Histoire-Géo Terminale : Cours Complet
Histoire-Géo Terminale : Cours Complet
MONDE ACTUEL
Objectif spécifique
Introduction
Étant le plus grand conflit que le monde ait jusqu’à lors connu, la Seconde Guerre mondiale traumatise le
monde et son bilan n’a d’égal dans l’histoire humaine.
Dès lors, quel est le coût humain, matériel, économique et moral de cette guerre effroyable ?
I. UN BILAN TERRIBLE
A. Un bilan démographique effroyable
Document 1 :
La Seconde Guerre mondiale reste dans l’histoire le conflit le plus meurtrier qui a causé la mort de 50 à 60
millions de personnes dont plus de la moitié de civils (la Pologne a perdu 90%, la Chine 75%, l’URSS 50%, et
l’Allemagne 40% des civils), en raison du bombardement incessant des villes.
Les pays les plus touchés sont l’URSS, la Chine, l’Allemagne, la Pologne, le Japon, sans compter les millions
de blessés et on estime que 30 millions de personnes ont été déplacées. Les séquelles démographiques (déficit de
naissances, surmortalité) sont importantes mais elles vont être en partie compensées par le « baby-boom » de
l’après-guerre.
Les dévastations matérielles sont énormes et plusieurs villes ont été détruites entièrement et sont de véritables
champs de ruines (Dresde, Coventry, Hiroshima, Nagasaki, Berlin). L’Allemagne a perdu plus de 17.000
villages. Des voies de communication (routes, voies ferrées), des récoltes et des usines ont été ravagées à cause
des bombardements intensifs : la Pologne a perdu 70% des voies ferrées ; la France 1900 ponts et tunnels ; URSS
70% des usines et le Royaume-Uni 50% de sa flotte.
Les pertes sont à l’avantage des pays neufs car l’Inde, le Canada, l’Afrique du Sud et les pays de l’Amérique
latine ont bénéficié de cette guerre en fournissant des quantités de vivres et matières premières à l’Angleterre.
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 4
La production industrielle et agricole se sont effondrées en Europe provoquant la pénurie, l’inflation et le
marché noir poussant les Européens à implorer l’aide américaine.
La fin de la guerre s’est accompagnée des découvertes horribles de la barbarie des soldats et l’univers
concentrationnaire allemand à travers l’Europe à l’origine d’un traumatisme moral sans précédent. Jamais
jusqu’alors les droits de l’homme n’avaient été autant bafoués.
On trouve les victimes des persécutions nazies avec plus de 6 millions de Juifs et Tziganes comme à
Auschwitz à cause de la torture, de la terreur et des expériences scientifiques sur l’espèce humaine. Ce
traumatisme immense fait naître la notion de crime contre l’humanité. Les deux bombes atomiques, (Little Boy
lancé le 6 sur août à Hiroshima et Fat man 9 août 1945 à Nagasaki) entraînent la fin du conflit et l’entrée en
fanfare du nucléaire.
Document 2 :
L’effort de guerre a entrainé la ruine des économies des puissances européennes et des énormes dépenses
(l’Allemagne plus de 272 milliards de dollars, l’Union soviétique, 192 milliards, le Royaume-Uni,120 milliards,
l’Italie, 94 milliards et le Japon un peu moins de 56 milliards de dollars). En dépit des dépenses de 206 milliards de
dollars effectués par les USA, leur richesse a augmenté considérablement. La Deuxième Guerre mondiale est donc
une victoire à la Pyrrhus de la Grande Alliance.
La Seconde guerre mondiale a entrainé le jugement des responsables de cette hécatombe à Nuremberg1 du 20
novembre 1945 au 1er octobre 1946 en Allemagne de 24 des principaux responsables du Troisième Reich, accusés
de complot, crime contre la paix, crime de guerre et de crime contre l’humanité.
De même, le Tribunal international pour l'Extrême Orient (Tribunal de Tokyo) a été créé par les
Alliées le 19 janvier 1946. Bien qu'étant une "justice rétroactive appliquée par les vainqueurs", le Tribunal
de Nuremberg a dessiné les fondements du droit pénal international moderne.
Conclusion
En somme, le coût de la Seconde Guerre mondiale fut effroyable à tous les plans : humain, économique,
moral… En 1945, l’ancien monde dominé par les puissances colonisatrices a été dévasté, dépeuplé, ruiné, traumatisé
et blessé à jamais.
1
Ce procès aboutit à la condamnation à mort par pendaison de douze condamnés. Des peines de prison allant jusqu'à
la perpétuité sont prononcées. Enfin, Hans Fritzsche, Franz Von Papen et Hjalmar Schacht sont acquittés.
Sujet : Le Traité de Versailles de 1919 explique-t-il à lui tout seul l’avènement de la Seconde Guerre mondiale ?
Sujet : Dans quelle mesure le bilan matériel, moral et politique de la Seconde Guerre mondiale annonce-t-il un
monde nouveau ?
Introduction
À la fin de la Guerre, l’Europe n’est plus l’Athènes du monde. En revanche, les USA et l’URSS deviennent
les seules véritables grandes puissances dès 1945.
Quel est le sort de l’Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ?
Quels sont alors les nouveaux rapports de force qui s’instaurent au lendemain de la défaite de l’Axe ?
Document unique : Les Etats-Unis remis à leur place par l’URSS à Potsdam.
Après la guerre, la puissance américaine devient multiforme car elle est à la fois militaire, économique
et culturelle et leur hégémonie devient incontestable. Il y a eu peu de morts américains et aucun combat n’a lieu
sur leur sol. Ils sont devenus une puissance économique et financière qui est sortie plus riche qu’en 1939. C'est
aussi une puissance technologique et militaire.
*Sur le plan militaire en 1945, ils sont les seuls à détenir l’arme nucléaire, mais leur force de frappe est tout
aussi terrestre, maritime, aérienne et spatiale.
La puissance soviétique, bien que fragile, est tout de même réelle. C'est avant tout une grande puissance
miliaire, d'où le nom de rouleau compresseur attribué à l'Armée rouge mais, c'est aussi une puissance idéologique
et politique bénéficiant d'un prestige énorme après la guerre. C'est enfin une puissance territoriale, l'Armée rouge
occupe les 1/3 de l'Europe en 1945.
De nombreux autres pays de la périphérie ont aussi profité de la guerre car les besoins incessants des
Alliés ont favorisé leur croissance économique. De ce fait, l’interruption des relations maritimes avec l’Europe a
contribué au décollage économique de certaines industries comme le Brésil, le Canada, l’Afrique du Sud, en
l’Australie, le Mexique, l’Argentine, Nouvelle-Zélande, Inde, Pakistan qui accèdent au rang de puissances
industrielles.
Conclusion
En somme, la Seconde Guerre Mondiale apparaît bien comme une période de rupture. Un
nouveau monde se construit autour de deux nouvelles puissances : les USA et l’URSS. Ces deux
nouvelles puissances vont contribuer à la reconstruction du monde tant sur le plan politique que sur le
plan économique.
Objectif spécifique :
Introduction
Dans le but de s’entendre pour vaincre le nazisme, la nouvelle géographie mondiale a été définie
lors d'une série de conférences de la Grande Alliance2 dès 1943 entre les trois principaux pays
alliés pour réorganiser le monde d’après-guerre.
De ce fait, quelles sont les résolutions et la portée des grandes conférences interalliées ?
2
Union formée le 14 août 1941 composée de l’URSS, des USA et l’Angleterre.
3
Remplace le président américain Roosevelt décédé le 12 avril 1945.
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Source : Réalisé par M. F. Ndanga à partir de Prépabac Histoire, cours et méthodes, Tle L, ES, Hatier,
2005, p. 14.
II. La portée des Grandes conférences tripartites
Sur le plan historique, les conférences interalliées ont un écho, une portée retentissant sur les
relations internationales même nombre d’accords qui en résultaient ne furent jamais respectés, du fait des
relations de plus en plus conflictuelles entre l'URSS et l'Europe occidentale.
Conclusion
Dans l’optique d’un nouveau monde débarrassé du nazisme, les conférences tripartites
interalliées réunissent parfois les « trois grands » (The Big Three) qu'étaient Roosevelt, Churchill et
Staline, afin de s’accorder sur la conduite des opérations pour mettre fin à la suprématie des puissances
de l’Axe.
Introduction
Le monde de l’après-guerre désigne la période de l’histoire qui s’étend de 1945 à 1947. La fin
de la Seconde Guerre mondiale entraine des bouleversements territoriaux importants en Europe, en Asie
et en Afrique.
Source : Prépabac Histoire, cours et méthodes, Tle L, ES, Hatier, 2005, p. 18.
Au cours des conférences interalliées et des rapports de force sur le terrain, les trois Grands
fixent les modalités des changements territoriaux permettant de distinguer deux catégories : les perdants
et les bénéficiaires.
1. Les perdants
- L’Allemagne vaincue, occupée, divisée en quatre zones d’occupation ainsi que Berlin sa capitale
est ramenée à ses frontières de 1937, en restituant les territoires conquis : l’Autriche, les Sudètes,
l’Alsace-Lorraine. Principale victime de ces remaniements de territoires, au total, l’Allemagne perd en
Europe 100.000 km2.
- L’Autriche est divisée en quatre zone d’occupation ainsi que Vienne sa capitale.
2. Les bénéficiaires
- L’URSS est le grand bénéficiaire des bouleversements territoriaux en Europe, avec une ouverture
sur la mer baltique. Elle gagne les pays baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie), la Finlande, reprend la
Biélorussie, de l’Ukraine ; la Ruthénie, la Bessarabie et la Bucovine nord enlevées à la Hongrie et à
la Roumanie. Elle obtient en tout 700.000 km2.
- En compensation des annexions soviétiques, la Pologne reçoit des territoires pris à l’Allemagne avec
un glissement de 200 km vers l’ouest, fixe sa frontière avec l’Allemagne sur la ligne Oder-Neisse.
En Asie, les remaniements territoriaux mettent en évidence autant les perdants que les gagnants.
1. Les perdants
- Ruiné et occupé par les Américains, le Japon est le grand perdant des bouleversements de
territoires en Asie car il perd toutes ses conquêtes antérieures : la Corée, Formose, la
Mandchourie.
2. Les bénéficiaires
- L’URSS retrouve les territoires perdus en 1905 contre le Japon qui avait triomphé sur elle : le
sud de Sakhaline, les îles Kouriles et Port-Arthur, ses troupes occupent la Mandchourie et la
Corée du Nord.
- Les USA retrouvent leurs colonies des Philippines et leurs archipels du Pacifique : Carolines et
Mariannes. En plus du Japon, ils occupent le Sud de la Corée à Pusan.
- Quant à La Chine, en 1945, elle présente une situation compliquée. Primo, la Mandchourie
libérée du Japon est occupée par l’URSS. Le reste du territoire connaît des problèmes politiques
internes très graves avec deux leaders sous tension entre Mao Zedong et le chef du Guomindang,
Jiang.
La nouveauté en Afrique est liée au sort des colonies allemandes et italiennes. Plusieurs d’entre
elles deviennent des territoires placés sous mandat de l’ONU (Cameroun, Tanganyika) tandis que d’autres
sont placées sous administration britannique (Libye, Somalie) ou l’Union sud-africaine (Namibie).
Conclusion
La fin de la guerre a été marquée par des modifications territoriales tous azimuts dans trois
continents afin d’anticiper sur d’éventuels conflits. Les perdants de la guerre voient les territoires arrachés
au forceps échoir aux propriétaires d’antan, à l’exception de l’URSS.
Objectifs spécifiques :
Introduction
Dès lors, comment s’explique la naissance de l’ONU ? Quelles sont ses composantes et son
fonctionnement ? A-t-elle rempli la mission que lui assigne Dag Hammarskjöld ?
L’ONU est un projet anglo-saxon qui voit le jour le 26 avril 1945 lors de la conférence de San
Francisco et entre en fonction en 1946. Ses origines sont liées à : l’échec de la Société Des Nations
(SDN) et de la volonté des Alliés de construire un monde d’après-guerre plus sûr et plus juste. De plus,
la signature de la Charte de l’Atlantique de 1941 et toutes les conférences de la Grande Alliance ont
réaffirmé cette volonté vers une paix durable.
L’ONU est accompagnée de plusieurs organismes spécialisées qui sont : le PNUD (Programme
des Nations Unies pour le Développement), le FMI, la FAO (Organisation pour l’Alimentation et
l’Agriculture), l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), le HCR (Haut-commissariat aux Réfugiés),
l’UNICEF (Fonds des nations unies pour l’enfance), l’OIT (Organisation Internationale du Travail), le
GATT (accord général pour les tarifs douaniers et le commerce) et l’UNESCO (Organisation des Nations
unies pour l’Éducation, la Science et la Culture). Son bras armé est les Casques bleus proposés par le
canadien Lester Pearson.
A. Les succès
Par l’intermédiaire des mécanismes internationaux, l’Organisation des Nations Unies est à
l’œuvre sur plusieurs fronts en tant que conscience mondiale, en tant que législateur, surveillant,
défenseur des Droits de l’Homme, institution d’appel, d’enquêtes, d’intercesseur et organisatrice des
opérations de maintien de la paix.
L’ONU est en proie à plusieurs graves difficultés qui sont : la création en 1948 de l’État d’Israël
sans l’aval des Palestiniens, l’inefficacité et l’impuissance de ses sanctions économiques durant la guerre
froide, elle ressemble à une tribune de la mafia des États. Mais son utilité est reconnue.
Conclusion :
Objectifs spécifiques :
Introduction
En 1947, la Grande Alliance est rompue car le monde devient « bipolaire ». On parle alors de « guerre
froide », expression employée par le financier américain Bernard Baruch et popularisée dès 1947 par le
journaliste Walter Lippmann.
Au printemps 1947, les diplomates américains observent avec inquiétude l’évolution politique de l’Europe
et Winston Spencer Churchill s’offusque car : « de Stettin sur la Baltique, à Trieste sur l’Adriatique, un rideau
de fer est descendu en travers du continent ». Mais, la guerre froide déclenche vraiment avec l’émergence, du
côté américain, de la politique de « l’endiguement » prononcé le 11 mars 1947 met le feu aux poudres en 1947
car fatigué de « pouponner les Soviétiques », le diplomate américain de Moscou George Kennan suggère, dès le
22 février 1946 « d’endiguer » l’expansion soviétique.
