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Extraction liquide-liquide et numérisation

Ce document décrit le procédé d'extraction liquide-liquide, y compris le choix du solvant, les types d'extraction, les matériels utilisés et la numérisation du procédé à l'aide de Matlab pour calculer le coefficient de partage et le rendement.

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Introduction

L’extraction liquide-liquide est une technique de séparation largement utilisée à l’échelle


industrielle, dans les domaines aussi variés que l’hydrométallurgie classique, l’industrie
nucléaire, la pétrochimie, l’industrie pharmaceutique ou encore l’industrie agroalimentaire.
Dans le cadre de notre recherche, nous allons situer cette technique dans le contexte de
l’hydrométallurgie. Bien que le principe de cette technique soit relativement simple, les
séparations qu’elle permet de réaliser sont en réalité le résultat de la conjonction d’un grand
nombre de phénomènes physico-chimique. Son objectif principal est de permettre de
réaliser le transfert d’un soluté initialement contenu dans une phase solide ou liquide, vers
un solvant miscible ou non au premier milieu. Compte tenu du contexte présenté ci-dessus,
et tenant compte de toutes les analyses faites à l’issu de nos lectures, il est donc clair que la
problématique à laquelle nous essayerons d’apporter une solution dans la mise en route de
ce travail reste et demeure, la numérisation du procédé dans le cas de Matlab.
I- Extraction liquide-liquide
1- Principe
L’extraction par un solvant est une technique sélective qui repose sur la solubilité des
espèces à extraire dans un solvant donné. Le solvant doit alors être non miscible à l’eau,
dissoudre facilement l’espèce à extraire et être liquide à la température de l’extraction.
a- Choix du solvant
Le choix du solvant d’extraction obéit à trois critères :

 L’état physique du solvant ;


Liquide à température et pression de l’extraction ;

 La non miscibilité du solvant avec l’eau ;


 La solubilité de l’espèce à extraire : l’espèce extraite doit être plus soluble dans le
solvant que dans l’eau.
Il faut de surcroit connaître la densité du solvant pour connaître la position de la phase
organique (qui contient le solvant) par rapport à la phase aqueuse (qui contient l’eau).
b- L’extraction
L’extraction se passe dans une ampoule à décanter en suivant les étapes suivantes :
- Mise en contact du solvant avec l’espèce dissoute dans l’eau ;
- Agitation puis décantation ;
- Obtention de deux phases séparées : une phase aqueuse et une phase organique ;
- Récupération de la phase organique ;
- Séchage ‘utilisation d’un agent desséchant) puis filtration.

2- Types
On distingue deux types d’extraction liquide-liquide :
- L’extraction par échange d’ions : la phase d’alimentation s’enrichit d’une espèce
contenue dans le solvant pendant que le soluté passe dans le solvant. Elle repose sur
une réaction chimique et l’échange de cations et anions.
- L’extraction non-compensée : simple transfert de molécules ou d’agrégats d’ions
globalement neutres. L’extraction peut être faite avec un réactif solvatant,
permettant un transfert résultant d’interaction chimique fortes ou non solvatant.
3- Matériels
Pour réaliser une extraction liquide-liquide, on utilise les matériels suivants :
- Une ampoule à décanter pour réaliser une décantation et le lavage d’une phase
organique ;
- Bouchon : permet une agitation efficace du mélange, facilite la réalisation de la
décantation et de la séparation des deux phases non miscibles grâce au robinet ;
- Support à ampoule : pour soutenir l’ampoule à décanter ;
- Entonnoir : on introduit la solution à extraire et le solvant d’extraction dans
l’ampoule à l’aide d’un entonnoir ;
- Cylindre graduée : utilisé pour mesurer les volumes des liquides
- Erlenmeyers : utilisé pour réceptionner le liquide qui tombe goutte par goutte.
II- Numérisation du procédé

Coefficient de partage (Kp)


