité du laboratoire. Les laboratoires de
biologie médicale deviennent multi-sites.
Ceux-ci doivent être situés au maximum sur L’article 7 de l’ordonnance a prévu des dis-
trois territoires de santé limitrophes. positions transitoires jusqu’au 31 octobre
2016. Aucun laboratoire de biologie médi-
La réforme met également en place des cale ne pourra fonctionner sans autorisa-
systèmes de garantie de la pluralité de tion administrative s’il n’est pas accrédité.
l’offre de biologie médicale sur un territoire
de santé. Des règles prudentielles, néces- Après la publication de la présente ordon-
saires et construites pour être proportion- nance, une autorisation administrative sera
nées à l’intérêt de la santé publique, sont délivrée à :
instaurées.
- Un laboratoire de biologie médicale résul-
tant de la fusion de plusieurs laboratoires
existants en un laboratoire de biologie
L’efficience des dépenses
médicale. Lorsque ces laboratoires étaient
de santé garantie par une réunis antérieurement en une société
adaptation des prix et des d’exercice libéral ou par des contrats de
volumes collaboration, la satisfaction des règles de
territorialité antérieures à la publication
de l’ordonnance a valeur de satisfaction,
La réforme de la biologie médicale vise éga- pour les sites concernés, au critère de
lement à réguler les dépenses de biologie territorialité défini à l’article L. 6222-5 du
médicale et à contribuer ainsi à l’équilibre code de la santé publique, dans sa rédac-
de notre système de santé. La réforme tion issue de la présente ordonnance et
contraint, par l’accréditation obligatoire, à dans la limite de trois départements limi-
des regroupements de laboratoires. trophes ou de la région Ile-de-France. Ces
Elle prépare ainsi l’organisation de la bio- laboratoires peuvent ouvrir un site nou-
logie médicale à une évolution tarifaire dif- veau, dans le respect des limites territo-
férenciée, avec des tarifs plus proches des riales définies au même article L. 6222-5,
coûts. à condition de conserver le même nombre
total de sites ouverts au public ;
L’efficience des dépenses de santé passe
également par l’adaptation des volumes. - Un laboratoire de biologie médicale exis-
Une vraie marge de progrès existe sur des tant qui ouvre des sites nouveaux, dès
prescriptions mal adaptées, sur des dou- lors que ce laboratoire est accrédité pour
blons, encore trop nombreux. La bonne au moins la moitié de son activité en
adaptation et la maîtrise des examens de nombre d’examens de biologie médicale
biologie médicale pratiqués, sur la base de réalisés pendant une année civile, dans
référentiels publiés, tout particulièrement des conditions déterminées par arrêté du
par la Haute Autorité de Santé, sont indis- ministre chargé de la santé. L’autorisation
pensables et chacun doit pouvoir s’engager administrative ne peut être délivrée à ce
sur cette pertinence et cette maîtrise des titre que jusqu’au 31 octobre 2016.
actes pratiqués. L’ordonnance introduit une
sanction pécuniaire pour les laboratoires Les autorisations administratives seront
de biologie médicale qui pratiqueraient abrogées le 1er novembre 2016.
des examens non justifiés par rapport à la
nomenclature des actes de biologie médi-
cale et aux recommandations de bonnes
pratiques.
223] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALe
4 Il existe actuellement deux laboratoires de
biologie médicale (LBM) à Mayotte, l’un pri-
La cartographie
vé et l’autre public. Tous deux sont implan- Les deux laboratoires de biologie médicale
Eléments de diagnostic tés à Mamoudzou. Le laboratoire public possèdent chacun un seul plateau tech-
est situé au sein du Centre Hospitalier de nique, situé à Mamoudzou. De nombreux
territorial Mayotte (CHM). sites de prélèvements existent dans les dis-
pensaires du CHM et les PMI.
Les deux laboratoires sont membres de
Bioqualité qui accompagne les laboratoires Le LBM public prélève dans les 13 dis-
de biologie médicale (LBM) pour leur per- pensaires de Mayotte et les 5 centres de
mettre de répondre aux exigences de l’ac- référence. Le LBM privé assure les prélève-
créditation. ments dans 11 PMI.
Les deux laboratoires se répartissent de Ainsi, les prélèvements biologiques sont
manière très inégale l’activité de biologie réalisés sur 29 sites, auxquels il faut ajou-
médicale (25 millions de B pour le CHM ; ter le site technique du laboratoire privé qui
9 millions de B pour le laboratoire privé). La assure également cette activité.
prise en charge des patients par l’Assurance
Maladie représente un frein considérable
pour le développement du secteur libéral à
Mayotte. Néanmoins, les prélèvements réa-
lisés dans les dispensaires du CHM et les
sites de PMI, permettent un accès aisé de
la population à cette prestation.
224] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALe
Carte 1 :: Répartition
Carte 1 Répartition des
des sites
sitesde
delaboratoires
laboratoiresde
debiologie
biologiemédicale
médicaleouverts
ouvertsauau publicà Mayotte
public à
Mayotte
M’TSAMBORO
+ PMI
KOUNGOU
ACOUA
+ PMI DZOUMONGNE
(2007)
+ PMI
M’TSANGAMOUJI
SECTEURS
+ PMI
LABATTOIR
M’TSAPERE
1 : Zone Nord (DZOUMONGNE) COMBANI + PMI
+ PMI
2 : Zone Centre (KAHANI) PAMANDZI
PASSAMAINTY
3 : Zone Sud (CHIRONGUI) VAHIBE
+ PMI
4 : Zone grand MAMOUDZOU
5 : Petite Terre (DZAOUDZI)
KAHANI DEMBENI
Centre intercommunaux (2006) + PMI
construits en … SADA
Dispensaires + PMI
+ PMI PMI avec prélèvement
LBM plateau technique
BOUENI
BANDRELE
+ PMI
M’RAMADOUDOU
(2005) CHIRONGUI
+ PMI
Tableau 1 : Répartition des sites de laboratoires de biologie médicale à Mayotte
Population (INSEE 2007) 186 729
Nombre de sites ouverts au public : laboratoire privé 12
Nombre
ARS-OI, Schéma de sites ouverts
d’Organisation des au public
Soins : laboratoire
de la Réunion public ▬ 262
et de Mayotte 18
Densité laboratoires (nbre pers /laboratoire) 6 224
225] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALe
A titre d’information, la densité en France, en 2008, était de 14 286 habitants par laboratoire.
Répartition de l’activité de biologie médicale privée et publique à Mayotte
Les activités de la biologie médicale sont mesurées en nombre d’unités cotées à la nomencla-
ture en B. L’ordonnance du 13 janvier 2010 relative à la biologie médicale, précise que cette
activité doit être mesurée en nombre d’examens réalisés par laboratoire. Ainsi, les résultats
des tableaux suivants, expriment l’activité biologique avec les deux types d’unités :
- Volume global des analyses effectuées sur place en B ;
- Nombre total d’examens analysés sur place.
Il est à noter que la quantification de l’activité biologique par le recueil du nombre d’examens
peut manquer d’intérêt et de justesse puisque le texte d’application définissant cette compta-
bilité n’était pas publié. Ainsi, ne sera retenu que le nombre d’unités cotées dans la nomen-
clature en B pour quantifier et comparer les activités des laboratoires. Néanmoins, à titre
indicatif, le tableau suivant précise également le nombre total d’examens effectués sur place.
Tableau 2 : Répartition de l’activité de biologie médicale à Mayotte
Volume global des analyses Nombre total d’examens
effectuées sur place en B analysés sur place
Privé 8 903 000 220 660
Public 25 268 736 777 852
Total 34 171 736 998 512
Le tableau suivant permet de situer le volume des transmissions d’échantillons à Mayotte
(sous réserve d’une bonne comptabilisation du nombre d’examens).
Tableau 3 : Part des transmissions d’examens de biologie médicale
Nombre total d’examens
Nombre total Transmission
transmis pour analyses à d’autres
d’examens analysés d’examens
laboratoires n’appartenant pas à
sur place en %
l’entité juridique (SEL)
Privé 220 660 3474 1,6%
Public 777 852 2685 0,3%
Total 998 512 6159 0,6%
Tableau 4 : Répartition du nombre de B par habitant à Mayotte
POPULATION (186 729 habitants) Nombre B/hab
privé 48
public 135
Total 183
La prise en charge des examens d’immunohématologie avec receveur
Les analyses d’immunohématologie (IH) sont réalisées au laboratoire du CHM. Elles représen-
tent 10% de l’activité de ce laboratoire en nombre de B. Ce laboratoire a traité plus de 64000
examens en immunohématologie en 2010.
226] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
BIOLOGIE MEDICALe
L’Etablissement Français du Sang (EFS) Le nouveau laboratoire de l’EFS devra avoir
envisage de créer un site EFS de délivrance obtenu l’accréditation portant sur les trois
des produits sanguins labiles (PSL) à Ma- phases (pré-analytique, analytique, post-
yotte dans le cadre du nouveau schéma analytique), avant de réaliser des examens
territorial de l’organisation de la transfusion de biologie médicale.
sanguine (STOTS).
Actuellement, le dépôt est hébergé dans les La biologie médicale de la veille sanitaire
locaux du laboratoire du CHM. Cette créa-
tion est envisageable en association avec la La surveillance des micro-organismes
réalisation de l’immunohématologie (dont par PCR (polymerase chain reaction) est
l’immunohématologie receveur). Ainsi, il actuellement réalisée par le laboratoire du
s’agit pour l’EFS, de créer un laboratoire de CHM. La recherche du virus HIV et des
biologie médicale. virus des hépatites sont réalisables mais à
un coût supérieur à celui de la métropole.
La réalisation des analyses d’immunohéma- Sont également réalisés les recherches de
tologie doit respecter l’automation prescrite la dengue, du chikungunya et de la leptos-
par le GBEA (guide de bonne exécution pirose.
des analyses de biologie médicale) avec,
notamment, un transfert automatique des La réalisation d’examens sur les micro-or-
résultats concernés au dossier du patient ganismes rencontrés dans des maladies
correspondant. émergentes impose des règles de sécu-
rité qui nécessite l’emploi d’un personnel
L’association analyse pré-transfusionnelle, compétent pouvant se justifier en raison
délivrance des produits sanguins labiles, de l’importance des risques sanitaires liés
doit être sécurisée par une liaison informa- aux maladies infectieuses rencontrées à
tique. C’est actuellement le cas au LBM du Mayotte.
CHM car il existe une proximité de l’acti-
vité de délivrance puisque la biologie et la
détention des PSL sont effectuées dans des
locaux contigus.
5 • Objectif 1 : Accompagner la mise en
œuvre de la réforme de la biologie médi-
Action 3 : Indiquer les besoins en implan-
tation exprimés en nombre de sites ouverts
cale, en particulier dans ses objectifs d’effi- au public ;
Plan d’actions cience et de qualité des pratiques ;
Action 4 : Susciter les évolutions néces-
2012-2016 Action 1 : Veiller à la mise en place de l’ac- saires par rapport à l’existant ;
créditation ;
- Mutualiser les deux laboratoires de bio-
Action 2 : Veiller à l’équilibre et à la conti- logie médicale de Mayotte (phase pré-
nuité de l’offre de biologie médicale pour analytique et certains secteurs du plateau
maintenir un accès aisé de la population ; technique tels que biochimie, sérologie,
hématologie…) ;
• Objectif 2 : Fixer des règles d’implantation
territoriale pour les laboratoires de biologie -
Prendre en charge des analyses prove-
médicale (LBM) publics et privés, afin d’as- nant des prescriptions réalisées dans les
surer l’accès de la population à la biologie PMI ;
médicale ;
Action 5 : Conforter le rôle du laboratoire de
Action 1 : Elaborer une cartographie de biologie médicale du CHM dans le dispositif
l’offre (exprimée en nombre de sites ouverts de veille sanitaire ;
au public) ;
• Objectif 3 : Evaluer les modalités de réali-
Action 2 : Estimer les besoins de la popu- sation des examens d’immunohématologie
lation (définis en nombre total d’examens avec receveur à Mayotte.
prélevés sur le territoire) ;
227] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre
de soins
hospitalière
228] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins hospitalière
Activité de soins
229] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine
1 A Mayotte, deux études importantes ont
servi de base à la réflexion sur le PRS :
d’occupation de 98% et une saturation
quotidienne du service d’UHCD adulte
et du service de réanimation, principaux
éléments du 1. Une étude de 2006 baptisée « NutriMay » pourvoyeurs de patients en médecine ;
diagnostic a mis en évidence d’importants déséquilibres Le personnel médical généraliste présent
alimentaires acquis et culturels et leurs sur le CHM prend en charge tous ces
territorial conséquences : 27% des femmes présentent patients avec, pour chacun d’entre eux,
un IMC >30 et 7% des hommes présentent des connaissances qui ont été développées
un IMC >30 ; avec l’expérience et des formations
adaptées ;
2. Une autre étude baptisée « Maydia L’apport de spécialistes est réalisé par la
2008 » montre un passage à 47% du taux mise en place des missions, processus qui
d’obésité chez les femmes mahoraises soit a tissé au fil des ans, un très fort partenariat
un accroissement de 74%. tant avec La Réunion que la Métropole.
• Diagnostic : Les principales missions sont les suivantes :
Cardiologie : bi mensuelles de 5 vacations à
Les principales pathologies rencontrées à chaque mission ;
Mayotte sont les maladies cardiovasculaires •G astro entérologie : 3 fois par mois, 7
et infectieuses ; vacations à chaque mission ;
Les facteurs de risque sont identifiés ; •R humatologie : 4 fois par an, 10 vacations
La population de Mayotte a une probabilité à chaque mission ;
élevée de développer un diabète, une •N eurologie : 4 fois par an, 10 vacations à
hypertension artérielle et une obésité, en chaque mission ;
particulier chez les femmes après trente •N éphrologie 4 fois par an, 10 vacations à
ans ; chaque mission.
Les patients sont pris en charge à
des stades avancés de l’évolution des Projet du CHM
maladies voire lors d’un épisode de • L e projet médical 2010-2012 met en
décompensation (plaies chroniques, lumière la nécessité de recruter un
rétinopathies diabétiques, insuffisances médecin interniste, le plus à même de
cardiaques, insuffisances respiratoires, prendre en charge ces polypathologies
insuffisances rénales, accidents vasculaires lourdes dans un contexte professionnel
cérébraux…) ; favorable ;
• L ’oncologie est un autre objectif de santé
Les capacités d’hospitalisation en médecine que le service de médecine doit intégrer
sont concentrées sur un seul établissement, dans son organisation ;
le Centre Hospitalier de Mayotte qui a •D eux postes de cardiologie temps plein
organisé la prise en charge en médecine existent a l’effectif du CHM mais ces postes
autour de deux sites : ne sont sont pas pourvus. La situation est
identique en gastro entérologie.
• 22 lits en médecine polyvalente et 5 lits
en oncologie sur le site de Mamoudzou ; Dans ce contexte, le recours aux
• 5 places en hôpital de jour en oncologie et évacuations sanitaires vers La Réunion
1 place en médecine polyvalente ; est nécessaire pour les disciplines sans
• 14 lits sur le site de Dzaoudzi. spécialiste sur place : rhumatologie,
neurologie, pneumologie, endocrinologie ;
Il résulte de ce constat une durée moyenne La discipline néphrologie est présente
de séjours (DMS) en hospitalisation depuis l’ouverture du centre d’autodialyse
de médecine de 12 jours avec un taux en 2012.
230] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine
2 Accessibilité Améliorer la qualité de vie des patients ;
Diminuer la morbimortalité, en particulier
• Objectif 1 : Développer le dispositif de cardiovasculaire, des patients obèses ;
Plan d’actions médecine en hospitalisation complète et en Diminuer les complications associées à
2012-2016 hospitalisation à temps partiel de jour ; l’obésité ;
Améliorer les compétences d’auto soin et les
Action 1 : Accroître l’activité en hospitalisation difficultés d’observance.
complète sur le site de Mamoudzou ;
Action 2 : Créer une culture de l’observance et
Ouverture des 24 lits d’hospitalisation de l’éducation thérapeutique en sensibilisant
complète avec une identification du service tous les professionnels de santé, les patients,
comme suit : les aidants (indicateurs de suivi : nombre
• Identification de 8 lits en hospitalisation d’actions et durée, nombre de personne ayant
complète en oncologie ; bénéficié des actions de sensibilisation) ;
• Identification de 16 lits en hospitalisation
complète en médecine interne (gastro- Action 3 : Créer un point d’accueil et
entérologie, néphrologie, rhumatologie, d’information pour les patients et leurs
pneumologie...). familles en améliorant la coordination avec
les structures existantes comme les réseaux
Une répartition des 27 lits déjà existants de santé (en particulier Rédiabylang) ;
comme suit :
• Identification de 24 lits en hospitalisation • Objectif 2 : Assurer la sécurité des soins en
complète pour la prise en charge des optimisant le service d’endoscopie ;
maladies cardio vasculaires (neurologie,
cardiologie, diabétologie,..) ; Action 1 : Transférer les compétences des
• Identification de 3 lits d’hospitalisation IDE vers les aides soignants en charge de la
de semaine dédiés à l’éducation stérilisation et de l’utilisation des endoscopes,
thérapeutique des patients (ETP) sous le contrôle des IDE ;
souffrant d’obésité et de diabète.
Action 2 : Former et pérenniser les emplois
Action 2 : Accroître l’activité en hospitalisation autour du service d’endoscopie ;
de jour sur les sites de Mamoudzou et de
Dzaoudzi ; Action 3 : Faire connaître et appliquer les
bonnes pratiques en utilisant les référentiels
Passage de 6 à 10 places en hospitalisation de la Haute Autorité en Santé.
de jour soit 8 places en oncologie et 2 places
en médecine (rhumatologie) ;
Modalités spécifiques de
• Objectif 2 : Etudier le devenir des 14 coopération et de coordination
lits de médecine à Dzaoudzi en fonction
de l’avancement d’un projet SSR dont les • Objectif 1 : Structurer et formaliser les liens
modalités sont à préciser et au regard d’une ville/ hôpital/centres de référence
nouvelle implantation sur Pamandzi qui ouvre
la perspective d’un nouveau projet médical Action 1: Promouvoir le développement des
pour Petite Terre, sur la base d’une offre de réseaux de santé et d’une offre d’HAD ;
soins ambulatoire et hospitalière.
Les différentes étapes de ce projet sont à Action 2 : Développer les filières de soins
définir. (diabète, HTA, asthme,..) entre les différents
opérateurs de soins (médecins libéraux,
Qualité et sécurité des soins centres de consultations, centres de
référence, Centre Hospitalier de Mayotte) ;
• Objectif 1 : Développer la qualité des soins
autour du concept d’éducation thérapeutique,
l’insuffisance des actions de prévention • Objectif 2 : Renforcer les partenariats
primaire, secondaire et tertiaire pesant sur avec les professionnels de santé de La
l’activité curative ; Réunion dans les spécialités médicales non
représentées à Mayotte ;
Action 1 : Mettre en place des actions
coordonnées d’accompagnement et de Action 1 : Pérenniser les missions dans les
programmes d’éducation thérapeutique afin spécialités médicales suivantes : cardiologie,
de : gastro entérologie, hématologie, rhumatologie,
neurologie ;
231] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine
Action 2 : Développer les missions dans
les spécialités de pneumologie et de
dermatologie ;
Action 3 : Optimiser l’organisation des
missions réalisées à Mayotte :
• Structurer le parcours du patient (accueil
des intervenants, mise à disposition des
dossiers médicaux, prise de rendez vous,
suivi des patients) ;
• Optimiser le recours aux EVASAN ;
• Assurer un suivi du patient pris en charge
par les établissements de santé de La
Réunion ;
• Améliorer le partenariat avec les services
3 Territoires de santé
de Mayotte
Implantations
2011 2016
Implantations en hospitalisation
2 1à2
complète de médecine
Implantations en hospitalisation à
temps partiel de médecine (hospi- 0 2
talisation de jour)
4 Indicateurs de suivi
• Taux de recours en médecine ;
Indicateurs • Part des séjours de médecine avec actes
de suivi techniques de médecine sous anesthésie
générale ou locorégionale ;
• Taux de ré-hospitalisation à 30 jours ;
• Taux d’évolution de la DMS pour les séjours
en médecine suivis d’un séjour en SSR ou en
HAD.
232] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Chirurgie
1 L’activité de soins chirurgie est implantée au
Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) sur le
La capacité des services de chirurgie a
été augmentée avec l’ouverture du nouvel
site du plateau technique de Mamoudzou. hôpital, répartie comme suit :
Eléments du Les disciplines chirurgicales suivantes sont • une unité de 18 lits à orientation
pratiquées : la chirurgie viscérale, l’urologie, chirurgie viscérale ;
diagnostic la chirurgie traumatologique et orthopédique, • une unité de 18 lits à orientation
territorial l’ORL, l’ophtalmologie et la stomatologie. traumatologie et orthopédie ;
• une unité de 10 lits à orientation
En 2010, le CHM a réalisé 7 400 actes gynécologie ;
opératoires dont le tiers en ambulatoire. • 4 lits réservés pour l’accueil des patients
brulés non réanimatoires.