D’autre part, le lancement le 5 juin 1947 de l’European Recovery Program (E.R.P.)4, Plan Marshall
en français, une pluie de 13 milliards de dollars de dons et prêts pour la prévention de la misère et la
reconstruction des économies saccagées par la guerre.
L’URSS réplique avec la création du Kominform en septembre 1947, un bureau chargé d’encadrer les 9
partis communistes contre l’influence américaine en Europe pour mobiliser le « prolétariat international ». La
doctrine Jdanov, exposée en Pologne le 25 septembre 1947, consacre la division du monde en deux camps
opposés. Autant de faits qui ont provoqué la rupture totale qui se manifeste par plusieurs crises graves.
4
Mais, le Kremlin déclenche une offensive contre ce projet, forçant la Pologne, la Tchécoslovaquie et les autres
pays satellites de rejeter cette aide intentionnellement géostratégique des Américains.
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II. LA FORMATION DES BLOCS OPPOSÉS
Source : Histoire Tles, Cours & documents, Hatier, 2005, pp. 61-63.
Sous le leadership des USA, le bloc de l’Ouest se consolide par toute une série d’alliances
diplomatiques et d’organisations militaires qui resserrent les liens du « monde libre ». Ainsi, l’Organisation
du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) est signée le 4 Avril 1949 et est prolongée par tout un système
d’alliances comme la Ligue Arabe, l’Organisation des États Américains (OEA) l’OECE (Organisation
Européenne de Coopération Economique (O.E.C.E) en 1948 pour répartir le plan Marshall, l’OTASE
(Organisation du Traité de l’Aise du Sud-est) et le Pacte de Bagdad (avec les pays du Moyen-Orient) renforcent
le camp capitaliste par exemple.
Conclusion
La Guerre froide est due à la non application des accords des Grandes conférences tripartites de la
Grande Alliance. En plus, en 1947, les actions américaines comme la Doctrine Truman et le Plan Marshall
obligent les Soviétiques à créer le Kominform et la Doctrine Jdanov comme riposte qui font voler en éclat la
Grande Alliance.
Objectifs spécifiques
- Caractériser la période de 1947-1953
- Analyser les causes, les manifestations et les conséquences des crises de cette période
Introduction
De 1947 à 1953, l’antagonisme est-ouest se manifeste sur plusieurs évènements qui mettent à nu les
oppositions d’intérêts économiques, politiques, culturels, stratégiques des deux Grands.
Dès lors, comment se caractérise la période de 1947-1953 et comment analyser les mobiles, les aspects
et l’impact des crises de cette période ?
En 1948, l’Allemagne cristallise à nouveau les oppositions et une grave crise éclate à cet effet : la
première crise de Berlin. Comment en est-on arrivé là ?
Ni à Yalta, ni à Potsdam, les Alliés ne réussissent à s'accorder sur le devenir de l'Allemagne politique
économique les réparations ou l'instauration d'un embryon de gouvernement central allemand. La cause profonde
du blocus de Berlin se trouve dans les faiblesses inhérentes à ce régime d'occupation quadripartite qui
fonctionne mal et cela aboutit à la création de la bizone américano-britannique le 1er janvier 1947 qui constitue
un abandon de la gestion quadripartite qui nullifie les accords de 1945.
Les causes immédiates du blocus sont les initiatives prises début 1948 par les Occidentaux sans les
Soviétiques pour instaurer un état allemand sur leurs territoires d'occupation et l’introduction d’une nouvelle
monnaie commune, le Deutsche Mark le 20 juin 1948, en remplacement de la Reichsmark. Par cette réforme
monétaire, les Occidentaux détachent économiquement leur trizone de la zone soviétique.
1948 1949
Juil. Août Sept. Oct. Nov. Dec. Janv. Fév. Mars Avr. Mai
2 000 3 800 4 700 4 900 3 900 4 700 5 500 5 400 6 300 7 800 8 000
Les actions des Occidentaux entraînent une réaction sans appel des Soviétiques notamment la création
du Parti Socialiste unifié d’Allemagne (SED) dans leur zone. Le 22 juin 1948, ils remettent le Reichsmark en
circulation. Le 23 juin 1948, Staline décide le blocus terrestre en bloquant la circulation routière, ferroviaire
vers Berlin-Ouest.
Pour ravitailler la population de Berlin-Ouest, Lucius D. Clay (gouverneur militaire américain pour
l’Allemagne) et Robertson organisent le pont aérien. Pendant onze mois, ils mobilisent 2 500 000 tonnes de
vivres aux Berlinois et Staline se retrouve pris dans son propre piège du fait du contournement de son blocus.
Finalement, le 12 mai 1949, l’URSS lève son blocus. Quelles conséquences en découlent de cette crise ?
La première crise de Berlin fut à l’origine d’une foultitude de conséquences dont la division de
l’Allemagne en deux États antagonistes. Le 8 mai 1949, on assiste en effet à la création de la République
Fédérale d’Allemagne (RFA ou BDR en allemand) ayant pour capitale Bonn sous la direction du parti chrétien
démocrate (CDU) de Konrad Adenauer. En réponse, le 7 octobre 1949, la République Démocratique
d’Allemagne (RDA ou DDR en allemand) est créée par les Soviétiques.
Par ailleurs, en secret, les deux Grands signent un accord tacite pour éviter un affrontement armé entre
eux. Mais, la situation de Berlin demeure à l’aune de cette période, l’objet de germes d’un nouveau conflit qui
arrivera en 1958 : la deuxième crise de Berlin.
La guerre du « pays du matin calme » eut trois mobiles. Primo, le plan d’occupation décidé par les
deux Grands en février 1945 lors de la conférence de Yalta pour la diviser au 38 e parallèle pour veiller à la
reddition et au désarmement des troupes japonaises constitue sa cause la plus lointaine.
Kim Il Sung, le leader de la Corée du Nord cherche à réunifier le pays en absorbant la Corée du Sud,
agricole, dictatorialement dirigée par un réactionnaire farouche et très impopulaire, Syngman Rhee, un
nationaliste qui s’était opposé aux Japonais ayant fait l’exile aux USA. Le statut d’après-guerre la prédisposait
comme l’Allemagne à devenir un foyer potentiel de conflit dans le contexte de la guerre froide.
Deusio, la guerre se prépara suite aux élections séparées des deux Corées en 1947 si bien que pendant
que les habitants du « pays du matin calme » attendaient l’unification de la Corée, les deux Grands organisèrent
des gouvernements séparés.
Dès le début de la guerre, les Nord-Coréens obtiennent d’abord un succès facile envahissant toute la
Corée du Sud, excepté Pusan, ville stationnaire des troupes us et sous-estiment la réaction américaine. L’ONU,
condamne cette agression et, d’urgence, conformément aux principes de sa charte, vient en aide au pays agressé.
Le 7 octobre 1950, après de graves échecs (prise de Séoul, le 28 juin), les troupes onusiennes sous le
commandement du général américain Douglass Mac Arthur organisent le débarquement d’Inchon, Séoul repris,
franchissent le 38e parallèle. Sa contre-offensive victorieuse lui permet de s’approcher des frontières de la
Mandchourie et du fleuve Yalu chinois. Mao s’inquiète et envoie « 500.000 volontaires » chinois qui provoquent
une véritable fuite des troupes de l’ONU. Si Truman décide, comme l’en presse Mac Arthur, partisan du roll-
back, c’est-à-dire du refoulement des communistes, d’utiliser la bombe atomique, la guerre peut devenir générale
et mondiale. Cependant, le 10 avril 1951, Mac Arthur est limogé et remplacé par le général Ridgway. C’est le 27
juillet 1953 qu’est signé l’armistice de Pan-Mun-Jom. En bref, au finish, la Guerre de Corée se déroule en trois
phases : l’invasion de la Corée du sud (juin septembre 1950), la riposte onusienne (juin octobre 1950) et la retraite
et contre-attaque onusienne (1950-1953). Quelles conséquences en découlent ?
Les répercussions de la guerre coréenne sont notables. Plus d’un million de morts, on assiste à la course
aux ils acceptent de relancer l’économie. Elle symbolise bien l’affrontement indirect des deux Grands. On revint
encore au 38e parallèle jusqu’à nos jours armements, les pactes militaires se prolongent en Asie avec l’OTASE,
la côte Ouest américaine se développe, les USA cessent de considérer le Japon comme ennemi, en font un porte
avion naturel en Asie orientale.
Objectifs spécifiques
- Caractériser cette période
- Analyser les tentatives de coexistence pacifique
Introduction
De 1953 à 1962, les relations Est-Ouest connaissent une situation inédite marquée par une accalmie
entre les deux Grands : c’est la Coexistence pacifique. Comment se caractérise cette période ? Quelles furent les
tentatives qui montrent cette coexistence pacifique ?
I. LES ORIGINES
Le terme de « coexistence pacifique » a été inventé par Nikita Serguëivitch Khrouchtchev en 1956
après le décès le 5 mars 1953 de Joseph Staline5. Les potentiels successeurs de Staline à Malenkov, Beria et
Molotov échouent tous et cela permet à Khrouchtchev de devenir le premier secrétaire du PCUS en 1953. On
assiste alors à un changement de tonalité.
Par ailleurs, en même temps aux USA, le général Dwight Eisenhower change et met en place une accalmie
puis, multiplie des déclarations favorables pour négocier avec l’URSS. Ainsi, la compétition remplace
l’affrontement.
La coexistence pacifique marque un nouveau climat international et se manifeste sur plusieurs plans.
-Sur le plan politique, à l’Ouest, la coexistence se manifeste par la reconnaissance de l’Allemagne de l’Ouest
par l’URSS le 5 mars 1955. La réception accordée à Moscou au chancelier Konrad Adenauer en septembre est
à mettre à cet actif. Les visites de Khrouchtchev à Londres en 1954, aux Etats-Unis en septembre 1959 sont les
signes manifestes de cette nouvelle situation. La rencontre entre John Kennedy et Khrouchtchev en mai 1961 à
Viennes consacrent la Coexistence pacifique. Au niveau de l’ONU, l’URSS adhère à l’UNESCO le 21 août 1954.
Après 17 années d’occupation allemande, le pays est libéré en mai 1955. Ce premier condominium a surtout lieu
lorsqu’en 1956, les deux Grands s’unissent pour défendre l’Égypte sur la crise du canal de Suez.
-Sur le plan militaire et économique, les deux blocs cherchent à limiter la course aux armements et amorcent
une coopération militaire à cause de l’« équilibre de la terreur ». De ce fait, on assiste à la limitation des missiles
intercontinentaux. L’affaire de Suez met en exergue cette surprenante coopération entre les deux Grands.
Malgré une entente de façade, coexister pacifiquement ne signifiait pas que l’antagonisme Est-Ouest
s’arrêtait, au contraire, chaque camp s’activa à dépasser l’autre. Ainsi, depuis 1949, l’URSS possédait sa bombe
A, la bombe H en 1953 et les USA perdaient le monopole atomique. Le 4 octobre 1957, l’URSS met en orbite un
engin spatial appelé Spoutnik 1 à portée de l’homme, on parle de la course vers l’espace. C’est une véritable
humiliation pour les USA et, le 12 avril 1961, en envoyant Youri Gagarine dans l’espace, les Soviétiques
infligent une nouvelle humiliation à leur concurrent.
Malgré le contexte de la détente les deux grands se livrent une compétition militaire : c’est la course aux
armements. La maîtrise de la bombe A par les Soviétiques en 1949 a fortement contribué au succès du
maccarthysme. De plus, le 1er mai 1960, deux avions américains U2 sont abattus en URSS. Mais, deux conflits
plus graves mettent à nu la coexistence pacifique : la deuxième crise de Berlin et la crise des fusées de Cuba.
5
Une « Troïka » de trois membres, Malenkov, dauphin désigné, Molotov, chef de la diplomatie et Beria, chef de la police,
s’installe au pouvoir.
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LA CRISE DE SUEZ DE 1956
Le canal de Suez, un raccourci stratégique en Méditerranée connut une crise dont les origines profondes
sont : le renversement de Farouk Ier en 1952 par le général Neguib qui abandonne les clauses de coopération avec
la France et le Royaume-Uni, le durcissement du colonel Abdel Gamal Nasser au pouvoir en 1954, la
multiplication en 1956 des raids des fedayin égyptiens en Israël sur le golfe d’Aqaba, la fermeture du canal de
Suez aux navires israéliens, la création d’une alliance secrète contre Nasser à Sèvres en Suisse entre Israël, la
France et l’Angleterre, l’accusation de la France à l’Égypte de servir de base-arrière au F.L.N. algérien basé
au Caire.
Le refus des USA de financer le projet de construction du barrage d’Assouan et le rôle joué par Nasser
à la Conférence de Bandung de 1955 conduit ce dernier à solliciter les Soviétiques qui l’aident avec un appui
militaire ultramoderne. Christian Pineau (France), Patrick Dean (Angleterre) et David Ben Gourion (Israël)
préparèrent une attaque surprise, « l’Opération Mousquetaire », le 26 juillet 1956 contre le « Mussolini du Nil ».
Il nationalise le canal de Suez au grand dam de l’Occident et l’interdiction d’accès du canal au golfe d’Aqaba aux
navires israéliens. Cet acte précipite ces trois pays dans la bataille contre l’Égypte. Comment se manifeste alors
ce conflit ?
Le 29 octobre 1956, Israël envahit la bande de Gaza et le Sinaï puis atteint rapidement la zone du canal
comme convenu à Sèvres. Le 31 octobre, l’Égypte dont la décision de nationalisation du canal avait été accueillie
avec enthousiasme par la population subit des bombardements à Port Saïd de la France et l’Angleterre qui
prennent le contrôle de la zone. Devant la rapidité de l’invasion et la suprématie aérienne des commandos, l’armée
égyptienne se voit forcée de capituler.
Toutefois, une mise en garde très ferme de l’Union soviétique stoppe l’offensive et bluffe en menaçant
la France et l’Angleterre d’une riposte nucléaire. Les USA exigent fermement le retrait des forces occidentales
pour désamorcer la crise et lancent une attaque monétaire contre Livre Sterling. L’ONU se réunit d’urgence du 2
au 10 novembre 1956 et adopte des résolutions prévoyant l’intervention de la Force d’Urgence des Nations
Unies (FUNU) pour restaurer la paix dès le 15 novembre 1956. Fort de ce qui précède, quelles conséquences en
découlent ?
