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Comprendre les hémorroïdes externes

Ce document définit la maladie hémorroïdaire et décrit ses symptômes et traitements. Il présente les hémorroïdes externes et internes, leurs signes cliniques et le diagnostic. Différents niveaux de gravité sont décrits avec leurs traitements appropriés.

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Comprendre les hémorroïdes externes

Ce document définit la maladie hémorroïdaire et décrit ses symptômes et traitements. Il présente les hémorroïdes externes et internes, leurs signes cliniques et le diagnostic. Différents niveaux de gravité sont décrits avec leurs traitements appropriés.

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LES HEMORROIDES

ENSP OUAHIGOUYA
Dr OUATTARA

1
OBJECTIFS

1. Définir la maladie hémorroïdaire

2. Décrire la douleur de la thrombose hémorroïdaire externe

3. Décrire la thrombose hémorroïdaire interne

4. Enoncer les principes du traitement

2
Introduction

• Pathologie proctologique fréquente

• Nombreuses superstitions en Afrique

• Un arbre qui peut cacher la forêt

3
DEFINITIONS

• 1-1-Les hémorroïdes sont des plexus vasculaires normalement

présents dans le canal anal.

• 1-2-La maladie hémorroïdaire correspond à une dilatation à

type de varices des veines du plexus hémorroïdal du fait d’un

relâchement de leur tissu de soutien

4
Intérêt
• Epidémiologique: Première cause de consultation en proctologie
60% en endoscopie au CHUSS de Bobo-Dioulasso. [Link] et
col. Sa prévalence est identique dans les deux sexes, augmente
avec l’âge à partir de la trentaine puis diminue après 70 ans

• Diagnostique: anuscopie

• Thérapeutique: intérêt des mesures hygiénodiététiques

5
Rappels
❑Anatomique

6
PHYSIOPATHOLOGIE ET PATHOGENIE
• Multifactorielle:
• vasculaires (ouverture de shunts capillaires),
• inflammatoires (irritation chronique),
• mécaniques (hypertonie sphinctérienne, hyperpression abdominale
causée par une constipation, une grossesse, une station debout
prolongée répétée…),
• dégénératifs (vieillissement et relâchement des fibres de soutien),
• héréditaires (cas familiaux),
• hormonaux (influence de la vie génitale chez la femme),
• environnementaux (alimentation riche, épicée, alcool, chauffage
excessif…).

7
SIGNES
❑thrombose hémorroïdaire externe: principal signe clinique
• Elle débute brutalement par une douleur de la marge anale intense
permanente ne cédant pas même la nuit, indépendante des selles
(qui la majorent conduisant souvent à une rétention volontaire de
celles-ci), empêchant parfois la position assise.
• L’examen de la marge anale montre une tuméfaction sous-cutanée,
bleutée, correspondant au caillot, dure et douloureuse à la
pression, parfois associée à un œdème.
• L’évolution se fait vers la disparition des symptômes en quelques
jours, avec ou sans ulcération de la peau par où le caillot peut
s’évacuer, laissant parfois comme séquelle un repli cutané appelé
marisque.

8
iconographie

9
SIGNES
• EXAMEN PROCTOLOGIQUE
• Malade en position genu-pectorale ou en décubitus latéral
gauche après avoir fait un lavement évacuateur.
• Inspection passive de la marge anale puis active en écartant
les plis radiés de l’anus.
• Toucher rectal (sauf en cas de fissure anale).
• Recherche d’adénopathie inguinale
• Anuscopie.
• Rectoscopie.

10
SIGNES: MARISQUES
• Ce sont des formations séquellaires flasques formées par le
plissement cutané des thromboses hémorroïdaires qui peuvent
exceptionnellement atteindre un volume important devenir
alors gênants pour l’hygiène locale.

11
SIGNES
• Hémorroïdes internes : Hématochésies
• Elles sont dues à l’érosion des paquets hémorroïdaires internes.
Elles se manifestent par des saignements de sang rouge vif,
survenant au décours des selles (on dit qu’elles arrosent les selles)
ou à l’essuyage et cessent spontanément
• La constitution d’une anémie est possible mais rare. Elles posent le
problème de leur origine. Au moindre doute une coloscopie vérifie
l’absence de lésion colique.

