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Aide-mémoire sur le froid industriel

Ce document présente un livre sur le froid industriel. Il contient une préface et un avant-propos qui présentent le sujet du livre, à savoir les installations et équipements de froid industriel, leur évolution récente et leur importance.

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Aide-mémoire sur le froid industriel

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[Link] Page I Jeudi, 13.

février 2014 10:52 10

AIDE-MÉMOIRE

Froid
industriel
[Link] Page II Jeudi, 13. février 2014 10:52 10
[Link] Page III Jeudi, 13. février 2014 10:52 10

Jean Desmons

AIDE-MÉMOIRE

Froid
industriel
3e édition

Préface de Louis Lucas


Président de l’Association française du froid
Directeur honoraire de l’Institut internationale du froid
[Link] Page IV Jeudi, 13. février 2014 10:52 10

Graphisme de couverture : Nicolas HUBERT


Photographie de couverture : © AP – [Link]
Illustrations intérieures : Ursula et Alain BOUTEVEILLE-SANDERS

© Dunod, Paris, 2006, 2010, 2014


ISBN 978-2-10-070943-4
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PRÉFACE

Le froid artificiel est associé à la plupart de nos activités : alimentation,


ambiance des logements et lieux de travail, déplacements, loisirs, santé…
Ceci résulte notamment de la miniaturisation des installations, possible à
partir des années 1935-1950 par le développement des chlorofluorocarbures
(CFC), qui a mis à notre portée réfrigérateurs, congélateurs, climatiseurs
domestiques et automobiles, vitrines de vente, fontaines d’eau glacée, etc.
Cette explosion des petits équipements n’enlève rien à l’importance ni aux
merveilleuses évolutions de ces machines frigorifiques industrielles qui,
cachées au grand public, contribuent à la conservation ou à la préparation des
aliments, permettent de produire de l’eau glacée pour les procédés ou la
maîtrise des ambiances, de garnir les patinoires… Ce « froid industriel » peut
certes impressionner le débutant, comme le dit si bien Jean Desmons, avant
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

de devenir la passion de celui qui apprend à le maîtriser !


Un « aide-mémoire » ? Que l’on s’initie ou que l’on œuvre chaque jour sur
des machines, chacun en a besoin, tant ce « froid industriel » recouvre de
procédés différents, pour apporter des réponses adaptées aux situations
rencontrées. Ce champ d’activité, aussi exigeant que varié, est aussi le terrain
d’évolutions considérables, qui échappent au public : les compresseurs, à piston
comme à vis, ne cessent de se perfectionner, tout comme les échangeurs,
composants variés, modes de commande et automatismes ; l’évolution est,
entre autres, stimulée par les contraintes environnementales (protection de
l’ozone stratosphérique, lutte contre le réchauffement climatique), des mesures
de sécurité plus strictes, le coût des salaires et de l’énergie. Cet ouvrage rend
bien compte de cette évolution ; il intègre les nouveautés, même en cours
d’adoption dans l’industrie, ce qui sera précieux pour les praticiens autant
que pour les étudiants.

V
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Préface

« Aide-mémoire », cet ouvrage l’est, certes, en aidant, de façon classique, à


retrouver ce dont on a besoin ; il l’est aussi en aidant le lecteur à faire travailler
sa créativité et son intelligence. Ainsi, dans ses études de cas, fort intéressantes,
il ne traite pas toutes les solutions mais guide le lecteur dans une analyse qui
attire l’attention sur les écueils à éviter et les analyses à faire.
Une telle approche supposait à la fois une grande expérience industrielle et
un grand sens de la pédagogie. Jean Desmons est l’homme idéal pour nous
le proposer, lui qui a combiné avec bonheur, dans sa carrière, entreprise et
enseignement.
L’attention à l’autre et le sens du bien commun qui guident son action, appréciée
par tous, au sein de l’Association française du froid, transparaissent du reste
dans l’approche qu’il propose tout au long de ce livre.
Puisse le lecteur en accepter la contagion et progresser aussi dans ces qualités
humaines. Tout en profitant à la qualité du travail accompli, cet ouvrage
contribuera alors aussi à donner une saveur toute spéciale aux efforts qu’il
implique.