Les conséquences les plus graves de la crise de Suez sont assumées par les Britanniques dont cette crise
annonce à la fois la fin de l’Empire et la soumission vis-à-vis des USA. Suite à cette crise, De Gaulle dotera de
l’armement nucléaire à son pays, la force de frappe nécessaire contre tous ceux qui la menaceront encore. L’URSS
gagne en prestige au Moyen-Orient, resserre son alliance avec l’Égypte. Le régime égyptien, malgré la défaite
militaire, ressort triomphant de cette crise sur le plan diplomatique. Mais, les évènements qui arrivent après la
crise de Suez où les deux Grands se sont unis augurent-ils le renforcement du condominium américano-
soviétique ?
Le 27 novembre 1958, la question allemande revient à nouveau dans les relations Est-Ouest et plonge
les deux Grands dans une tension extrême : la Deuxième crise de Berlin.
Le 27 novembre 1958, Nikita Serguëivitch Khrouchtchev provoque la deuxième crise de Berlin. Cette
ville représente depuis son partage une « tumeur cancéreuse qui doit être extirpée » pour la RDA. De plus, l’exode
quotidien de milliers de personnes fuyant légalement la RDA vers la RFA constitue, pour la RDA, une
hémorragie humaine insupportable et dangereuse pour son économie d’autant plus que depuis 1949, Berlin Est
s’est vidé de presque 3 millions d’habitants en partance à l’Ouest de la ville ou en exil, occupé par les Américains,
les Français et les Britanniques.
En 1960, à cause d’un incident diplomatique très grave, l’affaire de l’avion espion américain U2 abattu
par l’URSS, Khrouchtchev. En novembre 1961, Monsieur « K » lance un ultimatum aux Occidentaux pour
accorder à Berlin le statut de ville libre, ce qui signifierait la division officielle et définitive de l’Allemagne. Les
Occidentaux rejettent cet ultimatum.
En octobre 1961, il ordonne des excuses publiques aux Américains à Washington et vint marteler des
menaces à l’égard des Occidentaux lors de l’Assemblée générale de l’ONU et la crise s’accélère. Comment se
manifeste-t-elle concrètement ?
II. LE DÉROULEMENT
Deux grandes étapes marquent la deuxième crise de Berlin. D’abord, le Gouvernement d’Erich
Honecker prend des mesures car dès le 13 août 1961, les règles de déplacement des populations entre les deux
parties de la ville sont définies et un système de contrôle strict entre les deux Berlin prend effet. Les Berlinois de
l’Est devront désormais disposer d’autorisations spéciales pour se rendre l’autre côté.
Ensuite, au terme de trois ans de tensions, la construction par les soldats du mur de Berlin dans la nuit
du 12 au 13 août 1961 est décidée pour stopper la fuite des Est berlinois vers l’Ouest de la ville, avec seulement
deux points de passage comme Check Point Charlie par exemple. Le « mur de la honte » est condamné
verbalement par l’autre M « K », le président John Fitzgerald Kennedy qui, à Berlin déclare le 23 juin 1963 face
au mur : « Ich Bin ein Berliner ! » (Je suis un Berlinois). Ce mur d’une quarantaine de km renforce et complète
le « rideau de fer » qui partage en deux l’Europe. Ce mur engendre plusieurs conséquences. Lesquelles ?
Avec la construction du mur de Berlin, on assiste à la fin de l’exode des populations est-berlinoises vers
Berlin-Ouest et la RFA. La question allemande est le symbole même de la guerre froide en Europe.
La deuxième crise de Berlin démystifie le modèle soviétique. Pourtant, le monde va sombrer dans une
crise beaucoup plus grave que toutes les précédentes : la crise des fusées de Cuba.
Après la deuxième crise de Berlin, une nouvelle période de tension, sans doute la plus grave de toute la
guerre froide : celle qu’engendre la crise des fusées de Cuba. Comment en est-on arrivé là ? Comment se déroule-
t-elle et quelles conséquences induit-elle ?
En 1959, ce n'est pas à Berlin, cependant que l'orage éclate, mais à Cuba, où s'est établi en 1959 un
régime socialiste, dirigé par Fidel Castro, Che Guevara et les barbudos révolutionnaires tombeurs de la postiche
proaméricaine Fulgencio Batista.
En effet, dès 1959, les rapports avec les États-Unis se détériorent rapidement avec la nationalisation
d’entreprises des USA. Aussi, les Américains mettent un embargo commercial sur le sucre cubain en représailles
pour éviter une contagion révolutionnaire en Amérique. Menacé d’asphyxie, Castro se tourne alors vers l’URSS
et s’aligne sur le bloc communiste et l’île devient une nouvelle « démocratie populaire ». Un quasi protectorat
américain passe au communisme, en violation de la doctrine de Monroe de « l’Amérique aux Américains ».
Plusieurs causes sont à l’origine de la crise des missiles de Cuba à savoir l’éviction de Fulgencio Batista
par Fidel Castro dès 1959, l’adhésion de Cuba au camp soviétique en juillet 1960 et le lancement par M. K. de
l’opération Anadyr en mai 1962 consistant à l’installation des fusées à la Havane capables de transporter des
bombes atomiques dirigées contre le territoire des USA situés seulement à 150 km des USA.
En septembre 1960, à l’Assemblée générale de l’ONU, le dirigeant soviétique donne une spectaculaire
accolade à Castro. En avril 1961, la tentative de débarquement, dans la « baie des Cochons » de 5000 cubains
émigrés anticastristes soutenus par les forces américaines s’avère un fiasco. L’île est alors placée sous haute
surveillance par les États-Unis. Fidel Castro fait appel à l'aide de l'U.R.S.S. Cuba adhère au COMECON en 1962.
L’URSS envoie aussitôt d'importantes fournitures militaires.
Or, le 14 octobre 1962, les avions espions américains U2 survolant Cuba repèrent les travaux
d'installation de rampes de lancement de missiles balistiques (IRBM) à moyenne portée capables d'atteindre le
territoire américain et, deux jours tard, des cargos soviétiques remplis de fusées offensives et des avions
bombardiers Llouchine s’acheminent vers Cuba qui est rapidement encerclé par les navires de guerre américains
dès le 22 octobre 1962 et renversent l’armement à Guantanamo. Par de nombreux contacts entre diplomates
soviétiques et américains, onusiens, le Vatican, le monde entier et J.F. Kennedy, M. K. est supplié de s’entendre
et de retirer les navires en partance à Cuba le 28 octobre 1962 et il y démantèle les bases et les avions installés à
Cuba. En contrepartie, M. K. obtient la levée du blocus naval de Cuba et les USA renoncent à envahir Cuba afin
d’en chasser le régime castriste et obtiennent enfin le démantèlement des bases américaines de Turquie.
L’URSS sort affaiblie d’une crise qui a obligé à reculer. J.F. Kennedy est ovationné sur le plan
international, tandis que M. K. perd la confiance des pays du Tiers-Monde et fragilise sa position à l’intérieur de
l’URSS où sa politique économique rencontre des difficultés. Les deux pays optent pour la création en 1963 d’une
ligne directe, le téléphone rouge, entre Moscou et Washington, promettant un recours au dialogue direct en cas
de nouvelle crise. Le monde a ainsi frôlé pendant quelques jours, la catastrophe nucléaire mais, ces évènements
font entrer le monde dans une nouvelle ère : la Détente.
Objectif spécifique
Introduction
La Détente désigne la phase de la guerre froide qui s'étend entre la crise des missiles de Cuba de1962 et
la « guerre fraîche » à la conférence d'Helsinki de 1975.
Dès lors, comment s’explique les origines de cette Détente ? Quelles sont ses manifestations et quelles limites
en découlent ?
Les échanges commerciaux se développent suite au voyage de Richard Nixon à Moscou en 1972 ; le voyage
de Leonid Brejnev aux États-Unis en 1973.
Des accords politiques sont aussi signés pour réduire les points de friction. En Europe, il s’agit de
l’Ostpolitik (politique de rapprochement de l’Allemagne de l’Ouest occupée par les Occidentaux sur l’Allemagne
de l’Est prosoviétique) du chancelier Willy Brandt qui aboutit à la reconnaissance par la RFA de la frontière
Oder-Neisse. En août 1975, la signature des accords d’Helsinki garantit les frontières européennes, la libre
circulation des idées et des personnes et le respect des droits de l’homme.
Tout comme la Coexistence pacifique, la Détente reste également une grande hypocrisie dans les relations
internationales. Ses plus grands handicaps sont : leur lutte d’influence dans les pays du tiers monde, les trois
conflits périphériques à savoir : de 1959 à 1975, la guerre au Viêt Nam oppose indirectement les grandes
puissances, la Guerre des Six Jours de 1967 et la Guerre du Kippour de 1973
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 26
LA GUERRE DU VIET NAM
La guerre du Viêt Nam est un conflit militaire ayant opposé, entre 1959 et 1975, le Viêt Nam du Sud
libéral et son principal allié, les USA, au Viêt Nam du Nord communiste soutenu par la Chine et l'URSS. Elle
s’inscrit dans le contexte de la guerre froide.
Dès lors, quelles sont les origines de cette guerre entre vietnamiens ? Comment s’est-elle déroulée et
quelles conséquences tire-t-on d’elle ?
I. Les origines
Globalement, la guerre du Viet Nam peut être consécutive à deux faits importants nés de la guerre
d’Indochine et des tensions de la guerre froide. Elle de ce fait ses origines lointaines dans les conséquences de la
guerre d’Indochine car, cette ancienne colonie française alors sous le Nom d’Indochine, le Viet Nam actuel, est
devenue indépendante en 1954, au terme d’une violente guerre de décolonisation contre la France. D’après les
accords de paix signés à Genève en juillet 1954, le pays est divisé en deux zones, le Nord et le Sud, au niveau du
17e parallèle. Ce partage devrait être temporaire, la réunification du pays devant se faire après les élections prévues
en 1956. Cependant, la fissure entre les deux parties du pays est trop profonde. Le Viet Nam du Nord est dirigé
par un procommuniste, Hô Chi Minh alors que le Viet Nam du Sud, résolument anticommuniste, dirigé par Ngo
Dinh Diêm.
Aussi, en 1956, le président sud-vietnamien Ngo Dinh Diêm ayant refusé d'organiser des élections libres
pourtant décidé à Genève, ses opposants fondent alors un mouvement de résistance, le FNL (Front de Libération
du Viêt Nam). Dès 1956 et surtout entre 1957 et 1959, le FNL commença à se livrer à une guérilla au Sud-Viêt
Nam et créa une Armée de libération nationale. Une autre raison qui provoqua la guerre du Viêt Nam était
l'opposition entre les États-Unis et l'URSS, qu'on appelle la guerre froide. Pour renverser ce dictateur et rétablir
l’unité du pays entier, les communistes du sud ayant combattu pour l’indépendance, les Viet Cong ou le FLN
prend les armes en 1959 et reçoit l’aide du Viet Nam du Nord dans leur guérilla (guerre urbaine) et, fidèles à la
théorie du domino, les USA soutiennent le Viet Nam du Sud.
II. Les phases ou les manifestations de la guerre
Pour la 2e fois consécutive, la péninsule indochinoise se trouve en guerre qui connait 2 grandes phases.
La première fut l’engagement américain de 1961 à 1968. Les américains envoient au Viet Nam du Sud des
conseillers militaires, de l’argent et des soldats en nombre élevé années après années suite au prétexte de Lyndon
Johnson d’une attaque de 2 navires américains postés sur le golfe de Tonkin. Mais, malgré leur nombre et leur
grande logistique, les américains ne parviennent pas à s’imposer car, les Viet Cong connaissent bien leur pays et
un sentier célèbre, la piste Hô Chi Minh. Avec violence et terreur, ils fouillent les villages et massacrent les
populations en larguant le napalm (une épaisse essence qui provoque des malformations) mais en 1968, les Nord
vietnamiens et les Viet Cong lancent une vaste attaque sur plusieurs centaines de villes sud-vietnamiennes : c’est
l’offensive du Têt. Ils prennent le contrôle des bâtiments militaires et administratifs que les Américains
reprendront au prix du sang très élevé.
La seconde phase est la vietnamisation du conflit suite aux protestations de la population américaine
dans leurs rues à la suite de la découverte des atrocités perpétrées par les soldats us sur les pauvres civiles au Viet
Nam. Guerre jugée honteuse, très impopulaire aux USA, sachant qu’il échouera à la suite de cette humiliante
guerre, Lyndon Johnson refuse de se représenter et le monde entier apprend le massacre de 500 civils au village
de My Lai. Les bombardements américains s’étendent jusqu’au voisins du Cambodge, pays servant de base arrière
aux FLN. C’est alors que le nouveau président us, Nixon, décide de « vietnamiser » le conflit. Il commence à
rapatrier ses soldats en laissant les Sud-vietnamiens faire leur propre guerre. De ce fait, privé du soutien américain
dès 1973 et surtout en 1974, le Viet Nam du Nord envahit le Sud et gagne la guerre en avril 1975.
Des pertes lourdes et une défaite américaine. Sur les pertes de la guerre, le bilan fut très lourd que les
premiers conflits de la guerre froide. Du côté vietnamien, la guerre a fait 2 millions de morts, dont un grand
nombre de civils et 3 millions de blessés. La victoire finale des communistes a provoqué la fuite de 12 millions
de personnes, dont environ 1 million par la mer sur des embarcations de fortune : on les appelle les boat people.
Côté américain, la guerre a fait 57 000 tués et 153 300 blessés.
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 27
Sur tout un autre plan l’issue fut favorable au Viêt-Nam nord et défavorable aux américains. Les
troupes Nord-vietnamiennes entrées à Saigon : l’ancienne capitale du Sud est renommée Hô Chi Minh-Ville. En
1976, le Viêt Nam est réunifié avec, à sa tête, un régime communiste. Les Américains sortent ébranlés : c’est leur
première défaite historique. Pourtant, ils gardent des bonnes relations avec l’union Soviétique qui a soutenu
Hanoï et avec la Chine. D’ailleurs en 1971, les USA favorisent le retour de la Chine à l’Organisation des Nations
Unies.