La chirurgie ambulatoire, notamment
en matière d’endoscopies digestives Nonobstant les difficultés à pourvoir
et en ophtalmologie, sous réserve de des postes de praticiens hospitaliers en
pouvoir satisfaire des plages opératoires anesthésiologie chirurgicale, les besoins
supplémentaires, devrait progresser. suivants sont néanmoins couverts :
• 1 ligne de garde dédiée à l’obstétrique
Le bloc opératoire actuel, bien que le week-end doublée d’une astreinte pour
d’ouverture récente (2003) n’est pas aux la chirurgie ;
normes et ne dispose que de 4 salles dont • en fonction des moyens paramédicaux
l’une est quasiment dédiée à l’obstétrique susceptibles d’être affectés au bloc
(3 ou 4 césariennes par jour). Dès lors, opératoire, la garde dédiée à l’obstétrique
le secteur opératoire est saturé et sous pourra être envisagée pendant la
dimensionné. semaine.
Ces raisons, qui ont fait l’objet de rapports L’objectif à l’horizon 2016, dans la situation
circonstanciés, justifient le projet de actuelle du bloc opératoire, est le traitement
reconstruction neuve dans le temps du des pathologies les plus courantes.
schéma d’organisation des soins (prévision de La nécessité du développement de la
6 salles et bureaux de consultations externes chirurgie ambulatoire est soulignée.
dont l’ouverture est prévue en 2016 si
approbation du projet soumis à l’autorisation
des autorités sanitaires).
2 Accessibilité
Action 3 : Etudier l’opportunité du
• Objectif 1 : Renforcer le dispositif de développement de la chirurgie urologique ;
Plan chirurgie en hospitalisation de jour ;
Action 4 : Promouvoir la chirurgie infantile
d’actions Action 1 : Augmenter l’activité en ambulatoire en lien avec le réseau régional de chirurgie
2012-2016 afin de fluidifier le circuit du patient infantile piloté par le CHU de La Réunion
hospitalisé ; et certains établissements de Métropole
(chirurgie réparatrice…) ;
• Objectif 2 : Diversifier l’offre hospitalière en • Objectif 3 : Structurer la gradation des sites
chirurgie ; de chirurgie en identifiant les recours et la
coopération entre les niveaux en développant
Action 1 : Renforcer l’offre en chirurgie pour les patients nécessitant d’être opérés sur
ophtalmologique pour répondre aux prises en un autre plateau technique que celui du CHM
charge pour cataracte et glaucome ; des consultations en phase préopératoire
et des consultations post-interventions à
Action 2 : Etudier le développement de la Mayotte en ayant recours à la télémédecine.
chirurgie orthopédique prothétique (chirurgie
de la hanche, chirurgie du genou) sous
réserve de l’existence de lits SSR (2017) ;
233] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Chirurgie
Qualité et sécurité des soins Modalités spécifiques de
coopération et de coordination
Objectif 1 : Améliorer le parcours du patient
en chirurgie ; • Objectif 1 : Améliorer la coordination des
soins entre le CHM et les professionnels
Action 1 : Mettre en place une traçabilité de de soins de premier recours : médecins,
l’évaluation et du traitement de la douleur infirmiers et kinésithérapeutes ;
dans les soins chirurgicaux ;
Action 1 : Mettre en place des liaisons
Action 2 : Hospitaliser les enfants opérés formalisées entre les services de chirurgie
dans un environnement pédiatrique selon les et les professionnels de santé de premier
termes de la charte de l’enfant hospitalisé. recours ;
Action 3 : Assurer l’ouverture d’un nouveau Action 2 : Elaborer des procédures et des
bloc à l’échéance du SOS-PRS en 2016 avec outils afin de faciliter la transmission des
un bloc obstétrical dédié proche ; informations médicales dans le but de faciliter
la continuité des soins ;
Efficience • Objectif 2 : Améliorer la coopération entre
le Centre Hospitalier de Mayotte et le CHU de
• Objectif 1 : Poursuivre le développement La Réunion ;
de la chirurgie ambulatoire ;
Action 1 : Renforcer le partenariat avec
Action 1 : Organiser sur le site autorisé de les équipes médico-chirurgicales des
chirurgie, une chirurgie ambulatoire qualifiée établissements de santé de La Réunion
et substitutive à l’hospitalisation complète ; dans l’attente d’une étude sur les conditions
d’autorisation de la chirurgie oncologique afin
Action 2 : Reconnaître le site de réalisation de développer les compétences locales ;
des actes techniques de médecine avec
anesthésie générale ou anesthésie loco- Action 2 : Mettre en place des équipes
régionale ; médicales à temps partagé avec le CHU de
La Réunion pour la chirurgie spécialisée et/
• Objectif 2 : Mettre en place un recueil au ou l’anesthésie ;
sein des services de chirurgie permettant de
décrire l’activité et les pratiques chirurgicales Action 3 : Développer les coopérations avec
développées ; les établissements de recours régional par la
mise en place de consultations avancées.
• Objectif 3 : Optimiser le fonctionnement du
secteur opératoire ;
Action 1 : Evaluer l’activité du secteur
opératoire par l’utilisation des outils de
l’ANAP ;
Action 2 : Augmenter l’étendue des plages
opératoires.
234] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Chirurgie
3 Territoires de santé
de Mayotte
Implantations
2011 2016
Implantation en hospitalisation
1 1
complète de chirurgie
Implantation en hospitalisation à
temps partiel de chirurgie 0 1
(hospitalisation de jour)
4
• Taux de recours en chirurgie ;
Indicateurs • Taux de pratique en chirurgie ambulatoire ;
de suivi • Nombre d’établissements < 1500 séjours
chirurgicaux (GHM en C) ;
• Taux de ré-hospitalisation à 30 jours.
235] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
1 En termes de prise en charge ambulatoire • caractérisée par une population très
en psychiatrie, la population de Mayotte a jeune (54% de moins de 20 ans à
Eléments recours au centre médico-psychologique Mayotte contre 25% France entière), la
(CMP) de Mamoudzou et de son antenne à création d’une filière de soins spécifiques
du diagnostic Dzaoudzi. pour les enfants et adolescents s’impose
territorial comme une priorité de santé publique.
Depuis 2009, cinq lits d’hospitalisation L’île ne dispose à ce jour ni d’une
complète et un lit réservé aux hospitalisations consultation distincte en pédopsychiatrie,
sous contrainte sont installés au CHM. ni de structure assurant la prise en charge
de la gestion de crise de l’adolescent
Cette insuffisance de structures de prise en et des troubles envahissants du
charge associée aux retards d’équipements développement ;
soulève de nombreux questionnements, en
particulier dans la gestion des hospitalisations • le renforcement de la structuration
sous contrainte, qui représentent actuellement de l’offre de soins psychiatriques doit
une grande partie des patients hospitalisés. permettre un meilleur accès aux soins,
tant en termes de décloisonnement des
Pour les cinq prochaines années, les enjeux prises en charge que de complémentarité
stratégiques en psychiatrie sont d’offrir une avec la médecine somatique, afin de
réponse psychiatrique adaptée aux enfants et prévenir la désinsertion des patients et
aux adolescents et de développer une offre de garantir une offre de qualité.
soins ambulatoire de proximité :
2 Accessibilité
• Objectif 1 : Développer une offre en Action 2 : Mailler le territoire de santé de
Plan psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent à Mayotte de dispositifs type CMP et CATTP
Mayotte ; à l’échéance du SOS-PRS au niveau des
d’actions 4 secteurs de santé (Nord, Centre, Petite
2012-2016 Action 1 : Développer une activité de Terre et Sud).
psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent • Augmenter la présence médicale en
avec des compétences qualifiées en périphérie en passant de 2 à 4 journées /
pédopsychiatrie : semaine de consultations et ateliers
• Organiser une consultation de thérapeutiques et initier une journée/
psychiatrie pour les adolescents ; semaine dédiée à la pédopsychiatrie ;
• Développer des ateliers thérapeutiques
pour ces patients ; Action 3 : Développer la réhabilitation
• Créer les dispositifs de soins suivants : psychosociale des patients ;
CMP, CATTP et places d’hôpital de jour.
Action 4 : Consolider l’offre psychiatrique
• Objectif 2 : Développer une offre de soins auprès des détenus dans le cadre de l’unité de
ambulatoire de proximité en psychiatrie : consultations et de soins ambulatoires (UCSA)
en particulier dans les situations suivantes :
Action 1 : Renforcer le centre médico • Actions thérapeutiques et préventives
psychologique de Mamoudzou d’une activité vis à vis des auteurs d’agressions
de : sexuelles ;
• Centre d’Activité Thérapeutique à • Actions de coopération avec les
Temps Partiel (CATTP) adulte ; partenaires du réseau (SPIP, PJJ, TAMA
• Centre d’Activité Thérapeutique à maryland et Dago…).
Temps Partiel (CATTP) enfants ;
236] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
• Objectif 3 : Développer une offre de Action 2 : Mettre en place un coordinateur
psychiatrie générale ; provenant d’une association aux urgences ;
Action 1 : Développer l’activité en Action 3 : Elaborer un protocole en fonction
hospitalisation complète au CHM compte des situations ;
tenu de l’accroissement des lits prévus en
2012 ; Action 4 : Mettre en place un numéro vert ;
Action 2 : Améliorer les conditions de prise Action 5 : Développer des liens avec La
en charge des patients hospitalisés sous Réunion pour structurer cette activité en lien
contrainte ; avec la Maison des Adolescents de Mayotte ;
Action 3 : Implanter un hôpital de jour afin de • Objectif 2 : Développer les liens avec la
développer des prises en charge alternatives ; médecine traditionnelle ;
• Objectif 4 : Développer une activité de Action 1 : Pérenniser la formation continue
psychiatrie de liaison afin de répondre aux en ethnopsychiatrie pour tous les personnels
besoins suivants : des unités de psychiatrie pour intégrer la
- urgence psychiatrique en lien avec le service dimension du soin culturel traditionnel ;
des urgences et le SMUR ;
- demandes des services de médecine, Action 2 : Pérenniser le développement
chirurgie, réanimation, pédiatrie et et la structuration des échanges avec des
obstétrique, maternité (troubles des fundis, des sociologues, ethnologues pour
interactions précoces périnatales). préparer et améliorer les sorties des patients
hospitalisés ;
Qualité et sécurité des soins • Objectif 3 : Elargir l’offre de soins en
psychiatrie dans le champ médico-social en
• Objectif 1 : Assurer un suivi de l’activité identifiant des temps de psychiatres et de
en psychiatrie ; psychologues dans les projets de création de
structures médico-sociales à Mayotte (ITEP,
Action 1 : Structurer un recueil des MDA, MDPH, SESSAD, MAS …) ;
informations relatives à l’activité de psychiatrie
afin de permettre une évaluation ; • Objectif 4 : Gérer les hospitalisations sous
contrainte ;
Action 2 : Suivre et évaluer les transferts des
hospitalisations d’office vers La Réunion ; Action 1 : Rédiger une convention portant
sur les hospitalisations sous contrainte de
Action 3 : Suivre et évaluer la prise en charge Mayotte nécessitant une évacuation sanitaire
psychiatrique aux urgences ; vers La Réunion avec l’EPSMR et le CHU de
La Réunion ;
• Objectif 2 : Assurer la mise à jour
annuelle des protocoles de suivi en chambre Action 2 : Développer des échanges de
d’isolement. pratiques entre les structures de psychiatrie
de Mayotte et de La Réunion ;
Action 3 : Formaliser avec l’ensemble des
Modalités spécifiques de
partenaires la procédure des hospitalisations
coopération et de coordination sous contrainte (Justice, mairies, CHM,
Préfecture, ARS).
• Objectif 1 : Mettre en place une prise
en charge coordonnée de la victimologie à
Mayotte ;
Action 1 : Développer et structurer les
associations d’aide aux victimes ;
237] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Psychiatrie
3 Territoires de santé
de Mayotte
Implantations 2011 2016
Implantation en hospitalisation
1 1
complète de psychiatrie générale
Implantation en hospitalisation à
temps partiel de psychiatrie 0 1
générale (hospitalisation de jour)
Implantation en hospitalisation
complète de psychiatrie 0 1
infanto-juvénile
Implantation en hospitalisation
à temps partiel de psychiatrie 0 1
infanto-juvénile
4 • Part des patients hospitalisés à temps
complet en psychiatrie depuis plus d’un an
par territoire de santé ;
Indicateurs • Evolution du taux d’hospitalisation en soins
de suivi sans consentement par territoire de santé.
238] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins de Suite
et de Réadaptation
1
Informations d’ordre Situation à Mayotte
Eléments réglementaire
Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) d’une
du diagnostic capacité 332 lits est le seul établissement
L’activité de soins de suite et de réadaptation
territorial (SSR) a pour objet de prévenir ou de de santé exerçant à Mayotte, une activité
réduire les conséquences fonctionnelles, de médecine, chirurgie et obstétrique.
physiques, cognitives, psychologiques ou
sociales des déficiences et des limitations Il n’existe aucune offre de soins de
de capacité des patients et de promouvoir suite et de rééducation à Mayotte, ni
leur réadaptation et leur réinsertion. Elle possibilité d’alternatives à l’hospitalisation.
comprend, le cas échéant, des actes
à visée diagnostique ou thérapeutique. L’enjeu stratégique pour l’ile de Mayotte
est la création d’une activité de soins
L’autorisation d’exercer l’activité de soins de suite et de réadaptation afin de :
de suite et de réadaptation ne peut
être accordée que si l’établissement • Optimiser les plateaux techniques en
de santé est en mesure d’assurer : médecine et chirurgie en permettant
une sortie rapide et une prise en
• les soins médicaux, la rééducation charge qualitative des patients ;
et la réadaptation afin de limiter les • Prévenir et limiter les séquelles
handicaps physiques, sensoriels, locomotrices ou cognitives des affections
cognitifs et comportementaux, de aigues traumatiques ou médicales ;
prévenir l’apparition d’une dépendance, • Réduire l’incidence du handicap
de favoriser l’autonomie du patient ; en permettant une réhabilitation et
• des actions de prévention et l’éducation une réinsertion sociale des patients ;
thérapeutique du patient et de son Diminuer le recours aux structures de SSR
entourage ; de la Réunion pour les patients mahorais.
• la préparation et l’accompagnement à
la réinsertion familiale, sociale, scolaire ou
professionnelle.
Pour assurer la mission des SSR, les structures
doivent détenir une autorisation unique de
soins de suite et de réadaptation avec la
possibilité de mention(s) complémentaire(s) :
• prise en charge des enfants et/ou des
adolescents à titre exclusif ou non, ainsi
que les tranches d’âge (enfants de moins
de six ans, enfants de plus de six ans ou
les adolescents) ;
• prises en charge spécialisées :
cardiovasculaire ; respiratoire ; brûlés ;
onco-hématologie ; locomoteur ;
système nerveux ; personnes âgées
polypathologiques dépendantes ou à
risque de dépendance ; addictions ;
digestif, métabolique et endocrinien.
239] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins de Suite
et de Réadaptation
2 Accessibilité Modalités spécifiques de
coopération et de coordination
• Objectif 1 : Développer une offre de soins
Plan de suite et de réadaptation sur le territoire de • Objectif 1 : Assurer une coordination entre
d’actions santé de Mayotte ; les segments de l’offre de soins suite à une
2012-2016 hospitalisation en court-séjour ou en SSR,
Action 1 : Créer une offre de soins de suite quand l’état du patient le nécessite.
et de réadaptation sur le territoire de santé
pour la prise en charge des enfants, des Action 1 : Assurer une liaison entre les
adolescents et des adultes ; services SSR du CHM et les soins de premier
recours :
• Objectif 2 : Renforcer les moyens du • assurer une meilleure coordination et
plateau technique de médecine physique et la préparation au retour à domicile ;
de réadaptation sur le site du CHM ; • garantir une bonne adaptation du
domicile ;
• ce plateau technique est ouvert aux • assurer le lien avec les professionnels
services d’hospitalisation de Mamoudzou de santé libéraux ;
et aux consultants externes ; • assurer le lien avec les structures
• il convient de signaler que les difficultés médico-sociales (MAS, FAM, IME,
actuelles de prise en charge du handicap SESSAD) ;
à Mayotte induisent une demande forte • mettre en place des outils de suivi du
de consultations en kinésithérapie et maintien à domicile, en lien avec le
d’appareillage auprès du service de projet HAD ;
rééducation fonctionnelle du CHM, en
particulier pour les enfants. • Objectif 2 : Renforcer les consultations
avancées de médecine physique et de
réadaptation entre les sites de recours de
Qualité et sécurité des soins La Réunion en matière de SSR et le Centre
Hospitalier de Mayotte afin de permettre aux
• Objectif 1 : Optimiser le parcours de soins patients de Mayotte d’accéder à des avis
du patient en SSR ; spécialisés.
Action 1 : Mettre en place une procédure • Objectif 3 : Assurer une prise en charge
d’admission en SSR prenant en compte les spécialisée de SSR en développant un
aspects médicaux, psychologiques et sociaux partenariat avec les structures de SSR de La
du patient ; Réunion ;
Action 2 : Réévaluer le projet thérapeutique Action 1 : Identifier pour les patients de
de façon régulière ; Mayotte des capacités d’hospitalisation
à la Réunion dans les prises en charge
Action 3 : Préparer la sortie le plus tôt spécialisées suivantes :
possible ;
• Affections du système nerveux,
Action 4 : Collaborer avec le médecin traitant • Affections de l’appareil locomoteur,
pour qu’un suivi post-SSR soit réalisé au • Rééducation pédiatrique.
domicile du patient.
Action 2 : Formaliser et développer le
partenariat actuel avec les établissements de
La Réunion.
240] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins de Suite
et de Réadaptation
3 Territoires de santé
de Mayotte
Implantations 2011 2016
Implantation en hospitalisation
complète de SSR, pour adultes,
0 1
sans mention de prise en charge
spécialisée
Implantations en hospitalisation
partielle (hospitalisation de jour)
de SSR, pour adultes, sans 0 1à2
mention de prise en charge
spécialisée
Implantations en hospitalisation
complète spécialisée pour enfants
0 1
et adolescents, sans mention de
prise en charge spécialisée
Implantations en hospitalisation
partielle (hospitalisation de jour)
spécialisée pour enfants et 0 1à2
adolescents, sans mention de
prise en charge spécialisée
4 • Part des séjours en SSR dans les 30 jours
suivants une hospitalisation pour AVC ;
• Part des séjours inférieurs à 3 mois ;
Indicateurs • Nombre de conventions de coopération
de suivi signées avec les établissements de santé et
les établissements et services médico-soc
241] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement
des Grands Brûlés
1
La mise en place en 2009 d’un recueil Les problèmes suivants persistent :
Eléments épidémiologique concernant la prise en
du diagnostic charge des brûlés au Centre Hospitalier de • Les compétences médicale et
territorial Mayotte (CHM) a permis d’identifier des chirurgicale sont en nombre insuffisant
spécificités épidémiologiques en rapport à Mayotte pour apporter une réponse de
avec les habitudes culturelles, le non respect qualité ;
des normes de certains équipements • Il n’existe pas de continuité des soins
domestiques et les situations de grande organisée entre le CHM et les soins de
précarité rencontrées au sein de la population premier recours pour préparer la sortie
de Mayotte. des patients.
Il a souligné la nécessité de maintenir une Les enjeux pour les prochaines années sont
organisation bipolaire et mixte (adulte/enfant) les suivants :
étant donné que le centre de traitement des
grands brûlés (CTGB) du CHU de La Réunion • Dans le cadre de la politique de
n’a pas la capacité d’accueillir la totalité des prévention des infections nosocomiales,
grands brûlés de Mayotte. identifier une unité de surveillance
continue pour éviter que des patients
En l’absence d’offre de soins de suite et de brûlés ne nécessitant pas ou plus de
réadaptation (SSR), la filière hospitalière des techniques de réanimation occupent
soins aigus a été renforcée. Une centaine de des lits dédiés aux patients les plus
patients sont hospitalisés chaque année. Un lourds ; cette unité devrait disposer d’un
patient sur 2 est âgé de moins de 5 ans. La environnement adapté aux enfants ;
prise en charge des patients jeunes doit tenir • Identifier une filière ambulatoire
compte des éléments suivants : retard dans la autonome (bloc, places en ambulatoire,
prise en charge souvent après application de lieu de consultations autonome…) ;
remèdes non adaptés, conditions de logement • Développer une offre de soins en matière
et d’hygiène ne permettant pas un maintien de soins de suite et de rééducation pour
au domicile, éloignement du domicile ne contribuer à réduire les hospitalisations
facilitant pas le suivi en consultations externes injustifiées, empêcher les sorties trop
au CHM. précoces et favoriser la transition vers le
retour au domicile.
Une coopération avec Les Comores est
organisée par le biais d’un réseau.