Le coefficient de partage est la constante d’équilibre de la réaction 𝑋𝐴 = 𝑋𝐵 , où X est le
𝑎
soluté, A et B les deux phases dans lesquelles il est en équilibre. Par conséquent 𝐾𝑝 = 𝑎𝐵 ,
𝐴
où 𝑎𝐴 et 𝑎𝐵 sont les activités chimiques du soluté X dans les phases A et B.
Pour un soluté et des solvant donnés, le coefficient de partage ne dépend que de la
température, éventuellement de la pression.
Ce coefficient est déterminant pour les extractions liquide-liquide, qui consistent à faire
passer un soluté d’un solvant A où il est peu soluble à un solvant B où il l’est d‘avantage
et/ou dont on peut le séparer plus facilement, A et B n’étant pas miscibles.
Détermination expérimentale
Le coefficient de partage est déterminé expérimentalement par mesure des
concentrations des espèces concernées dans chacune des deux phases à l’équilibre, au
moyen de méthode de dosages divers (gravimétrie, chromatographie, spectrophotométrie,
titrimétrie).
On peut également calculer un coefficient de partage théorique correspondant au rapport
𝑆 𝐶
des solubilités du soluté entre les deux phases : 𝐾 = 𝑆𝐵 =𝐶𝐵
𝐴 𝐴

Cependant, on ne peut considérer un tel résultat comme satisfaisant qu’à condition que la
miscibilité réciproque des deux solvants soit négligeable. De plus, il faut tenir compte du fait
que le coefficient de partage de l’espèce concernée peut être modifié par la présence
d’autres solutés dans l’une ou l’autre phase. Un coefficient de partage théorique n’a donc
que peu d’intérêt en pratique et il est préférable de déterminer expérimentalement le
coefficient de partage dans les conditions opératoires pour être le plus proche possible de la
réalité.
Rendement d’extraction
Détermination expérimentale
La méthode la plus simple et la plus précise de calculer le rendement d’une extraction
chimique consiste à doser la quantité d’espèce passée dans la phase organique, soit la
quantité d’espèce restant dans la phase aqueuse, connaissant la quantité totale d’espèce
𝑛𝑜𝑟𝑔 (𝑛𝑡− 𝑛𝑎𝑞)
mise en jeu : 𝑅 = 𝑞𝑜𝑟𝑔 = 𝑛 où 𝑅 = 𝑞𝑜𝑟𝑔 =
𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒 𝑛𝑡𝑜𝑡𝑎𝑙𝑒

Le résultat peut être donné en pourcentage (%) ou en valeur absolue.


Calcule théorique
Le rendement théorique d’une extraction se calcule à partir du coefficient de partage de
l’espèce concernée. La connaissance de ce rendement permettra de connaitre la quantité
de produit qu’il est possible d’extraire, ou à contrario, suivant le rendement que l’on
souhaite atteindre. On pourra définir le protocole d’extraction le plus adapté.
La formule du rendement s’obtient à partir de la définition du coefficient de partage :
𝒏𝒐𝒓𝒈
𝑪𝒐𝒓𝒈 𝒗𝒐𝒓𝒈
𝑲= = 𝒏𝒂𝒒
𝑪𝒂𝒒
𝒗𝒂𝒒

𝑲𝒑
On peut aussi en déduire que : 𝒒𝒐𝒓𝒈 = (𝑲 , on peut aussi déduire que la quantité
𝒗𝒂𝒒
𝒑+
𝒗𝒐𝒓𝒈
𝒗𝒂𝒒
d’espèce restant dans la phase aqueuse : 𝒒𝒂𝒒 = (𝑲 , sachant que la quantité
𝒑. 𝒗𝒂𝒒 + 𝒗𝒐𝒓𝒈 )

d’espèce extraite et la quantité restant dans la phase aqueuse sont lié par la relation
𝒒𝒂𝒒 +𝒒𝒐𝒓𝒈 = 𝟏

Il faut réaliser plusieurs extractions successives en fractionnant le volume total de solvant,


on obtient ainsi un rendement supérieur à celui que l’on obtiendrait en réalisant une seule
𝒗𝒂𝒒
extraction avec la totalité du volume de solvant : 𝒒𝒐𝒓𝒈 = 𝟏- 𝒒𝒂𝒒 =1-( ((𝑲 ))
𝒑. 𝒗𝒐𝒓𝒈 + 𝒗𝒂𝒒 ) 𝒏

Où n représente le nombre de cycle d’extraction réalisés.

Numérisation du procédé : cas de Matlab


Nous pouvons numériser ce procédé tout en utilisant un logiciel de programmation. Ici
nous utiliserons Matlab qui va nous permettre d’écrire des algorithmes nous permettant de
calculer plus facilement le coefficient de partage ainsi que le rendement dudit procédé.

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