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Rénovation du système de froid hospitalier

Ce document décrit un projet de rénovation des installations de production de froid d'un hôpital. Le projet vise à remplacer les installations existantes devenues vétustes par des nouvelles installations plus efficaces énergétiquement, permettant de répondre aux besoins actuels et futurs de l'hôpital, tout en réduisant la consommation d'énergie.

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Rénovation du système de froid hospitalier

Ce document décrit un projet de rénovation des installations de production de froid d'un hôpital. Le projet vise à remplacer les installations existantes devenues vétustes par des nouvelles installations plus efficaces énergétiquement, permettant de répondre aux besoins actuels et futurs de l'hôpital, tout en réduisant la consommation d'énergie.

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Rénovation de la production de froid de

l’hôpital de Tourcoing

Par Alain Garnier, ingénieur et directeur du bureau d'études GARNIER 120 rue Gambetta à Reims
Sommaire

1 Présentation du projet ................................................................................ 3


1.1 Contexte ................................................................................................................................... 3
1.2 Les intervenants sur ce projet.............................................................................................. 5

2 Objectifs des travaux .................................................................................. 6


3 Conception et maîtrise d’œuvre................................................................ 7
3.1 Dépose des installations en place ...................................................................................... 7
3.2 Conception du froid climatisation ..................................................................................... 8
3.2.1 Futurs besoins en froid .................................................................................................... 8
3.2.2 Première analyse avant le choix des solutions............................................................. 9
3.2.3 Implantation des équipements..................................................................................... 11
3.2.4 Choix de solution en froid climatisation .................................................................... 11
3.2.5 Conception particulière pour la production de froid à 13°C ................................... 12
3.2.6 Schéma de principe des deux sites réunis de production de froid climatisation . 13
3.2.7 Choix de la température d’eau glacée pour les blocs opératoires........................... 14
3.2.8 Intérêt du couplage des productions de froid à 13°C et à 10°C .............................. 15
3.3 Conception du froid alimentaire ...................................................................................... 22
3.3.1 Choix de solution en froid positif ................................................................................ 22
3.3.2 Choix de solution en froid négatif ............................................................................... 23
3.4 Maîtrise d’œuvre.................................................................................................................. 25

4 Récupération de la chaleur de réjection ................................................ 26


4.1 Principe de fonctionnement .............................................................................................. 26
4.1.1 Récupération de la chaleur de réjection du froid climatisation............................... 26
4.1.2 Récupération de la chaleur de réjection du froid alimentaire ................................. 26
4.2 Schéma de principe général............................................................................................... 26

5 Consommation et gain d’énergie............................................................ 27


5.1 Gain sur le froid rafraichissement et climatisation ...................................................... 27
5.2 Gain sur le froid alimentaire ............................................................................................. 29

6 Documents annexes................................................................................... 30
6.1 Qu'est-ce que le free-chilling ?.......................................................................................... 30
6.1.1 Définition du free-chilling ............................................................................................ 30
6.1.2 Jouer avec la météorologie ............................................................................................ 30
6.1.3 Les différents type de free-chilling .............................................................................. 34
6.1.4 Les différents modes de fonctionnement ................................................................... 36

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1 PRESENTATION DU PROJET
1.1 CONTEXTE
Le Centre Hospitalier de Tourcoing est situé au 155 rue du Président Coty à TOURCOING
(59200). Il fait partie du secteur tertiaire hospitalier.

L’entrée principale du bâtiment Chatiliez La cuisine, la chaufferie et la production de froid

Son effectif en personnel médical est de 178 médecins en exercice et en personnel non
médical de 2019 salariés. Ce Centre Hospitalier possède un Service Universitaire Régional
des Maladies Infectieuses et du Voyageur. Il est centre de référence inter-régional des
Infections Ostéo-Articulaires complexes. Il doit prochainement recevoir une extension
importante appelée « Aile C » du bâtiment Chatiliez.

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Plan masse avec réseaux de chauffage et de gaz naturel du centre hospitalier

Ses installations de « production de froid climatisation » sont de 1984 et ont donc 29 ans, elles
doivent être remplacées du fait de leur vétusté et tenir compte de nouveaux besoins
frigorifiques.
De plus elles sont très consommatrices d’énergie, car les groupes de froid ont été sélectionnés
à l’époque, sur des températures élevées en condensation et basse inutilement en
évaporation.
C’est donc une remise en cause importante portant sur la stratégie énergétique de ce Centre
Hospitalier qui est recherchée. Les travaux correspondants doivent se dérouler en site
occupé et il ne peut y avoir aucun jour de coupure.

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1.2 LES INTERVENANTS SUR CE PROJET
Maitrise d’Ouvrage :
Centre Hospitalier de Tourcoing
Hôpital Guy Chatiliez
135, rue du Président Coty
59208 Tourcoing Cedex
Conception et maitrise d’œuvre :
Bureau d’études Energie & Fluides A. GARNIER
20 rue Chanteraine 51100 Reims.
Il connaît particulièrement bien les lieux pour y avoir déjà réalisé un audit énergétique il y a
2 ans.
Moyens humains dédiés à ce projet : Chef de projet + Ingénieur + Technicien
Le marché de conception et de maîtrise d’œuvre comporte :
o Une mission EXE de façon à gagner du temps, bien dimensionner les installations et
avoir une mise en service sans trop de problèmes.
o Une mission de contrôle et de réception des travaux avec vérifications des indicateurs
de performance.
Entreprise de CVC :
o Pas encore nommée, l’appel d’offres est prévu pour novembre 2013
Entreprise de froid alimentaire :
o Pas encore nommée, l’appel d’offres est prévu pour novembre 2013
Entreprise et constructeur de GTC :
o Pas encore nommés, l’appel d’offres est prévu pour novembre 2013

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2 OBJECTIFS DES TRAVAUX

L’objectif du maître d’ouvrage et de remplacer les installations existantes de « froid


«climatisation » et de « froid alimentaire » de façon à répondre aux nombreux buts suivants :
 Supprimer la vétusté (la production de « froid climatisation » a 29 ans),
 Diminuer la consommation d'énergie et les coûts propres à la production de « froid dédié
au rafraîchissement et à la climatisation » ainsi qu’au « froid alimentaire » par une
meilleure efficience énergétique,
 Diminuer la consommation d'électricité des auxiliaires,
 Tenir compte de l’extension et donc de nouveaux besoins en froid du bâtiment Chatiliez,
tout en dégageant une marge de surpuissance d’environ 15% pour les extensions à venir.
 Faciliter l’exploitation et permettre un suivi des consommations d’énergie,
 Avoir une possibilité de secours en froid (production d'énergie et dissipation de la
chaleur),
 Avoir le plus possible recours aux EnR de façon à obtenir un gain sur les coûts
d'exploitation et une indépendance vis à vis des fluctuations des coûts d'énergie fossile,
 Supprimer le R22 - CFC : chlorofluorocarbones (respect de la réglementation),
 Supprimer les actuels risques de légionellose (présence de tours ouvertes de
refroidissement),
 Assurer la continuité de la production de froid en cas de panne (proposer un schéma de
décision),
 Bien connaître ses consommations en comptant l'énergie propre à la production de froid
et à ses auxiliaires,
 Calculer et afficher les indicateurs de performances de façon à vérifier que les économies
escomptées soient atteintes et qu’il n’y ait pas de dérive dans le temps,
 Faire en sorte que les services et plus particulièrement les blocs opératoires actuels et
futurs soient toujours opérationnels lors des travaux,
 Faire en sorte que le gain d’énergie apporté par les nouvelles installations puisse
compenser une partie de la consommation qui viendra de l’extension et donc des
nouveaux besoins en froid du bâtiment Chatiliez.

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3 CONCEPTION ET MAITRISE D’ŒUVRE
3.1 DEPOSE DES INSTALLATIONS EN PLACE
La demande initiale du Centre Hospitalier était de remplacer les installations existantes de
production de « froid climatisation » et de « froid alimentaire » jugées trop vétustes (1984 : 29
ans) et qui, de plus, fonctionnent encore au R22 (HCFC).
Les 2 anciens groupes de production d’eau glacée pour
le « froid climatisation »
Groupe TRANE de 255 kWf fonctionnant à 6°C de
température d’eau glacée avec un refroidissement en
eau à 50/40°C

Local technique de production de froid en rez-de chaussée


Local technique avec tours de refroidissement situées en
toiture terrasse à proximité de la chaufferie.