Un bilan matériel catastrophique. Dans les deux camps, la guerre du Vietnam a coûté près de 200
millions de dollars de dépenses pour financer les opérations militaires. Les américains ont détruit plus de 100.000
villages avec leur bombe et les napalms puis ont stérilisé plus de 1/3 des terres vietnamiennes avec les litres de
défoliants versés pendant la guerre.
Objectifs spécifiques
Introduction
En 1975, la conférence d’Helsinki semble confirmer la Détente. Pourtant, la décennie suivante est
marquée par une période de tensions plus vives entre les deux Grands que Leonid Brejnev qualifie de « Guerre
fraiche ». Puis, à partir de 1985, leurs relations s’apaisent à nouveau et cela aboutit à la fin de la confrontation
est-ouest : c’est la Nouvelle détente. Qu’est-ce qui caractérisent ces deux périodes et qu’elles analyses peut-on y
faire ?
La guerre fraiche fut provoquée par les faits suivants : le repli américain consécutif à l’échec américain
au Vietnam et le scandale du Watergate qui contraint le président américain Richard Nixon à démissionner en
aout 1974, le renoncement à l’option militaire des USA, l’adoption par le Congrès américain d’une loi obligeant
l’URSS à respecter les Droits de l’homme, la politique à la fois dynamique et agressive de l’URSS et le syndrome
vietnamien sont autant de faits qui justifient le raidissement des blocs.
Sur le plan militaire, il y a : la relance de la course aux armements des soviétiques aux années 1970 ;
l’expansion soviétique dans le Tiers-Monde (en Afrique surtout comme se fut le cas en Éthiopie en 1974, au
Mozambique, Guinée-Bissau, en Angola en 1975, au Salvador, au Cambodge, au Laos en 1976 et au Guatemala
en 1979), suite à l’affaiblissement de l’Occident depuis la guerre du Vietnam. Comment se caractérise la guerre
fraiche ?
Afin de montrer leur intransigeance vis-à-vis de l’URSS, les USA boycottent les jeux olympiques de
Moscow de 1980, les Soviétiques rendent la pièce en 1984, les USA actionnent les embargos sur les céréales,
renouent avec la politique du Big Stick en devenant beaucoup plus interventionnistes. De ce fait, ils débarquent à
Grenade pour contrer un coup d’Etat, soutiennent des mouvements de guérilla anti-communistes en Angola avec
l’UNITA et aident Augusto Pinochet à renverser Salvador Allende au Chili. On assiste à l’interruption de la
coopération économique et scientifique entre les deux Grands.
Ronald Reagan a redoré l’image bafouée de l’Amérique depuis la défaite de la guerre du Vietnam et
pendant ce temps, l’URSS sombre dans des difficultés économiques très graves et s’essouffle peu à peu pour
avoir trop dépensé dans sa politique militaire agressive au Tiers-Monde au détriment des autres secteurs d’activité
du pays.
Déjà incapable de tenir et de rivaliser les USA dans la course aux armements, l’URSS de Mikhaïl
Gorbatchev initie une série de rencontres à Genève en 1985 puis à Reykjavik en 1986 et à Moscou en 1988.
La Nouvelle détente est la période de la guerre froide marquée par l’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev à
54 ans à la tête du Parti Communiste de l’Union Soviétique (PCUS) comme secrétaire général le 11 mars 1985,
en rupture avec la gérontocratie qui semblait s’installer au pouvoir en URSS depuis 1917.
La nouvelle politique prônée par Mikhaïl Gorbatchev conduit à l’éclatement de l’URSS, du Bloc
communiste et de la fin de la guerre froide pour plusieurs raisons.
A son arrivée au pouvoir, Mikhaïl Gorbatchev hérite d’« une patate chaude » de Leonid Brejnev et de
ses prédécesseurs éphémères (Youri Andropov et Konstantin Tchernenko) qui n’ont pas su redressé l’URSS qui
était déjà asphyxiée par d’énormes difficultés économique et financière liées au poids écrasant du budget militaire
de l’hégémonie mondiale et les difficultés du système soviétique lui-même qui est en panne. Autant de choses
qui forcent Gorbatchev à abandonner la politique de surexpansion de l’URSS au Tiers-Monde et sa compétition
avec les USA pour régénérer le communisme.
La Perestroïka6
C’est une réforme radicale dans tous les domaines qui déborde à la fois sur l’économie et embrasse la
société, le système politique et les relations internationales qui exigent la coopération avec l’Ouest. Elle favorise
une démocratisation du parti politique (pluralisme idéologique, multipartisme), et met en danger la Nomenklatura
et la bureaucratie qui s’y opposent car elle promeut le mérite. Les Américains approuvent cette politique et cela
vaut à son auteur une reconnaissance avec le Prix Nobel de la paix en 1990.
La Glasnost
Elle exige la levée partielle du contrôle de l’Etat sur la presse (cas de l’accident nucléaire de Tchernobyl
en 1986), suppression de la censure, rétablissement de la vérité historique.
Quelque temps dès l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev, un retour au dialogue et des négociations
s’instaurent entre les deux Grands. En 1987, ils signent les accords de Genève sur la limitation des armements, le
Traité de Washington sur les euromissiles est signé, la visite réciproque des deux chefs d’Etat dans les deux pays,
les accords de Malte (réduction de 50% des armements stratégiques) sont signés, le retrait des troupes soviétiques
en Afghanistan en 1989, la fin des conflits périphériques, la démocratisation des élections en URSS, la libération
des dissidents comme Sakharov sont effectifs. La chute du mur de Berlin le 9 novembre aboutit à la réunification
de l’Allemagne en octobre 1990.
A partir de 1989, la contestation du modèle soviétique se développe partout dans les démocraties
populaires et se propage partout car un malaise généralisé réveille les populations civiles et déborde sur les
dirigeants soviétiques qui sont dépassés. La libéralisation politico-économique entamée par Gorbatchev a
6
C’est une révolution des mentalités, des structures administratives, des organisations économiques cherchant à détruire
les privilèges pour récompenser les mérites. Elle est donc fondée sur un double choix : la pause externe comme moyen
d’une relance interne.
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 31
contribué à la désagrégation de l’empire soviétique en réveillant des nationalismes endormies avec, en toile de
fond, l’indépendance des républiques baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie annexées en 1940).
Les deux politiques sont un échec car la liberté d’entreprise et l’initiative ne font pas partie de la culture
soviétique. Peu à peu, les pays du bloc soviétique se détachent de l’URSS, conduisant à la fin du PCUS. Après
avoir échappé à un coup d’Etat mené par l’armée et les apparatchiks du PCUS, Gorbatchev démissionne le 25
décembre 1991 et l’URSS disparait le lendemain en lieu et place de la Russie dont dirige Boris Eltsine. La
Perestroïka a cassé les mécanismes de l’économie planifiée et a disloqué l’empire soviétique.
Conclusion
La guerre fraiche marque le triomphe de l’URSS sur les USA suite à leur défaite à la guerre du Vietnam
et amorce, dès 1985, une nouvelle détente au cours de laquelle l’URSS se rapproche des USA. Mais, l’effet Gorby
n’a pas eu le résultat escompté, au contraire, il a détruit l’empire soviétique, marquant ainsi la fin de la guerre
froide. Pour réformer un système à bout de souffle, Gorbatchev a pris tous les risques, tout en écartant le recours
à la force. Choix visionnaire, mais fatal à l’URSS.
Objectifs spécifiques
Introduction
Après la Seconde Guerre mondiale, on assiste à un rayonnement exceptionnel de l’URSS. Mais, cette
surexpansion impériale a un coût et dès 1989-1991, l’empire soviétique entre dans une phase de désintégration
qui aboutit à sa disparition.
Dès lors, comment s’explique ce cataclysme inédit dans les relations internationales ? Quels en sont les
liens avec la fin de la guerre froide et quelles conséquences en découlent ?
L’éclatement de l’empire soviétique est consécutif à une kyrielle de facteurs à la fois politico-
diplomatiques, économiques et sociaux.
Sur le plan politico-diplomatique, le PCUS est soumis à la double règle du centralisme démocratique
étouffant les aspirations populaires ; un excès d’engagements militaires entraine l’isolement diplomatique du pays
et l’avènement de Mikhaïl Gorbatchev au pouvoir le 11 mars 1985 qui hérite d’une patate chaude de Leonid
Brejnev et de ses prédécesseurs éphémères (Youri Andropov et Konstantin Tchernenko) en rupture avec la
gérontocratie soviétique. Il prône la régénération et la rénovation du système communiste en panne, la liberté
d'expression, l’ouverture économique. L’abandon de la politique de surexpansion de l’URSS au Tiers-Monde et
sa compétition avec les USA.
Sur le plan économique, l’URSS fait face aux difficultés tous azimuts notamment : la pratique d’une
politique extérieure trop coûteuse priorisant les dépenses militaires, une aide économique dans les pays de
l’Europe de l’Est trop élevée ; une extrême centralisation d’une économie planifiée et collectivisée ; une priorité
accordée à l’industrie lourde au détriment des industries de biens de consommation et de l’agriculture ;
l’archaïsme technologique (vétusté des équipements agricoles et des transports,…) ; un manque de compétence
et de motivation d’une main-d’œuvre fortement touchée par l’absentéisme et le travail au noir ; l’extrême
bureaucratisation et l’aggravation des problèmes sociaux et moraux.
Sur le plan social et moral, les structures sociales sont bouleversées par le régime qui diffuse le même
conformisme social et mental développé par la nomenklatura ; la déportation des dissidents politiques comme
Denis Soljenitsyne, Andreï Sakharov dans les camps de détention du Goulag ; grèves des ouvriers, révoltes,
montée des tensions interethniques…
II. Les réformes ou l’ouverture de la boite de Pandore à l’origine de la fin de la guerre froide
Conscient de la gravité de la situation, Gorbatchev instaure une nouvelle politique après 20 ans
d’immobilisme pour redresser son pays avec la Perestroïka (la restructuration) et à la Glasnost (la transparence),
devenues nécessaires.
La Perestroïka7 en 1986
C’est une réforme radicale qui déborde à la fois sur l’économie et embrasse la société, le système
politique et les relations internationales. Elle favorise une démocratisation du parti politique (pluralisme
idéologique, multipartisme) et met en danger la Nomenklatura et la bureaucratie qui s’y opposent car elle promeut
le mérite. D’importants changements ont lieu notamment ; l’instauration d’un dialogue et des négociations entre
les deux Grands sont effectifs, la signature des accords de Genève sur la limitation des armements, le Traité de
Washington sur les euromissiles, la visite réciproque des deux chefs d’Etat dans les deux pays, les accords de
Malte (réduction de 50% des armements stratégiques), le retrait des troupes soviétiques en Afghanistan en 1989,
7
C’est une révolution des mentalités, des structures administratives, des organisations économiques cherchant à détruire
les privilèges pour récompenser les mérites. Elle est donc fondée sur un double choix : la pause externe comme moyen
d’une relance interne.
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 33
la démocratisation des élections en URSS en 1989. La chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989 aboutit à la
réunification de l’Allemagne en octobre 1990. Les Américains approuvent cette politique et cela vaut à
Gorbatchev une reconnaissance avec le Prix Nobel de la paix en 1990.
La Glasnost
Elle exige la levée partielle du contrôle de l’État sur la presse (cas de l’accident nucléaire de Tchernobyl
en 1986), suppression de la censure, rétablissement de la vérité historique.
À partir de 1989, la contestation du modèle soviétique se développe partout dans les démocraties
populaires et se propage partout car un malaise généralisé réveille les populations civiles et déborde sur les
dirigeants soviétiques dépassés. La libéralisation politico-économique entamée par Gorbatchev réveille des
nationalismes endormis avec l’indépendance des républiques baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie annexées en
1940), affrontements entre Ouzbek et Kirghizes, guerre civile en Tchétchénie ont lieu.
La Perestroïka et la Glasnost sont un échec car la liberté d’entreprise et l’initiative ne font pas partie de
la culture soviétique. Peu à peu, on assiste à l’autodissolution par les Républiques du Soviet Suprême et à la
suspension des activités du PCUS, du retrait à Gorbatchev d’une partie des pouvoirs, un détachement des pays
du bloc soviétique commence, conduisant à la fin du PCUS. Après avoir échappé à un coup d’Etat en aout 1991
mené par l’armée et les apparatchiks du PCUS, Gorbatchev démissionne le 25 décembre 1991 et création par
certaines Républiques de la Communauté des Etats Indépendants (CEI). La dissolution du Pacte de Varsovie en
juillet 1991 et du Conseil d’Aide Economique et Mutuelle (CAEM) entérinant la fin de la tutelle soviétique sur
l’Europe orientale. L’URSS disparait le lendemain et s’en est fini de la guerre froide. Enfin, on assiste aux
bouleversements des réalités géopolitiques héritées de la Seconde Guerre mondiale et le triomphe du capitalisme
et du leadership américain. La Perestroïka a cassé les mécanismes de l’économie planifiée et a disloqué l’empire
soviétique.
Conclusion
La guerre fraiche marque le triomphe de l’URSS sur les USA suite à leur défaite à la guerre du Vietnam
et amorce, dès 1985, une nouvelle détente au cours de laquelle l’URSS se rapproche des USA. Mais, l’effet Gorby
n’a pas eu le résultat escompté, au contraire, il a détruit l’empire soviétique, marquant ainsi la fin de la guerre
froide. Pour réformer un système à bout de souffle, Gorbatchev a pris tous les risques, tout en écartant le recours
à la force. Choix visionnaire, mais fatal à l’URSS.
- Décrire les origines et le déroulement de la décolonisation du Gabon dans l’Afrique Noire francophone.
Introduction
Depuis l’entre-deux-guerres, un puissant nationalisme s’est emparé des populations gabonaises. Cette volonté
grandit et inscrit le Gabon dans la mouvance des indépendances.
Dès lors, sur quoi sont basées les origines de la décolonisation du Gabon ? Comment cela est-il lorsqu’on connait
l’enchevêtrement des forces centrifuges pour la jeune nation gabonaise ?