Louis Lucas
Président de l’Association française du froid
Directeur honoraire de l’Institut international du froid

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AVANT-PROPOS

Ayant débuté ma carrière dans une société pratiquant le froid industriel, j’ai
eu l’opportunité de travailler sur des installations dans le domaine des conser-
veries, des laiteries, des abattoirs, des chocolateries, etc.
Ces installations, impressionnantes au début, deviennent rapidement compré-
hensibles pour peu qu’on s’y intéresse vraiment et s’avèrent généralement
fiables et performantes grâce aux techniques utilisées.
Si l’on observe l’évolution récente des machines industrielles, on remarque les
changements ou tendances suivants :
– Les compresseurs à pistons sont de plus en plus supplantés par les compresseurs
à vis.
– La régulation, qui était de type tout-ou-rien, pneumatique ou analogique, est
maintenant presque systématiquement de type numérique, le plus souvent
communicante.
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

– Les fluides chlorés sont aujourd’hui abandonnés en installations neuves.


– Les puissances frigorifiques installées sont quelquefois très élevées : des
enceintes de plusieurs centaines de milliers de mètre cubes ne sont plus
exceptionnelles.
– Dans le but d’améliorer le confinement du fluide frigorigène, les installations
à fluide frigoporteur sont de plus en plus étudiées et installées.
– Enfin, notons que les metteurs au point, qui, naguère, étaient souvent de
formation mécanique, ont généralement aujourd’hui une formation de base
d’électrotechniciens et d’automaticiens.
La première partie de cet ouvrage est consacrée aux bases du froid industriel.
Elle aborde les notions suivantes : les fluides frigorigènes utilisés en froid
industriel, les différents types de compresseurs, les différents types d’installa-
tions biétagées, etc. Nous étudions ensuite le sujet des fluides frigoporteurs, et

XVII
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Avant-propos

le cas particulier du dioxyde de carbone, qui, après avoir été abandonné, est à
nouveau utilisé en tant que fluide frigorigène.
L’ouvrage présente ensuite des cas concrets : différentes installations indus-
trielles sont décrites dans la deuxième partie, puis des exemples de dysfonction-
nements sont développés dans la troisième partie.
En annexe, on trouvera des éléments concernant la législation des machines
industrielles.
Cet ouvrage s’adresse principalement :
– aux étudiants en génie frigorifique car il expose de façon simple la structure
et le fonctionnement d’une machine industrielle ;
– aux techniciens metteurs au point (des réglages et des cas concrets de
dysfonctionnement sont étudiés) ;
– aux concepteurs de machines industrielles, différents choix technologiques
étant proposés pour une application donnée.
Je remercie les sociétés suivantes, dont sont issues différentes figures et données :
Alfa Laval, Arcos, Baltimore Aircool (Balticare), Bitzer, Carrier, Copeland,
Danfoss, Dehon, Dunham-Bush, Friga Bohn, Geneglace, Grasso, Hallscrew,
Hermetic, Isotechnica, Johnson Controls, Lactalis, Lèbre-FMI, Legrand,
Mycom, ProFroid, Raffel, Schneider, Searle, Sériaco, Trane, US Reco.

XVIII
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AVERTISSEMENT

Le froid industriel demande la mise en jeu d’investissements très importants ;


par ailleurs, dans le domaine agroalimentaire, les denrées entreposées repré-
sentent un capital assez considérable.
Cette spécialisation « froid industriel » accepte donc encore moins « l’à-peu-près »
que d’autres techniques, et demande, en conséquence, un enthousiasme, un
esprit de responsabilité et un investissement personnel importants.
Les possibilités technologiques étant nombreuses, chaque société, chaque
spécialiste, développe souvent ses propres concepts d’installation ; les installations
décrites ici pourraient donc, à finalités identiques, être conçues différemment
et à partir de matériels de marques différentes. Les cas concrets développés ici
s’appuient sur des équipements existants.
Notons enfin que, en plus de la technologie spécifique, le spécialiste en froid
industriel, pour être crédible près du client, doit avoir la connaissance –
même succincte – du processus de fabrication des applications le concernant.
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

C’est pourquoi, dans les chapitres 26 à 29, nous décrivons la chaîne du froid
et nous donnons le principe d’élaboration de quelques produits. Le nombre
d’applications du froid industriel étant très grand, l’étude de l’ensemble sortirait
du cadre de cet aide-mémoire.
L’objectif de pérennité de ces installations fait que certains éléments sont
aujourd’hui remplacés ou en voie d’être remplacés par des composants permet-
tant de mieux répondre aux normes actuelles.
Les principes de fonctionnement restent cependant les mêmes (voir chapitre 35).