Tours de refroidissement ouvertes CHAPPEE type 18 E d’une


puissance unitaire de 520 kW au régime d’eau 50/40°C
Une seule tour de refroidissement pour 2 groupes de froid est
nécessaire.
La seconde tour est hors d’état de fonctionner ce qui mettrait le
Centre Hospitalier en difficulté en cas de panne de celle en service…

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Une partie du froid alimentaire avec 4 compresseurs COPELAND DLSG 401 DWN et un condenseur à air
multi-circuits FRIGA BOHN CAP 285 fonctionnant au R22 (HCFC)

3.2 CONCEPTION DU FROID CLIMATISATION


3.2.1 Futurs besoins en froid
Dans l'extension aile C du bâtiment Chatiliez (contiguë à la réanimation actuelle), se situera :
 La réanimation (1450m²)
 La surveillance continue de la réanimation (1200m²)
 La chirurgie ambulatoire (545m²)
 Le secteur naissance (1200m²)
 L'extension du bloc opératoire (400m²)
 La néonatalogie (450m²)
 Les salles de monitoring et d'échographie (150m²)

Les besoins frigorifiques de l'extension aile C du bâtiment Chatiliez


Puissance kWf Puissance kWf
Services Surface m2
à 13°C à 10°C
Réanimation 1450 126
Surveillance continue
1200 100
réanimation
Chirurgie ambulatoire 545 45
Secteur naissance 1200 100
Blocs opératoires 400 120
Néonatalogie 450 37
Salles monitoring et échographie 150 12
Total 5495 m2 375 kWf 165 kWf
Les besoins frigorifiques sur les 2 sites de production de froid

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LT existant LT aile C
BESOINS
Puissance kWf Puissance kWf
FRIGORIFIQUES
EG 13° C EG 10°C
BO existants 120 260
Ventilo-convecteurs 87
IRM 70
Laboratoires 87
BO nouveaux 375 165
Stérilisation 60
Laboratoires 170
Total 799 kWf 595 kWf
La production de froid à 13°C dans le local technique froid existant aura donc une puissance
globale de : 120 + 87 + 70 + 87 + 375 + 60 = 799 kWf.
La production de froid à 10°C installée au niveau de l’extension de l’aile C aura une
puissance globale de 260 + 165 + 170 = 595 kWf.

3.2.2 Première analyse avant le choix des solutions


Connaissance des installations :
Un audit énergétique a été réalisé en 2012, il prenait juste en compte l’extension de « l’aile
C » du bâtiment principal « l’hôpital Chatiliez ». Cet audit a porté sur la suppression de la
vétusté, le remplacement du R22 et sur une diminution de la consommation énergétique.
A la suite de cet audit et compte-tenu de l’échéance fin 2013 d’engager les travaux de
remplacement du CFC, un marché de conception et de maîtrise d’œuvre a été attribué au
bureau d’études GARNIER sur des critères tels que l’expérience en production de froid, des
EnR et de la connaissance du secteur hospitalier.
Augmentation des besoins frigorifiques :
En cours d’APS, le Centre Hospitalier qui continuait d’interroger ses services a informé le
bureau d’études de nouvelles demandes en froid conduisant à une puissance beaucoup plus
importante. L’APS en cours a été modifié rapidement pour tenir compte de cette nouvelle
demande.
Lors de la remise de l’analyse le MO nous a informé qu’il souhaitait que les économies
d’énergie et donc le coût d’énergie puisse compenser au mieux cette extension des besoins en
froid.
Le bon choix de la température future d’eau glacée et de refroidissement :
Lors de nos relevés nous avions détecté qu’une partie de l’eau glacée était inutilement
produite à 6°C et que la sélection de la température d’eau de refroidissement des groupes
avait été particulièrement élevée 50°C, or :
 Un gain de 1°C sur la température d’évaporation permet un gain électrique de 3% sur la
consommation du compresseur.
 Un gain de 1°C sur la température de condensation permet également un gain électrique
de 3% sur la consommation du compresseur.

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Les différentes transformations subies par
le fluide frigorigène entre la sortie du
compresseur état (3) et l'amont du
Pression (bar)

détendeur état (5) :


(3) vapeur sèche surchauffée, (point A) vapeur
sèche saturée,
(4) liquide saturé,
Enthalpies (KJ/kg) (3) --> (4) condensation du gaz,
(5) liquide sous-refroidi.

La présence de free-cooling :
Les blocs opératoires sont composés de plusieurs salles d’opération ayant chacun leur
centrale de traitement d’air. A l’époque où les blocs ont été construits, quand il n’existait
qu’une seule centrale de traitement d’air par bloc et non par salle, le renouvellement d’air
était de 12 vol/h alors qu’il n’était exigé que de 6 vol/h pour une centrale de traitement d’air
par salle.
La conséquence est qu’en hiver, on a un free-cooling qui permet d’évacuer la chaleur des
apports en début et fin de demi-saison. Par contre ce renouvellement d’air continu à 12 vol/h
en été et en hiver induit réciproquement des consommations d’énergie importantes en froid
et en chaud.

L’analyse - Les fondamentaux – Les choix :


Ces nouveaux éléments ajoutés au résultat de l’audit énergétique ont changé profondément
notre analyse. Voici de façon résumée les principaux points qui nous ont guidé dans nos
choix :
 Nous avons détecté deux catégories de température d’eau glacée avec des besoins
localisés à deux endroits différents.
 Remplacer la nouvelle production de froid en lieu et place de celle existante était
impossible, le local technique était trop petit.
 Il nous fallait continuer de produire le froid en site occupé, et ce n’est pas rien. Il s’agit
d’un Centre Hospitalier avec de nombreux services qui doivent rester opérationnels 24h
sur 24.
 La restructuration et le passage futur d’un renouvellement de 12 à 6 vol/h dans les salles
d’opérations existantes et futures doivent être si possible compensés par un système de
rafraîchissement gratuit. De plus la puissance frigorifique à court terme doit rester la
même pour continuer d’alimenter les salles d’opérations existantes.
 L’augmentation de puissance frigorifique était d’un facteur de 2,3 et trouver des
économies d’énergie permettant d’effacer une majeure partie de l’augmentation de
consommation relevait d’un pari fou.

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3.2.3 Implantation des équipements
Ces 2 sites de production de froid ne seront pas nécessairement réalisés en même temps,
notre solution est donc un avantage car elle peut permettre un phasage des travaux et avec, à
court terme, un secours entre les 2 sites de production de froid.
Quand les nouveaux blocs opératoires dans « l'aile C » ou encore quand la rénovation des
blocs opératoires existants sera réalisée, ces 2 productions de froid pourront tour à tour et
suivant le phasage des travaux, continuer de desservir les centrales de traitement d’air, en
particulier celles des blocs opératoires.

Situation des futurs LT de production de froid ainsi que des blocs opératoires

3.2.4 Choix de solution en froid climatisation


Il nous faut remplacer l’actuelle production de froid par une production centralisée plus
performante et plus secourable.
Après avoir analysé les besoins actuels et futurs, nous sommes repartis des fondamentaux et
avons conçu les installations de la manière suivante :
 Il nous faudra une puissance frigorifique capable de répondre aux besoins actuels et
futurs.
 Il nous faudra non plus, ne remplacer que l’actuelle production de froid, mais en créer
une seconde plus proche des nouveaux besoins.
 Il nous faudra non pas produire de l’eau glacée à 6°C comme par le passé mais à deux
températures différentes et adaptées aux besoins à produire : 13°C pour le
rafraichissement et 10°C pour la climatisation (et sa déshumidification).
 Il nous faudra spécialiser ces 2 sites de production de froid de façon à gagner en
performance et en pertes sur les réseaux : l’un produira l’eau glacée à 13°C et l’autre à
10°C.