De façon globale, la décolonisation du Gabon s’inscrit dans un vaste processus d’ensemble qui touche tous les
empires coloniaux au lendemain de la Seconde Guerre et est consécutive aux causes internes ou endogènes et aux
causes externes ou exogènes.
La cause externe essentielle de cette décolonisation est l’affaiblissement et la perte de prestige de la France après
la Seconde Guerre mondiale dans ses colonies. Afin d’anticiper, le général de Gaulle, préoccupé par le devenir des
colonies françaises d’Afrique décide de convoquer à Brazzaville au Congo du 30 janvier au 8 février 1944 la
conférence franco-africaine de Brazzaville pour imaginer l’avenir des pays non indépendants à l’instar du Gabon.
Par ailleurs, un contexte international est favorable à la décolonisation après 1945 car les deux Grands sont
hostiles au maintien du colonialisme, l'ONU qui affirme le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Dans ce sens,
la conférence de Bandoung en avril 1955 en Indonésie et l'exemple de l'Asie confortent les revendications africaines.
Elles sont liées à l’instruction de l’élite locale indigène déjà au fait des droits de l’Homme sur l’égalité des
Êtres humains au Gabon où se crée un nombre de mouvements politiques nationalistes réclamant des réformes à
l'origine des soulèvements et des révoltes matés violemment comme le mouvement Jeunesse Gabonaise de Laurent
Antchouey et Louis Bigmann qui remettent en cause la colonisation française incriminée à cause des discriminations
raciales et des abus de l’administration coloniale sur le peuple gabonais.
À cela, s’ajoute le rôle crucial des religions de combats implantées dans le pays (l’Islam, le Kimbanguisme et
le Matsouanisme) qui promeuvent l’amour envers autrui sans distinction. Or, derrière la mission civilisatrice, se
cachaient une exploitation économique des colonisateurs, une inégalité sociale et juridique. Avec autant de griefs, la
colonisation avait donc les germes de sa propre destruction.
Si certains pays sont passés par la violence à l’arraché (Algérie, Indochine…) pour être indépendants, le
Gabon a obtenu la sienne par négociation ou par consentement au cours de cinq phases notamment la Conférence de
Brazzaville de 1944, l’Union française de 1946, la loi-cadre Gaston Defferre du 23 juin 1956, la Communauté
française et le référendum de 1958. De ce fait, la mise en place de l’Union française8 le 27 septembre 1946 avait pour
8
L’Union française fut une organisation politique de la France et de son empire colonial créée par la Constitution de la
Quatrième République.
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 35
mission de permettre aux colonies d’élire les députés au Parlement français. Le 15 décembre 1946, le Gabon élit une
Assemblée composée de Jean Hilaire Aubame, Mathurin Anguilé, René Paul Sousatte, Paul Indjendjet Gondjout,
Edouard Mosssot, Paul Evouna, Paul Flandre et Régnault représentent le Gabon dès 1947 à cet effet. À la suite de
l’Union française, on assiste à la mise en place de la loi-cadre Defferre9 qui établit une décentralisation du pouvoir
de la métropole vers les territoires de l’Union française et une déconcentration administrative. Suite aux élections
organisées au Gabon le 31 mars 1957, le Bloc Démocratique Gabonais de Paul Gondjout, l’Union Démocratique et
Sociale Gabonaise de Jean Hilaire Aubame et une liste d’indépendants, Paul Gondjout devient Président de la
nouvelle Assemblée et traite avec la France du transfert des pouvoirs avant l’entrée en scène de son Co-leader Léon
Mba qui, alors maire de Libreville en 1957, fut élu par l’Assemblée Territoriale, Vice-président du Gabon.
Cependant, le 1er juin 1958, l’arrivée de Charles de Gaulle au pouvoir accélère la décolonisation de
l’empire français et remplace la loi-cadre Defferre par la Communauté française10. Sans perdre de temps, il convoque
aux urnes les peuples africains le 28 septembre 1958 pour le référendum afin d’accepter ou de refuser la nouvelle
Constitution qu’il propose. Le OUI l’emporte largement au Gabon. Le 19 février 1959, le Gabon vote sa première
Constitution. C’est le 17 août 1960 que le Gabon devient indépendant et en 1961, Léon Mba est élu Président de la
République le 12 février 1961 pour 7 ans.
9
A l’initiative de Gaston Defferre et Félix Houphouët-Boigny, c’est la loi n°56-619 du 23 juin 1956 autorisant le
gouvernement français à mettre en œuvre les réformes et prendre les mesures propres à assurer l’évolution des territoires sous
domination.
10
La Communauté française fut créée en 1958 et est l’association politique entre la France et les Etats de son empire
colonial, alors en voie de décolonisation. Elle remplace l’Union française.
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 36
LEÇON 2 : LA DECOLONISATION DE L’ALGERIE
Introduction
Du 18 au 24 avril 1955 en Indonésie, a lieu la Conférence de Bandung. Elle fait suite au mouvement de
décolonisation. Quelles sont les motivations de cette Conférence, ses acteurs, ses résolutions et sa portée ?
À l’initiative des cinq premiers pays indépendants : Inde, Pakistan, Ceylan (Sri Lanka), Birmanie et
Indonésie, la conférence de Bandung réunit les pays asiatiques et africains. Grâce à l’action de 5 personnages
charismatiques dont le premier ministre de l’Union Indienne Jawaharlal Nehru, Zhou Enlai, Abdel Gamal Nasser,
Sukarno (Indonésie) et Tito. Elle marque un tournant dans l’histoire de la décolonisation. Elle s’inscrit dans le
contexte historique marqué par l’extension de la guerre froide en Asie.
Les pays signataires ont manifesté le désir d’indépendance, la lutte des Arabes contre Israël ; la condamnation
de l’apartheid et lutte contre le sous-développement. Elle prend fin sur un accord de cinq principes à savoir : respect
de la souveraineté de tout Etat, égalité des Nations, non-agression, non-ingérence dans les affaires intérieures,
coexistence pacifique.
A. Les limites
La détermination des pays du Tiers Monde par leur position stratégique et leur richesse n’échapperont pas à
la convoitise des deux blocs. Moscou fera des nouveaux États indépendants les relais de sa doctrine en Asie et en
Afrique. Malheureusement, à Bandung, trois tendances s’opposent : les non-engagés (Nehru et Nasser) condamnent
la politique des blocs ; les pro-occidentaux (le Pakistan, Turquie, Irak) affichent leur tendance pro-occidentale et les
deux pays communistes, la Chine et le Vietnam du Nord) étaient les procommunistes.
Au milieu des années cinquante, les jeunes États issus de la décolonisation refusent de s’allier à l’un ou l’autre
camp. C’est de cette position de rejet de la logique de blocs que naît le non-alignement. Comment est né ce
mouvement, quelles sont ses actes qui le portent et quels handicaps s’est-il heurté ?
B. Les objectifs
Pour eux, le retrait du Tiers dans la logique des blocs peut constituer un fait pour arrêter l’extension de la
guerre froide. Les leaders soutiennent que le non-alignement est l’expression de l’affirmation de la présence du Tiers
Monde et de sa diplomatie dans la politique mondiale.
Peu à peu, devant les difficultés économiques se font jour et dans ces conditions, il devient compliqué de
se maintenir à l’écart des deux grandes puissances. Cet éclatement est aussi politique et est dû aux conflits Sud-sud.
L’Iran et l’Irak rivalisent de cultures : l’Arabisme et l’Islamisme, la Guerre du Golfe en 1990-1991, le Tchad et la
Lybie guerroient jusqu’en 1987, le Vietnam envahit le Cambodge en 1978. Enfin l’éclatement du Tiers-Monde est
aussi religieux.
Conclusion
Au finish, de nombreux pays nouvellement indépendants épris de neutralisme finissent par créer le
mouvement des non-alignés, symbole de leur commune volonté vers la construction d’un monde multipolaire à la
faveur de la Conférence de Bandung de 1955 et celle de Belgrade en 1961.
Objectif spécifique
- Mettre en évidence la pratique de la démocratie et du multipartisme en Afrique
francophone
Introduction
La problématique de la démocratie en Afrique noire est l’épineuse question qui rythma les
relations françafricaines aux années 1990 avec le discours de la Baule de juin de la même année.
Objectif spécifique
- Mettre en évidence la pratique de la démocratie et du multipartisme en Afrique
francophone
Introduction
La problématique de la démocratie en Afrique noire est l’épineuse question qui rythma les
relations françafricaines aux années 1990 avec le discours de la Baule de juin de la même année.
Quelle que soit la voie empruntée, le processus de démocratisation a permis dans tous les pays
l’instauration du multipartisme, du pluralisme politique, économique et syndical, l’organisation
d’élections disputées, la rédaction de nouvelles constitutions et leur adoption par référendum ; bref,
l’organisation de la vie démocratique. Mais, l’Afrique reste un continent où les partis et associations
politiques sont fondés sur l’ethnie et la tribu ce qui occasionne des conflits.
En plus, les dirigeants s’agrippent au pouvoir pour « se servir et non pour servir » comme
l’illustrent les guerres sanglantes en Côte d’Ivoire, dans les deux Congo et le tripatouillage habituel des
constitutions, les votes sont toujours truqués, fraudés et on assiste à la contestation des résultats ce qui
occasionne des crises mortelles postélectorales affrontements armés comme le Gabon en 2016.
Pour y arriver, il faudrait : une éducation des masses 80% des électeurs africains sont illettrés,
naïfs et ne votent souvent que par tribalisme et régionalisme. Le civisme n’est pas encore bien développé
en Afrique et cette situation fait que le vote qui est un devoir civique ne soit pas pris au sérieux.
Multipartisme et démocratie en Afrique ressemble fort à un luxe car ici on ne pratique que «la politique
du ventre ». Elle doit lutter contre l’impunité, l’ethnicité, la peur, l’exclusion, développer le civisme,
reconnaître le mérite du travail. Voilà des attitudes qui feraient que la politique ne soit plus une carrière
alléchante pour s’enrichir.
Objectifs spécifiques :
Introduction
De ce fait, comment parvient-on à mesurer le développement dans le monde ? Quels sont les
faiblesses imputables à chacun des indicateurs ?
Document unique :
Source : [Link]
Avant 1990, le développement était envisagé dans une dimension purement économique et
permettait de mesurer juste le pouvoir d’achat et on se servait du Produit Intérieur Brut (PIB) par
habitant, le Revenu National Brut (RNB) mais n’appréhendaient pas au mieux toutes les dimensions
du développement. Depuis lors, le PNUD11 a adopté quatre principaux indicateurs dont l’indicateur créé
11
En 2020, selon le PNUD, la Norvège avec 0,954 (82,6 pour l’espérance de vie) , la Suisse avec 0,94 (82,3),
l’Irlande avec,942 (82,1), l’Allemagne avec 0,939 (81,2)et Hong Kong avec 0,939 (84,7) ocuupent le top 5 des
pays à IDH plus élevés au monde.
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 45
par AMARTYA SEN, l’Indice de Développement Humain (IDH)12, un indicateur composite ou
synthétique (combinant l’espérance de vie à la naissance, l’accès à l’éducation, le PIB par habitant
pour 177 pays), l’Indicateur Sexospécifique du Développement Humain (ISDH), un IDH corrigé des
inégalités sexuelles prenant en compte la participation des femmes, l’Indicateur de Participation des
Femmes (IPF) et l’Indice de Pauvreté Humaine (IPH).
Plus récemment, l’ONU a amélioré la mesure du développement en créant de nouveaux
indicateurs, dans le cadre des Objectifs de Développement du Millénaire (OMD).
L’indice pour chaque pays s’établit entre 0 et 1. On considère que les pays dont l’IDH est
supérieur à 0,70 sont des pays de développement élevé et ceux qui en ont en deçà sont des Pays les
Moins Avancés (PMA).
Bien qu’étant indéniablement plus qualitatif que le PIB, l’IDH ne saurait être pris comme un
indicateur de développement durable car il n’apporte aucune information sur les thèmes
environnementaux ou sur l’intégration du long terme dans les modes de développement.
Par ailleurs, certains critères ont été oubliés comme les critères culturels (accès aux activités
culturelles, sportives, la musique, le théâtre, les libertés et les droits de l’Homme), les critères politiques
(toutes les libertés des peuples), le Bonheur Intérieur ou Bonheur National Brut13 (qui calcule le bien
être ressenti par chaque habitant dans un pays), le BIP 40 (créé en 2002) qui veut mettre en avant la
pauvreté et les inégalités sociales. Il est composé des indices comme l’éducation, les revenus, les
emplois, la santé, le logement et la justice et enfin l’Indice de Pauvreté Humaine (IPH).
Conclusion :
En définitive, il apparait clairement qu’aucun des indicateurs ne donne un réel apperçu du sous-
développement subi par certains peuples. Mais, ces indicateurs sont complémentaires et peuvent faire
prendre conscience aux gouvernements des efforts à fournir pour atteindre un développement équitable
pour tous.
12
Il se calcule grâce à la moyenne de trois indices : le PNB par habitant, l'espérance de vie à la naissance (en
années) et le niveau d'études, lui-même composé de la durée de scolarisation des adultes âgés de 25 ans et de la
durée de scolarisation espérée pour les enfants d'âge scolaire.
13
Cet indicateur alternatif a été publié au Canada par le Centre de Recherches pour le Développement
International (CRDI)
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 46
LEÇON 2 : DES SITUATIONS DE DEVELOPPEMENT : DES NORDS ET DES SUDS
Objectif spécifique
Introduction
Les contrastes de développement restent frappants entre pays riches et pays pauvres. Cette
inégalité se manifeste sous plusieurs aspects.
Les pays du Nord ont 15% de la population mondiale, produisent 75% du PNB mondial et leur IDH
reste supérieur à 0,9. Leur développement tient de la révolution industrielle, agricole et la tertiairisation
de leur économie. Ils assurent à leur population des niveaux de vie élevés grâce à un accès facile aux
besoins essentiels du développement humain.
Cependant, à des niveaux variés, le Nord n’est pas homogène car il est lui-même aussi contrasté.
