Rénovation du système de froid hospitalier
Rénovation du système de froid hospitalier
l’hôpital de Tourcoing
Par Alain Garnier, ingénieur et directeur du bureau d'études GARNIER 120 rue Gambetta à Reims
Sommaire
6 Documents annexes................................................................................... 30
6.1 Qu'est-ce que le free-chilling ?.......................................................................................... 30
6.1.1 Définition du free-chilling ............................................................................................ 30
6.1.2 Jouer avec la météorologie ............................................................................................ 30
6.1.3 Les différents type de free-chilling .............................................................................. 34
6.1.4 Les différents modes de fonctionnement ................................................................... 36
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1 PRESENTATION DU PROJET
1.1 CONTEXTE
Le Centre Hospitalier de Tourcoing est situé au 155 rue du Président Coty à TOURCOING
(59200). Il fait partie du secteur tertiaire hospitalier.
Son effectif en personnel médical est de 178 médecins en exercice et en personnel non
médical de 2019 salariés. Ce Centre Hospitalier possède un Service Universitaire Régional
des Maladies Infectieuses et du Voyageur. Il est centre de référence inter-régional des
Infections Ostéo-Articulaires complexes. Il doit prochainement recevoir une extension
importante appelée « Aile C » du bâtiment Chatiliez.
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Plan masse avec réseaux de chauffage et de gaz naturel du centre hospitalier
Ses installations de « production de froid climatisation » sont de 1984 et ont donc 29 ans, elles
doivent être remplacées du fait de leur vétusté et tenir compte de nouveaux besoins
frigorifiques.
De plus elles sont très consommatrices d’énergie, car les groupes de froid ont été sélectionnés
à l’époque, sur des températures élevées en condensation et basse inutilement en
évaporation.
C’est donc une remise en cause importante portant sur la stratégie énergétique de ce Centre
Hospitalier qui est recherchée. Les travaux correspondants doivent se dérouler en site
occupé et il ne peut y avoir aucun jour de coupure.
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1.2 LES INTERVENANTS SUR CE PROJET
Maitrise d’Ouvrage :
Centre Hospitalier de Tourcoing
Hôpital Guy Chatiliez
135, rue du Président Coty
59208 Tourcoing Cedex
Conception et maitrise d’œuvre :
Bureau d’études Energie & Fluides A. GARNIER
20 rue Chanteraine 51100 Reims.
Il connaît particulièrement bien les lieux pour y avoir déjà réalisé un audit énergétique il y a
2 ans.
Moyens humains dédiés à ce projet : Chef de projet + Ingénieur + Technicien
Le marché de conception et de maîtrise d’œuvre comporte :
o Une mission EXE de façon à gagner du temps, bien dimensionner les installations et
avoir une mise en service sans trop de problèmes.
o Une mission de contrôle et de réception des travaux avec vérifications des indicateurs
de performance.
Entreprise de CVC :
o Pas encore nommée, l’appel d’offres est prévu pour novembre 2013
Entreprise de froid alimentaire :
o Pas encore nommée, l’appel d’offres est prévu pour novembre 2013
Entreprise et constructeur de GTC :
o Pas encore nommés, l’appel d’offres est prévu pour novembre 2013
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2 OBJECTIFS DES TRAVAUX
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3 CONCEPTION ET MAITRISE D’ŒUVRE
3.1 DEPOSE DES INSTALLATIONS EN PLACE
La demande initiale du Centre Hospitalier était de remplacer les installations existantes de
production de « froid climatisation » et de « froid alimentaire » jugées trop vétustes (1984 : 29
ans) et qui, de plus, fonctionnent encore au R22 (HCFC).