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 Chaque production de froid devra utiliser le free-chilling (EnR) au maximum pour
couvrir une majeure partie des besoins de froid et compenser une partie du free-cooling
qui disparaitra à court terme. Ce qui induit que le remplacement et la mise en place des
nouveaux émetteurs doit avoir des surfaces d’échange prévues en conséquence.
 On devra sélectionner les groupes de production d’eau glacée de façon à en tirer un
maximum de performance. Cela passera par le choix d’une eau de refroidissement à basse
température de 35/30°C et des compresseurs à double vis modulant leur puissance de 25 à
100%, etc.
 On devra utiliser la chaleur de réjection des groupes pour préchauffer l’eau chaude
sanitaire (quand on n’est pas en période de free-chilling),
 On devra utiliser des auxiliaires à basse consommation d’énergie, les pompes en
particulier qui seront de classe IE3 et à débit variable de façon à répondre à la directive
ErP de 2015.
 On devra se servir du superviseur de la GTC pour réaliser un bilan frigorifique à partir
des comptages d’énergie de façon à optimiser l’efficience énergétique GTC et sortir des
indicateurs de performance.
Les avantages de ces choix :
 Ils permettront de tenir compte des nouveaux besoins en froid avec une marge d’environ
15% souhaité par le MO,
 Ils permettront d'avoir 2 productions de froid à 2 endroits différents répondant à des
températures différentes d’eau glacée :
o Si ti ≥ 24°C : eau glacée à 13°C au lieu de 6/11°C. C’est le cas du rafraîchissement des
chambres et des salles de réveil.
o Si ti < 24°C : eau glacée à 10°C au lieu de 6/11°C. C’est le cas de la climatisation des
bocs opératoire et des laboratoires.
Cette distinction des températures d’eau glacée permettra d’apporter un gain d’énergie
respectivement de 21% et 12% dans notre cas en tenant compte qu’elle est produite
actuellement à 6°C et qu’il existe ensuite des vannes installées en mélange sur certains
circuits.

3.2.5 Conception particulière pour la production de froid à 13°C


On l’a déjà dit, chaque production d’eau glacée sera spécialisée dans la température d’eau
glacée à produire, mais néanmoins elles comportent quelques petites différences :
 La production d’eau glacée à 13°C est proche de la chaufferie et de sa production d’eau
chaude sanitaire. La réjection de sa chaleur est énorme mais celle-ci ne fonctionne que
lorsque le free-chilling ne fonctionne pas.
 La production de froid alimentaire est également proche de la chaufferie et de sa
production d’eau chaude sanitaire. La réjection de sa chaleur est plus faible mais celle-ci
ne fonctionne que lorsque le free-chilling ne fonctionne pas.
Ces deux réjections de chaleur seront utilisées pour préchauffer l’eau chaude sanitaire ce qui
diminuera de beaucoup le poste important que représente la consommation d’énergie pour
produire celle-ci.

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3.2.6 Schéma de principe des deux sites réunis de production de froid climatisation
On aura donc pour chaque site de production de froid le schéma de principe suivant :

Production d’eau glacée à 13°C pour le rafraîchissement – LT en lieu et place de celui existant (en bleu
à gauche sur la photo précédente)

Aéroréfrigérants adiabatiques

605 kWc à 13/18°C 605 kWc à 13/18°C


Mur antibruit
Rejet thermique
TOR TOR Vanne de commutation (secours)

ts 32°C - HR 40% Eau refroidissement : Nota :


th 21,5°C • Demi saison et été 13/18°C Il manque la représentation des systèmes
si Th 10°C de sécurité, d’expansion, de remplissage
• Hiver 10/15°C si Th 7°C en eau traitée, les purges et vidanges

Q : 50/100% EnR et Transfert thermique


18°C 13°C
Free-Chilling-Eau refroidissement 13/18°C

Q : 50/100% Bouteille casse-pression réjection de chaleur

QS ≥ QP Chaleur de réjection 35/30°C

Boucle eau chaude récupération désurchauffeur froid alimentaire 45/40°C

Q : 50/100% Energie fossile

Ballon tampon
thermique
Boucle eau glacée 13/18°C

Sanitaire
Boucle eau chaude sanitaire 60/55°C
Eau de ville suivant saison entre 6 et 16°C

Chaleur de réjection 35/30°C Circuit Confort


EG 7/12°C 13/18°C

420 kWf à 13°C 420 kWf à 13°C


Groupes d’eau glacée 605 kWc à 35°C 605 kWc à 35°C Echangeurs Echangeurs circuit
semi-hermétiques à vis 85 kWe 85 kWe préchauffage ECS Confort

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Production d’eau glacée à 10°C pour la climatisation – LT en sous-sol de « l’aile C » du bâtiment Chatiliez (en
bleu à droite sur la photo précédente)

Aéroréfrigérants adiabatiques
330 kWc à 13/18°C 330 kWc à 13/18°C
Mur antibruit
Rejet thermique
TOR TOR Vanne de commutation (secours)

ts 32°C - HR 40% Eau refroidissement : Nota :


th 21,5°C • Demi saison et été 13/18°C Il manque la représentation des systèmes
si Th 10°C de sécurité, d’expansion, de remplissage
• Hiver 10/15°C si Th 7°C en eau traitée, les purges et vidanges

Q : 50/100% EnR et Transfert thermique


18°C 13°C
Free-Chilling-Eau refroidissement 13/18°C

Q : 50/100% Bouteille casse-pression réjection de chaleur


QS ≥ QP Chaleur de réjection 35/30°C

Boucle eau chaude récupération désurchauffeur froid alimentaire 45/40°C

Q : 50/100% Energie fossile

Ballon tampon
Q : 50/100%
thermique
Boucle eau glacée 10/15°C

Sanitaire
Boucle eau chaude sanitaire 60/55°C
Eau de ville suivant saison entre 6 et 16°C

Chaleur de réjection 35/30°C Circuit Blocs Opératoires


EG 7/12°C 10/15°C

Capotage acoustique

275 kWf à 10°C 275 kWf à 10°C


Groupes d’eau glacée 330 kWc à 35°C 330 kWc à 35°C Echangeurs circuit
semi-hermétiques à vis 55 kWe 55 kWe Blocs Opératoires

3.2.7 Choix de la température d’eau glacée pour les blocs opératoires


Les blocs opératoires exigent une température intérieure relativement basse de 21°C ± 1°C
(réglable de 19 à 26°C). Le contrôle de l’humidité relative n’est pas nécessaire sauf
prescriptions particulières. On prévoira donc une déshumidification en été et demi-saison
pour donner plus de confort aux chirurgiens, mais pas d’humidification en hiver où l’air est
pourtant sec.
Cela exigera le recours à des centrales de traitement d’air comportant des batteries froides de
grande surface d’échange et dont la température d’eau glacée qui circulera à l’intérieur sera
suffisamment basse pour qu’à la fois on puisse refroidir l’air (chaleur sensible) et le
déshumidifier (chaleur latente).
Pour obtenir une bonne efficacité thermique, l’eau glacée
circulera dans les batteries à contre-courant par rapport à
l’air. L'air se refroidit : la température sèche diminue. La
vapeur contenue dans l'air humide, se refroidit et se
condense sur la surface de la batterie froide dont la
température de surface est inférieure à la température de
rosée de l'air. L'humidité absolue « r » diminue à la sortie,
car l'eau est "piégée" sur la batterie et est évacuée sous
forme de condensat.

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La chaleur correspondant à la condensation de la vapeur d'eau est dite latente. L’ « ADP »
(Apparatus Dew Point) représente la température moyenne de la batterie qui lui permettra
de condenser. Exemple avec un ADP de 10°C on choisira de produire de l’eau glacée à
7/12°C.
Comme la déshumidification ne sera utilisée qu’en été, nous produirons l’eau glacée 10°C
durant cette période. En hiver ainsi qu’en demi-saison, la température de l’eau glacée sera
produite à 13°C. Cette « loi glissante » permettra de gagner environ 5 à 6% sur l’année, et de
recourir plus amplement au free-chilling.

3.2.8 Intérêt du couplage des productions de froid à 13°C et à 10°C


La production d’eau glacée à 13°C en lieu et place de celle actuelle et la nouvelle à 10°C en
sous-sol de l’extension de l’aile C du bâtiment Chatiliez seront connectables. De cette façon
on pourra réaliser un secours ainsi qu’une optimisation des performances des groupes en
fonction de la charge en froid.
En effet, un groupe semi-hermétique à double vis a un meilleur rendement à charge partielle
car le volume de gaz compressé et de liquide du fluide réfrigérant diminue mais les surfaces
d’échange du condenseur et de l’évaporateur restent fixes. Pour obtenir une bonne efficience
énergétique en froid, il sera préférable de faire fonctionner 4 compresseurs à vis à 50% que
d’en faire fonctionner 2 à 100%, le gain d’énergie est de 35%, d’où l’intérêt de réunir les deux
sites de production afin de réaliser un tronc commun des groupes de froid.
De façon à optimiser cette efficience énergétique en froid, le superviseur de la GTC réalisera
un bilan thermique et c’est lui qui gérera le nombre et la taille du groupe le plus adapté à
répondre à la charge en froid.
Cette connexion entre les deux productions sera réalisée en phase 2.
Elle se fera de façon automatique et sera réalisée par l’exploitant depuis le poste de
supervision. L’ordre donné viendra ouvrir des vannes motorisées placées entre les 2 boucles
d’eau glacée 13 et 10°C.