Voilà pourquoi, on parle des « Nord » dans le Nord au lieu d’un Nord conforme. On distingue dans
ce cas de figure deux groupes de pays : les Pays Développés à Économie de Marché (PDEM) c’est-
à-dire les USA, le Japon, les pays de l’UE qui sont des pays riches, développés et industrialisés. Il y a
aussi les anciens pays du bloc de l’Est ou Pays anciennement à Économie Planifiée (PEP : Russie
et pays de l’Europe de l’Est). Ils sont certes industrialisés mais ont encore quelques insuffisances en
matière de développement politique, socioéconomique.
Dans cette partie du monde, le sous-développement se manifeste par l’incapacité à satisfaire les
besoins essentiels des populations. Ces pays représentent 75% de la population mondiale, mais
produisent moins de 20% du PNB et leur IDH est inférieur à 0,5 dans la majorité des cas.
Ils ont des régimes autoritaires, anti-démocratiques, despotiques, la mauvaise gouvernance, les
coups d’États, détournements de deniers publics, détiennent la palme d’or des conflits occasionnant des
guerres permanentes. Le Sud regorge les pays africains, sud-américains, asiatiques et le monde arabe.
Les pays du Sud ne sont pas uniformes mais difformes. On retrouve les Pays les Moins Avancés
(PMA) qui cumulent les stigmates du sous-développement : famine, faible scolarisation, maladies
infectieuses, bidonvilles, grand banditisme, viols, dette lourde, croissance économique faible ou
négative.
Il y a aussi les Pays à Revenu Intermédiaire (PRI). Ils sont pour la plupart producteurs et
exportateurs de pétrole. C’est le cas du Gabon, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Venezuela, l’Arabie
Saoudite, le Koweït.
Enfin, il y a la dizaine des Nouveaux Pays Industrialisés (NPI). Les plus évolués d’entre eux ont
constitué ce qu’on appelle aujourd’hui les BRICS c’est-à-dire le Brésil, l’Inde, la Chine et depuis
2010, l’Afrique du Sud.
Conclusion
Le monde est inégalement développé pour plusieurs motifs et cela se manifeste concrètement sous
divers aspects. Les dirigeants politiques sont de ce fait appelés à prendre en compte les aspirations des
populations dans l’optique qu’elles sortent de la pauvreté.
Objectifs spécifiques :
Introduction
De ce fait, quelles sont les potentialités du Gabon ? Quels handicaps fait-il face et quelles sont
les solutions pour son développement ?
Source : Anonyme
Situé à cheval sur l’équateur, le Gabon est un petit scandale géologique doté de riches
ressources naturelles avec plus de 900 Indices miniers répertoriés et réserves prouvées de 3,7 milliards
de barils de pétrole15, de riches gisements minéraux. Il dispose d’une importante façade maritime de 800
14
(13 % du PIB régional avec un PIB/hab se situant à plus de 8.000 USD).
15
En 2014, il représentait 39 % du PIB, 85 % des recettes d'exportation et 49 % des recettes budgétaires selon
Mays Mouissy.
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 49
km dont 200.000 km2 de zones de pêche. On signale également 2 millions d’hectares de terres cultivables
soit une forêt occupant 85% du pays pour l’agro-industrie.
Sur le plan touristique, sa biodiversité reste exceptionnelle bien visible avec sur les 13 parcs
nationaux et aires protégées, occupant 20 % du territoire.
Enfin, depuis 2009, on assiste à un déploiement dans la Zone Économique à Régime Privilégié
(Z.E.R.P.) de Nkok, de très nombreuses entreprises générant des emplois dans la sidérurgie, la chimie,
le bois, les matériaux de construction, les produits agro-industriels etc.…Pourtant, cette nation est en
proie à plusieurs difficultés économiques.
Depuis la 2e moitié des années 1980, l’économie gabonaise est en proie à plusieurs difficultés
et affiche déjà des signes d’essoufflement liés à son économie de rente, un secteur agricole trop négligé
et en lambeau, un secteur énergétique non exploité à sa juste valeur, l’industrie encore embryonnaire,
les difficultés de communications avec des routes impraticables en toutes saisons, un réseau ferroviaire
caduc, un faible climat des affaires, la hausse des détournements des deniers publics sont autant des
parents pauvres de son économie.
Du coup, en 2014, elle a été rattrapée par la chute brutale des cours du pétrole dont l’ampleur
souligne sa vulnérabilité et fut à l’origine de la rapide dégradation des comptes publics, la baisse des
recettes issues du pétrole de 450 Mds XAF en 2016 contre 1.400 Mds XAF en 2014, la dette publique
passant de 34 % du PIB en 2015 à 64 % en 2016, l’apparition d’un déficit public occasionnant la
diminution rapide des réserves de changes, gèle des concours à la Fonction publique. Alors, comment
s’en sortir ?
Depuis 2009, le Gabon accélère son processus diversification économique car, si en 2010, le
secteur des hydrocarbures représentait 29,3 % du PIB, en 2019 ce secteur représente seulement 21,7 %
(voir entretien exclusif du Président de la République dans L’Union du 16 octobre 2019, p. 12 lors de la
commémoration des 10 ans de magistère).
Par ailleurs, d’importants investissements dans l’industrie agroalimentaire ont été réalisés,
principalement le fait du groupe OLAM (qui a investi près de 2 Mds USD depuis 2010) dans la culture
du palmier à huile et de l’hévéa. L’interdiction d’exporter des grumes en 2009 et la création
concomitante d’une zone franche consacrée à l’industrie du bois à NKOK s’inscrit dans cette mouvance.
Aujourd’hui, le secteur du bois est le deuxième poste d’exportation du Gabon (11% des exportations
totales).
Conclusion
Nanti par la nature de richesses proverbiales, le sol et le sous-sol du Gabon ont des essences
variées mais, le pétrole est le poumon de son économie. Toutefois, il tend à se raréfier, ce qui nécessite
une diversification de cette économie.
Objectifs spécifiques
Introduction
L'émergence de la Chine est un phénomène sans précédent historique car l’empire du milieu
impressionne et se positionne désormais comme un acteur majeur des relations commerciales mondiales
d’autant plus qu’Alain Peyrefitte en 1971 prophétisa : « Laissez donc dormir la Chine car lorsque la
Chine s’éveillera, le monde entier tremblera ».
Document 1 :
Au cours des trois décennies finissantes, la Chine a accompli une formidable « remontada
économique. De ce fait, on y trouve les quatre premières entreprises du monde en Chine en chiffres
d’affaires. Il s’agit de Industrial and commerce Bank, 166,8 milliards USD, China Construction Bank,
130,5 milliards USD, Agricultural Bank of China, 192,2 milliards USD et Bank of China, 120 milliards
USD et son industrie est depuis 2010, la première au monde. Elle a mis en place 210 Instituts Confucius
destinés à l’enseignement du mandarin.
La chine présente de nombreux atouts qui constituent les bases de son développement
économique. Ils sont à la fois humains, naturel avec un territoire immense : (superficie : 9,6 millions
de km2 soit 3e rang mondial) et politiques avec la volonté manifeste des autorités depuis 1949 de
transformer le pays grâce à une modernisation et une diversification des secteurs de l’économie.
Sur le plan humain et culturel, la Chine était peuplée en 2011 de 1,37 milliard d’individus
selon le dernier recensement faisant d’elle le pays plus le peuplé des pays du monde, ce qui constitue
une main œuvre nombreuse et bon marché ; un marché intérieur fort ajoutée à cela le dynamisme d’une
population jeune. Sa société est monoculturale avec le confucianisme en fait un atout.
Sur le plan naturel, la Chine est un territoire immense de 9,6 millions de km2 soit 3e rang
mondial disposant d’une grande variété climatique donnant une variété de milieux naturels favorables
au développement de l’agriculture, de bons sols riches en eau douce pour la riziculture irriguée et la
pisciculture disposant de ressources du sous – sol gigantesques encore peu exploitées (gisements de
charbon, pétrole et métaux de toute nature …) et d’une longue façade maritime de plus de 3000 km avec
de nombreux sites portuaires.
Sur le plan politique enfin, les autorités politiques affichent depuis 1949 la volonté manifeste
de transformer le pays grâce à une modernisation et une diversification des secteurs de l’économie.
Toutefois, cette volonté d’hégémon est naturellement mal perçue par la première grande thalassocratie
du monde actuel : les États-Unis.
Mais, derrière ces succès économiques se cachent encore des problèmes de développement
graves qui en font un géant aux pieds d’argile.
Sans nul doute, de nombreux périls freinent l’économie chinoise. Sur le plan politique, le
système chinois reste sclérosé par manque de renouvellement de la classe politique depuis Xi Jinping
s’est arrogé les pouvoirs à vie ; la créativité est encadrée en Chine car on assiste à une caporalisation
idéologique qui limite l’expression optimale de la pensée.
Son économie est oblitérée par le poids colossal de sa dette très élevée passée de 141 % du PIB
en 2008 à 300 % en 2019. Sa croissance est plus fragile qu’on ne le croit, la consommation intérieure
ne décolle pas trop, sa grande population risque de vieillir avant d’être riche, la pauvreté est loin d’être
réglée, la bulle immobilière pourrait finir par exploser car Selon le FMI, il y avait 50 millions de maisons
ou appartements vides sur le territoire chinois en 2018 et l’autoritarisme de Xi pourrait se retourner
contre lui c’est pourquoi, malgré une croissance économique spectaculaire, la Chine reste un pays
émergent aux multiples contrastes. Les inégalités de revenus se creusent davantage et sa population est
un lourd fardeau à nourrir, à scolariser, à soigner, à protéger avec une urbanisation désordonnée, un
déséquilibre croissant entre la façade maritime et l’intérieur du pays.
Conclusion
La puissance économique de la Chine est en pleine mutation et ne fait aucun doute. Elle rêve de
détrôner les États-Unis qui sont encore l’Athènes du monde. Mais, c'est aussi un colosse aux pieds
d'argile et le chemin reste long pour détrôner l’Oncle Sam de ce pinacle.
Objectifs spécifiques :
Introduction
Avec la disparition du bloc de l’Est et de l’URSS en 1991 marquant la fin de la guerre froide, les USA
ont acquis le statut de seule hyper puissance.
De ce fait, comment s’explique la puissance multiforme des États-Unis d’Amérique ? Comment cela
se manifeste-t-il à l’échelle planétaire ?
La domination mondiale des États-Unis d’Amérique est multiforme. Elle s’inscrit sur le plan agricole,
industriel, militaire, culturel, politique et économique.
GOODSHOOT.
Source :
L’agriculture américaine est caractérisée par l’usage la mécanisation, des engrais entretient des liens
étroits avec l’industrie, c’est l’agrobusiness16, utilise ses atouts naturels (relief, sols, climat) une grande
diversité de cultures avec de FMN utilisant les OGM (Organismes Génétiquement Modifiés) comme Altria,
Pepsico, Philip Morris ou Coca-Cola, les magasins Wal-Mart, Dole, KFC, d'où le surnom de « principal
16
Ensemble des activités associées pour la production, la transformation et la commercialisation des denrées agricoles.
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 54
grenier du monde au pays de l’Oncle Sam » et bénéficie de conditions favorables. C’est aussi une arme
utilisée parfois comme un moyen de pression. On parle de food power17.
Toutefois, l’agriculture américaine connaît également des problèmes et masque les fragilités :
fréquents risques de surproduction, disparition des petits exploitants, dégradation de l’environnement source
de pollution et la dépendance du marché extérieur mondial.
L’industrie américaine s’appuie sur les principaux points forts notamment l’industrie lourde
(chimie, métallurgie…), les industries de pointe (électronique, informatique, aéronautique, aérospatial,
biotechnologies…), l’automobile (Ford, General Motor, Ford, Chrysler), le secteur pétrolier avec Exxon,
Mobil, Texaco, l’aéronautique avec Boeing, Mac Donnell-Douglass, United Technologies ou « high- tech »,
aérospatiale contrôlée par la NASA …
Le nord-est et les Grands Lacs demeurent le cœur industriel du pays avec la Manufacturing Belt18
mais de nouvelles régions industrielles sont apparues notamment la Sun Belt19 (Sud et Ouest bénéficiant d’un
climat ensoleillé) attire les industries de pointe par sa qualité de vie à l’instar de la Silicon Valley près de San
Francisco.
Les USA sont dans l’innovation permanente avec la création de technopôles comme la Silicon Valley.
L’informatique est donc le fer de lance de cette industrie grâce au succès d’internet comme Bill Gates
fondateur de Microsoft, IBM, Google, Apple, You Tube, Baidu et récemment, Facebook.
L’économie des USA est devenue post-industrielle c’est-à-dire que l’essentiel des richesses est dominé
par les services. Parmi les principales activités tertiaires, on trouve : le secteur financier avec des bourses
comme Wall Street, des banques puissantes et nombreuses, assurances comme American Express, les
transports puissants et organisés, le tourisme (plus de 50 millions de visiteurs par an).
Dans cette économie, le dollar « le billet vert », monnaie dominant le système monétaire mondial et
servant à la plupart des échanges commerciaux joue un rôle clé et le NASDAQ, indice particulier pour les
nouvelles technologies sont les premières du monde. On parle du Hard power (force brute visible dans les
secteurs économique et militaire), en opposition au Soft power (force douce) qu’ils utilisent pour séduire et
faire avancer leurs intérêts géopolitiques. Mais quels sont les facteurs économiques sur lesquels l’ogre
américain repose-t-il ?
17
Le food power est l’arme alimentaire des USA. Ils l’utilisaient comme moyen de pression sur la scène internationale,
exerçant un chantage auprès de certains Etats dont ils obtiendraient le soutien en échange de livraisons de nourritures.
18
La Manufacturin Belt désigne l’espace américain compris entre Chicago au Nord-ouest et Boston au Nord-est et
Philadelphie au Sud-est. On le nomme aussi Rust Belt. C’est un espace industriel dynamique, berceau de l’industrie
américaine au XIXe siècle avec l’automobile à Détroit (Ford). Ses villes sont Boston, New York, Washington et
Philadelphie et abrite la mégalopolis européenne américaine.
19
La Sun Belt signifie « ceinture du Soleil », se compose des Etats du Sud et de l’Ouest des USA ayant un dynamisme
économique, un cadre de vie et une zone ensoleillée agréable.
Nouveau cours d’Histoire-Géographie Terminales par M. Ferdinand NDANGA Page 55
population multiraciale, le développement économique, le potentiel militaire, la maîtrise d’un territoire
vaste, la qualité de leur diplomatie, l'exploitation d’énormes ressources naturelles, la conquête de
l'espace mondial par un État interventionniste et des entreprises dynamiques.