Les 2 anciens groupes de production d’eau glacée pour
le « froid climatisation »
Groupe TRANE de 255 kWf fonctionnant à 6°C de
température d’eau glacée avec un refroidissement en
eau à 50/40°C
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Une partie du froid alimentaire avec 4 compresseurs COPELAND DLSG 401 DWN et un condenseur à air
multi-circuits FRIGA BOHN CAP 285 fonctionnant au R22 (HCFC)
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LT existant LT aile C
BESOINS
Puissance kWf Puissance kWf
FRIGORIFIQUES
EG 13° C EG 10°C
BO existants 120 260
Ventilo-convecteurs 87
IRM 70
Laboratoires 87
BO nouveaux 375 165
Stérilisation 60
Laboratoires 170
Total 799 kWf 595 kWf
La production de froid à 13°C dans le local technique froid existant aura donc une puissance
globale de : 120 + 87 + 70 + 87 + 375 + 60 = 799 kWf.
La production de froid à 10°C installée au niveau de l’extension de l’aile C aura une
puissance globale de 260 + 165 + 170 = 595 kWf.
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Les différentes transformations subies par
le fluide frigorigène entre la sortie du
compresseur état (3) et l'amont du
Pression (bar)
La présence de free-cooling :
Les blocs opératoires sont composés de plusieurs salles d’opération ayant chacun leur
centrale de traitement d’air. A l’époque où les blocs ont été construits, quand il n’existait
qu’une seule centrale de traitement d’air par bloc et non par salle, le renouvellement d’air
était de 12 vol/h alors qu’il n’était exigé que de 6 vol/h pour une centrale de traitement d’air
par salle.
La conséquence est qu’en hiver, on a un free-cooling qui permet d’évacuer la chaleur des
apports en début et fin de demi-saison. Par contre ce renouvellement d’air continu à 12 vol/h
en été et en hiver induit réciproquement des consommations d’énergie importantes en froid
et en chaud.
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3.2.3 Implantation des équipements
Ces 2 sites de production de froid ne seront pas nécessairement réalisés en même temps,
notre solution est donc un avantage car elle peut permettre un phasage des travaux et avec, à
court terme, un secours entre les 2 sites de production de froid.
Quand les nouveaux blocs opératoires dans « l'aile C » ou encore quand la rénovation des
blocs opératoires existants sera réalisée, ces 2 productions de froid pourront tour à tour et
suivant le phasage des travaux, continuer de desservir les centrales de traitement d’air, en
particulier celles des blocs opératoires.
Situation des futurs LT de production de froid ainsi que des blocs opératoires
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Chaque production de froid devra utiliser le free-chilling (EnR) au maximum pour
couvrir une majeure partie des besoins de froid et compenser une partie du free-cooling
qui disparaitra à court terme. Ce qui induit que le remplacement et la mise en place des
nouveaux émetteurs doit avoir des surfaces d’échange prévues en conséquence.
On devra sélectionner les groupes de production d’eau glacée de façon à en tirer un
maximum de performance. Cela passera par le choix d’une eau de refroidissement à basse
température de 35/30°C et des compresseurs à double vis modulant leur puissance de 25 à
100%, etc.
On devra utiliser la chaleur de réjection des groupes pour préchauffer l’eau chaude
sanitaire (quand on n’est pas en période de free-chilling),
On devra utiliser des auxiliaires à basse consommation d’énergie, les pompes en
particulier qui seront de classe IE3 et à débit variable de façon à répondre à la directive
ErP de 2015.
On devra se servir du superviseur de la GTC pour réaliser un bilan frigorifique à partir
des comptages d’énergie de façon à optimiser l’efficience énergétique GTC et sortir des
indicateurs de performance.
Les avantages de ces choix :
Ils permettront de tenir compte des nouveaux besoins en froid avec une marge d’environ
15% souhaité par le MO,
Ils permettront d'avoir 2 productions de froid à 2 endroits différents répondant à des
températures différentes d’eau glacée :
o Si ti ≥ 24°C : eau glacée à 13°C au lieu de 6/11°C. C’est le cas du rafraîchissement des
chambres et des salles de réveil.
o Si ti < 24°C : eau glacée à 10°C au lieu de 6/11°C. C’est le cas de la climatisation des
bocs opératoire et des laboratoires.