2 Accessibilité Action 1 : Améliorer la prise en charge en
urgence ;
• Objectif 1 : Maintenir la prise en charge
Plan des grands brûlés à Mayotte autour d’une • Diffuser dans les services accueillant des
d’actions organisation bipolaire : urgences l’arbre décisionnel de la Société
• Centre Hospitalier de Mayotte ; Française d’Etude et de Traitement des
2012-2016 • Centre de Traitement des Grands Brûlés brûlures ;
du CHU de La Réunion ; • Former les équipes médicales des
services d’urgence ;
• Objectif 2 : Structurer la filière de prise en • Poursuivre l’échange iconographique
charge des brûlés à Mayotte ; en temps réel avec le CTGB.
242] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement
des Grands Brûlés
Action 2 : Améliorer le parcours de soins Action 4 : Accueillir les enfants brûlés dans un
du grand brûlé de la phase initiale à la environnement adapté : accueil des familles,
rééducation fonctionnelle ; espace ludique, espace de scolarisation ;
• Optimiser les capacités d’accueil à la
phase aigüe par l’identification de 4 lits Action 5 : Améliorer la prévention des
post-réanimation ; infections nosocomiales, en liaison avec le
• Structurer une filière de soins de suite service d’hygiène et le CLIN ;
et de réadaptation entre le CHM et
les établissements de santé de La Action 6 : Poursuivre la formation des
Réunion ; personnels pour conforter la prise en charge
• Accompagner le retour et la prise en locale, en particulier dans les centres de
charge à domicile en partenariat avec : référence et les dispensaires ;
une offre d’hospitalisation à domicile ;
• les professionnels de santé libéraux • Objectif 2 : Promouvoir le prélèvement de
(médecins, infirmiers, kinésithéra peau dans le cadre du réseau régional des
peutes) ; prélèvements.
• Développer dans le cadre d’une offre de
SSR, sur l’ile de Mayotte, une activité de La pénurie en greffons justifie le
soins réservée aux brûlés ; développement des autogreffes quand
cela est possible et l’utilisation de substituts
Action 3 : Améliorer le suivi des grands cutanés de laboratoire.
brûlés ;
Action 4 : Promouvoir la prise en charge Efficience
globale du patient ;
• Favoriser l’autonomisation du patient et • Objectif 1 : Mettre en place une procédure
la réinsertion sociale et professionnelle ; de traitement des évacuations sanitaires
• Développer l’éducation thérapeutique (EVASAN) pour le traitement des grands
du patient ; brûlés ;
• Organiser des consultations de suivi
pluridisciplinaires ; Action 1 : Définir les indications et les
• Intégrer la dimension psychologique ; modalités des transferts de patients entre
Mayotte et le CTGB de La Réunion ;
Action 5 : Faciliter le parcours de soin des
patients transférés au CTGB de La Réunion ; Action 2 : Développer la télémédecine pour
échanger avec le CTGB de La Réunion :
Action 6 : Faciliter l’accès à la crénothérapie • Télé-expertise et échange iconogra-
qui ne peut être réalisée qu’en métropole. phique en temps réel ;
• Aide à la décision et transfert de patients
de Mayotte au CTGB ;
Qualité et sécurité des soins
• Objectif 2 : Améliorer la prise en charge
• Objectif 1 : Poursuivre le développement des patients transférés à La Réunion et
de l’autonomie de Mayotte dans le domaine favoriser le développement des structures
de la prise en charge des brûlés ; d’accueil des familles d’enfants de Mayotte
pour réduire les durées d’hospitalisation et
Action 1 : Individualiser des locaux (bloc faciliter la présence des familles, contribuant
séparé hors réanimation, secrétariat dédié) ; ainsi au soutien psychologique ;
Action 2 : Adapter les capacités d’accueil au • Objectif 3 : Améliorer la connaissance
besoin (salle d’attente) ; de l’épidémiologie des brûlures à Mayotte
en mettant en place un recueil centralisé de
Action 3 : Mettre en place des organisations données sur les brûlures prises en charge à
mutualisées (bloc opératoire, Unité de Soins Mayotte.
Continus brulés, hospitalisation de jour,
pédiatrie) dans l’attente de la création d’un
service autonome dédié aux brûlés ;
243] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement
des Grands Modalités spécifiques de
coopération et de coordination
• Objectif 4 : Encourager la coopération
avec les Comores, notamment en implantant
Brûlés • Objectif 1 : Former des masseurs-
un SAS médical pour les patients brûlés
graves de Mohéli et d’Anjouan.
kinésithérapeutes libéraux à la rééducation
ambulatoire des brûlés ; Articulation avec la prévention
• Objectif 2 : Favoriser la prise en charge • Objectif 1 : Prévenir les brûlures
par les kinésithérapeutes de la rééducation domestiques chez l’enfant avec des
des brûlés ; campagnes d’informations ;
• Objectif 3 : Renforcer les partenariats • Objectif 2 : Réduire la gravité des brûlures
entre les acteurs de santé assurant le en informant et formant aux gestes d’urgence
traitement des grands brûlés : CTGB de La en cas de brûlure ;
Réunion, SSR spécialisés dans la rééducation
et la réadaptation des grands brûlés, • Objectif 3 : Repérer et traiter les petites
établissements de métropole ; brûlures profondes ;
Action 1 : Etablir une convention de Action 1 : Former les professionnels de
coopération entre le CHM, le CHU de La santé (services d’urgence, médecins
Réunion et l’Hôpital d’Enfants de Saint Denis ; libéraux, Infirmiers libéraux et personnels
des dispensaires et des centres de santé de
Action 2 : Faciliter le développement d’une référence).
compétence locale en chirurgie plastique
et reconstructrice et en médecine physique
et de réadaptation spécialisée dans les
brûlures ;
3 Maintien des orientations du SOSM 2005-
2010 en ce qui concerne la prise en
Il n’y a pas lieu de créer un centre de
traitement des grands brûlés dans le territoire
charge spécifique des brûlés à Mayotte et de santé de Mayotte.
reconnaissance du niveau particulier de soins
aux brûlés par le CHM.
4 • Dispersion des taux de recours ;
• Nombre de transferts sanitaires.
Indicateurs
de suivi
244] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine d’urgence
1 La médecine d’urgence à Mayotte est La régulation médicale des appels est
essentiellement assurée par le service des le pivot de la permanence des soins
Eléments urgences du CHM à Mamoudzou. ambulatoires et de l’aide médicale
du diagnostic urgente. L’enjeu pour le CHM dans les
La réponse aux besoins de soins non 5 prochaines années est de développer, de
territorial programmés repose sur les urgences de faciliter et sécuriser l’activité de régulation
Mamoudzou, et sur une permanence dans les médicale, réalisée à ce jour uniquement
quatre centres de référence (Dzoumougné, en journée et non officialisée dans la
Kahani, M’Ramadoudou, Dzaoudzi) de reconnaissance d’un Centre 15.
Mayotte.
Le Centre 15 doit être au cœur du dispositif
Les médecins généralistes de secteur de la permanence des soins en ambulatoire
intervenant dans ce cadre doivent être (PDSA) puisqu’il en assure son accès. A
considérés comme des correspondants ce jour, la PDSA n’est assurée que par
SMUR. Ils peuvent être amenés à prendre les médecins hospitaliers, de manière
en charge les urgences vitales en lien avec incomplète.
la régulation du Centre 15 dans l’attente du
SMUR. L’enjeu pour les prochaines années est de
structurer la PDSA en utilisant les nouvelles
Les médecins généralistes libéraux et les modalités de partenariat définies par la loi
autres médecins spécialistes libéraux ne HPST.
participent pas à ce jour à la permanence
des soins. Enfin, compte tenu de l’isolement
géographique de Mayotte, il s’avère
L’accès aux soins médicaux, en dehors des indispensable de donner tous les moyens
heures d’ouverture des cabinets médicaux, nécessaires pour l’organisation de l’aide
sans diminution de la qualité des soins et de médicale d’urgence en particulier le SAMU,
façon équitable sur tout le territoire est une responsable de la détermination et du
priorité de santé publique. déclenchement de la réponse la mieux
adaptée à la situation d’urgence.
2 Accessibilité • Objectif 2 : Poursuivre la structuration de
la permanence des soins à Mayotte ;
• Objectif 1 : Développer, faciliter et
Plan sécuriser l’activité de régulation médicale ; Action 1 : Pérenniser dans le service des
d’actions urgences du CHM, un circuit court de
Action 1 : Autoriser une régulation médicale consultations de médecine générale afin de
2012-2016 fluidifier le circuit du patient, de diminuer les
de type centre 15 pour le territoire de santé
de Mayotte avec les moyens médicaux délais d’attente et d’accroître la sécurité de la
correspondants ; prise en charge des « vraies » urgences ;
Action 2 : Répondre aux recommanda-tions Action 2 : Consolider la permanence
de l’HAS en termes d’activité de régulation des soins au sein des trois centres de
médicale : référence suivants : Dzoumougné, Kahani,
• Architecture technique ; M’Ramadoudou ;
• Rédaction de protocoles ;
• Formation du personnel ; Action 3 : Développer une permanence de
soins à MAMOUDZOU : la nuit, le week-end
et les jours fériés pour les patients justifiant de
consultations médicales sans acte ;
245] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Médecine d’urgence
Action 4 : Protocoliser les missions entre les systématique du pédiatre pour les plus jeunes,
effecteurs médicaux (médecins généralistes) passage formalisé des pédiatres en UHCD
et le médecin de la Régulation et du SMUR ; dans l’attente de l’identification d’urgences
pédiatriques sous la responsabilité du service
Action 5 : Assurer la formation continue de pédiatrie, largement justifiée par le volume
des médecins généralistes des centres de des patients de moins de 18 ans pris en
consultations aux gestes d’urgence ; charge ;
Action 6 : Actualiser la convention entre le Action 3 : Conforter le protocole d’utilisation
CHM et le service départemental d’incendie de la chambre d’isolement des urgences
et de secours (SDIS) et pérenniser la psychiatriques pour respecter des durées de
convention avec la gendarmerie sur les séjours inférieures à 24h ;
moyens héliportés ;
Action 4 : Respecter la vocation initiale de
• Objectif 3 : Garantir une meilleure prise en l’UHCD d’accueil des patients en urgence
charge aux situations urgentes ; (durée de séjour inférieure à 48 h) en dédiant
des lits d’aval aux urgences chaque fin de
Action 1 : Poursuivre la professionnalisation journée en profitant des capacités nouvelles
du SMUR et promouvoir une 2e ligne SMUR en médecine ;
H24 ;
Action 5 : Conforter la formation des
Action 2 : Améliorer la prise en charge urgentistes aux nouvelles techniques de
des enfants au sein des urgences (40 % déchocage ;
de l’activité) en renforçant la présence du
pédiatre aux urgences : établissement de Action 6 : Structurer l’activité de médecine
protocoles d’investigations et de soins, avis légale en lien avec le CHU de La Réunion.
3 Territoires de santé
de Mayotte
Implantations 2011 2016
Structure des urgences 1 1
Structure des urgences
0 0
pédiatriques
SMUR terrestre 1 1
SMUR héliporté 0 0
SMUR néonatal pédiatrique 0 0
SAMU 1 1
4 • Délai d’attente aux urgences par type de
prise en charge ;
• Nombre d’appels au Centre 15 ;
Indicateurs • Temps de réponse du centre de régulation ;
• Nombre d’interventions d’une équipe
de suivi
médicale mobile d’urgence et de réanimation ;
• Part des hospitalisations avec entrée par les
urgences.
246] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Réanimation
1 Le service de réanimation du CHM dispose En 2010, 3968 journées d’hospitalisation
de 14 lits organisés en : complète ont été réalisées dont 28 % pour
Eléments 6 lits de réanimation polyvalente adulte ; des enfants de moins de 12 ans.
du diagnostic 4 lits de réanimation pédiatrique ;
4 lits de soins intensifs. Actuellement, la prise en charge des brûlés
territorial non réanimatoires reste assurée au sein du
Compte tenu de l’éloignement géographique, service de réanimation, compte tenu de la
le service de réanimation est indispensable saturation des lits de chirurgie identifiés pour
pour la prise en charge des urgences vitales les brûlés.
de l’Ile. Il prend en charge des pathologies
spécifiques à Mayotte, qui ne sont pas ou L’enjeu dans les prochaines années est de
plus vues dans les services de réanimation rendre aux lits de réanimation leur vocation
de Métropole. Il est reconnu comme pouvant initiale en créant une filière de surveillance
limiter les EVASAN. continue pour les brûlés plus légers et
de consolider l’activité de réanimation
Il est le seul recours en cas de crise sanitaire, pédiatrique.
en lien avec les services de La Réunion.
2 Accessibilité Action 2 : Développer de nouvelles
techniques afin d’autonomiser le service
• Objectif 1 : Structurer l’activité de de réanimation compte tenu des impératifs
Plan réanimation tout en gardant une flexibilité géographiques, de la possibilité de saturation
d’actions maximale compte tenu de l’irrégularité du des lits à La Réunion et des difficultés à
2012-2016 recrutement des patients en termes de transporter certains patients ;
gravité ;
• Objectif 2 : Reconnaître l’activité de
Action 1 : Redonner aux lits de réanimation réanimation pédiatrique compte tenu
leur vocation initiale : de l’insularité et de l’accueil de patients
intransportables ;
-
A l’échéance du SOS-PRS, le service de
réanimation doit se composer de lits de Action 1 : Identifier une activité de réanimation
réanimation adultes, de lits de réanimation pédiatrique de 4 lits conformément aux textes
pédiatrique et 5 lits de surveillance continue en vigueur ;
pour prendre en charge notamment les
brûlés plus légers et surtout les enfants ; Action 2 : Formaliser des conventions entre
la réanimation de Mayotte et les réanimations
- Séparer l’activité « brûlés » et l’activité pédiatriques du CHU de La Réunion :
de réanimation compte tenu des risques Echanges de pratiques ;
d’émergence d’infections nosocomiales ; Formations continues des professionnels de
cette séparation des activités permettrait santé en réanimation ;
d’éviter :
• le mélange de patients brulés au risque Action 3 : Renforcer et pérenniser les
infectieux très particulier et de patients de compétences pédiatriques de l’équipe
réanimation polyvalente ; médicale et paramédicale ;
• le mélange de prise en charge
(hospitalisation complète et semi Action 4 : Mutualiser les compétences
ambulatoire avec un risque accru professionnelles (médicales et paramédicales)
d’infections manu portées, notamment entre service de réanimation, néonatologie et
par les patients brûlés se déplaçant au unité de surveillance continue nouvellement
sein de l’unité de réanimation ; créée au sein de la pédiatrie.
247] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Réanimation
Qualité et sécurité des soins • Objectif 2 : Améliorer l’accompagnement
des patients et des familles ;
• Objectif 1 : Améliorer la qualité et la
sécurité dans le service de réanimation ; Action 1 : Améliorer l’accueil des familles au
sein du service de réanimation ;
Action 1 : Autonomiser le service de
réanimation en transférant l’activité des Action 2 : Améliorer la prise en charge de la
grands brûlés non réanimatoires dans le douleur et des situations palliatives ;
cadre de la politique de prévention des
infections nosocomiales ; Action 3 : Développer la formation et le
soutien psychologique des soignants.
Action 2 : Améliorer le recueil de l’activité de
réanimation par l’informatisation du dossier
patient ; Coopération / coordination
hôpital-ville, prévention et
Action 3 : Poursuivre la lutte contre les
infections nosocomiales par la formation
médico-social
du personnel, l’utilisation de protocoles,
• Objectif 1 : Développer la télé-expertise
l’amélioration de l’organisation architecturale
avec les équipes de réanimation du CHU de
et des locaux ;
La Réunion ;
• Objectif 2 : Promouvoir les actions de
coopération avec les établissements de santé
des Comores.
3 Territoires de santé
de Mayotte
2011 2016
Implantations
Implantation en réanimation 1 1
4 • Taux d’occupation ;
• Taux de recours ;
Indicateurs • % d’évacuations sanitaires ;
• Durée moyenne de séjour ;
de suivi • Part des séjours avec indice de gravité
simplifié « seconde version » (IGS2).
248] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement de l’insuffisance rénale
chronique par épuration extra-rénale
1 Les données épidémiologiques sur Le problème reste la prise en charge
l’insuffisance rénale chronique terminale de patients jeunes mineurs qui arrivent
Eléments (IRCT) sont insuffisantes à Mayotte pour bien clandestinement au rythme de 1 par mois
du diagnostic cerner cette pathologie. La prévalence de en insuffisance terminale et qu’il est difficile
l’IRCT semble comparable à celle observée à d’orienter vers La Réunion.
territorial La Réunion, soit plus du double de celle de la
métropole. Elle est liée à une forte prévalence Une mission trimestrielle en provenance de
du diabète et de l’hypertension artérielle. Le La Réunion assure le suivi des 7 patients en
besoin est estimé à 200 patients. La file active dialyse péritonéale à Mayotte.
des enfants actuellement identifiés comme
porteurs d’une maladie rénale est d’une Une unité d’autodialyse assistée de 20 postes,
centaine. située dans les locaux du CHM et gérée par
une société privée accueille des patients en
Il n’y a pas de médecins néphrologues à IRCT depuis janvier 2012. Cette offre évitera
Mayotte. Deux médecins du Centre Hospitalier que 20 patients par an ne déménagent à La
de Mayotte (CHM) suivent des patients phase Réunion pour se faire soigner.
de pré-dialyse. Ils organisent les transferts
des patients à dialyser auprès des structures
prenant en charge l’IRCT à La Réunion.
2 La prise en charge des patients relevant Action 1 : Développer une prise en charge au
d’une épuration extra-rénale s’inscrit dans les long cours par une structuration de l’offre à
Plan orientations suivantes : Mayotte :
d’actions • Maîtriser l’évolution constante des • Poursuivre le développement de la
2012-2016 besoins ; dialyse péritonéale, en particulier chez
• Garantir au patient l’accès à la l’enfant ;
totalité des techniques et modalités de • Proposer à terme, l’ensemble des
suppléance ; modalités de dialyse ;
• Améliorer le niveau d’information des
patients, leur réinsertion professionnelle Action 2 : Autoriser sur le territoire de santé
et sociale ; de Mayotte :
• Renforcer la prise en charge au plan de
la qualité et de la sécurité. • Une implantation de dialyse en centre ;
• Une implantation d’une unité de dialyse
médicalisée ;
Accessibilité
• Deux implantations d’unités d’autodialyse
assistée ;
• Objectif 1 : Mettre en place un recueil
• Une implantation de dialyse péritonéale.
épidémiologique de l’IRCT à Mayotte pour
identifier les besoins et développer une
gradation de l’offre de soins ; Qualité et sécurité des soins
• Objectif 2 : Structurer une offre de soins sur • Objectif 1 : Créer une structure de dialyse
le territoire de Mayotte permettant d’atteindre ayant les missions suivantes :
une autonomie partielle de fonctionnement ;
249] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement de l’insuffisance rénale
chronique par épuration extra-rénale
• Permettre une expertise néphrologique ; Action 5 : Améliorer le dépistage et la prise en
• Identifier les priorités organisationnelles ; charge précoce de l’IRC de l’enfant ;
• Etablir un calendrier de montée en
charge de la dialyse à Mayotte ; Action 6 : Conforter la place de la diététique
• Initier et suivre les patients dialysés pour prévenir les complications chez les
péritonéaux ; patients en IRC ;
• Assurer les replis de tous les patients
dialysés ; Action 7 : Poursuivre les actions de
• Conduire des enquêtes épidémio- sensibilisation de la population et de
logiques ; formation des professionnels de santé pour
• Contribuer au dépistage ciblé et à la mieux prendre en charge les patients à
prévention de l’IRCT ; risque d’insuffisance rénale chronique et
• Promouvoir l’éducation thérapeutique notamment changer l’image de la dialyse ;
du patient ;
• Prendre en charge les patients de Action 8 : Réduire le nombre de dialyses en
typologie plus lourde (AVC…) ; urgence ;
• Objectif 2 : Optimiser le recours aux • Objectif 5 : Prendre en compte les
évacuations sanitaires vers La Réunion en difficultés des patients de Mayotte devant être
permettant techniquement la mise en route suivis à La Réunion ;
de la dialyse chronique à Mayotte ;
Action 1 : Mobiliser des familles d’accueil ;
• Objectif 3 : Mieux prendre en compte la
greffe rénale et les patients greffés vivants à Action 2 : Mobiliser la maison des mahorais
Mayotte ; pour les patients de Mayotte en IRCT devant
être suivis à La Réunion.