Dérangés et bousculés par l’UE qui est un concurrent redoutable sur le plan économique, franchement
emmerdés par la montée des « Pays émergents », l’émergence spectaculaire de la Chine et la multi-
polarisation du monde actuel, il règne dans le monde l'antiaméricanisme ou yankeephobisme, une
impopularité des USA et cela se traduit par le refus d'acheter ou de consommer des produits américains.
Le dollar, monnaie forte et de référence, n'est pas toujours un atout : il peut freiner les exportations
américaines et donc participer au renforcement du déficit de la balance commerciale.
Conclusion
Pour autant, en 2021, les États-Unis sont toujours la seule superpuissance économique et cela
s’explique par une population nombreuse, des ressources naturelles abondantes, la maîtrise du territoire,
l'exploitation de ses ressources et la conquête de l'espace mondial par un Etat interventionniste et des
entreprises dynamiques. Les États-Unis ont su conserver leur place en combinant deux aspects primordiaux
de la puissance : le hard et le soft power.
Objectifs spécifiques
Introduction
Jadis Communauté Economique Européenne (CEE) née en 1957 avec le Traité de Rome, elle
est devenue l’Union Européenne (UE) avec le Traité de Maastricht de 1992 et comprend de nos jours
27 membres attrayants.
De ce fait, Quels sont les éléments qui démontrent aujourd’hui que l’UE est un géant
économique ? Cette puissance est-elle complète ?
Ainsi, avec 495 millions d'habitants, l'U.E dispose d’une main d'œuvre très compétente,
productive et dotée d'une forte capacité d'adaptation. Sa situation géographique favorise son dynamisme
économique grâce à sa situation d'interface avec des plateformes portuaires modernes comme Rotterdam
et Anvers lui permettant d'être en liaison le reste du monde grâce à ses façades maritimes (Atlantique,
Méditerranéenne). Elle est également caractérisée par un important commerce intracommunautaire
L’UE reste une grande puissance agricole qui produit et exporte grâce à la PAC (politique
agricole commune).
Sur le plan industriel, elle s’affirme également à l’échelle mondiale car l’Europe produit des
automobiles (BMW, Volkswagen, Opel…), de l’acier, des biens d’équipement (TGV, Airbus ou la fusée
Ariane) et de consommation. Enfin, l’UE fonde sa puissance sur ses services présents dans le monde
entier : banques (Crédit Agricole), assurances (AXA), compagnies aériennes (Air France, British
Airways).
L’Europe rayonne dans le monde entier grâce à son influence culturelle : les langues
européennes sont parlées sur tous les continents : espagnol en Amérique latine, anglais en Inde, français
en Afrique.
L’UE exerce également une influence politique et militaire. Toutefois, celle-ci n’est pas
l’expression d’une politique commune (il n’existe pas d’armée européenne), mais la simple conséquence
des actions individuelles de chaque pays membre.
L'unification monétaire avec l'adoption de l'euro, monnaie en circulation depuis le 1er janvier
2002 renforce cette attractivité car elle est désormais capable de concurrencer le dollar.
C’est un ensemble de pays développés depuis longtemps, tout d’abord grâce à l’agriculture (sols
variés, climat tempéré), puis à l’industrie.
Son système économique repose sur le capitalisme.
L’UE dispose par ailleurs d’une population nombreuse bien éduquée, qualifiée et jouissant d’un
niveau de vie élevé.
Enfin, l’Europe a su mettre en valeur ses atouts naturels pour se développer : rôle des matières
premières dans le développement industriel au XIXe siècle (charbon, minerai de fer…),
importance des moyens de communication (nombreux fleuves traversant plusieurs pays, comme
le Rhin), ouverture sur plusieurs mers (Méditerranée, océan Atlantique…).
La principale faiblesse de l’UE réside dans son manque d’unité politique et a des difficultés à
s'affirmer comme une communauté d'États car elle reste un ensemble de pays aux intérêts parfois
contradictoires. Foyer d'accueil traditionnel pour les immigrants, elle a des difficultés à définir une
politique migratoire commune à tous les États Le chômage est à l’origine de nombreux autres problèmes
: l’exclusion, la montée de la pauvreté…L'UE n'investit pas suffisamment dans les domaines de la
recherche ; les entreprises européennes sont moins innovantes que celles des autres États de la triade.
L'U.E est très dépendante sur le plan énergétique : elle importe massivement ses hydrocarbures.
Le refus de certains membres de souscrire aux acquis communautaires comme les accords de
Schengen concernant la libre circulation des personnes au sein de l'UE et le fait que l'euro n'est pas en
circulation partout, excepté chez 17 États membres montre une union à plusieurs vitesses. Cela a été
illustré avec le Royaume-Uni qui est sorti dans le cadre du BREXIT20.
Conclusion
L’Union Européenne est une puissance économique mondiale. Son intégration économique,
parfaitement réussie lui donne un poids mondial incontestable. En outre, les entreprises européennes
s’implantent également à l’étranger. L’Union européenne est donc au cœur de la mondialisation mais elle
reste un nain politique.
20
Le mot BREXIT est l’abréviation anglaise de Br pour British, et de exit, sortie, issue. Il s’agit du scénario de
sortie du Royaume-Uni de l’UE à la suite du référendum sur son appartenance ou non à l’UE proposé le 23 juin
2016 par David Cameron depuis 2013 en application à l’article 50 du Traité de Lisbonne.
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CHAPITRE 4 : LA MONDIALISATION DES ÉCHANGES
La mondialisation est consécutive à une kyrielle de facteurs, résultat du jeu de différents acteurs constitués
en un système. En générale, la mondialisation est rendue possible par la révolution dans les communications et
les télécommunications, les négociations bilatérales et multilatérales des différents acteurs.
21
Cette expression a été inventée par le Canadien Mc Luhan au début des années 1990.
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B. Les télécommunications
Dans le cadre de la mondialisation, les négociations bilatérales et multilatérales se font désormais dans
le cadre de l’OMC depuis 1995 qui est la meilleure tribune des négociations et celui de la CNUCED22. Il y a aussi
les organismes régionaux comme l’UE, l’ALENA, ACP, CEMAC, CDEAO. Ce sont des négociations
multilatérales et on parle de négociations bilatérales quand il ne s’agit que de deux Etats qui sous-traitent des
règles communes d’échanges comme l’ont démontré le Gabon et la Guinée Equatoriale lors de la CAN 2012.
La convergence, l’homogénéisation, l’uniformisation des modes de vie font émerger une culture universelle :
linguistique (anglais), monétaire (dollar, Euro) télévisée (mêmes séries le plus souvent américaines diffusées
partout), vestimentaire (Jeans), alimentaire (Mc Donald et Coca Cola), musicale ou sportive (Jeux Olympiques,
Coupe du monde, la circulation des personnes (voyages d’affaires, tourisme, migrations) … La globalisation
profite toutefois plus aux pays de la Triade qui en sont les acteurs majeurs qui tirent les ficelles, aux pays
émergents, aux BRICS (Brésil, Inde, Chine et Afrique du Sud) mais les pays de la périphérie la subissent.
Il existe deux types d’acteurs dans la mondialisation : les acteurs publics et les acteurs privés. Parmi
les acteurs publics, il y les États (en intégrant les ensembles régionaux, les États créent des conditions pour
l’intensification des échanges et volontiers dans la régulation), les institutions comme l’OMC, le FMI, l’ONU, la
Banque mondiale, le G 8 ou l’OCDE23.
Quant aux acteurs privés, les plus importants sont les Firmes Multinationales Nationales (FMN) qui
réalisent les 2/3 du commerce mondial et grands fournisseurs d’IDE, les agences internationales de presse
(Reuters, Dow Jones, Agence France presse…), les ONG, les réseaux criminels (drogues, blanchiment d’argent),
des groupes de pressions comme les lobbies, la diaspora.
La polarisation des échanges s’accompagne d’une marginalisation des périphéries, en particulier les
PMA (pays les moins avancés). L’exception est l’Asie de l’Est et du Sud, qui assurent de nos jours près de 80%
des exportations des produits manufacturés des PED. A partir des années 1990, parallèlement à l’affirmation de
la mondialisation libérale, économique et financière rapide, on assiste à la montée en puissance d’un vaste débat
sur la mondialisation.
Des espaces moins ouverts : Les centres d’impulsion de la mondialisation des échanges sont moins ouverts qu’il
n’y paraît. Ainsi, l’Union européenne qui pèse du poids le plus lourd sur le commerce mondial privilégie son
propre espace géographique en réalisant près de 75% de ses exportations par le biais des échanges intra-
communautaires. L’Amérique du nord, l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud constituent la « chasse gardée
» des Etats-Unis.
22
Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement créé en 1964.
23Organisationde Coopération et de Développement Economique crée en 1948, sous le nom d’OECE, lors de la mise en place
du Plan Marshall.
Conclusion
Dans l’ensemble, la vie quotidienne est rythmée par la radio, la télévision et internet qui sont des
manifestations palpables de la mondialisation et la nécessité des espaces interdépendants. Mais, cette notion de
globalisation par la mondialisation s’avère erronée. On a ainsi un monde dirigé par le G8 qui occupe une place de
première importance.
Objectifs spécifiques :
- Analyser le marché du blé et du pétrole
- Expliquer le système pétrolier mondial et les enjeux géoéconomiques et géopolitiques planétaires du
pétrole
Introduction
Le blé et le pétrole sont au cœur d’un dispositif complexe et stratégique du commerce international.
Ces deux matières premières ont été vulgarisées par la société de consommation. Aussi, leur utilité rabat les cartes
du puzzle géopolitique mondial.
Dès lors, pourquoi ces deux matières premières sont si importantes pour les sociétés humaines ?
Répondre à ces questions c’est analyser l’importance du marché du blé et du pétrole, dans les équilibres
géopolitiques du monde contemporain.
Depuis la fin du XIXe siècle, le pétrole s’est imposé comme l’énergie par excellence. Il a engendré la
constitution des majors et la naissance de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) en 1960
pour le Sud et l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) en 1974 pour le Nord.
A. Le marché du pétrole
Document unique : Planisphère des flux pétroliers
Depuis les chocs pétroliers de 1973 et 1979, le pétrole s’est invité au banquet des nations, au point de
devenir une matière première hautement stratégique pour l’Occident, les pays émergents et les autres régions du
globe. Le pétrole est en majorité importé du Moyen-Orient et de Sibérie. Le marché pétrolier mondial est dominé
par des entreprises comme Shell, Exxon, BP, SINOPEC (China petroleum), Petrochina (CNPC), Chevron, Total,
Conoco Philips, ENI, Petrobras. Toutefois, la géopolitique du pétrole est de nos jours sous influence des huiles
non-conventionnelles, telles que les sables bitumineux et le pétrole de schiste. Cette nouvelle variable met en pole
position les USA dans la production, même si le pays est devant la Chine, premier importateur mondial désormais.
La demande mondiale de pétrole est sans cesse croissante, malgré les cris d’alarme des écologistes comme Nicolas
Hulot. En l’état actuel des réserves prouvées, le pétrole a encore plus d’un siècle de règne sans partage.
Conclusion
Le pétrole est un produit qui conditionne la vie. Ce produit, malgré quelques alternatives cherchées
pour limiter leur influence, ont malheureusement leur influence et belles années devant eux et sont au cœur de la
mondialisation et font l’objet de convoitises de la part des cartels.
Objectifs spécifiques
- Expliquer les atteintes à l’environnement
- Proposer des solutions
Introduction
Le monde vit sous la menace de plusieurs problèmes : l’environnement, la pauvreté, le SIDA, le
paludisme. Aussi, la nécessité de protéger l’environnement contre les diverses agressions humaines s’est
peu à peu imposée dans l’intérêt des générations présentes et à venir.
Devant la gravité et l’urgence de la situation, sous l’égide de l’ONU, plusieurs conférences sur
l’environnement se sont tenues d’abord à Stockholm en 1972, en 1982, l’ONU adoptait la charte
mondiale de la nature, des sommets de la Terre (Rio de Janeiro en 1992, New York en 1997,
Cancun…jusqu’à Copenhague en 2009). Ces conférences consacrent la prise de conscience au niveau
24
L’effet de serre est lié à l’augmentation du gaz carbonique dans l’atmosphère du fait de diverses pollutions industrielles,
il entraîne le réchauffement de la planète.
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mondial. Toutefois, les grands pollueurs (USA, Canada, Japon) ont refusé à New York, de s’engager
sur des réductions contraignantes des émissions de gaz toxique. D’autres pays ont adopté des
réglementations pour limiter la pollution afin de « produire propre » et certaines substances comme le
gaz carbonique, le dioxyde de soufre, le plomb sont ainsi en net recul. La meilleure solution se trouve
dans les énergies renouvelables comme l’éolienne et les biocarburants.
Cependant, le tableau reste sombre car le premier pollueur de la planète, les USA sont à l’origine
du quart des émissions de gaz carbonique dans le monde, refusent de signer le Protocole de Kyoto
(Japon, 1997). Les PED ont du mal à concilier, pour des raisons économique, culturelle mais surtout
écologique, développement et souci écologique. Le concept d’« écodéveloppement » pour les PED
suppose un développement intégrant l’environnement par une gestion judicieuse des ressources et des
milieux naturels.
Conclusion
Objectifs spécifiques :
- Identifier les grandes endémies
- Établir le lien de ces grandes endémies avec la question du développement
Introduction
À l’aube du XXIe siècle, le monde est en proie à trois grandes pandémies : le paludisme, la
tuberculose et le tristement célèbre Sida. Mais depuis décembre 2020, une nouvelle pandémie est
apparue et se répand dans le monde entier : le Coronavirus ou Covid.19.
Le paludisme : Dans son n°27 Hors-série, le mensuel Jeune Afrique affirmait que 3,3
milliards de personnes à risque de paludisme vivent dans le monde dont 86 % en Afrique. Le paludisme
demeure la première grande endémie parasitaire, on y enregistre 90 %25 des cas mortels du monde,
affectant surtout les jeunes enfants.