XIX
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QUELQUES SYMBOLES GRAPHIQUES


UTILISÉS DANS L’OUVRAGE

XX
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A
Généralités
sur le froid industriel
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1 • SPÉCIFICITÉS
DU FROID INDUSTRIEL

GÉNÉRALITÉS SUR LE FROID INDUSTRIEL


Compte tenu de l’importance des puissances en jeu, la production du froid
est généralement assurée par des centrales à plusieurs compresseurs.
Le coût des évaporateurs représentant une part importante du prix de ces
installations, il est recherché une performance optimale de ces échangeurs.
L’alimentation en « noyé » est donc la plus fréquente ; la technologie du
régime noyé nécessite dans la plupart des cas l’utilisation de pompes à fluide
frigorigène.
Du fait des débits importants en fluide frigorigène, les organes d’alimentation
sont souvent spécifiques à ces installations.
En congélation ou en conservation de denrées surgelées, la compression biétagée
est généralement nécessaire.
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

Les consommations d’énergie électrique étant très importantes, il est recherché


une haute pression minimale. Les tours de refroidissement ouvertes (à chaleur
latente) sont de ce fait très utilisées, les condenseurs évaporatifs se rencontrent
également. Notons cependant que les problèmes de légionellose imposent
une maintenance très stricte de ces matériels.
Dans le but d’optimiser le fonctionnement, les réglages et les choix techno-
logiques doivent être les meilleurs possibles.
Les quantités de fluide frigorigène étant importantes, on doit porter une
attention toute particulière au contrôle de l’étanchéité des installations. Il
convient donc, à la conception de ces machines, de rechercher la technologie
conduisant à une quantité de fluide frigorigène minimale.
Les installations récentes sont régulées à partir de régulateurs ou d’automates
numériques. Ces régulations permettent d’optimiser au maximum le fonction-
nement de ces machines : la gestion optimale de la consommation d’énergie

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[Link] Page 4 Jeudi, 13. février 2014 10:52 10

1 • Spécificités
du froid industriel

est l’une des possibilités offertes (délestages, fonctionnement prioritaire aux


heures creuses…).
Les fluides frigorigènes utilisés en froid industriel sont spécifiques : ils sont
caractérisés principalement par une production frigorifique au mètre cube
aspiré importante, permettant de limiter les cylindrées des compresseurs, donc
leur coût. En outre, la recherche d’un confinement maximal du fluide frigori-
gène entraîne la réalisation quasi systématique d’une étude de faisabilité de ces
installations avec fluide frigoporteur.
Les vannes sont généralement à servocommande.
Les applications pratiques du froid industriel concernant les denrées périssables
sont nombreuses : abattoirs, conserveries, entrepôts frigorifiques, laiteries,
chocolateries, séchoirs à saucissons, brasseries, sociétés productrices de crème
glacée, fromageries, etc.
Les autres applications sont également nombreuses et variées : patinoires,
installations de dessalage de l’eau de mer, chimie, pétrochimie, séchoirs à
céréales et autres, process de concentration, etc.
En résumé, fiabilité maximale et consommation d’énergie électrique minimale
sont sans doute les critères essentiels que retiennent les concepteurs de ces
machines.

4
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2 • LES FLUIDES FRIGORIGÈNES


UTILISÉS EN FROID INDUSTRIEL

GÉNÉRALITÉS SUR LE FROID INDUSTRIEL


2.1 Qualités d’un bon fluide frigorigène
• La consommation d’énergie électrique des installations frigorifiques indus-
trielles représente une part importante des frais de fonctionnement, la
recherche de fluides frigorigènes à effet frigorifique maximal est donc
évidente.

Puissance frigorifique
Effet frigorifique ou COP = -------------------------------------------------------------------
Puissance électrique absorbée

Il importe donc que 1 kWh d’énergie électrique consommée permette d’évacuer


© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

le maximum d’énergie thermique (en kWh) du médium à refroidir.


Le COP peut varier de 0,6 à 3 dans les applications classiques en froid industriel,
voire au-delà ou en de ça dans les applications particulières.
• Le coût des installations frigorifiques industrielles est important, les
compresseurs en représentent une part significative.
La recherche de fluides frigorigènes permettant de faibles cylindrées est donc
évidente.
Cette faible cylindrée est possible à partir de fluide présentant une forte
production frigorifique volumétrique (en kilojoules par mètre cube aspiré).
La production frigorifique volumétrique dépend des deux facteurs
suivants :
– forte chaleur latente d’ébullition (kJ/kg) ;
– faible volume massique des vapeurs à l’aspiration (m3/kg).