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Product ion de froid à 13°C (à t er m e) dans LT exist ant Product ion de froid à 10°C (à t er m e) dans nouveau LT

Aéroréfrigérants adiabatiques Aéroréfrigérants adiabatiques

605 kWc à 13/18°C 605 kWc à 13/18°C 330 kWc à 13/18°C 330 kWc à 13/18°C
Mur antibruit Mur antibruit
Rejet thermique Rejet thermique
TOR TOR Vanne de commutation (secours) TOR TOR Vanne de commutation (secours)

ts 32°C - HR 40% Eau refroidissement : ts 32°C - HR 40% Eau refroidissement : Nota :


th 21,5°C • Demi saison et été 13/18°C th 21,5°C • Demi saison et été 13/18°C Il manque la représentation des systèmes
si Th 10°C si Th 10°C de sécurité, d’expansion, de remplissage
• Hiver 10/15°C si Th 7°C • Hiver 10/15°C si Th 7°C en eau traitée, les purges et vidanges

Q : 50/100% EnR et Transfert thermique Q : 50/100%


18°C 13°C 18°C 13°C
Free-Chilling-Eau refroidissement 13/18°C Free-Chilling-Eau refroidissement 13/18°C

Q : 50/100% Bouteille casse-pression réjection de chaleur Bouteille casse-pression réjection de chaleur Q : 50/100%
QS ≥ QP Chaleur de réjection 35/30°C QS ≥ QP Chaleur de réjection 35/30°C

Boucle eau chaude récupération désurchauffeur froid alimentaire 45/40°C Boucle eau chaude récupération désurchauffeur froid alimentaire 45/40°C

Q : 50/100% Q : 50/100%
Secours Froid

Ballon tampon Energie fossile Ballon tampon


thermique thermique
Boucle eau glacée 13/18°C Boucle eau glacée 10/15°C

Sanitaire
Couplage des productions de froid à 13°C et à 10°C

Boucle eau chaude sanitaire 60/55°C Boucle eau chaude sanitaire 60/55°C
Eau de ville suivant saison entre 6 et 16°C Eau de ville suivant saison entre 6 et 16°C

Chaleur de réjection 35/30°C Circuit Confort Circuit Blocs Opératoires


EG 7/12°C 13/18°C EG 7/12°C 10/15°C

Pincement de 1 à 2K Pincement de 1 à 2K
entre Tr secondaire et entre Tr secondaire et
Tr primaire Tr primaire
Capotage acoustique

420 kWf à 13°C 420 kWf à 13°C 275 kWf à 10°C 275 kWf à 10°C
Groupes d’eau glacée 605 kWc à 35°C 605 kWc à 35°C Echangeurs Echangeurs circuit Groupes d’eau glacée 330 kWc à 35°C 330 kWc à 35°C Echangeurs circuit
semi-hermétiques à vis 85 kWe 85 kWe préchauffage ECS Confort semi-hermétiques à vis 55 kWe 55 kWe Blocs Opératoires

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Avantages de cette solution :
 Les travaux prévus permettront une suppression du R22 (CFC) par son remplacement en
R134a (HFC : tétrafluoréthane).
 Le choix de cette solution permettra un secours ainsi qu’une possibilité d’utilisation d’une
production de froid sur deux, grâce à une mise en communication des 2 boucles primaires
d’eau glacée. Pour simplifier l’exploitation, des vannes motorisées permettront de mettre
ces 2 productions en communication à l’aide d’une commande à distance (GTC).
 Ce choix permettra de n’avoir en tout que : 2 x 2 groupes de 1 compresseur = 4
compresseurs au lieu de : 2 x 2 groupes de 2 compresseurs = 8 compresseurs. Chaque
compresseur est capable de moduler sa puissance de 25 à 100%.
Le coût des travaux sera d’autant plus intéressant.
 Le choix de cette solution permettra un fonctionnement prioritaire en free-chilling qui
apporte un gain d’énergie d’environ 50% sur la production de froid à 13°C et d’environ
23% sur celle à 10°C à plus basse en température mais qui fonctionne plus souvent (blocs
opératoires).
La gestion technique des compresseurs à vis sera d’autant plus intéressante.

Performance des aéroréfrigérants adiabatiques


Aéroréfrigérant sec
 La température de l'air extérieur permet de refroidir l’eau avec un ∆t d’environ 5K avec
l’eau à refroidir.

Le gain énergétique par rapport à une tour ouverte sera


d’environ de 20% cette différence viendra de la
température de condensation choisie en général plus
basse (environ 5K) et de la très grande surface d’échange
par rapport à une tour.

Aéroréfrigérant adiabatique (humide)


 La température de l'air extérieur permettra de refroidir l’eau avec un ∆t d’environ 2,2K
entre le "bulbe humide" de cet air et
l’eau à refroidir.
Le gain énergétique par rapport à
un aéroréfrigérant sec sera donc
d’environ de 6%.
Ce refroidissement supplémentaire
sera obtenu grâce à l'évaporation
partielle de l'eau en entrée de la
batterie de l’aéroréfrigérant.

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Scénario de fonctionnement de la production de froid
Conditions de Ts≤ 8°C Th ≤ 10°C Th ≤ 10°C Ts >10°C Ts >10°C
fonctionnement avec besoin de 50% avec besoin de 50% en avec besoin de 100%
en froid froid en froid
Free-chilling Free-chilling Free-chilling Free-chilling sec Free-chilling humide
sec avec 1 humide avec 1 avec 2 avec 1 aéroréfrigérant
aéroréfrigéran aéroréfrigérant aéroréfrigérants
t
Froid Thermodynamique Thermodynamique
thermodynamiqu avec 1 groupe de froid avec 2 groupes de
e associé à 1 froid associés à 2
aéroréfrigérant pour aéroréfrigérants secs
dissiper la chaleur de ou humides pour
réjection dissiper la chaleur
de réjection

Nota :
 En hiver on n’aura pas besoin de déshumidifier et la température de l’eau glacée pourra être de
13°C sur les 2 sites de production de froid. Cela favorisera encore plus le fonctionnement au free-
chilling.
 La nuit du fait d’un écart diurne pouvant aller jusqu’à 10°C, le fonctionnement du free-chilling
sera utilisé majoritairement.
 Dans ce tableau, on a considéré que l’on pouvait produire grâce au free-chilling, de l’eau glacée à
13°C avec de l’air sec à 8°C (aéroréfrigérant travaillant en sec) ou de l’air humide à 10°C
(aéroréfrigérant travaillant en humide (adiabatique)).

Performance des émetteurs


Lors du remplacement futur des émetteurs, il faudra sélectionner leur surface d’échange de
façon à favoriser le free-chilling tout en ne créant pas de perte de charges supplémentaires
qui créeraient une surconsommation électrique des ventilateurs.
Pour mettre en exergue le free-chilling sans tomber dans ce piège, il vaudra mieux installer
un minimum de batteries sur l’air et disposer des échangeurs sur l’eau de refroidissement et
glacée.

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Montage permettant une optimisation en free-chilling au niveau des émetteurs

Règles de base pour recourir majoritairement au free-chilling


 Avoir des aéroréfrigérants avec de grandes surfaces d’échange et toujours propres,
 Avoir des émetteurs avec de grandes surfaces d’échange et toujours propres,
 Pour ne pas risquer de détruire les générateurs de chaud et de froid, il faudra laisser
séparés les circuits chaud et froid,
 Pour ne pas risquer de mélanger l’eau glacée produite en EnR ou en énergie fossile
thermique, il faudra les séparer au moyen d’un échangeur de disconnexion,
 Pour substituer au maximum l’énergie fossile par des EnR, on installera en série les
échangeurs ou les circuits d’eau suivant leur gradient de température : EnR puis fossile.
Le choix de cette solution permettra, de par les performances des nouveaux groupes de
production d’eau glacée (EER), de la modulation de puissance des groupes, d’un choix de
température d’eau glacée plus adapté, de l’utilisation de leur chaleur de réjection pour
préchauffer l’ECS, un gain d'énergie électrique d'environ 40% par rapport à une installation
identique à celle existante (et bien entendu à puissance égale).