La tuberculose : La tuberculose a un lien direct avec le déficit immunitaire créé par le
virus du Sida et l’OMS recense en 2007 9,27 millions dont 55 % d’origine asiatique et 33 % alors que
l’Europe ne souffre qu’à 5 % et le Nouveau monde, 6 %.
Le Sida : Découvert en 1981, durant la dernière décennie, l’épidémie du Sida a frappé
plus de 45 millions d’individus sur la planète. L’Onusida estimait en 2007 que 22,5 millions26de
personnes vivaient avec le VIH/sida (plus des 2/3 du total mondial) ; 1,6 millions en seraient mortes (76
% des décès mondiaux) et les femmes paient le lourd tribut avec 60 % des cas. Mais, l’ampleur et les
tendances des épidémies y sont variables. L’Afrique australe détient la palme d’or car les 8 pays
comptent presque le tiers de toutes les nouvelles infections et de tous les décès dus au Sida dans le
monde ; plus de 15 % des 15-49 ans sont porteurs et le virus a trouvé des conditions exceptionnelles
pour sa diffusion.
La persistance de grands fléaux et le VIH/sida ont conduit à une mobilisation associant grands
organismes internationaux, Etats riches, fonds privés dont les fondations (Gates, Clinton…). Mais, la
répartition géographique de ces maladies illustre parfaitement l’opposition Nord/Sud car la pauvreté est
un mobile d’expansion de ces malheurs. Par leurs effets à long terme sur les sociétés et les économies,
la diffusion du VIH agit sur le développement des pays les plus frappés. Le Gabon semble avoir compris
l’importance avec la restructuration des principaux centres hospitaliers du pays (CHL, Hôpital canadien
d’Oyem, Jeanne Ebori…). Mais, la carence des médecins reste le casse-tête de l’Etat gabonais. Pour
s’en sortir, la recherche doit être plus audacieuse, les actions doivent se multiplier comme on en a vu à
Oslo en 2009 mais la sensibilisation reste le meilleur moyen d’éradiquer ces fléaux.
25
Atlas de l’Afrique, les Editions du Jaguar, Paris 2010, p. 72.
26
Ibidem, p. 73.
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Conclusion
Certes, les organismes privés et publiques se mobilisent pour vaincre les grandes endémies et
désormais préserver les écosystèmes, le monde gagnerait plus à être un peu plus écologique pour stopper
les effets dévastateurs dont la dérèglementation climatique nuit à l’espèce humaine, les autres espèces
et les végétaux.
Le Gabon, petit pays d’Afrique centrale bénéficie d’une économie florissante dominée par le pétrole qui y
occupe une place de choix et en est son moteur principal.
Pour analyser le poids de ce dernier dans cette jeune économie, 4 documents nous sont proposés à
savoir : 1 carte (doc. 1), 2 extraits de texte (docs 2 et 4) et 1 tableau statistique.
Cet ensemble documentaire nous édifie sur les zones d’exploitation du pétrole au Gabon, le bilan du
commerce pétrolier en 2011 et les réformes du gouvernement dans ce secteur.
Exemple de développement :
Le document 1 présente la domination des ressources naturelles dans le sol et le sous-sol du Gabon.
En effet, le sous-sol gabonais ainsi qu’on le voit au doc. 1 est d’une richesse minière exceptionnelle. Quant
au pétrole, ses gisements se trouvent surtout au littoral du pays. Son champ d’exploitation et d’exploration s’étend
de Port-Gentil à Mayumba sur plus de 500 km.
De plus, les gisements pétroliers du Gabon s’estiment à plus de 3,5 milliards barils, classant le pays
parmi les grands pays pétroliers du le Golfe de Guinée. Fort de cette situation, quelles analyses peut-on faire
sur l’avenir de ce secteur dynamique ?
XXXXXXXXXXXXXXXXXXX
XXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Le document 3 montre une étude comparative de la BEAC sur les recettes financières de l’État gabonais
entre 2009 et 2010.
De cette comparaison, il ressort que le poids du pétrole dans l’économie gabonaise est énorme car en 2009-
2010, les recettes de ce produit s’élevaient à « plus de 38% » alors que dans la même période, celles hors-pétrole
furent de l’ordre de « moins 1,3% » !
Une telle domination montre combien l’économie gabonaise se trouve excessivement dépendante de cette
seule denrée qui, hélas, se raréfie et tarit dans le sous-sol comme on l’a vu avec le gisement d’Ozouri et Rabi
kounga. Une telle dépendance met le pays à la merci de la conjoncture internationale car les prix du pétrole
changent, en témoigne la situation actuelle. Voilà pourquoi le gouvernement a adopté une nouvelle politique
de redressement.
XXXXXXXXXXXXXXXXXXXX
Le dernier document traite de la nouvelle politique économique en vue de rentabiliser et de diversifier
l’économie gabonaise.
La nouvelle politique économique du Gabon s’avère être une révolution car « la première cible a été la
filière bois qui représente 4 % du PIB (…) ». Cette mesure audacieuse qui interdit « d’exporter les grumes a
plongé les forestiers (…) dans la stupeur ». D’autres domaines clés sont ciblés car : « en mars dernier, le chef de
l’État a annoncé la création d’une compagnie nationale (…) elle pourrait s’appeler Gabon Oil Company
(GOC) ». Cette réforme touche aussi les mines car : « Libreville est en train de renégocier avec les Chinois la
convention sur le fabuleux gisement de fer de Belinga ».
Certes, ces initiatives restent à saluer mais, il n’en demeure pas moins que les recettes de ces changements
importants devraient être mises à contribution pour développer le pays qui vise son émergence à l’horizon 2025
et non subir des détournements !!! Un vrai challenge pour ce pays lorsqu’on sait que l’éducation, la santé, les
infrastructures routières sont encore en lambeaux avec des grèves cycliques.
Exemple de conclusion :
En définitive, le Gabon a encore d’importantes réserves de pétrole mais sa production est en baisse. Même
si le pétrole représente toujours la principale source des recettes de l’Etat, le gouvernement est engagé dans la
création d’une compagnie nationale pour un meilleur suivi.
L’exploitation du pétrole interpelle les autorités qui doivent préserver cette ressource pour les
générations futures et limiter la dégradation du milieu naturel.
Exemple de Sujet de type 2 : La guerre de Corée
En s’aidant des documents ci-après, vous ferez un commentaire dirigé.
Questions :
1. Expliquez les raisons du conflit coréen. Document1.
2. Analysez les raisons de l’intervention des Etats-Unis cette guerre. Document2.
3. Décrivez le tournant de la guerre à partir de janvier 1951. Document3.
4. Dressez le bilan de cette guerre dès juillet 1953. Document4.
Document 1 : Une initiative nord-coréenne. Document 2 : La riposte des Etats-Unis
Pourquoi ? Songeant à certains exemples du passé, Mandchourie,
A la fin de 1949, Kim II Soung arriva, avec une Ethiopie, Autriche, je me rappelais comment, chaque fois
délégation nord-coréenne, pour des conversations avec que les démocraties étaient restées passives, les agresseurs
Staline. Kim II Soung affirmait que la première piqûre s’étaient par là même trouvés encouragés et avaient
déclencherait une explosion en Corée du Sud et le poursuivi leurs déprédations. Le communisme appliquait en
pouvoir du peuple, c'est-à-dire le pouvoir régnant en Corée exactement les mêmes méthodes qu’Hitler, Mussolini
Corée du Nord, l’emporterait… je dois insister sur le et les Japonais avaient utilisées dix, quinze et vingt ans
fait que l’idée de déclencher la guerre n’était pas de plutôt. J’étais persuadé que si la Corée était abandonnée à
Staline mais de Kim II Soung qui en avait pris son sort, les chefs communistes s’enhardiraient à envahir
l’initiative. Staline, bien sûr, n’essaya pas de l’en des pays plus proches de nos rivages ; si le monde libre leur
dissuader. permettait de pénétrer par la force dans la République de
Je ne condamne pas Staline pour avoir Corée sans leur résister, aucune petite nation après cela
encouragé Kim. Au contraire, à sa place, j’aurais pris n’aurait le courage de s’opposer aux menaces et à
la même décision. l’agression de voisins rouges plus forts qu’elle. Si ce défi
Mao Tsé-toung […] approuva la suggestion de n’était pas relevé, il s’en suivrait une troisième guerre
Kim II Soung et dit qu’à son avis, les Etats-Unis mondiale, tout comme des incidents similaires avaient
n’interviendraient pas car la guerre serait une affaire provoqué la guerre de 1914-1918. Il me paraissait également
intérieure, que le peuple coréen déciderait de son sort évident que si cette attaque injustifiée contre la Corée ne
lui-même… pouvait pas être arrêtée, les principes mêmes des Nations
Nous souhaitâmes tout le succès possible à Kim Unies se trouveraient en péril.
II Soung et un toast fut porté à toute la direction de la Source : H. S. TRUMAN, Mémoires, T.2 L’affaire
Corée du Nord, en attendant avec impatience le jour où de Corée, Plon 1956.
elle remporterait la victoire.
Source : N. KHROUCHTCHEV, Souvenirs,
Paris, Laffont, 1971.
Document3 : La guerre de Corée de janvier à Document4 : Les deux Etats coréens en juillet 1953
avril 1951 Belligérants Pertes Pertes Blessés
militaires civiles
Corée du
Sud 147. 210.
000 000
O.N.U 3. 16.
Source : Histoire terminale, Le monde de 1939 000 500
à 1945, Paris, Hachette, 1983.
Chine 200. 700.
000 000
Source : Microsoft Encarta 2006.
Exemple d’introduction du type 2 :
Quatre documents sont proposés pour analyser la guerre de Corée dont 2 extraits de textes (docs 1 et 2) de
Khrouchtchev et Truman, ex dirigeants de l’URSS et des USA ; tandis que le document 3 est une carte et le
dernier un tableau statistique.
Ces documents s’inscrivent dans le contexte de la guerre froide au cours de laquelle a lieu la guerre de
Corée de 1950-1953.
L’ensemble documentaire traite de l’initiative nord-coréenne, de l’engagement des Etats-Unis et la
Chine à ce conflit ainsi que le lourd bilan de cette guerre.
Exemple de développement :
Le document 1 traite des causes qui ont conduit les Nord-coréens à attaquer par surprise la Corée du Sud
avec le soutien de ses alliés russes et chinois depuis 1949 à Moscou.
De toutes évidences, la guerre de Corée qui oppose, du 25 juin 1950 au 27 juillet 1953 les deux Corées
résulte aussi bien dans la partition du pays en 1948 à la suite des accords grandes puissances que dans la guerre
froide qui fait rage dans le monde. Dans ses Souvenirs, Nikita Khrouchtchev a pu écrire : « je dois insister sur le
fait que l’idée de déclencher la guerre n’était pas de Staline mais de Kim II Sung ». A en croire ce dernier, Kim
Il Soung a longtemps muri sa réflexion l’idée d’unification de son pays coupé en deux et ses acolytes l’aideront
à cet effet d’autant plus que : « Staline, bien sûr, n’essaya pas de l’en dissuader » et « Mao Tsé-Toung (…)
approuva la suggestion de Kim Il Sung » (cf doc 1).
Mais, il est à souligner que le désir d’unification du pays pousse les Nord-coréens à effectuer une attaque
surprise contre le Sud, ce qui enflamme la péninsule coréenne qui sort de la longue occupation japonaise depuis
1910 et libérée en 1945.
Fort de ce qui précède, comment explique-t-on l’intervention des USA dans cette guerre intercoréenne ?
Exemple de conclusion
La guerre de Corée fut causée par plusieurs origines à savoir la division de la Corée, la cohabitation difficile
entre les deux Etats et l’attaque surprise en vue d’unifier la Corée à nouveau. Dans l’optique d’assurer la
propagation du communisme en Asie, les Etats-Unis interviennent sous la bannière onusienne et affirmer leur
endiguement du communiste. En raison des intentions de Mc Arthur, l’armée chinoise intervint en 1951 entraina
en 1953 un bilan très lourd sans unification territoriale. La guerre de Corée marque la fin de la première phase
de la guerre froide et débouche sur la coexistence pacifique.
La typologie des plans en Histoire-Géographie
2. Les affiches
Présentez l’affiche : précisez l’auteur et le destinataire, la date et le contexte puis l’idée
principale.
Analyser l’affiche : étudiez : le sens de l’affiche (le ou les thèmes, les scènes évoquées), la
composition de l’affiche (la place du texte et des images, l’importance des caractères, les couleurs),
l’affiche dans son époque (le sens de l’époque).
3. Les textes
Les questions qui accompagnent le texte ont pour but de vous aider à organiser l’explication.
Avant d’y répondre, il faut : lire attentivement le texte ; souligner les passages et les mots clés ou
difficiles ; numéroter les lignes de 5 en 5.
Présentez le texte : on donne la nature : document officiel (loi, traité, etc.), public (discours,
lettre), à chaud (article, mémoire), témoignage ; l’auteur et le destinataire.
Précisez le contexte : repérer la date du document et relater les événements en rapport avec le
texte.
Indiquez l’idée ou les idées du texte : trouver les paragraphes, les mots importants. Souvent
chaque paragraphe correspond à une idée ou argument soutenu par ces mots clés.
4. Les cartes
Identifiez la carte : le titre, l’espace étudié, la date des phénomènes représentés, le type de carte
(descriptive, thématique, topographique, synthèse).
Observez la carte : la signification de la légende (couleurs, figurés, etc.) ; les grands ensembles,
la répartition, les contrastes, les évolutions éventuelles)
Expliquez les observations : formuler des hypothèses à partir des connaissances historiques,
géographiques, économiques), envisager des conséquences des phénomènes étudiés.
5. Les caricatures
Présentez la caricature : évoquer la nature, son auteur, le destinataire, le contexte et l’idée
principale.
Décrivez la caricature : étudier le personnage principal ou les personnages; l’action (les faits,
gestes) et la composition (couleurs, traits).
Interprétez la caricature : énoncer le message de la caricature, montrer l’intérêt du message et
sa portée.
Méthodes :
Le choix de la rédaction : le contenu des titres, la mise en page (ordre des informations), la taille
et la forme des caractères, la largeur d’un titre (nombre de colonnes), la provenance des articles
(reportage, communiqué)
L’explication des allusions : utilisez ses connaissances personnelles et faire preuve d’esprit
critique.