Cette distinction des températures d’eau glacée permettra d’apporter un gain d’énergie
respectivement de 21% et 12% dans notre cas en tenant compte qu’elle est produite
actuellement à 6°C et qu’il existe ensuite des vannes installées en mélange sur certains
circuits.
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3.2.6 Schéma de principe des deux sites réunis de production de froid climatisation
On aura donc pour chaque site de production de froid le schéma de principe suivant :
Production d’eau glacée à 13°C pour le rafraîchissement – LT en lieu et place de celui existant (en bleu
à gauche sur la photo précédente)
Aéroréfrigérants adiabatiques
Ballon tampon
thermique
Boucle eau glacée 13/18°C
Sanitaire
Boucle eau chaude sanitaire 60/55°C
Eau de ville suivant saison entre 6 et 16°C
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Production d’eau glacée à 10°C pour la climatisation – LT en sous-sol de « l’aile C » du bâtiment Chatiliez (en
bleu à droite sur la photo précédente)
Aéroréfrigérants adiabatiques
330 kWc à 13/18°C 330 kWc à 13/18°C
Mur antibruit
Rejet thermique
TOR TOR Vanne de commutation (secours)
Ballon tampon
Q : 50/100%
thermique
Boucle eau glacée 10/15°C
Sanitaire
Boucle eau chaude sanitaire 60/55°C
Eau de ville suivant saison entre 6 et 16°C
Capotage acoustique
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La chaleur correspondant à la condensation de la vapeur d'eau est dite latente. L’ « ADP »
(Apparatus Dew Point) représente la température moyenne de la batterie qui lui permettra
de condenser. Exemple avec un ADP de 10°C on choisira de produire de l’eau glacée à
7/12°C.
Comme la déshumidification ne sera utilisée qu’en été, nous produirons l’eau glacée 10°C
durant cette période. En hiver ainsi qu’en demi-saison, la température de l’eau glacée sera
produite à 13°C. Cette « loi glissante » permettra de gagner environ 5 à 6% sur l’année, et de
recourir plus amplement au free-chilling.
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Product ion de froid à 13°C (à t er m e) dans LT exist ant Product ion de froid à 10°C (à t er m e) dans nouveau LT
605 kWc à 13/18°C 605 kWc à 13/18°C 330 kWc à 13/18°C 330 kWc à 13/18°C
Mur antibruit Mur antibruit
Rejet thermique Rejet thermique
TOR TOR Vanne de commutation (secours) TOR TOR Vanne de commutation (secours)
Q : 50/100% Bouteille casse-pression réjection de chaleur Bouteille casse-pression réjection de chaleur Q : 50/100%
QS ≥ QP Chaleur de réjection 35/30°C QS ≥ QP Chaleur de réjection 35/30°C
Boucle eau chaude récupération désurchauffeur froid alimentaire 45/40°C Boucle eau chaude récupération désurchauffeur froid alimentaire 45/40°C
Q : 50/100% Q : 50/100%
Secours Froid
Sanitaire
Couplage des productions de froid à 13°C et à 10°C
Boucle eau chaude sanitaire 60/55°C Boucle eau chaude sanitaire 60/55°C
Eau de ville suivant saison entre 6 et 16°C Eau de ville suivant saison entre 6 et 16°C
Pincement de 1 à 2K Pincement de 1 à 2K
entre Tr secondaire et entre Tr secondaire et
Tr primaire Tr primaire
Capotage acoustique
420 kWf à 13°C 420 kWf à 13°C 275 kWf à 10°C 275 kWf à 10°C
Groupes d’eau glacée 605 kWc à 35°C 605 kWc à 35°C Echangeurs Echangeurs circuit Groupes d’eau glacée 330 kWc à 35°C 330 kWc à 35°C Echangeurs circuit
semi-hermétiques à vis 85 kWe 85 kWe préchauffage ECS Confort semi-hermétiques à vis 55 kWe 55 kWe Blocs Opératoires
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Avantages de cette solution :
Les travaux prévus permettront une suppression du R22 (CFC) par son remplacement en
R134a (HFC : tétrafluoréthane).