Performance des groupes de froid


Une température d'eau glacée adaptée aux besoins, une meilleure performance des matériels
de production de froid par des groupes semi-hermétiques à double vis et surtout un recours
important au free-chilling indépendamment de la rejection de chaleur, une simultanéité du
free-chilling et de la réjection de chaleur qui permet d’utiliser 10% du potentiel de ces deux
systèmes.
Des moteurs à classe d’efficacité IE4 ce qui permet un gain d'énergie électrique sur les
moteurs et donc un gain sur l’électricité d'environ 35% par rapport à une installation
identique à celle d'aujourd'hui et à puissance égale.

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Des pompes adaptées aux besoins (débit variable).
De plus, toute la chaleur de réjection venant des productions de froid permettra le
préchauffage de la production d'eau chaude sanitaire située non loin :
 La production de froid confort d'une plus grande puissance permettra le préchauffage
d'ECS à 30°C.
 La production de froid alimentaire avec une température de condensation plus élevée et
un fonctionnement toute l’année permettra le préchauffage d'ECS à 38°C.
Ce choix permet de couvrir plus des 23% des consommations en énergie renouvelable (EnR)
demandées en 2020 (engagement de la France - En application de l'article 4 de la directive
2009/28/CE de l'Union européenne).
 Le choix de cette solution permettra qu’en cas de panne grave de l'une des 2 productions
de froid, l’une sera capable de venir au secours de l'autre. Il faudra toutefois établir des
priorités du côté des besoins et délester les autres.
 Le choix de cette solution permettra un phasage en site occupé où un nombre minimum
de salles d’opération doivent rester opérationnelles.
 Le choix de cette solution permettra tout en faisant passer la puissance frigorifique de 640
kWf à 1394 kWf, soit 2,3 fois supérieure par rapport à celle en place, d’avoir une
consommation d’énergie électrique et donc un coût d’énergie qui n’augmentera que de
+17% par rapport à l’installation existante aujourd’hui.
 Les travaux prévus permettront de supprimer les risques de légionellose. Les tours
supprimées seront remplacées par des aéroréfrigérants adiabatiques avec une attestation
de non risque remis par l’exploitant via le constructeur.
 Ce choix de solution tient compte des risques de nuisance acoustique.
Les aéroréfrigérants adiabatiques permettent de réduire la puissance de la production de
froid (gain de 25 à 30% par rapport aux condenseurs à air). Ils permettent également de
réduire considérablement la consommation d’énergie et d’eau. En contrepartie, ils sont
légèrement plus bruyants que les anciennes tours de refroidissement. Ce bruit est surtout
dû au nombre de ventilateurs permettant de faire passer de l’air humide au travers d’un
média synthétique puis d’une batterie.
Pour la production de froid à 13°C, nous proposons de faire installer les aéroréfrigérants
adiabatiques au sol derrière le bâtiment des locaux techniques. Les riverains les plus
proches sont à 75 m et ils sont masqués par des arbres à 25 m de distance de la source de
bruit. Un mur anti-bruit sera construit, il sera constitué d’écrans acoustiques
correspondant aux côtés de la plateforme qui recevra les aéroréfrigérants.

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Exemple de mur anti-bruit
Ces écrans acoustiques seront
constitués de vantelles avec
absorbant acoustique qui
permettront à l’air frais de
parvenir aux deux
aéroréfrigérants.
Pour avoir une meilleure
esthétique au sein du centre
hospitalier, ce mur pourra être
végétal sous conditions que le
passage à l’air soit bien assuré et
perdure.

Hauteur du mur antibruit


La hauteur de ce mur antibruit sera en fonction
de la position en altitude des personnes à
protéger par rapport à la source
(aéroréfrigérants).
On pourra le transformer en mur végétal si le
maître d’ouvrage le souhaite. Comme quoi le
technique et l’urbanisme peuvent faire bon
ménage …

A priori en sélectionnant des aéroréfrigérants avec des moteurs de ventilateur à 39 Hz


plutôt que 50 Hz comme c’est le cas habituellement, on gagnera 6 dB(A) et cela devrait
suffire.

Page 21 sur 39
Pour la production de froid à 10°C située en sous-sol
de l’extension de l’aile C du bâtiment Chatiliez, nous
proposons de faire installer un capotage d’isolation
acoustique et d’absorption complet des groupes de
froid pour les bruits aériens.
Pour la réduction des bruits solidiens, c'est-à-dire
transmis par vibrations en contact, les compresseurs
sont fixés aux châssis par des plots antivibratils et
raccordés aux circuits frigorifiques par des flexibles.
Les groupes seront placés sur des socles flottants au moyen d’un matériau antivibratil.
Dans l’extension de l’aile C il est prévu de tenir compte du bruit aérien des futurs
aéroréfrigérants qui seront installés en toiture-terrasse.

3.3 CONCEPTION DU FROID ALIMENTAIRE


3.3.1 Choix de solution en froid positif
Dimensionnement classique du compresseur :
La puissance de la machine frigorifique a été dimensionnée pour répondre aux conditions de
fonctionnement extrême (période de canicule), sans compter les surdimensionnements liés
aux incertitudes d'utilisation des meubles et des chambres frigorifiques.
Généralités :
La première économie consiste à évaluer au plus près la puissance frigorifique nécessaire, car
la machine frigorifique s'adapte mal aux bas régimes.
Chaque palier de diminution de 25 % de la puissance frigorifique du groupe ne réduit la
puissance électrique absorbée que de 10 % en moyenne !
Le dimensionnement courant du compresseur pour une installation de froid alimentaire est
naturellement conditionné par :
 La puissance frigorifique à fournir,
 Le type de fluide réfrigérant,
 La température nécessaire à l'application au niveau de l'évaporateur (froid positif ou
négatif, type de denrées à conserver, ...) et ce, dans des conditions optimales,
 La température extrême qui peut régner au niveau du condenseur (température de l'air
ou de l'eau selon le type de condenseur).
Une température de condensation qui revient régulièrement dans le dimensionnement
classique est de l'ordre de 40°C ; ce qui correspond, compte tenu d'un "pincement"
(caractérise le dimensionnement du condenseur) de l'ordre de 8K, à une température
d'entrée d'air de 32°C. Cette température d'air d'entrée correspond à une température
"caniculaire".
Ce qui est difficile dans le froid alimentaire, par rapport à la climatisation où on pourrait
tolérer un certain inconfort momentané, c'est que les règlementations et normes en matière

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de respect de la chaîne de froid sont très contraignantes (il y va de la santé des
consommateurs) et imposent aux exploitants de prendre les précautions qui s'imposent afin
de respecter les températures de conservation.
Pour se prémunir de toutes dérives, le dimensionnement des compresseurs sera réalisé avec
une valeur de 40°C de température de condensation même si on observe des températures
d'air de l'ordre de 32°C quelques heures sur les 8 760 heures qui composent une année …

3.3.2 Choix de solution en froid négatif


Lorsque le taux de compression est trop élevé, on travaille plutôt avec deux étages.

De par les limites mécaniques des compresseurs à pistons, le taux de compression HP/BP ne
peut pas dépasser en pratique la valeur de 8. En froid négatif, le taux de compression HP/BP
nécessaire pour assurer au niveau de l'évaporateur des températures de l'ordre de -35°C
implique un taux de compression de l'ordre de 15.

Ces applications demandent donc de découper la phase de compression en deux étages. Afin
de réduire au maximum la taille (ou la cylindrée) des compresseurs, la pression
intermédiaire entre les deux étages de compression doit être choisie de manière précise.

Cascade de plusieurs compresseurs :


Quand la puissance frigorifique devient importante comme notre cuisine hospitalière, le
choix d'une centrale de compresseurs s'impose pour les raisons suivantes :

 Fiabilité et sécurité d'alimentation en fluide frigorigène (ne pas "casser" la chaîne du
froid) puisque les machines sont indépendantes;
 Modulation de la puissance frigorifique par enclenchement ou déclenchement successif
des différents compresseurs de la centrale.