Action 1 : Suivre les patients transplantés
rénaux sur le territoire de santé de Mayotte Modalités spécifiques de
en coopération avec le CHU de La Réunion ;
coopération et de coordination
Action 2 : Initier une réflexion sur le territoire
Objectif 1 : Favoriser la coopération ville et
de Mayotte sur le prélèvement d’organes
hôpital au sein du territoire de santé
chez les sujets en état de mort encéphalique
ou sur donneurs vivants ;
Action 1 : Elaborer des protocoles de prise
en charge des enfants en dialyse péritonéale
• Objectif 4 : Améliorer la prise en charge
(DP) en collaboration avec les infirmiers
des patients en situation de risque vis-à-vis
libéraux et les structures impliquées dans la
de l’IRC ;
DP ;
Action 1 : Sensibiliser les médecins à la
Action 2 : Favoriser les liens entre les
néphroprotection ;
médecins généralistes, les cardiologues
et les endocrinologues afin de développer
Action 2: Prévenir la iatrogénie
une éducation thérapeutique mutualisée
médicamenteuse chez la personne âgée ;
sur les thématiques : insuffisance rénale,
cardiopathies et diabète ;
Action 3 : Faire connaître et diffuser les
recommandations de bonnes pratiques
Action 3 : S’appuyer sur les contrats
auprès des professionnels de santé ;
d’exercice libéral des infirmiers libéraux pour
les soins à domicile ;
Action 4 : Améliorer la prise en charge et le
suivi des populations à risques spécifiques
Action 4 : Structurer l’activité d’un
(pathologies vasculaires et diabétiques) ;
réseau ayant pour missions : prévention,
250] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement de l’insuffisance rénale
chronique par épuration extra-rénale
élaboration de protocoles, staff commun, Articulation avec la prévention
mise en place d’évaluation des pratiques
professionnelles, mesure de la qualité de • Objectif 1 : Dépister les personnes à
vie des patients en collaboration avec les risque d’IRC ;
associations de patients ;
Action 1 : Prévenir et améliorer le dépistage
• Objectif 2 : Favoriser la coopération entre de l’IRCT :
le CHM et le CHU de La Réunion ;
• Dépister les sujets à risque (patients
Action 1 : Organiser des consultations diabétiques et hypertendus) ;
avancées de néphrologie pédiatrique en • Mobiliser le réseau de santé de
collaboration avec le CHU de La Réunion. diabétologie ;
• Organiser le dépistage des maladies
rénales en collaboration avec la médecine
du travail et la médecine scolaire.
3 Territoires de santé
de Mayotte
2011 2016
Implantations
Dialyse en centre 0 1
Hémodialyse en unité de
0 1
dialyse médicalisée
Hémodialyse en unité
1 2
d’autodialyse simple ou assistée
Dialyse à domicile par
0 0
hémodialyse
4 • Part des nouveaux patients traités par
dialyse péritonéale ;
Indicateurs • Part des patients suivis hors centre.
de suivi
251] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement du cancer
1 La prise en charge des patients porteurs de
cancers est réalisée au Centre Hospitalier de
Le CHM et les établissements de La Réunion
coopèrent dans cette activité de soins : mis-
Mayotte (CHM). sions régulières de médecins oncologues au
Eléments 270 patients atteints de cancer ont été suivis CHM, participations des praticiens du CHM
en 2010. Près de mille séances de chimio- aux réunions de concertations pluridiscipli-
du diagnostic thérapie ont été réalisées. 58 % des séances naires (RCP) en visioconférences, adhésion
territorial concernaient des assurés sociaux et 42 % du CHM au réseau régional de cancérologie
des personnes sans couverture assurance (ONCORUN).
maladie.
Le CHM n’a pas d’autorisation pour pratiquer Le dépistage du cancer du col utérin est
la chirurgie des cancers du fait que les seuils organisé à Mayotte pour les femmes âgées
réglementaires ne sont pas atteints à ce jour. de 25 à 65 ans par l’association REDECA.
L’absence d’offre de soins en soins de suite
et de réadaptation et en hospitalisation à
domicile fragilise le parcours de soins des
patients porteurs d’un cancer.
2 Accessibilité Qualité et sécurité des soins
• Objectif 1 : Poursuivre la structuration de • Objectif 1 : Améliorer la qualité des soins
Plan l’activité de cancérologie ; en cancérologie ;
d’actions
Action 1 : Créer un service de cancérologie Action 1 : Structurer la gradation des soins et
2012-2016 organisé autour de prises en charge en coopération entre le niveau 1 de Mayotte et
hospitalisation complète et en hospitalisation les niveaux 3 de référence de La Réunion ;
de jour (8 lits, 8 places) ;
Action 2 : Renforcer le partenariat avec
Action 2 : Former l’ensemble des personnels les équipes réunionnaises dans l’attente
à la prise en charge des patients atteints de de l’autorisation de pratiquer la chirurgie
cancers : annonce d’un cancer, douleur oncologique afin d’atteindre le niveau de
chronique, soins palliatifs ; qualité requis.
Action 3 : Renforcer le partenariat avec les Articulation avec la prévention
médecins de ville ;
• Objectif 1 : Poursuivre le dépistage du
Action 4: Développer une offre cancer du col utérin ;
d’hospitalisation à domicile afin en particulier
de réaliser des chimiothérapies à domicile ; • Objectif 2 : Mettre en place le dépistage
organisé du cancer du sein à Mayotte.
Action 5 : Mettre en place un système de
recueil de l’activité en cancérologie ;
Modalités spécifiques de
• Objectif 2: Améliorer l’accès à une prise en coopération
charge chirurgicale des cancers
• Objectif 1 : Renforcer le partenariat entre
Action 1 : Identifier les conditions nécessaires les équipes chirurgicales de Mayotte et celles
pour obtenir l’autorisation de pratiquer la de La Réunion dans la perspective d’un
chirurgie de certains cancers féminins dans accompagnement médical (échanges de
les 5 ans : pratiques permettant à terme la réalisation à
Mayotte d’interventions pour cancers) ;
• Evaluation des besoins en chirurgie des
cancers ; • Objectif 2 : Mettre en place une convention
• Evaluation des compétences locales avec le CHU de La Réunion pour le recours à
existantes. la médecine nucléaire ;
• Objectif 3 : Mettre en place une convention
entre le CHM et les services d’anatomo-
pathologie de La Réunion.
252] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Traitement du cancer
3 • Part des séjours de médecine en
cancérologie en hospitalisation de jour,
• Part des séjours en cancérologie en
Indicateurs hospitalisation à domicile pour des
traitements curatifs du cancer (poursuite de
de suivi chimiothérapie),
• Part des patients pris en charge en
chimiothérapie dans les établissements
associés.
253] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Hospitalisation à domicile
1 L’offre d’hospitalisation à domicile (HAD) n’est
pas développée à Mayotte. L’application des
•D évelopper les alternatives à l’hospi
talisation ;
objectifs nationaux à Mayotte engagerait la •D ésengorger les services de court séjour
Eléments création de 40 à 45 places. du CHM.
Pour les prochaines années, quatre domaines
du diagnostic Malgré certaines contraintes (absence ont été identifiés comme prioritaires :
territorial de transports sanitaires privés, nombre
insuffisant de médecins libéraux…), la mise • Réinsertion réadaptation ;
en place de cette activité à Mayotte se justifie • Périnatalité et pédiatrie ;
pour les raisons suivantes : • Chimiothérapies pour cancer ;
• Soins palliatifs.
• Répondre à un besoin au niveau
du territoire de santé (une coupe La création d’une HAD, estimée à 30 places,
transversale effectuée en 2009 au sein serait complémentaire du projet de SSR et
du CHM avait recensé un besoin de 8 permettrait de fluidifier le circuit du patient
320 journées correspondant à environ compte tenu du manque de lits d’aval.
20 patients) ;
2 Accessibilité Modalités spécifiques de
coopération et de coordination
• Objectif 1 : Implanter une activité
Plan d’hospitalisation à domicile sur le territoire de • Objectif 1 : Optimiser le parcours entre
santé de Mayotte ; HAD et établissements de santé ;
d’actions
2012-2016 Action 1 : Conforter le caractère polyvalent et Action 1 : Formaliser et évaluer les
généraliste de l’HAD ; engagements conventionnels entre l’HAD
et l’établissement de santé de référence de
Action 2 : Développer les prises en charge Mayotte (repli, répit et assistance technique) ;
en lien avec le service SSR des patients
nécessitant une rééducation : l’HAD de • Objectif 2 : Optimiser le parcours entre
rééducation s’adresse à des patients l’HAD et les professionnels de santé ;
nécessitant la poursuite d’une rééducation
pluri-professionnelle dans le but d’un gain Action 1 : Réaliser une charte sur les
fonctionnel. Elle constitue, au décours d’une critères de prise en charge des patients
hospitalisation en court séjour ou en MPR, en ambulatoire et en HAD, à l’admission et
une alternative à l’hospitalisation pour des durant la prise en charge ;
patients ne souhaitant pas poursuivre leurs
soins en établissements de santé. Elle permet Action 2 : Définir les modalités d’articulation
de prolonger au domicile une rééducation avec les réseaux de santé, en particulier dans
intensive ; les domaines de la cancérologie, des soins
palliatifs, de la périnatalité et de la gériatrie,
Action 3 : Développer les prises en charge de la réadaptation - réinsertion. ;
des patients relevant de soins palliatifs : en
lien avec le médecin traitant. Action 3 : Définir les aspects suivants:
La permanence des soins étant primordiale modes de coordination, partage de
pour faire face aux situations d’urgence, l’information, protocoles de prise en charge,
des protocoles d’urgence seront définis en bonnes pratiques, organisation des filières,
lien avec les structures hospitalières et les permanence des soins.
libéraux ;
Action 4 : Développer la prise en charge des
chimiothérapies au domicile en lien avec les
acteurs hospitaliers et les professionnels de
santé.
254] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Hospitalisation à domicile
3
Territoires de santé
Implantations de Mayotte
2011 2016
Implantation en hospitalisation à
0 1
domicile
4 • Convention entre l’HAD et l’établissement de référence du territoire de santé de Mayotte ;
• Charte de prise en charge ambulatoire ou hospitalière au domicile du patient ;
• Indicateurs issus de l’exploitation du PMSI HAD :
Indicateurs - durée moyenne de séjour totale et par mode de prise en charge ;
de suivi - % de ré-hospitalisation post- HAD ;
- % de patients par tranche d’âge ;
- % par modes de prise en charge principal et associé ;
- % selon provenance du patient (domicile, transfert…).
255] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins hospitalière
Équipements
matériels lourds
256] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Equipements matériels lourds
d’imagerie médicale
1 Les deux îles de l’Océan Indien ont, durant
le schéma régional d’organisation sanitaire
de troisième génération, réduit leur retard en
Eléments matière d’équipements d’imagerie médicale,
notamment en Imagerie par Résonance
du diagnostic Magnétique (IRM) et scanners, par rapport à
territorial la France métropolitaine.
2 Accessibilité
Action 1 : Organiser la disponibilité des
• Objectif 1 : Permettre à chaque patient images pour les différents utilisateurs, y
Plan compris au bloc opératoire.
l’accès à un plateau d’imagerie médicale
d’actions conformément aux bonnes pratiques ;
2012-2016
Action 1 : Procéder à la gradation des Efficience
plateaux techniques d’imagerie par territoire
de santé ; • Objectif 1 : Mieux dépenser ;
Action 2 : Réaliser une évaluation des besoins Action 1 : Equilibrer et optimiser la produc
en IRM en 2014 afin de mesurer le nombre tivité des équipements d’imagerie médicale ;
d’appareils à autoriser.
Action 2 : Utiliser les outils organisationnels
de l’Agence Nationale d’appui à la Perfor
Qualité et sécurité des soins mance (ANAP) ;
• Objectif 1 : Ne pas augmenter le volume • Objectif 2 : Mieux prescrire ;
d’actes irradiants par habitant et donc
diminuer l’irradiation par habitant ; Action 1 : Construire un système d’infor
mation et un archivage régional traçant
Action 1 : Favoriser la substitution de l’IRM notamment les prescriptions, leurs motifs et
aux techniques irradiantes chaque fois que les conclusions des examens ;
possible, conformément au guide de bon
usage des examens d’imagerie ; Action 2 : Constituer un observatoire régional
de suivi et d’évaluation notamment des délais
Action 2 : Mutualiser un temps plein de rendez-vous, de l’utilité des examens et
de radiophysicien pour l’ensemble des des possibilités de substitution.
installations irradiantes de La Réunion et de
Mayotte ;
Modalités spécifiques de
Action 3 : Diffuser le guide de bon usage coopération et de coordination
des examens d’imagerie à l’ensemble des
prescripteurs ; Le CHM et les cabinets de radiologie adhèrent
au GIE-TOI.
Action 4 : Promouvoir la radioprotection des
patients avec une substitution conforme au Une convention de téléradiologie est en cours
guide de bon usage des examens d’imagerie ; de signature. Il existe un projet de PACS
régional.
• Objectif 2 : Permettre la télétransmission
d’images entre professionnels de santé ;
257] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Equipements matériels lourds
d’imagerie médicale
3
Territoires de santé
Implantations de Mayotte
IRM 2011 2016
Nombre d’appareils 1 1
Territoires de santé
de Mayotte
Scanners 2011 2016
Nombre d’appareils 2 2à3
Territoires de santé
de Mayotte
Gamma Caméras 2011 2016
Nombre d’appareils 0 0
Nombre de sites 0 0
Territoires de santé
de Mayotte
TEP 2011 2016
Nombre d’appareils 0 0
Nombre de sites 0 0
4 Certains indicateurs seront redéfinis dans le cadre de l’observatoire.
• Nombre d’autorisations par équipement matériel lourd (IRM, scanner) ;
Indicateurs • Pourcentage des actes réalisés sur les nouveaux appareils d’IRM substitutifs à la radiologie
de suivi conventionnelle, à la mammographie, au scanner ;
• Délais de rendez-vous pour scanner et IRM en tenant compte des rendez-vous programmés
ou non et de différentes sources et outils : PMSI, SAE, ANAP, observatoire régional, IRM ;
• Nombre de coopérations utilisant la télémédecine en imagerie médicale par territoire de santé,
évaluation de la valeur ajoutée dans la régulation des orientations et transferts de patients ;
• Etude médico-économique, substitution, service médical rendu, diagnostic précoce ;
• Analyse de pertinence et d’irradiation.
258] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Caisson hyperbare
1 Conformément aux préconisations du SOSM
2005-2010, un caisson hyperbare est
400 séances ont été recensées sur les
6 premiers mois d’activité du caisson,
opérationnel depuis le début de l’année 2011 permettant d’envisager l’atteinte des objectifs
Eléments au Centre Hospitalier de Mayotte (CHM). initiaux définis dans le projet médical.
Situé à proximité du service des urgences, L’enjeu pour les prochaines années est
du diagnostic il dispose d’une capacité de 6 places. de promouvoir et développer l’activité
territorial Initialement destiné aux urgences, l’activité d’oxygénothérapie hyperbare dans les
d’oxygénothérapie hyperbare (OHB) a été indications reconnues par l’HAS, cet
très vite élargie aux traitements de certaines équipement n’ayant pas vocation à répondre
pathologies chroniques. exclusivement à l’urgence.
2 Accessibilité et efficience Action 2 : Evaluer l’épidémiologie des
accidents de plongée de la zone Océan
Plan • Objectif 1 : Optimiser l’utilisation du Indien ;
d’actions caisson hyperbare afin d’éviter la perte
de compétence des équipes médicales et Action 3 : Organiser une structure de
2012-2016 du « caisson master » afin de rentabiliser médecine subaquatique (à titre onéreux pour
l’équipement ; l’activité de plongée de loisir).
Action 1 : Faciliter un accès rapide au caisson
hyperbare en cas d’accident (appel Centre Articulation avec la prévention
15, préparation des équipes et du caisson) ;
• Objectif 1 : Informer et sensibiliser les
Action 2 : Pouvoir mobiliser une astreinte de professionnels de la plongée ;
sécurité formalisée ;
• Objectif 2 : Protocoliser la prise en charge
Action 3 : Développer une activité de initiale des accidents de décompression ;
médecine hyperbare pour les pathologies
chroniques dont l’indication est validée : • Objectif 3 : Mettre en place des actions de
• Indications d’OHB chez les diabétiques ; prévention.
• Prise en charge des traumatismes/
écrasements des membres ;
• Ulcère et gangrène ischémiques, surdité Coopération avec les pays de
brusque, infection nécrosante des tissus
mous ;
la zone Océan Indien
• Retards et défauts de cicatrisation ;
• Objectif 1 : Formaliser les relations
d’échanges et de coopération entre
Action 4 : Identifier l’activité selon qu’elle relève
professionnels de la zone Océan Indien dans
de la consultation externe, de l’hospitalisation
le cadre d’un réseau de coopération inter-
de jour ou complète afin d’optimiser les
régional ;
résultats médico-économiques ;
• Objectif 2 : Soutenir la création d’une
Action 5 : Informer régulièrement les
Fédération de Médecine Hyperbare et
professionnels de santé hospitaliers et
Subaquatique de l’Océan Indien avec la
libéraux des indications de l’OHB ;
Réunion, Mayotte, les Seychelles, Maurice et
Madagascar.
• Objectif 2 : Formaliser la collaboration
entre le centre de référence en hyperbarie du
CHU de La Réunion et le CHM ;
Action 1 : Poursuivre les échanges de
pratiques : formations, télé-expertise,
staffs en commun, astreinte téléphonique,
maintenance des équipements ;
259] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Caisson hyperbare
3
Implantations Une implantation d’un caisson hyperbare sur le territoire de santé de Mayotte.
4
Indicateurs • Nombre de séances de caisson hyperbare réalisées annuellement ;
• Répartition des séances par nature des pathologies traitées ;
de suivi • Nombre de patients pris en charge ;
• Nombre de séances par patient traité.
260] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins hospitalière
Autres activités
261] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins palliatifs
1
Aucune réponse organisée n’est apportée
Eléments en matière de soins palliatifs à Mayotte.
du diagnostic Une collaboration entre l’équipe mobile de
territorial soins palliatifs du CHU site Nord a été initiée
avec le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM).
2 Les orientations en matière de soins palliatifs
sont les suivantes pour le territoire de santé
Action 3 : Identifier des lits de soins palliatifs
en court-séjour et en soins de suite et de
de Mayotte: réadaptation (SSR) ;
Plan
d’actions • Faire connaître la démarche palliative ; Action 4 : Prévoir une activité de soins
2012-2016 • Diffuser la démarche palliative au sein palliatifs dans le cahier des charges des
du CHM et auprès de l’ensemble des projets d’Hospitalisation à domicile (HAD).
professionnels de santé ;
• Poursuivre la coopération avec les Coopération / coordination
structures identifiées de soins palliatifs
hôpital-ville
implantées à La Réunion.
• Objectif 1 : Formaliser les coopérations
Accessibilité entre les équipes du CHM et les équipes
identifiées de La Réunion (USP, EMSP) ;
• Objectif 1 : Améliorer la prise en charge
des patients relevant de soins palliatifs à Action 1 : Mettre en place des formations
Mayotte ; communes, échanges de pratiques,
protocoles.
Action 1 : Mettre en œuvre des actions de
formation des acteurs de santé (DU de soins
palliatifs, ..) ;
Action 2 : Favoriser la promotion associative
du bénévolat et de l’accompagnement de fin
de vie ;
3
Implantations Etudier l’opportunité de la création d’une équipe mobile de soins palliatifs au sein du territoire de
santé de Mayotte au cours de l’exercice du SOS-PRS selon les critères définissant cette activité.
262] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins hospitalière
Elements transversaux
263] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Maladies chroniques
1 La population de Mayotte est principalement
concernée par les problèmes de diabète, de
Il importe qu’ils comprennent leur maladie
et puissent concilier projet de vie et projets
maladies cardio-vasculaires et rénales avec de soins, en vue d’une amélioration de
Eléments des prévalences nettement supérieures aux leur qualité de vie et d’une réduction des
moyennes nationales. complications et des hospitalisations.
du diagnostic
territorial La nutrition est une réelle préoccupation de L’éducation thérapeutique du patient (ETP) a
santé publique caractérisée par la coexistence pour objectif de développer ces compétences
de deux phénomènes : du patient.
• Un excès liés à la surconsommation
croissante d’aliments riches en sucres et L’offre actuelle se caractérise par une
en graisses, source de surpoids et d’obésité prédominance de l’hôpital pour la prise en
chez les adultes ; charge des patients.
• des carences alimentaires chez les enfants
se traduisant par des maladies graves Les principaux constats sont les suivants :
telles que le marasme, le béribéri, etc…qui • Des acteurs peu nombreux et peu
subsistent à Mayotte. Ces maladies ont des coordonnés (médecine libérale peu
retombées graves en termes d’handicaps et développée, jeunes réseaux de santé,
de développement des enfants. absence de service de HAD et de SSR) ;
• Une prise en charge ambulatoire
Pour lutter contre le développement de embryonnaire et peu structurée ;
ces maladies chroniques, il convient de • Des professionnels de santé insuffisamment
renforcer les actions sur les déterminants de formés à l’ETP.
santé et les facteurs de risque notamment
environnementaux. Les orientations visent à adapter le système
de santé à la prise en charge des pathologies
Concernant la prise en charge, au-delà du chroniques, en améliorant le parcours de
diagnostic et du traitement, les patients santé du patient et la coordination des
atteints de maladie chronique nécessitent un acteurs.
accompagnement au long cours.