Le choix de cette solution permettra un secours ainsi qu’une possibilité d’utilisation d’une
production de froid sur deux, grâce à une mise en communication des 2 boucles primaires
d’eau glacée. Pour simplifier l’exploitation, des vannes motorisées permettront de mettre
ces 2 productions en communication à l’aide d’une commande à distance (GTC).
Ce choix permettra de n’avoir en tout que : 2 x 2 groupes de 1 compresseur = 4
compresseurs au lieu de : 2 x 2 groupes de 2 compresseurs = 8 compresseurs. Chaque
compresseur est capable de moduler sa puissance de 25 à 100%.
Le coût des travaux sera d’autant plus intéressant.
Le choix de cette solution permettra un fonctionnement prioritaire en free-chilling qui
apporte un gain d’énergie d’environ 50% sur la production de froid à 13°C et d’environ
23% sur celle à 10°C à plus basse en température mais qui fonctionne plus souvent (blocs
opératoires).
La gestion technique des compresseurs à vis sera d’autant plus intéressante.
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Scénario de fonctionnement de la production de froid
Conditions de Ts≤ 8°C Th ≤ 10°C Th ≤ 10°C Ts >10°C Ts >10°C
fonctionnement avec besoin de 50% avec besoin de 50% en avec besoin de 100%
en froid froid en froid
Free-chilling Free-chilling Free-chilling Free-chilling sec Free-chilling humide
sec avec 1 humide avec 1 avec 2 avec 1 aéroréfrigérant
aéroréfrigéran aéroréfrigérant aéroréfrigérants
t
Froid Thermodynamique Thermodynamique
thermodynamiqu avec 1 groupe de froid avec 2 groupes de
e associé à 1 froid associés à 2
aéroréfrigérant pour aéroréfrigérants secs
dissiper la chaleur de ou humides pour
réjection dissiper la chaleur
de réjection
Nota :
En hiver on n’aura pas besoin de déshumidifier et la température de l’eau glacée pourra être de
13°C sur les 2 sites de production de froid. Cela favorisera encore plus le fonctionnement au free-
chilling.
La nuit du fait d’un écart diurne pouvant aller jusqu’à 10°C, le fonctionnement du free-chilling
sera utilisé majoritairement.
Dans ce tableau, on a considéré que l’on pouvait produire grâce au free-chilling, de l’eau glacée à
13°C avec de l’air sec à 8°C (aéroréfrigérant travaillant en sec) ou de l’air humide à 10°C
(aéroréfrigérant travaillant en humide (adiabatique)).
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Montage permettant une optimisation en free-chilling au niveau des émetteurs
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Des pompes adaptées aux besoins (débit variable).
De plus, toute la chaleur de réjection venant des productions de froid permettra le
préchauffage de la production d'eau chaude sanitaire située non loin :
La production de froid confort d'une plus grande puissance permettra le préchauffage
d'ECS à 30°C.
La production de froid alimentaire avec une température de condensation plus élevée et
un fonctionnement toute l’année permettra le préchauffage d'ECS à 38°C.
Ce choix permet de couvrir plus des 23% des consommations en énergie renouvelable (EnR)
demandées en 2020 (engagement de la France - En application de l'article 4 de la directive
2009/28/CE de l'Union européenne).
Le choix de cette solution permettra qu’en cas de panne grave de l'une des 2 productions
de froid, l’une sera capable de venir au secours de l'autre. Il faudra toutefois établir des
priorités du côté des besoins et délester les autres.
Le choix de cette solution permettra un phasage en site occupé où un nombre minimum
de salles d’opération doivent rester opérationnelles.
Le choix de cette solution permettra tout en faisant passer la puissance frigorifique de 640
kWf à 1394 kWf, soit 2,3 fois supérieure par rapport à celle en place, d’avoir une
consommation d’énergie électrique et donc un coût d’énergie qui n’augmentera que de
+17% par rapport à l’installation existante aujourd’hui.