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La variation progressive de la puissance est
énergétiquement favorable puisqu'aucune machine
n'est dégradée dans son fonctionnement.
Bien sûr, le coût d'investissement sera plus élevé
que si l'on utilisait une seule grosse machine, mais
imaginerait-on d'en installer une seule sans prévoir
une cascade pour reprendre les faibles besoins de
demi-saison ?
Un découpage de la puissance en étages s’impose,
surtout du fait des variations de charge
importantes.

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3.4 MAITRISE D’ŒUVRE
Les études d’avant-projet sont terminées et le résultat est favorable à la réalisation des
travaux décrits ci-avant.
Les études de projet sont en cours et des appels d’offres doivent avoir lieu fin 2013 et début
2014.
La réalisation reste à faire. Elle est imminente du fait des échéances de la réglementation
concernant la suppression du R22, de la vétusté générale des installations et particulièrement
du froid alimentaire et de l’extension de l’aile C du bâtiment Chatiliez qui a un besoin en
froid climatisation important. Il reste au Centre Hospitalier de déterminer un calendrier
correspondant à la fois à ses échéances et à ses budgets.

Page 25 sur 39
4 RECUPERATION DE LA CHALEUR DE
REJECTION

4.1 PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT


4.1.1 Récupération de la chaleur de réjection du froid climatisation
On réalisera un préchauffage d’ECS grâce à la chaleur de réjection des groupes de
production d’eau glacée servant à la climatisation.
La production de froid climatisation ne fonctionne qu’une partie de l’année à cause de la
mise en place du système de free-chilling. La température de condensation est moins élevée
mais comme le gisement est important, il sera mis malgré tout en place une récupération de
la chaleur de réjection des groupes de production d’eau glacée.
Comme son gradient de température est plus faible que celui du froid alimentaire, on le
placera avant dans le montage en série de la production d’ECS.

4.1.2 Récupération de la chaleur de réjection du froid alimentaire


On réalisera un préchauffage d’ECS grâce à la chaleur de réjection des groupes de froid
alimentaire.
La production de froid alimentaire fonctionne toute l’année et la température de
condensation est fort élevée. C’est une source de chaleur non négligeable surtout avec un
bon gradient de température. On réalisera donc une récupération de sa chaleur de réjection
au moyen d’un condenseur à eau placé avant le condenseur à air des groupes.

4.2 SCHEMA DE
EF Bouclage ECS ECS PRINCIPE GENERAL

Nota : La modification côté


du stockage d’ECS devra être
réalisée par l’exploitant au
titre de son P3 (contrat revu
récemment par le bureau
Bipasse
d’études ECIC).
doc : bet GARNIER

Préchauffage BT : Préchauffage TBT : Réchauffage HT :


• Solaire HT • Solaire BT • Géothermie HT
• Géothermie BT • Pompe à chaleur • Réseau de chaleur biomasse
• Récupération de • Récupération de chaleur • Réseau de chaleur cogénération
chaleur • Chaleur de réjection groupe froid • Chaufferie classique
• Désurchauffeur BT • Etc. • Etc.
• Etc.

Etapes Température des fluides

°C
80 65 50 40 35 29

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5 CONSOMMATION ET GAIN D’ENERGIE
Il n’existe pas actuellement de compteurs de chaleur ou de froid, juste des compteurs d’eau,
d’électricité générale et de gaz naturel général et par chaudière. Il est donc difficile d’estimer
la consommation avant et après travaux ainsi que le gain en Euros.
On ne présente donc que le gain d’énergie en %.

5.1 GAIN SUR LE FROID RAFRAICHISSEMENT ET CLIMATISATION


La rentabilité du free-chilling sera d'autant plus élevée que les besoins de refroidissement
seront importants en hiver et que l'installation s'y prêtera (surface des aéroréfrigérants et des
émetteurs).
A Lille, avec un free-chilling sec, on gagnerait environ 20% d’énergie électrique destinée au
froid pour un fonctionnement de jour (blocs opératoires) et 37% pour les besoins continus de
rafraichissement ou de
Ts - 4°C Te - 2°C climatisation (chambres par
Free-chiling seul Free-chiling + GF Groupe froid seul exemple).
100

90

80
Puissance frigorifique %

70

60

50 Ce n’est pas le choix qui a été


40
retenu car avec des
30

20
aéroréfrigérants secs et un
10 fonctionnement alternatif
0 l’efficience énergétique peut encore
Température extérieure
être améliorée (voir la suite)…

Il faudra favoriser le refroidissement nocturne des locaux sans créer d'inconfort pour les
occupants, ce qui valorisera mieux le free-chilling puisque la température extérieure sera
plus basse la nuit.
Les constructeurs annonce au travers de leur bilan thermique un gain pouvant aller parfois
jusqu’à 60%. Il s’agit en fait d’un « potentiel de rafraîchissement » et non d’un résultat que
l’on obtient à tous les coups.
Ils oublient le rendement de distribution et d’échange final et bien souvent les calculs
présentés tiennent comptent d’un fonctionnement continu. Il faut tenir compte du nombre
d’heures de jour et de nuit dans l’année pendant lesquelles les aéroréfrigérants délivreront
une température d’eau refroidie permettant le rafraîchissement.
Tenir compte des heures de nuit dans des chambres d’hôpital c’est normal mais faire de
même pour les blocs opératoires, c’est fausser le résultat, car la nuit du fait de l’écart diurne
la température sèche et dans une moindre mesure de la température humide améliore le gain
d’énergie.

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Potentiel de gain apporté par un free-chilling sec
Taux de couverture annoncé par un
constructeur avec une installation en
free-chilling sec suivant différentes
températures d’eau glacée
Si l’on tient compte du lieu, des heures
de fonctionnement du froid, du système
de free-chilling (alternatif ou bivalent)
ainsi que des pertes thermiques, il en est
autrement.

Notre solution est de recourir à des aéroréfrigérants adiabatiques pour réaliser une partie du
froid et de les faire fonctionner au maximum du potentiel d’économie d’énergie offert par le
free-chilling.

Le gain d’énergie électrique obtenu sur la production de « froid rafraîchissement et


climatisation » sera de 2 ordres du fait des températures d’eau glacée différentes et du temps
de fonctionnement du rafraîchissement et de la climatisation :
Cette distinction des températures d’eau glacée apportera un gain d’énergie de 3% par degré
gagné, soit réciproquement 21% pour le remplacement de l’ancienne production de froid et

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entre 12% et 21% (loi d’eau glissante), soit 17% pour la nouvelle production de froid
nécessaire à l’extension.
Cette même distinction sur l’eau glacée s’applique pour la température d’eau de
refroidissement qui est aujourd’hui de 50/40°C et qui sera descendue avec les nouvelles
productions de froid à 35/30°C, ce qui apportera un gain d’énergie de 13,5%.
L’efficacité des compresseurs frigorifiques quant à elle a évolué considérablement, surtout
entre une compression à piston et celle à double vis proposée ici qui permet une meilleure
efficience énergétique.
Le gain d’énergie apporté par des choix de température et une meilleure technologie des
groupes sera d’environ :
 21% x 13,5%, soit 37,3% pour la production à 13°C.
 17% x 13,5%, soit 32,8% pour la production à 10°C.
A cela s’ajoute un gain d’énergie du fait de la part couverte en free-chilling et donc de l’arrêt
des groupes, d’environ :
 39% s’ils travaillent en sec, soit 42% avec des aéroréfrigérants adiabatiques pour la
production à 13°C qui fonctionnera nuit et jour.
 25% s’ils travaillent en sec, soit 30% avec des aéroréfrigérants adiabatiques pour la
production à 10°C qui ne fonctionnera que de jour.
Sans tenir compte du gain apporté par la modulation de puissance des compresseurs à vis
qui est difficile à apprécier, le gain d’énergie serait le suivant :

La consommation d’énergie électrique pour la production de


« froid rafraîchissement » et de « froid climatisation » sera de 17% en plus, alors même
que la production de froid va être de 2,3 fois supérieure en puissance par rapport à
celle en place.