2 Accessibilité Action 3 : Créer une culture de l’observance et
de l’éducation thérapeutique en sensibilisant
• Objectif 1 : Développer la qualité des tous les professionnels de santé, les patients,
Plan soins autour du concept d’éducation les aidants ;
d’actions thérapeutique, l’insuffisance des actions de
2012-2016 prévention primaire, secondaire et tertiaire Action 4 : Créer un point d’accueil et
pesant sur l’activité curative ; d’information pour les patients et leurs
familles en améliorant la coordination avec
Action 1 : Créer une unité de 3 lits les structures existantes comme les réseaux
d’hospitalisation de semaine dédiés à l’ETP. de santé (en particulier Rédiabylang) ;
Action 2 : Mettre en place des actions Action 5 : Formaliser les relations entre les
coordonnées d’accompagnement et de différents intervenants de la prise en charge
programmes d’éducation thérapeutique afin d’un patient (établissements de santé,
de : réseaux de santé, HAD, professionnels
libéraux…) ;
• Améliorer la qualité de vie des patients ;
• Diminuer la morbi-mortalité, en parti • Objectif 2 : Promouvoir le développement
culier cardiovasculaire, des patients d’associations de patients à Mayotte ;
obèses ;
• Diminuer les complications associées à Action 1 : Adosser l’émergence et le
l’obésité ; développement des associations de patients
• Améliorer les compétences d’auto soin aux réseaux de santé ;
et les difficultés d’observance ;
264] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Maladies chroniques
Action 2 : Favoriser la participation des Action 2 : Favoriser le développement des
associations de patients dans le parcours de différents programmes d’ETP autorisés
prise en charge des maladies chroniques ; par pathologie sur le territoire de santé de
Mayotte ;
• Objectif 3 : Mettre en place des dispositifs
d’accompagnement des patients et des Action 3 : Créer une structure ressource pour
modalités de soutien aux familles ; l’ETP à l’échelon régional (Plateforme ETP),
chargée de :
Action 1 : Promouvoir la notion de « patient • Augmenter la qualité de l’offre
expert ou ressource », comme facilitateur d’ETP à Mayotte par la formation des
d’écoute, de parole et de soutien, ainsi que de professionnels de santé et l’amélioration
partage d’expériences et de compréhension de la coopération interprofessionnelle ;
du discours des soignants ; • Harmoniser les pratiques d’ETP par la
diffusion d’informations et d’outils ;
Action 2 : Organiser un dispositif local de • Devenir un espace référent en matière
formation pour ces « patients ressource » ; de documentation sur la thématique
d’ETP ;
Action 3 : Encourager le développement • Proposer au patient une éducation
de programmes d’apprentissage et personnalisée et adaptée à sa pathologie ;
d’accompagnement des patients atteints de • Développer une démarche qualité
maladies chroniques à Mayotte ; d’ETP ;
• Objectif 4 : Développer des outils Action 4 : Mettre en place une formation
d’information et de communication en régionale de 1er niveau ;
direction des patients et de leur famille ;
• Objectif 2 : Améliorer la prise en
Action 1 : Créer un portail régional, avec charge, notamment éducative, de certaines
un annuaire des ressources disponibles pathologies chroniques prioritaires à Mayotte,
par territoire, pathologie et secteur d’activité à l’instar du diabète et de la malnutrition ;
(établissements de santé, HAD, associations,
réseaux, professionnels de santé libéraux, Action 1 : Mener une action régionale pour
associations de patients…) ; améliorer la prise en charge de la malnutrition
en particulier chez l’enfant, en lien avec
Action 2 : Elaborer une plaquette les médecins hospitaliers et libéraux, les
d’information en direction des professionnels pédiatres, les médecins scolaires, les PMI et
de santé et de leurs patients sur les filières l’ensemble des acteurs de santé de Mayotte ;
de prise en charge par grande pathologie
chronique prioritaire à Mayotte (diabète, Action 2 : Coordonner l’action des différents
obésité, IRC, malnutrition des enfants…) partenaires afin d’assurer la continuité des
diffusée au moment de l’admission en ALD, programmes d’appui tels que :
et par le biais d’autres professionnels de santé • L’opération « un fruit pour la récré » pilotée
(pharmacien, infirmier, diététicien,…). par la DAAF en lien avec le Vice -Rectorat et
les communes ;
• Les ateliers d’éducation nutritionnelle
Qualité et sécurité des soins pilotés par l’IREPS en lien avec la PMI et
la CAF etc…
• Objectif 1 : Développer une éducation Ces opérations permettant d’améliorer
thérapeutique de qualité et de proximité en l’accès aux produits de première
lien avec les associations d’usagers ; nécessité et accompagner le changement
comportemental de la population en matière
Action 1 : Favoriser le développement et de nutrition à Mayotte.
l’organisation de l’offre :
• A l’hôpital : structurer les programmes
d’ETP autorisés autour d’unités Efficience
transversales d’éducation thérapeutique
(UTEP) ; • Objectif 1 : Fluidifier les parcours de soins
• En ambulatoire : encourager l’ETP au des patients atteints de maladies chroniques ;
sein des réseaux de santé et des centres
de référence ; Action 1 : Organiser des filières de prise en
charge en matière de diabète, obésité, IRC,
asthme et maladies respiratoires chez les
patients adultes à Mayotte ;
265] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Maladies chroniques
Action 2 : Au sein de ces filières, identifier une Ses principales missions :
filière spécifique ETP sur le territoire de santé • Epidémiologie ;
de Mayotte, fondée sur la complémentarité • Recherche ;
des structures ambulatoires et hospitalières • Formation ;
dans le parcours éducatif du patient ; • Prévention ;
• Cartographie/annuaire ;
Action 3 : Promouvoir auprès des infirmiers
libéraux la mise en place de fiches de Action 4 : Créer une dynamique régionale
surveillance clinique et de prévention partagée : comité de pilotage spécifique
hebdomadaire du patient diabétique insulino- ETP réunissant l’ensemble des acteurs
traité de plus de 60 ans ; concernés (hospitaliers, SSR, HAD, réseaux,
associations, usagers, professionnels de
Objectif 2 : Mettre en place un dispositif de santé libéraux…) et piloté par l’ARS.
coopération et de coordination ;
Action 1: Optimiser la coordination de la prise Articulation avec la prévention
en charge globale du patient à l’échelle du
et le médico-social
territoire, à travers la généralisation du plan
personnalisé de soins (PPS) à toutes les
• Objectif 1 : Prévenir l’apparition des
pathologies chroniques ;
pathologies chroniques par des actions sur
les déterminants de santé et les conduites à
Action 2: Réfléchir à l’émergence d’un
risque ;
nouveau métier au sein de l’hôpital :
«coordonnateur de parcours de santé »,
Action 1 : Encourager la prévention ciblée
intervenant pivot chargé d’assurer le lien
chez les enfants à risque en matière de
entre la ville et l’hôpital à l’entrée et à la sortie
malnutrition en partenariat avec la PMI ;
d’une hospitalisation ;
Action 2 : Faciliter l’accès des patients aux
Action 3 : Structurer l’amélioration de la
différents ateliers d’éducation à la santé
prévention et de la prise en charge des
(nutrition, activité physique,…) par une plus
maladies chroniques à Mayotte autour d’un
grande lisibilité et une meilleure coordination
« Pôle régional de référence », composé
des dispositifs existants.
à parité de représentants hospitaliers,
ambulatoires, associatifs et usagers, et auquel
la plateforme ETP pourrait être rattachée ;
3
Indicateurs • Nombre de personnes formées à l’ETP ;
• Nombre de patients ayant bénéficié d’une ETP ;
de suivi • Nombre d’actions de sensibilisation et de dépistage réalisées.
266] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Accidents Vasculaires
Cérébraux
1 A Mayotte, la prise en charge des accidents
vasculaires cérébraux (AVC) est assurée au
La connaissance de l’épidémiologie des AVC
est peu développée. 146 séjours pour AVC
Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) et le suivi ont été recensés à partir de la base PSMI du
Eléments post-AVC est réalisé dans le cadre des soins CHM en 2010.
de premier recours dans les dispensaires ou
du diagnostic en médecine libérale.
territorial
Accidents vasculaires constitués 124
Accidents ischémiques transitoires 18
Hémorragies sous-arachnoidiennes 4
Total 146
La pratique de la thrombolyse n’est pas Dans les suites, dans plus de la moitié des
développée. Les patients ne peuvent pas cas, le patient rentre à domicile. Une prise en
bénéficier d’un avis spécialisé en neurologie et charge pluridisciplinaire (médecins libéraux,
l’absence de soins de suite et de réadaptation infirmiers, masseur-kinésithérapeutes) est
(SSR) obère la qualité de la réadaptation. organisée dans le cadre des soins de ville.
2 Accessibilité Action 2 : Faire connaitre et diffuser les
recommandations de la HAS auprès des
Plan • Objectif 1 : Prendre en charge les professionnels de santé ;
accidents vasculaires cérébraux à Mayotte
d’actions dans le cadre d’une filière organisée ; Action 3 : Former tous les professionnels de
2012-2016 santé intervenants de la filière : urgentistes,
Action 1 : Organiser une filière de prise en radiologues, personnel soignant, régulation
charge des AVC de l’appel au Centre 15 à la SAMU, médecins généralistes ;
prise en charge en court-séjour à Mayotte ;
• Objectif 3 : Développer la télémédecine
Action 2 : Dès l’implantation de l’IRM et (téléconsultation neurologique,
de la télémédecine, développer la mise en téléradiologie) dans la prise en charge des
place de protocoles de fibrinolyse avec télé- AVC ;
expertise depuis les hôpitaux de La Réunion
(interprétation des images et pose du Action 1 : Disposer d’un dossier unique
diagnostic en concertation et en temps réel informatique dès la prise en charge du
avec les médecins réunionnais) ; malade AVC,
Action 3 : Disposer d’une offre de soins Action 2 : Permettre aux radiologues experts
permettant la prise en charge précoce des de pouvoir exploiter les images recueillies à
AVC ; distance ;
• Objectif 2 : Améliorer les pratiques Action 3 : Mettre en place un système de
professionnelles télémédecine permettant une supervision
par les neurologues et le service de
Action 1 : Elaborer des protocoles de prises neuroradiologie du CHU.
en charge des AVC et promouvoir des actions
de formation auprès des professionnels de
santé de Mayotte ;
267] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Accidents Vasculaires
Cérébraux
Modalités spécifiques de • Objectif 2 : Développer la connaissance
coopération et de coordination de la pathologie des AVC à Mayotte ;
• Objectif 1 : Mettre en œuvre l’évaluation Action 1 : Associer les acteurs de santé
multidimensionnelle des besoins des de Mayotte à la mise en place d’un réseau
personnes en perte d’autonomie en lien avec régional sur les AVC (création d’un système
la Maison des Personnes Handicapés (MPH). d’information régional sur l’AVC).
• Objectif 2 : Renforcer la coopération entre
les filières neurovasculaires de la Réunion Articulation avec la prévention
et les acteurs prenant en charge les AVC à
Mayotte : • Objectif 1 : Promouvoir et valoriser les
actions de sensibilisation aux maladies
Action 1 : Intégrer le territoire de santé de cardio-neurovasculaires.
Mayotte dans le comité technique AVC dont
les missions sont les suivantes :
• Contribuer à la définition et au suivi de
la mise en œuvre de la politique régionale
de prise en charge de l’AVC et du
déploiement du plan AVC 2010-2014 ;
• Articuler les champs sanitaire et médico-
social pour assurer la fluidité des filières ;
3
Il n’y a pas lieu d’implanter une unité neurovasculaire sur le territoire de santé de Mayotte.
Implantations
3
Ils seront définis dans le cadre du réseau régional AVC.
Indicateurs
de suivi
268] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Périnatalité
1
Indicateurs Mayotte Réunion France
Eléments
du diagnostic Naissances domiciliées en 2009 7 658 14 299 842 765
territorial Taux de natalité 2008 pour 1000
41,1 18,3 12,8
habitants
Taux de fécondité en 2008 164,0 68,4 51,9
Ratio de femmes pour lesquelles il
2/10 4/10 4/10
s’agit du premier accouchement
% de femmes ayant eu une IVG 21,6% 19,5% 12,1%
% d’accouchement concernant des
11% 8% 2%
femmes de moins de 20 ans
% de femmes ayant eu moins de 7
49% 11% 9%
consultations
% de femmes ayant eu plus de 3
19 69% nr*
échographies pendant leur grossesse
*nr : non renseigné
Un retard dans réalisation de la Des bonnes pratiques
première consultation prénatale d’orientation des grossesses à
et un suivi prénatal insuffisant risque à promouvoir
80 % des femmes enceintes à Mayotte Les femmes enceintes présentant une
bénéficient au moins d’une échographie grossesse à risque doivent bénéficier d’un
mais elle n’est réalisée qu’après la douzième suivi spécifique et être orientées pour
semaine d’aménorrhées ce qui est trop tardif. l’accouchement vers la maternité du Centre
Hospitalier de Mayotte (CHM).
35 % des parturientes n’ont qu’une seule L’interprétation variable des critères utilisés
échographie obstétricale alors que la par les professionnels pour caractériser les
Haute Autorité en Santé recommande trois grossesses à bas et haut risque se traduit par
échographies pendant la grossesse. des transferts insuffisants des grossesses à
risque des maternités périphériques vers la
L’entretien précoce ou entretien du 4ème mois maternité de référence du CHM.
n’a été réalisé que pour 4 % des femmes et
12 % ont connaissance du réseau de santé Qualité et sécurité des accouchements sur le
en périnatalité. site de référence du CHM.
En raison d’un manque d’effectifs médicaux, La maternité de référence est implantée sur le
les consultations d’anesthésie du neuvième site de principal de MAMOUDZOU.
mois sont réservées aux femmes enceintes
mineures pour la mise en œuvre d’analgésie En 2010, 4249 accouchements ont été
péridurale et aux femmes enceintes réalisés sur le site de Mamoudzou, sur les
présentant une pathologie médicale ou un 7226 accouchements réalisés sur l’Île de
antécédent de césarienne. Mayotte. La non-conformité des locaux et des
269] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Périnatalité
moyens au regard des décrets de Périnatalité permettre d’étudier la possibilité à terme de
a justifié des travaux de rénovation du reconversion d’une ou plusieurs maternités
Bâtiment Mère-Enfant dans lequel est situé le périphériques dès lors que le nombre de lits
service actuel de maternité (45 lits). Mère-Enfant peut passer à partir de 2014 de
Cette rénovation est programmée pour 2012 45 à 70 lits sur Mamoudzou.
et sera achevée fin 2013. A cette date, la Selon l’évolution d’activité des centres
capacité du service sera portée à 72 lits et le périphériques, une transformation en centre
nombre de salles d’accouchements passera périnatal de proximité ou une conversion des
de 4 à 7 salles. lits pourront être étudiées.
Ces moyens nouveaux garantiront une
meilleure sécurité périnatale et évitera
les transferts actuels dans les heures L e déroulement des
suivants l’accouchement de la Maternité
consultations post natales
de Mamoudzou vers les 4 maternités
périphériques.
La consultation post natale a pour objectif de
surveiller l’état du périnée, de prévenir une
Les femmes sortent le plus souvent le
grossesse ultérieure et de vérifier le poids du
lendemain de l’accouchement lorsqu’il a été
nourrisson et ainsi que la réalisation des tests
réalisé sur le site de MAMOUDZOU. Cette
de dépistage.
situation ne permet pas la réalisation des
Plus de 80% des femmes de Mayotte ne
tests de dépistage néonatal qui sont réalisés
viennent en consultations post natales
le 3ème jour après la naissance.
qu’après le troisième mois, ce qui est trop
Le service de néonatologie comporte 21 lits
tardif en particulier pour réaliser la vaccination
dont 4 lits de réanimation néonatale, 8 de
du nouveau-né par le BCG.
soins intensifs et 9 de néonatologie.
Les taux d’occupation en 2009 sont élevés
125 % dont 194 % en réanimation ce qui Interruptions volontaires de
se traduit par une durée de séjour courte : 7 grossesse (IVG)
jours en réanimation ; 7,8 en soins intensifs et
7 jours en néonatologie. Le nombre d’IVG et de grossesses est très
important à Mayotte. Il se stabilise chez les
Nombre Maternité Maternité Maternité Maternité de Maternité de mineures autour de 13 % depuis 1998.
d’accouchements centre Sud nord Koungou * Petite Terre Il convient de souligner que près de 8 à
10 % des demandes d’IVG sont tardives,
Année 2010 834 694 693 322 434 s’effectuant entre la douzième et la
*Site supprimé en octobre 2010 quatorzième semaine d’aménorrhée, posant
ainsi un réel problème de prise en charge
une fois ce délai passé (pas de lieu d’accueil,
ualité et sécurité des
Q difficultés pour les accouchements sous X,
pas de prise en charge sociale ...).
accouchements en centres Le nombre d’IVG médicamenteuses rapporté
périphériques au nombre d’IVG chirurgicales est passé de
19 % en 2003 à 58 % en 2009.
Les accouchements au sein des centres
périphériques se font sur un plateau
technique ne disposant pas de dépôt
rocréation médicalement
P
sanguin, sans possibilité d’intervention
dans les 20 minutes d’un obstétricien, d’un assistée (PMA)
anesthésiste-réanimateur ou d’un pédiatre.
En cas d’urgences, il y a lieu de transférer Le bilan de première intention est réalisé à
la parturiente vers la maternité de référence Mayotte et les couples sont ensuite orientés
au CHM.L’observation de l’évolution de vers les centres de PMA agréés de La
ces chiffres sur la période 2011–2016 doit Réunion.
270] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Périnatalité
2 Accessibilité • Objectif 4 : Améliorer la prise en charge
de l’infertilité ;
• Objectif 1 : Renforcer le suivi prénatal
Plan d’actions des femmes enceintes dans les structures Action 1 : Conduire une réflexion avec
sanitaires ; les acteurs libéraux et hospitaliers (en vue
2012-2016 d’améliorer les conditions de prise en charge
Action 1 : Réduire le délai entre le début des couples) ;
de la grossesse et la première consultation
prénatale ; Action 2 : Définir un plan d’action à mettre en
• Réaliser des campagnes d’information pour œuvre dans le cadre du SOS-PRS ;
sensibiliser sur l’importance d’une prise en
charge précoce de la grossesse ; Action 3 : Développer l’activité biologique
• Organiser une journée annuelle relative à la préparation du sperme en vue
d’information sur la grossesse ; d’une insémination.