Les travaux prévus permettront de supprimer les risques de légionellose. Les tours
supprimées seront remplacées par des aéroréfrigérants adiabatiques avec une attestation
de non risque remis par l’exploitant via le constructeur.
Ce choix de solution tient compte des risques de nuisance acoustique.
Les aéroréfrigérants adiabatiques permettent de réduire la puissance de la production de
froid (gain de 25 à 30% par rapport aux condenseurs à air). Ils permettent également de
réduire considérablement la consommation d’énergie et d’eau. En contrepartie, ils sont
légèrement plus bruyants que les anciennes tours de refroidissement. Ce bruit est surtout
dû au nombre de ventilateurs permettant de faire passer de l’air humide au travers d’un
média synthétique puis d’une batterie.
Pour la production de froid à 13°C, nous proposons de faire installer les aéroréfrigérants
adiabatiques au sol derrière le bâtiment des locaux techniques. Les riverains les plus
proches sont à 75 m et ils sont masqués par des arbres à 25 m de distance de la source de
bruit. Un mur anti-bruit sera construit, il sera constitué d’écrans acoustiques
correspondant aux côtés de la plateforme qui recevra les aéroréfrigérants.
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Exemple de mur anti-bruit
Ces écrans acoustiques seront
constitués de vantelles avec
absorbant acoustique qui
permettront à l’air frais de
parvenir aux deux
aéroréfrigérants.
Pour avoir une meilleure
esthétique au sein du centre
hospitalier, ce mur pourra être
végétal sous conditions que le
passage à l’air soit bien assuré et
perdure.
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Pour la production de froid à 10°C située en sous-sol
de l’extension de l’aile C du bâtiment Chatiliez, nous
proposons de faire installer un capotage d’isolation
acoustique et d’absorption complet des groupes de
froid pour les bruits aériens.
Pour la réduction des bruits solidiens, c'est-à-dire
transmis par vibrations en contact, les compresseurs
sont fixés aux châssis par des plots antivibratils et
raccordés aux circuits frigorifiques par des flexibles.
Les groupes seront placés sur des socles flottants au moyen d’un matériau antivibratil.
Dans l’extension de l’aile C il est prévu de tenir compte du bruit aérien des futurs
aéroréfrigérants qui seront installés en toiture-terrasse.
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de respect de la chaîne de froid sont très contraignantes (il y va de la santé des
consommateurs) et imposent aux exploitants de prendre les précautions qui s'imposent afin
de respecter les températures de conservation.
Pour se prémunir de toutes dérives, le dimensionnement des compresseurs sera réalisé avec
une valeur de 40°C de température de condensation même si on observe des températures
d'air de l'ordre de 32°C quelques heures sur les 8 760 heures qui composent une année …
De par les limites mécaniques des compresseurs à pistons, le taux de compression HP/BP ne
peut pas dépasser en pratique la valeur de 8. En froid négatif, le taux de compression HP/BP
nécessaire pour assurer au niveau de l'évaporateur des températures de l'ordre de -35°C
implique un taux de compression de l'ordre de 15.
Ces applications demandent donc de découper la phase de compression en deux étages. Afin
de réduire au maximum la taille (ou la cylindrée) des compresseurs, la pression
intermédiaire entre les deux étages de compression doit être choisie de manière précise.
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La variation progressive de la puissance est
énergétiquement favorable puisqu'aucune machine
n'est dégradée dans son fonctionnement.
Bien sûr, le coût d'investissement sera plus élevé
que si l'on utilisait une seule grosse machine, mais
imaginerait-on d'en installer une seule sans prévoir
une cascade pour reprendre les faibles besoins de
demi-saison ?
Un découpage de la puissance en étages s’impose,
surtout du fait des variations de charge
importantes.
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3.4 MAITRISE D’ŒUVRE
Les études d’avant-projet sont terminées et le résultat est favorable à la réalisation des
travaux décrits ci-avant.