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2 • Les fluides frigorigènes 2.1 Qualités d’un bon fluide frigorigène


utilisés en froid industriel

Production frigorifique volumétrique =


kJ
-----
Chaleur latente d’ébullition kg kJ
------------------------------------------------------------------------------------------------------ = ------3- = ------3-
Volume spécifique des vapeurs à l’aspiration m m
-------
kg
Les deux caractéristiques ci-dessus sont prioritairement prises en compte lors
du choix d’un fluide frigorigène.

Remarque
Il est à noter qu’un fluide frigorigène peut être doté d’une forte production frigo-
rifique volumétrique et développer un faible effet frigorifique (COP).
Le choix d’un fluide doit prioritairement tenir compte du COP.
Le COP est le reflet de la consommation énergétique de l’installation sur la durée
de sa vie.
Le TEWI est le reflet de la consommation énergétique et de l’impact sur l’effet de
serre de l’installation sur la durée de sa vie.

m Autres qualités demandées à un fluide frigorigène


– Faible taux de compression.
– Basse pression supérieure à la pression atmosphérique en fonctionnement
normal.
– Faible température de fin de compression (une température élevée n’est pas
favorable à la stabilité chimique de l’huile et du fluide frigorigène).
– Miscibilité à l’huile. La miscibilité huile fluide frigorigène est indispensable
pour assurer le retour de l’huile au compresseur. La sélection de l’huile est
donc importante. Cette remarque vaut surtout pour les installations à
alimentation sèche des évaporateurs.
– Prix compétitif.
– Bonne disponibilité.
– Faible toxicité.
– Recherche des fuites faciles.
– Faible volume massique du liquide (influence sur le prix des canalisations
liquides).
– Faible influence sur le réchauffement climatique (GWP).
De très nombreuses autres qualités sont à prendre en compte, telles que
l’influence sur l’ozone et l’effet de serre, l’influence sur les composants de

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[Link] Page 7 Jeudi, 13. février 2014 10:52 10

2 • Les fluides frigorigènes 2.2 Quelques éléments de physiques


utilisés en froid industriel se rapportant aux fluides frigorigènes

l’installation, la non-inflammabilité, la non-explosibilité, l’absence d’action


sur les denrées entreposées, etc.
Le choix d’un fluide n’est donc pas toujours très évident, c’est un compromis
entre de multiples critères : lors du choix, que privilégie-t-on ?
– Le coût à l’installation.
– Le COP (consommation d’énergie) et le TEWI.
– L’environnement.
– La sécurité du personnel. A
– La maintenance.

GÉNÉRALITÉS SUR LE FROID INDUSTRIEL


– Le temps de retour sur investissement, etc.
Notons enfin que quelquefois, le client et les bureaux d’études imposent un
fluide.

Remarque
Certains fluides étant intéressants dans la plupart des domaines mais présentant
un potentiel d’effet de serre global élevé sont actuellement évités.
À court terme, les fluides ayant un GWP supérieur à 2 500 seraient déconseillés
voire interdits.

2.2 Quelques éléments de physiques


se rapportant aux fluides frigorigènes
Les fluides frigorigènes se déclinent sous trois formes : les fluides purs, les
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mélanges azéotropiques et les mélanges zéotropiques.

2.2.1 Les fluides purs


m Lois d’ébullition des fluides purs
– Sous une même pression, le liquide pur commence toujours à bouillir à la
même température.
– Pendant toute la durée de l’ébullition, la température reste constante si la
pression reste constante.
m Lois de condensation des fluides purs
– Sous une même pression, la vapeur commence toujours à se condenser à la
même température.

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2 • Les fluides frigorigènes 2.2 Quelques éléments de physiques


utilisés en froid industriel se rapportant aux fluides frigorigènes

– Pendant toute la durée de la condensation, la température reste constante


si la pression reste constante.

2.2.2 Les mélanges azéotropiques (série des R500)


Exemple de fluide azéotropique : le R507.

Le R507 est constitué de 50 % de R125 et de 50 % de R143a.