Action 2 : Augmenter le nombre d’échogra • Objectif 5 : Développer la médecine
phies obstétricales par femme ; néonatale ;
• Sensibiliser les femmes sur la nécessité de
réaliser une première échographie dés le Action 1 : Augmenter l’activité de néonatologie
début de la grossesse ; dans les segments de la réanimation, des
• Développer les coopérations entre les soins intensifs et de la néonatologie ;
gynécologues-obstétriciens et les sages-
femmes pour la pratique des échographies Action 2 : Assurer la mise en œuvre des
obstétricales ; 5 dépistages néonatals, en améliorant le
délai de réalisation (dans les 72 h de vie du
Actions 3 : Améliorer le suivi des femmes nouveau-né) ;
enceintes pour tendre vers sept consultations
de suivi par femme. Action 3 : Assurer une formation à la
pratique de la réanimation néonatale pour
• Objectif 2 : Améliorer la prise en charge les médecins en charge du SMUR et des
des grossesses à risque ; EVASAN ;
Action 1 : Mettre en place une filière de suivi Action 4 : Pérenniser la participation
des grossesses à haut risque sur les sites du (débutée en 2011) des services de maternité
CHM ; et néonatologie du CHM à l’observatoire
de la grande prématurité pour disposer de
Action 2 : Développer les prises en charge en données épidémiologiques locales (mortalité
hospitalisation de jour pour les grossesses à et morbidité périnatale).
risque ;
Action 3 : Favoriser le suivi des parturientes à Qualité et sécurité des soins
domicile en cas de menace d’accouchement
prématuré ; • Objectif 1 : Renforcer les capacités de
prise en charge des naissances sur le site
Action 4 : Organiser une visite post natale principal de Mamoudzou ;
pour toutes les femmes ayant eu une
grossesse pathologique. Action 1 : Mettre en place des indicateurs de
suivi de morbi-mortalité de la grossesse et de
• Objectif 3 : Développer le diagnostic ante- la naissance à Mayotte ;
natal ; - Identifier des indicateurs de suivi de morbi-
mortalité foeto-maternels ;
Action 1 : Développer une activité de - Elargir la revue de morbi-mortalité (RMM) en
diagnostic ante-natal en coopération avec le périnatalité au CHM aux services de pédiatrie,
CHU de La Réunion ; santé publique et anesthésie ;
- Mettre en place un registre des malformations
Action 2 : Développer la télémédecine en congénitales ;
matière de diagnostic ante-natal. - Réaliser un audit de la périnatalité avant
l’échéance du SOS-PRS en 2016 ;
271] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Périnatalité
Action 2 : Mettre aux normes l’activité Action 4 : Optimiser la prise en charge de la
pour une prise en charge sécurisée de mère et de l’enfant au sein des centres de
l’accouchement ; référence :
- Conforter une garde sur place d’anesthésiste - Mettre en place, en collaboration avec les
dédiée à l’obstétrique ; Pédiatres travaillant dans les maternités
- Doubler la garde sur place en obstétrique périphériques et les médecins de PMI, une
conditionnée par l’ajustement de l’effectif consultation suivie des nourrissons bien
médical nécessaire ; portants ;
- Permettre l’accès à l’analgésie obstétricale - Renforcer la coopération entre les centres
sur indications particulières ; périphériques et le site de référence ;
- Renforcer la prise en charge sociale de la
Action 3 : Améliorer la prise en charge en mère et de l’enfant ;
suites de couche :
- Optimiser la durée moyenne de séjour en • Objectif 3 : Lancer à l’horizon 2014, une
maternité ; étude sur le rôle de chacune des structures
- Développer les transferts précoces en suites du Centre Hospitalier de Mayotte assurant
de couche vers les centres de référence selon une activité de périnatalité.
le lieu de résidence des parturientes ; En effet, l’extension de la capacité de la
- Etablir une convention entre le CHM et le maternité de Mamoudzou qui passera en
CHU de La Réunion pour développer une 2014 de 45 à 72 lits conjuguée à la baisse
activité de lactarium à Mayotte ; régulière depuis plusieurs années du nombre
- Renforcer la capacité d’hébergement en d’accouchements pratiqués dans les centres
gynécologie-obstétrique ; de référence appellent à envisager plusieurs
- Offrir l’accès à la ligature de trompes pour évolutions pour les centres de référence :
les femmes en dehors des césariennes ; • Une évolution vers une activité comprenant :
la surveillance de la grossesse, la prise
• Objectif 2 : Expérimenter dans les en charge des accouchements non
centres de référence la prise en charge pathologiques, la surveillance des suites
des accouchements non pathologiques post-natales et l’accueil des mères et des
par les sages-femmes dans le cadre enfants après l’accouchement sur le site de
d’une coopération avec les gynécologues Mamoudzou ;
obstétriciens ; • La transformation en centres périnataux
de proximité assurant la surveillance de la
Action 1 : Sécuriser la prise en charge des grossesse et des suites post-natales;
accouchements par le développement • La reconversion de lits dans d’autres
de coopération entre sages-femmes et disciplines de soins.
gynécologues obstétriciens conformément
à l’article 51 de la loi Hôptal, Patient, Santé, Ces hypothèses nécessitent d’être étudiées
Territoire ; en 2014 à la lumière de plusieurs critères:
- Nombre d’accouchements;
Action 2 : Sécuriser la prise en charge des - Evolution de l’attente des femmes;
accouchements grâce à l’utilisation de - Indicateurs de sécurité sanitaire.
la télémédecine (téléconsultations, télé-
échographies) ; • Objectif 4 : Promouvoir une rééducation
dans le cadre du post-partum pour réduire
Action 3 : Sécuriser le transfert des les conséquences de la grossesse et de
parturientes des centres de référence vers le l’accouchement portant sur le périnée, la
site principal de Mamoudzou ; continence, le rachis, la ceinture pelvienne et
- Etablir un protocole entre le CHM et le SDIS la sangle abdominale ;
pour la gestion des transferts de nuit entre la
Petite Terre et la Grande Terre ;
- Protocoliser la prise en charge des
hémorragies sévères du post-partum dans le
cadre des transferts ;
- Former les médecins du SMUR à la prise en
charge d’un accouchement en urgence d’ici
2014 ;
- Mettre en place les transports sanitaires
privés ;
272] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Périnatalité
• Objectif 5 : Améliorer la prise en charge odalités spécifiques de
M
des interruptions volontaires de grossesse coopération et de coordination
(IVG) ;
• Objectif 1 : Renforcer les liens entre la
Action 1 : Renforcer l’offre en consultations Protection Maternelle et Infantile (PMI), les
d’orthogénie ; opérateurs en santé (professionnels de santé,
dispensaires, centres de référence, CHM) et
Action 2 : Développer la formation la médecine scolaire afin de conduire des
des médecins généralistes à l’IVG actions coordonnées ;
médicamenteuse ;
Action 3 : Renforcer la formation des Actions 1 : Développer l’information et la
médecins et des sages-femmes en matière sensibilisation des populations sur ce thème ;
de contraception. • Sensibiliser la population, les professionnels
de santé et les collectivités locales ;
• Développer les lieux d’information en milieu
Efficience scolaire et au sein des mairies ;
• Favoriser la création d’associations ayant
• Objectif 1 : Favoriser dans le cadre de la pour cible l’éducation des hommes en
création en cours du CHU de La Réunion, particulier ;
la possibilité que les deux praticiens PU- • Mettre en place un centre de planification
PH prochainement affectés aux disciplines familiale à Mayotte ;
périnatales puissent réaliser dans les services
du CHM des missions régulières visant Actions 2 : Développer des actions en
à promouvoir un encadrement médico- direction des femmes enceintes et des jeunes
pédagogique des équipes et l’optimisation accouchées ;
d’un fonctionnement mieux concerté pour la • Aborder la sensibilisation à la contraception
prise en charge périnatale entre La Réunion dès l’entretien du quatrième mois ;
et Mayotte (protocoles communs, Evasan, • Mettre en place un entretien auprès
Formation, expertise….) ; des jeunes accouchées portant sur la
contraception ;
Dans ce sens, une convention spécifique • Sensibiliser au planning familial lors des
prévoyant les modalités de coopération devra visites post natales ;
être signée entre le CHM et le CHU.
Actions 3 : Développer l’éducation à la
• Objectif 2 : Améliorer les pratiques vie affective et sexuelle et l’information sur
professionnelles en matière de périnatalité ; la contraception en direction des jeunes
femmes.
Action 1 : Conforter le réseau de santé
périnatal afin d’harmoniser les pratiques et
mettre en place des formations communes ;
Action 2 : Définir des critères communs entre
les différents acteurs du suivi des grossesses
pour caractériser les grossesses à bas et haut
risque pour assurer la bonne orientation ;
Action 3 : Renforcer la compétence
des médecins et des sages-femmes par
l’organisation de formations : grossesse
pathologique, échographie,…
273] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Périnatalité
3 Mayotte
Gynécologie-obstétrique 2011 2016
Implantations Gynécologie-obstétrique 0 0
Gynécologie-obstétrique avec néonatologie 0 0
Gynécologie-obstétrique avec néonatologie et soins intensifs 1 1
Gynécologie-obstétrique avec néonatologie, soins intensifs
0 0
et réanimation néonatale
Mayotte
Activités biologiques d’assistance médicale à la procréation 2011 2016
Préparation et conservation du sperme en vue
0 1
d’une insémination artificielle
4 Grossesse- accouchement
• Part des séjours de nouveau-nés « sévères » réalisés en maternité ;
• Taux de césarienne par maternité ;
Indicateurs
IVG
de suivi • Part des établissements de santé pratiquant des IVG ;
• Part d’IVG médicamenteuses pratiquées en établissement de santé ;
• Part d’IVG médicamenteuse pratiquée en dehors des établissements de santé ;
AMP-DNP
• Taux de recours aux activités cliniques d’AMP des femmes en âge de procréer.
274] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Pathologies de l’enfant
et de l’adolescent
1 La population de Mayotte est très jeune :
53% de la population a moins de 20 ans,
installée depuis 2010. Il n’existe cependant
ni CAMPS, ni de centre d’accueil ambulatoire
soit le pourcentage le plus élevé de tous ou d’équipes mobiles pour la prise en charge
Eléments du les territoires français. La population de multidisciplinaires des enfants handicapés.
Mayotte est confrontée à un ensemble de
diagnostic problématiques afférentes à sa structuration Pour répondre à l’ensemble de ces besoins,
territorial démographique et économique. les moyens sont structurés autour du
service de pédiatrie du Centre Hospitalier
- La situation nutritionnelle des enfants de de Mayotte (CHM). Il comporte 24 lits dont
Mayotte est considérée comme précaire 4 lits de surveillance continue avec un taux
pour la maigreur (5-10 %) et l’insuffisance d’occupation supérieur à 100%. Une unité de
pondérale (10-20 %). Depuis 2010, un 8 à 10 lits est ouverte 3 mois par an pour faire
dépistage de la malnutrition a été organisé face à l’épidémie de bronchiolite. Le CHM est
dans les dispensaires ; centre de compétence pour la drépanocytose
- La couverture vaccinale est insuffisante chez et la thalassémie.
les 7–10 ans pour le DTP et le ROR et faible
chez les 14-15 ans pour le DTP et le ROR ; Mayotte présente un déficit important de
- Des programmes d’éducation et de moyens humains puisque les compétences
promotion de la santé ont été élaborés sur en pédiatrie se résument à un pédiatre libéral
un ensemble de thématiques (accidents et onze pédiatres hospitaliers.
domestique, paludisme, hygiène bucco-
dentaires, conduites addictives, hygiène, La prise en charge pédiatrique de proximité
IST/ SIDA, nutrition…). Face à la persistance repose sur les médecins généralistes
de cas de Béri-Béri, un programme de libéraux et les médecins exerçant dans les
prévention a été organisé. La sévérité des dispensaires. En matière de prévention,
épidémies de bronchiolites a conduit à la la médecine scolaire ne dispose que d’un
mise en place d’un programme de prévention médecin. Le dispositif de familles d’accueil
pour les prématurés, les enfants à risque ; est également insuffisant. Une maison des
- S’agissant de la prise en charge des enfants adolescents existe depuis 2011, les relations
handicapés, une maison du handicap est avec le service de pédiatrie sont à développer.
2 Accessibilité Action 1 : Individualiser les secteurs d’activité
de néonatologie et de pédiatrie générale :
• Objectif 1 : Renforcer la pédiatrie générale • Une équipe de pédiatres à orientation
Plan d’actions hospitalière ; néonatale dont les missions seraient la
visite en maternité, l’activité néonatale
2012-2016 L’évolution des activités en pédiatrie générale (réanimation, soins intensifs, médecine
et médecine néonatale au CHM fait que le néonatale) ;
système actuel, basé sur la polyvalence de • Une équipe de pédiatres dont les missions
l’équipe pédiatrique, commence à atteindre seraient la pédiatrie générale, la gestion
ses limites : l’équipe ne parvient plus à des lits en UHCD pédiatrique, la gestion
couvrir de manière satisfaisante les activités de l’hospitalisation de jour, l’unité de
des deux services de médecine infantile, de la surveillance continue ;
maternité, et des urgences pédiatriques.
La problématique devient encore plus aigüe Action 2 : Augmenter la capacité en lits
durant la garde, lorsqu’un seul pédiatre doit d’hospitalisation complète en pédiatrie :
prendre en charge l’ensemble de ces secteurs. • Compte tenu de la demande en soins,
Par ailleurs, la configuration actuelle peut il est prévu une capacité de 40 lits en
rendre difficile la recherche de remplaçant(e) séparant un secteur grands enfants et
s lorsque l’équipe est incomplète. En effet la un secteur nourrissons. L’augmentation
plupart des jeunes pédiatres sont désormais des lits d’aval permettrait à l’UHCD de
orientés soit vers la médecine néonatale, soit retrouver sa vocation initiale d’accueil
vers la pédiatrie, et la polyvalence exigée par des patients en urgence et d’accueillir les
l’organisation actuelle peut les décourager. enfants à orientation chirurgicale dans un
environnement adapté ;
275] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Pathologies de l’enfant
et de l’adolescent
• Renforcer et identifier les moyens pour Efficience
réaliser l’activité d’hospitalisation de jour
pédiatrique ; • Objectif 1 : Favoriser dans le cadre de la
• Reconnaître une unité de surveillance création en cours du CHU de La Réunion,
continue pédiatrique ; la possibilité que les deux praticiens PU-
PH prochainement affectés aux disciplines
• Objectif 2 : Améliorer la prise en charge périnatales puissent réaliser sur les services
des enfants aux urgences et en réanimation ; du CHM des missions régulières visant
à promouvoir un encadrement médico-
Action 1 : Mettre en place des protocoles pédagogique des équipes et l’optimisation
d’accueil et de soins entre urgentistes et d’un fonctionnement mieux concerté pour la
pédiatres dans l’attente de la mise en place prise en charge périnatale entre La Réunion
d’une filière pédiatrique sous la responsabilité et Mayotte (protocoles communs, Evasan,
des pédiatres ; Formation, expertise….) ;
Action 2 : Optimiser la prise en charge des Dans ce sens, une convention spécifique
enfants non transportables relevant d’une prévoyant les modalités de coopération devra
réanimation pédiatrique ; être signée entre le CHM et le CHU. Cette
coopération pourra également prévoir un
• Objectif 3 : Développer les consultations volet particulier pour les prises en charge
de pédiatrie en centres périphériques et carcinologiques.
généraliser la visite des nouveaux nés par
des pédiatres ou médecins généraliste à odalités spécifiques de
M
orientation pédiatrique ;
coopération et de coordination
Action 1 : Renforcer la présence de pédiatres
• Objectif 1 : Renforcer le dépistage et la
dans les centres de référence dont la mission
prise en charge précoce du handicap ;
serait de systématiser la visite obligatoire des
nouveau-nés, développer des consultations
Action 1 : Evaluer la prévalence du handicap
de pédiatrie générale et spécialisée
à Mayotte ;
(diabète…).
Action 2 : Mettre en place un CAMPS en
Qualité et sécurité des soins lien avec les structures pédiatriques de La
Réunion ;
• Objectif 1 : Améliorer les conditions de
prise en charge de l’enfant hospitalisé ; Action 3 : Renforcer la mise en œuvre des
consultations des neuvième mois et vingt-
Action 1 : Améliorer les conditions quatrième mois en lien avec la PMI ;
d’accompagnement des enfants hospitalisés
de Mayotte à La Réunion ; Action 4 : Renforcer la mise en œuvre de
visites systématiques de dépistage pour
Action 2 : Prévoir un hébergement pour les l’admission en cours préparatoire en lien avec
parents à proximité de l’établissement de la médecine scolaire ;
santé d’accueil à La Réunion ;
• Objectif 2 : Poursuivre la structuration de
Action 3 : Poursuivre l’amélioration des l’accompagnement des enfants confrontés à
conditions d’organisation des EVASAN en des situations de maltraitance ;
permettant la cohérence et la continuité du
parcours de l’enfant ; Action 1 : Améliorer l’accompagnement des
enfants de la rue en lien avec la politique
Action 4 : Créer un espace de jeux et de sociale et médico-sociale (observatoire des
rencontre pour les familles dans le service de mineurs isolés, maison des adolescents,
pédiatrie du CHM. associations et structures d’accueil de jour,
DAGO…) ;
276] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Pathologies de l’enfant
et de l’adolescent
Action 2 : Mettre en place une coordination carnets de vaccination et envoi vers les
l’orientation et la prise en charge des enfants dispensaires) ;
victimes de violence (expertise en médecine
légale, orientation, lien avec l’ASE et les UNAS Action 3 : Organiser des campagnes de
du Conseil Général) ; rattrapage vaccinal de 2012 à 2016 par
l’équipe du carnet de vaccination du CHM
• Objectif 3 : Développer les coopérations dans les mairies ;
entre le CHM et les établissements de recours Action 4 : Adapter le calendrier vaccinal à
régional de la Réunion par la mise en place de Mayotte en poursuivant la vaccination contre
consultations avancées sur les thématiques l’Hépatite B à la naissance et le BCG ;
pédiatriques suivantes : diabétologie,
oncologie, cardiologie, neurologie et Action 5 : La vaccination par le PREVENAR
néphrologie. doit faire l’objet d’une recommandation à
confirmer au CHM ;
• Objectif 4 : Etablir une convention entre le
CHU et la CHM en néonatologie. • Objectif 3 : Poursuivre la lutte contre les
maladies infantiles ;
Articulation avec la prévention
Action 1 : Poursuivre le programme de
• Objectif 1 : Développer la prévention et prévention du Béri Béri ;
l’éducation en direction des enfants, des
adolescents et des parents ; Action 2 : Initier un programme de prévention,
de traitement et du suivi du rhumatisme
Action1 : Elaborer en multi partenariat articulaire aigu (RAA) en s’appuyant sur la
(Conseil Général, Rectorat, CHM, IREPS…) CIRE pour l’analyse des données ;
un programme d’actions de prévention
portant sur les thématiques suivantes : Action 3 : Poursuivre le programme
accidents domestique, hygiène bucco bronchiolite à savoir :
dentaire, conduites addictives, IST /SIDA, • Prévention : injection d’anticorps humanisés
vaccination, comportements alimentaires, aux enfants à risque ;
contraception et grossesse précoce ; • Ouverture d’une unité supplémentaire de 8
à 10 lits pour accueillir les enfants atteints
• Objectif 2 : Renforcer la couverture de bronchiolite pendant quelques mois en
vaccinale des enfants et des adolescents à fonction des besoins ;
Mayotte ;
Action 4 : Renforcer le dépistage et la
Action 1 : Organiser des campagnes de prise en charge de la malnutrition dans les
rattrapage vaccinal de 2012 à 2016 en lien dispensaires et les centres de référence ;
avec la PMI ;
Action 5 : Structurer le parcours de soins de
Action 2 : Organiser des campagnes de l’enfant relevant du Centre de consultations
rattrapage vaccinal en lien avec la médecine spécialisées du CC MCRGREOI.
scolaire de 2012 à 2016 (vérification des
3 • Taux de recours en médecine ;
• Part des séjours de médecine avec actes techniques de médecine sous anesthésie générale ou
locorégionale ;
• Taux de ré-hospitalisation à 30 jours ;
• Taux d’évolution de la DMS pour les séjours en médecine suivis d’un séjour en SSR.
Indicateurs
de suivi
277] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Permanence des soins
en établissement de santé
1 « La mission de permanence des soins
consiste, dans le cadre de l’exercice d’une
Cette mission peut, s’il y a lieu, être attribuée
pour une ou plusieurs disciplines médicales
activité de soins ou d’un équipement lourd ou chirurgicales. Le ressort géographique de
Cadre national autorisé(e) au titre de l’article R.6122-25, la mission est la région ou le territoire de santé
excepté celle de médecine d’urgence, en en fonction des activités de soins ».
l’accueil ou la prise en charge de nouveaux
patients la nuit, les samedis après-midi, Le recensement du besoin doit se faire par
dimanche et jours fériés. La PDS englobe implantation, discipline et ligne de garde.
l’ensemble des spécialités nécessaires à Cette mission de service public est abordée
l’exercice des activités autorisées (biologie, sous cet angle dans la partie du SOS-PRS
radiologie, pharmacie). relative aux transversalités.
2 La permanence des soins en établissements
de santé (PDSES) est une mission de
Le diagnostic présenté ci-dessous reprend de
manière synthétique l’état des lieux concerté
service public (MSP). Il s’agit de l’accueil de de l’existant. Il inventorie l’ensemble des
Eléments du nouveaux malades au sein des services de lignes de garde et d’astreinte existantes, par
médecine, de chirurgie et d’obstétrique. Elle activité de soin, que ce soit au titre de la
diagnostic suppose la gradation des soins à l’échelon continuité d’activité ou de nouveaux patients.
territorial territorial le plus adapté selon les disciplines
concernées. Les plages visées sont : les nuits Il reflète donc en partie les besoins à couvrir,
(20h-8h), les samedis après midi (14h-20h), sachant que les activités non couvertes sont
les dimanches et jours fériés. identifiées.
Elle se distingue de la permanence des soins
en ambulatoire (PDSA) qui correspond aux Plusieurs constats se dégagent de l’état des
besoins de soins non programmés relevant lieux partagé. Ils concernent La Réunion et
de la médecine de ville. Le point d’articulation Mayotte :
se situe dans les structures de médecine
d’urgence qui assurent la coordination entre - Aux plages de permanence des soins, une
ville et hôpital. mutualisation des moyens entre l’activité de
continuité des soins et celle relevant de la
Un diagnostic a été construit pour La Réunion prise en charge des nouveaux patients ;
et Mayotte selon la méthodologie suivante : - Pour une même activité de soins, des
- Avril - mai 2011 : enquête sur l’organisation modalités de PDS ES différentes au sein
des lignes de gardes et d’astreintes par d’un établissement ou entre établissements
activité de soins au sein de chaque distincts ;
établissement de santé en Médecine, - Des besoins non couverts sur certaines
Chirurgie et Obstétrique ; activités de soins (chirurgie de la main,
- Août 2011 : réunion collective de travail maladies infectieuses…) ;
(Réunion et Mayotte) sur le schéma cible - Le caractère indissociable d’une ligne de
(Directeurs, Présidents de CME, Fédérations garde ou d’astreinte avec une équipe de
d’établissements publics et privés MCO) ; professionnels soignants (personnels du
- Septembre 2011 : Enquête visant à secteur opératoire, manipulateurs radios…) ;
connaitre l’activité réalisée, au titre des - En cas de mutualisations de lignes : le
nouveaux patients pris en charge, par rôle incontournable du service de médecine
ligne de gardes et d’astreintes et aider à la d’urgence qui oriente le patient directement
validation du diagnostic et des orientations vers ;
retenues au SOS-PRS.
278] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Permanence des soins
en établissement de santé
Etat des lieux des besoins : Perspectives concernant les nouveaux cas aux plages de
Démarche concertée intégrant les nouveaux cas venus aux plages de la PDS ES la PDS ES
et la continuité des soins aux mêmes plages
Activité autorisée Niveau de recours
Nombre de Modalités de PDS ES souhaitable : Modalités de PDS ES
ligne existante : - Régional : N3 souhaitable :
Site
de PDS ES - garde - Infra régional : N2 - garde
d’implantation
(astreintes - astreinte opérationnelle - Territoire de Santé : N1 - a streinte opérationnelle
ou garde) - astreinte de sécurité (dérogation par rapport aux - a streinte de sécurité
niveaux de recours SROS)
Réaimation 1 ligne en gardes
CHM 2 1 ligne en astreintes N2 (brûlés) gardes
forfaitisées
Médecine générale astreinte opérationnelle
et polyvalente cas particulier de garde
CHM 5 astreintes forfaitisées N2
sur Petite Terre cpte tenu
de son isolement
Chirurgie viscérale CHM 1 astreintes forfaitisées N2 astreinte opérationnelle
Autres spécialités
chirurgicale CHM 1 astreintes forfaitisées N2 astreinte opérationnelle
(ophtalmogoie)
Chirurgie
orthopédique et CHM 1 astreintes forfaitisées N2 astreinte opérationnelle
traumatologie
ORL odontologie
CHM 1 astreintes forfaitisées N3 astreinte de sécurité
stomatologie
Pédiatrie
(maternités
CHM 1 gardes N2 gardes
comprises) -
néonatalogie
Gynécologie
CHM 1 gardes N2 gardes
obstétrique
Anesthésie Adulte gardes + astreintes opé-
CHM 1 N3 astreinte opérationnelle
rationnelles le week-end
Radiologie et
CHM 1 astreintes forfaitisées N3 astreinte opérationnelle
imagerie médicale
Biologie CHM 1 astreintes forfaitisées N2 astreinte opérationnelle
Pharmacie CHM 1 astreintes forfaitisées N1 astreinte de sécurité
Commentaires : « Autres spécialités médicales » non insérées
- La nécessité de couvrir les besoins en - Des projets innovants sur certaines
priorité : activités pouvant avoir une influence en
• Au sein des établissements dotés d’un termes d’efficience globale : télémédecine
service de médecine d’urgence ; et radiologie. En fonction de la montée en
• Lorsqu’il s’agit d’une maternité ; charge du projet télémédecine et radiologie,
• Lorsque l’activité de soins est une activité le nombre de lignes de gardes nécessaire
réglementée ; pourra être réduit ;
• Lorsque l’activité de soins est une activité de
recours régional ou infrarégionale ; Les premiers résultats de l’enquête déclarative
réalisée sur une semaine d’activité des
services de garde et d’astreinte en septembre
2011, ont permis de conforter l’état des lieux
et le schéma cible retenu.
279] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Permanence des soins
en établissement de santé
3 Accessibilité Efficience
• Objectif 1 : Améliorer l’accès aux soins des • Objectif 1 : Harmoniser les modalités
Plan d’actions patients sur les plages de la PDS ES ; de la PDS ES au regard de l’activité et des
contraintes réglementaires ;
2012-2016 Action 1 : Couvrir les besoins de la PDS ES
sur les activités de soins non couvertes. Ce cadre d’harmonisation est donné à titre
indicatif afin de donner aux établissements
une tendance à suivre, dans la mesure du
Qualité et sécurité des soins possible et au regard de l’activité réalisée par
chaque service.
• Objectif 1 : Fluidifier le parcours des
patients ; Les marges d’optimisation se trouvent
également dans l’approche par demi-garde
Action 1 : Analyser au travers les résultats ou demi-astreinte en fonction des niveaux
d’une enquête quantitative et qualitative d’activité constatés en début de nuit et en
les délais d’attente et prévoir les mesures nuit profonde.
correctrices à mettre en œuvre ;
De même, lorsque les compétences sont
Action 2 : Développer le projet de téléméde disponibles, il peut être envisagé de réduire le
cine en radiologie. nombre de gardes par la mise en place d’une
garde commune à deux spécialités, doublée
d’une astreinte.
Activités autorisées
Modalités de PDS ES souhaitable
Action 1 Réanimation Garde odalités spécifiques de
M
Action 2 Médecine générale et polyvalente Astreinte opérationnelle coopération et de coordination
Action 3 Chirurgie viscérale Astreinte opérationnelle
• Objectif 1 : Développer les articulations
Action 4 Pédiatrie Garde entre le service de médecine d’urgences, le
Action 5 Chirurgie orthopédique secteur ambulatoire et les établissements de
Astreinte opérationnelle santé ;
et traumatologique
Action 6 ORL odontologie stomatologie Astreinte de sécurité
Action 1 : Conforter les filières de soins
Action 7 Radiologie et imagerie médicale Astreinte opérationnelle existantes avec les orientations en matière de
Action 8 Biologie Astreinte opérationnelle prise en charge des urgences.
4 • Nombre de lignes de gardes et d’astreintes
créés, supprimées, mutualisées ;
• Nombre de nouveaux patients pris en
Indicateurs charge aux plages de PDSES, par activité
de soin ;
de suivi • Nombre et type d’actes réalisés aux plages
de la PDSES, par activité de soins ;
• Nombre de coopérations mises en œuvre
(évaluation qualitative).
280] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’offre de soins hospitalière
Missions
de service public
281] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
INTRODUCTION
En application de l’article L.1434-9 du code A Mayotte, un des objectifs est d’identifier,
de la santé publique (CSP), le SOS-PRS dé- de façon exhaustive, les missions de ser-
finit les besoins à couvrir en termes de mis- vice public assurées par le Centre Hospita-
sions de service public (MSP), par territoire lier de Mayotte (CHM). Cette identification
de santé. Cette définition se traduit par un doit être réalisée d’ici l’échéance du PRS.
diagnostic de l’offre et du besoin non cou-
vert par territoire de santé. Certaines mis- Les missions de service public : perma-
sions ont vocation à être assumées par tous nence des soins en établissements de san-
les établissements de santé, d’autres sont té, soins palliatifs et aide médicale urgente,
liées des autorisations d’activités de soins et ont été traitées dans les parties activités et
enfin certaines seront le fait de seulement transversalités de l’offre de soins hospita-
certains établissements. lière.
Pour chaque MSP, il convient de définir
les besoins à couvrir. Dans le cadre de la
mise en œuvre du SOS-PRS, au regard de
l’état des lieux de l’offre et des besoins, il
conviendra de procéder à :
Une reconnaissance prioritaire en cas de
besoins couverts par un ou plusieurs éta-
blissements ;
Un appel à candidatures en cas de besoins
non couverts ;
Une désignation unilatérale en cas d’appel
à candidature infructueux.
282] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
L’enseignement universitaire
et post-universitaire
1 « La mission d’enseignement universitaire
et post-universitaire consiste en la contribu-
Depuis l’entrée en vigueur de la loi HPST,
précisée sur ce point par le décret du 25
tion à l’offre de stages ou de « postes qua- juin 2010 relatif à l’organisation du troi-
Cadre national lifiants » dans le cadre de la formation de sième cycle des études médicales, tous les
deuxième ou de troisième cycle des profes- établissements de santé ainsi qu’un certain
sions médicales, des odontologues et des nombre de terrains de stages ambulatoires,
pharmaciens. peuvent être agréés pour accueillir des in-
ternes de médecine. »
Le recensement du besoin consiste à iden-
tifier à partir des besoins de formation,
analysés par spécialités, le volume d’offre
de stage dans les disciplines médicales,
odontologiques et pharmaceutiques non
couverts par l’offre de stage actuelle des
établissements.
2 L’enseignement universitaire et post univer-
sitaire concernant le territoire de Mayotte
est abordé au niveau du volet Réunion du
Etat des lieux et SOS-PRS.
problématiques
Il convient de noter qu’à Mayotte, le finan-
identifiées cement de l’IFSI. est assuré par la dotation
annuelle de financement.
283] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La recherche
1 « La mission de recherche consiste, dans
le respect notamment des dispositions des
articles L.1121-1 et suivants du code de la
Cadre national santé publique, pour un établissement de
santé en la réalisation, d’un ou plusieurs
programmes de recherche ayant pour but
de faire avancer le progrès médical dans
ses deux composantes :
l’amélioration de la qualité du soin et du
diagnostic
l’amélioration du cout de la prise en charge
des patients
La définition des besoins de recherche ne
se fait pas au niveau régional mais national
voir européen et international. »
2 Pour les projets de recherche en santé
concernant le territoire de Mayotte, la mis-
sion de service public est abordée au ni-
Etat des lieux et veau du volet Réunion du SOS-PRS.
problématiques
identifiées
284] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Le développement professionnel
continu des praticiens
hospitaliers et non hospitaliers
1 « La mission de développement profes-
sionnel continu (DPC) pour les personnels
L’offre en DPC est égale aux programmes
de DPC qui sont définis au regard des axes
médicaux consiste en l’organisation par un prioritaires inscrits par arrêté, et potentielle-
Cadre national établissement de santé de stages de for- ment, au regard des orientations régionales
mation continue, dans le cadre de la mise particulières en lien avec le PRS. »
en œuvre du développement professionnel
continu, à destination de praticiens hospita-
liers, y compris ceux exerçant dans d’autres
établissements de santé, ainsi que de mé-
decins d’exercice libéral en ville.
2 Dans la mesure où tous les établissements
de santé ont l’obligation de mettre en place
le DPC. Cette obligation prendra effet 18
Etat des lieux et mois après la publication des décrets qui y
problématiques sont relatifs. Cette mission de service public
ne pourra donc pas être prise en compte
identifiées dans la première version du SOS-PRS. Le
besoin peut être considéré comme poten-
tiellement couvert « en volume ».
285] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La formation initiale et le
développement professionnel continu
des sages-femmes et du personnel
paramédical et la recherche dans leurs
domaines de compétence
1 « La mission de développement profession-
nel continu (DPC) des sages femmes et du
personnel paramédical consiste en l’orga-
Cadre national nisation par un établissement de santé de
stages de formation continue, à destination
de professionnels hospitaliers, y compris
ceux exerçant dans d’autres établissements
de santé.
L’offre en DPC est égale aux programmes
de DPC qui sont définis au regard des axes
prioritaires inscrits par arrêté, et potentielle-
ment, au regard des orientations régionales
particulières en lien avec le PRS. »
2 Dans la mesure où tous les établissements
de santé ont l’obligation de mettre en place
le DPC. Cette obligation prendra effet 18
Etat des lieux et mois après la publication des décrets qui y
problématiques sont relatifs. Cette mission de service public
ne pourra donc pas être prise en compte
identifiées dans la première version du SOS-PRS. Le
besoin peut être considéré comme poten-
tiellement couvert « en volume ».
286] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions d’éducation
et de prévention pour la santé
et leur coordination
1 « Les missions «actions d’éducation et de
prévention » et « actions de santé publique»
Cette mission fait partie de celles qui ont
vocation à être assumées par l’ensemble
recouvrant la notion de politique de santé des établissements de santé : le besoin est
Cadre national publique telle que définie à l’article L.1411- donc par principe réputé couvert. »
1 ont vocation à être assurées par tout éta-
blissement, en vertu de l’article L.6111-1.
2 En avril 2011, dans le cadre de la procédure d’autorisation des programmes d’éducation thé-
rapeutique du patient (ETP), réalisée par l’ARS OI, ont été autorisés les programmes suivants :
Etat des lieux et Territoire de santé Etablissements de santé Programmes d’ETP
problématiques
identifiées Mayotte CHM Patients obèses
Mayotte CHM Patients diabétiques
Des porteurs de projet extra hospitaliers ont également été identifiés dans le cadre de cette
procédure :
Structure Programmes d’ETP
Réseau Rédiab Ylang 976 Personnes diabétiques
3 Compte tenu de la prévalence du diabète et Concernant le CHM, les programmes auto-
de l’obésité à Mayotte, la priorité donnée à risés doivent à présent être structurés au
Orientations et plan ces pathologies en matière d’ETP est cohé- sein d’une Unité Transversale d’Education
d’actions rente. Thérapeutique (UTEP), dont l’objectif à
Il convient à présent d’encourager les pro- terme sera d’assurer la coordination en in-
fessionnels de santé à développer des pro- terne des différents programmes d’ETP de
grammes d’ETP sur d’autres thèmes prio- l’établissement, ainsi qu’en externe avec le
ritaires, en lien avec les priorités du PRS à réseau Rédiab Ylang.
Mayotte.
Pour cela, il importe de poursuivre l’encou-
ragement à la formation à l’ETP des profes-
sionnels de Mayotte, tel que cela a été initié
avec la participation en web conférence au
diplôme universitaire organisé à La Réu-
nion.
287] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La lutte contre
l’exclusion sociale
1 « La mission de lutte contre l’exclusion
sociale correspond à la prise en charge de
- Une équipe mobile assurant le suivi et les
soins de personnes en situation d’exclusion
patients en situation de précarité dans le dans leurs lieux de vie ;
Cadre national cadre de l’une ou l’autre organisation sui- - L’accueil d’un volume de personnes en
vante : situation de précarité ouvrant droit à la per-
ception de la MIG précarité. »
- Une permanence d’accès aux soins de
santé (PASS) établie au sein de l’établisse-
ment de santé ;
2 Historique Il instruit, dans ce cadre, les demandes
d’ouverture de droits et permet d’accélérer
le traitement des relations CSSM/CHM pour
Etat des lieux et Il existe aujourd’hui une permanence d’ac- les dossiers EVASAN. Au titre des demandes
cès aux soins de santé adossée au Centre d’ouvertures de droits, une quinzaine de
problématiques Hospitalier de Mayotte (CHM). personnes est accueillie chaque jour, outre
identifiées les nombreux appels téléphoniques.
Une convention tripartite n° 037/DASS du
27 novembre 2008 entre l’Etat, le CHM et Ressources humaines
la Caisse de Sécurité Sociale de Mayotte
(CSSM) avait pour objet de mettre en place Le CHM a procédé au renforcement de
une PASS afin de favoriser l’accès aux soins l’équipe d’assistants sociaux du service so-
et aux droits des personnes vulnérables. cial par recrutement d’un ETP supplémen-
Elle prévoyait une subvention non recon- taire au printemps 2009.
ductible de l’Etat au CHM d’un montant de
46 238 €. Elle concernait les années 2008 Activité
et 2009.
Depuis l’ouverture de la PASS en 2008,
Une convention induite, à effet du 2 juin l’activité réalisée peut être répartie de la
2009 et renouvelable par tacite reconduc- manière suivante :
tion, entre la CSSM et le CHM est venue - 113 enfants accueillis ;
organiser les modalités de fonctionnement - En 2010, 450 usagers accueillis lors des
du guichet CSSM installé dans les locaux permanences sociales et traitement des
du CHM. dossiers afférents ;
- Interventions dans le cadre des EVASAN :
Bilan de la mise en œuvre de la 96 AME « adultes » et 67 AME « mi-
permanence d’accès aux soins neurs » ;
de santé - 220 IVG pour des mineures.
Bilan
Fonctionnement
Le bilan de la mise en place de la PASS
Le guichet de la CSSM, installé dans le après deux ans de fonctionnement, met en
cadre de la PASS, fonctionne depuis fin évidence un dispositif aujourd’hui opéra-
2008. Il est situé au sein du bureau des tionnel.
entrées central de l’hôpital de Mamoudzou
et est ouvert toute l’année du lundi au ven-
dredi de 8h à 16h.
288] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
La lutte contre
l’exclusion sociale
3 Au regard des équipements actuellement
autorisés et installés, le besoin est réputé
couvert à Mayotte (Projet 4-3 du projet mé-
Orientations et plan dical du CHM).
d’actions
289] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions
de santé publique
1 « Les actions de santé publique contribuent
à l’atteinte des objectifs prescrits par la loi
Le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM)
s’est engagé dans son projet médical à dé-
n°2004-806 du 9 août 2004 relative à la velopper ses actions de santé publique, en
Cadre national politique de santé publique. La loi relative créant un pôle « Santé publique ». Ce pole
aux responsabilités locales du 13 juillet assure les missions suivantes :
2004 a conduit à re-centraliser vers l’Etat - Addiction ;
des activités de vaccination, de dépistage - Lèpre –Tuberculose ;
des cancers, de lutte contre la tuberculose, - Infections Sexuellement Transmissibles
la lèpre et les IST. Elle avait pour objectif (IST) ;
de garantir l’application sur l’ensemble du - Centre de vaccination et de conseil aux
territoire national d’une même politique de voyageurs ;
prévention et de soins.» -D épartement d’Information Médicale ;
-G estion de crise et risque ;
-V igilance, matério-vigilance ;
- Service d’hygiène hospitalière.
2 Etat des lieux concernant les IST Autres IST
N’étant pas à déclaration obligatoire, il est
à ce jour difficile de cerner avec précision
Etat des lieux et Trois facteurs favorisent la progression l’incidence des IST à Mayotte. Les données
des IST à Mayotte : la faible utilisation des sur la syphilis sont indisponibles.
problématiques moyens de prévention (préservatifs), le
identifiées multi-partenariat, le manque de dépistage Autres problématiques identifiées sur les IST
précoce.
Le circuit de soins pour le suivi gynécolo-
Par ailleurs, il n’existe pas de prise en gique des patientes n’est pas formalisé.
charge coordonnée (ambulatoire, hospita- Le suivi psychologique des patients n’est
lier, social) des personnes atteintes d’IST. pas assuré en raison de l’absence de psy-
chologue.
VIH
Le premier cas a été notifié en 1989. De-
puis, 232 cas positifs ont été dépistés. La
file active est de 128 patients au 1ier janvier
2011 dont 61,7% en traitement.
Hépatite B
La vaccination a débuté pour les nour-
rissons en 1993 à l’époque où Mayotte
était classée en zone de haute endémicité
avec une prévalence estimée entre 19 et
30%. En 2007, le screening des femmes
enceintes réalisé par la PMI estimait la pré-
valence du portage (antigène HBs +) à 4%.
La file active a quadruplé de 2008 à 2010,
passant de 198 à 481 patients en 2009
puis à 800 en 2010. 122 hépatites chro-
niques sont traitées dont 98 actives néces-
sitant un suivi rapproché.
290] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les actions
de santé publique
3 Concernant les activités de vaccination,
de dépistage des cancers, de lutte contre
• Objectif 4 : Développer la coopération ;
la tuberculose, la lèpre, le besoin est cou- Action 1 : Alerter sur les dangers du tou-
Orientations et plan vert à Mayotte par le Pôle Santé Publique risme sexuel ;
d’actions du CHM.
Action 2 : Organiser les premières assises
Concernant les IST, le besoin est couvert. de l’Océan Indien VIH/Sida/IST ;
Il existe néanmoins quelques pistes d’amé-
lioration : Action 3 : Disposer de professionnels for-
més, grâce à l’obtention d’un diplôme uni-
• Objectif 1 : Développer la prévention pri- versitaire de sidénologie.
maire, la promotion et inciter au dépistage ;
Action 1 : Créer un poste d’agent de pré-
vention ;
Action 2 : Améliorer l’accès aux préserva-
tifs ;
Action 3 : Faire une enquête de connais-
sance dans les milieux de la prostitution ;
Action 4 : Conduire des enquêtes socio-
comportementales ;
Action 5 : Eduquer à la santé et sensibiliser
la population sur les IST ;
• Objectif 2 : Renforcer les soins ;
Action 1 : Créer un réseau de santé ;
Action 2 : Recruter un psychologue ;
• Objectif 3 : Renforcer le recueil des don-
nées épidémiologiques des principales
IST ;
291] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
1 La mission de soins aux personnes déte-
nues en milieu pénitentiaire et en milieu
Depuis la loi du 18 janvier 1994, la méde-
cine en établissement pénitentiaire relève
hospitalier s’exerce dans le respect des dis- du Ministère de la Santé.
Cadre national positions des articles L.6141-5 et suivants.
Dans ce cadre, pour chaque établisse-
ment pénitentiaire, le DG d’ARS désigne
un établissement public de santé situé à
proximité, chargé de dispenser aux déte-
nus les soins adaptés en matière de soins
somatique comme de soins psychiatriques.
Les hospitalisations sont réalisées, confor-
mément à la réglementation, soit dans des
établissements de proximité soit dans des
unités spécialement affectées à cette mis-
sion.
2 La prise en charge sanitaire des personnes détenues au centre de rétention de Majicavo
est réalisée par les professionnels de santé du Centre Hospitalier de Mayotte (CHM) dans le
cadre d’une convention.