Les études de projet sont en cours et des appels d’offres doivent avoir lieu fin 2013 et début
2014.
La réalisation reste à faire. Elle est imminente du fait des échéances de la réglementation
concernant la suppression du R22, de la vétusté générale des installations et particulièrement
du froid alimentaire et de l’extension de l’aile C du bâtiment Chatiliez qui a un besoin en
froid climatisation important. Il reste au Centre Hospitalier de déterminer un calendrier
correspondant à la fois à ses échéances et à ses budgets.
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4 RECUPERATION DE LA CHALEUR DE
REJECTION
4.2 SCHEMA DE
EF Bouclage ECS ECS PRINCIPE GENERAL
°C
80 65 50 40 35 29
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5 CONSOMMATION ET GAIN D’ENERGIE
Il n’existe pas actuellement de compteurs de chaleur ou de froid, juste des compteurs d’eau,
d’électricité générale et de gaz naturel général et par chaudière. Il est donc difficile d’estimer
la consommation avant et après travaux ainsi que le gain en Euros.
On ne présente donc que le gain d’énergie en %.
90
80
Puissance frigorifique %
70
60
20
aéroréfrigérants secs et un
10 fonctionnement alternatif
0 l’efficience énergétique peut encore
Température extérieure
être améliorée (voir la suite)…
Il faudra favoriser le refroidissement nocturne des locaux sans créer d'inconfort pour les
occupants, ce qui valorisera mieux le free-chilling puisque la température extérieure sera
plus basse la nuit.
Les constructeurs annonce au travers de leur bilan thermique un gain pouvant aller parfois
jusqu’à 60%. Il s’agit en fait d’un « potentiel de rafraîchissement » et non d’un résultat que
l’on obtient à tous les coups.
Ils oublient le rendement de distribution et d’échange final et bien souvent les calculs
présentés tiennent comptent d’un fonctionnement continu. Il faut tenir compte du nombre
d’heures de jour et de nuit dans l’année pendant lesquelles les aéroréfrigérants délivreront
une température d’eau refroidie permettant le rafraîchissement.
Tenir compte des heures de nuit dans des chambres d’hôpital c’est normal mais faire de
même pour les blocs opératoires, c’est fausser le résultat, car la nuit du fait de l’écart diurne
la température sèche et dans une moindre mesure de la température humide améliore le gain
d’énergie.
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Potentiel de gain apporté par un free-chilling sec
Taux de couverture annoncé par un
constructeur avec une installation en
free-chilling sec suivant différentes
températures d’eau glacée
Si l’on tient compte du lieu, des heures
de fonctionnement du froid, du système
de free-chilling (alternatif ou bivalent)
ainsi que des pertes thermiques, il en est
autrement.
Notre solution est de recourir à des aéroréfrigérants adiabatiques pour réaliser une partie du
froid et de les faire fonctionner au maximum du potentiel d’économie d’énergie offert par le
free-chilling.
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entre 12% et 21% (loi d’eau glissante), soit 17% pour la nouvelle production de froid
nécessaire à l’extension.
Cette même distinction sur l’eau glacée s’applique pour la température d’eau de
refroidissement qui est aujourd’hui de 50/40°C et qui sera descendue avec les nouvelles
productions de froid à 35/30°C, ce qui apportera un gain d’énergie de 13,5%.
L’efficacité des compresseurs frigorifiques quant à elle a évolué considérablement, surtout
entre une compression à piston et celle à double vis proposée ici qui permet une meilleure
efficience énergétique.
Le gain d’énergie apporté par des choix de température et une meilleure technologie des
groupes sera d’environ :
21% x 13,5%, soit 37,3% pour la production à 13°C.
17% x 13,5%, soit 32,8% pour la production à 10°C.
A cela s’ajoute un gain d’énergie du fait de la part couverte en free-chilling et donc de l’arrêt
des groupes, d’environ :
39% s’ils travaillent en sec, soit 42% avec des aéroréfrigérants adiabatiques pour la
production à 13°C qui fonctionnera nuit et jour.