A ce gain il aurait été possible d’ajouter celui apporté par le préchauffage de l’eau chaude
sanitaire au moyen de la chaleur de réjection des groupes, ce qui représente un gain non
négligeable. Mais comme Il n’existe pas actuellement de compteurs d’électricité spécifique, il
nous est impossible d’estimer la consommation avant et après travaux ainsi que le gain en
Euros.

5.2 GAIN SUR LE FROID ALIMENTAIRE


Le remplacement des installations de « froid alimentaire » apportera lui aussi ses propres
économies d’énergie. De plus la chaleur de réjection de chaleur de ses groupes permettra de
préchauffer l’eau chaude sanitaire et donc dégagera un gain non négligeable. Mais comme il
n’existe pas actuellement de compteurs d’électricité spécifique, là aussi il nous est impossible
d’estimer la consommation avant et après travaux ainsi que le gain en Euros.

Page 29 sur 39
6 DOCUMENTS ANNEXES

6.1 QU'EST-CE QUE LE FREE-CHILLING ?


6.1.1 Définition du free-chilling
Il n’est pas inutile de rappeler en quoi cela consiste, car beaucoup confondent encore le free-
chilling (chiller : refroidisseur en anglais) et le free-cooling (cooling : rafraichissant en
anglais).
 Le free-chilling est obtenu par un aéroréfrigérant ou une tour de refroidissement qui
refroidira l’eau à la place du groupe de production d’eau glacée dans les périodes où l’air
sec (et humide dans le cas de la tour ou d’un aéroréfrigérant adiabatique) sera
suffisamment froid.
 Le free-cooling est obtenu au moyen d’air frais introduit dans le local de façon naturelle
ou mécanique qui viendra compenser l’air chaud que l’on évacuera à l’extérieur.
Lorsque l’on a besoin de froid à des températures extérieures particulièrement froides, plutôt
que de mettre en service un groupe à compression ou une machine à absorption de
production d’eau glacée, on se servira d’un aéroréfrigérant placé à l’extérieur qui dissipera la
chaleur récupérée par les émetteurs. Plus le ∆t entre la température extérieure et intérieure
sera élevé, plus on produira ainsi de froid en EnR.
Les installations de rafraichissement ou de climatisation qui recourent habituellement à de
l‘eau glacée en hiver pour se climatiser, permettront de bien utiliser le potentiel offert par le
free-chilling.
Les installations de climatisation avec des échangeurs ou émetteurs à grande surface
d’échange se prêtent bien au free-chilling. Dans l’existant, il faudra étudier la possibilité
d'adapter les installations (émetteurs, débit d’air et débit d’eau de circuits).
Un échangeur qui reçoit une eau à 10/15°C au lieu de 13/18°C perd environ 36% de sa
puissance totale frigorifique (sensible et latente). D’où l’intérêt de surdimensionner les
échangeurs thermiques (aéroréfrigérants comme échangeurs à plaques ou encore batteries à
air). On pourra aussi augmenter le débit d’air (ventilateur à débit variable sur les
aéroréfrigérants) pour augmenter la puissance frigorifique ou encore déclasser l'appareil
(aéroréfrigérant).
6.1.2 Jouer avec la météorologie
La température de l’air varie avec l’alternance du jour et de la nuit mais aussi, dans la
journée, avec l’ensoleillement. Les bulletins
météorologiques indiquent ainsi la
température maximale et la température
minimale du jour.
Effet des radiations solaires sur la température de
l’air

La température est minimale environ 1/2 h

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après le lever du soleil. Ce décalage est dû au bilan thermique de la terre. La nuit, la terre
émet un rayonnement et se refroidit. Lorsque le soleil se lève, la terre reçoit le
rayonnement solaire mais continue à émettre. Ce n’est que 1/2 h après le lever du soleil
que le bilan est positif et que la terre commence à se réchauffer.
La température est maximale environ 2 h après la culmination du soleil (moment où le
soleil est le plus haut dans le ciel), qui correspond au passage du soleil dans le plan
méridien local.

La température extérieure est plus basse la nuit, cette période est propice au free-chilling à
cause de l’amplitude diurne et c’est justement dans cette période nocturne que des locaux à
l’aide d’émetteurs à basse température permettront d’extraire la chaleur stockée dans la
structure du bâtiment de façon à préparer les bâtiments pour le lendemain. Bien souvent,
dans cette période nocturne, les aéroréfrigérants n’auront même pas besoin de fonctionner
en adiabatique mais seulement en sec.
Le free-chilling qu’il soit réalisé par des aéroréfrigérants fonctionnant à sec ou en adiabatique
(humide), produira une bonne partie de l’année le froid nécessaire au rafraîchissement et à la
climatisation, tout dépendra de la température extérieure.

. Free-chilling sec ou free-cooling . Free-chilling humide . Froid thermodynamique


Comme on le voit sur le diagramme psychométrique ci-dessus, on recourra au free-
chilling une bonne partie de l’année grâce en partie à la situation de Tourcoing (latitude
50°43’N) qui offre un climat avec un potentiel plus important que des villes dont la latitude
seraient plus basse.

Page 31 sur 39
LILLE : Climat, températures, précipitations, ensoleillement en cours de semaine
On voit que dans la semaine du 4 mars au 11 mars 2010, les conditions météorologiques
étaient réunies pour recourir au free cooling ainsi qu’au free-chilling.

La nébulosité

Pression atmosphèrique

Vents direction et intensité

Température sèche maxi


et mini
Température humide

Humidité relative

Précipitations (pluie)

Nota : C’est ce type de prévision météorologique qui nous permettra dans le futur de bien gérer nos
climats intérieurs dans nos bâtiments passifs (BEPAS) et à énergie positive (BEPOS).

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LILLE : Climat, températures, précipitations, ensoleillement en cours d’année
Températures moyennes Températures minimum et maximum

Précipitations en mm Humidité

Ensoleillement

Pour faire de l’eau de refroidissement à 13°C (free-chilling), il faut à l’extérieur une


température sèche de 8°C ou une température humide de 10°C.
Lorsque l’on regarde la température extérieure et l’humidité en cours d’année, l'économie
d'énergie apportée par le free-chilling est évidente !

Page 33 sur 39
6.1.3 Les différents type de free-chilling
Le free-chilling « sec »
Dans cette solution on fera appel à un groupe de production d’eau glacée à condensation par
air avec une batterie de free-chilling incorporée.
Groupe de production d’eau glacée de toiture à
condensation par air avec free-chilling sec incorporé
Doc CLIMAVENETA

Un aéroréfrigérant sera raccordé sur le


circuit d’eau glacée en injection avec
l’évaporateur (la température finale sera
régulée par le groupe qui ne se mettra en
fonctionnement que si la température
souhaitée n'est pas atteinte).
Lorsque l'installation travaillera à charge
partielle, il sera préférable que la
température de l'eau "glacée" soit la plus
haute possible de façon à optimiser l'échange
de l’aéroréfrigérant avec l'air extérieur.
On recourra à un aéroréfrigérant à débit
variable pour augmenter l'écart de
température entre départ et retour.
Le free-chilling couvrira la plus grande
partie de la saison de rafraichissement.
Celui-ci devra se faire à l’aide d’émetteurs à
grande surface d’échange acceptant une
température d’eau froide inférieure
seulement de quelques degrés de celle de
l’ambiance.

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Le free-chilling « humide »
Principe de fonctionnement :
On pourra produire de l'eau froide à une température inférieure de quelques degrés de
moins que celle de l’air l’extérieur ou plus exactement celle de sa température humide. L'eau
est refroidie à l’intérieur de l’aéroréfrigérant par l'air extérieur et la machine frigorifique n’a
pas besoin d’être mise en service.
La température extérieure est plus basse la nuit (écart diurne), cette période est propice au
free-chilling à cause de l’écart diurne et c’est justement dans cette période nocturne que des
locaux à l’aide d’émetteurs à basse température permettront d’extraire la chaleur stockée
dans la structure du bâtiment de façon à préparer les bâtiments pour le lendemain. Bien
souvent, dans cette période nocturne, les aéroréfrigérants n’auront même pas besoin de
fonctionner en adiabatique mais seulement en sec.
Le free-chilling qu’il soit réalisé par des aéroréfrigérants fonctionnant à sec ou en adiabatique
(humide), produira une bonne partie de l’année le froid nécessaire au rafraîchissement et à la
climatisation, tout dépendra de la température extérieure.
L'économie d'énergie est importante et la rentabilité du projet est d'autant plus élevée que les
besoins de refroidissement sont importants et que l'installation s'y prête.
La température extérieure étant plus basse la nuit
(écart diurne), on pourra d’autant plus recourir au
refroidissement nocturne des locaux grâce au free-
chilling et aux émetteurs à basse température qui
Aéroréfrigérant adiabatique extrairont la chaleur stockée dans la structure du
bâtiment. Bien souvent, dans cette période, les
Groupe de production d’eau
glacée à condensation par eau
aéroréfrigérants n’auront même pas besoin de
fonctionner en adiabatique.