Etat des lieux et La population carcérale est presque exclusivement masculine comprenant 71 % de per-
problématiques sonnes condamnées. Par ailleurs, 74 % des personnes détenues sont de nationalité étran-
gère. La population carcérale n’a cessé de croître, passant de 176 détenus en 2004 à 240
identifiées en 2009.
La durée moyenne d’incarcération est de 6 mois pour les condamnés et de 10 mois pour les
prévenus. En 2010, 186 extractions ont été organisées vers le CHM.
Activités sanitaires 2006 2007 2008 2009 2010
Consultations médicales 983 1 258 1 483 1 450 1 436
Consultations psychiatriques 157 184 158 246 274
Consultations dentaires 186 392 493 543 496
Activité IDE 3 322 4 282 4 923 6 294 7 946
Problématiques rencontrées :
-
Prédominance des pathologies dermatologiques liées aux conditions d’hygiène et de
détention ;
-D
épistage de la tuberculose ;
-S
uivi des femmes enceintes ;
-A
bsence d’autorisation parentale pour les soins aux mineurs ;
-A
bsence de prise en charge spécifique pour les détenus âgés ou handicapés.
- L es actions de prévention doivent être développées :
- Actions d’éducation pour la santé menées pour informer les personnes détenues des bien-
faits et inconvénients de la pratique sportive ;
-A teliers de travail pour les personnes détenues dans l’établissement.
292] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins dispensés
aux personnes détenues
3 Accessibilité Efficience
Orientations et plan • Objectif 1 : Améliorer l’accès aux soins • Objectif 1 : Mettre en place un recueil
d’actions 2012-2016 pour les détenus à l’UCSA ; d’activités portant sur les soins délivrés aux
personnes détenues.
Action 1 : Créer, en lien avec l’administra-
tion pénitentiaire, des espaces pour les Modalités spécifiques de
prises en charge psychologiques ;
coopération et de coordination
Action 2 : Renforcer le personnel médical
et paramédical de l’UCSA en fonction de • Objectif 1 : Développer les actions de pré-
l’évolution capacitaire du centre pénitenti- vention auprès de la population carcérale ;
aire ;
Action 1 : Développer les actions permet-
Action 3 : Mettre en place un dispositif pour tant aux personnes détenues d’accéder aux
favoriser l’accès aux soins et éviter les rup- actions de prévention portant sur les thé-
tures de prise en charge des détenus (vers matiques suivantes :
des structures adaptées à certaines patho- - Suicide ;
logies comme la tuberculose, la lèpre, les - Addictions ;
pathologies psychiatriques…) ; - Hygiène bucco- dentaire ;
- Alimentation ;
Action 4 : Mettre en place un système - Vaccinations en particulier contre Hépatite
d’autorisation parentale pour les soins aux B;
mineurs ; - Dépistage de la tuberculose, VIH etc.
• Objectif 2 : Améliorer l’accès aux soins Actions 2 : Mettre en œuvre le plan préven-
pour les personnes détenues au CHM ; tion des récidives pour les auteurs d’infrac-
tions sexuelles ;
Action 1 : Mettre en place une procédure
pour l’hospitalisation ou la consultation spé- • Objectif 2 : Améliorer la prise en charge
cialisée des personnes détenues au CHM des personnes en situation de dépendance
en lien avec l’administration pénitentiaire. (handicap et personnes âgées) ;
Qualité et sécurité des soins Action 1 : Mettre en place une cellule adap-
tée pour personnes en situation de handi-
cap ;
• Objectif 1 : Améliorer les conditions d’ac-
cueil en milieu hospitalier des personnes
détenues en mettant aux normes les sur-
faces des locaux de l’UCSA.
4 • Nombre de consultations médicales, psychiatriques et dentaires ;
• Surface des locaux de l’UCSA ;
• Espaces créés pour la prise en charge des troubles psychologiques ;
Indicateurs de suivi • Ratios en personnels ;
• Système d’autorisation parentale ;
• Chambre sécurisée au CHM ;
• Postes créés pour les personnes en situation de handicap.
• Taux d’extraction vers le CHM ;
• Taux de prises en charge au niveau de l’UCSA.
293] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins aux étrangers
(
Soins dispensés aux personnes retenues en application
de l’article L. 551-1 du code de l’entrée et du séjour des
étrangers et du droit d’asile
1 « La mission de soins aux personnes rete-
nues dans les centres de rétention est exer-
cée dans le respect des dispositions des
Cadre national articles L.551-1 et suivants du code de l’en-
trée et du séjour des étrangers et du droit
d’asile. Le SOS-PRS recense les établisse-
ments de santé apportant des soins aux
personnes retenues, dans le cadre d’une
convention avec le centre de rétention. »
2 Environ 28 000 reconduites aux frontières ont lieu en moyenne chaque années à Mayotte. 13
226 personnes ont été temporairement accueillies au sein du centre de rétention administra-
tive (CRA) en 2008. 23 095 ont été accueillies en 2010. Le CRA dispose d’une convention
Etat des lieux et avec le Centre Hospitalier de Mayotte (CHM), signée en 2008.
problématiques
Le CHM met à disposition du CRA :
identifiées - L’équivalent d’un demi-poste de praticien hospitalier garantissant en moyenne 5 demi-jour-
nées par semaine, comprenant les permanences nécessaires et l’appel au recours possibles
aux soins d’urgences au CRA ou au CHM ;
-2 ETP d’infirmier(es) diplômé(es) d’Etat.
Le CHM fournit les matériels médicaux consommables, les produits pharmaceutiques et les
fournitures de première nécessité permettant de satisfaire aux besoins des jeunes enfants. Il
assure les examens de laboratoire ainsi que l’élimination des déchets d’activités de soins. Les
transports liés à toutes ces activités sanitaires sont à sa charge.
Le CHM prend en charge les transports des personnes retenues vers le site hospitalier pour
consultations, explorations ou hospitalisations, lorsque leur état de santé nécessite une médi-
calisation de leur transport.
Activités
Activité 2008 2009 2010
Nombre de personnes « hébergées » 13 226 19 982 23 095
Nombre consultations médicales 430 644 898
294] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Les soins aux étrangers
Pathologies traitées
Pour l’année 2008, les principales affections rencontrées concernent les pathologies :
digestives : 14 % ;
rhumatologie : 13 % ;
ORL- OPH : 11 % ;
uro-génitales : 9 % ;
neuro-psychologiques : 8%.
Prises en charge réalisées entre 2008 et 2010
Nature des prises en charge 2008 2009 2010
Entretiens infirmiers 204 646 1 393
Pansements 40 199 463
Bilans sanguins 1 252 253
Injections 4 16 80
HGT/DEXTRO 10 146 342
Test OPTIMAL 26 64 198
Prises de constantes 36 1 018 1 892
Urgences 1 2 15
Hospitalisations 9 28 64
Examens complémentaires 0 2 9
ECG 0 0 53
Sutures 1 0 81
Nombre d’IDE/vacation 1 1 1
Eléments financiers
Pour la période du 1er janvier 2008 au 31 décembre 2008, l’aide de l’Etat à la réalisation de
la mission confiée au CHM s’établit à 153 558 euros.
3 Le besoin est couvert grâce à la convention
existant entre le CRA et le CHM. Néan-
• Objectif 2 : Améliorer les conditions de
restauration ;
moins, il existe des perspectives d’amélio-
Orientations et plan ration du dispositif en place. Les repas ne se composent toujours que
d’un plat principal associant riz et viande
d’actions 2012-2016 • Objectif 1 : Améliorer les conditions d’hé- en sauce, aucune entrée ni dessert ne sont
bergement ; proposés.
L’équipement du coin enfant a connu Action 1 : Maintenir une forte vigilance sur
une rapide dégradation, des problèmes les modalités de réalisation du marché ;
d’évacuation subsistent pour les sanitaires
femmes, les conditions de couchage n’ont Action 2 : Faire preuve d’exigences supplé-
pas connu d’amélioration : aucune réserve mentaires dans le cadre du nouveau mar-
de nattes n’est constituée et les nouveaux ché.
couchages (tapis de sol) sont toujours en
attente de livraison.
Action 1 : Veiller à ce que le prestataire de
service assure avec plus de rigueur le net-
toyage des locaux ;
295] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins dispensés aux étrangers
demandant de rester sur le territoire
français pour raison de santé
1 Le circuit de dépôt des demandes de rester
sur le territoire pour des raisons de santé
- Les visas sanitaires ne fonctionnent pas
de manière optimale : les patients étran-
ne répond que partiellement aux instruc- gers restent sur le territoire entre deux
Etat des lieux et tions de la circulaire DPM/CT/DM3/DGS n° prises en charges ;
problématiques 2000-248 et NOR/INT/ du 5 mai 2000 :
-L’identité des demandeurs ne peut pas -
Il n’existe pas de commission médicale
identifiées être vérifiée par les médecins ; régionale.
- De nombreuses demandes concernent le
parent du malade ;
- D’autres concernent des enfants en situa-
tion de handicap dont la prise en charge
repose sur des structures adaptées, des
réseaux, des allocations spécifiques ;
Demande pour raisons de santé
2003 2004 2008 2009 2010
par les ESI
Nombre total d’avis 426 454 1131 793 588
Nombre premier avis 867 376 383
Nombre avis favorable 366 382 554 371 360
% avis favorable 86 % 84 % 49 % 47 % 61%
Nombre d’homme NR 472 248 248
Nombre de femmes NR 669 489 340
Nombre enfants < 15 ans NR 189 56 116
Nombre avis pour accompagnant NR 25 69 94
Nature des pathologies rencontrées
28 29
Cancers NR
3% 5%
Diabète type I 132 117
NR
16 % 20 %
Hépatite B NR 24 39
Hépatite C NR 0 1
Psychiatrie NR 19 29
VIH-SIDA NR 4 9
296] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Soins dispensés aux étrangers
demandant de rester sur le territoire
français pour raison de santé
2 • Objectif 1 : Fluidifier le dispositif ; Action 4 : Donner des avis pour plusieurs
années pour des pathologies qui ne guéri-
Action 1 : Mettre en place un « laissez pas- ront pas (diabète, VIH-SIDA…) ;
Orientations et plan ser sanitaire » ;
d’actions 2012-2016 • Objectif 2 : Développer l’offre sociale ;
Il s’agit d’une alternative à la délivrance
de visas sanitaire trop contraignante sur le Action 1 : Recruter une assistante sociale ;
plan administratif, considérant la très forte
pression migratoire sur Mayotte en prove- Cela permettrait de traiter les demandes
nance des Comores. Il permettrait de suivre des parents de l’étranger malade et d’ana-
des patients atteints de maladies graves et lyser la situation des enfants et adultes han-
durables. Cela permettrait en outre de faci- dicapés.
liter le retour de ces patients dans leur pays,
de diminuer les séparations familiales et les • Objectif 3 : Sécuriser le dispositif ;
drames lors des transports de patients par
kwassas d’Anjouan à Mayotte. Action 1 : Supprimer les certificats non cir-
constanciés ;
Action 2 : Mettre en place à la Préfecture
un circuit spécifique pour les étrangers Action 2 : Mettre à jour tous les 3 mois la
demandant de rester sur le territoire pour liste des médecins agréés et des praticiens
raison de santé ; hospitaliers ;
Action 3 : Traiter les dossiers de demande Action 3 : Mettre en place la commission
de rester sur le territoire pour raisons de régionale pour trancher les cas les plus dif-
sante en 3 mois ; ficiles.
297] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
répertoire des sigles
A CMP : centre médico-psychologique
AES : accident exposant au sang CMPP : centre médico-psycho-pédagogique
AFELIN : association de la fédération de lutte contre les infections CMRR : centre de mémoire, de ressources et de recherche
AFT : accueil familial thérapeutique CMU : couverture maladie universelle
AICS : auteur d’infractions à caractère sexuel CMUC : couverture maladie universelle complémentaire
AIG : auteur d’infractions graves COFRAC : comité français d’accréditation
AIT : accident ischémique transitoire CPDPN : centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal
AME : aide médicale de l’Etat CPOM : contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens
AMP : assistance médicale à la procréation CRA : centre de rétention administrative
ANAP : agence nationale d’appui à la performance CRB : centre de ressources biologiques
APA : allocation personnalisée d’autonomie CRBSP : comité de la recherche en matière biomédicale et de santé
ARAR-SAD : association réunionnaise d’assistance respiratoire et de publique
soins à domicile CRCM : centre de ressources et de compétences de la mucovisci-
AREC : assistance respiratoire extra-corporelle dose
ARLIN : antenne régionale de lute contre les infections nosocomiales CRIRC : comité régional de l’insuffisance rénale chronique
ARRMEL : association réunionnaise des régulateurs médicaux CRVOI : centre de recherche et de veille sur les maladies émergentes
d’exercice libéral dans l’Océan Indien
ARS OI : agence régionale de santé de l’Océan Indien CSAPA : centre de soins, d’accompagnement et de prévention en
ASDR : association de soins à domicile à La Réunion addictologie
ATSU : association départementale des entreprises de transports CSSM : caisse de sécurité sociale de Mayotte
sanitaires pour les secours d’urgence CTGB : centre de traitement des grands brûlés
AURAR : association pour l’utilisation du rein artificiel à La Réunion CVC : cathéters veineux centraux
AVC : accident vasculaire cérébral CYROI : cyclotron Réunion Océan Indien
B D
BMR : bactérie multi-résistante DAS : données actuelles de la science
BPCO : broncho-pneumopathie chronique obstructive DCC : dossier communicant en cancérologie
DCEM : deuxième cycle d’études médicales
DIMPS : déterminants interculturels de la motricité et de la perfor-
C mance sportive
CAMSP : centre d’actions médico-sociales précoce DIU : diplôme inter universitaire
CAP : centre d’accueil psychiatrique DMS : durée moyenne de séjours
CAPAS : centre d’accueil pour adolescents en souffrance DP : dialyse péritonéale
CATTP : centre d’activité thérapeutique à temps partiel DRCI : délégation à la recherche clinique et à l’innovation
CAUMP : centre d’accueil des urgences médico-psychologique DRIE : direction de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement
CCC: centre de coordination du cancer DU : diplôme universitaire
CCLIN : centre de coordination pour la lutte contre les infections
nosocomiales
CCM : centre de consultation mémoire E
CDAG : centre de dépistage anonyme et gratuit EER : épuration extra-rénale
CESP : contrat d’engagement de service public EFS : établissement français du sang
CGSS : caisse générale de sécurité sociale EHPAD : établissement
CHGM : centre hospitalier Gabriel Martin EIG : événements indésirables graves
CHM : centre hospitalier de Mayotte EIR : effet indésirable receveur
CHR : centre hospitalier régional EIGD : effet indésirable grave donneur
CHU : centre hospitalier universitaire ELSA : équipe de liaison et de soutien en addictologie
CIAS : centre intercommunal d’action sociale EMSP : équipe mobile de soins palliatifs
CIC-EC : centre d’investigation clinique – épidémiologie clinique ENP : enquête nationale de prévalence
CIDDIST : centre d’informations, de dépistage et de diagnostic des EPP : évaluation des pratiques professionnelles
infections sexuellement transmissibles EPSMR : établissement public de santé mentale de La Réunion
CIRAD : centre de coopération internationale en recherche agrono- ETP : éducation thérapeutique du patient
mique pour le développement EvaSan : évacuation sanitaire
CIRE OI : cellule interrégionale d’épidémiologie Océan Indien EVC/EPR : état végétatif chronique et pauci-relationnel
CIVIS : communauté intercommunale des villes solidaires du Sud
CLAT : centre de lutte antituberculeuse
CLIC : centre local d’information et de coordination
CLS : contrat local de santé
CME : commission médicale d’établissement
298] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
répertoire des sigles
F M
FAM : foyer d’accueil médicalisé MAIA : maison pour l’autonomie et l’intégration des malades
F2R : fédération de réhabilitation et réadaptation psycho-sociale d’Alzheimer
MAS : maison d’accueil spécialisée
MDPH : maison départementale des personnes handicapées
G MIC : mission inspection contrôle
GBEA : guide de bonne exécution des analyses de biologie médicale
MIG : mission d’intérêt général
GCS : groupement de coopération sanitaire
MILDT : mission interministérielle de la lutte contre la drogue et la
GEICO : groupe d’étude sur l’inflammation chronique et l’obésité
toxicomanie
GHER : groupe hospitalier Est Réunion
MMG : maison médicale de garde
GHM : groupe homogène de malades
MSP : mission de service public
GIE-TOI : groupement d’intérêt économique télémédecine Océan
MSPP : maison de santé pluri professionnelle
Indien
GIS : groupement d’intérêt scientifique
GRI : groupe de recherche en immunopathologies N
NABM : nomenclature des actes de biologie médicale
H
HAD : hospitalisation à domicile O
HAS : haute autorité en santé OHB : oxygénothérapie hyperbare
HPP : hémorragie du post partum ONDAM : objectifs nationaux des dépenses assurance maladie
HPST: hôpital, patients, santé et territoires OQOS : objectifs quantifiés de l’offre de soins
HTA : hypertension artérielle ORL : oto-rhino-laryngologie
ORS : observatoire régional de la santé
I
IAS : infection associée aux soins P
IDE : infirmière diplômée d’Etat PACES : première année commune aux études de santé
IDEL : infirmière diplômée d’Etat libérale PAPS : plate-forme d’appui aux professionnels de santé
IFSI : institut de formation en soins infirmiers PASS : permanence d’accès aux soins de santé
IH : immunohématologie PCEM : première année du premier cycle d’études médicales
IMC : indice de masse corporelle PCH : prestation de compensation du handicap
IME : institut médico-éducatif PDSA : permanence des soins ambulatoire
INPP : institut national de plongée professionnelle PDSES : permanence des soins en établissements de santé
INRA : institut national de la recherche agronomique PEC : prise en charge
INSERM : institut national de la santé et de la recherche médicale PH : praticien hospitalier
INVS : institut de veille sanitaire PHRC : programme hospitalier de recherche clinique
IRC : insuffisance rénale chronique PJJ : protection judiciaire de la jeunesse
IRCT : insuffisance rénale chronique terminale PMI : protection maternelle et infantile
IRD : institut de recherche pour le développement PMSI : programme de médicalisation des systèmes d’information
IRM : imagerie par résonance magnétique PPS : plan personnalisé de soins
IST : infection sexuellement transmissible PRS : projet régional de santé
IUT : institut universitaire de technologie PSE : pôle sanitaire de l’Est
IVG : interruption volontaire de grossesse PSL : produits sanguins labiles
PSO : pôle sanitaire de l’Ouest
PSRPM : personne spécialisée en radiophysique médicale
L
LBM : laboratoire de biologie médicale
LCF : langues, textes et communication dans les espaces créolo- R
phones francophones RCP : réunion de concertation pluridisciplinaire
LFSS : loi de financement de la sécurité sociale REIN : réseau épidémiologie et information en néphrologie
LHSS : lits halte soins santé REPOP : réseau de prévention et de prise en charge de l’obésité
LISP : lits identifiés de soins palliatifs pédiatrique
REPERE : réseau périnatal Réunion
REUCARE : Réunion cœur artères rein éducation
REX : retour d’expérience
RI : respiratory infection
299] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
répertoire des sigles
S U
SAMU : service d’aide médicale urgente UAPsy : unité d’accueil psychiatrique
SAMSAH : service d’accompagnement médico-social pour adultes UCSA : unité de consultations et de soins ambulatoires
handicapés UHCD : unité d’hospitalisation de courte durée
SDC : structure d’étude et de traitement de la douleur chronique UHSA : unité d’hospitalisation spécialement aménagée
SDIS : service départemental d’incendie et de secours UHSI : unité hospitalière sécurisée interrégionale
SESSAD : service d’éducation spécialisée et de soins à domicile UMAC : unité mobile d’assistance circulatoire
SIAO : service intégré d’accueil et d’orientation UMAP : unité pour malades agités et perturbateurs
SMPR : services médico-psychologiques régionaux UMD : unité pour malades difficiles
SMUR : service mobile d’urgence et de réanimation UMR : unité mixte de recherche
SOTS : schéma d’organisation de la transfusion sanguine UNV : unité neuro-vasculaire
SPIP : service pénitentiaire d’insertion et de probation URPS : union régionale des professionnels de santé
SOS-PRS : schéma d’organisation des soins USIC : unité de soins intensifs cardiologique
SSIAD : service de soins infirmiers à domicile USLD : unité de soins de longue durée
SSR : soins de suite et réadaptation USP : unité de soins palliatifs
UTEP : unité transversale d’éducation thérapeutique
T
TAVI : transaortic valve implantation V
TEP : tomographie par émission de positons VAD : visite à domicile
VASB : véhicule de secours aux asphyxiés et aux blessés
VIH : virus de l’immunodéficience humaine
300] Schéma d’Organisation des Soins (SOS-PRS) >>
Agence de Santé Océan Indien
2 bis avenue Georges Brassens - CS 60050
97408 Saint-Denis cedex 09
Tél : 02 62 97 97 00 - Fax : 02 62 97 97 18
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