25% s’ils travaillent en sec, soit 30% avec des aéroréfrigérants adiabatiques pour la
production à 10°C qui ne fonctionnera que de jour.
Sans tenir compte du gain apporté par la modulation de puissance des compresseurs à vis
qui est difficile à apprécier, le gain d’énergie serait le suivant :
A ce gain il aurait été possible d’ajouter celui apporté par le préchauffage de l’eau chaude
sanitaire au moyen de la chaleur de réjection des groupes, ce qui représente un gain non
négligeable. Mais comme Il n’existe pas actuellement de compteurs d’électricité spécifique, il
nous est impossible d’estimer la consommation avant et après travaux ainsi que le gain en
Euros.
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6 DOCUMENTS ANNEXES
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après le lever du soleil. Ce décalage est dû au bilan thermique de la terre. La nuit, la terre
émet un rayonnement et se refroidit. Lorsque le soleil se lève, la terre reçoit le
rayonnement solaire mais continue à émettre. Ce n’est que 1/2 h après le lever du soleil
que le bilan est positif et que la terre commence à se réchauffer.
La température est maximale environ 2 h après la culmination du soleil (moment où le
soleil est le plus haut dans le ciel), qui correspond au passage du soleil dans le plan
méridien local.
La température extérieure est plus basse la nuit, cette période est propice au free-chilling à
cause de l’amplitude diurne et c’est justement dans cette période nocturne que des locaux à
l’aide d’émetteurs à basse température permettront d’extraire la chaleur stockée dans la
structure du bâtiment de façon à préparer les bâtiments pour le lendemain. Bien souvent,
dans cette période nocturne, les aéroréfrigérants n’auront même pas besoin de fonctionner
en adiabatique mais seulement en sec.
Le free-chilling qu’il soit réalisé par des aéroréfrigérants fonctionnant à sec ou en adiabatique
(humide), produira une bonne partie de l’année le froid nécessaire au rafraîchissement et à la
climatisation, tout dépendra de la température extérieure.
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LILLE : Climat, températures, précipitations, ensoleillement en cours de semaine
On voit que dans la semaine du 4 mars au 11 mars 2010, les conditions météorologiques
étaient réunies pour recourir au free cooling ainsi qu’au free-chilling.
La nébulosité
Pression atmosphèrique
Humidité relative
Précipitations (pluie)
Nota : C’est ce type de prévision météorologique qui nous permettra dans le futur de bien gérer nos
climats intérieurs dans nos bâtiments passifs (BEPAS) et à énergie positive (BEPOS).
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LILLE : Climat, températures, précipitations, ensoleillement en cours d’année
Températures moyennes Températures minimum et maximum
Précipitations en mm Humidité
Ensoleillement
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6.1.3 Les différents type de free-chilling
Le free-chilling « sec »
Dans cette solution on fera appel à un groupe de production d’eau glacée à condensation par
air avec une batterie de free-chilling incorporée.
Groupe de production d’eau glacée de toiture à
condensation par air avec free-chilling sec incorporé
Doc CLIMAVENETA
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Le free-chilling « humide »
Principe de fonctionnement :
On pourra produire de l'eau froide à une température inférieure de quelques degrés de
moins que celle de l’air l’extérieur ou plus exactement celle de sa température humide. L'eau
est refroidie à l’intérieur de l’aéroréfrigérant par l'air extérieur et la machine frigorifique n’a
pas besoin d’être mise en service.
La température extérieure est plus basse la nuit (écart diurne), cette période est propice au
free-chilling à cause de l’écart diurne et c’est justement dans cette période nocturne que des
locaux à l’aide d’émetteurs à basse température permettront d’extraire la chaleur stockée
dans la structure du bâtiment de façon à préparer les bâtiments pour le lendemain. Bien
souvent, dans cette période nocturne, les aéroréfrigérants n’auront même pas besoin de
fonctionner en adiabatique mais seulement en sec.