Pompes du circuit
Pompes du circuit
d’eau glacée
Free-chilling avec fonctionnement alternatif du groupe de
d’eau de
refroidissement production d’eau glacée ou de l’aéroréfrigérant - Doc. A.
GARNIER

Niveau de confort à en attendre :


Avec une surface d’émetteurs satisfaisante on est en droit d’espérer pouvoir descendre de
4°C par rapport au pic de la température extérieure qui a lieu environ 1h ½ avant, compte-
tenu de l’inertie thermique. Soit une température intérieure maintenue à 26°C le jour quand
il fait 30°C à l’extérieur, ce qui en fait un excellent moyen de rafraîchissement à basse d’EnR.
Nous aurons alors le choix entre deux solutions de « free-chilling » :
 Un free-chilling adiabatique avec un fonctionnement bivalent et un fonctionnement
continu, ce qui nous permettrait d’arriver au gain d’énergie ci-dessous :

30
Taux de couverture de 60% du free-chilling adiabatique avec une température
60 d’eau de 13/18°C et un fonctionnement en continu.
10
 Adiabatique en sec

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 Adiabatique en humide
 Groupe de froid
 Un free-chilling sec + fonctionnement alternatif, on pourra espérer arriver au gain
d’énergie ci-dessous ; ce qui n’est déjà pas si mal par rapport aux installations classiques :

La latitude et le type de climat sont des facteurs importants qui influencent le gain d’énergie.

Les différents modes de fonctionnement


Fonctionnement alternatif (le seul utilisé actuellement) :
 L’aéroréfrigérant permettant le free-chilling sera utilisé une bonne partie de l’hiver et de
la demi-saison. A partir du moment où la température extérieure ne le permettra plus, il
sera réaffecté à la dissipation de la chaleur de réjection du groupe à compression ou de la
machine à absorption de production d’eau glacée.
Froid thermodynamique ou free-chilling
Aéroréfrigérant adiabatique Aéroréfrigérant adiabatique

Circuit d’eau glacée Circuit d’eau glacée

Circuit de réjection Circuit de


de chaleur refroidissement

En marche A l’arrêt

Ballon tampon Ballon tampon


thermique thermique

Groupe de production d’eau glacée à Groupe de production d’eau glacée à


compresseur semi-hermétique à double vis compresseur semi-hermétique à double vis

L'économie d'énergie sera importante et la rentabilité du projet sera d'autant plus élevée
que les besoins de refroidissement seront importants et que la surface d’échange des
émetteurs s'y prêtera.
Fonctionnement bivalent (notre innovation) :
 L’aéroréfrigérant permettant le free-chilling sera utilisé une bonne partie de l’hiver et de
la demi-saison de façon à se servir au maximum de la potentialité du free-chilling. Il n’est

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donc plus question de « commuter » entre free-chilling et froid thermodynamique. Tous
deux sont mis à contribution en même temps avec une priorité free-chilling et un appoint
ou pas en froid thermodynamique.
Exemple 1 : Free-chilling avec complément en froid thermodynamique au moyen d’1 seul groupe de
production d’eau glacée en demi-saison
Aéroréfrigérants adiabatiques

Circuit de
refroidissement Dans cette configuration on devra
Circuit d’eau glacée
disposer de deux aéroréfrigérants.
Echangeur avec
pincement de 1 à 2°C Ainsi on pourra être amené à climatiser
Circuit de réjection
de chaleur grâce au free-chilling dans un premier
temps puis en froid thermodynamique
dans un second.
Ballon tampon
thermique

Groupe de production d’eau glacée à


compresseur semi-hermétique à double vis

A partir du moment où la température extérieure ne le permettra plus, la dissipation de la


chaleur de réjection du groupe à compression ou de la machine à absorption de production
d’eau glacée sera effectuée par l’aéroréfrigérant approprié ou mieux encore au moyen des
deux aéroréfrigérants ce qui permettra d’augmenter la surface d’échange et donc
d’augmenter l’efficience énergétique de la production de froid.
Nota : Un échangeur à plaques sera nécessaire entre les deux circuits, de réjection d’une part et de
free-chilling d’autre part. On devra prévoir un pincement faible de l’ordre de 1 à 2K maximum pour
ne pas perdre une partie de l’intérêt de cette solution.
Cette solution de froid EnR est prometteuse et on se demande bien pourquoi on ne
l’utilisait pas jusqu’alors …
A partir du moment où la température extérieure ne le permettra plus, la dissipation de la
chaleur de réjection du groupe à compression ou de la machine à absorption de production
d’eau glacée sera effectué par l’aéroréfrigérant approprié ou mieux au moyen des deux
aéroréfrigérants ce qui permettra d’augmenter la surface d’échange et donc d’augmenter
l’efficience énergétique de la production de froid.
Nota : Un échangeur à plaques sera nécessaire entre les deux circuits de réjection et free-chilling
d’autre part. On devra prévoir un pincement faible de l’ordre de 1 à 2°C maximum pour ne pas perdre
une partie de l’intérêt de cette solution.
Exemple 2 : Free-chilling avec complément en froid thermodynamique mais cette fois-ci au moyen de 2
groupes dont 1 seul fonctionnera en demi-saison

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Aéroréfrigérants adiabatiques

Circuit de réjection Circuit de


de chaleur refroidissement
Dans cette configuration on disposera de
TOR TOR
deux aéroréfrigérants pour 2 groupes.
Q 50% Ainsi on pourra réaliser toutes les
Energie renouvelable

Free-Chilling : hiver et demi-saison combinaisons possibles : free-chilling +


Q 50%
Bouteille casse-pression - Réjection de chaleur
Ballon tampon
thermique Energie fossile
froid thermodynamique (schéma), free-
Boucle eau glacée
chilling seul, froid thermodynamique
En marche A l’arrêt
seul (voir la suite).

Circuit Circuit d’eau


d’eau de
glacée refroidissement

Groupes de production d’eau glacée à Echangeur avec


compresseur semi-hermétique à double vis pincement de 1 à 2°C
17

Exemple 3 : Free-chilling seul, en hiver et en début de demi-saison (plus de 60% de l’année)

Aéroréfrigérants adiabatiques

Circuit de Circuit de
refroidissement refroidissement
La température extérieure étant plus
TOR TOR
basse la nuit (écart diurne), on pourra
Q 100%
d’autant plus recourir au
Free-Chilling : hiver et demi-saison
Energie renouvelable
refroidissement nocturne des locaux
Q 50%
Bouteille casse-pression - Réjection de chaleur grâce au free-chilling et aux émetteurs à
Ballon tampon
Energie fossile

Boucle eau glacée


thermique
basse température, lesquels
permettront d’extraire la chaleur
A l’arrêt A l’arrêt stockée dans la structure du bâtiment.
Circuit Circuit d’eau
d’eau de
glacée refroidissement

Groupes de production d’eau glacée à Echangeur avec


compresseur semi-hermétique à double vis pincement de 1 à 2°C

Exemple 4 : Froid thermodynamique seul au moyen des 2 groupes d’eau glacée en été

Aéroréfrigérants adiabatiques

Circuit de réjection Circuit de réjection


de chaleur de chaleur

TOR TOR

Q 0%

Energie renouvelable
Free-Chilling : hiver et demi-saison

Q 100%
Bouteille casse-pression - Réjection de chaleur
Ballon tampon
thermique Energie fossile

Boucle eau glacée

En marche En marche

Circuit Circuit d’eau


d’eau de
glacée refroidissement

Groupes de production d’eau glacée à Echangeur avec


compresseur semi-hermétique à double vis pincement de 1 à 2°C

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Par Alain Garnier
Ingénieur et directeur du bureau d'études GARNIER 120 rue Gambetta à Reims

Sources et liens

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