12
SIGNES (Hémorroïdes Internes)

❑les douleurs
• Elles sont plus une sensation de gène, de pesanteur, de gonflement
interne, de prurit déclenchées par les efforts défécatoires et physiques
(pré menstruelle chez la femme)
❑le prolapsus
• C’est une extériorisation des paquets hémorroïdaires internes à travers
l’anus. Il peut être :
• localisé, limité à un seul paquet (antérieur chez la femme), ou circulaire
• intermittent, survenant à la défécation, ou permanent pouvant alors
entrainer un suintement, un prurit, un saignement ou des douleurs.
• réductible spontanément, nécessitant une réintégration manuelle ou
irréductible
13
SIGNES (Hémorroïdes Internes)
❑la thrombose hémorroïdaire interne prolabée
• Elle associe un prolapsus irréductible et douloureux contenant
des thrombus multiples et un œdème important. Son évolution
peut se faire vers la résorption lente.
• la thrombose hémorroïdaire interne non extériorisée est
rare.
• Elle se manifeste par une douleur vive intracanalaire avec
sensation au toucher rectal d’une ou plusieurs petites masses
arrondies, indurées, douloureuses (visibles à l’anuscopie sous
formes de tuméfactions bleutées).

14
DIAGNOSTIC
❑POSITIF
• Suspecté en présence des signes cliniques sus décrits il est confirmé par
l’anuscopie complétée par la rectoscopie
• L’anuscopie permet de classer les hémorroïdes internes en IV stades
• Stade 0 : hémorroïdes internes sillonnées de capillaires rouge rubis sans
turgescence veineuse
• Stade I : hémorroïdes internes non procidentes. Elles sont essentiellement
hémorragiques
• Stade II : procidence des hémorroïdes internes à l’effort spontanément
réductible (1er degré du prolapsus)
• Stade III : procidence des hémorroïdes internes à l’effort et réduction manuelle
nécessaire (2ième degré du prolapsus)
• Stade IV : procidence des hémorroïdes internes irréductible (3ième degré du
prolapsus)

15
DIAGNOSTIC
❑DIFFERENTIEL
• Cancer du colorectal: douleur hématochésie sans rapport avec
les selles
• Abcès du canal anal: douleur pulsatile nocturne syndrome
infectieux
• Fistules anales: écoulement anal chronique, orifice par anal
• Infection sexuellement transmissible: syphilis

16
TRAITEMENT
• Les moyens thérapeutiques sont nombreux et réservés aux
hémorroïdes symptomatiques.
❑Mesures hygiéno-diététiques
• Eviter les épices et l’alcool
• régulariser le transit intestinal en luttant contre la
constipation (laxatifs doux) ou contre la diarrhée
• lutter contre la sédentarité
• hygiène local

17
TRAITEMENT
❑Traitement médical local
• Topique comme les suppositoires : PROTOLOG® ;
SEDORRHOÏDE ®; TITANOREÏNE ®
• Pommade : TITANOREÏNE ®
❑Traitement médical par voie orale
• anti-inflammatoire 5-6 jours
• antalgique
• Phlébotoniques : DAFLON ®, VEINOBIASE ®, GINKORT FORT ®,
CYCLO 3 ®

18
le traitement chirurgical
• Il est considéré comme radical et correspond au traitement
définitif de la maladie, à l'exception de la thrombectomie
hémorroïdaire, qui ne s'applique qu'à la thrombose.
• Les principaux traitements sont les suivants :
▪ Thrombectomie hémorroïdaire : incision radiée sous anesthésie
locale et évacuation du caillot
▪ Excision hémorroïdaire localisée
▪ Excision hémorroïdaire complète : résection des trois paquets
principaux après ligatures selon la technique de Milligan et Morgan
▪ Hémorroidopexie selon Longo : agrafage circulaire de la
muqueuse sus-pectinéale pour supprimer la vascularisation
hémorroïdaire et "retendre" le tissu de soutien

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INDICATIONS
• Le traitement médical peut être proposé à tous les stades.
• La thrombose hémorroïdaire externe est une urgence lorsque la
douleur est intense : il faut réaliser une thrombectomie sous
anesthésie locale
• Les prolapsus hémorroïdaires de stade I et II relèvent du traitement
médical, voire du traitement instrumental. Les stades III récidivent
trop souvent après traitement instrumental, mais ils peuvent être
tentés de première intention.
• Les récidives ou échecs de ceux-ci et les prolapsus de stade III et IV
sont une indication à l'excision chirurgicale.
• L'hémorroïdopexie, traitement "moderne" de la maladie
hémorroïdaire, ne s'appliquerait pas au stade IV, déjà trop
"avancés".

20
Conclusion

• Pathologie bénigne multifactorielle

• Nombreuses interprétations africaines

• Traitement médical: mesures hygiénodiététiques

• Principale hantise: le cancer colorectal

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