Le free-chilling qu’il soit réalisé par des aéroréfrigérants fonctionnant à sec ou en adiabatique
(humide), produira une bonne partie de l’année le froid nécessaire au rafraîchissement et à la
climatisation, tout dépendra de la température extérieure.
L'économie d'énergie est importante et la rentabilité du projet est d'autant plus élevée que les
besoins de refroidissement sont importants et que l'installation s'y prête.
La température extérieure étant plus basse la nuit
(écart diurne), on pourra d’autant plus recourir au
refroidissement nocturne des locaux grâce au free-
chilling et aux émetteurs à basse température qui
Aéroréfrigérant adiabatique extrairont la chaleur stockée dans la structure du
bâtiment. Bien souvent, dans cette période, les
Groupe de production d’eau
glacée à condensation par eau
aéroréfrigérants n’auront même pas besoin de
fonctionner en adiabatique.
Pompes du circuit
Pompes du circuit
d’eau glacée
Free-chilling avec fonctionnement alternatif du groupe de
d’eau de
refroidissement production d’eau glacée ou de l’aéroréfrigérant - Doc. A.
GARNIER
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Taux de couverture de 60% du free-chilling adiabatique avec une température
60 d’eau de 13/18°C et un fonctionnement en continu.
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Adiabatique en sec
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Adiabatique en humide
Groupe de froid
Un free-chilling sec + fonctionnement alternatif, on pourra espérer arriver au gain
d’énergie ci-dessous ; ce qui n’est déjà pas si mal par rapport aux installations classiques :
La latitude et le type de climat sont des facteurs importants qui influencent le gain d’énergie.
En marche A l’arrêt
L'économie d'énergie sera importante et la rentabilité du projet sera d'autant plus élevée
que les besoins de refroidissement seront importants et que la surface d’échange des
émetteurs s'y prêtera.
Fonctionnement bivalent (notre innovation) :
L’aéroréfrigérant permettant le free-chilling sera utilisé une bonne partie de l’hiver et de
la demi-saison de façon à se servir au maximum de la potentialité du free-chilling. Il n’est
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donc plus question de « commuter » entre free-chilling et froid thermodynamique. Tous
deux sont mis à contribution en même temps avec une priorité free-chilling et un appoint
ou pas en froid thermodynamique.
Exemple 1 : Free-chilling avec complément en froid thermodynamique au moyen d’1 seul groupe de
production d’eau glacée en demi-saison
Aéroréfrigérants adiabatiques
Circuit de
refroidissement Dans cette configuration on devra
Circuit d’eau glacée
disposer de deux aéroréfrigérants.
Echangeur avec
pincement de 1 à 2°C Ainsi on pourra être amené à climatiser
Circuit de réjection
de chaleur grâce au free-chilling dans un premier
temps puis en froid thermodynamique
dans un second.
Ballon tampon
thermique
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Aéroréfrigérants adiabatiques
Aéroréfrigérants adiabatiques
Circuit de Circuit de
refroidissement refroidissement
La température extérieure étant plus
TOR TOR
basse la nuit (écart diurne), on pourra
Q 100%
d’autant plus recourir au
Free-Chilling : hiver et demi-saison
Energie renouvelable
refroidissement nocturne des locaux
Q 50%
Bouteille casse-pression - Réjection de chaleur grâce au free-chilling et aux émetteurs à
Ballon tampon
Energie fossile
Exemple 4 : Froid thermodynamique seul au moyen des 2 groupes d’eau glacée en été
Aéroréfrigérants adiabatiques
TOR TOR
Q 0%
Energie renouvelable
Free-Chilling : hiver et demi-saison
Q 100%
Bouteille casse-pression - Réjection de chaleur
Ballon tampon
thermique Energie fossile
En marche En marche
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Par Alain Garnier
Ingénieur et directeur du bureau d'études GARNIER 120 rue Gambetta à Reims
Sources et liens
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