Ce fluide a un glissement quasi nul, ses températures de changement d’état
sont donc constantes dans la mesure où les pressions sont constantes.
Les fluides azéotropiques se comportent donc comme des fluides purs.

2.2.3 Les fluides zéotropiques (série des R400)


Exemples de fluide zéotropiques : le R404A, le R407C, etc.

Les fluides zéotropiques sont caractérisés par un glissement de température.


Le glissement est l’écart de température entre le début et la fin du changement
d’état physique d’un fluide à pression constante.
Tableau 2.1 – Exemples de glissements
Ces valeurs de glissement correspondent à la pression de 1,013 bar.
Elles diffèrent sous d’autres pressions.

Fluide frigorigène Glissement

R404A 1 ˚C

R407C 7 ˚C

m Lois d’ébullition des fluides zéotropiques

– Sous une même pression, un liquide commence toujours à bouillir à la


même température.
– Sous une même pression, pendant toute la durée de l’ébullition, la tempé-
rature augmente.
La température de début d’ébullition est appelée température de saturation
liquide ou température de bulle.

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[Link] Page 9 Jeudi, 13. février 2014 10:52 10

2 • Les fluides frigorigènes 2.2 Quelques éléments de physiques


utilisés en froid industriel se rapportant aux fluides frigorigènes

La température de fin d’ébullition est appelée température de saturation vapeur


ou température de rosée.

m Loi de condensation des fluides zéotropiques

– Sous une même pression, la vapeur commence toujours à se condenser à la


même température.
– Sous une même pression, pendant toute la durée de la condensation, la
température de condensation diminue. A
La température de début de condensation est appelée température de satura-

GÉNÉRALITÉS SUR LE FROID INDUSTRIEL


tion vapeur ou température de rosée.
La température de fin de condensation est appelée température de saturation
liquide ou température de bulle.
Valeurs spécifiques d’un cycle sur diagramme enthalpique d’un fluide
zéotropique :

Pression absolue

50 °C
q5 q4
40°
30 °C
q3
q2
10 °C
© Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.

0 °C
q6
–10° q1
q7

Enthalpie

Figure 2.1 – Tracé d’un cycle sur diagramme enthalpique d’un fluide zéotropique.
En ordonnée : la pression est en bar absolu
En abscisse, l’enthalpie est en kJ/kg

q1 : Température des gaz aspirés : 10 ˚C.


q2 : Température de fin de compression.

9
[Link] Page 10 Jeudi, 13. février 2014 10:52 10

2 • Les fluides frigorigènes 2.2 Quelques éléments de physiques


utilisés en froid industriel se rapportant aux fluides frigorigènes

q3 : Température de début de condensation (47 ˚C). On parle de tempéra-


ture de rosée.
q4 : Température de fin de condensation (40 ˚C). Om parle de température
de bulle.
q5 : Température du fluide frigorigène liquide sous refroidi (30 ˚C).
q6 : Température de début d’ébullition (– 6 ˚C).
q7 : Température de fin d’ébullition (0 ˚C). Om parle de température de
rosée.

m La surchauffe
La surchauffe est l’écart entre la température de rosée et la température
des gaz aspirés par le compresseur. La surchauffe dans l’exemple ci-dessus est
q1 – q7 = 10 – 0 = 10 ˚C.

Remarque

La surchauffe totale est l’addition de la surchauffe à l’évaporateur plus les apports


de chaleur jusqu’à l’aspiration du compresseur.
La puissance frigorifique efficace tient compte uniquement de la surchauffe à
l’évaporateur.
En fait, les installations étant souvent assez différentes, l’effet utile demande une
réflexion spécifique.

m Le sous-refroidissement
Le sous-refroidissement est l’écart entre la température de bulle et la tempéra-
ture en amont de l’organe de détente. Le sous-refroidissement dans l’exemple
ci-dessus est q4 – q5 = 40 – 30 = 10 ˚C.
47 + 40
La température moyenne de condensation est : ------------------ = 43,5 °C.
2
–6+0
La température moyenne d’ébullition est : ---------------- = – 3 °C.
2

Remarque

Il est pris ici par commodité 10 ˚C de sous-refroidissement et 10 ˚C de


surchauffe, dans la réalité, ces valeurs sont plus proches de 5 ˚C. Chaque application
a ses valeurs spécifiques.
En règle générale, une machine est très performante lorsqu’elle fonctionne avec
un grand sous-refroidissement et une faible surchauffe.

10

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